AFRICA ADAPTATION PROGRAMME - AAP

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1 AFRICA ADAPTATION PROGRAMME - AAP Supporting Integrated and Comprehensive Approaches to Climate Change Adaptation in Africa CABINET DU PREMIER MINISTRE Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD) _ _ Unité de Gestion du Projet PROGRAMME AFRICAIN D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES REVUE ET COMPILATION DES LECONS TIREES DES PROJETS PASSES ET EN COURS EN MATIERE D’ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU NIGER Rapport final Janvier 2011 REPUBLIQUE DU NIGER Fraternité – Travail - Progrès

2 Table des matières LISTE DES TABLEAUX . . 5 I. INTRODUCTION . . 6 1.1- Contexte et justification 6 1.2- Objectifs de l’étude 7 1.3- Résultats attendus 7 II- MÉTHODOLOGIE . . 8 III- DETERMINATION DES TYPES DE PROJET EN MATIERE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES . . 9 IV- IDENTIFICATION ET ANALYSE DES PROJETS EN MATIERE DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU NIGER . . 15 4.1- Identification des projets au cours de la période 1990 à 1999 16 4.1.1- Liste des projets en matière d’adaptation aux Changements climatiques de 1990 à 1999 17 4.1.2- Analyse des projets de la période de 1990 à 1999 37 4.1.2-1. Secteur de la foresterie . 37 4.1.2-2. Secteur de la pêche . 37 4.1.2-3. Secteur de l’eau . 37 4.1.2-4. Secteur de l’agriculture . 37 4.1.2-5. Secteur de l’élevage . 38 4.1.2-6. Secteur des zones humides . 38 4.1.2-7. Secteur de la santé . 38 4.1.2-8. Secteur de la faune . 38 4.1.2-9. Secteur de l’énergie 38 4.2- Identification des projets au cours de la période 2000 à 2010 38 4.2.1. Liste des projets en matière d’adaptation aux Changements climatiques 39 4.2.2. Analyse des projets de la période de 2000 à 2010 77 4.2.2.1 Secteur de la foresterie . 77 4.2.2.2 Secteur de la pêche . 77 4.2.2.3 Secteur de l’eau . 77

3 4.2.2.4 Secteur de l’agriculture . 77 4.2.2.5 Secteur de l’Elevage . 78 4.2.2.6 Secteur des zones humides . 78 4.2.2.7 Secteur de la santé . 78 4.2.2.8 Secteur de la faune . 78 4.2.2.9 Secteur de l’énergie . 78 V- ANALYSE GLOBALE DE LA PORTEE STRATEGIQUE DES PROGRAMMES ET PROJETS EN RAPPORT AVEC LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES . 78 VI- LEÇONS TIRES DE LA MISE EN ŒUVRE DES PROJETS EN RAPPORT AVEC LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES . 82 6.1- Dans le domaine de la sécurité alimentaire 82 6.2- Dans le domaine d’organisation du monde rural 82 6.3- Dans le domaine de gestion des ressources naturelles 83 6.4- Dans le domaine de financement du monde rural 84 6.5- Du point de vue des acquis techniques 84 VII- INSUFFISANCES ET LACUNES DES PROJETS EN RAPPORT AVEC LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES . 85 VIII- STRATEGIE DE CAPITALISATION DES EXPERIENCES ET DIFFUSION DES LEÇONS . 86 CONCLUSION . 87 DOCUMENTS CONSULTES . 88 LISTE DES PERSONNES RENCONTREES . 89 ANNEXES: TDR . 90

4 Sigles et abréviations AGR Activités Génératrices de Revenus ; AME : Accords Environnementaux Multilatéraux ; CCD Convention sur la Lutte Contre la Désertification ; CDB Convention sur la Diversité Biologique ; CCNUCC Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques ; CEDEAO Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ; CNEDD Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable ; DAP/PNEDD Document d’Appui au Projet/Plan National de l’Environnement pour un Développement Durable ; DEP : Direction des Etudes et de la Programmation ; FEM : Fonds pour l’Environnement Mondial ; INS : Institut National des Statistiques ; GIRE Gestion Intégrée des Ressources en Eau ; MDP Mécanisme pour un Développement Propre ; ONG: Organisation Non Gouvernementale ; PAA Programme Africain d’Adaptation; PANA Programme d’Action National pour l’Adaptation aux changements climatiques ; PAB Plan d’Action de Bali; PAMEPS Projet mini Adduction d’Eau potable par Pompage solaire ; PIB Produit Intérieur Brut ; PNEDD Plan National de l’Environnement pour un développement Durable ; PPCR Programme Pilote pour la Résilience Climatique ; PRS Programme Régional Solaire ; SDR Stratégie de Développement Rural ; SRP Stratégie de Réduction de la pauvreté ; SNPA/DB Stratégie Nationale et Plan d’Action en matière de Diversité Biologique ; SN/PA/CVC Stratégie Nationale et Plan d’Action sur les Changements et Variabilités Climatiques ; UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ;

5 LISTE DES TABLEAUX Tableau n°1 : Types des projets en matière d’adaptation aux changements climatiques pour les secteurs clés Tableau n°2 : Nombre indicatif des projets ayant mené des activités en rapport avec les changements climatiques Tableau n°3: Liste des projets du secteur de l’agriculture Tableau n°4: Liste des projets du secteur de l’élevage Tableau n°5: Liste des projets du secteur de l’hydraulique Tableau n°6: Liste des projets du secteur de l’énergie Tableau n°7: liste des projets du secteur de l’environnement (faune, flore, pêche) Tableau n°8: Liste des projets du secteur de la santé Tableau n°9: Liste des projets mis en œuvre au cours de la période 2000 à 2010 en rapport avec les changements climatiques Tableau n°10: liste des projets de développement agricole Tableau n°11: Liste des projets de l’élevage Tableau n°12: Liste des projets du secteur de l’énergie Tableau n°13: Liste des projets du secteur de la santé Tableau n°14: Liste des projets du secteur de l’Environnement Tableau n°15: Liste des projets du secteur de l’eau

6 I. Introduction 1.1- Contexte et justification Pays sahélien et enclavé, le Niger couvre une superficie de 1.267.000 km2 et s’inscrit entre les longitudes 0° 16’ et 16° Est, et les latitudes 11°1’ et 23°17’ Nord. Trois quart (3/4) de sa superficie sont occupés par des déserts. Le Niger est soumis à un climat de type tropical aride et semi aride et se situe dans l’une des zones les plus chaudes du globe. Ce climat est caractérisé par de fortes amplitudes thermiques.

Les ressources en sol, eau et végétation sont limitées par les conditions climatiques. Les ressources fauniques ont connu un grand déclin suite aux années successives de sécheresse, au braconnage de la faune sauvage et à la destruction de son habitat. L’agriculture représente la principale activité de la population active du Niger et se pratique sur une superficie ne dépassant pas 12% du territoire. Les sécheresses périodiques auxquelles le Niger est soumis font fluctuer sa production alimentaire et des pénuries importantes sont régulièrement enregistrées. L’essentiel de la production agricole est issu des cultures pluviales pour lesquelles les aléas climatiques pèsent de tout leur poids. Chaque année, le risque d’une mauvaise récolte est réel en dépit de tous les efforts fournis.

En plus de la croissance rapide de la population et de la dégradation des terres, des pressions de plus en plus fortes s’exercent sur le capital foncier, ce qui exacerbe le problème alimentaire en particulier et du développement en général. La situation économique et sociale est caractérisée par un état de pauvreté qui constitue sans conteste la plus grande menace pour la stabilité politique, la cohésion sociale et l’équilibre écologique du pays.

D’un point de vue monétaire, l’Institut National de la Statistique (le Niger en chiffres, édition 2009) estime que 59,5 % des nigériens vivent en deçà du seuil de pauvreté et 34% vivent dans l’extrême pauvreté. En outre, les difficultés liées à la malnutrition, à la précarité de l’habitat, au faible accès à l’eau potable, à la santé et à l’éducation, constituent autant de contraintes qui pèsent lourdement sur les conditions de vie de la majeure partie de la population, estimée à 14 692 000 habitants en 2009 et 15.203.822 habitants en 2010.

L’économie nigérienne se caractérise par une croissance insuffisante pour faire reculer la pauvreté, une épargne faible pour stimuler l’investissement, un commerce extérieur chroniquement déficitaire. A la fin de la première décennie du deuxième millénaire, le produit intérieur brut (PIB) s’élève à 2 397 milliards de francs CFA. Le secteur primaire (agriculture, élevage, forêt/pêche) représente 43,7%, le secteur secondaire (activités industrielles) 14,1%, le secteur tertiaire (activités commerciales) 35,7% et l’impôt sur les produits 6,5%.

Un document de politique générale, dite Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP), définit les grandes orientations de développement économique et social. La SDRP, adoptée en 2007, a supplanté la SRP (Stratégie de Réduction de la Pauvreté) qui a été conçue et adoptée en 2002, pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

7 Malgré tous les efforts fournis de planification et d’actions, des défis restent à relever : par exemple les capacités du pays, les politiques et pratiques institutionnelles en matière d’évaluation et de gestion des risques liés aux changements climatiques ne sont pas suffisamment développées pour créer un environnement porteur où les décideurs politiques et sociaux appuient la formulation et l’application de solutions efficaces pour faire face aux répercussions et impacts multisectoriels complexes des changements climatiques. La Composante Nationale du Programme Africain d’Adaptation vise à combler ce défi en établissant un environnement porteur au Niger et à le doter des capacités requises au niveau local et national pour lui permettre de concevoir, financer, mettre en œuvre, suivre et ajuster ses politiques et plans d’adaptation à long terme, intégrées et efficaces pour faire face à une large gamme de situations climatiques possibles prévues par le PANA et ses Communications Nationales.

C’est ainsi que dans le cadre de la mise en œuvre de la composante nationale PAA, il est prévu une étude portant sur « la revue et la compilation des leçons tirées des projets passés et en cours en matière d'adaptation aux changement climatiques au Niger » en vue de pallier les défis cités plus haut afin de mieux asseoir les mécanismes adéquats de planification à long terme de l’adaptation dans les politiques et stratégies de développement. 1.2- Objectifs de l’étude L’objectif global de l’étude est de contribuer à l’évaluation approfondie des risques de changement pour les secteurs clés (agriculture, élevage, eau, foresterie, pêche, faune, zones humides, santé, énergie) et à la mise en place d’un ensemble d’outils d’analyse et de de planification à long terme pour gérer les incertitudes sur le développement économique et social du pays inhérentes aux changements climatiques au Niger. En terme d’objectifs spécifiques il s’agit de :  Réaliser une revue des projets passés et en cours en matière de changements climatiques de 1990 à nos jours ;  Compiler les leçons tirées des projets passés et en cours en matière de changements climatiques de 1990 à nos jours.

1.3- Résultats attendus Au terme de l’étude, les consultants devront produire un document national au projet contenant : (i) une liste de tous les projets exécutés ou en cours d’exécution en matière d’adaptation aux changements climatiques au Niger chacun avec ses objectifs et résultats attendus ; (ii) une analyse de toutes les informations et documentations relatives à ces projets ; (iii) une analyse de la portée stratégique des résultats de ces projets sur le développement durable au Niger ; (iv) une description des insuffisances et lacunes de la mise en œuvre de ces projets ; (v) la description des résultats des consultations avec toutes les parties prenantes à ces projets sur les impacts réels de ces projets ; (vi) la compilation des leçons apprises lors de la mise en œuvre de ces projets et ; (vii) un proposition d’une stratégie de diffusion et de capitalisation de ces leçons. Les termes de référence de l’étude sont joints en annexe du présent rapport.

Les produits de l’étude sont présentés dans un rapport qui s’articule autour des points suivants : - une introduction et une méthodologie ; - une définition des concepts et une typologie des projets ; - l’identification et la revue des projets ; - l’analyse des résultats de la mise en œuvre des projets et les leçons tirées; - la stratégie de capitalisation et de diffusion des expériences.

8 II- Méthodologie L’« Étude pour passer en revue et compiler les leçons tirées des projets passés et en cours en matière d'adaptation aux changements climatiques au Niger » est une étude de portée prospective. Elle s’inscrit dans un processus itératif et proactif. Les informations sont régulièrement actualisées tout au long du processus de collecte des données. La première étape de l’étude, a consisté à définir « le champ de l’étude », en se basant sur les concepts régulièrement établis en matière d’adaptation aux changements climatiques. Ceci a permis de procéder à la caractérisation et la typologie des projets en matière des changements climatiques. Cette caractérisation a été établie pour tous les secteurs clés affectés par les changements climatiques au Niger notamment ceux retenus par le PANA. Pour chaque secteur clé, l’étude a passé en revue les types de projets dont les activités rentrent dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques.

La recherche des informations s’est basée sur une fiche de collecte qui fait ressortir les informations suivantes : (i) intitulé du projet ou programme; (ii) période de mise en œuvre, (iii) partenaire(s) financier(s), (iv) secteur concerné, (v) objectifs et (vi) résultats attendus. Le chapitre 3 ci-dessous, portant sur les aspects conceptuels, décrit les motivations de ce choix des secteurs clés et les critères ayant permis de définir les activités et les projets types d’adaptation en matière des changements climatiques. Ainsi une typologie des projets a été établie. Cette typologie permet de retenir et classer un projet dans la liste des « projets en matière des changements climatiques ».

La collecte des données proprement dite s’est déroulée en plusieurs phases. Il s’agit principalement de: - l’élaboration d’une maquette de base de données. Cette base de données a été alimentée à partir des informations récoltées auprès des centres de documentation généraux. Elle est régulièrement renseignée et actualisée en fonction des données recueillies ; - la collecte des données et informations auprès des structures nationales de référence. A cet effet, les centres de documentation du ministère de l’économie et des finances, de l’INS, des directions des études des ministères des secteurs clés ont été visités ; - l’entretien avec les personnes ressources ; il a prioritairement concerné les DEP des ministères des secteurs clés et les responsables de la mise en œuvre des projets en cours. Un guide d’entretien a été élaboré à cet effet ; - des visites de terrain, pour vérifier et compléter les informations à travers des entretiens avec les partenaires locaux (responsables des services techniques déconcentrés, des projets, populations bénéficiaires et autres personnes ressources). Toutes les informations ainsi collectées ont fait l’objet d’analyse. A l’issue de cette analyse, le présent rapport provisoire a été élaboré.

Le rapport est suite aux différentes contributions et observations de la Direction du Projet, de l’Unité d’Adaptation et des autres partenaires du Projet. En dépit des contraintes inhérentes à toute étude de ce genre, on retiendra que la méthodologie a permis de recenser le maximum de projets en matière des changements climatiques pour les secteurs clés au Niger, mais surtout de créer les conditions dynamiques d’actualisation régulière de la base de données ainsi créée.

9 L’étude a été réalisée par une équipe de consultants du bureau d’études « Cabinet d’Etudes et de Recherche en matière de Développement Durable et Equilibré en Afrique (CREDDEA). III- Détermination des types de projet en matière des changements climatiques La présente étude porte sur la revue et la compilation des leçons tirées des projets passés et en cours en matière d'adaptation aux changements climatiques au Niger sur un horizon temporel de vingt (20) ans, soit de 1990 à 2010.

Le concept « d’adaptation aux changements climatiques » est relativement récent dans la nomenclature des projets au Niger. En effet dans la formulation courante des projets, la terminologie « de projet d’adaptation aux changements climatiques » remonte à l’évolution des négociations sur le climat au cours des années 2000. Cependant, indépendamment de ce qui se fait au Niger, pour les bailleurs de fonds, les changements climatiques sont devenus un impératif dans la conception et la mise en œuvre de programmes d’aide au développement bilatéraux ou multilatéraux. Au plan opérationnel, d'importants efforts ont été déployés depuis de nombreuses années, afin de minimiser les effets des changements climatiques, et d'inverser la tendance à la dégradation des milieux et des ressources naturelles.

Le Niger a signé et ratifié la CCNUCC en 1992 et 1995. Dans la même lancée, le Niger a élaboré successivement la Communication Nationale Initiale (CNI) en 2000, sur les changements climatiques, la Stratégie Nationale et le Plan d’Action en matière de Changements et Variabilité Climatiques (SA/PA/CVC) en 2004 et en 2006 le PANA. Au cours de tous ces exercices, plusieurs projets entrant dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques ont été identifiés. Bien avant ce moment, des efforts louables ont été entrepris par les différents gouvernements qui se sont succédés depuis l’indépendance du pays. Ces efforts se sont notablement accrus à partir de 1984, suite à l'organisation du Débat National sur la lutte contre la désertification à Maradi, et au cours de ces dernières années, grâce à l'engagement effectif des plus hautes autorités, notamment à travers le volet environnement du Programme Spécial du Président de la République (2005 - 2009).

Conformément à ses engagements relatifs à la mise en œuvre des Accords Environnementaux Multilatéraux (AEM), le Niger a souscrit dès 1992 à l’approche du développement durable. Un Plan National de l’Environnement pour un Développement Durable (PNEDD), qui tient lieu d’agenda 21 pour le pays a été élaboré. Ces engagements se sont matérialisés par de nombreux investissements effectués par l’Etat et les partenaires au développement. Aussi, assiste-t–on depuis la fin des années 2000 à la génération des projets avec des objectifs clairement orientés vers la lutte contre les changements climatiques. Une des études menées dans le cadre du PANA (2006) a porté sur « L’Évaluation Concertée de la Vulnérabilité et de l’Adaptation » (Juillet 2005). L’étude a conclu que compte tenu des risques climatiques et de plusieurs autres facteurs de vulnérabilité, les secteurs les plus vulnérables sont les suivants, par ordre d’importance relative (i) agriculture, (ii) élevage, (iii) ressources en eau, (iv) foresterie, (v) énergie, (vi) santé.

10 La déclinaison du PANA en projets et en activités pour chacun des secteurs précités, croisée avec d’autres données des études de référence sur des projets en matière des changements climatiques (Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), 2009 ) a permis de dresser le tableau n°1 ci-dessous relatif à la typologie des projets en matière des changements climatiques pour les secteurs clés retenus. Tous les types de projets ou actions retenus dans le cadre du PANA sont signalés dans le tableau n°1 en italique.

11 Tableau n°1 : Types des projets en matière d’adaptation aux changements climatiques pour les secteurs clés. Secteur Objectifs globaux en rapport avec les changements climatiques Projets (Actions) types Agriculture - Adaptation au climat; - Atténuation des impacts des sécheresses; - Support aux petits producteurs; - Réduction de la vulnérabilité au climat ; - Transfert et diffusion de connaissances; - Réduction et prévention de la pollution ; - Amélioration du rendement des sols; - Augmentation de la production; - Protection des sols; - Atténuation des émissions de GES. 1. Démultiplication du stockage d’eau par les techniques de collecte d’eau (retenues collinaires, bassins ; 2. Promotion de techniques d’économie de l’eau ; 3. Vulgarisation des espèces à cycle court ; 4. Développement et diffusion de variétés adaptées (sécheresse, salinité ; 5. Valorisation des déchets urbains; 6. Promotion de l’agroforesterie; 7. Amélioration de la fertilité des sols ; 8. Vulgarisation des techniques « zaï », techniques de CES-DRS ; 9. Séquestration du carbone par le compost et l’utilisation du fumier ; 10. Création des banques céréalières; 11. Promotion des AGR et développement des mutuelles : 12. Renforcement des capacités des services techniques ; 13. Production et diffusion des informations agro-météorologiques ; 14. Diversification et l’intensification des cultures irriguées ; 15. Réhabilitation des cuvettes pour la pratique des cultures irriguées. Elevage - Adaptation au climat; - Atténuation des impacts des sécheresses; - Support aux petits producteurs; - Réduction de la vulnérabilité au climat ; - Transfert et diffusion de connaissances; - Réduction et prévention de la pollution ; - Atténuation des émissions de GES. 1. Développement des actions de CES/DRS à des fins agricoles, forestières et pastorales ; 2. Renforcement des capacités des services techniques ; 3. Vulgarisation des espèces animales et végétales les mieux adaptées aux conditions climatiques ; 4. Promotion des Banques Aliments Bétail ; 5. Création des boutiques de produits vétérinaires ; 6. Introduction des espèces fourragères en milieu pastoral ; 7. Promotion du maraîchage et de l’élevage péri-urbains ; 8. Réhabilitation et la gestion rationnelles des couloirs de passage .

12 Foresterie - Réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts ; - Promotion du reboisement; - Maintien et accroitre la fixation du carbone ; - Maintien des puits de carbone; - Réduction de la dépendance de l’énergie de biomasse ; - Maintien la densité des formations forestières. 1. Reboisement et gestion communautaire de forêts ; 2. Promotion de l’agroforesterie; 3. Reboisement; 4. Gestion des formations forestières existantes; 5. Utilisation de technologies économies de bois (gaz, biocarburant, énergie solaire, éolienne…); 6. Vulgarisation des espèces animales et végétales les mieux adaptées aux conditions climatiques ; 7. Création des pare-feux. Faune - Adaptation au climat; - Atténuation des impacts des sécheresses; - Réduction de la vulnérabilité au climat ; - Transfert et diffusion de connaissance.

1. Renforcement des capacités des services techniques ; 2. Vulgarisation des espèces animales et végétales les mieux adaptées aux conditions climatiques ; 3. Création des boutiques de produits vétérinaires. Pêche - Adaptation au climat; - Atténuation des impacts des sécheresses; - Réduction de la vulnérabilité au climat ; - Transfert et diffusion de connaissance. 1. Renforcement des capacités des services techniques ; 2. Vulgarisation des espèces animales et végétales les mieux adaptées aux conditions climatiques ; 3. Protection des berges et la réhabilitation des mares ensablées ; 4. Création des boutiques de produits vétérinaires. Zones humides - Adaptation au climat; - Atténuation des impacts des sécheresses; - Réduction de la vulnérabilité au climat ; - Transfert et diffusion de connaissance; - Réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts ; - Promotion du reboisement; - Maintien et accroitre la fixation du carbone ; 1. Maîtrise de l’eau ; 2. Protection des berges et la réhabilitation des mares ensablées ; 3. Développement des actions de CES/DRS à des fins agricoles, forestières et pastorales ; 4. Renforcement des capacités des services techniques.

13 - Maintien des puits de carbone. Eau - Intégration des CC dans les GIRE ; - Réduction de la vulnérabilité des ressources en eaux à la pollution ; - Promotion des technologies appropriées pour l’assainissement des eaux en milieu urbain et rural ; - Prévention des conflits sur l’eau; - Prévention de la pollution; - Promotion de l’utilisation durable des ressources en eaux ; - Contrôle de l’érosion des sols, de la dégradation des terres et des inondations ; - Promotion de la qualité de l’eau pour la consommation domestique et agricole, et donc de la sécurité alimentaire. 1. Développement des GIRE; 2. Renforcement de la capacité de gestion des catastrophes climatiques et les SAP ; 3. Réhabilitation et augmentation de la capacité des stations de prévisions météorologiques ; 4. Mise en œuvre des meilleures pratiques dans les stratégies de gestion de l’eau ; 5. Développement de contrôle de qualité sur les données de pollution ; 6. Développement et mise en œuvre d’accords transfrontaliers sur les ressources en eau partagées ; 7. Développement de programme de gestion et de contrôle des PEE ; 8. Construction d’infrastructures adéquates et appropriées; 9. Transfert de technologies.

Energie - Climatisation évitée; - Extension réseaux électriques; - Substitution au bois de feu; - Développement des énergies renouvelables; - Interconnexion des réseaux électriques - Barrages; - Développement des biocarburants; - Gestion des déchets urbains avec méthanisation. 1. Conception en isolation 2. Raccordement au réseau 3. Développement des énergies renouvelables 4. Diffusion des foyers améliorés 5. Programmes photovoltaïques, hydraulique, éoliens.. 6. Progrès dans la filière 7. Création de décharges contrôlées, recyclage, méthanisation Santé - Réduction de la vulnérabilité vis-à-vis des maladies climato - sensibles 1. Renforcement des capacités des services techniques ; 2. Contribution à la lutte contre les maladies climato-sensibles. Source : PANA 2006, mesures d’adaptation, « modifiées »

14 Il ressort de la lecture des objectifs et actions types ci-dessus décrits (tableau n°1), que malgré le concept de « projet d’adaptation aux changements climatiques » soit récent, les actions en la matière ne le sont pas. En effet, au Niger, depuis de nombreuses décennies, les différents programmes avaient inscrit et mené des actions qui aujourd’hui sont qualifiées « d’actions d’adaptation aux changements climatiques ». C’est le cas des actions menées par de nombreux projets surtout dans le domaine de la gestion des ressources naturelles (Vulgarisation des techniques « zaï » et techniques de CES-DRS dans toutes les régions, vulgarisation des espèces animales et végétales les mieux adaptées, etc.). D’une manière générale, l’analyse de l’évolution, depuis l’indépendance, des cadres stratégiques d’intervention en matière de développement rural au Niger a montré que les différentes politiques ont été opérationnalisées par des projets s’inscrivant dans des orientations de « développement » et plus tard de « développement durable ». C’est ainsi que les projets sectoriels des années 90 et antérieures ont laissé progressivement place aux projets multisectoriels et/ou projets intégrés au cours des années 2000. Par ailleurs, la lecture des rapports des projets mis en œuvre au cours de nombreuses années (particulièrement les années 1990 à 2000) fait apparaitre que le concept «adaptation aux changements climatiques » ou « lutte contre les changements climatiques » n’apparaît pas clairement parmi les objectifs, résultats ou dans les documents de ces projets. Il a fallu le début des années 2000 pour voir apparaitre cette nomenclature. Cependant, si on se réfère à la typologie des « actions/mesures en matière des changements climatiques » ci-dessus décrite dans le tableau n°1, on constate que les projets ont bel et bien mené des activités de lutte contre les changements climatiques.

La typologie des projets ci-dessus décrite a permis d’identifier secteur par secteur (il s’agit des secteurs clés) les projets en matière des changements climatiques. Compte tenu du fait qu’il n’y ait pas de projets exclusivement orientés vers les changements climatiques jusqu’à une date récente, tous les projets ayant mené une ou plusieurs activités en rapport avec les changements climatiques ont été recensés. C’est dire que l’impact des projets sur les changements climatiques est fondamentalement du à des effets cumulés quelque soit par ailleurs l’aspect pris en compte.

15 IV- Identification et analyse des projets en matière des changements climatiques au Niger Comme l’ont relevé les résultats d’une étude récente (Inventaire des connaissances sur la résilience climatique au Niger) menée dans le cadre du PPCR (2009-2010), « le développement du Niger est largement dépendant de l’aide apportée par ses partenaires extérieurs. Ces derniers contribuent de façon significative au financement du budget de fonctionnement de l’Etat à travers les aides budgétaires et assurent la réalisation de la presque totalité des projets de développement ou de renforcement des capacités. L’aide est le plus souvent dirigée vers des secteurs ou des aspects très spécifiques du développement, et visent l’appui aux secteurs de production, le développement social, les infrastructures, les réformes économiques, ou plus généralement, des questions transversales, telles que le maintien de la biodiversité, l’équité des genres, ou la gouvernance et les changements climatiques. Bien qu’un petit nombre de ces apports ne visent directement les changements climatiques, tous les programmes d’appui intègrent et internalisent de plus en plus la question des changements climatiques dans leur planification ».

Des actions ponctuelles liées à la résilience aux changements climatiques ont été réalisées avec le concours des institutions régionales et internationales, dans divers domaines comme la récupération des terres, les reboisements, l'aménagement des forêts naturelles, la lutte contre l'ensablement, la conservation de la faune, la collecte des eaux de surface, etc. Ces projets et programmes ont permis de rassembler une masse importante d'expériences en matière d’adaptation aux changements climatiques.

La présente analyse des impacts des projets en matière des changements climatiques au cours de la période 1990 – 2010 est basée sur l’évolution des cadres et orientations stratégiques de développement au Niger. Au cours de ces deux dernières décennies cette évolution a été marquée par deux principales approches dans la mise en œuvre des projets. Il s’agit de l’approche projet et de l’approche programme.

Les projets répertoriés ont été repartis en deux (2) grands groupes selon les périodes afin de permettre une meilleure analyse : le groupe des projets ayant été mis en œuvre au cours de la période allant de 1990 à 1999 et le groupe des projets et programmes réalisés ou en cours sur la période de 2000 à 2010. Au cours de la première période (décennie 1990 à 1999), l’approche projet qui a été développée dans la mise en œuvre des projets a permis de mener diverses actions d’adaptation aux changements climatiques et/ou de lutte contre les changements climatiques. Les tableaux n°3 à 8 ci-aprés présentent les projets mis en œuvre au cours de cette période en rapport avec les changements climatiques.

La seconde période (décennie 2000 à 2010) a été caractérisée par l’introduction du concept « changements climatiques » dans les documents des projets et programmes. C’est ainsi que l’application de l’approche programme couplée avec les engagements sur les Accords Environnementaux Multilatéraux (AEM) et les possibilités de financement grâce aux mécanismes FEM, de nombreux projets ayant des objectifs d’adaptation aux changements climatiques et/ou de lutte contre les changements climatiques ont été mis en œuvre. Les tableaux n°9 à 15 ci-après présentent les projets mis en œuvre au cours de cette décennie. L’identification des projets a permis de recenser plusieurs centaines de projets passés ou en cours d’exécution et ayant mené des actions en rapport avec les changements climatiques. Le tableau n°2, ci-dessous donne un aperçu des projets mis en œuvre pour les secteurs clés au cours des deux périodes (1990 à 1999 et 2000 à 2010).

16 Tableau n°2 : Nombre indicatif des projets ayant mené des activités en rapport avec les changements climatiques Nombre de Projets par secteur Période Agriculture Elevage Energie Environnement (forêt, faune, pêche) Santé Eau 1990 à 1999 52 11 6 19 1 4 2000 à 2010 69 28 1 20 3 34 Total 121 39 7 39 4 38 Source : fiches d’enquête des projets Au cours de cette période le FEM a contribué au financement de 40 projets en rapport avec les changements climatiques.

L’analyse de ce tableau montre que les projets d’adaptation dans le secteur de l’Agriculture ont largement été les plus nombreux, suivis deceux sur les resources en eau et de l’environnement. On relève aussi une nette consolidation des projets au cours de la seconde période et qui se caractérise par une augmentation sensible des activités en rapport avec les changements climatiques, sauf pour le secteur de l’énergie. 4.1- Identification des projets au cours de la période 1990 à 1999 Au cours des années 80, le Niger a connu la persistance des déséquilibres macro- économiques, ce qui a entrainé une remise en cause des politiques antérieures. C’est ainsi que des réflexions ont été engagées sur les politiques sectorielles nationales pour la mise en œuvre des décisions prises lors des différentes rencontres nationales telles que : le Séminaire national sur les stratégies d’intervention en milieu rural tenu à Zinder en 1982, le débat national sur la lutte contre la désertification en 1984 à Maradi, le débat national sur l’Elevage en 1985 à Tahoua et le Symposium international sur le développement à la base tenu à Niamey en 1987.

Le début des années 90 a donc marqué la rupture avec le système de planification des actions de développement (Plan quinquennal). Cette période a été aussi celle du début de l’installation du système démocratique de gestion de l’Etat, de la persistance de la crise économique et la raréfaction des investissements. C’est dans ce contexte que des principes directeurs pour une politique de développement rural ont été élaborés.

Ces principes directeurs reposent sur : - La gestion intégrée des ressources naturelles ; - L’organisation du monde rural, la participation des populations et la modification du rôle de l’Etat ; - La sécurité alimentaire ; - L’intensification et la diversification des productions ; - Les politiques d’accompagnement (crédit rural, aménagement du territoire, etc.). Au cours de cette période, l’accent a été mis sur la gestion rationnelle des ressources naturelles et la recherche de la sécurité alimentaire. Le désengagement de l’Etat annoncé dans le plan 1987-1991 s’est poursuivi et la participation des populations est devenue une condition sine qua none pour la mise en œuvre de toute action de développement.

17 Au plan international, la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement tenue à Rio de Janeiro (Brésil) en juin 1992, a été marquée par l’adoption d’un texte fondateur de 27 principes, intitulé « Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement ». L’Agenda 21 qui prend en compte les problématiques liées à la santé, au logement, à la pollution de l’air, à la gestion des mers, des forêts et des montagnes, à la désertification, à la gestion des ressources en eau et de l’assainissement, à la gestion de l’agriculture, à la gestion des déchets est devenu la référence pour la mise en œuvre du développement durable au niveau des états.

Sur le plan politique, l’Etat Nigérien s’est fortement engagé dans la mise en œuvre des importantes conventions des Nations Unies : CNUCCD, CNUCDB, CCNUCC. Ainsi un cadre de référence qui est le Plan National de l’Environnement pour un Développement Durable (PNEDD) a été élaboré et validé en avril 1998, puis adopté comme politique nationale par le Gouvernement en avril 2000. Ce plan comprend six programmes prioritaires dont les trois programmes relatifs aux trois conventions post RIO. Par la suite, des stratégies relatives à ces conventions ont été élaborées ainsi que leurs plans d’actions : Stratégie Nationale et Plan d’Action sur la Diversité Biologique (SN/PA/DB), le Plan d’Action National sur la Lutte Contre la Désertification et la Gestion des Ressources Naturelles (PAN/LCD/GRN), la Stratégie Nationale et Plan d’Action en matière de Changements et Variabilités Climatiques (SN/PA/CVC), le Plan d’Action National d’Adaptation aux changements climatiques (PANA), les Communications Nationales sur les changements climatiques, etc.

Une lecture récente des différentes stratégies nationales de mise en œuvre des Conventions post Rio a fait ressortir de nombreux points communs et surtout des actions communes pour l’atteinte de leurs objectifs. Il reste évident qu’il existe un lien direct et étroit entre désertification, biodiversité et changements climatiques. Lutter contre la désertification ou améliorer la conservation de la biodiversité revient ainsi donc à s’adapter contre les changements climatiques.

Enfin, il ressort de l’analyse des documents des projets, que ces derniers poursuivent des objectifs visant à contribuer au développement des secteurs ruraux (agriculture, élevage, etc.) et/ou au développement durable conformément aux orientations nationales. Les tableaux ci-dessous présentent la liste des projets exécutés au cours de cette période 1990 à 1999 pour tous les secteurs clés retenus et qui ont mené des actions en rapport avec l’adaptation aux changements climatiques.

4.1.1- Liste des projets en matière d’adaptation aux Changements climatiques de 1990 à 1999 Les tableaux n°3 à 8 présentent la liste des projets ayant mené des activités d’adaptation aux changements climatiques au cours de la période de 1990 à 1999.

18 Tableau n°3: Liste des projets du secteur de l’agriculture N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Projet Subvention au Développement du Secteur Agricole (SDSA) 1988 1993 Nationale Rehausser la capacité des individus en milieu rural à assurer des ressources qu’ils utilisent habituellement à les gérer et à profiter de manière soutenable Sécurité alimentaire consolidée 2. Projet Irrigation Dallol Maouri(PIDM) 1988 1992 Locale Réaliser trois aménagements irrigués à partir de forages et deux aménagements de bas-fonds irrigués à partir de puits, et intensifier les cultures sur champs dunaires Aménagements réalisés pour l’intensification agricole 3.

Programme Spécial FIDA Niger PSN /FIDA 1988 1996 Nationale Réduire la vulnérabilité de l’agriculture nigérienne à la sécheresse et à la désertification Récupération des terres de culture promue La petite irrigation est promue 4. Programme Grande Irrigation 6éme FED (PGI) 1988 1993 Nationale Améliorer la sécurité alimentaire aussi bien des populations rurales que des populations urbaines et accroitre les revenus et les capacités d’investissement des producteurs Des périmètres irrigués réalisés Des actions de LCD promues 5.

Projet Renforcement des Services d’Appui à l’Agriculture PRSSA 1988 1992 Nationale Accroitre les revenus des agriculteurs et des éleveurs par le biais de l’augmentation de la production , améliorer l’efficacité de la vulnérabilité en matière d’agriculture, d’élevage et de la protection de l’environnement et renforcer les liens entre la recherche et la vulgarisation Cadres et paysans formés aux techniques novatrices

19 6. Projet Basse Vallée de la Tarka PBVT 1988 1993 Locale Améliorer la sécurité alimentaire par la mobilisation des ressources en eau à des fins d’irrigation et accroître les revenus des producteurs Des sites de cultures sont aménagés Des terres incultes sont récupérées 7. Projet de Développement Intégré Dakoro PDID 1988 1993 Locale Promouvoir le développement de la zone de Dakoro principalement la zone nomade par le développement des activités rurales principalement la réhabilitation du cheptel.

Activités AGR promues Banques d’intrants créées 8. Projet Aménagement des Terroirs Dallol Bosso Sud PATBS 1989 1993 locale Assurer l’auto-développement de la population dans une perspective d’équilibre socio-écologique en mettant en œuvre des réalisations avec les communautés villageoises sur la base d’un aménagement rationnel de l’espace rural Activités AGR promues Cultures intensifiées 9. Conservation des Eaux et des Sols – Défense et restauration des sols CES/DRS 1989 1990 Locale Conserver les eaux et les sols et Défendre et restaurer les sols par la vulgarisation des nouvelles techniques dans le Département de Zinder Terres dégradées récupérées 10.

Appui au Développement Agricole de Diffa PADAD 1989 1994 Locale Contribuer à un accroissement de la production agricole dans le Département de Diffa dans une perspective de l’autosuffisance alimentaire Groupements crées 11. Projet Aménagement de la Cuvette de Mirriah 1989 1991 Locale Aménager et mettre en valeur la cuvette de Mirriah pour des activités de développement rural dont les cultures irriguées et la restauration de l’environnement par la régénération du couvert végétal Sites d’intensification agricoles aménagés

20 12. Projet Agro forestier Ouest Mirriah 1989 1994 Locale Restaurer l’environnement par la pratique de l’agroforesterie Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 13. Projet Aménagement de la Cuvette de Roumdji 1989 1991 Locale Aménager et mettre en valeur la cuvette de Roumdji pour des activités développement rural dont les cultures irriguées et la restauration de l’environnement par la régénération du couvert végétal Sites d’intensification agricoles aménagés 14.

Projet de Développement Rural à but Multiples 1990 1994 Nationale Appuyer les interventions de l’Etat dans les domaines de la lutte contre la désertification, la promotion de l’autosuffisance alimentaire et la stabilisation des populations rurales dans leur milieu d’origine Banques céréalières créées Actions de lutte contre la désertification promues 15. Projet de Développement Rural N’Guigmi I 1990 1993 Locale Assurer la restauration et la protection de l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations par la vulgarisation et la promotion agricoles Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 16.

Projet Appui à l’Amélioration des Productions Agricoles PAPA 1990 1994 Locale Améliorer la production agricole par l’introduction de nouvelles techniques culturales Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo

21 pastorales Banques d’intrants créées 17. Gestion des terroirs Dallol Bosso Nord 1990 1994 Locale Engager les populations et les services techniques dans un processus évolutif d’aménagement intégré des terroirs Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales Capacités des producteurs renforcées 18. Projet Nigero-Canadien de Protection des Végétaux 1990 1994 Nationale Améliorer les résultats dans le secteur agricole et élever le niveau de vie des populations en préservant les cultures des invasions agricoles.

Banques d’intrant mise en place Capacités des paysans renforcées 19. Appui aux Cultures de Contre Saison de Kassama 1990 1990 Locale Appuyer le CCS de Kassama dans ses activités de développement rural dont l’agriculture et la restauration de l’environnement Activités AGR promues Cultures intensifiées 20. Lutte Biologique et Intégrée Contre les Acridiens 1990 1995 Nationale Elaborer une stratégie nationale de lutte biologique contre les acridiens Promotion des actions

22 d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 21. Redressement fertilité des sols 1990 1991 Locale Redresser la fertilité des sols par la régénération du couvert végétal Terres agricoles et pastorales recupérées 22. Projet Aménagement et Développement des Terroirs dans les cantons d’Anzourou et de Dessa 1991 1992 Locale Accroitre la production vivrière, promouvoir des activités rémunératrices, préserver et restaurer le potentiel de production agro-sylvo-pastoral Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 23.

Projet Nigero canadien de protection de végétaux 1990 1995 Nationale Améliorer l’efficience et l’efficacité de la protection des végétaux au Niger Les paysans maitrisent les techniques de protection des végétaux 24. Projet Aménagement des terroirs dans l’arrondissement de Dakoro 1991 1992 Locale Elaborer un programme d’aménagement intégré des terroirs et exécuter les actions test et formuler le document de projet Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 25.

Projet de surveillance et d’avertissement des principaux 1991 1994 Nationale Développer les capacités de la Direction de la protection des végétaux à entreprendre une lutte préventive contre les principaux ravageurs de cultures Un système de surveillance est

23 ennemis de cultures fondée sur une évaluation du risque phytosanitaire par la mise en place d’un système de surveillance et de signalisation mis en place 26. Projet de Développement Intégré Keita PIK 1991 1996 Locale Promouvoir le développement local durable des zones affectées par un déséquilibre de l’écosystème par la récupération des terres de cultures. Techniques de CES DRS promues Sites repérés 27.

Aménagement Hydro-Agricole de Gatawani Dolé 1991 1994 Locale Accroitre les revenus des populations par la pratique des cultures irriguées Sites de culture recupérés 28. Projet Gestion des Terroirs Filingué PGTF 1991 1995 Locale Appuyer les populations dans la production agro- pastorale et la conservation du capital productif et la maitrise locale du développement Techniques de GRN vulgarisées 29. Projet de Développement Rural Tahoua PDRT 1991 1995 Locale Assurer la production vivrière par la protection de manière durable des ressources naturelles Terres agricoles valorisées Systèmes de production améliorés 30.

Projet Participatif pour le renforcement des Institutions villageoises pour le développement de l’Agriculture Tahoua 1991 1995 Locale Pratiquer une agriculture durable par voie d’une méthodologie participative, fonder et renforcer les organisations locales du département de Tahoua Cultures intensifiées Paysans formés 31. Projet Protection Intégrée des ressources agro-sylvo-pastorales 1991 1995 Locale Contribuer à la protection des ressources naturelles et à la sauvegarde du cadre de vie des agriculteurs et des éleveurs Promotion des actions d’amélioration des productions

24 agro sylvo pastorales 32. Projet de Développement Rural Aguié 1992 1997 Locale Accroitre les capacités d’intervention des services techniques et des bénéficiaires pour parvenir à une dynamique de développement auto-entretenu Production agricole accrue Ressources naturelles régénérées 33. Programme Engrais Nigériens Phase III 1992 1992 Nationale Participer aux efforts d’augmentation de la production agricole par la promotion et l’utilisation des Engrais Nigériens Banques d’intrants créés et paysans renforcés 34.

Projet Agro sylvo pastoral PASP 1992 1997 Régionale Amener les communautés villageoises du nord Tillabery à planifier et exécuter des mesures de mise en valeur des terres pour la protection des ressources naturelles Capacité d’auto organisation augmentée Pérennité des actions assurée 35. Programme National de Recherche Agricole PNRA 1992 1996 Nationale Améliorer la méthodologie par la définition des priorités et allocations des ressources prenant en compte les besoins des producteurs et la conservation des ressources naturelles Des espèces adaptées sont recherchées et vulgarisées 36.

Microréalisation BAD 1993 1998 Locale Contribuer à la réalisation des objectifs de plan de développement du pays et assurer la sécurité alimentaire par l’accroissement de la production Promotion des AGR 37. Projet de surveillance et d’avertissement des principaux 1993 1997 Nationale Développer les capacités de la Direction de la protection des végétaux à entreprendre une lutte préventive contre les principaux ravageurs de cultures Dispositif de suivi environnemental

25 ennemis de cultures II fondée sur une évaluation du risque phytosanitaire par la mise en place d’un système de surveillance et de signalisation mis en place 38. Projet de Développement Rural Mayahi 1994 1998 Locale Restaurer l’équilibre agro-écologique actuel et augmenter la productivité et la production agricole et animale Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 39. Projet de Développement Rural N’Guigmi II 1994 1997 Locale Développer les pratiques agricoles, assurer la restauration et la protection de l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 40.

Projet de Gestion des terroirs Rive Droite Téra 1994 1997 Locale Autogérer de manière durable les ressources naturelles par les utilisateurs locaux et participer aux actions de régénération de l’environnement et promouvoir les pratiques agricoles Activités agro sylvo pastorales promues 41. Projet Petite Irrigation Sud Zinder PPISZ 1995 2000 Locale Favoriser l’augmentation de la production agricole Intrants mis en place 42. Projet de Promotion de l’Irrigation Privée 1996 2001 Nationale Mettre en œuvre une stratégie de développement de la petite irrigation impulsée par le secteur privé et renforcer les capacités locales par le sous secteur de l’irrigation par la maitrise d’œuvre déléguée Equipement adéquat d’exhaure mis en place 43.

Programme de gestion des 1996 2001 Nationale Ralentir, arrêter et renverser le processus actuel de dégradation des terres et des ressources naturelles afin Ressources naturelles

26 Ressources Naturelles PGRN d’assurer une production et une croissance agricole durables, atténuer la pauvreté et relever le niveau de vie des communautés rurales protégées et valorisées Productions agricoles accrues 44. Projet de Développement Rural Aguié 1997 2000 Locale Accroitre les capacités d’intervention des services techniques et des bénéficiaires pour parvenir à une dynamique de développement auto-entretenu Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 45.

Projet Promotion de l’Irrigation Privée 1997 2001 Nationale Amélioration et sécurisation des productions agro sylvo pastorales Terres récupérées Périmètres aménagés 46. Projet Basse Vallée de la Tarka Phase III 1998 2000 Locale Améliorer la sécurité alimentaire par la mobilisation des eaux à des fins d’irrigation et vulgariser la pratique de l’Elevage en vue d’accroitre les revenus des populations Promotion des actions d’amélioration des productions agro sylvo pastorales 47.

Mise en valeur des Cuvettes Oasiennes de Goudoumaria MEVCO 1998 2001 Locale Favoriser l’émergence d’une dynamique locale de développement par la préservation et la mise en valeur de la cuvette de Goudoumaria pour une exploitation agricole Les cultures irriguées sont intensifiées L’environnement économique des cuvettes est maitrisé

27 48. Projet d’Appui à lq Sécurité Alimentaire par le Développement des Organisations Paysannes PASADOP 1998 2003 Locale Assurer la sécurité alimentaire dans les départements de Say et Téra Stocks de vivres constitués Banques créées 49. Projet de Développement Intégré de Dosso PDRI 2000 2005 Locale Développer la région de Dosso par la pratique et la vulgarisation des techniques agro-sylvo pastorales Ressources naturelles protégées et valorisées Productions agricoles accrues 50.

Projet de Promotion de l’utilisation des Intrants agricoles par les Organisations de production 2000 2002 Nationale Intégrer les organisations de producteurs dans la filière intrants et crédits agricoles Banques d’intrants mises en place 51. Projet de Développement Rural Tahoua PDR T 2000 2004 Locale Assurer la production vivrière par la protection de manière durable des ressources naturelles Mesures anti érosives exécutées Système de production agro sylvo, pastoral promu 52.

Programme de Développement Rural de l’Adder Doutchi Maggia III PDR/ADM 2000 2002 Locale Promotion de développement global et durable des zones affectées par un déséquilibre Terres récupérées Source : fiches d’enquête des projets

28 Tableau n°4: Liste des projets du secteur de l’élevage N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Elevage semi-intensif 1990 1992 Locale Améliorer l’élevage semi-intensif par la vulgarisation de certaines pratiques zootechniques Banques d’intrants créées Pratiques agro sylvo pastorales améliorées 2. Projet camelins de Zinder Phase PCZ 1991 1994 Locale Suivre et améliorer la santé des camelins par la pratique des techniques zootechniques appropriées.

L’espèce dromadaire est bien connue 3. Projet Traitement de la paille à l’urée 1991 1994 Nationale Moderniser l’élevage en vue de l’accroissement de la production de lait et de la viande Promouvoir le traitement de la paille à l’urée 4. Développement de l’Elevage Fermier et traitement à l’urée des fourrages 1991 1994 Locale Développer la pratique de l’élevage fermier principalement la production animalière par l’alimentation du bétail au fourrage traité à l’urée dans les régions de Dosso, Tillaberi et Maradi Production animale (viande, lait) développée 5.

Projet Elevage Niger Centre Est 1992 1993 Régionale Relancer les centres pastoraux à travers les actions de suivi des puits pastoraux et des forages et assurer la santé des animaux Infrastructures mis en place Centres équipés en Intrants zootechniques 6. Projet de Développement de l’Elevage Fermier 1992 1993 Locale Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive du lait et de la viande en zone périurbaine et rurale dans les départements de Tillaberi, Dosso et Niamey. Production animale (viande, lait) développée

29 N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 7. Campagne Panafricaine contre la Peste Bovine 1995 1998 Nationale Permettre aux services vétérinaires d’améliorer la qualité de l’alimentation animale et la lutte contre les maladies animales telles que la peste bovine et favoriser le passage au secteur privé des vétérinaires et d’autres professions liées au secteur de l’élevage. Campagne de vaccination contre la peste bovine et la péripneumonie bovine contagieuse assurée 8.

Programme de développement Intégré de la zone pastorale 1995 1999 Locale Améliorer les conditions de vie des éleveurs et améliorer la production du bétail des groupements peulhs et Touareg dans les régions de Tahoua et Maradi Infrastructures mis en place Banques d’intrants zootechniques créées 9. Projet Pastoral Nord Zinder 1995 2000 Locale Assurer la relance économique par la restructuration de la filière élevage et le développement des services privés associatifs en amont et en aval des éleveurs par l’amélioration des équipements productifs et la diversification économique Réseaux d’eau crées 10.

Programme de Lutte Contre la Peste Bovine PARC II 1995 2000 Nationale Lutter contre la peste et la péripneumonie par le renforcement des capacités des services techniques La peste et la péripneumonie éradiquées 11. Projet d’Appui à la Sécurisation Pastorale au Niger PASP IV 1999 2000 Locale Appuyer les services techniques dans l’encadrement des éleveurs en vue de la sécurisation du bétail et des ressources naturelles dans la région de Tillaberi Infrastructures mis en place Banques d’intrants zootechniques créées Source : fiches d’enquête des projets

30 Tableau n°5: Liste des projets du secteur de l’hydraulique N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Projet Protection Intégrée des ressources agro-sylvo- pastorales 1991 1995 Locale Contribuer à la protection des ressources naturelles et à la sauvegarde du cadre de vie des agriculteurs et des éleveurs Banques d’intrants zootechniques mises en place 2. Projet Elevage Niger Centre Est 1992 1993 Locale Relancer les centres pastoraux à travers les actions de suivi des puits pastoraux et des forages et assurer la santé des animaux Puits pastoraux réalisées Intrants zootechniques mis en place 3. Projet de Développement Rural N’Guigmi II 1994 1997 Locale Assurer la restauration et la protection de l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations par la réalisation d’infrastructures sociales de bases Puits pastoraux réalisées Intrants zootechniques mis en place 4. Projet Basse Vallée de la Tarka Phase III 1998 2000 Locale Améliorer la sécurité alimentaire par la mobilisation des eaux à des fins d’irrigation et vulgariser la pratique de l’Elevage en vue d’accroitre les revenus des populations Modélisation de la nappe réalisée 5.

Programme régional solaire Nationale Source : fiches d’enquête des projets

31 Tableau n°6: Liste des projets du secteur de l’énergie N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1 Foyers améliorés Département de Zinder 1988 1991 Locale Vulgariser l’utilisation des foyers améliorés dans les activités ménagères afin de limiter l’utilisation du bois et lutter contre la désertification dans le département de Zinder La promotion des foyers améliorés est assurée 2 Foyers améliorés Magaria 1988 1991 Locale Vulgariser l’utilisation des foyers améliorés dans les activités ménagères afin de limiter l’utilisation du bois et lutter contre la désertification dans l’arrondissement de Magaria La promotion des foyers améliorés est assurée 3 Programme Gaz Butane 1990 1993 Locale Réduire la consommation de bois énergie dans les activités ménagères et lutter contre la désertification par la vulgarisation du gaz butane dans les ménages à Niamey L’utilisation du gaz butane est accrue 4 Projet Energie II – Energie domestique Volet demande 1990 1998 Nationale Réduire l’avancée du désert et lutter contre la désertification par la vulgarisation de nouvelles sources d’énergie domestiques La promotion des foyers améliorés est assurée 5 Programme Spécial Energie 1994 1997 Nationale Améliorer les conditions de vie des populations rurales par l’utilisation de l’énergie solaire Les villages sont alimentés en énergie par des panneaux solaires 6 Projet Charbon Minéral 1998 2001 Nationale Vulgariser l’utilisation du charbon minéral dans les activités ménagères et lutter contre la désertification Le charbon minéral est diffusé Source : fiches d’enquête des projets

32 Tableau n°7: liste des projets du secteur de l’environnement (faune, flore, pêche) N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Foyers améliorés Département de Zinder 1988 1991 Locale Vulgariser l’utilisation des foyers améliorés dans les activités ménagères afin de limiter l’utilisation du bois et lutter contre la désertification dans le département de Zinder La promotion des foyers améliorés est assurée 2.

Foyers améliorés Magaria 1988 1991 Locale Vulgariser l’utilisation des foyers améliorés dans les activités ménagères afin de limiter l’utilisation du bois et lutter contre la désertification dans l’arrondissement de Magaria La promotion des foyers améliorés est assurée 3. Projet Agro forestier Ouest Mirriah 1989 1994 Locale Restaurer l’environnement par la pratique de l’agroforesterie Les techniques de production agro sylvo, pastorale sont promues 4.

Projet d’Aménagement de la forêt classée de Gorou Bassounga 1989 1994 Locale Aménager la forêt et organiser les exploitants en coopérative Un plan de gestion de la forêt est élaboré et exécuté 5. Projet Energie II – Energie domestique Volet 1989 1994 Nationale Réduire l’avancée du désert et lutter contre la désertification par la vulgarisation de nouvelles sources d’énergie domestiques La promotion des foyers améliorés est assurée 6.

Redressement fertilité des sols 1990 1991 Locale Redresser la fertilité des sols par la régénération du couvert végétal Les techniques de CES DRS sont vulgarisées

33 N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 7. Projet Fixation des dunes et Lutte Contre l’ensablement Zinder, Diffa 1990 1994 Locale Lutter contre la désertification et l’ensablement par la fixation des dunes De milliers de dunes de sables stabiliées 8. Protection Mécanique et Biologique des berges du Teloua 1990 1992 Locale Développer et stabiliser le monde rural, augmenter la production agricole et assurer une protection mécanique et biologique des berges du kori de Teloua ; préserver et restaurer l’environnement par la régénération de la végétation Les berges de la Teloua sont stabilisées et protégées 9.

Projet aménagement et gestion de la Ceinture verte 1991 1996 Locale Mettre en valeur la ceinture verte en vue d’assurer sa pérennité La ceinture verte de Niamey est renforcée 10. Projet Aménagement de la Forêt de Hamadidé 1991 1996 Locale Aménager la forêt naturelle de Hamadidé pour assurer l’approvisionnement en bois de chauffe de la ville de Niamey Un plan d’aménagement de la forêt est élaboré et mis en œuvre 11.

Aménagement des Forêts classées et gestion des Terroirs Villageois dans le sud Maradi 1992 1995 Locale Protéger l’environnement et améliorer le système de gestion des ressources naturelles Trois forêts classées aménagées et restaurées 12. Projet Construction sans bois 1993 1998 Locale Préserver l’environnement par la promotion de la construction sans bois Les ressources naturelles notamment le bois est sauvegardé 13.

Projet de Développement forestier et d’Aménagement des 1993 1994 Locale Stabiliser et améliorer les conditions de vie par des actions agro-sylvo-pastorales gérées par les Des plans de gestion des forêts sont élaborés

34 N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats Terroirs populations Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 14. Projet d’Aménagement de la Forêt de Boyanga 1994 1996 Locale Responsabiliser les populations dans l’aménagement et la gestion et restauration des ressources naturelles Un plan d’aménagement de la forêt est élaboré et mis en œuvre 15. Projet Appui à la gestion locale de la rôneraie de Gaya 1994 1995 locale Faire des ressources naturelles un facteur de développement Un plan d’aménagement de la forêt est élaboré et mis en œuvre 16.

Gestion des terroirs Rive Droite Téra 1994 1997 Locale Autogérer de manière durable les ressources naturelles par les utilisateurs locaux et participer aux actions de régénération de l’environnement Un plan de gestion des terroirs est élaboré Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 17. Projet Utilisation des Ressources Naturelles de Kouré - PURNKO 1995 2004 locale Promouvoir la gestion durable des ressources naturelles dont la dernière population des girafes Un plan d’aménagement de la zone prenant en compte les girafes est élaboré et mis en œuvre 18.

Maîtrise de la jacinthe d’eau dans le Fleuve Niger 1995 1995 Locale Réduire le degré du fleuve à un seuil de non nuisibilité Jacinthe d’eau enlevée 19. Projet antilopes Sahélo- Protéger la faune et son environnement particulièrement les antilopes sahélo-saharienne Un mécanisme de gestion durable des ASS est mis en

35 N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats Saharienne 2000 2007 Locale place Source : fiches d’enquête des projets

36 Tableau n°8: Liste des projets du secteur de la santé1 N° Intitulé du Projet Objectifs spécifiques Résultats 1 Projet National d'Approvionnement en Eau Potable en Vue de l'Eradication du Ver de Guinée dans la Région de Tillaberi 1993, couverture nationale Population impliquée sur les questions démographiques, Population sensibilisée sur l'équilibre environnementale, Bien être familial assuré, Infirmiers des dispensaires ruraux formés, Pharmacies rurales créées, médicaments disponibles Le ver de Guinée est éradiqué Source : fiches d’enquête des projets 1 On note dans le cadre de la santé que le projet de lutte contre le ver de Guinée en raison des problèmes liés aux pollutions des eaux. De manière directe il n’ a pas de projet d’adaptation

37 4.1.2- Analyse des projets de la période de 1990 à 1999 1. Si les principaux objectifs poursuivis par les projets au cours de la période 1990 à 1999 sont restés inchangés (GRN, sécurité alimentaire, intensification et diversification, etc.), le mode d’intensification en milieu rural a, par contre subi des évolutions. Ainsi, des stratégies et méthodes d’intervention ont été modifiées. Les grands projets de recherche - vulgarisation agricole initiant la diffusion des « paquets technologiques » ont progressivement cédé la place à des projets de dimension réduite intégrant plusieurs composantes de développement puis à des projets d’aménagement et de gestion de terroirs impliquant une approche novatrice d’appropriation paysanne des actions menées.

4.1.2-1. Secteur de la foresterie Ce sont surtout les projets Energie Domestique (PED), Gestion des Ressources Naturelles (PGRN) qui ont marqué cette décennie. Leur mise en œuvre a permis de jeter les bases d’une gestion conservatoire et rationnelle des ressources forestières avec la participation des populations, laissant derrière la politique autoritaire de la protection de la nature jadis appliquée par les services des Eaux et Forêts. Sur le plan institutionnel, ces projets ont permis le recadrage du rôle des agents forestiers et la mise à jour du Code forestier.

La gestion des ressources naturelles suivant l’approche « terroir » a commencé à être mise en œuvre avec les projets de développement de la génération 1990 (PURNKO, PGRN, etc.). Localement de résultats très probants ont été obtenus par la mise en œuvre de certains projets. C’est le cas du Projet Intégré Keita (PIK) et le Projet de Développement Rural (PDRT) de Tahoua dont les actions ont permis la récupération de milliers de terres incultes et de glacis.

4.1.2-2. Secteur de la pêche Dans le domaine de la pêche, la mise en œuvre du Projet aquaculture (communément appelé Projet Carpes ADA) a permis l’émergence du secteur privé dans le domaine de l’aquaculture (notamment avec la naissance de l’Association des Aquaculteurs). 4.1.2-3. Secteur de l’eau La réalisation de nombreux ouvrages hydrauliques (puits villageois, puits pastoraux, puits maraîchers, forages) grâce aux investissements des partenaires extérieurs a montré la limite de l’Etat à pouvoir vraiment contrôler ce domaine. Dès lors des réflexions ont commencé à être menées afin de clarifier les rôles de l’Etat, des collectivités et des organisations rurales dans la gestion des infrastructures hydrauliques d’une part, et la nécessité de développer le secteur privé, l’OFEDES ne pouvant satisfaire les besoins grandissants de réalisations de points d’eau émanant des projets de développement.

Dès 1994, le Projet Basse Vallée de la Tarka avec l’appui du Projet PNUD NER a jugé utile de mener des études visant la modélisation de la nappe de la basse vallée de la Tarka, en vue d’une meilleure gestion des eaux souterraines exposées à la pression humaine et à la variabilité pluviométrique. 4.1.2-4. Secteur de l’agriculture Le secteur de l’agriculture a été marqué par la relance de la recherche agricole avec le financement en infrastructures et équipements de l’INRAN par le Programme de Recherche Agricole Appliquée du Niger (PRAAN) et le Programme National de Recherche Agricole (PNRA).

38 Quant au Projet de Renforcement des Services d’Appui à l’Agriculture (PRSAA), il a contribué à la mise en place d’un nouveau mode de diffusion des paquets technologiques à travers le système de formation et visite des producteurs à la place de l’approche de vulgarisation. Au niveau local les actions d’intensification agricole ont été renforcées par le projet Aguié en poursuivant l’encadrement des paysans sur l’utilisation de la traction animale. 4.1.2-5. Secteur de l’élevage Dans le secteur de l’élevage ce sont les projets Niger Centre Est, Gestion des Pâturages et Sud Tamesna qui ont insufflé une nouvelle dynamique auprès des populations nomades avec la réalisation des actions de modernisation de la zone pastorale (infrastructures pastorales, désenclavement des zones).

4.1.2-6. Secteur des zones humides Depuis, la ratification par le Niger de la Convention de Ramsar sur les Zones humides d’importance internationale en août 1987, le seul projet spécifique aux zones humides a été le Programme OMPO (Oiseaux migrateurs du Paléarctique Occidental) (1997 – 2002) qui a contribué à effectuer des dénombrements périodiques des oiseaux d’eau au niveau des principales zones humides du Niger, à l’inscription de 11 zones humides sur la liste de Ramsar et l’élaboration de l’Atlas des zones humides du Niger. Ce programme a aussi permis le renforcement des capacités des services des Eaux et forêts et de la Faculté d’Agronomie de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.

4.1.2-7. Secteur de la santé Le programme d’éradication du ver de Guinée est le seul projet qui avait des activités de suivi de la qualité de l’eau. 4.1.2-8. Secteur de la faune Au cours de cette période c’est surtout le Projet Utilisation des Ressources Naturelles de Kouré et du dallol Bosso Nord (PURNKO) qui a permis le développement de l’écotourisme autour de la dernière population des girafes du Niger et de l’Afrique de l’Ouest. 4.1.2-9. Secteur de l’énergie Le secteur de l’énergie a été marqué par des projets d’économie de bois. Ainsi la vulgarisation des foyers améliorés par les projets a connu de succès indéniables dans de nombreuses régions du pays.

4.2- Identification des projets au cours de la période 2000 à 2010 Au cours de la décennie 2000-2010, le Niger s’est lancé dans de vastes programmes de reformes institutionnelles et politiques. Outre les principes directeurs relatifs à la gestion intégrée des ressources naturelles, l’organisation du monde rural, la sécurité alimentaire, l’intensification, de nouveaux chantiers complémentaires de reformes furent initiés. C’est ainsi que le gouvernement a adopté la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) en 2002, puis la Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) en 2007. Cette stratégie confère au secteur rural le rôle de moteur de la croissance économique et du développement durable. En 2003, la Stratégie de Développement Rural fut adoptée afin d’opérationnaliser la SRP dans le secteur rural.

39 Il ressort clairement de ces stratégies et de leurs axes majeurs que la priorité demeure la sécurité alimentaire. Il reste cependant évident que l’atteinte de cet objectif et aussi de celui du développement durable passe fondamentalement par des actions de gestion des ressources naturelles, de renforcement des capacités des acteurs et bien d’autres qui peuvent être assimilées à des mesures d’adaptation aux changements climatiques ou de lutte contre les effets des changements climatiques.

Dans le domaine spécifique de l’environnement un Plan d’actions à Moyen Terme (PAMT) fut élaboré en 2006 pour servir de cadre d’orientation. Parallèlement à ces processus et pour se conformer à la stratégie nationale en matière de changement climatique, le Niger s’est lancé dans l’élaboration du PANA. Enfin et prenant en compte l’ensemble de ces outils de planification, le Niger a lancé en 2007 le processus de l’élaboration du cadre stratégique pour la gestion durable des terres. C’est dire qu’au cours de la décennie 2000-2010, de nombreux cadres d’orientations ont été élaborés. Une étude récente portant sur l’harmonisation de ces cadres a permis de dégager tous les points de divergence. Il ressort clairement que les mesures d’adaptation au changement climatique figurent parmi les principales. C’est pourquoi les projets poursuivant des objectifs des différentes conventions CNUCDB, CNUCCC, CNULCD ont été financés par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Le FEM a ainsi appuyé au Niger le financement de nombreux projets dans les domaines de renforcement des capacités des acteurs, la recherche et les actions pratiques d’adaptation, d’atténuation et de lutte contre les changements climatiques. Il faut cependant souligner que le FEM apporte un appui en additionalité. Le tableau n°9 présente la liste des projets financés par le FEM au Niger. Outre les projets FEM, les partenaires ont financé de nombreux projets en rapport avec les changements climatiques. Les tableaux n°10 à 15 présentent la liste de ces projets. 4.2.1. Liste des projets en matière d’adaptation aux Changements climatiques Les tableaux n° 9 à 15 ci-dessous présentent les projets ayant mené des activités d’adaptation aux changements climatiques au cours de la période de 2000 à 2010.

Le tableau n°9 présente les projets financés dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques dans plusieurs domaines notamment ceux de la recherche, du renforcement capacitaire ou des actions d’adaptation.

40 Tableau n°9: Liste des projets mis en œuvre au cours de la période 2000 à 2010 en rapport avec les changements climatiques N° Intitulé du projet/programme Financement Période Objectifs Résultats attendus 1. Projet « mise en œuvre des interventions prioritaires du PANA pour renforcer la résilience et la capacité d’adaptation du secteur agricole au changement climatique au Niger » PNUD 2009 2013 Contribuer à atténuer les effets néfastes des changements climatiques sur les populations les plus vulnérables dans la perspective d’un développement durable.

Renforcer les capacités d’adaptation aux changements climatiques des secteurs de l’agriculture et de l’eau 2. Programme Africain d’Adaptation (PAA), composante Niger Japon 2010 2011 Mise en œuvre d’actions intégrées d’adaptation au climat et de plans de résilience Capacités requises au niveau local et national 3. Programme Kandadji de Régénération des Ecosystèmes et de Mise en valeur de la Vallée du Niger (P-KRESMIN) BAD, BID 2010 contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à la régénération du milieu naturel, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en eau et en énergie construire un ouvrage de régulation du débit du fleuve Niger, en vue de satisfaire les besoins en eau pour l'irrigation et les autres usages essentiels (alimentation en eau potable, assainissement, écologie, amélioration des cultures de décrue, des pâturages et de la pêche 4. Projet d’appui aux capacités d’adaptation du sahel aux changements climatiques Aghrymet - CILSS 2004 Renforcement des capacités des organisations sous régionales.

Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 5. Projet de prévision hydrologique pour le bassin du Niger Aghrymet - CILSS Renforcement des capacités des organisations sous régionales. Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat

41 6. Gestion Communautaire des Pâturages en Zone Sahélienne et Soudano Sahélienne ACDI/FEM Aghrymet Renforcement des capacités des organisations sous régionales Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 7. Programme CLIM DEV AFRICA ACMAD Renforcement des capacités des organisations sous régionales Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 8. Programme de Recherche Interdisciplinaire et Participative sur les Interactions entre les Ecosystèmes, le Climat et les Sociétés d’Afrique de l’Ouest (RIPIECSA) IRD Renforcement des capacités des organisations sous régionales Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 9. Programme Analyse Multidisciplinaire de la Mousson Africaine (AMMA).

IRD objectif est de mieux comprendre le fonctionnement de la mousson africaine Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 10. Programme « Desert Margin » ICRISAT Améliorer les écosystèmes et la sécurité alimentaire Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 11. Programme d’Action Sous Régionale de Réduction de la Vulnérabilité aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest (PASR – RV- AO) de la CEDEAO et du CILSS CEDEAOCILSS/CEA/ACMAD Ce programme est un cadre de référence sur les changements climatiques dans la sous région. Le PRODOC sera un outil fédérateur de toutes les actions d’adaptation à différentes échelles Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat

42 12. Programme d’actions Communautaires – PAC - Projet plantation d’acacia Senegal du Niger : initiative bio- carbone Banque Mondiale 2004- 2011 L’objectif global de ce projet MDP est le développement d’une filière « gomme arabique » au bénéfice des communautés rurales. Ce projet a généré des revenus importants (gomme arabique et des Unités de Crédits de Réduction d’Emission (UCRE), répartis entre les bénéficiaires conformément à leurs clés de répartition. Le paiement des crédits de carbone est tributaire de la croissance des plants d’acacia senegal. Développement d’une filière « gomme arabique » au bénéfice des communautés rurales. Ce projet a généré des revenus importants (gomme arabique et des Unités de Crédits de Réduction d’Emission 13. Programme D’actions Communautaires – PACII Banque Mondiale, IDA, FEM, FIDA 2004- 2011 Améliorer les capacités des communes à élaborer et à mettre en œuvre de manière participative des plans de développement communaux et des plans d’investissements annuels dans le but d’améliorer les conditions de vie en milieu rural, ensuite de réduire la dégradation des terres et promouvoir la gestion durable des terres  Réduire la dégradation des terres et promouvoir une gestion durable des terres  renforcer les capacités locales y compris celles de la société civile ;  instaurer une bonne gouvernance locale ;  appuyer les communautés de base dans la gestion des ressources ;  prendre en compte les caractéristiques transversales des questions environnementales 14. « Renforcement des capacités pour PNUD/FEM/RAF02-G31 renforcer les capacités des pays bénéficiaires, afin qu’ils puissent Capacités des institutions renforcées pour le suivi du

43 l’amélioration de la qualité des inventaires de gaz à effet de serre en Afrique de l’Ouest et du Centre » améliorer la qualité des données d’activité et des coefficients d’émission utilisés dans leur inventaire national de gaz à effet de serre (IGES) climat 15. Projet de Développement des Ressources en Eau et de Gestion Durable des Ecosystèmes dans le Bassin du fleuve Niger (PDRE/GDE/BN) IDA 2007 à 2013 Contribuer au renforcement de l’intégration régionale, au développement et la gestion durable des ressources en eau du bassin du Niger L’agriculture irriguée est renforcée La pêche est développée Les bassins versants dégradés sont améliorés 16. Projet Autoévaluation de la Communication Nationale Initiale PNUD/FEM décembre 2005 Identifier les lacunes et les insuffisances liées à ladite Communication et faire des propositions d’amélioration pour la Seconde Communication Nationale 17. Projet d’Autoévaluation Nationale des Capacités à Renforcer pour gérer l’environnement mondial (ANCR) : PNUD/FEM Démarré en janvier 2006 Evaluer les besoins en renforcement des capacités et de proposer une stratégie et un plan d’action pour la mise en œuvre des actions de renforcement des capacités dans le cadre des conventions sur la lutte contre la désertification, sur la diversité biologique et sur les changements climatiques Capacités des institutions renforcées pour le suivi du climat 18. Projet Seconde Communication Nationale sur les Changements Climatiques PNUD/FEM mars 2006 Permettre au Niger de disposer de sa seconde communication. Actions urgentes identifiées 19. Projet Autoévaluation de la PNUD/FEM Seconde communication

44 Communication Nationale Initiale élaborée 20. Projet de lutte contre l’ensablement des cuvettes oasiennes (PLECO)- FEM-PNUD L’objectif final de ce projet est de contribuer à restaurer et à maintenir l’intégrité et la stabilité des écosystèmes des cuvettes et par la même sécuriser les productions agro-sylvo- pastorales. Les cuvettes oasienne sont protégées et aménagées 21. Programme Petites Subventions-financement (PPS/FEM) FEM PNUD 2005 Mise en œuvre d’actions intégrées d’adaptation au climat et de plans de résilience 22.

Programme Micro- financement (PMF/FEM) FEM PNUD 2008 Mise en œuvre d’actions intégrées d’adaptation au climat et de plans de résilience 23. Programme D’EUMESAT - Projet PUMA - Projet AMESD Réseau panafricain d’accès aux données de satellites à la pointe de la technologie en fournissant aux Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux de toutes les nations africaines l’équipement Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 24. Programme Land use Land cover Gouvernement Américain à travers USGS (United State Geogicaln et AGRHYMET les transformations à long terme au niveau des ressources naturelles telles que les reflètent les divers modes d’occupation et d’utilisation de l’espace. Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 25. Appui aux capacités d’adaptation aux changements climatiques ACDI/AGHRYMET 2002 à 2005 Réduire la vulnérabilité des populations sahéliennes vis-à-vis des effets néfastes du Les capacités du Centre Aghrymet sont renforcées Les populations sahéliennes

45 au Sahel et projets associés changement climatique sont renforcées 26. Projet Régional HYDRO NIGER ACDI/AGHRYMET Projet mené par l’ABN qui a installé en 1984, les neuf (9) stations PCD, utilisant le satellite ARGOS Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 27. Programme du CRA AGRHYMET du CILSS ACDI/AGHRYMET Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 28. Projet Pilote AOC-HYCOS ACDI/AGHRYMET Améliorer les activités classiques d’observation Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 29. Projet NIGER-HYCOS ACDI/AGHRYMET le renforcement des capacités des réseaux d’observation et la collecte des données Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 30. Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes dans les Régions transfrontalières entre le Niger et le Nigeria FEM 2006- 2010 Renforcement des cadres juridiques et institutionnels, des mécanismes de coopération, des capacités pour la valorisation des savoirs et des connaissances locaux Les mécanismes de gestion durable des écosystèmes frontaliers Niger Nigeria sont mis en place 31. Projet de Co-Gestion des Ressources de l’Air et du Ténéré (COGERAT) FEM lutter contre la dégradation des terres et de conserver les écosystèmes sahariens du Nord Niger en intégrant les processus de développement local et de décentralisation et en respectant les traditions et les cultures autochtones renforcement des capacités ont essentiellement porté sur l’analyse diagnostic de l’état de dégradation des ressources naturelles et l’évaluation des efforts de lutte contre la désertification passés et en cours

46 32. Projet Antilopes Sahélo - saharienne (ASS)- France FFEM 2000- 2007 Un mécanisme de gestion durable des ASS est mis en place 33. Projet Appui à la mise en place d’un observatoire de l’environnement du bassin du Niger France FFEM Renforcement des capacités des organisations sous régionales Capacités des institutions nationales et régionales renforcées pour le suivi du climat 34. Projet cogestion des ressources naturelles de l’AÏR ET DU TENERE (COGERAT)- FEM-PNUD-UICN Lutter contre la dégradation des terres et de conserver les écosystèmes sahariens du Nord Niger en intégrant les processus de développement local et de décentralisation Les écosystèmes sahariens du Nord Niger sont conservés et des mécanismes de gestion durable mis en place 35. Projet Conservation à base communautaire de la biodiversité du complexe des parcs W, Arly et Pendjari (WAP) et de leurs zones d’influences FEM-PNUD Lutter contre la dégradation des terres et de conserver les écosystèmes sahariens du Nord Niger en intégrant les processus de développement local et de décentralisation 36. Projet inversion des tendances à la dégradation des terres et des eaux du BASSIN DU LAC TCHAD (régional) FEM 2009- 2013 Renforcement des cadres juridiques et institutionnels, des mécanismes de coopération, des capacités pour la valorisation des savoirs et des connaissances locaux Les mécanismes de gestion durable des écosystèmes frontaliers Niger Tchad sont mis en place

47 37. Projet inversion des tendances à la dégradation des terres et des eaux du bassin du NIGER (régional) - FEM-BM-PNUD Mécanismes de gestion durable des écosystèmes du basin du Niger mis en place 38. Projet de suivi de la vulnérabilité au Sahel Coopération Italienne 2003 Prévention des crises alimentaires et réduction de la pauvreté Le suivi environnemental est assuré 39. Fonds de Lutte contre la Désertification Italie CILSS 2009 40.

Adapatation Learning Programm CARE Source : fiches d’enquête des projets

48 Poursuivant les objectifs de développement durable et de lutte contre la pauvreté, le Niger a poursuivi la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre des projets dans les différents secteurs clés concernés par les changements climatiques. Les tableaux n°10 à 15 ci-dessous présentent la liste des projets par secteur mis en œuvre au cours de la période 2000 à 2010 et ayant mené des actions d’adaptation ou d’atténuation des effets de changements climatiques.

49 Tableau n°10: liste des projets de développement agricole N° d’ord Intitulé des Projets Source de Financement Période Couverture et/ou Zones d’intervention Objectifs Résultats 1. Projet de valorisation des eaux dans les régions de Dosso et Tillabery (PVDT) BAD 2007 à 2012 Dosso et Tillabery Contribuer à rendre les populations des régions de Dosso et Tillabery moins vulnérables aux crises alimentaires Le capital productif est valorisé et préservé 2.

Projet intensification de l’agriculture par le renforcement des boutiques d’intrants coopératives (IARBIC) 2008 à 2011 Nationale Contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural en participant à l’amélioration de la sécurité alimentaire de la population agricole La productivité est améliorée 3. Projet de Promotion des Initiatives Locales pour le Département d’Aguié PPILDA 2005 à 2013 Aguié Améliorer les conditions de vie et les revenus des populations les plus pauvres de sa zone d’intervention avec une attention paticulière sur les groupes les vulnérables Les capacités des populations sont renforcées 4.

Projet de réhabilitation du département de DAkoro PDRD BADEA 2009 à 2013 Dakoro La réduction de la pauvreté à travers la réalisation des infrastructures de production agricole et pastorale ainsiq eu l’amélioration du cadre de vie des populations La production agricole est améliorée La gestion durable des ressources est

50 assurée 5. Mise en Valeur des Cuvettes Oasiennes (MEVCO) AFD, Niger 1998-2001 Goudoumaria Favoriser l’émergence d’une dynamique locale de développement par la préservation et la mise en valeur de la cuvette de Goudoumaria pour une exploitation agricole Production des cuvettes intensifiées Environnement écologique maitrisé 6. Projet de Gestion des Terroirs de Filingué (PGTF) AFD, Niger 1999- 2002 Filingué Promouvoir la gestion durable les ressources naturelles par les utilisateurs locaux et participer aux actions de régénération de l’environnement et promouvoir les pratiques agricoles Les systèmes de production sont améliorés Les modes d’exploitation conservatoire des ressources naturelles sont mises en œuvre 7.

Projet de Développement Rural Intégré de Dosso (PDRI) Belgique, Niger. 2000- 2005 Dosso Développer les pratiques agricoles, assurer la restauration et la protection de l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations Ressources naturelles protégées et valorisées Productions agricoles accrues 8. Projet Promotion de IDA, Niger 1996-2001 National Mettre en œuvre une stratégie de développement de la petite irrigation impulsée par le secteur Equipement d’exhaure mis

51 l’Irrigation Privée (PIP) privé et renforcer les capacités locales par le sous secteur de l’irrigation par la maitrise d’œuvre déléguée en place Capacité des paysans renforcée 9. Programme de gestion des Ressources Naturelles (PGRN) IDA, Niger 1996-2001 National Ralentir, arrêter et renverser le processus actuel de dégradation des terres et des ressources naturelles afin d’assurer une production et une croissance agricole durables, atténuer la pauvreté et relever le niveau de vie des communautés rurales Ressources naturelles protégées et valorisées Productions agricoles accrues 10.

Projet de Développement Rural Ader Doutchi Maggia (PPDR/ADM) Italie, Niger 2000- 2001 Keita, Illéla Développer les pratiques agricoles, assurer la restauration et la protection de l’environnement et améliorer les conditions de vie des populations Productions agro-sylvo pastorales accrues 11. Projet d’Appui à la Sécurité Alimentaire par le Développement des Organisations paysannes PASADOP PAYS-BAS, Niger 1998- 2003 Téra, Say L’état de la sécurité alimentaire est amélioré dans les arrondissements Stocks constitués 12.

Projet d’Aménagement des Koris de Dosso (PAKODO) Belg., Niger 2001- 2004 Dosso Productions agro-sylvo pastorales accrues

52 13. Projet Agro Sylvo Pastoral (PASP IV) RFA, Niger 1999- 2002 Tillabéri Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro- écologique et augmenter les productions agro- sylvo-pastorales Des méthodes de gestion éprouvées de ressources agro sylvo pastorales sont promues 14. PUIA/OP Belgique 2000- 2002 National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 15. PRIVAT Pays-Bas 1996-2001 Tahoua Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 16.

PS/ONAHA Belgique 1998-2001 National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 17. PARPLAN Luxemburg 1999- 2002 National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 18. Projet de Développement Rural de Tahoua (PDRT) Allemagne 2000- 2004 Tahoua Assurer la production vivrière par la protection de manière durable des ressources naturelles Des techniques de gestion éprouvées de ressources agro sylvo pastorales sont vulgarisées 19.

P/PBEF/C FNUAP, Niger 1998-2001 Till. Dosso, Dtchi, G.Rmdji

53 20. Projet de Dévelopement Rural/ADM3 Italie, PAM 2000- ? Keita, Illéla Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 21. PARCI/DPV Lux. FED 2001- 2003 National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 22. PCRD AFD 1995- 2000 Zinder, Dosso, Tillabéri Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 23. Projet Chèvre Rousse/DHA Belgique, Niger - Ouest-Afrique Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 24.

PARIR FAP - National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 25. PDMF/RT BID - Tahoua Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 26. Projet de Lutte Contre la Peste Bovine/PARC2 UE - National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 27. Projet de Développement R.Agricole de Aguié FIDA, BOAD, Niger 1996- 2000 Aguié Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro 28. Projet Petite Irrigation Sud Zinder (PPISZ) 7ème FED 1995- 2000 Magaria, Matameye, Mirriah Mettre en œuvre une stratégie de développement de la petite irrigation impulsée par le secteur privé et renforcer les capacités locales par le sous secteur de l’irrigation par la maitrise d’œuvre déléguée

54 29. PROMEX SNV 1997- Tillabéri, Tahoua, Zinder 30. Projet Basse Vallée de la Tarka (PBV/Tarka) FED 1998- 2000 Madaoua, Bouza Améliorer la sécurité alimentaire par la mobilisation des eaux à des fins d’irrigation et vulgariser la pratique de l’Elevage en vue d’accroitre les revenus des populations 31. Appui Danois au Développement Rural dans les Régions de Zinder et Diffa (ADDR) Danemark 2003- 2008 Diffa, Zinder Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés GRN promues Intrants 32.

Projet de Développement Rural de Dosso (PADER) BAD 1997-2005 Dosso Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro- écologique et augmenter les productions agro- sylvo-pastorales Equilibre agro écologique restauré Production agro sylvo pastorale augmentée 33. Projet de Mobilisation des Eaux de Tahoua (PMET) BAD 2001- 2006 Régionale (Tahoua) Contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à une amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des populations de la région de Tahoua Production agricole accrue Environnement restauré 34.

Projet d’Appui au Développement Agricole de BAD 2002- Zinder Contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à une amélioration de la sécurité alimentaire et des Production

55 Zinder (PADAZ) 2007 conditions de vie des populations de la région de Zinder agricole accrue Environnement restauré 35. Programme Spécial de Sécurité Alimentaire (PSSA) BID, FAO, Maroc, Monaco, Libye Aider le Niger à améliorer sa sécurité alimentaire grâce à une augmentation rapide de la production et de la productivité vivrière durable. Equilibre agro écologique restauré Production agro sylvo pastorale augmentée 36.

Projet Appui à la Sécurité Alimentaire par la Petite Irrigation (ASAPI) FED 2001-2010 3M (Mirriah, Magaria, Matamey, Madaoua (Tah.) Mettre en œuvre une stratégie de développement de la petite irrigation impulsée par le secteur privé et renforcer les capacités locales par le sous secteur de l’irrigation par la maitrise d’œuvre déléguée Productions agricoles moins vulnérables aux variations climatiques 37. Projet Appui à la Filière Riz (PAFRIZ) BADEA 2001- 2007 Vallée du Fleuve Niger Sauvegarder le minimum de sécurité et de revenu des paysans grace aux AHA Nouveaux modes de gestion mis en place 38.

Projet Appui au Secteur Agricol (PASA) BAD 2001- 2007 Dosso, Tillabéri Appuyer les efforts du Niger dans l’amélioration de sa sécurité alimentaire par à une augmentation rapide de la production et de la productivité vivrière durable. Equilibre agro écologique restauré

56 39. Projet d’Appui au Développement Local de Diffa (PADL/Diffa) BID 2004-2011 Diffa Réduire la pauvreté par des actions de développement et promouvoir la bonne gouvernance locale par la formation et l’encadrement des acteurs locaux de développement Production agro sylvo pastorale augmentée 40. PUIA/OP2 KFW 2004- 2007 National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés 41. Projet des Mesures Anti Erosives (PMAE) BOAD 2005- 2007 National Restaurer, améliorer et stabiliser l’équilibre agro- écologique et augmenter les productions agro- sylvo-pastorales Environnement restauré 42.

Projet Irrigation Dallol Maouri (PIDM) FIDA, Belgique 2001- 2007 Gaya Réaliser trois aménagements irrigués à partir de forages et deux aménagements de bas-fonds irrigués à partir de puits, et intensifier les cultures sur champs dunaires Cinq périmètres aménagés 43. Projet de Promotion des Initiatives Locales BAD, Niger 2005-2013 Aguié, Madarounfa, G. Rdji Appuyer les efforts du Niger dans l’amélioration de sa sécurité alimentaire par à une augmentation rapide de la production et de la productivité vivrière durable. Equilibre agro écologique restauré Production agro sylvo pastorale augmentée 44.

Projet Sécurisation de Sécuriser et promouvoir la pratique de l’élevage Production agro sylvo pastorale

57 l’Elevage et de l’Agriculture périurbaines au Niger 20042008 Locale périurbain dans la région de Niamey par le renforcement des capacités des acteurs promue Environnement restauré 45. EDOS BADEA, Niger - Région de Tahoua Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés 46. Projet Appui au Secteur Agricol (PASA) U.E, Niger, Belgique, 2003- 2009 Téra, Doutchi Appuyer les efforts du Niger dans l’amélioration de sa sécurité alimentaire par à une augmentation rapide de la production et de la productivité vivrière durable. Production agricole accrue Environnement restauré 47.

Projet Dosso Maza’Ada”Appui au Développement Territorial dans le département de Dosso Belgique, FAO 2005- 2009 Téra, Tillabéri, Kolo, Say Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 48. PDIT 2008- 2012 Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 49. PDRE/GDE/BN Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 50.

PPHSA Espagne 2007-2012 Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré

58 51. PLUCP B. Mondiale, Niger 2005- 2010 National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 52. PDG/DREN IDA Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 53. Projet Intrants Belg., FAO - National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 54.

DMAE - - Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 55. PIDM - - Régional Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 56. IRDAR FAO, FIDA - Maradi Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 57.

PSSAC USAID/PNUD - Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 58. PDELG BID, Niger 2010 Tillabéri, Dosso, CUN Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 59. PSEP FED - Tahoua Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue

59 60. MPCNLA Niger - National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 61. Projet de Développement Rural de Gaya (PDL/Gaya) SUISSE - Gaya Accroitre les capacités d’intervention des services techniques et des bénéficiaires pour parvenir à une dynamique de développement auto- entretenu Production agricole accrue 62. MB/S/AHA PPTE - National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 63.

FSIL/Gaya SUISSE - Gaya Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 64. FSIL/Maradi SUISSE - Maradi Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Production agricole accrue 65. PARGC SUISSE National Amélioration de la sécurité alimentaire en milieu rural et restauration des milieux dégradés Environnement restauré 66.

Projet de Lutte d’urgence Contre le Criquet Pèlerin 2005 2010 Contribuer à réduire la vulnérabilité du pays à des infestations futures en appuyant les stratégies éprouvées pour la prévention, l’alerte précoce, la réaction, l’atténuation tant au niveau national que régional Production agricole accrue Source : fiches d’enquête des projets

60 Tableau n°11: Liste des projets de l’élevage N° d’ordre Intitulé du Projet Source des financement Durée des projets Zone d’intervention Objectifs Résultats 1. Projet Appui au Petit élevage de Dosso (APELDO) VSF CTB 2012 Région de Dosso Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive du lait et de la viande en dans la région de Dosso Production animale développée Banques d’intrants zootechniques mis en place 2. Projet de Sécurité Alimentaire du Cheptel (SESAC) USAID 2012 Aderbissenat (Agadez) Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 3. Projet SPINAP AHI renforcement des capacités de lutte contre la grippe aviaire UA IBAR 2010 National Banques d’intrants zootechniques mis en place 4. Programme National d’Amélioration Génétique BN 2015 National Banques d’intrants zootechniques mis en place 5. Projet de Sécurisation des Systèmes Pastoraux (PSSP) de la région de Zinder AFD 2005- 2010 Région de Zinder Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place

61 6. Projet de Sécurisation des Systèmes Pastoraux (PSSP) de N’Gourti-Termit AFD 2012 N’Gourti-Termit Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 7. Projet de Développement de l’Elevage dans la Région du Liptako Gourma (PDERLG) BID 2010 Régions de Dosso, Tillabéri et CUN Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 8. Programmes d’appui au programme d’Aménagement Pastoral et Sécurisation des Systèmes Pastoraux Coopération de BELGIQUE 4 ANS 2010- 2013 Maradi Tahoua Dosso Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 9. Projet de Sécurité Alimentaire et de Réseau d’Elevage (SAREL) Coopération de BELGIQUE 2009- 2012 Dakoro, Abalak Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 10. Organisation de campagne de vaccination contre la Péri Pneumonie Contagieuse Bovine (PPCB) CEN-SAD Banques d’intrants zootechniques mis en place 11. Programme d’appui au secteur Rural DANIDA 4 ANS 2009- 2012 Régions de Zinder et Diffa Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place

62 12. programme de Renforcement du contrôle des maladies Animales et de Préparation des viandes Sahéliennes aux Exportations vers les Pays d’Afrique du Nord CILSS National Banques d’intrants zootechniques mis en place 13. Appui N°1 de mise en place de 350 tonnes de son de blé BID 2007 National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 14. Appui N°2 de mise en place de 400 tonnes de tourteaux de coton BID 2008 National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 15. Appui N°3 de la mise en place d’intrant BID 2009 National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 16. Appui pour la mise en place de 350 tonnes d’intrant FAO 2009 National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 17. Projet Azawak II C.T Belge, BN 2002- 2009, Tillabéri, Maradi, Tahoua.

Banques d’intrants zootechniques mis en place 18. Projet de Sélection et de diffusion de la Chèvre Rousse de Maradi II Belgique Maradi Banques d’intrants zootechniques mis en place

63 19. Projet de Sécurisation de l’élevage et de l’agriculture périurbaine (PSEAU) AFD Hamdallaye CUN Banques d’intrants zootechniques mis en place 20. Projet d’appui à l’approvisionnement des intrants zootechniques au Niger UE National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 21. Projet d’Appui à la Sécurisation de l’Economie Pastorale (PASEP) Union Européenne National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 22. Programme PASEL (I, II, III, IV) Coop. Suisse National Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 23. Programme d’appui à l’organisation des professionnels de la filière élevage National Banques d’intrants zootechniques mis en place 24. PAC lutte contre la grippe aviaire, santé animale, santé humaine, sensibilisation IDA/Banque Mondiale National Banques d’intrants zootechniques mis en place 25. Programme d’Amélioration Génétique (phase pilote) B.N. 3 ans 2009- 2011 Filingué Banques d’intrants zootechniques mis en place

64 Source : fiches d’enquête des projets 26. PROXEL VSF Abalak, Dakoro Améliorer le niveau de vie des agro-éleveurs en développant la production intensive Banques d’intrants zootechniques mis en place 27. Programme de Construction des Equipements et Cases Vétérinaires B.N - National Banques d’intrants zootechniques mis en place 28. Appui à la Consolidation et Pérennisation des Résultats du Recensement Général de l’Agriculture et du Cheptel Royaume d’Espagne et Etat du Niger 2009- 2011 Nationale Banques d’intrants zootechniques mis en place

65 Tableau n°12: Liste des projets du secteur de l’énergie N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1 Projet Promotion des Energies Renouvelables 2009 2014 Nationale Accompagner le Gouvernement de la République du Niger dans la formulation d’un projet pilote d’électrification de 1000 villages ruraux 1000 villages électrifiés avec des ENR 2 Programme National de référence d’accès aux services énergétiques (PRASE) 2009 2018 Nationale Allègement des tâches en milieu rural par l’utilisation de la force motrice et des énergies en milieu rural et des énergies modernes de cuisson 3 Projet Plate forme multifonctionnelle 2010 Nationale Allègement des tâches des femmes Source : fiches d’enquête des projets

66 Tableau n°13: Liste des projets du secteur de la santé N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Contribution à la réduction de la mortalité et la morbidité dues à la tuberculose dans la perspective de la réduction de la pauvreté et de l’atteinte des OMD 2006 2011 Nationale Améliorer la qualité de la prise en charge des patients tuberculeux en augmentant le taux de succès du traitement Le taux de tuberculose est en baisse 2.

Appui à la mise en œuvre de la nouvelle politique de traitement et de prévention du paludisme au Niger 2006 2011 Nationale Contribuer à la réduction du fardeau du paludisme en visant l’amélioration de la qualité de la prise en charge et de la couverture préventive chez les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans Le taux de paludisme est en baisse 3. Approvisionnement en eau potable en vue de l’éradication du ver de guinée dans la région de Tillaberi Locale Le ver de guinée est éradiqué Source : fiches d’enquête des projets

67 Tableau n°14: Liste des projets du secteur de l’Environnement N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Programme Spécial du Président de la République 2001 2008 Nationale Contribuer à l’augmentation des productions agro-sylvo pastorales par la restauration des terres dégradées Des terres dégradées sont récupérées 2. Initiative Terre Eau en Afrique Phase Pilote 2004 2006 Locale Mettre en place un mécanisme de conservation des eaux et des sol et assurer une meilleure régénération de l’environnement 3. Projet de Développement Rural Intégré Kéhéhé - Tabalak 2004 2007 Locale Contribuer à la réduction de la pauvreté par l’amélioration des conditions de vie des populations concernées tout en assurant une gestion durable des ressources naturelles 4. Projet Acacia 2004 2005 Nationale Régénérer la végétation par le développement et la plantation des acacias Plantations d’acacia réalisées 5. Projet Cogestion des ressources Naturelles de l’Air et du Ténéré 2005 2011 Locale Gestion communautaire décentralisée des ressources naturelles de la RNNAT et de ses zones connexes pour améliorer de façon concrète les moyens d’existence des communautés locales ; valoriser les ressources naturelles de la zone et les utiliser dans l’économie locale sans porter atteinte à l’intégrité de l’écosystème. 6. Projet d’Appui à la gestion des ressources Naturelles Nord Dakoro 2005 2009 Locale Protéger et restaurer les ressources naturelles en vue de combattre la pauvreté et l’avancée du désert dans le nord Dakoro Un plan de gestion des terroirs est élaboré Des actions de protection des

68 ressources naturelles sont promues 7. Projet de Lutte Contre l’Ensablement du bassin du Fleuve Niger 2005 2010 Locale Lutter contre l’ensablement du lit du fleuve Niger et protéger et restaurer l’environnement Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 8. Projet Dosso Maza’ada « Appui au Développement Territorial dans le Département de Dosso 2005 2009 Locale Appuyer les actions de développement territorial par la réalisation des infrastructures sociales dont la restauration et la protection de l’environnement Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 9. Projet de promotion de l’Initiative Locale pour le Département d’Aguié 2005 2013 Locale Assurer le développement local du département d’Aguié par la promotion, la vulgarisation et la pratique des activités rurales et l’encadrement des acteurs Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 10. Profil Environnement du Niger 2006 2006 Nationale Faire un état de lieux des connaissances nationales en matière de gestion de l’environnement et de gestion des ressources naturelles Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 11. Conservation et Utilisation rationnelle des aires protégées contigües du Bénin, du 2006 2009 Locale Promouvoir le développement durable et la gestion concertée des ressources naturelles dont la faune dans la Des actions de protection des ressources

69 Burkina faso, du Niger et leurs zones d’influences région du W naturelles sont promues 12. Projet de renforcement de la Filière Gomme Arabique Nationale Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 13. Projet Moyens d’existence Durable dans la Pêche Nationale Promouvoir Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 14. Programme de gestion des Ressources Naturelles PGRN 1996 2001 Nationale Ralentir, arrêter et renverser le processus actuel de dégradation des terres et des ressources naturelles afin d’assurer une production et une croissance agricole durables, atténuer la pauvreté et relever le niveau de vie des communautés rurales Ressources naturelles protégées et valorisées Productions agricoles accrues 15. Projet Energie II – Energie domestique Volet demande 1990 1998 Nationale Réduire l’avancée du désert et lutter contre la désertification par la vulgarisation de nouvelles sources d’énergie domestiques Projet Energie II – Energie domestique Volet demande 16. Aménagement des peuplements forestiers artificiels dans le Département de Zinder Locale Contribuer à la préservation des peuplements artificiels Des actions de protection des ressources naturelles sont

70 promues 17. Projet Tahoua Vert Locale Contribuer à l’augmentation des productions agro-sylvo pastorales par la restauration des terres dégradées Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 18. Réalisation des activités pilotes de lutte contre la désertification dans les zones de Belbédji et Bankilaré Locale Un plan de gestion des terroirs est élaboré 19. Programme de lutte contre l’ensablement du fleuve Niger Locale Contribuer à la lute contre l’ensablement d fleuve Niger 20. Programme d’Appui à la Gestion Locale des rôneraies 1995 Locale Prendre en charge la gestion des ressources naturelles locales par les populations Un plan de gestion des terroirs est élaboré Des actions de protection des ressources naturelles sont promues 21.

Projet antilopes Sahélo- Saharienne 2000 2007 Locale Protéger la faune et son environnement particulièrement les antilopes sahélo-saharienne Un mécanisme de gestion durable des ASS est mis en place Source : fiches d’enquête des projets

71 Tableau n°15: Liste des projets du secteur de l’eau N° PROJETS DEBUT FIN COUVERTURE OBJECTIFS Résultats 1. Programme Hydraulique Villageoise Zinder/Diffa 2001 2006 Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits pastoraux réalisées 2. Mobilisation des Eaux dans la Région de Tahoua 2001 2006 Locale Contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à une amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des populations de la région de Tahoua Ouvrages de retenu d’eau réalisés 3. Programme d’Appui à la sécurité alimentaire par la petite Irrigation 2001 2010 Locale Augmenter la production agricole par la vulgarisation de la petite hydraulique agricole notamment la petite irrigation Systèmes d’exhaure mis en place 4. Programme Hydraulique CEAO 2001 2006 Locale Satisfaire les besoins en eau potable des populations rurales des régions de Tillaberi et Dosso par la réalisation et/ou la réhabilitation des points d’eau modernes Puits pastoraux réalisées Equipement d’exhaure mis en place 5. Projet Hydraulique villageoise Maradi Phase II 2001 2006 Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits pastoraux et villageois réalisées

72 6. Projet Hydraulique villageoise Maradi Phase 2002 2006 Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits pastoraux et villageois réalisées 7. Projet Hydraulique villageoise Tahoua Maradi 2002 2006 Locale Approvisionner en potable des populations et du bétail des zones rurales des régions de Maradi et Tahoua par la réalisation de 66 mini AEP Puits pastoraux et villageois réalisées 8. Programme d’Hydraulique rurale et pastorale 2002 2005 Locale Satisfaire les besoins en eau potable de la population et du bétail des zones rurales des régions de Maradi, Tahoua, Tillaberi et Zinder par la réalisation de nouveaux points d’eau modernes Puits pastoraux et villageois réalisées 9. Projet Développement des Ressources en Eau Tahoua et Maradi 2002 2006 Locale Connaître les ressources en eau des régions de Tahoua et Maradi en Vue de leur exploitation à des fins d’alimentation en eau des populations et du bétail des deux régions Ouvrages de retenu d’eau réalisés 10. Projet Hydraulique villageoise Tahoua 2002 2006 Locale Assurer l’alimentation en eau potable des populations des zones rurales de la région de Tahoua Puits et forages réalisées 11. Mobilisation des Eaux dans la Région de Maradi 2004 2006 Locale Contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à une amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des populations de la région de Maradi Ouvrages de retenu d’eau réalisés 12. Micro projet d’Ancrage 2005 Locale Réaliser des points d’eau modernes pour satisfaire les besoins en eau potable des populations des zones rurales de la région de Puits et forages réalisées

73 Dosso 13. Projet Hydraulique Villageoise et pastorale Dosso 2005 2010 Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations et du cheptel par la création et la réhabilitation de points d’eau modernes Puits et forages réalisées 14. Programme Mini AEP Solaires PMAEPS 2005 2010 Locale Améliorer la desserte en eau potable des populations par la réalisation de mini adduction d’eau solaire Puits et forages réalisées 15. Projet Inversion des tendances à la Dégradation des terres et des eaux 2005 2010 Locale Avoir un impact global sur l’environnement de la région par le développement d’une stratégie de gestion intégrée des eaux et des terres et renforcer les capacités institutionnelles et techniques des organisations engagées dans la lutte contre la dégradation des terres et des eaux dans le bassin du Niger Puits et forages réalisées 16. Projet de Développement de l’Elevage dans la région du Liptako Gourma 2005 2010 Locale Promouvoir l’élevage dans la zone du Liptako Gourma par la diffusion des races, la réalisation des infrastructures et l’encadrement des acteurs Puits pastoraux et forages réalisées 17. Projet Points d’eau Ruraux CILSS Tahoua 2006 2006 Locale Améliorer la desserte en eau des populations rurales de la région de Tahoua par la création et la réhabilitation de points d’eau modernes Puits et forages réalisées Equipement d’exhaure mis en place 18. Infrastructure hydraulique Téra Nord 2007 2010 Locale Assurer la desserte en eau des populations de la zone nord de Téra par la réalisation de nouveaux points d’eau modernes Puits et forages réalisées

74 Equipement d’exhaure mis en place 19. Appui au secteur Rural du Niger 2008 2010 Locale Appuyer le développement du secteur rural par l’introduction de nouvelles méthodes et techniques agricoles et la réalisation d’infrastructures hydrauliques Puits et forages réalisées 20. Projet Réhabilitation du Département de Dakoro 2009 2011 Locale Réhabiliter le département de Dakoro par des actions de développement économique et social telles que la restauration et la protection de l’environnement, des activités agricoles et réalisation des points d’eau modernes Puits et forages réalisées 21. Puits Pastoraux et Forages Villageois Nationale Assurer l’alimentation en eau potable des populations et du cheptel par une campagne de réalisation des puits pastoraux et forages villageois Puits pastoraux et forages réalisées 22. Réhabilitation de 3000 Ouvrages hydrauliques Nationale Améliorer la desserte en eau des villages par la réhabilitation de 3000 ouvrages hydrauliques à travers le pays Ouvrages de rétention d’eau, Puits et forages réalisées 23. Approvisionnement en eau potable en vue de l’éradication du ver de guinée dans la région de Tillaberi Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Système d’exhaure mis en place Appui au système d’assainissement

75 24. Programme pour la promotion de la gestion Intégrée des ressources en eau PPGIRE Nationale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits et forages réalisées 25. Programme Eau Potable et Assainissement PEPA WSP Nationale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Equipements d’exhaure mis en place Ouvrages de rétention d’eau, 26. Projet d’Alimentation en eau Potable des Centres secondaires de Gothèye, Ayérou et Dan Issa Locale Désservir en eau potable les centres secondaires de Gothèye, Ayérou et Dan Issa Ouvrages de rétention d’eau, Puits et forages réalisées 27. Projet Alimentation en eau Potable et Assainissement 24 centres urbains et Niamey Nationale Améliorer la desserte en eau potable dans 24 centres urbains et Niamey par la réalisation des infrastructures de stockage et de distribution d’eau potable Ouvrages de rétention d’eau, Puits et forages réalisées 28. Projet Mobilisation des Eaux Tarka Locale Contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à une amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie des populations de la Tarka Ouvrages de rétention d’eau, Puits et forages réalisées 29. Projet Hydraulique pastorale Mainé locale Assurer l’alimentation en eau potable des populations et du cheptel par une campagne de Puits et forages

76 Soroa réalisation des puits x et forages dans les zones pastorales de Mainé soroa réalisées 30. Projet de Prévision Hydrologique pour le Bassin versant du Niger Locale Puits et forages réalisées 31. Projet Inversion des tendances à la dégradation des terres et des eaux dans le bassin du Lac Tchad Locale Inverser les tendances à la dégradation des terres et des eaux dans le bassin du lac Tchad Puits et forages réalisées 32. Projet Régional Solaire Phase II 2007 Locale Améliorer l’alimentation eau potable des populations par la réalisation de mini AEP solaire Puits et forages réalisées 33. Projet d’installation d’une éolienne d’exhaure pour les cultures maraîchères et d’un éclairage solaire photovoltaïque au profit des trois groupements féminins du quartier Tallagué de la commune rurale de Simiri Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits et forages réalisées 34. Projet de Réhabilitation des éoliennes de pompage d’eau pour la diversification des cultures et le reboisement dans les villages de Chanyassou, Illéla et Lokoko Locale Améliorer l’alimentation en eau potable des populations par la création et la réhabilitation des points d’eau modernes Puits et forages réalisées Source : fiches d’enquête des projets

77 4.2.2. ANALYSE DES PROJETS DE LA PERIODE DE 2000 A 2010 Au cours de la période 2000 à 2010 les principaux objectifs des projets de développement étaient quasiment identiques et portent sur la réduction de la pauvreté et le développement durable et plus spécifiquement sur la lutte contre l’insécurité alimentaire, la protection de l’environnement, la gestion intégrée des ressources naturelles, le renforcement des capacités des services techniques et des producteurs, etc.

Les rapports des projets insistent sur la mise en œuvre des actions harmonisées et complémentaires. Ainsi en additionnalité aux projets dits de développement les projets FEM sont identifiés et mis en œuvre afin de poursuivre les objectifs des AME. 4.2.2.1 Secteur de la foresterie Les projets mis en œuvre de 2000 à nos jours dans le secteur de la foresterie ont porté prioritairement sur la réalisation des actions de reboisement, de gestion communautaire de formations forestières, de promotion de l’agroforesterie, de récupération des terres dégradées.

La mise en œuvre du projet d’Aménagement des Forêts Naturelles (PAFN) a permis d’appuyer l’aménagement de nombreux massifs forestiers et la diffusion des techniques de régénération des écosystèmes naturels. Localement de nombreuses techniques de protection de l’environnement (fixation des dunes, CES DRS, reboisement, etc) ont été poursuivies par de nombreux autres projets dont les objectifs visent à inverser la tendance à la dégradation des terres (PLCE, PGIE/NN, etc). 4.2.2.2 Secteur de la pêche Au cours de cette période, les projets dans le secteur de la pêche ont poursuivi les actions d’empoissonnement des plans d’eau et d’encadrement des pêcheurs. Mais c’est surtout des actions visant la protection des cours et plans d’eau contre la dégradation (érosion, ensablement, eutrophisation, envahissement des plantes aquatiques, etc.) qui ont été développées. Dans ce cadre le Projet de lutte contre les plantes flottantes a permis de développer une stratégie de lutte intégrée. 4.2.2.3 Secteur de l’eau Les projets du secteur de l’eau ont surtout été axés sur la mobilisation des ressources en eau de surface et souterraine, la construction et la réhabilitation des points d’eau modernes, l’aménagement des bas fonds, le traitement des koris, la promotion de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), etc.

4.2.2.4 Secteur de l’agriculture C’est le secteur qui concentre la majorité des actions d’adaptation. Les mesures d’adaptation appuyées par les projets concernent : la diversification des cultures, l’amélioration et l’introduction des techniques culturales adaptées, la vulgarisation des espèces à cycle court, le développement et la diffusion de variétés adaptées (sécheresse, salinité, etc.), la promotion de l’agroforesterie, l’amélioration de la fertilité des sols, la vulgarisation des techniques pour la mise en valeur des terres marginales (zaï, demi-lunes, etc.) et le renforcement des capacités des producteurs (organisation, crédit, etc.).

78 4.2.2.5 Secteur de l’Elevage Les politiques et programmes mis en œuvre portent sur l’hydraulique pastorale, la santé animale à travers le contrôle des grandes épizooties meurtrières à savoir la peste bovine et la péri pneumonie contagieuse bovine. Les mesures d’adaptation en cours identifiées dans ce secteur sont : l’appui à l’acquisition des intrants zootechniques , l’embouche, la reconstitution du cheptel, les campagnes de vaccination, les actions de sensibilisation des éleveurs sur les stratégies de résilience en période de crise (déstockage des animaux, mobilité, etc.), le suivi et le contrôle des activités pastorales, l’ensemencement des aires de pâturage, la création des couloirs de passage et la sécurisation des espaces pastoraux.

4.2.2.6 Secteur des zones humides L’appui des projets a permis de poursuivre les actions de recensement des oiseaux d’eau, l’élaboration et la mise en œuvre des plans de gestion des zones humides. 4.2.2.7 Secteur de la santé Les mesures d’adaptation mises en oeuvre dans ce secteur sont concernent les campagnes de vaccinations (méningite et rougeole), les campagnes de vulgarisation des moustiquaires imprégnées et les campagnes de sensibilisation sur l’hygiène et l’assainissement. 4.2.2.8 Secteur de la faune Les projets réalisés ou en cours dans le secteur de la faune au cours de cette période ont permis de développer des actions de gestion des aires protégées et de protection du patrimoine naturel. Les projets ECOPAS et WAP constituent des exemples de gestion des espaces fauniques transfrontaliers.

4.2.2.9 Secteur de l’énergie Les projets développés dans le secteur de l’énergie ont essentiellement porté sur l’amélioration de la desserte des zones urbaines et rurales en courant électrique, la recherche dans le domaine du biogaz et du biocarburant, le développement des énergies renouvelables (éolienne et solaire), la diffusion des foyers améliorés, l’intégration de l’énergie photovoltaïque dans l’hydraulique villageoises, etc. Il faut noter aussi l’avènement dans un proche futur de grands projets d’adaptation notamment la production de l’hydro-électricité à partir du barrage de Kandadji.

V- Analyse globale de la portée stratégique des programmes et projets en rapport avec les changements climatiques Le Niger se trouve confronter à une forte dégradation de son potentiel productif résultant d’une situation climatique globalement défavorable sur les 20 dernières années et d’une pression foncière en rapide augmentation liée à un accroissement démographique important. Les risques engendrés par cette évolution ont très tôt été pris en compte à travers la mise en œuvre de plusieurs projets.

79 En rapport avec cette situation et à la recherche des solutions pour un développement durable, de nombreuses initiatives ont été prises au cours des deux dernières décennies (1990 – 2010). Dans le domaine de l’environnement en général, on retient l’élaboration de plusieurs stratégies nationales (SN/PA/DB, SN/PA/CC, PAN/LCD/GRN, SDP, SDRP, etc.), la formulation et la mise en œuvre de nombreuses reformes institutionnelles et juridiques. Toutes ces innovations ont été concrétisées à travers la formulation et l’exécution de nombreux projets.

L’écrasante majorité des projets qui se sont succédés a eu des impacts certains sur le développement socio-économique et durable du Niger. Il ressort de l’analyse des rapports que la presque quasi totalité des projets a été marquée par l’application de nouvelles démarches visant l’appropriation par les bénéficiaires des actions réalisées et leur durabilité. Il s’agit notamment de l’approche participative, où toutes les parties prenantes et surtout les populations sont impliquées à tous les niveaux de décision : de l’identification des problèmes à la réalisation des actions. La plupart des projets ont au moins une de leur composante qui est consacrée à la gestion des ressources naturelles et dont les activités sont en lien direct avec l’adaptation aux changements climatiques ou la lutte contre ses effets néfastes. Actuellement, au Niger les expériences de la mise en œuvre des projets ont permis de cerner et maitriser les facteurs de réussite et/ou d’échec ainsi que les coûts des diverses actions de gestion durable des ressources naturelles (cf guides élaborés par le PGRN, le PRSSAA, le LUCOP, etc.).

L’impact de la mise en œuvre des projets parait évident dans le domaine de l’environnement où des études récentes rapportent un « reverdissement du Sahel en général et du Niger en particulier ». Ceci résulte de nombreuses actions menées notamment la régénération naturelle assistée et la protection des ressources forestières par les paysans, fruit des actions de développement entreprises depuis la fin des années 80. En effet, pendant de nombreuses années, la protection de l’environnement et les actions de plantation étaient devenues au centre de l’intervention de la plupart des projets (brise vent dans la Maggia, projet opération Gao, ouvrages de CES-DRS sur les plateaux de Tahoua et Tillabery et les dunes de sables de Zinder et Diffa). Les appuis techniques apportés aux paysans ont permis une bonne appropriation et la réplication des différentes techniques (régénération naturelle assistée, production des plants, réalisation des ouvrages individuels – zaï et demi-lunes, etc.). L’aménagement des forêts naturelles introduit depuis quelques années a permis une implication des populations dans la gestion des massifs forestiers et la création d’une dynamique de régénération et de productivité de certaines espèces végétales. Dans ce domaine le Projet Energie Domestique (PED) a jeté les jalons d’une gestion durable en élaborant des schémas directeurs d’approvisionnement (SDA) pour les villes de Niamey, Maradi et Zinder en vue de planifier l’approvisionnement en bois de trois grandes villes du Niger. La SED a été aussi offerte au processus de décentralisation en cours en ce sens qu’elle peut contribuer à soutenir les efforts visant à mettre en place les structures démocratiques et responsables au niveau villageois. La SED a aussi été un outil d’exploitation forestière pressentant beaucoup d’impacts positifs sur l’environnement à travers les plans d’aménagements élaborés et mis en œuvre en collaboration avec les populations. A titre illustratif, le nombre des marchés ruraux en février 2003 est de 180, parmi lesquels il faut distinguer ceux qui sont de type orienté (24%) et ceux de type de type contrôlé (76%). Par ailleurs les efforts des projets ont permis l’émergence de la foresterie privée. La foresterie privée prend de plus en plus de l’ampleur et dans certaines zones, des propriétaires fonciers transforment leur terrain en plantation de production (production de bois dans la Maggia, le sud de la région de Zinder et Maradi, production de la gomme arabique développée par l’ASI,

80 etc. Il en est également dans le domaine de la pêche où les reformes engagées et les projets mis en œuvre ont permis d’établir un partenariat avec les producteurs notamment l’émergence d’un secteur privé dans le domaine de l’aquaculture avec la naissance d’une Association des Aquaculteurs ADA). Dans le domaine de l’agriculture, les paysans ont acquis au cours de ces dernières décennies une importante expérience en matière d’amélioration de la fertilité des sols et la mise en culture des terres marginales (réalisation des ouvrages de CES/DRS à des fins agricoles, pastorales ou forestières). Les pratiques de gestion des terres les plus couramment utilisées concernent les tassa ou zai, les demi lunes, plantation. De nombreuses autres techniques comme l’introduction des semences améliorées, l’intensification des productions, la promotion des nouvelles techniques, la pratiques des cultures de « contre saison », la promotion de certaines plantes alimentaires comme stratégies d’adaptation, la maitrise des paquets technologiques sont autant de techniques diffusées par les projets. La recherche agricole à partir de l’exécution du Programme National de Recherche Agricole a impulsé de grandes mutations dans le secteur.

La plupart des technologies ont fait la preuve de leur efficacité. Toutefois ces techniques n’auraient concerné qu’à peine 8% des villages du Niger, plus spécialement ceux des régions de Dosso, Tillabery et Tahoua (John Pender, 2007). Dans le secteur de l’élevage, les projets ont permis la maitrise des techniques d’intensification et de production animale. La transhumance comme stratégie de gestion durable de l’environnement est devenue une pratique de plus en plus promue avec l’adoption des règles aux conditions actuelles. Les populations bénéficiaires ont particulièrement bien apprécié les actions de modernisation de la zone pastorale à travers les projets Niger Centre Est, Gestion des Pâturages Sud Tamesna, etc. Cet impact favorable s’expliquait par la réalisation de certains investissements dans cette zone et le désenclavement que cela a engendré. Cependant l’exploitation du bétail à travers des projets d’embouche mis en œuvre a été dans l’ensemble un échec.

De nombreuses autres techniques relatives à la gestion des aires de parcours (ensemencement des graminées comme technique de réhabilitation des parcours), vulgarisation de certaines espèces animales (chèvre rousse et l’Azawak), et le recours aux intrants zootechniques comme mesure d’atténuation des impacts négatifs du changement climatique. Toutes ces techniques sont parfaitement maitrisées par les éleveurs. Dans le secteur de la gestion des ressources en eau, outre l’amélioration de la qualité des eaux, de nombreuses actions de collecte des eaux de ruissellement ont été éprouvées et des résultats satisfaisants ont été obtenus. Ces techniques ont également permis l’aménagement de nombreux bassins versants.

Les campagnes de sensibilisation sur les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) et les maladies liées à l’eau ont permis de contrôler certaines maladies. C’est également le cas de la grippe aviaire qui a été contrôlé avec un système d’information mis en place à l’échelle nationale. Les aires protégées abritent les richesses du patrimoine naturel. Elles jouent un rôle économique croissant via le tourisme, et commencent à trouver une intégration locale grâce à la participativité offerte aux populations riveraines. Le projet ECOPAS a permis de lancer les jalons de la mise en place d’un système de gestion et de conservation dynamique prenant en compte la population riveraine des aires de faune sauvage.

L’adaptation dans le secteur de l’énergie est marquée par des actions de raccordement au réseau électrique, de développement des énergies renouvelables, de diffusion des foyers

81 améliorés, des programmes photovoltaïques, hydraulique, éoliens, la création de décharges contrôlées, recyclage, méthanisation. Les objectifs des projets visent généralement l’extension réseaux électriques, la substitution au bois de feu, le développement des énergies renouvelables. Avec l’essor du charbon énergie domestique, des progrès ont été obtenus dans le domaine du solaire et du gaz, le début de redressement du bois-énergie, une ouverture possible vers l’éolien, le projet de centrale électrique à Kandadji, l’intérêt d’un instrument de suivi intégré de type tableau de bord du domaine énergies apparaît manifeste.

D’une manière générale, tous les projets passés ou en cours ont eu beaucoup d’impacts positifs en rapport avec le développement durable du Niger. Ces impacts relèvent de plusieurs aspects dont notamment : - Du point de vue du renforcement des capacités: dans tous les secteurs clés, des techniques et des technologies éprouvées sont connues. Le renforcement des capacités a concerné les acteurs de développement à tous les niveaux notamment les institutions de l’Etat, le secteur privé et les ONG, les populations locales. - Du point de vue de la prise en compte des bases productives dans la conception et la mise en œuvre des projets : l’une des principales contraintes dues aux changements climatiques concerne la dégradation de la terre et de l’eau, due en grande partie à la désertification et la surexploitation des ressources forestières par une population de plus en plus croissante. Face à cette situation, les actions des projets ont permis d’établir clairement que la gestion durable des ressources naturelles (eau, sol, végétation, faune, air) doit être considérée comme thème prioritaire de toutes les interventions des projets. Ceci étant, le premier atout de la mise en œuvre des projets est la prise de conscience des paysans de la dégradation des ressources naturelles, bases productives et de la nécessité de s’adapter en prenant des mesures correctives. En cela les projets ont sensibilisé et renforcé les capacités des populations. - De l’acceptation des changements climatiques et la nécessité de s’adapter : Il ressort que suite aux actions menées par les projets, il est clairement mis en exergue et surtout apprécié à sa juste valeur le lien entre la gestion des ressources naturelles, le développement durable et la lutte contre les changements climatiques.

- De la mise en évidence du lien étroit entre la protection de l’environnement et les mesures d’accompagnement en particulier la santé, l’éducation, l’hydraulique, etc. - De l’amélioration du cadre institutionnel et légal. La mise en œuvre des projets a permis de favoriser la mise en place de ce cadre et dont l’un des impacts est de favoriser la sécurisation foncière.

82 VI- Leçons tirés de la mise en œuvre des projets en rapport avec les changements climatiques Les leçons tirées de la mise en œuvre des projets sont de plusieurs ordres. 6.1- Dans le domaine de la sécurité alimentaire  Intensification des cultures notamment dans certains écosystèmes spécifiques comme les cuvettes. En effet les actions entreprises dans ce domaine ont eu un impact significatif au niveau de l’augmentation de la production;  En matière d’intensification de la production des cultures pluviales : le zaï et le défrichement sélectif ont été deux thèmes d’action des projets. Cependant ils ont été conduits à de faibles échelles ;  En matière d’irrigation : les technologies d’irrigation expérimentées sont financièrement rentables ;  Malgré des ressources en eau important tant au niveau du fleuve que de la nappe alluviale, le potentiel de développement de l’irrigation demeure limité par : - L’accès difficile des paysans au crédit agricole et aux intrants ; - Des services de recherche – vulgarisation pratiquement inexistants ; - Le coût souvent élevé de la mobilisation des eaux souterraines - Un marché relativement étroit en termes de capacité d’absorption et l’absence d’appui en matière de conservation – transformation des denrées agricoles.  La nécessité de recherche dans le domaine d’intégration inter – sectorielle agriculture – élevage ;  Contribution à la Sécurité alimentaire par le développement de la petite irrigation ;  L’importance des mesures d’accompagnent à mettre à la disposition des bénéficiaires par les projets ;  La nécessité de prendre en compte le volet environnement ;  La nécessité de formation pour les agents des services techniques ;  Avec certains projets, les coopératives disposent aujourd’hui d’un outil performant d’obtention et de diffusion des semences sélectionnées au niveau des aménagements hydro – agricoles encadrées par l’ONAHA ;  L’amélioration des pratiques culturales a contribué à l’augmentation des rendements des céréales particulièrement le riz et le sorgho.

6.2- Dans le domaine d’organisation du monde rural Dans ce domaine, les enseignements suivants sont tirés : - La responsabilisation des organisations paysannes ;

83 - Le développement des capacités d’auto encadrement des communautés villageoises à travers l’alphabétisation ; - La place importante est accordée à la femme en vue de sa participation au processus de développement ; - L’information et la sensibilisation sur des thèmes assez divers en rapport avec la santé de la reproduction, l’éducation et l’environnement ; - La formation des membres de comité de gestion en comptabilité, gestion de matériels, la tenue des réunions, et les relations avec les autres partenaires ; - L’octroi de crédit pour entreprendre des activités permettant de gérer des revenus monétaires ; - La construction d’infrastructures et équipements socio – économiques fonctionnels notamment les puits et les forages, l’installation de moulin.

6.3- Dans le domaine de gestion des ressources naturelles Les acquis en matière de prise de conscience des paysans sur la dégradation des ressources naturelles sont énormes.En effet, les animations, la conduite des diagnostics participatifs, l’intégration des communautés à la base dans l’élaboration des plans d’aménagement et l’appui à la mise en place de comité en charge de la gestion des ressources naturelles concourent à la prise de conscience globale des paysans sur la nécessité de protéger, aménager et gérer les ressources du terroir.

Ceci est démontré par la forte participation physique des paysans aux travaux d’aménagement des terres dégradées. Aussi, il est surtout constaté une intensification des travaux de lutte érosive et de mise en valeur des terres sur le plan individuel qui est une garantie de la prise de conscience de tous les fils du terroir. Des acquis sont également constatés sur le plan organisationnel avec l’autonomisation d’un certain nombre des terroirs. En effet, il est observé une fonctionnalité des organes locaux de gestion malgré le « départ » des projets. Cela est un gage de pérennité des actions appuyées par les projets.

Il est constaté une diffusion à large échelle des techniques promues par les projets et surtout une adaptation de ces techniques dans les villages où les projets n’interviennent pas encore. Ce qui porte à croire de l’intérêt sur le plan augmentation des revenus des paysans. Les projets ont déclenché et renforcé un changement de la mentalité de populations dans leurs zones d’intervention et les encouragent à investir dans leurs ressources naturelles qui se manifestent à travers la plantation des arbres et la restauration des eaux et des sols. Ils ont su transférer des compétences techniques et organisationnelles auprès des groupes cibles avec des effets induits très importants. L’approche des projets par rapport à la planification et à la gestion villageoise a certes induit des effets au niveau des compétences organisationnelles des groupes cibles ; pourtant les organes de gestion de terroirs mis en place avec l’appui des projets restent encore immatures dans certains cas.

84 6.4- Dans le domaine de financement du monde rural La fourniture des facteurs de production parmi lesquels les intrants agricoles et l’octroi de crédit s’impose. Il faut aussi penser à l’existence de débouchés rentables. Les agriculteurs doivent avoir accès à un marché capable d’absorber une offre plus importante. De toutes ces conditions, la fourniture d’intrants est du fait l’un des principaux facteurs de l’augmentation des rendements, c’est pourquoi l’accès aux intrants doit être amélioré. En substance, on peut relever le warrantage comme système de crédit expérimenté avec succès par les projets qui peut à n’en point douter pallier au problème de financement du monde rural.

Notons enfin que l’utilisation des intrants agricoles notamment les engrais induit à court terme une augmentation de la production. Les besoins en revenu monétaire des producteurs ne pouvant pas être totalement satisfaits par les crédits warrantés, il serait souhaitable de penser à un marché susceptible d’absorber une offre plus importante. 6.5- Du point de vue des acquis techniques - Les techniques de récupération des eaux et du sol, d’intensification des cultures pluviales (CES/DRS, défrichement sélectif ou RNA) ont montré leur efficacité et connaissent une application étendue dans les régions de Tahoua (pour les techniques de CES/DRS) et Maradi (pour la RNA) ; - Les stratégies d’intensification de la production dans les cuvettes sont maîtrisées par les populations ; - La maîtrise de l’eau et de l’irrigation goûte à goûte La maîtrise de l'utilisation de l’engrais par les populations

85 VII- Insuffisances et lacunes des projets en rapport avec les changements climatiques Tous les acteurs s’accordent à reconnaitre que les projets se suivent et se ressemblent, parfois sans une véritable cohérence dans la continuité. Autrement, la transition entre un projet et un autre pour la même zone géographique se passe parfois des acquis du premier, non pas parce que ceux-ci n’existent pas, mais bien parce qu’au cours de l’exécution dudit projet aucun dispositif n’a été mis en place pour faire clairement apparaître à sa fin « le plus » qu’il a pu apporter pour la zone et ses habitants tant du point de vue socio-économique qu’agro écologique.

D’autre part, les données de terrain, à de rares exception près, ne sont actuellement ni collectées, ni gérées efficacement et, en bout de ligne, ne sont pas disponibles au niveau central. Cet état de fait est fortement préjudiciable à toute tentative de programmation ou de suivi, et rend très délicate l’utilisation de nombreux indicateurs. C’est l’ensemble des chaînes qu’il est donc nécessaire de réviser et re-dynamiser. Pourtant, il existe des acquis considérables tirés de la mise en œuvre des projets. Parmi ces acquis il existe des techniques simples et peu couteuses mais spatialement très localisées faute de diffusion et d’une meilleure valorisation au bénéfice du grand nombre (John Pender, 2007).

Enfin, les lacunes constatées se retrouvent au niveau de : - L’insuffisance de la concertation entre les acteurs à tous les niveaux de la mise en œuvre des projets ; - Le manque d’harmonisation des interventions sur le terrain; - La faiblesse des échanges d’expériences entre les ONG et les services techniques ; - Les charges excessives de l’Assistance Technique au cours de la génération 1990 – 2000 ; - La non responsabilisation des populations concernées dans la protection et l’entretien des sites récupérés et de l’aménagement de certaines plantations artificielles; Mais aussi des difficultés : - Plus de 75% de projet sont exécutés par des prestataires privés ; cette nouvelle situation engendre des incompréhensions multiples entre maitre d’ouvrage, maitre d’œuvre et bailleur de fonds ; - La non transparence de certains opérateurs dans les relations avec le maitre d’ouvrage et le bailleur de fonds ; En résumé, l’analyse des capacités d’intervention des services techniques et autres partenaires au développement montre que des efforts réels ont été réalisés notamment l’implication et la responsabilisation des communautés dans l’exécution des actions et l’encadrement de ces dernières.

Cependant, force est de constater qu’il y a une insuffisance des moyens d’intervention tant matériels, financiers qu’humains. La multiplicité des acteurs cachent de fortes inégalités, en nombre de projet, en volume d’aide ou en importance des technologies mises en œuvre. Les domaines privilégiés changent au long des années.

86 VIII- Stratégie de capitalisation des expériences et diffusion des leçons La stratégie à mettre en place repose sur un certains nombre de points dont les quatre principaux sont : 1) Beaucoup de bons exemples de techniques sont tirés de la mise en œuvre de projets. Cependant, la plupart de ces bons exemples ne s’appliquent qu’à petite échelle. Le défi est de pouvoir créer les conditions favorisant une adoption à grande échelle de systèmes de gestion communautaire. Cela requiert des liens opérationnels efficaces entre les institutions publiques, le secteur privé et les groupes communautaires. Les points à considérer sont notamment la révision et la restructuration des structures publiques afin de les rendre plus visibles.

2) Du point de vue technique, il s’agit de mener les actions suivantes : - l’exploitation durable et la valorisation des ressources naturelles ; - la prise en compte des problèmes fonciers et leur règlement ; - Mise en œuvre d’outils nécessaires à la planification à travers un programme d’information planifiée et de formation dans des activités spécifiques non maitrisés dans les terroirs d’intervention. 3) Du point de vue programmatique, au Niger, la SDR a pris désormais une importance considérable dans la programmation des activités qui seront développées dans les années à venir dans le domaine rural, puisqu’elle a pour vocation d’en constituer le cadre national unique. Elle réclame une intégration environnementale adaptée à cette globalité, d’autant que le découpage actuel en programmes et sous-programmes réunissant des projets existants ne constitue qu’une forme transitoire de la stratégie, et que son contenu sera amené à évoluer. Un lien étroit doit entre fait avec l’adaptation au changement climatique.

4) Enfin, il convient de centraliser les informations disponibles dans une banque de données sur les projets dans les principaux secteurs clés. Cette base devra être régulièrement renseignée et mise en ligne. Un programme de formation et de renforcement des capacités devra accompagner ces efforts.

87 CONCLUSION La présente étude se justifie par le fait que le Niger s’était engagé depuis de nombreuses années (bien avant les négociations sur le climat) dans l’exécution des actions d’adaptation au changement du climat. C’est dire que le Niger capitalise d’importantes expériences en matière de développement et de lutte contre les changements climatiques. La plupart de ces expériences bien qu’éprouvées localement, ne sont pas suffisamment connues et diffusées à l’échelle nationale. Pour ce faire, il parait important de faire le point sur toutes les expériences d’une part et de cerner les mesures à prendre pour une capitalisation et diffusion d’autre part.

Cette revue des projets appui fortement la volonté de faire le point et intégrer les leçons tirées des expériences, non seulement dans la conception et la réalisation de nouveaux projets, mais aussi dans l’engagement du pays à mener des efforts de lutte contre les changements climatiques. La présente étude, en permettant de faire la revue des projets a permis également de mettre en relief le lien étroit qui existe entre le développement et la lutte contre les impacts du changement climatique.

88 Documents consultés 1. Etude sur les mesures de reforme mises en œuvre dans le secteur rural de 1980 à 1996, décembre 1996 2. MDA, Bilan d’exécution des programmes et projets sous tutelle du Ministère du Développement Agricole, exercice 2001 ; 3. MDA, Bilan d’exécution des programmes et projets sous tutelle du Ministère du Développement Agricole, exercice 2000 ; 4. MAE, Bilan d’exécution des projets sous tutelle du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, 1993 ; 5. MDA, situation des programmes et projets suivis par la direction des études et de la programmation, juin 1997 6. MFP, Programme de Développement Economique 7. Etudes sectorielles préliminaires d’adaptation aux changements climatiques en Afrique, négociations climat pour toute l’Afrique Réussies NECTAR), Résumé pour les décideurs, Etudes prospectives 4, Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF), Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), 2009 ; 8. Etude sur les mesures de reforme mises en œuvre dans le secteur rural de 1980 à 1996, décembre 1996 9. Rapport de synthèse sur les mesures d’adaptation, Rapport définitif, septembre 2005, CNEDD 10. Programme d’actions pour le secteur rural pendant la période de transition, MDA, volet n°1, 1996 11. Profil environnemental du Niger –Commission Européenne, rapport final –Avril 2006 12. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’évaluation des capacités à renforcer, Rapport, 61pages 13. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’état des lieux en besoins de renforcement des capacités dans le cadre de la convention sur la diversité biologique, Rapport, 50 pages 14. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’état des lieux en besoins de renforcement des capacités dans le cadre de la convention sur les changements climatiques, Rapport, 63 pages 15. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’état des lieux en besoins de renforcement des capacités dans le cadre de la convention sur la lutte contre la désertification, Rapport, 53 pages 16. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’Identification des domaines prioritaires en renforcement des capacités, Rapport, 22 pages 17. Projet ANCR, 2006 : Etude sur l’analyse intersectorielle, Rapport, 65 pages 18. Synthèse des études sectorielles sur l’évaluation des besoins nationaux en matière de recherche et systèmes d’observations dans le domaine des changements climatiques, seconde communication, CNEDD 200 19. Projet PNUD/FEM NER 10/ 00039186 « Programme d’Action National pour l’Adaptation», SE/CNEDD, juillet 2005 : Synthèse de l’Evaluation Concertée de la Vulnérabilité, 62 p 20. SDSA II : Liste des projets ayant un rapport avec la gestion des ressources naturelles, IRG ; Aout 1994

89 LISTE DES PERSONNES RENCONTREES Messieurs 1. Ibrahim Malam Soumaila, DE/CV/MEE/LCD ; 2. Rouskoua Boubacar, AAP/CNEDD ; 3. Abdou Ibrahim Ayayi, DERED/MME ; 4. Gousman Moussa, PAA/SE/CNEDD ; 5. Mme Ousseini Mariam, SAP/CAB/PM ; 6. Bako Yacouba, DRE/MEE/LCD; 7. Abdoulaziz Oumar, DGA/MAG/EL ; 8. Sadou Boureima, DHP/ES/MSP ; 9. Daouda Mamdou, Direction Météo Nationale ; 10. Coulibaly Abdourahmane, AAP/SE/CNEDD ; 11. Dan guiwa Abdou, DEP/MAG/EL; 12. Dr Kamayé Maazou, SE/CNEDD ;

90 ANNEXES

91 REPUBLIQUE DU NIGER CABINET DU PREMIER MINISTRE Fraternité - Travail - Progrès Conseil National de l’Environnement pour un Développement Durable (CNEDD) Programme Africain d’Adaptation aux Changements Climatiques Composante Niger (PAA/Niger) _ _ TERMES DE REFERENCE POUR PASSER EN REVUE ET COMPILER LES LEÇONS TIREES DES PROJETS PASSES ET EN COURS EN MATIERE D'ADAPTATION AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES AU NIGER

92 1 Contexte et justification Il est désormais reconnu que les activités humaines modifient la composition atmosphérique et, ce faisant, altère le climat à une échelle globale. L’humanité est en quelque sorte devenue une « force de la nature », actrice à part entière des processus et équilibres globaux. Pour faire face à cette situation inédite, la communauté internationale s’est mobilisée, dès 1992 lors de la conférence de Rio, en constituant la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC), véritable cadre de discussion permanent auquel presque tous les pays du monde ont aujourd’hui adhéré. Et depuis, chaque année, au mois de décembre, la Convention réunit ses signataires au cours d’une Conférence des parties. La dernière conférence des parties a lieu en décembre 2009 à Copenhague au Danemark. Elle devrait constituer l’aboutissement d’un processus de négociations, commencé à Bali, le 30 novembre 2007, et s’achever par la signature d’un traité donnant un prolongement au Protocole de Kyoto, signé en 1998 et en vigueur jusqu’au 31 décembre 2012. L’Afrique en général et le Sahel figure en particulier, figurent parmi les zones les plus exposées aux effets du changement climatique. Les inondations, la sécheresse, la déforestation et l’assèchement des zones lacustres et leurs impacts sur la vie de millions de personnes ne constituent que quelques exemples d’impact des changements climatiques qui affectent les vies et les pratiques de production des populations. Dans ce domaine, le Programme des Nations pour le Développement (PNUD), à travers un financement de plus 90 millions de dollars du gouvernement du Japon a lancé le Programme d’Adaptation aux changements climatiques dans 20 pays d’Afrique. Ce Programme Africain d’adaptation aux changements climatiques vise à renforcer les institutions, les capacités humaines, les politiques et les stratégies pour atteindre des résultats en matière de réduction de la pauvreté dans un contexte d’adaptation et d’atténuation des conséquences des changements climatiques.

Le Niger, s’est inscrit dans la même dynamique que la communauté internationale. Il a signée et ratifiée la CCNUCC respectivement le 11 juin 1992 et le 25 juillet 1995, puis le Protocole de Kyoto respectivement le 23 octobre 1998 et le 17 mars 2004. Dans de la mise en œuvre de la Convention, le Niger a entrepris un certain nombre d’actions dont entre autres : (i) l’élaboration de la Communication Nationale (CNI) sur les changements climatiques ; (ii) l’élaboration, la validation et l’adoption de la Stratégie Nationale et le Plan d’Action en matière de Changements et Variabilité Climatiques (SNPACVC) avec l’appui du PNUD/FEM ; (iii) l’élaboration du Programme d’Action National pour l’Adaptation aux Changements Climatiques (PANA) ; (iv) l’élaboration et la mise en œuvre du Projet d’Autoévaluation Nationale des Capacités à Renforcer pour gérer l’environnement mondial (ANCR) ; (v) l’élaboration de Seconde Communication Nationale (SCN) sur les Changements Climatiques ; etc. Cette dernière a prévu que dans les prochaines décennies, le pays sera confronté à des phénomènes climatiques extrêmes tels que les précipitations brusques et torrentielles ou l’insuffisance des pluies, les vagues de chaleur, les vents violents souvent accompagnés de poussières porteuses de germes de maladies épidémiques.

Toutes ces actions notamment le PANA et la SCN ont permis au Niger de définir les communautés, zones et secteurs socio-économiques vulnérables aux changements

93 climatiques ainsi que les mesures d’adaptation prioritaires pour augmenter leur résilience face aux changements climatiques et cela en relation avec les stratégies et politiques nationales de développement économique et social telles que la Stratégie de Développement Rural (SDR) et la Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP). Malgré tous ces efforts des défis restent à relever : par exemple les capacités du pays, les relations, les politiques et pratiques institutionnelles en matière d’évaluation et de gestion des risques liés aux changements climatiques ne sont pas suffisamment développées pour créer un environnement porteur où les décideurs politiques et sociaux appuient la formulation et l’application de solutions efficaces pour faire face aux répercussions et impacts multisectoriels complexes des changements climatiques.

La Composante Nationale du Programme Africain d’Adaptation vise à combler ce défi en établissant un environnement porteur au Niger et à le doter des capacités requises au niveau local et national pour lui permettre de concevoir, financer, mettre en œuvre, suivre et ajuster ses politiques et plans d’adaptation à long terme, intégrés et efficaces pour faire face à une large gamme de situations climatiques possibles prévues par le PANA et ses Communications Nationales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la composante nationale PAA, il est prévu une étude portant sur la revue et la compilation des leçons tirées des projets passés et en cours en matière d'adaptation aux changement climatiques en vue de pallier les défis cités plus haut afin de mieux asseoir les mécanismes adéquats de planification à long terme de l’adaptation dans les politiques et stratégies de développement.

2. Objectifs de l’étude L’objectif global de l’étude est de contribuer à l’évaluation approfondie des risques de changement pour les secteurs clés (agriculture, élevage, eau, foresterie, pêche, faune, zones humides, santé, énergie) et à la mise en place d’un ensemble d’outils d’analyse et de de planification à long terme pour gérer les incertitudes sur le développement économique et social du pays inhérentes aux changement climatiques au Niger. En terme d’objectifs spécifiques il s’agit de :  Réaliser une revue des projets passés et en cours en matière de changements climatiques de 1990 à nos jours ;  Compiler les leçons tirées des projets passés et en cours en matière de changements climatiques de 1990 à nos jours.

3. Tâches des consultants Pour la réalisation de l’étude, une équipe de trois consultants nationaux sera recrutée. Les tâches qu’elle aura à exécuter sont les suivantes :  Recenser tous les projets exécutés ou en cours d’exécution en matière d’adaptation aux changements climatiques au Niger ;  Recenser et analyser toutes les informations et documentations relatives à ces projets ;  Analyser la portée stratégique des résultats de ces projets sur le développement durable au Niger ;  Faire ressortir les insuffisances et lacunes de la mise en œuvre de ces projets ;

94  Consulter toutes les parties prenantes à ces projets sur les impacts réels de ces projets ;  Compiler les leçons apprises lors de la mise en œuvre de ces projets ;  Proposer une stratégie de diffusion et de capitalisation de ces leçons ; 4. Résultats attendus Au terme de l’étude, les consultants devront produire un document national au projet contenant : (i) une liste de tous les projets exécutés ou en cours d’exécution en matière d’adaptation aux changements climatiques au Niger chacun avec ses objectifs et résultats attendus ; (ii) une analyse de toutes les informations et documentations relatives à ces projets ; (iii) une analyse de la portée stratégique des résultats de ces projets sur le développement durable au Niger ; (iv) une description des insuffisances et lacunes de la mise en œuvre de ces projets ; (v) la description des résultats des consultations avec toutes les parties prenantes à ces projets sur les impacts réels de ces projets ; (vi) la compilation des leçons apprises lors de la mise en œuvre de ces projets et ; (vii) un proposition d’une stratégie de diffusion et de capitalisation de ces leçons.

Ce document doit être rédigé en Français et soumis à date échue en version électronique sous format Microsoft Word sur CD et en version papier en trois exemplaires. Il sera présenté par le consultant et validé au cours d’un atelier organisé par le projet. Les consultants devront fournir une présentation PowerPoint pour les besoins de cet atelier. 5. CONDUITE DE L’ÉTUDE L’étude sera conduite sous la supervision de l’Unité d’Adaptation (UA) aux changements climatiques et l’Unité de Gestion du Projet. Ainsi, des échanges permanents avec les structures de gestion du projet seront nécessaires, durant la étude, en vue de permettre un suivi continu et le traitement des difficultés éventuelles pouvant entacher la bonne exécution de l’étude.

Dès le démarrage de l’étude, les consultants devront définir une approche de travail qui implique l’ensemble des acteurs concernés (Etat, structures de recherche nationales et régionales, services techniques, ONGs,…) dans l’analyse des problématiques et la définition des orientations et des actions adaptées en vue d’atteindre l’objectif de l’étude. Ils devront soumettre un plan de travail détaillé à l’Unité de Gestion du Projet pour validation. Ce document devra indiquer la méthodologie adoptée, les étapes de déroulement de l’étude, ils décriront les outils utilisés ainsi que les personnes ressources qui seront mobilisées et les tâches qui leurs sont assignées.

6. Profil des consultant/qualifications et expériences Le caractère transversal des changements climatiques exige que les consultants :  aient une formation académique avancée, de préférence universitaire dans un des domaines suivants : gestion de l’environnement, gestion des ressources naturelles, économie / gestion du développement, climatologie, physique de l’atmosphère, sociologie, énergie, agronomie ou dans une discipline de développement y relative ;  aient au minimum cinq ans d’expérience professionnelle dans leurs domaines de compétence ;

95  aient une connaissance approfondie sur les problèmes liés aux changements climatiques ;  aient une très bonne aptitude à analyser et à rédiger en Français et en Anglais ;  aient une très bonne maîtrise de l’outil informatique. En toutes ces qualifications et expériences, le chef d’équipe doit avoir au moins un diplôme de troisième cycle et les autres membres de l’équipe au moins le niveau Licence. 7. Information des Consultants Pour leur information, les Consultants pourront consulter :  Le PRODOC ;  Les Communications Nationales du Niger ;  Le PANA du Niger et les autres documents du processus ;  La SNPACVC ;  Le document de la SDR ;  Le document de la SDRP ;  Pour toute autre information complémentaire, s’adresser à l’Unité de Gestion du Projet.

8. Durée de l’étude La durée de l’étude est de quarante cinq (45) à compter de la date de la signature du contrat. Le dépôt des documents de l’étude se fera de la manière suivante :  Premier document provisoire : 45 jours après le début de l’étude ;  Deuxième document provisoire : une semaine après les réunions techniques de validation ;  Document définitif : une semaine après la communication des observations des structures de gestion du projet.

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