Bertolt Brecht

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1 Bertolt Brecht © Jean Bellorini / Design : Studio Philippe Apeloig /Licences spectacle 1-1045623, 2-1045624, 3-1045625 / Impression : Lézard Graphique Avec Danielle Ajoret Michalis Boliakis Jules Carrère François Deblock Karyll Elgrichi Claude Evrard Jules Garreau Camille de la Guillonnière Jacques Hadjaje Med Hondo Théo Lafont Trévisan Blanche Leleu Clara Mayer Teddy Melis Marie Perrin Marc Plas Geoffroy Rondeau Hugo Sablic Damien Zanoly www.tnt-cite.com 9–19 octobre 2013 Création Mise en scène Jean Bellorini artiste invité du TNT Production TNT Compagnie Air de Lune Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées Direction Agathe Mélinand – Laurent Pelly

Bertolt Brecht

2 La Bonne Âme du Se-Tchouan De Bertolt Brecht Traduction Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini Mise en scène Jean Bellorini Création Jean Bellorini est artiste invité du Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées Mercredi 9 octobre / 19h30 Jeudi 10 octobre / 19h30 Vendredi 11 octobre / 20h30 Samedi 12 octobre / 20h30 Dimanche 13 octobre / 16h Mardi 15 octobre / 20h30 Mercredi 16 octobre / 19h30 Jeudi 17 octobre / 19h30 Vendredi 18 octobre / 20h30 Samedi 19 octobre / 20h30 Contact presse Marie Attard m.attard@tnt-cite.com 05 34 45 05 22 Tournées 7 novembre - 15 décembre 2013 Paris, Odéon - Théâtre de l’Europe 19 - 20 décembre 2013 Valence, Comédie de Valence 7 - 12 janvier 2014 Châtenay-Malabry, Théâtre Firmin Gémier - La Piscine 16 - 17 janvier 2014 Compiègne, Espace Jean Legendre - Théâtre de Compiègne 23 - 24 janvier 2014 Toulon, Théâtre Liberté 29 janvier - 1er février 2014 Marseille, La Criée - Théâtre national de Marseille 6 - 7 février 2014 Châteauroux, L’Équinoxe - Scène nationale 13 - 15 février 2014 Alés, Le Cratère - Scène nationale d’Alès 19 fév - 2 mars 2014 Lyon, Théâtre de la Croix-Rousse 5 - 7 avril 2014 Tremblay-en-France, Théâtre Louis Aragon Retour en images Jean Bellorini reviendra sur la création de La Bonne Âme du Se-Tchouan Vendredi 18 octobre à 19h Entrée libre sur réservation au 05 34 45 05 05 Rencontre Rencontre avec le metteur en scène Jean Bellorini animée par Catherine Mazellier (Université Toulouse Le Mirail) Comment mettre en scène le théâtre de Bertolt Brecht aujourd’hui ? Qu’a-t-il à nous dire de la comédie humaine ? Jean Bellorini nous livrera son regard sur le dramaturge et sa vision de l’Homme.

Jeudi 17 octobre à 17h au Goethe Institut

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3 Shen Té : Il est dur, votre monde ! Trop de misère, trop de désespérance. La main tendue au malheureux, il te l’arrache aussitôt ! Celui qui aide, celui-là, lui-même, se perd ! Quand devant lui on meurt de faim, Qui pourrait longtemps refuser d’être mauvais ? Tout ce dont on avait besoin, d’où le tirer? De moi seule! Je ne le pouvais sans périr ! Le poids des bonnes résolutions M’aurait enterrée au plus profond. Mais il suffisait d’être injuste, Pour imposer ma loi et manger à ma fin.

Il y a quelque chose de pourri dans ce monde.

Pourquoi Le vice se voit-il récompensé et pourquoi de si dures peines Sur les épaules des bons ? Ah ! Il y avait en moi Une telle envie de bonheur ! Et il y avait aussi en moi La sagesse secrète des gens nés dans l’eau du caniveau ! Voilà pourquoi J’ai le regard perçant. Cependant, la compassion Me faisait tant de mal que je me mettais aussitôt dans une colère De loup à la vue de la misère. Alors Je devenais tout autre, mes dents se changeaient en crocs. Les paroles de bonté dans ma bouche avaient un goût de cendre. Et pourtant il me plaisait d’être l’ange des faubourgs. Offrir Etait une joie ! Rendre un visage heureux, une volupté.

Condamnez-moi : tous mes crimes, Je les ai commis pour aider mes voisins, Pour aimer mon bien-aimé, Pour sauver mon petit.

Pour vos visées grandioses, Oh Dieux, Moi, pauvre mortelle, j’étais trop petite. Bertolt Brecht – La Bonne Âme du Se-Tchouan Traduction Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière (c) L’Arche Editeur Tableau 10 Il y a quelque chose de pourri dans ce monde...

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4 Dans le Se-Tchouan, une province fort reculée de la Chine, des dieux voyagent. Ils cherchent une bonne âme et en trouvent une seule, qui accepte de les loger pour la nuit : Shen Té, la prostituée. Pour la remercier, ils lui donnent de l’argent ; elle quitte son métier et s’achète un petit débit de tabac.

D’autres ennuis commencent alors : passer de l’autre côté de la misère, c’est aussi devoir l’affronter. Misère physique, sociale. Mais aussi misère morale.

La fresque épique des aventures de Shen Té est ponctuée d’appels désespérés à la bonté et d’explosions de colère, devant la médiocrité et la passivité des humains. Il est question de l’Homme et de sa schizophrénie. De l’amour-marchand face à l’amour-passion. Nous serons face à l’insoutenable contemporanéité d’un monde qui assume de plus en plus sa cruauté, d’un monde où la dureté est une valeur qui nourrit la dignité de nos égoïsmes. En cela l’appel au secours de Shen Té à la fin, se demandant s’il est possible de changer le monde, est un appel au monde d’aujourd’hui. Un appel à la solidarité.

Tout seul on ne réussit rien. Le destin est dans les mains de l’Homme.

C’est un Brecht très humain que celui de La Bonne Âme, rigoureux et strict : l’écriture est extrêmement tenue. Brecht ne se limite pas au simple récit d’une parabole sur la bonté. Ce texte est une de ses pièces les plus abouties du point de vue de la poésie et de l’adresse directe. La dimension didactique de la fable a tendance à s’effacer devant le poétique et le lyrique. Un théâtre d’interrogations face à l’existence de l’homme, un théâtre politique mais dit avec le mystère de la poésie … D’une certaine manière un Brecht désordonné.

Un théâtre où l’on n’oublie pas qu’on y raconte des histoires.

Avec et grâce aux artifices du théâtre. En chantant la poésie. Une troupe. Plusieurs générations. Des Dieux très âgés, une vieille dame, un enfant, des jeunes gens, des hommes et des femmes. Une grande famille. Certains rôles de femmes comme la propriétaire ou encore la veuve Shin seront interprétés par des hommes. Une mise en abîme de la pièce elle même puisque Shen Té devenue Shui Ta se retrouvera face à des femmes jouées par des hommes. C’est sans doute en se référant à certaines impressions qu’on peut avoir dans l’œuvre cinématographique d’Almodovar que j’ai envie de jouer sur le vrai trouble des sexes.

Pour aller au delà de la schizophrénie « bonté-méchanceté ». Brecht dépeint ces habitants du Se-Tchouan avec une clairvoyance qui laisse transparaître toute sa tristesse et sa révolte face à l’incapacité des peuples à faire face aux structures de domination.

Malhonnêteté et violence ne sont pas sans rappeler la Russie des années 80 avec ses immeubles communautaires…une bascule dans le capitalisme qui cherche à s’inventer… Et puis l’argent. Unique solution ? Et puis le chaos. La poésie la plus pure naîtra de la violence du monde la plus sale. Les comédiens seront plongés dans le délabrement. Un mur qui s’effrite, le ciel. De la pluie, une ouverture sur l’immense poubelle que peut représenter notre monde. Et des étoiles.

Comme un tournesol pourrait pousser dans du fumier. Il nous faut rêver à un spectacle simple, drôle, et aussi terrible.

Le rythme ne sera pas un rythme militaire mais plutôt comme le rythme d’une danse, d’un bal, conscient d’une grâce légère et d’une force violente en même temps. Entre la fable et le réel, du rêve au cauchemar, de l’espoir à la peur… ou plutôt l’inverse. La musique d’un monde onirique et le bruit de la réalité. Des chansons originales et populaires. Des comédiens-musiciens- chanteurs-ouvriers du plateau… au service de la fable.

La présence d’un pianiste fou et grandiose, virtuose. Vents, cordes, percussions. Des chansons et un esprit de fanfare porté par la troupe de 18 comédiens et un pianiste virtuose. Jean Bellorini, juin 2012 Il ne s’agit pas d’être actuel, il s’agit d’être contemporain.

5 La Bonne Âme du Se-Tchouan De Bertolt Brecht Traduction Camille de la Guillonnière et Jean Bellorini Mise en scène Jean Bellorini Création Avec Danielle Ajoret Michalis Boliakis Jules Carrère François Deblock Karyll Elgrichi Claude Evrard Jules Garreau Camille de la Guillonnière Jacques Hadjaje Med Hondo Théo Lafont Trévisan Blanche Leleu Clara Mayer Teddy Melis Marie Perrin Marc Plas Geoffroy Rondeau Hugo Sablic Damien Zanoly Scénographie et lumières Jean Bellorini Costumes Macha Makeïeff Assitée de Claudine Crauland Création musicale Jean Bellorini Hugo Sablic Michalis Boliakis Son Joan Cambon Maquillage Laurence Aué Stagiaire assistante à la mise en scène Mélodie-Amy Wallet Production TNT - Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées Coproduction Compagnie Air de Lune, Odéon - Théâtre de l’Europe, La Criée - Théâtre national de Marseille, Théâtre de la Croix-Rousse, Théâtre Liberté - Toulon, Espace Jean Legendre – Théâtre de Compiègne, Théâtre Firmin Gémier – La Piscine, Scène nationale d’Albi, L’Équinoxe – Scène nationale de Châteauroux, Le Cratère – Scène nationale d’Alès Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Île-de-France, du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et du Jeune Théâtre National.

En collaboration avec le Bureau formART La Compagnie Air de Lune est accueillie en résidence au TGP – CDN de Saint- Denis. Spectacle présenté à Toulouse avec le soutien du Conseil Général de la Haute- Garonne L’Arche est éditeur et agent théâtal du texte representé.

6 Il me paraît fondamental, aujourd’hui, de s’expliquer directement avec le public. Nous vivons une époque fascinante où la suprématie de la technologie transporte les arts plastiques et cinématographiques vers des recherches et des formes nouvelles, mais si le théâtre demeure et persiste depuis des milliers d’années c’est parce qu’il est la maison de la parole...

J’aurais envie de dire « sacrée » si ce mot n’était pas aussi connoté religieux, mystique… Cependant cette parole apporte au spectateur quelque chose d’absolu qu’il est impossible de trouver à travers un écran ; même si cela peut paraître simpliste je veux parler de la vie, et de ces mondes intérieurs que se transmettent les hommes qui jouent et s’écoutent tout à la fois dans un théâtre. Du choc fusionnel entre le fond et la forme jaillit la poésie. L’espace d’un instant. Ici et maintenant. L’art du présent, l’art du sensible, l’art de l’éphémère. Je voudrais continuer à célébrer les noces du théâtre et de la musique.

Les notions de bonheur et de rêve sont fondatrices d’un théâtre humaniste. Le théâtre doit être une fête. Une fête joyeuse où l’on peut y entendre tout y compris les drames les plus graves. La poésie est indispensable à l’humanité. Le théâtre doit être poétique. Il doit ouvrir l’imaginaire et laisser une place active au spectateur. Il a une mission éducatrice : quand il ouvre à l’homme des horizons nouveaux et quand il le révèle plus profondément à lui-même. Nos spectacles devront être lisibles à plusieurs niveaux et seront construits toujours autour de l’émotion, de l’instinct. Le plus sûr moyen d’éveiller l’esprit n’est-il pas de toucher d’abord le cœur, et la musique n’en est-elle pas le moyen le plus universel ?

Je tiens à ne jamais être dans un courant ni suivre une mode. Ce doit être un théâtre qui évolue et qui s’invente à chaque fois en lien étroit avec le lieu et son temps. « Le monde est beau parce qu’il est varié » disait Primo Levi. Les spectacles seront aussi différents que notre monde. La forme ? Notre ligne artistique : un lien étroit, permanent entre la musique et la parole, voire la musicalité seule de l’écriture. Le fond ? Tendre vers tout ce qui questionne l’Homme et sa condition. Le théâtre a plusieurs rôles à remplir : didactique, métaphysique, mais aussi pourquoi pas légeretdivertissant.

J’aimecesspectacles où l’on rit, où l’on pleure et l’on réfléchit dans la même soirée. Je crois qu’on vient au théâtre pour être touché. Pour regarder et écouter « l’humain ». Parce que c’est là où les Hommes parlent aux Hommes, parce que le temps y prend une autre valeur, la présence humaine une autre dimension et qu’à certains instants, si rares soient-ils, on peut sentir de manière presque concrète ce lien invisible qui nous relie tous : la Vie.

Jean Bellorini Pour un théâtre du présent « Je crois que le théâtre est une des dernières expériences qui soit encore proposée à l’homme pour être vécue collectivement. » Laurent Terzieff

7 À propos de Bertolt Brecht « Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable ; que l’art peut et doit intervenir dans l’histoire ; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire ; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression ; que le théâtre doit aider résolument l’histoire en en dévoilant le procès ; que les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées ; qu’enfin, il n’y a pas une essence de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre délivrance.» Roland Barthes, «La révolution brechtienne», éditorial de la revue Théâtre populaire (1955), dans Essais critiques, Paris, Seuil, 1964, p.52.

Bertolt Brecht (né Eugen Berthold Friedrich Brecht le 10 février 1898 à Augsbourg, en Bavière - 14 août 1956 à Berlin-Est) est un dramaturge, metteur en scène, critique théâtral et poète allemand du XXe siècle (naturalisé autrichien en 1950). 1917-1918 Révolution d’octobre en Russie. Mobilisé comme infirmier à Augsbourg. Au lendemain de la guerre, fait partie d’un conseil de soldats et d’ouvriers à Augsbourg.

1918-1922 Soulèvements révolutionnaires dans les grandes villes d’Allemagne (fin 1918-début 1919). Assassinat de R. Luxemburg et K. Liebnecht. Fréquente les cercles littéraires et artistiques munichois.

Écrit Baal, Tambours dans la nuit et Dans la jungle des villes. Rencontres de A. Bronnen et Marieluise Fleisser. 1924 S’installe définitivement à Berlin. Devient dramaturge auprès du Deutsches Theater de Max Reinhardt. Rencontres d’Hélène Weigel et d’Elizabeth Hauptmann. Tambours dans la nuit, Baal et Dans la jungle des villes sont joués à Munich et à Leipzig. 1925 Collaboration avec l’enseignante et journaliste Elisabeth Hauptmann, qui restera l’une de ses plus précieuses collaboratrices jusqu’à la fin de sa vie. Brecht investit toute son énergie dans son travail de dramaturge. Durant cette période, il sillonne l’Europe en compagnie de ses collaboratrices, Helene Weigel, Elisabeth Hauptmann, ou de son ami d’enfance, Caspar Neher, pour suivre les répétitions de ses pièces.

1928 L’Opéra de quat’sous au Theater am Schiffbauerdamm de Berlin, coll. E. Hauptmann, musique de K. Weill. Premier grand succès de Brecht à la scène. Découverte de l’œuvre de Marx et élaboration progressive de la théorie du théâtre épique. 1929 Mariage avec Helene Weigel. C’est le deuxième mariage de Brecht, déjà divorcé une fois et père de trois enfants de mères différentes.

À partir de 1930, Homme pour homme au théâtre et Kuhle Wampe à l’écran font scandale et sont interdits par les nazis. 1931 Rencontre de Margarete Steffin. Première de la version allemande du film L’Opéra de quat’sous.

1932 La Mère d’après Gorki, coll. S. Sudow, H. Eisler, et G. Weisenborn ; Sainte Jeanne des abattoirs, coll. H. Borchardt, E. Burri et E Hauptmann. 1933 Nomination par le président Hindenburg de Hitler à la chancellerie du Reich, le 30 janvier. Incendie du Reichstag de Berlin, le 27 février. Brecht et Helene Weigel fuient l’Allemagne, le 28 février. Déchu de la nationalité allemande, il vivra successivement à Prague, Zurich, Copenhague où il rencontre Ruth Berlau (1933), puis en Finlande (1939) où il fait la connaissance de Hella Wuolijoki. Ses œuvres sont interdites puis brûlées par les nazis.

1938-1939 La Vie de Galilée, coll. M. Steffin ; La Bonne Âme du Se-Tchouan, coll. R. Berlau et M. Steffin ; première version de Mère courage et ses enfants. 1940-1945 Quitte la Finlande et s’installe aux États-Unis. Maître Puntila et son valet Matti, d’après le récit et un projet de pièce de H. Wuolijoki (1940). Le Cercle de craie Augsbourgeois (1940) ; La Résistible Ascension d’Arturo Ui, coll. M. Steffin. Mère courage au Schauspielhaus de Zurich par Leopold Lindtberg, avec Thérèse Giehse (1941) ; Le Cercle de craie caucasien coll. R. Berlau, musique de P. Dessau (1944).

1947 Rencontre de Charlie Chaplin.

Comparaît devant la commission des activités anti-américaines. Quitte les États-Unis pour la Suisse. 1948 Se rend à Berlin-Est. Petit Organon pour le théâtre. 1949 En janvier, Mère courage au Deutsches Theater de Berlin, mise en scène de Brecht et Erich Engel, avec H. Weigel. En septembre, fondation avec H. Weigel du Berliner Ensemble au sein du Deutsches Theater. Parution de Mère courage dans le cahier n° 9 des Essais (Versuche) chez Suhrkamp.

1950-1951 Mère courage aux Kammerspiele de Munich, mise en scène de Brecht, avec T. Giehse ; nouvelle mise en scène par Brecht et Engel avec le Berliner Ensemble au Deutsches Theater (Busch joue le Cuisinier) ; en France, la pièce est mise en scène par Jean Vilar (1951). 1954 Inauguration du Berliner Ensemble au Theater am Schiftbauerdamm avec Don Juan de Molière, adapté par Brecht, Besson et Hauptmann, mis en scène par Besson. Le Berliner Ensemble se rend à Paris au Festival International de Théâtre : Mère courage et La Cruche cassée de Kleist. Première à Berlin du Cercle de craie caucasien, mise en scène de Brecht.

Juin 1955 Le Berliner Ensemble se rend à Paris au second Festival International de Théâtre (Le Cercle de craie caucasien). Commence les répétitions de La Vie de Galilée.

1956 Meurt d’un infarctus à son domicile berlinois.