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1er semestre 2014 The onlylyon’s makers magazine : Business & Good News #01 by ONLYLYON Part-Dieu 42 — French Tech 18 — Numérique 22 — Vertical 50 Biopôle gerland 14 — Events 82 — Tous addicted 90 ...

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édito Qu’est-ce qui fait que Lyon rend addicted les entrepreneurs, les investisseurs, les étudiants, les touristes et les conférenciers ? mon oncle qui est lyonnais dit que c’est la plus belle ville du monde mais ce sont les yeux de l’amour… Soyons objectifs : seconde City européenne de référence, première ville française pour l’alliance qualité de vie / carrière, 2ème ville de tourisme d’affaires française, Lyon attire, Lyon étonne, Lyon s’affirme.

La reconnaissance des classements c’est bien, l’adéquation des offres immobilières aux besoins du marché, c'est la moindre des choses ; la qualité des infrastructures également… les perfor- mances économiques, la capacité d’innovation, la volonté farouche de co-construire en partenariat aussi. Pour l’essentiel, vous le savez car vous le vivez. Mais ce qui compte pour nous c’est le pourquoi de tout cela. Ce pourquoi, on l’appelle le « only ». La différence qui crée la préférence, le supplément d’âme qui fait qu’une visite chez nous crée des souvenirs et des envies, qu’un investissement est rentable mais que le business est aussi agréable.

Alors plutôt que des plaquettes d’information, des documents de séduction, des arguments de conviction, nous avons décidé de vous proposer un magazine d’immersion dans le quotidien de notre métropole, au plus près de ceux qui cultivent onlylyon. Comme une suggestion, comme une invitation, comme une initiation... attention à l’addiction.

Contacts ADERLY Agence pour le Développement Économique de la Région Lyonnaise +33 (0)4 72 40 57 50 www.investinlyon.com GRAND LYON Délégation générale au développement économique et international +33 (0)4 37 91 29 68 www.economie.grandlyon.fr Lyon Tourisme & Congrès +33 (0)4 72 77 69 69 www.lyon-france.com ONLYLYON +33 (0)4 72 40 57 59 www.onlylyon.org staff Directeur de la publication : Benoît Quignon Rédacteur en chef : Quentin Bardinet Rédaction The Only : Marie Lavillaine Claire Pourprix Sandrine Boucher Direction artistique : Saentys Conception : J’articule Éditeur de la publication : Grand Lyon Impresssion : FOT ZAC Satolas Green - Pusignan 69881 Meyzieu Dépôt légal, numéro ISSN : en cours CRÉDITS : © Jakob + Macfarlane © Item Corporate - B.

Gaudillère - H. Granjean - P. Somnolet - F. Boutonnet Neolife/© Erik Saillet © Asylum © Getty Images © Asylum © Agence Rea © www.b-rob.com © Stéphane Rambaud © Tour Incity_valode&Pistre/Auc/Arep/Auc/Arep © Aafa_chaixetmorel © Gilles Aymard - François Nussbaumer - Jean-François Mesplède © Afaa_christian Kerez_herzog-De Meuron et Christian Kerez- Manuel Herz/Architekten_herzog-De Meuron/Jakob - Mac Farlane - Laurence Danière - Agnès Deldon - Spl Lyon Confluence © Guillaume Perret © Devillers Zen © Jacques Leone © Asylum © Asylum et Tetris © Aia © Stéphane Rambaud © Michel Djaoui © Cartoon Movie © Eric Sempé © Un Printemps en Hiver - Frédéric Godeau - Montée de la Grande Côte - Fdl2013 - Muriel Chaulet © Pierrot Le Fou - Joseph Couturier - Fabrice Dimier © Chinese Corner - M Chineese Corner - Muriel Chaulet © Caresses Climatiques - Alain Benini - Hôtel Dieu - Fdl2013 - Muriel Chaulet © La Cuisine du Web/Thanh Nguyen Bas 85 © Etienne Heimermann © Matthieu Cellard © Jean-Luc Mege Photography 2014 © Gwen Keraval

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SOMMAIRE 1er semestre 2014 TERRITOIRES PERFORMANCES CONVERSATIONS 06-09 Grant Gudgel (La cuisine du web) et MickaËl Peters (Euronews) 06-09 POSITIONS 10-11 EXPANSIONS 12-17 Biom’Up et Neolife 12-13 Biopôle de Gerland 14-17 INCUBATIONS 18-27 Lyon wants « French Tech » 18-19 Patrick Bertrand (Cegid) et Gauthier Cassagnau (Geolid) 20-21  Lyon Start-Up et Lyon Urban Data, au service de l’innovation 22-25  Optimod : plus de fluidité en ville 26-27 PROJECTIONS 28-31 Benoît de Fougeroux (FNAIM Entreprises) 28-29 Laurent Vallas (Jones Lang LaSalle Lyon) 30-31 ORIENTATIONS 32-41 AMBITIONS 42-49 Projet Lyon Part-Dieu 42-47 Marc Lhermitte (EY) 48-49 VISIONS 50-57 RéALISATIONS 58-71 Nuits sonores, European Lab : retour vers le futur 58-59 Confluence (2) : c’ est déjà DEMAIN 60-64 Diego Giuliani (Euronews) 65 Lyon Cité Internationale de la Gastronomie : les petits plats dans les grands ! 66-67 Villeurbanne - Vaulx-en-Velin - Lyon : la ville met en scène sa propre histoire 68-69 Tunnel, passerelle ou pont...

: sens dessus, dessous ! 70-71 SATISFACTIONS 72-75 Nathalie Aulnette (Fondation Apicil) 72-75 VIBRATIONS 76-81 CitéCréation : mondiale et citoyenne 76-77 Cartoon movie, accélérateur de talents 78-79 pixel, lieu d’effervescence crÉative 80-81 PERCEPTIONS 82-85 INITIATIONS 86-89 ADDICTIONS 90-97 Mathieu Viannay (La Mère Brazier) 90-91 Céline Schillinger (Sanofi Pasteur) 92-93 Hervé Arnaud (Courb) 94-95 Florence Brun (consultante expatriée) 96-97 ILLUSTRATION 98 72 .

28 . 06 . AFFINITÉS

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06 - 07 conversations Vu d’ici, vu d’ailleurs : regards croisés sur la ville IchaEl Peters, franco-allemand, président du directoire d’Euronews implanté à Lyon depuis 1993 et Grant Gudgel, américain, co-fondateur de Vidcoin, membre de La cuisine du Web, échangent sur leur expérience de Lyonnais d’adoption, l’image que la ville offre depuis l’étranger, ses capacités d’innovation et imaginent son visage à l’horizon 2020.

Quelle était votre image de Lyon avant de vous y installer ? Michael Peters : Je suis arrivé à Lyon à l’âge de 7 ans, je n’avais évidemment qu’une très vague idée de cette ville.

Nous vivions alors en Allemagne, près de la frontière danoise. Nous sommes venus ici parce que mon oncle était président de l’appellation Beaujolais. On peut dire que je suis venu à Lyon grâce au Beaujolais !

Grant Gudgel : Ma première motivation était de passer le MBA de l’EM Lyon, qui était numéro 1 en Europe pour l’entrepreneuriat. Pour moi, cette ville est marquée par l’esprit d’entreprise. En plus, j’adore le ski et Lyon est à deux heures des Alpes. Tout cela m’allait très bien ! Comment Lyon est-elle aujourd’hui perçue à l’international ? M.P. : Je dois être l’ un des Lyonnais qui se rend le plus souvent à l’ étranger. Lyon évoque effectivement beau- coup le ski, la montagne. Pour les générations plus âgées, la gastronomie, avec l’ icône Paul Bocuse. Pour les plus jeunes, l’ OL a été longtemps un repère.

Ensuite, il y a la Fête des Lumières, de plus en plus connue, en particulier via les images que nous diffusons sur Euronews. La Biennale d’Art Contemporain a une bonne réputation, mais davantage dans un cercle de connaisseurs. Enfin, je pense au Festival Lumière dont la dernière édition a été éblouissante, à l’Opéra de Lyon ou à Nuits sonores, qui font de Lyon une ville majeure au niveau culturel.

G.G. : Oui, la Fête des Lumières est un vecteur d’ image important pour la ville, mais quand je parle de Lyon aux États-Unis, c’est surtout au Beaujolais nouveau que les Américains pensent ! Lyon est moins connue pour son entrepreneuriat et ses savoir-faire que pour le cadre de vie et la bonne nourriture, mais c’est en train de changer : peu à peu, on comprend que cette ville recèle de nombreuses ressources, tant sur le plan des technologies que sur celui des compétences.

Qu’appréciez-vous particulièrement, à titre personnel et professionnel ? M.P. : La qualité de vie, incomparable en France et certainement aussi au niveau européen.

C’est une ville très attachante, d’une beauté rare, je m’en rends compte à chaque fois que je me déplace ailleurs. Même les Parisiens le disent, alors qu’ils vivent dans l’une des plus belles villes du monde ! Ici, j’ai tout : un environnement totalement international et un cadre de vie formidable pour ma famille. Nous pouvons vivre au vert, aller nous promener le week-end en pleine nature et à deux pas de la ville. G.G. : J’adore cette ville ! Elle est non seulement agréable à vivre, mais permet aussi de créer et de développer son activité, avec une ouverture vers l’extérieur et beaucoup de soutien de la part de l’agglomération et de la région.

Les gens qui ont vécu un temps dans cette ville y restent très attachés et les Lyonnais sont partout dans le monde ! On dit souvent que Lyon fonctionne beaucoup par réseau, c’est en tout cas un atout à l’étranger : que se soit par les ambassadeurs d’OnlyLyon ou les anciens de l’EM Lyon, ces réseaux d’entraide et de solidarité sont faciles à mobiliser et précieux à l’international.

MICHAEL PETERS Grant Gudgel

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conversations Quels sont les atouts de Lyon en termes d’innovations ? M.P. : Je ne connais pas dans le détail ce qu’il se passe dans les clusters, en revanche,jeremarquequel’innovation est en totale adéquation avec Lyon. Prenez l’exemple de Cupertino ou de Mountain View : contrairement à la banque ou à l’industrie, l’essentiel pourcesactivitésn’estpasdesesituerà proximité des centres de pouvoir mais d’offrir un confort de vie et de travail. À ce titre, des quartiers comme Vaise ou la Confluence sont des références. G.G. : En termes d’innovation, je pense à la plateforme Open data, mais aussi à Vélo’v : ce système intégré de location de vélos est aujourd’hui copié partout et personne ne sait qu’il est né dans cette ville !

Un phénomène intéressant est en train d’émerger entre, d’une part les pôles de compétitivité, comme Lyonbiopôle et Imaginove, et d’autre part des initiatives venant de la base, bottom- up, avec la création de réseaux de professionnels qui, comme La Cuisine du Web, ont pour objectif de donner de la visibilité à la créativité et à l’esprit d’innovation qui existent à Lyon. Les rencontres entre ces deux types de structures sont efficaces et fructueuses.

Quelle est votre perception du quartier de la Confluence ? M.P. : C’est un chantier exceptionnel, parmilesplusavant-gardistesd’Europe.

J’ai le sentiment que Lyon tient là, avec ce projet d’une incroyable moderni- té architecturale, quelque chose qui lui manquait encore, quelque chose de bien plus fort que les traditions gastronomiques. Euronews va démé- nager progressivement dans ses nou- veaux locaux à la Confluence à partir du mois de juin jusqu’au début 2015. Nous allons participer au rayonne- ment de ce quartier, avec la présence de nos journalistes, la venue régulière de nos clients ou de représentants d’institutions internationales. L’im- meuble et la Confluence seront mon- trés à l’antenne, auprès de millions de téléspectateurs dans le monde.

Euronews sera à la fois l’étendard de Lyon à l’international et aura une plus grande visibilité dans la ville. G.G. : Je me rends régulièrement à la Sucrière. Ce quartier est assez génial en termes d’architecture, j’ai hâte de voir le Musée des Confluences achevé. Comment imaginez-vous Lyon en 2020 ? M.P. : Je vais plutôt dire ce que je souhaite : que Lyon soit encore plus tournée vers l’international, par ses marques, ses écoles, ses entreprises, ses événements ; que son quartier d’affaires se dote d’un ensemble de tours car c’est cette skyline que les visiteurs voient en premier quand ils arrivent dans une ville ; qu’elle prenne conscience de sa place privi- légiée de hub en matière touristique et qu’elle continue à porter haut les valeurs culturelles qui la distinguent sur la scène internationale.

G.G. : La Part-Dieu va devenir un centre d’affaires vraiment emblé- matique, et Lyon restera une ville qui gardera cet équilibre entre qualité de vie et dynamisme économique. 08 - 09 Lyon en trois mots Par Grant Gudgel - Dynamique - Agréable - Connectée Bio express 2008 : International MBA, EM Lyon 2009 :  travaille à la formation continue, EM Lyon 2011 : création de The Auctus Group 2012 : rejoint La Cuisine du Web 2013 : création de Vidcoin Lyon en trois mots Par Michael Peters - Attachante - Complexe - Historique Bio express 1995 : Master d’ingénierie financière, EM Lyon 1995-1998 : travaille chez Arthur Andersen Lyon 1998 : rejoint Euronews comme responsable financier 2005 : nommé directeur général de la chaîne 2011 : nommé président du directoire d’Euronews

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10 - 11 remarquable attraction 1,3 millions d’habitants 516 km2 de territoire VILLE MONDIALE pour laqualitédevie Classement mercer 2012 DESTINATIONS au départ DE L’AÉROPORT LYON-SAINT EXUPéRY 115 PRIX EUROPÉEN INTERMODes 2014 récompensant toute la politique de mobilité durable 2000 ans d’histoire 1998, inscription au patrimoine mondialdel’Unesco 1ère Smart City française Lyon en tête du palmarès desVillesIntelligentes Source: M2ocity - novembre 2013 VILLE FRANÇAISE POUR L’ALLIANCE CARRIèRE/QUALITéDEVIE Courrier Cadres & dirigeants 2013 VILLE FRANÇAISE PRÉFÉRÉE DESjeunes CADRES source:APEC2012 VILLE FRANÇAISE POUR SA CULTURE Le Journal des Arts nov 2013 BEST FOOD CITY AU MONDE UCITYGUIDES.COM INCONTOURNABLE DESTINATION 34% DE LA POPULATION LYONNAISEàmoins de 25 ans (INSEE) 39ème 1 èRE 2 ème 3 ème Solutrans, Biovision, Innorobo...

plus de 21 000 événements 2BIENNALES INTERNATIONAles: 390 congrès et salons professionnels organisés danse: 85000 spectateurs ART COMTEMPORAIN : 200000 visiteurs 2SALONS INTERNATIONAUX : SIRHA: plus de 185 000 visiteurs en 2013 POLLUTEC: 63000 visiteurs en 2012 EUREXPO,2ÈME PLUSGRAND CENTRE D’EXPOSITION DEFranceAVEC120000m2 extension d’Eurexpo de 9 000m² en janvier 2015 Festival LUMIèRE international decinéma: 76000 spectateurs 15èME VILLE EUROPÉENNE POUR LES CONFÉRENCES INTERNATIONALES FêTE DES LUMIèRES: plus de 3 millions de visiteurs en 2013 (estimation) VILLE DE TOURISME D’AFFAIREs FRANÇAISE 2 ème 2 ème Performances positions

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e bois, matière première non seulement saine et durable, mais aussi high-tech : c’est ce que démontre l’équipe de « boiseux » de Neolife, avec dix brevets déposés, une croissance vertigineuse et des ouvertures à l’export qui le sont tout autant. Le produit développé, composé à 91 % de fibres de bois, en a toutes lesqualitéssanslesinconvénients:ilest beau, chaleureux, renouvelable mais aussi imputrescible et sans entretien. « Le 21e siècle sera éco-conçu ou ne sera pas : il faut savoir inventer des alternatives environnementales qui soient à la fois dans les prix du marché des matériaux classiques et qui répondent aux besoins contemporains », résume Florence Moulin, directrice générale et co- fondatrice de Neolife avec Patrick Marché, Pdg.

L’entreprise, entrée en bourse en décembre dernier sur le marché libre d’Euronext Paris où elle a levé 30 M€, est en train de mettre au point un pro- duit 100 % naturel avec un liant végé- tal. Elle s’apprête à passer cette année de 12 à 16 salariés, et à plus que quintupler son chiffre d’ affaires. Objectif : conquérir l’Europe, les États- Unis et le Canada, pour des terrasses ou des bardages, mais aussi le Moyen- Orient.Là-bas,oncherchedessolutions pour… les plages, car le sable y est si brûlant qu’il faut aménager des pontons ! Neolife recycle les sous-produits des scieries des Vosges, collabore avec une entreprise de la Plastic Valley d’Oyonnax pour l’assemblage, expé- die ses produits depuis Lyon et a ouvert une représentation en Suisse.

« Lyon est pour nous une excellente base de développement : c’est un carrefour lo- gistique, riche en partenaires financiers. Et puis cerise sur le gâteau, on vit très bien à Lyon , ajoute-t-elle.

performances expansions aciliter le geste du chirur- gien, améliorer le confort du patient et réduire les risques pour la santé, tout cela grâce au collagène. Voici, résumée, la clé de la réussite de Biom’up, une jeune entreprise de biotechnolo- gies aujourd’hui lancée à la conquête des États-Unis. À l’origine de cette success story : deux ingénieurs de l’Insa-Lyon, Sylvain Picot et Patricia Forest, et le docteur Christian Gagnieu. Le produit phare de Biom’up est la membrane Cova TM , à la fois résistante, parfaitement tolérée et résorbable naturellement au bout de 3 ou 4 mois. Ce dispositif implantable permet, lors d’une opération, de sépa- rer les différents tissus et ainsi d’éviter les adhérences post-opératoires.

Guillaume Laurent, chef de projet, en est convaincu : « l’avenir est dans la médecine régénérative, qui vise à aider le corps à se reconstruire par lui-même ». Cette innovation a trouvé de nombreuses applications en chirurgies cardiaque, viscérale ou gynécologique. Elle a également révélé tout son intérêt dans le domaine de la chirurgie cardiaque pédiatrique, en permettant de réduire les difficultés liées aux interventions successives. Un troisième produit a été récemment agréé par la Food & Drug Administration et Biom’up vient de recruter un «chief medical officer » pour développer son implantation Outre-Atlantique.

Identifiée comme une start-up à très fort potentiel, Biom’up est devenue une «Pépite» du dispositif Lyon Ville de l’Entrepreneuriat en octobre 2013. À ce titre, elle sera accompagnée pendant deux ans dans son déve- loppement. « Biom’ up a bénéficié du dynamisme de l’ agglomération lyonnaise en matière de biotechs, avec un vivier d’acteurs de référence liés par des synergies très importantes », estime Guillaume Laurent.

BIOM’UP l’innovation au corps En bref . Création de Biom’up en 2005 . 40 salariés . CA en 2013 : 2,6 M€ . Trois levées de fonds, dont la dernière, en 2012, de 6,8 M€ En bref . Création de Neolife en 2012 . 2 salariés . CA en 2013 : 2 M€ . Perspectives 2014 : 11 M€ de CA 12 - 13 NEO LIFE le bois réinvente le futur

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Biopôle de Gerland : un ADN 100% santé et biotech- nologies performances expansions 14 - 15 ept cents hectares en pleine reconversion. à l’entrée sud de Lyon, le quartier de Gerland s’affirme comme un territoire de référence de la stratégie urbaine du Grand Lyon visant à imbriquer développement scientifique, économique et urbain.

Empreint d’un héritage industriel encore bien visible - en témoigne l’imposant port Édouard Herriot - Gerland a connu une profonde mutation ces dernières décennies. Le projet urbain initié en 2000 est entré dans sa seconde phase, avec l’objectif de renforcer ses SITES économiques et scientifiques, le tout dans un souci de développement durable. Le Grand Lyon a pour ambition de placer la métropole lyonnaise dans le top 10 des sites majeurs d’implantation d’activités économiques et d’innovation en santé et biotechnologies au niveau international.

À l’ entrée sud de Lyon, directement relié au boulevard périphérique et accessible en mode doux grâce aux liaisons de métro et de tramway, Gerland s’ affirme comme un véritable territoire de développement qui s’étend sur 700 hectares et compte 30 000 habitants. Le quartier abrite quelque 2 000 entreprises, qui emploient 30 000 personnes. Des références industrielles de renom comme Velan, Nexans, Babolat, Plastic Omnium, SNC-Lavalin ou encore Eras y sont installées. Siège du pôle de compétitivité Lyonbiopôle, Gerland attire éga- lement des leaders mondiaux des sciences du vivant et, dans leur sillon, nombre de start-up actives dans le domaine de la santé et des biotechnologies comme Genoway, Episkin ou encore Imaxio.

Un campus urbain ouvert sur la ville Le biopôle de Gerland s’étend ainsi sur 100 hectares au sud du quartier, qui concentre 5 000 emplois en santé et biotechnologies avec près de 50 acteurs de la filière, parmi lesquels des leaders mondiaux tels que Sanofi Pasteur, Mérial, Genzyme, Episkin et Aguettant qui y poursuivent leur développement. Aguettant a ainsi posé en juillet 2013 la première pierre d’un nouveau bâtiment pour héberger son siège, sa production et sa R&D, pour un investissement de 22 mil- lions d’euros. Le groupe Sanofi, pre- mier employeur privé du Grand Lyon, va quant à lui encore renforcer son implantation locale avec la réunion des sièges mondiaux de Sanofi Pasteur et Merial sur un seul site, tandis que des services partagés et directions opérationnelles seront réunis dans un deuxième bâtiment.

Pour finir, le laboratoire P4 va doubler de surface à l’automne 2014 pour atteindre 400 m² de surfaces confinées, et le premier bâtiment de Bioaster, structure d’hé- bergement de projets R&D et de plateaux techniques, sera livré au printemps 2015.

Il compte également une forte présence d’établissements d’enseignement supé- rieur avec l’École Normale Supérieure (ENS), l’Université Claude Bernard Lyon 1 (UCBL), l’Institut Supérieur d’Agriculture et d’Agro-alimentaire de Rhône-Alpes (ISARA) ainsi que des instituts de recherches tels que l’Institut de Biologie et Chimie des Protéines (IBCP), l’Institut de Génomique Fonc- tionnelle de Lyon (IGFL), l’Institut Européen pour la Biologie des Systèmes et la Médecine (EISBM), le Centre International de Recherche en Infectio- logie (CIRI), présents sur son territoire, Gerland constitue le cœur du campus Charles Mérieux, site majeur d’investis- sements au titre de l’opération Campus.

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performances expansions 16 - 17 Lyonbiopôle pôle de compéti- tivité au cœur de Gerland LyonBiopôle en chiffres Le pôle de compétitivité compte 136 membres, dont 80 % de PME. Depuis sa création en 2005, Lyonbiopôle a labellisé 135 projets de R&D collaboratifs re- présentant un investissement global de 671 millions d’euros pour lesquels 269 millions d’euros d’aides publiques ont été obtenus. 59 projets sont aboutis. Depuis 2005, le pôle a généré : 11 start-up 393 emplois 104 brevets 235 publications scientifiques 388 communications scientifiques erland accueille le siège du pôle de compétitivité mondiale Lyonbiopôle, animateur de la filière santé.

La phase 3.0, engagée pour la période 2013-2018, vise à renforcer sa dynamique entrepreneuriale et les liens entre le monde académique et clinique pour soutenir l’innovation produits, services et usages au bénéfice des patients. Déjà doté d’un centre d’infectiologie dédié à l’hébergement de projets R&D (1 920 m2 de laboratoires pouvant héberger en moyenne 84 personnes sur 7 modules équipés, des zones communes dont une plateforme P3 et des éléments mutualisés), le pôle de compétitivité a inauguré Accinov en 2013.

ACCINOV : UNE OFFRE D’ACCUEIL À HAUTE VALEUR AJOUTÉE DéDIÉE AUX BIOTECHNOLOGIES Nouvelleinfrastructuresanséquivalent en Europe, disposant sur 4 544 m² de laboratoires de haute technicité et de bureaux associés, la plateforme d’innovation Accinov cible les PME dont le développement nécessite un accès à des environnements hautement qualifiés (suites de bioproduction et salles blanches) et à des compétences associées (pharmacien responsable, aide laboratoire,responsablemaintenance). Accueillant ses premiers occupants depuis septembre 2013, elle triple ainsi la surface dédiée à l’accueil des projets de recherche pré-clinique et clinique.

Des réserves foncières encore disponibles Épicentre régional des sciences du vivant, Gerland dispose encore de réserves foncières pour accueillir des entreprises dans le secteur de la santé et des biotechnologies sur sa zone d’activité Techsud (SAS Porte Ampère), dont la vocation est d’accueillir des actions d’activités économiques en synergie avec l’environnement scientifique et industriel du Biopôle. Non loin de là, le quartier développe en outre une offre de locaux diversifiée au sein de la nouvelle ZAC des Girondins, qui a vocation à créer un pôle tertiaire de 100 000 m² associant logements, activités tertiaires, commerces et services de proximité.

Aux côtés d’équipements sportifs et culturels d’envergure (stade de Gerland, Palais des sports, Halle Tony Garnier ; bientôt le Musée des Confluences) et d’espaces verts (Parc de Gerland, Berges du Rhône), le développement de nouvelles zones d’habitationetd’activitéssignentl’identité d’un quartier pluriel et multifonctionnel en pleine mutation.

des infrastructures spécialisées, à fortevaleur ajoutée,uniques en europe • Accinov • Bioaster • Centre d’infectiologie • P4

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18 - 19 Nom de code : « French Tech ». L’enjeu est de positionner la France sur la carte du monde des principales nations numériques et de favoriser l’émergence de «Tech champions» au niveau mon- dial, comme... Google ou Apple ! Mais pourqueceschampionssedéveloppent, la qualité de l’écosystème dans laquelle ils se développent est primordiale. 3 leviers pour accompagner les dynamiques numériques Ladynamique«FrenchTech»actionnera trois leviers.

Le premier : la labellisation de quelques territoires sur la base d’un cahier des charges. Celui-ci prévoit de retenir les métropoles qui notamment, développent « un éco- systèmenumériqued’unetaillecritique et d’ un dynamisme économique remarquable », disposent « d’un réseau d’acteurs publics et privés coordonnés et fortement mobilisés », déploient « des programmes opérationnels au service de la croissance et de la visibilité des entreprises », proposent « un envi- ronnement urbain favorable ainsi que des espaces d’expérimentation et de démonstration ».

À la clé, French Tech prévoit, deu- xième levier, une enveloppe globale de 200 M€ investie dans des structures d’accompagnement et de 15 M€, troi- sième levier, destinée à promouvoir l’attractivité du secteur numérique français. 3 ans pour bénéficier de ce label et le faire fructifier Depuis le 1er février 2014, les métro- poles peuvent faire acte de candida- ture, sans contrainte de date butoir. Lyon a peaufiné son dossier jusqu’à début mars pour ensuite co-construire, avec le ministère délégué à l’écono- mie numérique, le projet finalisé, avec pour objectif de l’amener à un état de maturité qui le rendra effectivement labellisable.

Ensuite un comité de sélection se prononcera sur une sélec- tion ferme. Le label est d’abord obtenu pour un an, phase d’expérimentation, puis le cas échéant confirmé pour trois ans, à l’issue desquels une évaluation des performances du territoire sera ensuite réalisée et le label renouvelé ou pas. La compétition est ouverte...

Quels sont les points forts de la candidature de l’écosystème lyonnais ? Le territoire est le deuxième pôle numérique en France et la filière numérique représente à elle-seule plusde34000emplois.Au-delàdes indicateurs économiques qui sont bons, le territoire dispose déjà d’un écosystème dense et varié et d’une manière de travailler en réseau déjà bien structurée. Elle a abouti en fin d’année 2013 à la création de Lyon Hub Numérique qui vise justement à renforcer les synergies tissées entre des acteurs aussi différentsquelesentreprises,écoles et universités, laboratoires, pôles de compétitivité, incubateurs, associations...

La volonté de créer des connexions et interactions entre les acteurs est d’ores et déjà dans les gênes du territoire et correspond à notre manière de travailler.

Qu’attendez-vous d’une labellisation « French Tech » ? Qu’elle nous permette de me- ner à bien notre ambition qui a toujours été de pérenni- ser et d’accélérer la croissance de start-up, en leur permet- tant d’accéder à de nouveaux marchés, d’acquérir de nouvelles technologies, de se former, se développer plus vite pour devenir des « Tech champions » de niveau mondial. Elle peut aussi nous permettre de booster les relations entreprises / laboratoires, sujet sur lequel le territoire et la France entière ont beaucoup à progresser globalement et de donner une visibilité plus forte à notre offre de formation en matière de numé- rique, sur laquelle nous travaillons déjà activement.

Quel en est le calendrier ? Nous travaillons à la constitution de notre dossier avec un comité de pilotage de 12 à 15 personnes qui coordonne le projet, tout en associant le plus largement possible l’écosystème numérique local. Une démarche équilibrée entre bottom up et top down en quelque sorte… L’idée étant de frapper vite et fort !

Trois questions à Nicolas Claraz, président fondateur de CyberCité et administrateur de la Cuisine du Web performance incubations performances incubations e gouvernement français a lancé officiellement fin janvier l’appel à projets « French Tech » dont le but est de labelliser quelques métropoles françaises qui formeront ensemble l’équipe de France numérique. Dans son approche, French Tech vise surtout à accélérer la croissance d’un écosystème existant. Une approche qui est déjà celle des acteurs locaux... La métropole lyonnaise est sur les rangs. • 2ème pôle français • 3,5 milliards de CA • 4 000 entreprises • 34 000 emplois •  +35 % : nombre d’emploi généré en 10 ans •  160 adhérents au Pôle de compétitivité Imaginove (image et cross media) •  460 adhérents au Cluster Edit (logiciel) •  1 000 chercheurs dans le domaine numérique • +200 événements et rendez-vous numériques par an Le numérique lyonnais en chiffres

performance incubations 18 - 19 performances incubations Quel regard portez-vous sur l’innovation dans le Grand Lyon ? Lyon et sa région sont un terreau entrepreneurial avec un vrai esprit industrieux : à chaque génération ont émergé de nouvelles entreprises qui ont su s’enrichir de la génération précédente. L’innovation ne concerne pas que la R&D mais également la capacité de faire évoluer le monde économique au travers de nouveaux usages comme en témoigne le succès d’April dans les assurances, Cegid dans l’informatique, GL events dans l’événementiel ou encore bioMérieux et Sanofi dans la santé.

L’un des atouts du territoire réside dans ses univer- sités et écoles pluridisciplinaires. Le challenge actuel est de faire en sorte que ces différents acteurs travaillent de plus en plus ensemble.

Quels sont les points d’amélioration ? Il faudrait un écosystème suffisamment dynamique pour que l’on se dise que Lyon est l’endroit où il faut être. Je pense qu’on ne met pas assez en avant le package émotionnel, c’est-à-dire tous les atouts de la qualité de vie et de travail à Lyon, pour accélérer la promotion de Lyon. De plus, il manque des outils de capital risque et d’investissement de proximité, qui existaient il y a une vingtaine d’années. La création du FRI, de la BPI, le lancement de fonds comme Hi-Inov ou encore la nouvelle Bourse des PME vont dans le bon sens. Que pensez-vous du Hub Numérique Lyonnais et de l’ appel à projet «French Tech» ?

La filière numérique se fédère depuis plusieurs années avec le Cluster numé- rique et récemment avec French Tech. Dans le cadre de cet appel à projet, nous avons rassemblé 250 personnes sous une même bannière autour d’une dyna- mique collective. Depuis, nous sentons une réelle mobilisation et impulsion des collectivités territoriales. Qu’ est-ce que la réussite de Cegid « doit » à l’environnement lyonnais ? Le fait que Cegid a été créé à Lyon a participé de sa capacité à progresser très vite car le groupe a trouvé les collaborateurs qui lui convenaient, dans un environnement favorable avec des locaux confortables et à un coût convenable.

À l’époque, le capital de proximité a permis à Jean-Michel Aulas de faire appel au marché. Aujourd’hui, sans gommer notre tropisme lyonnais, Cegid est devenu un éditeur national et international. Nous sommes clairement positionnés dans une logique de leadership sur les nouveaux usages en termes de mobilité et de cloud. C’est un excellent momentum ! Lyon en un mot ?

Entrepreneuriale Quel regard portez-vous sur l’innovation dans le Grand Lyon ? Elle est très vive et s’appuie notamment sur des initiatives privées fortes, comme le fonds d’investissement Dentressangle Initiatives (spécialisé dans le domaine numérique), la Cuisine du web qui contribue au rayonnement du territoire et facilite les connexions ou Cegid qui travaille dans une vraie logique partenariale. La dynamique est soutenue mais les mentalités ont encore besoin d’évoluer. Les Lyonnais continuent de toujours vouloir se comparer à Paris : il faut changer de posture et se positionner au niveau européen, à côté de Barcelone ou de Milan.

Quels sont les atouts spécifiques du territoire en matière de numérique ? Clairement,lacoordinationentreleprivé etlesacteurspublics.Ellefonctionne,elle estactiveetellepeutmêmeallerplusloin. Pour être vraiment visible sur cette filière et devenir une référence, il va falloir faire un choix et pousser deux ou trois secteurs plus fortement pour en faire des pôles d’excellence pointus et assurer une coordination de tous les acteurs - entre- prises, écoles, filières d’enseignement, pôles de compétitivité - autour de ces secteurs. De mon point de vue, Lyon est légitime pour préempter les thèmes de la Big Data ou des nouvelles technologies appliquées à la santé.

Des sujets porteurs et riches de synergies pour le territoire.

La réussite de Geolid serait-elle possible ailleurs ? À Paris, tout aurait été plus compliqué. Lyon permet d’accéder à des locaux intéressants financièrement et situés à 2h de train de la capitale. Les écoles sont de très bon niveau et on trouve ici des développeurs vraiment pointus. L’accessibilité du réseau entrepreneu- rial lyonnais est un vrai plus : les grands patrons - Bruno Bonnel (Robopolis), PatrickBertrand(Cegid),BrunoRousset (April) - sont vraiment prêts à consacrer du temps aux entrepreneurs, ce qui est très précieux pour une start-up comme Geolid !

Lyon en un mot ? Trois ! Une ville sage...

qui se réveille ! J’adore Lyon. Mais comme je suis quelqu’un d’exigeant, j’attends plus d’elle encore. J’ai de l’ambition pour Lyon. C’est une ville à taille humaine, avec des gens ouverts et sincères, une ville belle esthétiquement dans une ré- gion très attractive mais je sais qu’elle peut aller beaucoup plus loin. Une ambition justement pour Lyon en 2020 ? Qu’elle soit une capitale européenne de quelque chose. Pourquoi pas du numérique ? Il y a de la place pour un grand forum mondial du numérique, qui n’existe pas encore... «Lyon, l’endroit où il faut être» Patrick Bertrand directeur général de Cegid «Un réseau entrepre- neurial accessible» Gauthier Cassagnau co-fondateur et président de Geolid 20 - 21 Fiche d’identité Premier éditeur français de logiciels de gestion avec un chiffre d’affaires de 259,7 millions d’euros en 2013, le groupe Cegid emploie plus de 2 000 collaborateurs et revendique plus de 400 000 utilisateurs de ses solutions de gestion, en France et à l’étranger.

Cegid est coté depuis 1986 sur Euronext Paris, compartiment B.

Fiche d’identité Spécialisée dans les solutions d’e-marketing à destination des TPE, commerçants et artisans, Geolid a été créée en 2008 et enregistre en 2013 un chiffres d’affaires de 8 M€. La start-up compte 120 salariés en France, dans 8 agences (Nantes, Paris, Strasbourg, Lille, Marseille, Lyon, Toulouse et Bordeaux) et prévoit de s’implanter dans les villes de taille moyenne en 2014.

Calendrier •  Mi mai-fin juin 2014 : appel à projets •  Juillet 2014 : sélection de 100 projets •  Septembre : lancement du dispositif + journée d’intégration •  Novembre 2014 : 1er Challenge •  Janvier 2015 : 1/2 finale •  avril 2015 : Finale/ soirée de remise des prix success stories programmées pour les entreprises innovantes Établissements d’enseignement supérieur de haut niveau, réseaux de recherche, clusters, pôles de compétitivité, incubateurs, accélérateurs, entreprises de pointe...

le territoire lyonnais s’est imposé ces dernières années comme l’une des grandes métropoles innovantes. Pour développer encore ce statut, le Grand Lyon s’est doté DE nouveAUX outilS, visant à accélérer l’implantation de nouvelles entreprises innovantes et augmenter leurs chances de réussite : Lyon Start-Up et lyon urban data.

performance incubations performances incubations 22 - 23 22 - 23 Remporter des prix, mais aussi se former, se faire accompagner et générer des opportunités Concrètement, le dispositif est organisé autour de 3 « rounds » progressifs sur une période de 8 mois, chaque « round » étant ponctué d’un pitch devant un jury et d’une journée de networking thématique. Pour s’y pré- parer, les candidats peuvent intégrer différents programmes (formation business modeling, incubation, accélé- ration) proposés par les partenaires de Lyon Start-up et bénéficier du soutien de mentors de haut niveau. En prime, pour les 30 projets labellisés à l’issue de la ½ finale, la possibilité de rencontrer de façon privilégiée des investisseurs et des grands donneurs d’ordre.

Révéler le potentiel de l’idée d’entreprise « Les porteurs de projet ont tout à y gagner, pas seulement au niveau financier. On leur déroule en quelque sorte le « tapis rouge » en mobilisant à leurs côtés un ensemble très large d’acteurs clés de l’entrepreneuriat, de l’innova- tion et du financement » explique Louis Delon, responsable du programme à la FPUL (Fondation pour l’université de Lyon).

Particularité du dispositif : il s’adresse à tous les profils (salariés, étudiants, chercheurs...) qui souhaitent s’inscrire dans une dynamique de création de start-up. Seule condition d’entrée : que leur idée soit innovante (innovation technologique, de service, d’usage ou encore sociale...) et, pour les entre- prises déjà créées, qu’elles aient moins de 18 mois d’activité.

Ce dispositif montre la volonté de faire reconnaître le territoire lyonnais comme l’un des plus favorables à la création d’entreprises innovantes en France et plus largement en Europe.

Et vise haut en ambitionnant 200 projets à potentiel à l’horizon 2015. Ils soutiennent l’opération Lyon Start-up : •  le Grand Lyon •  la Région Rhône-Alpes •  Lyon Ville de l’Entrepreneuriat Lyon Start-up tapis rouge pour les porteurs de projet start-up ncourager la création de start-up innovantes par la mise en œuvre de dispositifs de soutien... L’idée n’est pas nouvelle. Et pourtant, Lyon Start-up est une initiative originale portée par la Fondation Pour l’Université de Lyon (FPUL). Si le squelette du dispositif repose sur une dynamique de concours bien connue, la valeur ajoutée repose davantage sur l’agilité et la progressivité du programme proposé tout au long du dispositif, l’ouverture à toutes les formes d’innovation, à des stades de maturité diverses.

Car l’ambition est bien là : détecter et accompagner des projets de start-up de l’idée à la création, en permettant aux porteurs de projet de se former, de tester et de concrétiser leurs ambitions en compagnie d’experts et de mentors de haut niveau, tout en se connectant avec des acteurs clés du réseau territorial de l’accompagnement, de l’innovation, du financement et des grands donneurs d’ordre. En bref 100 projets issus de l’appel à projet initial pourront bénéficier de : •  1 formation de business modeling via un partenariat avec l’EM Lyon et l’Université de Lyon •  1 formule d’accompagnement mobilisable auprès du réseau d’incubateurs lyonnais et de la CCI/Novacité •  1 module de mentorat auprès d’experts et d’entrepreneurs de haut niveau •  Une dotation totale de 100 000 € pour les concours de pitch •  Un voyage d’une semaine dans la Silicon Valley pour les 4 lauréats de Lyon Start-up •  Des contacts privilégiés avec des grands comptes impliqués dans une stratégie d’«open innovation» •  Des rencontres « one to one » avec des investisseurs

performance incubations performances incubations Nous sommes en train de mettre en place une struc- ture, qui sera aussi un lieu physique et un outil d’animation, créée autour de l’ouverture des données publiques et privées, visant à soutenir le développement de nouveaux services urbains intelligents » explique Lethicia Rancurel, directrice du projet. Pas seulement un dispositif mais un outil d’innovation concret qui s’inscrit dans la stratégie de ville numé- rique et intelligente menée par le Grand Lyon.Avecpourenjeux,l’attractivitédu territoire bien sûr, la création de valeurs et d’emplois.

Lyon Urban Data a été conçu pour répondre aux besoins de ses cibles : les porteurs de projet d’abord qui initient de nouveaux services urbains, les utilisateurs finaux ensuite - le grand public - qui pourront expérimenter et contribuer à la mise au point de ces services innovants.

Plate-forme de mutualisation des données et expérimentation Son offre repose sur trois grands piliers, susceptibles d’intéresser les porteurs de projet : des compétences en matière d’usage de la ville d’abord, une plate- forme de mutualisation des données urbaines publiques et privées ensuite. Enfinetsurtout,elledonnelapossibilité d’expérimenter auprès des utilisateurs finaux les nouveaux services envisagés, et ce, dès les premières étapes de la conception. « L’intérêt est de pouvoir imaginer un service en faisant rentrer très tôt l’usager dans l’expérimentation, ce qui raccourcit sensiblement le cycle d’innovation»ajouteLethiciaRancurel.

Ces tests grandeur nature seront réalisés dans le quartier de la Part-Dieu, auprès d’un panel d’usagers (résidents, usagers des services et commerces, salariés des entreprises de filières différentes).

Le terrain de jeu de Lyon Urban Data est nettement périmétré : « notre mission peut commencer à la naissance d’une simple idée de service mais s’ar- rête à l’exploitation et au développement industriels qui sont repris en charge par le porteur de projet » explique Lethicia Rancurel. Critère d’entrée : la finalité urbaine exclusive bien sûr. Outil de travail et vitrine du savoir-faire du territoire Soutenu par des partenaires privés et publics, le projet Lyon Urban Data est dans sa phase d’amorçage et travaille sur des projets impulsés par ses parte- naires. Sachant que, à terme, c’est tout l’écosystème lyonnais qui proposera des thématiques de recherche, auxquelles il pourra contribuer en fonction de ses expertises et spécialités.

Le premier semestre 2014 est une étape déterminante qui doit concrétiser l’ouverture d’un lieu en propre. Ce dernier proposera un espace de coworking mis à disposition des entreprises et un espace showroom destiné au grand public. Un outil de travail et une vitrine du savoir-faire de l’ agglomération en matière d’innovation urbaine. Ils soutiennent Lyon Urban Data : • le Grand Lyon •  les entreprises EDF, SFR, SOPRA Group et Veolia •  les pôles de compétitivité Imaginove et LUTB •  les clusters EDIT et I-Care •  le laboratoire d’excellence IMU (Intelligence des Mondes Urbains), regroupement de 24 laboratoires de recherche dont le LIRIS (Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information) Lyon Urban Data* expérimenter des services pour faciliter la vie en ville *Nom provisoire

performances incubations 26 - 27 Nouvelles mobilités Plus de fluidité et d’agilité pour se déplacer en ville Quels sont les objectifs du projet Optimod’Lyon ? Optimod’Lyon rassemble plusieurs ambitions : d’abord le regroupement de toutes les données de mobilité en contexte urbain, publiques ou privées, et dans le même temps la définition d’une politique de coopération entre les acteurs publics et privés. Au public, la charge de rassembler la donnée, au privé celle de construire des outils très avancés à partir des données collectées et d’en assurer la commercialisation.

Les services à haute valeur ajoutée créés doivent répondre à un triple objectif : une cohérence avec les poli- tiques publiques, et donc une mobilité urbaineoptimiséeetdurable,laréponse aux besoins des usagers qui doivent aujourd’hui consulter autant de services que d’ organisations pour préparer leurs déplacements, la définition de modèles économiques d’entreprises, indépendants des fonds publics.

Comment se concrétise Optimod’Lyon aujourd’hui ?

Partroisservices:unoutildeprédiction de trafic à 1h, un GPS multimodal urbain (une première mondiale) et un optimiseur de tournées de logistique urbaine. La richesse et la qualité des données collectées alliées aux savoir-faire technologiques des en- treprises partenaires permettent de développer ces services. Nous sommes aujourd’hui au 2/3 du parcours du projet et les résultats sont encoura- geants : 30 bases de données et flux temps réel ont été rassemblés. Les outils de prédiction de trafic à 1h sont prêts dans une première version, et des travaux sont en cours pour les améliorer. Le GPS multimodal urbain et le calculateur d’itinéraire ont été testés, le déploiement est prévu fin 2014.

 Les tests sur l’optimiseur de tour- née et le navigateur de fret urbain ont démarré, avec des distances et temps de parcours optimisés (10 à 20 % de gain). Pouvez-vous nous en dire plus sur le GPS multimodal urbain ? Il s’agit d’un compagnon de navigation multimodal (voiture, transports en commun, vélo, marche à pieds, auto- partage, etc.) en temps réel, disponible sur smartphone. Cette application vous propose les meilleures solutions pour aller d’ un point A à B sur l’agglomération, en combinant toute l’offre de transport disponible, avec une alerte avant de partir en cas d’incident (train en retard, bouchon important) et pendant le trajet un suivi de votre dé- placement, comme un GPS de voiture.

Cet outil rassemble l’ensemble des services d’information disponible (TCL, OnlyMoov, SNCF, Vélo’ v, parkings, etc.), avec le temps historisé, le temps réel, la prédiction à une heure. C’est une première mondiale. Il est développé par l’entreprise Cityway, filiale de Transdev.

Et pour le fret urbain ? Les entreprises Renault trucks et IBM travaillent ensemble, la première sur un GPS de logistique urbaine, l’autre sur un optimiseur de tournées de fret. Il s’agit d’utiliser les données temps réel et prévisionnelles (trafic historisé, chantiers sur l’agglomération), pour proposer aux chauffeurs le meilleur parcours leur permettant de gagner du tempsetd’éviterdeskilomètresinutiles. Une fois le trajet optimisé planifié, il est envoyé dans le navigateur de fret qui assure le guidage du conducteur. Il a fallu un an pour faire aboutir Optimod’Lyon. Comment un tel projet a pu naître si rapidement ? C’est le résultat de la combinaison des atouts des acteurs du territoire.

D’abord le Grand Lyon qui a une maturité très forte sur la mobilité urbaine et sur les développements possibles en matière d’ITS (Intelligent Transport Systems).

Il a joué un rôle de catalyseur déter- minant dans la conception du projet, sa philosophie et la recherche de parte- naires, alors que le sujet de la mobilité est éclaté entre de multiples acteurs. Ensuite, le cluster Rhône-Alpes Automotive et le pôle de compétitivité LUTB Transport & Mobility Systems. Ils réunissent une densité très forte de compétences en associant des acteurs industriels et la recherche publique. Ils ont l’habitude de mener des projets de R&D ensemble et partagent tous la même volonté de contribuer au dé- veloppement économique du territoire. ourant 2014 vont voir le jour différentes solutions logicielles développées et expérimentées dans le cadre du projet Optimod’Lyon, projet d’innovation autour de l’information sur les déplacements.

Des outils innovants, qui vont faciliter le déplacement des personnes et le transport de marchandises en ville, partis d’une idée simple : diffuser une information sur tous les modes, en temps réel, partout, pour tous. Explications avec Jean Coldefy, directeur du projet Optimod’Lyon au Grand Lyon, et Timothée David, Directeur du Rhône-Alpes Automotive Cluster et co-animateur du programme Système de Transport pour le pôle de compétitivité LUTB Transport & Mobility Systems. •  7 M€ de budget co-financés par l’ADEME / les investissements d’avenir et l’ensemble des partenaires •  2 collectivités : Ville de Lyon et Grand Lyon •  8 entreprises partenaires : Renault Trucks, IBM, Orange, Cityway, Phoenix ISI, Parkeon, Autoroutes Trafic, Geoloc Systems •  3 organismes de recherche impliqués : le laboratoire d’Économie des Transports (LET Lyon II), le Centre d’Études Techniques de l’Équipement de l’Est (CETE), le LIRIS (Insa Lyon-CNRS) •  3 labélisations de pôles de compétitivité français : LUTB Transport & Mobility Systems, Cap Digital et Imaginove En route pour l’Europe avec Opticities www.opticities.com Lancé en novembre 2013, Opticities est la déclinaison d’Optimod’Lyon à l’échelle européenne.

Optimod’Lyon en chiffres

28 - 29 Comment se porte le marché tertiaire lyonnais ? Nous avons observé une forte croissance de la demande placée en 2013, de 36 %. Il faut souligner que 2012 avait manqué de grandes transactions, ce qui n’a pas été le cas l’an dernier où ont été signés trois méga deals : la SNCF, Alstom et Sanofi. De plus, Lyon se distingue fortement sur le plan national puisque l’Ile-de-France enregistre une baisse de 25 %, tandis que les autres villes françaises accusent un recul ou une faible progression. Pour 2014, nous prévoyons d’ores et déjà une à deux opérations supérieures à 15 000 m² et un niveau de transaction très satisfaisant pour les surfaces supérieures à 5 000 m², tandis qu’une forte demande est toujours exprimée pour les transactions inférieures à 5 000 m², qui consti- tuent notre vivier.

Lyon résiste plutôt bien aux cycles. À quoi attribuez-vous ce phénomène ? Lyon bénéficie d’un bassin in- dustriel profond, fort et stable. Et contrairement au marché parisien, ce n’est pas un mar- ché spéculatif, ce qui est très apprécié des investisseurs car le risque est mesuré ; l’évolution des loyers est lente mais pro- gressive et assurée. La richesse du territoire est la capacité de proposer des projets d’enver- gure dans Lyon et Villeurbanne intra-muros. La capacité d’accueillir de grands projets à proximité du métro, comme à Gerland ou au Carré de Soie, assure de bonnes perspectives pour de nombreuses années encore.

Qu’est-ce qui incite les investisseurs et utilisateurs à choisir Lyon ? La vision qu’ont de Lyon les investisseurs et les utilisateurs, français comme étrangers, est de plus en plus positive. Car, au regard des autres métropoles européennes, Lyon est un centre économique qui dispose d’une bonne situation géographique, d’infrastructures de qualité, d’un bassin de population conséquent, de grandes entreprises et de sièges sociaux. La ville bénéficie d’une bien meilleure visibilité au niveau national et international qu’il y a dixans,cequiconstitueunatout.Celasetraduitparl’arrivée denouvellessociétés,maisaussiparladécisiond’entreprises déjà implantées d’y renforcer leurs effectifs.

Quelle est votre perception des pôles urbains Part-Dieu, Confluence, Gerland et Carré de Soie ? Le maintien d’un bon niveau de grandes transactions n’est possible qu’avec la création de pôles tertiaires complémen- taires à la Part-Dieu tels que le Carré de Soie et Gerland, avec la Zac des Girondins. Cette stratégie de pôles tertiaires diversifiés va dans le sens de la demande des utilisateurs et des investisseurs. Le développement de nouvelles zones d’activités comme le Carré de Soie et Confluence n’a pas vidé la Part-Dieu. Au contraire, cette offre alternative permet de fluidifier le marché et de proposer d’autres solutions aux clients, d’autant que chaque quartier a une identité propre.

Au-delà du tertiaire, quelle est votre perception du marché des locaux d’activité ? C’est un critère important car le dynamisme industriel des PME et PMI influe sur la vi- talité du tissu économique lyon- nais. Or la demande placée est très stable depuis dix ans, à hauteur d’ environ 300 000 m² par an. Et 2013, avec 322 000 m² placés, est la meilleure année depuis 2006. Que pensez-vous du « faire ensemble » lyonnais ? C’est une réalité ! Nous sommes présents dans 22 villes de province et je constate que la capacité du Grand Lyon à accompagner les utilisateursetlesinvestisseursdans leurs projets est exceptionnelle.

Il existe une stratégie claire, commune entre les différentes collectivités et institutions qui se traduit par un vrai dynamisme et une bonne réactivité. Lyon en un mot : Attractive ‘‘Lyon a la capacité d’accueillir de grands projets’’ Benoît de Fougeroux président de la Fondation Nationale de l’Immobilier Entreprises et Directeur régional BNP Paribas Real Estate ‘ ‘ La ville bénéficie d’ une bien meilleure visibilité au niveau national et international qu’ il y a dix ans’ ’ Les grandes transactions en 2013 (source : FNAIM Entreprises) •  ALSTOM : 36 600 m² au Carré de Soie •  SNCF : 22 000 m² à la Part-Dieu •  SANOFI : 18 500 m² et 6 091 m² à Gerland •  HANDICAP INTERNATIONAL : 4 979 m² à Lyon 8e • MMA VIE : 4 968 m² à la Part-Dieu •  SETEC : 3 798 m² à la Part-Dieu •  DIMO GESTION : 3 421 m² à Techlid •  VINCI CONSTRUCTION : 3 363 m² sur le Grand Lyon Est.

territoires

Laurent Vallas directeur de Jones Lang LaSalle Lyon Quel est le bilan 2013 du marché tertiaire lyonnais et les perspectives pour 2014 ? Avec une demande placée de plus de 250 000 m² de bureaux,2013estla3e meilleureperformancedeladécennie àLyon!Alorsquelaconjonctureéconomiqueestcompliquée, Lyon confirme sa capacité de résistance du marché immo- bilier grâce à la qualité de son tissu économique tertiaire et industriel. Ceci n’est pas le fruit du hasard mais la conjonction d’un cercle vertueux entre l’industrie et le tertiaire, d’une offre tertiaire équilibrée grâce à des secteurs géographiques différents et une typologie d’acteurs distincts, enfin de la qualité et de la transparence du marché lyonnais qui permet aux investisseurs d’avoir une bonne visibilité, sans risque.

Nous restons très sereins pour 2014 car plus de 100 000 m² de bureaux en phase de négociation avancée sont déjà identifiés. Le parc immobilier, va générer une nouvelle offre : 700 000 m² de bureaux sont en projet sur les quatre ans à venir.

Quels sont les atouts de Lyon pour attirer des investisseurs et des utilisateurs ? Pérennité et transparence du marché, valeurs locatives, qualité du parc immobilier… c’est un tout. Sur les villes européennes benchmarkées par notre étude Why invest in Lyon menée avec Ernst & Young, Lyon arrive en 4e position sur la valeur locative la plus attractive. Le prix varie d’environ 150 € en périphérie à 310 € sur la Tour Incity. 100 % des demandes de plus de 4 000 m² en négociation ‘ ‘ Il existe à Lyon une réelle coproduction entre les opérateurs privés et publics’ ’ territoires projections 30 - 31 ‘‘Lyon confirme sa capacité de résistance’’ pour 2014 concernent du neuf ou du restructuré et 80 % se trouvent à Lyon intra-muros, dont Villeurbanne et le Carré de Soie.

Car les entreprises privilégient de nouveaux critères pour leur implantation : la qualité de l’environnement immédiat, la proximité avec une ligne fortedetransportsencommun,laperformanceénergétique et des équipements techniques du bâtiment… Et surtout réfléchissent en coût complet. Sur les projets futurs, Lyon se distingue ainsi par la diversité de l’offre tertiaire entre la Part-Dieu et le Carré de Soie, plutôt positionnés sur des grandes surfaces, Gerland, typé chimie et pharmacie, et Confluence, plutôt orienté sur des sièges de PME régionales. Ces quatre pôles complémentaires, qui ont la particularité commune d’ être accessibles en transport en commun, ont capté 60 % de la demande placée en 2013 et concernent 80 % de la demande prospective pour 2014.

À combien s’élève l’investissement ? Quel est le taux de vacances ? Lyon a capté près de 900 million d’euros d’investissement en 2013, soit près de 25 % du marché de l’investissement en région pour les bureaux, la logistique et l’activité, hors Ile-de-France. 77 % des investissements ont concerné les bureaux. Les investisseurs sont aux deux tiers des Français, et privilégient les immeubles neufs et récents, conformément à la demande des entreprises. Le taux de vacanceestquantàluitrèsfaible,à5,3%,lemarchéestdonc plutôt sous-offreur. Sur les 300 000 m² de bureaux identifiés disponibles à fin 2013, seuls 108 000 m² concernent du neuf ; le solde est donc constitué de seconde main, souvent impropre à la commercialisation.

Que pensez-vous du « faire ensemble » lyonnais ? Il existe à Lyon une réelle capacité de coproduction entre les opérateurs privés et publics qui constitue un cercle vertueux : l’offre et la demande sont équilibrées, la valeur locative est acceptable et les investisseurs ne sont pas déçus par les performances du marché lyonnais. Les acteurs privés et publics poursuivent le même objectif commun de promotion du territoire.

Lyon en un mot : Eurocité vertueuse (car cycle positif de la performance des entreprises en passant par la coproduction entre opérateurs publics et privés).

32 - 33 laforced’une économiediversifiée 102000 établissements (publics et privés) Métropole européenne pour SON ATTRACTIVITÉ ÉCONOMIQUE(1) agglomération industrielle de france (hors île-de-france) 14 800 entreprises créées en 2012 en2013, 77 entreprises implantées 1 825 emplois créés à trois ans 9ème ville la plus attractive pour les investisseurs européens(5) VILLE FRANÇAISE «business- friendly»(3) meilleure VILLE FRANÇAISE pour entreprendre(2) centre européen - de production de vaccins métropole européenne préférée des entre- preneurs(4) plus de 500 000 emplois salariés dansleprivé 77,6 % en tertiaire - 15,4 % en industrie 19ème 1 èRE 1 èRE 1 er 9 ème (1) European cities monitor 2011 - Cushman & Wakefield (3) PRES de Lyon 2013 (4)  Indice national de satisfaction des entrepreneurs - ECER 2010 (2) 2thinknow Innovation Cities™ Global 256 Index, 2012-2013 (5)  Baromètre de l’attractivité - Ernst&Young 2013 (1) Classement l’Entreprise 2012 des villes où il fait bon innover (2) Magazine « Entreprendre » (3) L’Expansion - l’Entreprise et Cofaces Services territoires orientations un TERRITOIRE D’EXCELLENCE POUR UNE IMPLANTATION RÉUSSIE LYON N°1 EN FRANCE EN TERMES D’INNOVATION(1) 17ème MÉTRO- POLE INTERNA- TIONALE pour sa vision innovante en termes de développement économique et social devant Hambourg et Shanghai(2) 1er pôle de RECHERCHE ET D’ENSEIGNE- MENT SUPÉRIEUR DE FRANCE 130 000 étudiants, 13 300 chercheurs français et étrangers et 500 laboratoires publics et privés(3) 2ème RÉGION FRANÇAISE pour le dépôt de brevets 4ème RÉGION EURO- PÉENNE en termes d’effectifs travaillant dans la R&D 5 PÔLES DE COMPÉTITIVITé DONT DEUX MONDIAUX Axelera pôle chimie et environnement unique en france techtera les textiles techniques innovants imaginove pôle de loisirs numériques et image en mouvement lyonbiopôle une référence des sciences de la vie en infectiologie, cancÉrologie et neurosciences LUTB TRANSPORT & MOBILITY SYSTEMS Seul pôle européen de transport collectif de personnes et de marchandises en milieu urbain

territoires orientations 1 500 centres de décision : Sanofi Pasteur, bioMérieux, Groupe Seb, Renault Trucks, EA (siège monde), Bayer CropScience, JTEKT, Scotts International (siège Europe)… Des institutions internationales de renom : Interpol, le Centre International de Recherche contre le Cancer, Handicap International, le Centre Européen de Santé Humanitaire, l’OMS, le Pôle Monde de Surveillance et d’Alerte des Maladies Transmissibles, le laboratoire P4 Inserm Jean Mérieux… 34 - 35 Grandes transactions concentré d’attractivité Secteur Preneur Surface en m² Lyon Part-Dieu SNCF 22 000 Lyon Part-Dieu MMA VIE 4 968 Lyon Part-Dieu SETEC 3 798 Lyon 7e / Gerland SANOFI 22 000 Lyon 7e / Gerland SANOFI PASTEUR MSD 6 091 Lyon 8e / Hôpitaux HANDICAP INTERNATIONAL 4 979 Villeurbanne / Carré de Soie ALSTOM 36 600 vaulx-en-velin / carré de soie technip 8 500 Grand Lyon Nord Ouest DIMO GESTION 3 421 Des entreprises leaders : Apicil, Arkema, BlueStar Silicone, Boiron, Cegid, CNR, Danone, Euronews, GL events, Genzyme, Irisbus, Mérial, Renault Trucks, Site R&D d’Areva, TNT Express...

Investissement, une place immobilière de rang européen : 900 M€(+6,4 %) 345 000 m2 de stock dont 134 000 m2 en neuf +36,6 % / 2012 soit 251 967 m² shon en demande placée en 2013 immobilierd’entreprise Uneoffrecomplètedansunmarchéorganisé Loyer prime à la Part-Dieu : 270€HTHC/m2 /an (315 € HT HC en IGH) un rendement PrimE de 5,65% 1er marché immobilier français (après paris)

territoires orientations 36 - 37 Principales ouvertures Nom ** Nombre de clés Secteur Ibis Budget Aéroport LYON-Saint Exupéry 0/1* 137 Aéroport Kyriad Jonage 2* 80 Jonage Maison d’Anthouard - boutique hôtel 4* 18 Écully Park & Suite Caluire Lyon Cité internationale RT 158 Caluire-et-Cuire Lyon 7ème Gerland Quality Suites Lodge RT 97 Lyon 7 Mama Shelter Lyon 7ème Jean Macé RT 156 Lyon 7 Odalys Appart’hôtel Confluence RT 88 Lyon 2 hôtellerie uneoffredynamique Nuitéesenhôtellerie: 3.8M (sourceINSEE,estimationdéc.2013) dont 64% en tourisme d’affaires soit2,5 Mdenuitées +738clésen2013 TO(Tauxd’ occupation): 64,2% PM(Prixmoyen): 88,9€ RevPAR: 56,9€ Nombre d’ appartements : 3777 Nombre d’hôtels: 211 indicateurs clés : Nombre de r é s idence s : 40 Nombre de chambres : 13500 SITES DE PRODUCTION : bonne santé et confiance COMMERCE : serial shopper attraction Secteur Preneur Surface en m² Extérieurs nord cybèle construction 24 484 territoire nord isère matel 13 675 grand lyon est rial 10 450 grand lyon nord est 6ème sens 9 050 grand lyon sud est l2g 7 888 villeurbanne alstom 7 500 chiffred’affairesdes commerces sur le grandlyon: 7,2 milliards d’euros parc commercial : 850 000 m2 de surface de vente en grandes surfaces 2500 commerces en presqu’Île Demande placée totale des locaux d’activité : +4%avec 322 468 m² (Dont 50 % en vente) 34 millions de visiteurs par an au centrecommercial Part-Dieu plusde16000 activités commerciales et de services (dont cafés et restaurants)

36 - 37 territoires orientations Grand projet urbain Grand Lyon Pôle mixte Pôle tertiaire Autoroute Autoroute en projet Fleuve Métro Tram/Rhônexpress Gare TGV Aéroport Espaces verts et parcs Voie ferrée M T T M M M M M A47 A42 A43 A46 SUD A46 NORD A 432 A6 A 450 A7 ROCADE EST PARIS BOURG GENÈVE ITALIE CHAMBÉRY GRENOBLE MARSEILLE MONTPELLIER SAINT-ÉTIENNE CLERMONT-FERRAND TOULOUSE PART-DIEU CONFLUENCE GERLAND TECHLID PRESQU’ ÎLE PORTE DES ALPES PARC DES GAULNES AÉROPORT LYON-SAINT EXUPÉRY AÉROPORT DE BRON GRAND- CLÉMENT CARRÉ DE SOIE VAISE TGV TGV TGV T 38 - 39 Grand Lyon, un bon plan

40 - 41 deslivraisonsetdesprogrammes pours’implanter&investir Gerland plaza 14 700 m2 Technopark 4 800 m2 x 2 Ambre 12 500 m2 part-dieu confluence autres pôles Carré de soie Gerland Programmes 2014 2016-17 2015 2020 TECHNIP 8 700 m2 (Usine) Veolia 11 500 m2 BE 11 500 m2 equinox 10 500 m2 Plastic Omnium 33 000 m2 l’initial 4 000 m2 ACCINOV 6 000 m2 Sadena 10 700 m2 Îlot K 2 000 m2 Cardinal 34 400 m2 New Deal 15 000 m2 Aguettant 25 000 m2 DCB Alstom 36 600 m2 P4 Doublement Lot G 2 700 m2 Lot H 2 700 m2 Seven 12 500 m2 Sunway 7 000 m2 Hikari Îlot P 7 772 m2 Convergence 10 300 m2 Silex 1 11 500 m2 Zac Tase 30 000 m2 DCB ADECCO 12 000 m2 Sky 56 31 500 m2 Zac 2 îlot B2 7 000 m2 27 AC 2 000 m2 GRAND hôtel-Dieu 51 500 m2 21 Écully Park 5 800 m2 Silex 2 30 000 m2 Two lyon 95 000 m2 IRT - BIOASTER 30 000 m2 Terralta 10 000 m2 Rubik 8 480 m2 le 75 33 350 m2 Zac 2 îlot A3 10 000 m2 incity 42 000 m2 Zac VilleUrbanne la soie 30 000 m2 VilleUrbanne la soie - Lot H 15 000 m2 VilleUrbanne la soie - Lot O organdi 14 200 m2 territoires orientations

« Le projet Lyon Part-Dieu doit nous permettre de conforter la place de Lyon au sein des grandes capitales européennes, à côté de Milan, Birmingham, Francfort ou Barcelone » explique la mission Part-Dieu. Si l’enjeu global du projet consiste à pérenniser durablement son attractivité et son rayonnement, l’objectif poursuivi vise à repenser son urbanisme pour mieux concilier les différentes fonctions du quartieretrépondreàtouslestempsdeviedesesusagers,qu’ils soientprofessionnels,résidents,consommateursouvoyageurs. Pour proposer un « vrai » quartier de ville et de vie. Un immobilier connecté aux besoins des usagers Le projet Lyon Part-Dieu, c’est d’abord un volet immobilier.

Coté pile, pour la cible business, la partie la plus visible se concentre actuellement autour des nouvelles tours qui vont doubler l’offre tertiaire : 4 nouveaux immeubles de dernière génération doivent venir compléter la skyline lyonnaise d’ici à2020.Ladynamiqueconsisteàmêlerconstructionsneuveset réhabilitations de l’existant, révélant l’héritage architectural du quartier, parfois au sein d’une même opération, dans une démarche de développement durable. À terme, le quartier proposera 650 000 m2 de bureaux supplémentaires pour un total de 1,5 millions de m2 d’immobilier d’affaires. L’ensemble répondra aux nouveaux besoins des entreprises soucieuses d’améliorer la qualité de vie et à l’évolution des modes de travail : plus collaboratifs, plus connectés, plus partagés.

Plus de logements individuels et plus de services Côté face, à destination des particuliers, l’ambition est de créer près de 1500 logements, afin de faire de Lyon Part-Dieu un quartier habité, actif et vivant. L’offre de logement sera diversifiée : neuf ou réhabilité, en accession ou location, dédié à des publics spécifiques (étudiants ou personnes âgées) et proposera également des produits innovants combinant habitat et lieu de travail.

Déjàpôled’attractioncommercialed’envergurerégionale,Lyon Part-Dieu sera également doté d’une offre de services renfor- cée : services à la personne, aux entreprises, offre de loisirs, de culture et de divertissements, cafés, restaurants et commerces de proximité.

Une mobilité haute capacité, plus douce et durable Hub business de la métropole, le quartier est également un pôle multimodal de premier plan et le projet place la mobi- lité au cœur de ses préoccupations. Rééquilibrage amorcé au profit des modes de déplacement doux (piétons, vélos, trans- ports en commun, co-voiturage). Libérée d’une partie de la ‘ ‘ Déjà pôle d’attraction commerciale d’envergure régionale, Lyon Part-Dieu accueillera également une offre de services renforcée’ ’ lyon Part-Dieu : Une nouvelle expérience de vi(ll)e Quartier de référence des fonctions tertiaires de la métropole lyonnaise avec son million de m2 de bureaux, Lyon Part-Dieu est le 2ème pôle tertiaire français, après Paris.

Pour qu’il reste un quartier d’affaires de référence, un grand projet urbain et économique a été initié en 2010 qui vise à augmenter son offre d’accueil, tout en renouvelant sa proposition de services au plus proche des besoins de tous ses usagers. La transformation est en marche. 42 - 43 territoires ambitions lyon Part-Dieu aujourd’hui, c’est : • 1 000 000 m2 de bureaux • Un taux de remplissage de plus de 97 % • 45 000 emplois • 500 000 déplacements par jour • Une gare de dimension européenne : 125 000 voyageurs et jusqu’à 150 TGV/jour •  1 centre commercial avec 267 boutiques et grandes surfaces : 34 millions de visiteurs par an • 2 000 chambres d’hôtel et de résidences hôtelières • De 130 à 320 € ht/m2 /an gamme des loyers sur Lyon Part-Dieu • Des équipements culturels majeurs : l’Auditorium, la bibliothèque, les halles Paul Bocuse...

à l’horizon 2030 : • 650 000 m2 de bureaux supplémentaires • 150 000 m2 de logements en plus • 200 000 m2 supplémentaires d’équipements dédiés aux services, aux commerces, aux loisirs et à l’hôtellerie • 35 000 emplois en plus • 2fois plus de voyageurs dans la gare SNCF

• Énergie et ingénierie énergétique : Areva, EDF, ERDF, GRDF, Vinci Énergies, Enel Green Power, Spie Nucléaire... •  Ingénierie industrielle et urbaine : NFM Technologies, Rhodia, Bluestar Silicones, Egis, Artelia, Setec, Poÿry... •  Transports et mobilités : SNCF, RFF, Keolis, Axxes, Emirates, Air France, Clasquin...

• IT et numérique : Atos Worldline, Orange, Cisco, Oracle, Everial, Intitek, Compart, Asolution, Carrefour Systèmes...

• Production de la ville : Certu, Nexity, Bouygues Immobilier, Icade... • Banque et financement des entreprises : Caisse d’Épargne, Banque Populaire, Banque Rhône-Alpes, Société Générale, BNP Paribas, Banque Palatine, Natixis, Oséo, Crédit Mutuel Arkéa... •  Services, audit et conseil : Ernst&Young, Manpower, Haworth, Adamas, American Express, Nespresso, Grant Thornton... • Assurance, prévoyance : April, Maaf, Maif, Scor, Swiss Life, Groupe Mornay, Réunica...

• World Trade Center de Lyon, installé depuis 2012 à la Tour Oxygène qui accueille 20 entreprises internationales dans leur première implantation à Lyon.

2014 -2018 • Be : 11 500 m2 • Velum : 4 500 m2 • Equinox : 11 000 m2 • Green Part-Dieu : 11 500 m2 • Le Crystallin : 4 000 m2 • Aprilium 2 : 4 500 m2 • Sky 56 : 32 000 m2 • Incity : 42 000 m2 • Silex 1 : 10 000 m2 • Silex 2 : 30 000 m2 •  Immeuble Terralta : 10 000 m2 • Edison Brotteaux : 1 000 m2 •  107 Rue Servient : 5 300 m2 2019 -2020 Two Lyon : 95 000 m2 ILS ONT DÉJÀ CHOISI LYON PART-DIEU : les réalisations immobilières en bref 44 - 45 PROGRAMME TWO LYON : UNE OPÉRATION MIXTE HORS NORMES En 2019-2020, le cœur de Lyon Part-Dieu battra plus fort, enrichi d’un nouveau pôle d’attraction exceptionnel… Plus important programme tertiaire et hôtelier jamais entrepris dans le Grand Lyon par sa taille, le cluster hôtels / bureaux sera accolé à la gare TGV de Lyon Part-Dieu.

À l’emplacement actuel des hôtels Novotel, Athena, 25 000 m2 de bâtiments seront démolis pour laisser place à la construction d’un ensemble de 95 000 m2 qui offrira des services couplés de bureaux, hôtels, commerces et services en socle. circulation automobile, la rue Garibaldi accueille désormais une promenade piétonne ainsi qu’un aménagement cyclable à double sens, séparé des circulations automobiles.

Souvent saturée avec ses 120 000 voyageurs par jour, la gare est un axe central du projet de rénovation de la Part- Dieu. L’objectif est autant d’augmenter sa capacité et son confort d’accueil que d’améliorer son intégration dans le quartier pour une gare plus ouverte et encore mieux connectée. Au pied des tours, la fluidité Enfin, le projet s’attache à l’amélioration de l’ambiance urbaine, en ouvrant les perspectives et agrandissant certaines zones de circulation, la place Béraudier notamment, dont la centralité sera renforcée par la création d’un nouvel espace sur les toits terrasses du centre commercial.

Les espaces publics dans leur ensemble seront repensés, pour donner plus de continuité et de lisibilité au cheminement physique des piétons. La fluidité piétonne sera également privilégiée par l’ouverture de nouveaux parcs ou espaces verts et la création d’une traverse, nouvelle continuité paysagère entre les pôles culturels ou de loisirs du quartier.

C’est avec une approche créative de l’urbanisme que le Grand Lyon s’adresse aujourd’hui à ses cibles économiques et commerciales. Proposition leur est faite de venir expérimenter in situ un nouveau lieu et de réinventer ensemble les temps de vie du futur. territoires ambitions

Planning prévisionnel du projet gare 2014 • Première tranche • Études d’avant-projet • Études d’impact 2015 •  Études et consultation des entreprises • Début de la procédure de permis de construire de la gare • Enquêtes publiques 2016 •  Début des travaux de la gare, de la voie L, des espaces publics et des voiries 2016-2020 •  Travaux et premières livraisons 2020-2026 • Deuxième tranche Chiffres clés •  Une surface d’accueil doublée : de 15 000 m2 à 33 000 m2 •  220 000 montées et descentes prévues par jour dans la gare •  300 000 montées et descentes d’usagers prévues dans les stations de transports en commun urbain Profil des usagers de la gare aujourd’hui •  56 % voyageurs ferroviaires en accès direct à Lyon •  8 % voyageurs en correspondance •  28 % usagers en traversée urbaine du hall ou en correspondance vers les transports en commun •  8 % chalands et accompagnants un contexte de concurrence forte entre les métropoles régionales européennes.

Trait d’union entre l’est et l’ouest de la ville, la gare constitue par ailleurs une vitrine, le reflet du dynamisme économique, de la performance, de la qualité de vie et de l’innovation du territoire...

Une gare plus vaste, plus fonctionnelle, mieux intégrée Axe majeur du projet urbain Lyon Part-Dieu, la restructuration de la gare a été lancée et sera mise en œuvre en deux tranches. La philosophie ? Ré-ouvrir la gare, démultiplier ses entrées pour offrir plus de confort, de services et de capacités de développement. Accueillir plus et mieux. En améliorant durablement les interconnexions et complémentarités entre les différentsmodesdetransports,lagaredelaPart-Dieuconfortesafonctiondehub métropolitain, régional, national et européen du quartier dans son ensemble. Pourlesusagers,larénovationdelagareporteenellelapromessed’unservicede meilleure qualité et d’un espace qui soit aussi un lieu de vie, de travail et de services pour chacun.

Pour que le transport redevienne un voyage... TROIS AXES majeurS 01 Doubler la surface d’accueil de la gare en s’étendant à l’Est et à l’Ouest et en créant de nouvelles galeries déambulatoires latérales, destinées aux services et commerces.

02 Optimiser et diversifier les flux en réorganisant les espaces au sein de la gare. Le hall principal sera d’abord libéré de ses services et commerces, puis les accès verticaux aux quais repensés. Au nord de la gare, un nouvel accès direct aux 6 quais existants sera créé depuis l’avenue Pompidou. 03 Augmenter la capacité d’accueil des trains en créant une douzième voie, la voie L, pour améliorer la qualité de service aux voyageurs au sein du Noeud Ferrovaire Lyonnais (NFL).

46 - 47 Rénovation de la gare de lyon Part-Dieu Une gare pensée pour chaque usage Le vaste projet de rénovation de la gare de lyon Part-Dieu, initié en 2013, vise à désaturer l’infrastructure et à redonner de la fluidité aux transports dans le hub d’affaires de Lyon, deuxième pôle tertiaire et de décision français, après Paris.

Victime de son succès la gare de lyon Part-Dieu ? Flash-back et projection d’avenir. Mise en service en 1983, la gare de Lyon Part-Dieu avait été conçue àl’originepourremplacerlagarevoisinedesBrotteauxetaccueillir un flux de 35 000 usagers par jour. Elle a par ailleurs été construite après les autres équipements structurants du quartier (bibliothèque, centre commercial, auditorium, métro ; son intégration dans le paysage urbain imposait donc une réflexion et une réfection d’envergure. Aujourd’hui, les prévisions de fréquentation sont largement dépassées avec, en moyenne, plus de 120 000 personnes qui fréquentent chaque jour la gare, soit 3 fois plus ! Une saturation qui devrait encore s’accroître, puisque plus de 220 000 usagers par jour sont attendus d’ici à 2030...

La gare : un équipement clé pour décider d’une implantation Lesraisonsdecesuccèssontconnues:situéedanslequartiermoteur du développement économique de la métropole, porte d’entrée de la région Rhône-Alpes, la gare est un important pôle d’échanges multimodal, un véritable hub de distribution des flux. D’ailleurs, pour 80 % des entreprises établies à Lyon Part-Dieu, la gare est un équipement clé, l’une des raisons de leur implantation pour échanger avec leurs marchés nationaux, européens et internationaux : Lyon Part-Dieu est la plus grande gare de correspondance d’Europe.

L’état actuel de congestion de la gare menace cet équilibre, dans territoires ambitions ‘ ‘ lyon part-Dieu est la plus grande gare de correspondance d’Europe’ ’

The connexions ambitions 48 - 49 The connexions ambitions territoires ambitions 48 - 49 Pourquoi avoir fait le choix de la Tour Oxygène pour votre implantation lyonnaise ? L’antenne lyonnaise est par sa taille notre deuxième implanta- tion en France après Paris ; tous nos métiers y sont représentés. Il nous fallait choisir un site qui réponde à une ambition régionale bien sûr, mais plus largement nationale et interna- tionale. Nous étions déjà installés à la Part-Dieu et devions envisager de quitter la Tour Crédit Lyonnais à l’été 2010. Avant même que le projet de rénovation de la Part-Dieu ne soit lancé, notre choix s’est porté sur la Tour Oxygène, bâtimentcentral,ergonomiqueetprestigieux:uneimplantation apparemment coûteuse mais qui présentait des fonctionnalités intéressantes pour nos équipes et dont nous avons pu optimiser le coût en repensant notre organisation et nos moyens de communication.

C’était tout de même un pari : le projet Part-Dieu démarrait tout juste, la promesse était forte mais peu concrète encore. Les équipes du Grand Lyon ont toujours été à l’écoute de nos attentes et ont su nous rassurer. 4 ans après, quel bilan tirez-vous ?

Largement positif. C’est un lieu qui répond à nos attentes en matière d’accessibilité, riche de nombreuses facilités d’usages (transports, services, commerces, lieux de vie) et qui respire la ville, au sens où il est très urbain, tout en restant à taille humaine. Nous sommes par ailleurs au centre d’un hub économique important qui nous donne accès aux centres de décision majeurs des grands groupes, PME et acteurs publics. C’est enfin une source d’attractivité très forte, tant pour nos collaborateurs actuels et futurs que pour nos clients et partenaires.

Quels sont les enjeux du projet Lyon Part-Dieu ? Une grande métropole a besoin d’un quartier d’affaires de haut niveau.

À Lyon, il existe depuis les années 70 : il doit faire évoluer son urbanisme un peu dépassé et augmenter la capacité et les usages de la gare. Le projet Part-Dieu de demain propose un quartier différent, riche d’équipements et services innovants, permettant à Lyon de se distinguer au niveau européen à l’instar de Barcelone, Stockholm ou de Madrid... La promesse est forte et les premiers jalons posés sont déjà très rassurants et enthousiasmants. Quelle perception avez-vous de l’économie lyonnaise ? Elle résiste assez bien à la crise, finalement, même si elle a connudesdifficultés.Certainementparcequ’ellefaitpartiede ces grandes métropoles européennes agiles et compétitives, où les liens entre le public et le privé sont très forts et jouent pleinement la carte de la solidarité au service de la croissance.

Les filières économiques et industrielles présentes ont été capables de se remettre en cause, de se transformer et “Une second city qui gagne votre affection parce qu’elle est équilibrée et dynamique’’ nourrissent l’attractivité du territoire : autour de 3 grands piliers (la santé, l’ environnement et le numérique), l’économie s’est tertiarisée et diversifiée. Ces secteurs ont des perspectives de croissance très forte et alimentent la vitalité économique.

Vous avez vécu personnellement à Lyon pendant 15 ans. Quels sont ses points forts ? C’est une ville diversifiée, fluide, facile à vivre, où tout ce que je recherchais était accessible : de l’espace, une culture ouverte et internationale, un lieu de vie et de travail qui éveille les sens, le corps et l’esprit… Cette ville m’a fait penser à d’autres où j’avais eu le plaisir de vivre et travailler : Atlanta, Chicago, Barcelone... Des « second cities » qui gagnent votre affection parce qu’elles sont équilibrées et dynamiques. Comment voyez-vous Lyon en 2020 ?

Elle aura su conserver ses qualités fondamentales (fonctionnelle, diversifiée, intelligente, douce) et su évoluer pour « capturer » une nature plus internationale et plus rayonnante par de nouveaux sièges et des centres d’innovation d’envergure mondiale.

Elle aura su proposer à ses citoyens et ses entrepreneurs des modes de transport et de communication de pointe. Une ville de culture, certes, mais plus cosmopolite et plus surprenante. On a hâte d’ y être… EY à Lyon en chiffres Nombre de collaborateurs : 400 Date de la première implantation à Lyon (tour du Crédit Lyonnais) : 2004 Date d’arrivée dans la tour Oxygène : octobre 2010 Superficie de bureaux disponibles : 5 000 m2 répartis sur 5 étages (du 18 au 22ème étage) EY accompagne 1 ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire) sur 3 dans le top 150 des entreprises indépendantes de la région (CA > 90 M€) et 1 société sur 2 dans le top 100 des filiales de groupe.

epuis 2010, les 400 collabo- rateurs de l’antenne d’ EY (ex-Ernst and Young) sont installés dans la prestigieuse Tour Oxygène, emblématique du projet de rénovation du quartier Part-Dieu. Pourquoi ? Comment ? Et avec quelles ambitions ? Confidences et retours d’expérience lyonnaise avec Marc Lhermitte, associé d’EY. ‘ ‘ Une grande métropole a besoin d’un quartier d’affaires de haut niveau. À Lyon, il existe depuis les années 70’ ’

Territoires Visions Lyon Vertical, morceaux choisis. Deux photographes et un journaliste/ chroniqueur gastronomique se promènent dans Lyon, observent les bâtiments, les rues, les perspectives.

Leur regard rencontre des verticales, des plus célèbres aux plus inattendues. Chacune nous parle à sa manière, de leur histoire, de l’histoire d’une ville. Tour d’horizon, regards croisés, regards de Gilles Aymard, François Nussbaumer et Jean-François Mesplède sur les verticales de Lyon. Forcément subjectifs, fortement attractifs (Le Noyer Éditions). Cité Internationale de Lyon Architecte : Renzo Piano 50 - 51

Le cube orange - Quai Rambaud Architectes : Jakob & Mac Farlane 52 - 53 Trémie SNCF Avenue Jean Macé Territoires Visions

54 - 55 Auditorium Maurice Ravel Architectes : Charles Delfante & Henri Pottier Tour Oxygène Arte Charpentier architectes Territoires Visions

Opéra de Lyon Architectes : Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet Reconstruction : Jean Nouvel & Associés Hôtel de ville de Lyon Escalier « des condamnés » 56 - 57 Territoires Visions

Territoires réalisations 58 - 59 Retour vers le futur Le festival Nuits sonores et son forum culturel européen, European Lab, se déploient cette année sur le quartier de la Confluence.

L’événement retrouve ses racines pour mieux se projeter dans les enjeux culturels et urbains à venir. i la 12e édition de Nuits sonores (ac- compagnée pour la 4e année d’European Lab) va réinvestir la Confluence qui fut le berceau de ce festival de musiques électroniques, difficile cependant d’évoquer un « retour aux sources » tant le territoire s’est transformé dans l’intervalle. L’ancien quartier industriel est devenu éco-quartier, les bâtiments réhabilités jouxtent les gestes architecturaux les plus audacieux, et enfin, d’excentré, le quartier de la Confluence est devenu partie intégrante du centre-ville de Lyon.

Quel meilleur terrain d’expres- sion pour un événement qui s’est toujours pensé en lien avec le patrimoine urbain ?

Frédérique Joly, de l’ équipe d’Arty-Farty, organisatrice de Nuits sonores et d’European Lab, rappelle : « le festival n’aurait pas été le même si nous n’avions pas eu à cœur de travailler sur son intégration dans la ville. Il articule un projet artistique, culturel et un territoire. Nous avons un lien historique et affectif avec le quartier de la Confluence, qui fut le premier ancrage de Nuits sonores, avec des lieux emblématiquescommelaSucrière, les Salins du Midi, la patinoire Charlemagne, le Marché-Gare, ou encore les jardins suspendus de la gare de Perrache. Depuis, le quartier est métamorphosé, est devenu un lieu d’expérimentation et d’innovation urbaine, parfaite- ment en phase avec notre propos ».

Imaginer la culture de demain Nuits sonores, qui embrasse le large spectre des cultures numériques contemporaines (musique, graphisme, scéno- graphie, création visuelle), se double depuis 2011 d’European Lab, un forum où s’imaginent les contours des politiques et des pratiques culturelles de demain. À l’origine de la création de cette plateforme d’échanges : le constat que de nombreux profession- nels venaient à Nuits sonores autant pour ses propositions artistiques que pour s’intéresser à cet étrange objet culturel en train de s’affirmer. « Le festival est en lui-même un lieu d’innovation, que ce soit sur les questions de mixité des publics, des nou- velles formes de communication (tablettes,applis),dedéveloppement durable ou d’entrepreneuriat.

Par exemple,Arty-Fartys’autofinance à 82 %, ce qui nous oblige à être inventifs dans nos relations avec les secteurs public et privé, à travailler comme une entreprise culturelle»,observeFrédériqueJoly. European Lab rassemble ainsi pendant quatre jours des artistes, des élus, des professionnels des médias et des nouvelles technolo- gies,desdizainesdetêtespensantes ou chercheuses penchées sur le berceau des cultures nouvelles, émergentes, alternatives. Parmi les personnalités venues échanger à Lyon : l’économiste américain Jeremy Rifkin en 2012, suivi en 2013 par l’ancien ministre des affaires étrangères allemand Joschka Fischer.

Ce qui se dit dedans se voit dehors La prochaine édition du forum, qui aura lieu au lendemain des élections européennes, s’ est donnée une thématique en forme de slogan ou de cri d’espoir : Europe Culture Refresh ! « L’Europe est aujourd’hui dans une impasse, avec des fractures so- ciales et générationnelles à réparer. La jeunesse, l’innovation, la culture peuvent être des armes de « reconstruction massive » de l’identité européenne. European Lab accompagne la création d’une communauté affective d’acteurs culturels de nouvelle génération qui se reconnaissent, partagent les même difficultés, les mêmes valeurs et le même enthousiasme européen », explique Charlotte Tardy, coordinatrice du forum.

Tout comme Nuits sonores 2014, la Confluence sera aussi le décor privilégié des débats d’European Lab qui aborderont les enjeux des mutations culturelles, médiatiques, éco- nomiques et urbaines à l’œuvre, en particulier celles issues de la transition numérique. Charlotte Tardy résume : « Ce qui sera dit lors du forum pourra se voir depuis les fenêtres, illustré concrètement par cette vision de la ville de demain ».

En bref Nuits sonores Du 28 mai au 1er juin 2014 40 lieux 250 artistes 1 000 professionnels 100 000 festivaliers European Lab Du 27 au 30 mai 2014 27 pays représentés 150 conférenciers et intervenants 1 000 participants actifs 2 000 visiteurs NUITS SONORES / EUROPEAN LAB

The connexions réalisations 60 - 61 Lieu d’innovations urbaines et programme pilote réconciliant qualité de vie et écologie, le nouveau quartier de la Confluence a pour ambition de faire vivre concrètement l’idée d’une « centralité durable ». La phase 1 de son aménagement s’achève, la phase 2 démarre. Confluence (2) c est deja demain

62 - 63 Focus L’îlot A3 : acte 1, phase 2 Quartier pionnier de la seconde phase d’aménagement de la Confluence, l’îlot A3 comptera huit nouveaux bâtiments : six de logements, dont un immeuble de « belle hauteur » de 16 étages et deux de bureaux.

L’ensemble sera complété d’une crèche, de commerces et d’un équipement sportif aménagé dans l’ancienne « halle aux fleurs » réhabilitée. La plupart des appartements seront traversants et tous bénéficieront d’au moins deux heures de soleil par jour, au solstice d’hiver. Les bureaux seront équipés de dalles rafraîchissantes et de serres froides permettant une climatisation naturelle. Enfin, des panneaux photovoltaïques seront posés sur les toitures. Les inno- vations résideront aussi dans les ma- nières d’habiter, avec des logements adaptés à de nouveaux modes de vie (colocation, jeunes filles au pair, résidence retraités/étudiants , des services de conciergerie, des chambres d’invités mutualisées ou encore des ateliers de bricolage partagés.

a mise en service du pro- longement de la ligne de tramway de la Confluence vers le quartier de Gerland, en février, par le nouveau pont Raymond Barre, permet désormais de relier en modes doux les deux quartiers émergents de l’agglomération. Tout un symbole… Dans le même temps, le grand projet urbain de la Confluence, à la fois vitrine et laboratoire de la ville intelligente, voit s’ouvrir une nouvelle page de sa jeune histoire.

Laphase1delaConfluence,côtéSaône, est en voie de finalisation avec notam- ment l’emménagement d’Euronews à partir de cet été 2014 dans le « cube vert » de Jakob + MacFarlane, suivi, l’an prochain, par la livraison des trois immeubles à énergie positive du pro- gramme Hikari. À proximité de la gare de Perrache, l’Université Catholique de Lyon (UCLy) fera sa première rentrée en septembre 2015 dans les ex-prisons de Lyon : les anciens lieux d’ enfermement seront reconvertis enlieuxdeconnaissance,accompagnés de logements et d’ une résidence intergénérationnelle. Mixité des usages, mutualisation des moyens, sobriété énergétique La phase 2 du programme, côté Rhône, sera alors déjà sur les rails avec le lancement des premiers travaux sur l’îlot A3.

Si la physionomie de ces deux séquences semble contraster, leurs principes directeurs sont les mêmes : mixité des usages, mutualisation des moyens, sobriété énergétique et expé- rimentations urbaines (lire l’interview de Christine Binswanger, ci-après). Cette deuxième phase de l’aménage- mentdelaConfluences’accompagnera du déploiement des Smart Grids (ou réseaux intelligents d’énergie), en partenariat avec le Nedo, l’agence publique japonaise de soutien à l’innovation. Permettant notamment de responsabiliser et conseiller l’usa- ger pour réduire sa consommation d’énergie, ce dispositif s’est déjà illustré lors de la phase 1 (installation de compteurs électriques intelligents, mise en place d’une flotte d’une trentaine de véhicules électriques en auto-partage).

Avec la phase 2, une nouvelle étape sera franchie, avec l’ambition de s’appuyer sur les Smart Grids pour tendre à l’équilibre entre la productionetlaconsommationd’élec- tricité à l’échelle de la Confluence. Autre innovation, sur le terrain de la mobilité cette fois : un parking commun de 1 000 places va être créé quai Perrache, qui pourra accueil- lir successivement les véhicules des habitants et ceux des entreprises. Soit autant d’espaces libérés en surface pour mieux végétaliser et davantage d’ occasions de sillonner la ville à pied.

Premier « quartier durable » de France L’aménagement de cette seconde phase, piloté par le cabinet d’architectes- urbanistes suisses Herzog & de Meuron, s’articule autour de deux grands secteurs. Au nord, le quartier du marché, sur l’emprise de l’ancien marché-gare, s’inscrira dans la continuité du tissu urbain dense avec des immeubles de différentes hauteurs (R+2 à R+16) mêlant habitat, bureaux, commerces et équipements publics autour de cours jardinées. Au sud, le quartier du champ s’inspirera de l’histoire na- turelle du site, conquis sur les anciens méandres du fleuve, pour proposer un vaste espace vert habité.

Ces quartiers se rejoindront autour d’un boulevard, la Transversale, qui se prolongera par deux nouvelles passerelles, l’une sur la Saône, l’autre sur le Rhône, ouvrant à l’avenir une nouvelle connexion Est- Ouest dans l’agglomération. À terme, la Confluence, premier « quartier durable » de France à avoir été labellisé par le World Wildlife Fund (WWF), aura permis de doubler la surface du centre-ville de Lyon. Il comptera 16 000 habitants et 25 000 emplois pour un million de mètres carrés supplémentaires, avec l’objectif de ne pas émettre plus de C02 qu’en 2000 et d’être autonome en énergie.

Territoires réalisations À terme, la Confluence, premier « quartier durable » de France à avoir été labellisé par le World Wildlife Fund (WWF), aura permis de doubler la surface du centre-ville de Lyon.

Euronews ©Jérôme Boucherat - SPL Lyon Confluence - JAKOB + MACFARLANE

“  Confluence : la carte de visite de Lyon a l’etranger ” Territoires réalisations 64 - 65 Comment voyiez-vous Lyon avant d’arriver dans cette ville ? Et depuis ? Pour moi, Lyon était une inconnue dans la carte géographique. Je ne pensais pas rester longtemps. J’ai fait quelques piges et, rapidement, on m’a proposé un contrat. J’avais l’intention et la volonté de ne pas me contenter de fréquenter les Italiens de Lyon, mais au contraire de m’intégrer parmi les Lyonnais. Ce fut une surprise totale.

Je suis agacé par ce que certains disent de Lyon : une ville froide, bourgeoise, institutionnelle, où il ne se passe rien. Elle ne se dévoile pas au premier abord, mais elle donne le meilleur une fois qu’on a gagné sa confiance. Il suf- fit de s’y intéresser pour découvrir une ville « assoiffée de vie », bouillonnante, prête à répondre aux propositions culturelles et aux initiatives.

Quels sont vos lieux favoris ? J’aieulecoupdefoudrepourlespentes delaCroix-Rousse,poursonambiance, ses marchés, ses petites rues et ses vieux immeubles. Le quartier Mont- plaisir-Lumière me plait également beaucoup. En été, je vais prendre l’air surlesbergesduRhôneetmepromener sur la colline de Fourvière, d’où la vue est magnifique. Lyon possède aussi une très belle lumière. Le coucher du soleil sur la Croix-Rousse, depuis la Saône, est à couper le souffle. C’est une ville qui donne de l’énergie ! Que pensez-vous de la Confluence, où Euronewsvaemménagerprochainement dans le « Cube vert » de Jakob + Macfarlane, frère du «Cube orange» ? Il est encore difficile de se projeter : le quartier n’est pas achevé, mais j’aime son architecture, cet étonnant mélange de matières, de couleurs, de styles.

En termes de créativité, il me fait beaucoup penser à Berlin. J’adore le « cube orange » : un plaisir pour les yeux et un bâtiment très amusant. Notre fu- tur « cube vert » symbolisera la pro- jection dans l’avenir d’Euronews. La Confluence est la carte de visite de Lyon à l’étranger, c’est une fierté d’en faire partie.

Par rapport à la phase 1 de Confluence, marquée par les propositions architecturales d’une grande diversité, la phase 2 pourrait sembler classique… Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet, nous nous sommes simplement posé la question : « quelle ville voulons-nous . Notre propos n’ est pas de chercher à renouer avec l’uniformité des centres historiques, qu’il s’agisse de l’héritage haussmannien ou, plus récemment, de quartiers comme celui des États-Unis de Tony Garnier. Nous souhaitions retrouver une forme urbaine plus apai- sée, plus homogène, où les uns et les autres, habitants et bâtiments, recom- mencent à se parler.

Les bâtiments de la phase 2 auront des formes simples, dans des tons de blanc, mais cette simplicité n’est qu’apparente : nous espérons qu’une grande attention seraapportéeàlaqualitédesmatériaux, aux détails des constructions, à ces éléments plus fins que des « grands gestes » et qui ne se démodent pas en quelques années. Dans ce quartier, la diversité va s’exprimer à travers dif- férentes typologies de bâtiments de hauteurs variées et d’usages mixtes. Une diversité d’espaces publics, tels que des trottoirs élargis et des petites places, créera une nouvelle morpho- logie de rues au profil changeant.

Pourquoi avoir tenu à conserver une partie des anciens bâtiments ? Tout d’abord, nous sommes opposés à la notion de tabula rasa, nous croyons à l’importance d’une certaine continuité historique. De plus, ces bâ- timents vont permettre d’accueillir très tôt les premiers occupants de Confluence 2 : ces pionniers donnent à voir la réalité d’un quartier en train de se construire bien mieux qu’une maquette. Enfin, un nouveau morceau de ville a besoin de temps pour vivre : qu’il y ait des habitants de plus longue date, ceux-ci rejoints par de nouveaux arrivants, correspond à une évolution naturelle de la ville.

Quelle est la place des innovations urbaines dans ce projet, en particulier concernant l’îlot A3, le premier qui va émerger ? Elle est essentielle, et ce n’est ni du discours, ni du marketing. Les dif- férents responsables de ce projet partagent l’idée d’un espace partagé, convaincus que le royaume de l’indi- vidualisme ne mène nulle part. Pour ne donner qu’un exemple : dans ce quartier central, parfaitement desservi en transports en commun, il fallait oser réduire la place de la voiture en proposant des parkings centralisés et collectifs plutôt que des parkings privés, au pied de l’ ascenseur… L’innovation de l’îlot A3 s’appuie également sur un travail de groupe, jamais expérimenté auparavant dans ce type de dossier.

Il rassemble, dans une vision commune, un aménageur, un promoteur et une équipe de six architectes, dont quatre qui réaliseront leur premier projet à Lyon, et même en France. Ensemble, ils garantiront la qualité et la cohérence de ce projet. Diego Giuliani journaliste dans l’équipe italienne d’Euronews. iego Giuliani, né à Rome, a vécu une année au Canada et une autre en Allemagne.

Multilingue, ce journaliste d’Euronews a également occupé les fonctions de chef d’édition pour la chaîne d’informations en continu, chargé de coordonner une équipe de journalistes issus de 13 pays différents : « un tour du monde permanent , dit-il. Il vit à Lyon depuis novembre 2009. “ Une forme urbaine plus apaisée, plus homogène ” 3 questions a… Christine Binswanger Partner in charge pour le projet LYON Confluence de l’agence Herzog & de Meuron Euronews ©Jérôme Boucherat - SPL Lyon Confluence - JAKOB + MACFARLANE

Territoires réalisations 66 - 67 Lyon Cité internationale de la Gastronomie Le Grand Hôtel-Dieu met les petits plats dans les grands ! près avoir fonctionné durant 8 siècles, le Grand Hôtel-Dieu a dû fermer ses portes en 2010.

Porté par le groupe Eiffage, un projet de reconversion et DE réhabilitation va donner à ce lieu emblématique de l’histoire lyonnaise une deuxième vie. Zoom sur l’une de ses composantes, la Cité Internationale de la Gastronomie (portée par le futur groupement d’intérêt public composé du Grand Lyon, de la Ville de Lyon, des hospices civiles de lyon et d'un fonds de dotation), avec Bernard Vitiello, directeur adjoint d’Eiffage Immobilier-centre est et directeur du projet de reconversion du Grand Hôtel-Dieu. 15 000m2 d’expériences culinaires Le Parcours du Goût propose différents espaces et expériences, ouverts sur la ville: •  restaurants : 4 900 m2 •  commerces : 2 700 m2 •  marché des terroirs : 900 m2 • conventions : 2 900 m2 •  espace muséal : 3 600 m2 Les prochaines étapes du projet •  2ème semestre 2014 : début des travaux •  Fin 2017 : livraison de la totalité du programme Le Grand Hôtel-Dieu en chiffres •  51 500 m2 de surface de plancher : -  40 000 m2 de bâtiments réhabilités et reconvertis -  11 500 m2 de constructions neuves •  commerces de moyenne surface, boutiques et restaurants : 17 100 m2 •  un hôtel 5 étoiles Intercontinental Resort de 138 chambres : 13 500 m2 •  des bureaux 13 600 m2 (neufs :  6 600 m2 , réhabilités dans des bâtiments anciens 7 000 m2 ) •  un centre de Conventions : 2 900 m2 •  le cœur de la Cité Internationale de la Gastronomie : 3 600 m2 •  12 logements : 800 m2 •  surface au sol : 2,2 hectares •  cours et jardins : 8 000 m2 •  5 partenaires : Eiffage Construction (investisseur), Eiffage immobilier Centre-Est (promoteur) et Générim (promoteur), AIA Architectes (Albert Constantin), Didier Repellin (Architecte en Chef des Monuments Historiques) et la chaîne Intercontinental (partenaire hôtelier).

©Asylum ©Asylum Lyon Cité Internationale de la Gastronomie est un des éléments phares du projet. En quoi consiste t-elle ? Labellisée UNESCO, la Cité de la Gastronomie comporte deux volets. Son socle est constitué d’un espace muséal situé dans la partie la plus ancienne du bâtiment, avec des expo- sitions permanentes, temporaires, un centre de ressources, des conférences, des spectacles... Il sera également possible de participer sur place à des rencontres, des ateliers de formation pour découvrir la nutrition, les pro- duits et apprendre à les cuisiner. L’idée est d’en faire un espace vivant ainsi qu’un laboratoire de la gastronomie de demain.

L’ensemble du site du Grand Hôtel-Dieu sera teinté d’une coloration gastronomique ? Effectivement. Au-delà de l’espace muséal, le projet de Grand Hôtel-Dieu comporte un véritable Parcours du Goût, fil rouge possible d’une balade thématique, avec des commerces dédiés aux métiers de bouche, à lacuisine,auxartsdelatable,unmarché des terroirs réservé aux producteurs locaux, des restaurants d’inspirations diverses (brasserie, cuisine du monde, bar à soupe, salon de thé, restaurant gastronomique . Ce parti pris est tout à fait justifié de la part d’une ville aussi emblématique de la gastronomie française : le projet se devait d’offrir une place de choix aux saveurs, aux goûts et plaisirs de la table.

Lyon Cité Internationale de la Gastronomie est-elle révélatrice de l’ambition globale du projet ? Celle-ci vise à redonner au site, entiè- rement classé Monument Historique, un second souffle, en lui permettant de redevenir le carrefour de vie sociale et professionnelle qu’il a été au fil des siècles. La Cité de la Gastrono- mie contribuera pleinement à faire de ce lieu un espace ouvert à tous et dynamique.

Quels autres types d’activités ou de services seront présents sur le futur site ? La palette sera large : le Grand Hôtel-Dieu a pour ambition d’ être avant tout un vrai quartier à vivre, riche d’une offre complète, avec des commerces, boutiques et restaurants, des bureaux, un centre de conven- tions, un hôtel 5*, des logements, des jardins... L’axe global de la rénova- tion consiste à proposer une diversité d’activités pour faire vivre le lieu en harmonie, de façon cohérente et in- novante. Au terme de sa reconversion, il sera un lieu vivant, en mouvement, au service de la ville et de ses usagers.

Un exemple de mixité urbaine, chargé d’histoire.

Pour quelles raisons un particulier ou un professionnel fera-t-il le choix demain de s’y s’installer ? S’installer sur ce site, c’est en quelque sorte s’offrir une page de l’histoire de Lyon et de France. Une page excep- tionnelle ! C’est actuellement la plus grande opération de reconversion d’ un Monument historique menée sur le territoire ! En alliant le charme de l’ancien avec des pièces architec- turales d’exception - le Grand Dôme, le Dôme des Quatre Rangs, le Réfec- toire des sœurs - et les exigences de performances contemporaines (certi- fication environnementale internatio- nale BREEAM), ce projet comporte une dimension de prestige évidente, alors qu’il bénéficie par ailleurs d’une situation exceptionnelle au cœur de la Presqu’île.

Territoires réalisations Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Lyon Quand la ville met en scène sa propre histoire e projet de Grand Hôtel-Dieu n’est pas le seul projet urbain qui dessine l’avenir de l’agglomération, tout en restant fidèle à son patrimoine architectural. D’autres expériences sont en cours qui affirment fortement l’identité des lieux, en perpétuent le sens, tout en réinterprétant l’histoire. Parce que demain se dessine hier ! Revue de détails... Villeurbanne - Vaulx-en-Velin - Carré de Soie L’usine TASE revisitée sous toutes ses coutures Lyon 7ème New Deal pour la « station de services » LYON 2ème Réminiscences à Convergence Pionnière de l’urbanisation du secteur en 1924, cette ancienne usine de soie artificielle est emblé- matique du projet de reconquête urbaine menée au Carré de Soie, à l’est de Lyon.

Classée Monument historique en mai 2011, l’usine TASE (pour Textile artificiel du Sud-Est) a été rachetée dans sa plus grande partie par Bouwfonds Marignan, et a fait l’objet d’une réhabilitation sous la direction de l’architecte Christian Devillers. Immeuble à vocation essentiellement tertiaire de 8500 m2 , il regroupe l’ensemble des équipes lyonnaises de la société Technip France, soit près de 600 personnes. Bienconnudeshabitantsduquartier de la Guillotière, l’immeuble Ci- troën est une véritable institution lyonnaise pour les amateurs d’ar- chitecture. Œuvre Art Déco de réfé- rencedesannées30,situéesurlarive gauche du Rhône, à deux pas des facultés, elle était à sa construction la plus grande station service du monde.

Cette ambition de service renaît aujourd’hui à travers une rénovation tertiaire menée par le promoteur 6ème Sens et le designer artistique Jean-Yves Arrivetz. L’exigence de qualité d’aménage- ment est au centre du programme : les trois plateaux de plus de 4 000 m2 visent à offrir une grande flexibili- té d’aménagement et à cultiver la vocation d’accueil et d’ouverture du bâtiment. Plus qu’une oppor- tunité d’implantation, l’immeuble Citroën et futur espace New Deal est une invitation à s’inscrire dans l’histoire.

Situé entre l’éco-quartier de la Confluence, projet urbain majeur, et la Presqu’île historique, Conver- gence, directement connecté aux principaux axes de communication de l’agglomération, est au centre d’un carrefour multimodal (accès rapideauxautoroutesA6etA7etàla gare TGV/TER/bus/métro de Lyon Perrache). Convergence s’inscrit dans « La Vie Grande Ouverte », projet global de revalorisation des îlots Saint-Paul et Saint-Joseph (anciennes prisons de Lyon), dont l’approche consiste à conserver et mettre en valeur les éléments patrimoniaux ma- jeurs de l’architecte Louis-Pierre Baltard. Le projet du promoteur OGIC conservera de nombreuses traces du passé avec notamment la chapelle et les galeries qui per- mettent de cheminer au travers de l’îlot et de voyager entre histoire et modernité.

Convergence accueillera des locaux de l’Université Catholique, des logements et résidences, des sur- faces tertiaires ainsi qu’une offre de commerces et services de proximité au cœur d’espaces verts. Avec des bureaux certifiés Haute Qualité Environnementale (HQE), il promet une consommation énergétique minimale, pour un confort maximal. TASE en bref •  15 minutes de Lyon Part-Dieu et de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry •  76 ha de terrain •  8 500 m2 de bureaux •  2 ans de travaux •  Livré fin 2013 NEW DEAL EN CHIFFRES •  À 10 minutes en transport en commun de la Part-Dieu et de la Presqu’île •  16 000 m2 de bureaux répartis en trois plateaux de 4 000 m2 •  Livraison : mars 2015 Convergence en chiffres •  3 minutes de Lyon Perrache •  10 minutes de Lyon Part-Dieu •  37 000 m2 occupés par l’Université Catholique de Lyon (UCLy) •  3 bâtiments reliés à vocation mixte pour des commerces, logements et bureaux •   11 300 m2 - un lot de 6 100 m2 - un lot de 4 300 m2 -  bâtiment patrimonial de 900 m2 •  Livraison : 2ème trimestre 2015 68 - 69

Territoires réalisations 70 - 71 Tunnel, passerelle ou pont... SEns dessus, dessous ! Pont Raymond Barre Il surfe sur les vagues De nuit, il offre une nouvelle porte d’entrée au sud de Lyon aussi lumineuse qu’élégante. De jour, il propose un trait d’union discret mais efficace au-dessus du Rhône. Geste architectural fort, à la géométrie singulière, le pont Raymond Barre enjambe le Rhône de la Confluence à Gerland, tout près du pont Pasteur. Il nourrit et développe la réflexion engagée par le Grand Lyon autour de son offre de transport et plus largement du partage de l’espace public et de la mobilité durable.

Dédié aux modes doux, le pont Raymond Barre propose un nouvel axe de circulation aux piétons et cyclistes et complète le réseau de transport en commun de l’agglo- mération en prolongeant la ligne T1 du tramway depuis Hôtel de Région-Montrochet vers son terminus Debourg, d’où sera possible de prendre la ligne B du métro, elle-même prolongée jusqu’à Oullins. Passerelle de la Paix accord parfait entre rive droite et rive gauche La Passerelle de la Paix permet aux cyclistes et piétons de franchir le Rhône et de relier la Cité internationale à Caluire-et-Cuireenquelquesminutes.Elleproposeundouble cheminement : une partie haute, ouverte à tous, et une partie basse, réservée aux piétons.

Ce nouvel accès relie en rive gauche aux centres culturels et de loisirs (Amphithéâtre, cinémas, casinos, Musée d’Art Contemporain), centre d’affaires (le Centre de congrès), lieux d’enseignement (le campus de la Doua) et parcs (Parc de la Tête d’Or, de la Feyssine) et la rive droite du quartier Saint-Clair.

Cette passerelle s’inscrit dans la dynamique de l’« Anneau bleu », projet ambitieux de mise en valeur des 40 km de canaux et abords du Rhône amont et dans la continuité de la Via Rhôna, itinéraire mode doux qui relie le lac Léman à la mer Méditerranée. Tunnel de la Croix-Rousse Une galerie sous les feux de la rampe Imaginez un trait d’union d’un nou- veau genre entre le Rhône et la Saône, au nord de Lyon. Un tunnel oui mais pas seulement... Plutôt une traboule géante, un cheminement d’un genre inédit permettant de rallier le quartier de Vaise depuis les quais du Rhône en quelques minutes seulement...

Depuis décembre 2013, le tunnel de la Croix-Rousse a fait peau neuve. Son originalité ? Le Grand Lyon a profité d’une mise aux normes réglemen- taires obligatoire du tunnel initial pour revisiter les caractéristiques de cet axe majeur de l’agglomération et créer une nouvelle galerie de circulation, dédiée intégralement aux modes doux (vélos, piétons ou transports en commun). L’axe le plus long 100 % mode doux C’est désormais le plus long tunnel dédié aux modes doux et transports en commun au monde. Les usagers qui l’empruntent bénéficient d’une atmosphèresereine,grâceàunparcours multimédia ludique et culturel au fil des parois et à une mise en lumière la plus naturelle possible.

Le parcours s’effectue en toute sécurité puisque chaque mode de transport bénéficie d’un aménagement distinct, avec un revêtement adapté : les piétons circulent sur un axe central protégé de part et d’autre des bus et des vélos. C’est désor- mais sous la colline que l’on chemine… yon, la ville aux deux fleuves ? Un résumé que ne saurait démentir la quarantaine de ponts et passerelles qui les enjambent, transformant une contrainte physique en une nouvelle opportunité de déplacement. C’est dans le même esprit que les tunnels y ont été percés, dont certains proposent de nouvelles connexions qui favorisent les modes doux, laissant à chacun le libre choix de son mode de transport.

État des lieux des nouvelles traversées lyonnaises...

•  Date de première mise en service : 1952 •  Trafic journalier moyen annuel : 47 000 véhicules par jour •  Longueur du tunnel routier : 1,757 km de long •  Longueur du tunnel modes doux : 1,763 km

Nathalie Aulnette directrice de la Fondation Apicil Nathalie Aulnette (50 ans), de formation commerciale, a démarré sa carrière dans le domaine bancaire à Lille, sa ville de naissance, avant de suivre son époux dans ses mutations. À Nice, Aix-en-Provence, Rouen et Dardilly (première parenthèse lyonnaise de 1997 à 2000), elle s’est investie dans le bénévolat, auprès des sans-abris et des personnes en fin de vie notamment.

En Suède, de 2000 à 2005, elle a pris la présidence de l’association Stockholm Accueil, dédiée aux femmes d’expatriés, qui est passée de 70 membres à 300 en 5 ans. De retour en France, c’est à Lyon que cette mère de trois enfants a choisi de s’établir. Directrice de la Fondation Apicil depuis 2006, Nathalie Aulnette est chargée du développement de cette fondation reconnue d’utilité publique qui œuvre pour la lutte contre la douleur physique et psychique, à tous les âges de la vie. affinités satisfactions 72 - 73 « Lyon est une ville libre»

cette variété dans la ville : d’un quartier à l’autre, l’ambiance n’est pas la même, l’ancien et le nouveau se côtoient et s’articulent,conférantàLyoncecaractère particulier. Commentvivez-vousLyonauquotidien? J’aime marcher dans la ville : passer place des Jacobins, par la rue du Palais Grillet avec ses bons restaurants comme les Petits Siamois, ou rue Ferrandière où se trouve La table de Diane, ou encore un peu plus loin, près de l’église Saint-Nizier, avec ce fameux restaurant, La rivière Kwaï ; remonter par la Martinière et acheter du pain dans la Boulangerie de la Martinière ou la Boulangerie Saint-Vincent ; faire escale à la Quincaillerie Gresset, une boutique tout en longueur avec un choix in- croyable ; traverser la place Sathonay et ses joueurs de boules, admirer les quais de Saône… Marcher dans Lyon est un excellent moyen de s’ouvrir aux autres, c’est aussi pour moi l’opportunité de me vider la tête après une journée de travail où l’on aborde des sujets pas faciles… La Fondation Apicil a été créée en 2004 par le groupe lyonnais d’assurances Apicil.

Votre action est nationale mais fortement ancrée sur le territoire local… Au départ en effet, nous avons privi- légié les projets en Rhône-Alpes pour mieux connaître les acteurs de terrain. Nous travaillons avec les soignants et les directions des établissements hos- pitaliers, l’Agence régionale de santé, l’Ordre des médecins et avons noué des liens étroits avec la communauté médi- cale et scientifique. Nous bénéficions à Lyon de nombreuses expertises dans le domaine de la santé, un secteur très in- novant grâce à la présence de médecins et de chercheurs spécialisés dans diffé- rentes disciplines.

L’un des atouts est la faculté des acteurs à travailler ensemble ainsi que la présence de pôles d’excel- lence comme la Fondation Neurodis, dans le domaine de la neurologie, ou encore dans celui des greffes, des spécia- lités où Lyon est précurseur. Quelle est votre vision de Lyon en 2020 ?

Je souhaite que Lyon continue cette dynamique de restauration du patri- moine, combinée à la construction de nouvelles architectures et de nouveaux axes, comme dans le quartier de Vaise ou de la Part-Dieu. Cette dynamique devrait lui permettre d’attirer encore plus d’investisseurs étrangers et d’en- treprises. J’aimerais aussi que l’on mette mieuxenvaleurlesavoir-faireindustriel, notamment dans le domaine du luxe. La renaissancedeLejabyenestl’illustration: il faut revaloriser ce savoir-faire. Lyon en un mot : Liberté. La Fondation Apicil Créée par le Groupe Apicil en 2004, la Fondation Apicil, reconnue d’utilité publique, a pour objet la lutte contre la douleur physique et psychique, de la naissance à la fin de vie.

Présidée par Michel Bodoy, elle emploie deux per- sonnes et est composée d’un comité scientifique de 15 membres. Apicil a versé une dotation initiale de 9 M€, dont les intérêts couvrent les frais de fonc- tionnement. Le groupe verse chaque année 762 000 € de dons qui servent à 100 % à financer des projets dans toute la France. Les dons privés s’élèvent entre 20 et 30 000 € par an. Les projets touchent à la recherche, aux pratiques innovantes,àlaformation,àl’information et à l’aide aux associations. La Fondation agitcommeundéclencheur:ellesoutient des projets qui bien souvent ne pour- raient pas voir le jour car jugés non prioritaires par les établissements, mais qui prouvent leur légitimité une fois ex- périmentés.

Toucher-massage, hypnose, appareils innovants, organisation de congrès, création de postes… 600 projets ont été étudiés en 10 ans et 350 financés, pour un montant de 5,5 M€.

ous avez fait de Lyon votre ville d’adoption. Pourquoi ? Au départ, je suis venue à Lyon car deux de mes sœurs y habitent. J’ai tout de suite senti que Lyon offre un excellent équilibre : c’est la plus au nord des villes du sud ; les gens ont une bonne mentalité, ni trop flatteuse, ni trop fermée ; c’est une ville ouverte, cultu- rellement très riche, où l’on peut continuellement faire des découvertes. Il y a autant d’histoires que de quartiers et un réel souci de préserver le patri- moine historique, tout en s’ouvrant à la modernité. De plus, la mobilité est exemplaire : je circule essentiellement en Vélo’v le matin pour me rendre à la Fondation Apicil et rentre à pied le soir en sillonnant la Presqu’île et les quais de Saône.

Et si besoin, j’utilise une voiture électrique en partage et vais à Paris en 2 heures de train. Votre métier requiert de nombreuses relations. Est-ce qu’il n’a pas été trop difficile de lier connaissance ?

D’intégrer les réseaux ? Quand je suis arrivée à Lyon avec l’envie de trouver un emploi, j’ai pris contact avec quelques personnes pour qu’elles me parlent de leur travail. En suivant leurs recommandations, j’ai finalement rencontré une quarantaine de personnes quim’ontpermisd’affinermonprojetet dedécouvrirApicil.Cettemiseenréseau s’est faite très facilement et les contacts se sont multipliés naturellement. Aujourd’hui, j’ai 906 numéros de télé- phones portables enregistrés dans mon téléphone : autant de personnes avec qui je suis en confiance. Et même si les Lyonnais préfèrent souvent rester discrets, il est rare que l’on me refuse une demande bien formulée… Je côtoie les réseaux comme OnlyLyon, le Cercle de l’Union, le Prisme ou encore l’APM dont j’apprécie les conférences, mais je ne m’y investis pas car je ne souhaite pas être « marquée ».

La liberté est pour moi une valeur fondamentale et j’aime Lyon pour ça : c’est une ville libre. Comment s’exprime cette liberté ? Lyon jouit d’un passé industriel riche et raffiné, dans le domaine du textile et de la pharmacie notamment, et a su se développer dans de nombreux secteurs d’activité. Nous le constatons aujourd’hui : la ville est dynamique, elle attire des entreprises, donc des emplois, etrayonneversl’extérieur.Lyonbénéficie d’une taille suffisante pour disposer d’une offre de services de qualité très large, tout en étant accessible. Étant très citadine, j’apprécie particulièrement de pouvoir me décider à la dernière minute pour sortir au théâtre ou au restaurant sans être contrainte par les embouteil- lages ou le manque de place… Quels sont vos lieux de prédilection ? J’aime beaucoup le Théâtre de la Croix- Rousse qui offre une programmation remarquable, la Maison de la danse, exceptionnelle et internationale, le Radian à Caluire, extrêmement varié, le cinéma Comoedia, symbole de la lutte des petits contre les gros, avec une programmation réfléchie, de grande qualité, ou encore le Musée Gadagne qui a été magnifiquement rénové.

Avec son restaurant et sa terrasse, c’est, comme le Musée des Beaux-Arts, un endroit très convivial. À Lyon, l’offre culturelle est vaste et au-delà des expositions et des spectacles, j’assiste aussi à de nom- breuses conférences, qui sont données régulièrement et gratuitement ! On retrouve d’ailleurs cette multiplicité et «À Lyon, l’ancien et le nouveau se côtoient et s’articulent, conférant à la ville ce caractère particulier.» affinités satisfactions 74 - 75

affinités vibrations 76 - 77 CitéCréation mondiale, citoyenne, humaniste vec plus de six cents murs peints au travers des continents, dont le record du monde, 22 000 m2 , aétéinaugurél’andernieràBerlin,Cité- Création, à Oullins, est aujourd’hui le leader incontesté de la fresque monumentaleurbaine.«Lesavoir-faire lyonnais en matière de fresques est reconnu dans le monde entier. À l’étranger, il est associé à l’image de Lyon, porteuse de valeurs d’hu- manisme et de travail bien fait, ainsi qu’à la beauté, la magie et la qualité de vie de cette ville », observe Halim Bensaïd, chef de projet de CitéCréation.

On doit à l’entreprise coopérative des œuvres aussi diverses que la célèbre fresque des Lyonnais, animée en 3D lors de la dernière Fête des Lumières, sa « petite sœur » la fresque des Québécois,maisaussidesinterventions sur des sites industriels et dans de nombreux quartiers populaires partout dans le monde. « Nous ne sommes pas des artistes mais des artisans. La parole des salariés et des ha- bitants donne du sens : elle est le moteur de notre démarche. Notre rôle est de traduire le plus sincèrement possible les récits qui nous sont confiés », affirme Lionel Toutain-Rosec, égale- ment chef de projet.

Si les techniques de base restent sé- culaires, la fresque intègre désor- mais les innovations du design ur- bain en matière d’éclairage ou de végétalisation. Le résultat dépasse de loin le simple impact esthétique : « c’est un patrimoine qui permet de retrouver une identité, de mieux vivre ensemble, et de changer le regard porté sur ces sites et ces quartiers », remarque Halim Bensaïd. « Les sourires réapparaissent, le dialogue se renoue, le désir revient, et des perspectives nouvelles s’ouvrent », ajoute Lionel Toutain-Rosec. Comme dans le quartier des Noirettes, à Vaulx-en- Velin, des visiteurs viennent de loin découvrirdeslieuxjusqu’alorsoubliés.

Pour ce travail et pour la création d’Ecohlcité, CitéCréation a reçu le trophée national de l’entreprise ci- toyenne au Sénat, en novembre 2013. En bref  Création de CitéCréation en 1978  12 salariés coopérateurs  80 peintres muralistes  Filiales au Canada, en Allemagne, en Chine, au Japon  Entreprise du patrimoine vivant en 2007 Gilbert Coudène co-fondateur de CitéCréation et d’Ecohlcité, créé avec l’école Émile Cohl.

Pourquoi avoir lancé cette formation ? Transmettre notre métier est la suite logique de notre entreprise, dont les co-fondateurs ont 36 ans d’ expérience : transmettre en interne, en confiant aux jeunes des postes stratégiques dans l’ entreprise, et transmettre vers l’extérieur par cette école supérieure de muralistes. Celle-ci vise à la fois à structurer l’apprentissage de ce métier, qui était jusqu’à présent sur un mode compagnonnique, et à répondre aux gigantesques besoins urbains présents et à venir : c’est-à-dire mettre de la poésie et tisser du lien dans la dureté des villes où vivent désormais plus des deux- tiers de la population mondiale.

D’où viennent vos étudiants ? Les 5 premiers inscrits à l’école étaient Chinois : la Chine a besoin de 3 000 peintres muralistes dans les prochaines années. Environ un quart des élèves sont étrangers. Cette jeunesse qui nous vient de tous les horizons est extraordinaire ! Quelles sont les perspectives pour Ecohlcité ? Une résidence va être ouverte en juin à proximité de l’école. Elle permettra aux étudiants de bénéficier d’un loyer modique en contrepartie d’un engagement dans des projets solidaires. À la rentrée 2015, nous installerons les ateliers de formation dans les nouveaux bâtiments que l’école Emile Cohl ouvrira sur l’ancienne friche RVI.

Ensuite, il est prévu de développer l’école à l’étranger, plusieurs pays nous ont déjà sollicités, dont l’Allemagne, le Canada, la Chine… ‘ ‘ Transmettre notre métier est une suite logique’ ’

78 - 79 e 16e Cartoon movie qui s’est tenu début mars, à Lyon, a démontré de nouveau le dynamisme du film d’ animation en France (22 films sur 59 sélectionnés), par- ticulièrement en Rhône-Alpes, qui alignait 7 projets. « Comme la BD il y a quelques années, le dessin animé sort des frontières et entre dans l’âge adulte. Les producteurs européens osent beaucoup plus que les Américains, en proposant une diversité de graphisme, des mélanges de styles, des formes documentaires et des sujets politiques », analyse Marc Wandeweyer, directeur de Cartoon movie. « Nous mettons tout le monde au même niveau, jeunes réalisateurs ou grands studios.

Cartoon movie permet de faire émerger de nouvelles idées, d’accélérer le montage des projets et de créer une émulation », ajoute-t-il.

Pas moins de 700 professionnels venus de 40 pays étaient au rendez- vous de cette édition. Depuis sa création, ce grand forum qui brasse créateurs, producteurs et investis- seurs, a contribué au financement de plus de deux cent films, repré- sentant 1,5 milliards d’euros. Marc Vandeweyer estime que 50 % à 80 % des projets qui y sont présentés aboutissent. Parmi ceux-ci : Ernest et Célestine (César 2013), Une vie de Chat, le Chat du Rabbin, Le voyage extraordinaire de Samy. Pour la 3e année, Cartoon movie a été accompagné de la journée Cartoon games, qui permet aux studios d’animation et de jeux vidéo d’échan- ger leurs idées lors de speed dating afin d’envisager, très en amont de leurs projets respectifs, des déclinai- sons sur l’un ou l’autre des supports.

Formation L’école Emile Cohl, la référence Ses étudiants sont courtisés par les meilleurs éditeurs de bande-dessinée et studios d’animation, et se sont essaimés partout : Japon, Russie, Royaume-Uni ou États-Unis, comme Mathieu Gros- piron, devenu directeur technique pour Shrek et Madagascar. Chaque année, prèsdecinquanteentreprisessepressent à la journée de job dating de l’École Emile Cohl, « presque autant que de futurs diplômés à placer », remarque Emmanuel Perrier, directeur délé- gué de l’école. L’établissement a noué des liens de longue date avec Disney World Floride, travaille avec les éditeurs de jeux vidéo canadiens, et s’apprête à finaliser un partenariat avec une université publique chinoise : « nous allons prouver que notre modèle pédagogique est universel », ajoute-t-il.

Marc Bonny de la société Gébéka, distributeur et co-producteur de films d’animation En tant que professionnel de l’animation, quel intérêt voyez-vous dans Cartoon Movie ?

Ce rendez-vous permet de rassembler les acteurs du film d’animation de toute l’Europe. Il correspond à l’économie de ce secteur, qui passe par des co- productions avec plusieurs pays. Ceux qui se rencontrent lors de Cartoon Movie, en mars à Lyon, se retrouvent souvent au festival du film d’animation, en juin, à Annecy. Ces deux événements boostent la production régionale. Il y a 15 ans, comme distributeur, vous avez contribué au succès de Kirikou et la sorcière. Aujourd’hui, vous êtes co-producteur d’un film franco-suisse, «Ma vie de courgette», dont le tournage a lieu à Lyon. Pouvez-vous nous présenter ce projet ? Les décors ont été installés en février, le tournage débute en mars-avril aux studios Pixel, à Villeurbanne, pour dix mois.

Ce film sera réalisé en « stop motion », technique utilisée par exemple pour Wallace et Gromit. Cette forme d’animation paraît tradi- tionnelle, mais elle met en œuvre des technologies de pointe, comme l’impression 3D. Les têtes des marionnettes seront réalisées en Haute-Savoie, les armatures, dans le Jura, les cheveux, dans la Drôme. Nous souhaitions loca- liser le tournage à Lyon, en raison de sa position centrale vis-à-vis de nos partenaires parisiens et suisses.

Vous êtes inscrit dans le dispositif Objectif croissance d’ Imaginove, que vous apporte- t-il ? De prendre (enfin !) le temps de réfléchir sur le positionne- ment des projets et d’avoir une vision beaucoup plus claire des tendances du marché sur les prochaines années. Après, à nous de faire nos choix. ‘ ‘ Des technologies de pointe pour l’animation traditionnelle’ ’ affinités vibrations

affinités vibrations 80 - 81 i la grande tour d’une an- cienne minoterie, témoin d’un passé industriel, restelesignaletlesymbole des lieux, le pôle Pixel, à Villeurbanne, est lui entièrement tourné vers l’avenir.

Dédié aux activités innovantes de l’image, du son et des industries créatives, Pixel abrite le pôle de compétitivité Imaginove ainsi que Rhône-Alpes Cinéma, l’ un des premiers fonds régionaux de copro- duction de France, qui participe au financement de dix à quinze longs- métrages par an. Parmi ceux-ci, Maviedecourgette,unfilmd’animation tourné à Pixel jusqu’aux premiers mois de 2015.

« Ce projet bénéficie d’un nouvel espace, le Cube, totalement polyvalent et amé- nageable en fonction des besoins, qui permet de s’adapter à tous les projets : aujourd’hui, c’est un film d’animation, demain ce sera un jeu vidéo, ou encore de la formation », explique Sébastien Thomas-Chaffange, directeur du pôle Pixel. Le site vient également de se doter d’un espace de co-working. « Nous répondons aux particularités de notresecteurd’activitéenexpérimentant de nouvelles formes d’accueil des en- treprises, dont les moyens et les besoins sont très fluctuants dans le temps. L’objectif est de créer des synergies entre les compétences et d’ouvrir le champ des possibles pour les créateurs de contenus, vers les objets connectés, la robotique de service… ».

De nombreux pro- fessionnels de l’image (production, location de matériel, post-production, fondvertpourl’incrustationd’images) sesontdéjàinstallésdansuneancienne zone artisanale jouxtant le pôle Pixel, qui entend ainsi doubler sa surface d’ici 2017.

Quelques films tournés à Pixel - Les Lyonnais d’Olivier Marchal - Bon rétablissement ! de Jean Becker -  Goodbye Morocco de Nadir Mokneche - Les Invisibles, de Sébastien Lifshitz En bref  Création du pôle Pixel en 2009  70 entreprises dont 60 liées à l’image  500 salariés  11 000 m2 de bureaux  5 000 m2 de studios (plateaux, loges, stockage) Romuald Capron DIRECTEUR d’Arkane studio, éditeur du jeu Dishonored Quelle est l’histoire d’Arkane studio ? Arkane studio est né il y a 14 ans à Lyon. Nous étions sur le schéma des garage games, créés sur nos propres fonds. Nous avons grim- pé les marches doucement mais sûrement, en restant fidèles à notre identité : des jeux d’actions et d’aventure, en vue subjective, dans un monde fictif.

Nous avons créé un studio à Austin, au Texas en 2006, puis, avec le succès à la fois critique et commercial de Dishonored, en 2012, nous sommes passés de 40 à plus d’une centaine de salariés.

Une success story comparable pourrait-elle émerger ? Il existe un pôle de développement très important en Rhône-Alpes, particulièrement à Lyon, grâce à Infogrammes et Electronic Arts qui ont attiré nombre de compétences dans les années 90. Par ailleurs, depuis le début des années 2000, le jeu vidéo est devenu une industrie de masse, la croissance du secteur est de 5 à 10 % par an, et le chiffre d’affaires dépasse désormais celui du cinéma. Cependant, les projets proviennent souvent de créatifs qui ne sont pas toujours des business men… Via Imaginove, les entreprises ont rapidement accès à des interlocuteurs et à des sources de financements, ce qui est vital pour les aider à passer les différentes vagues de leur développement.

Alors oui : une autre success story est possible : tout est réuni ici pour y parvenir. Comment l’agglomération lyonnaise est-elle perçue à l’international ? Il est facile de faire venir les clients internationaux, de leur faire découvrir la région, mais aussi de pérenniser les salariés. Je ne suis pas sûr que les Lyon- nais se rendent compte combien Lyon est une ville attractive pour les étrangers.

‘ ‘ Une autre success story est possible’ ’ Pixel lieu d’effervescence creative

82 - 83 « Quentinnnn » Marie (groupie) « Lumineux » Gilles (esthète) « Éclectique » Mouna (curieuse) « Résolument différent » Jean-Marc (cinéphile) « surprenant » Myke (american student) « c’est quand le prochain ? » Sandra (lunaire) « désormais indispensable » Paolo (distributeur) « Vive le Cinéma ! » Thierry (organisateur) « Oh la la » Rose-mary (écossaise) « Magique » Jérémy (festivalier) « trop court » Cécile (oiseau de nuit) un festival unique et original qui a déjà couronné Clint Eastwood, Milos Forman, Gérard Depardieu, Ken Loach, et Quentin Tarantino.

En octobre 2013, la 5ème édition a déchainé les passions, enchanté les publics et une fois encore prouvé que l’alchimie lyonnaise puise ses racines dans son histoire, sa capacité à innover et susciter l’enthousiasme.

affinités perceptions

RÉTROSPECTIVE Festival Lumière. Quentin Tarantino Prix Lumière 2013. Biennale d’art contemporain. Blend Web Mix. Fête des Lumières. © J. Couturier - F. Dimier © Chinese Corner © Alain Benini © F. Godeau 84 - 85 affinités perceptions

affinités initiations 86 - 87 LES RENDEZ-VOUS ONLYLYON 1er semestre 2014 : Allemagne • IMEX à Francfort avec le bureau des congrès • Salon international des voyages événementiels, rencontres et événements • Du 20 au 22 mai Japon • Osaka • OnlyLyon on Tour avec l’office de tourisme • Du 19 au 25 mars France • Heavent Cannes avec le bureau des congrès • Journées business de l’événement et du tourisme d’affaires • Du 26 au 27 mars Émirats Arabes Unis • Fest of Lights Dubai • Du 20 au 29 mars • En partenariat avec Emirates et ONLYLYON Émirats Arabes Unis • Dubai • Workshop MARHA BA France avec l’office de tourisme • Du 2 au 3 mai • En partenariat avec Emirates et ONLYLYON États-Unis • San Diego Bio • Du 23 au 26 juin • En partenariat avec Emirates et ONLYLYON Grande-Bretagne • Taste of London • Du 19 au 22 juin Mais aussi… • Avec Chef Factory, la mystérieuse école de cuisine lyonnaise… de savoureux moments dans les rues de Londres, Bruxelles, Francfort, Genève… Chine • Xi’an • Commémoration du 50ème anniversaire des relations franco-chinoises à l’occasion de la fête des Lanternes • Du 6 au 9 mai • Projet lumière, monumental sur un monument ESCAPADES EN DIRECT DE LYON Birmingham Voyage à travers la musique et la culture des cités de New York et Birmingham avec The Frontiers festival à Birmingham.

En rythme du 22 mars au 5 avril, puis du 2 au 8 juin avec 6 vols directs par semaine. Genève Journée bien réglée à Genève le 2 avril, grâce au Geneva watch tour pour s’initier au savoir-faire horloger de la ville.

Départ à l’heure de la gare Part-Dieu à 8 h 35, retour le soir même à 21 h 26 pile. Prague Un week-end classico-classique à Prague. L’Orchestre Philarmonique de Prague célèbre Verdi, le 9 avril. Accord parfait en 3 heures aller-retour depuis l’aéroport Lyon-Saint Exupéry Genève / Lausanne Une escapade arty à Lausanne pour la clôture de la 1ère biennale d’art brut, consacrée aux véhicules et aux voyages.

Départ chic de la gare Part-Dieu le 26 avril à 15h 29, retour choc le 27 à 16 h 29. Turin Un week-end glamour à Turin jusqu’au 27 avril, autour de la rétrospective des photos d’Eve Arnold.

Marylin Monroe, Marlene Dietrich, Joan Crawford entre flashs et spotlights. Départ le samedi de la gare Part-Dieu à 7 h 32, retour le dimanche à 22 h 20. Barcelone Rythme intensif pour les sportifs à Barcelone : départ de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry à 11h45, retour à 23h30, pour parcourir à grandes foulées la Cursa Guardia Urbana, le 11 mai.

Amsterdam Un programme éclectique qui rime avec initiatique à Amsterdam : le Festival de Hollande, rendez-vous des arts du spectacle. Du 1er au 29 juin 2014, accessible avec quatre vols quotidiens. On se voit où ? On fait quoi ? 115 bonnes raisons de quitter Lyon et d’y revenir ... en 2013 (Fréquentations des visiteurs étrangers au pavillon de l’OT) : Top 5 des étrangers 1er Allemagne 2ème Espagne 3ème Royaume-Uni 4ème Italie 5ème USA Traficaérien: 8,5 millions depassagers (+1,3 %parrapportà2012) liaisons aériennes dont 22 nouvelles depuis 2011 115  Destinations au départ de Lyon  Événements Onlylyon à l’international  Quelques escapades en direct de Lyon

n 2013, le Carlton Lyon a fait peau neuve, rentrant dans le cercle très fermé de Mgallery, la collection d’hôtels haut de gamme du Groupe Accor. Bilan, un an après sa réouverture. Quels étaient les enjeux de cette rénovation ? Construit en 1894, le bâtiment abrite un hôtel depuis 1925. Il avait fait l’objet de plusieurs rénovations mais pas d’une telle ampleur. Nous sommes repartis de plateaux vides pour proposer une ambiance renouvelée et cohérente avec son histoire. Nous avons fait le choix d’un esprit art-déco des années 30, mixé avec des éléments plus contemporains. L’enjeu était de refaire du Carlton le palace de ses origines, tout en gardant son âme.

C’estdanscebutquenousavonschoisi de rendre hommage à son passé artis- tique en baptisant certaines chambres du nom des artistes qui les ont fréquentées (Laurent Terzieff, Olivier Marchal, Patrick Chesnais...).

Comment se porte le marché de l’hôtellerie haut de gamme à Lyon ? Bien mieux que le moyenne gamme. Le second semestre se profile bien, avec beaucoup d’événements inter- nationaux. Notre clientèle est mixte : business pour 60% et tourisme pour 40%. La première se développe en parallèle de la capacité hôtelière lyonnaise. Le fait le plus marquant est le fort développement de la clientèle de loisirs, dû à la qualité croissante de l’offreculturelleetàlamédiatisationde la ville. Les touristes sont stupéfaits de la qualité architecturale et globalement visuelle de Lyon. Nos perspectives sont encourageantes et nous visons un taux de remplissage pour 2014 de 68 à 69 % contre 64 % en 2013, ce qui est le taux moyen d’occupation toutes catégories confondues sur le Grand Lyon.

Quels sont les attentes de vos clients ? Tous se rejoignent dans une même recherche d’authenticité. Ils attendent bien sûr des prestations haut de gamme mais elles ne suffisent plus. L’histoire des lieux doit être forte : elle rassure, donne un ancrage. Le luxe à la française, dans son souci permanent du détail, plaît toujours beaucoup. ‘‘Des perspectives encourageantes dans une ville attractive’’ 3 questions à… Corinne Dupont directrice du Carlton Lyon Le MGallery Carlton Lyon en bref •  Hôtel 4* de 80 chambres, dont 4 Junior Suites Rotondes •   25 000 clients en 2013 •   Un espace bien-être •   Un bar à cocktails •   Deux salons affinités initiations

affinités addictions ‘ ‘ Lyon doit son statut de capitale de la gastronomie à tous les producteurs de la région’ ’ Ses restaurants à Lyon et ailleurs •  La Mère Brazier, restaurant gastronomique 12, rue Royale, Lyon 1er •  Le Brazier Wine Bar, table d’hôte 14, rue Royale, Lyon 1er Des brasseries modernes •  Le 33 Cité, brasserie 33, quai Charles de Gaulle, Lyon 6ème •  Le 33 TNP, brasserie 8, place Lazare-Goujon, Villeurbanne •  Le 31 à Kobé (Japon) •  Le 33 à Agadir (Maroc) Chiffre clé 33comme 33 quai Charles de Gaulle, comme 3 amis et chefs Frédéric Berthod, Christophe Marguin et Mathieu Viannay et comme 33 parts pour chacun des trois associés propriétaires des lieux du même nom (en France).

90 - 91 Né à Versailles, vous avez travaillé à Paris notamment avant de vous installer à Lyon. Quelle est la spécificité de cette dernière ? Je suis arrivé à Lyon en 1994, il y a 20 ans et depuis j’ai eu l’occasion d’ouvrir plusieurs restaurants. Pour moi, Lyon est avant tout une ville qui consacre le sérieux et le travail. Ce n’est pas une ville d’esbrouffe ou de frime ; ou en tout cas, cela ne marche pas longtemps. Il faut toujours faire ses preuves à Lyon. Aujourd’hui, vous nourrissez un attachement personnel pour Lyon ? Je pourrais vivre ailleurs, mais il y a ici quelque chose de vrai qui me ressemble vraiment.

Les gens ne mentent pas. D’ abord, il faut les séduire, ensuite il faut prouver, puis confirmer. Et enfin seulement, les gens vous sont fidèles. D’une vraie fidélité ! Par ailleurs, je trouve que la ville a beaucoup changé en 20 ans, elle s’embellit de jour en jour. Quand on parle de son art de vivre, ce n’est pas une façade, il y a une vraie qualité architecturale, une attention à la mise en valeur de la ville qui augmente son attractivité. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la gastronomie lyonnaise ? Elle est très vive et dynamique. Les « Bibs gourmands » Michelin viennent encore de consacrer 16 restaurants de Lyon.

Au-delà des récompenses et des grands chefs, je trouve qu’on mange de mieux en mieux à Lyon. La qualité moyenne a sensiblement augmenté, certainement aussi parce que les jeunes qui s’installent sont particulièrement sensibles à la qualité des produits. La gastronomie lyonnaise aujourd’hui, je dirais surtout que c’est un mélange de tradition et d’innovation. Les chefs puisent dans le référentiel classique mais laissent aussi davantage libre cours à leur créativité et leurs intui- tions. C’ est ce que je fais à la Mère Brazier.

Quelle est la place de Lyon sur la table mondiale ? On dit de Lyon que c’est la capitale mondiale de la gastronomie... Elle a effectivement un très grand nombre de restaurants et de restaurants étoilés.Moijepensequecetterenommée s’étend au-delà des frontières de l’agglomération. C’est Rhône-Alpes dans son ensemble qui mérite d’être célébrée pour la qualité de son terroir et de la diversité de ses produits.

Lyon à l’horizon 2020 ? En 20 ans, la ville a beaucoup changé. Il faut qu’elle continue à évoluer, sans renier ses fondamentaux pour rivaliser avec une grande capitale européenne comme Barcelone.

C’est tout à fait possible en travaillant son attractivité avec des programmes architecturaux d’envergure, avec une programmation culturelle forte. L’attractivité d’une ville passe par ce qui s’y passe ! Nous sommes sur la bonne voie et il faut continuer nos efforts.

Quels sont vos sites de prédilection ? Le quartier Saint-Jean, sa cathédrale, ses petites rues, c’est un quartier préservé. La Cité internationale qui est devenue un vrai lieu de vie. La Presqu’île enfin : j’adore flâner devant les boutiques. Sensible à l’architecture, je m’y balade le nez en l’air. Le théâtre antique enfin, un lieu chargé d’ histoire où l’ on bénéficie d’une vue exceptionnelle sur la ville.

Lyon en un mot ? Une fleur ‘‘Lyon a tout pour rivaliser avec Barcelone’’ Mathieu Viannay acré meilleur ouvrier de France en 2004, Mathieu Viannay règne sur les cuisines de la Mère Brazier depuis 2008 où il a su imposer son style.

Un style qui lui assure depuis, 2 étoiles au Guide Michelin. Lyonnais d’adoption, Mathieu Viannay nourrit un attachement profond pour Lyon, une ville qui récompense le travail, sans jamais se reposer sur ses lauriers. Une ville à son image...

92 - 93 Quelle image de Lyon aviez-vous avant d’ y vivre et comment a-t-elle évolué ? Je ne connaissais pas Lyon lorsque je suis venue m’y installer pour des raisons personnelles. J’avais une image complètement fausse d’ une ville endormie, avec peu d’opportunités et beaucoup moins attractive que Paris pour réaliser ses ambitions professionnelles. Or je me suis vite rendue compte que Lyon est une ville magnifique, très agréable à vivre où l’on peut s’éclater professionnellement et per- sonnellement. Elle offre un équilibre de vie très précieux. En treize ans, j’ai vu la ville se transformer : les quais du Rhône se sont mués de p a r k i n g e n d e s t i n at i on populaire et maintenant, c’est au tour des quais de Saône.

J’apprécie particulièrement ce projet car j’ai découvertl’avironàLyon,surlaSaône, et c’est devenu une grande passion.

J’ai la chance d’habiter en centre-ville et de ne jamais prendre la voiture pour mes déplacements : à pied ou en Vélo’v nous avons accès à tous les commerces et services. Comment voyez-vous Lyon en 2020 ? J’aimerais qu’une nouvelle génération remplacelesdinosauresquisontencore en place dans certaines institutions qui demeurent trop fermées, selon la tradition de la bourgeoisie lyonnaise. Il faudrait plus de gens ouverts sur l’international,quiontvécuàl’étranger ou s’y intéressent, afin de poursuivre l’ouverturequiestengagée.Lebranding de Lyon fonctionne bien, la marque est de plus en plus présente et devrait meneràunemeilleureconnaissancede laville.D’iciquelquesannées,ilfaudrait que Confluence ne soit plus considéré comme un projet à part, mais soit complètement intégré à la ville.

De même, j’espère un lissage entre la ville et la périphérie, avec une vraie continuité au niveau sociologique et des équipements urbains. ‘ ‘ Lyon est une ville m ag n i f i q u e , t r è s agréable à vivre où l’on peut s’éclater professionnellement et personnellement.’ ’ iplômée en communication au Celsa, Céline Schillinger s’est installée à Lyon en 2001 après dix années passées en Asie. Directrice de l’engagement des partenaires pour le programme dengue de Sanofi Pasteur, âgée de 43 ans et mère de deux enfants, elle a reçu en 2013 le Women’s Award de La Tribune catégorie international, le Trophée d’or égalité femme homme de l’Apec ainsi que le Trophée Femmes en action du Progrès.

Lyon en un mot : pétillant Quelles sont vos adresses et/ou vos lieux préférées ? J’aimemepromenerdanslecentre-ville et le Vieux Lyon, notamment le Parc des hauteurs. Je suis particulièrement attachée à mon quartier, entre les Terreaux et les quais de Saône, un quartier très sympathique qui se transforme. Côté boutiques, j’adore Stiletto, rue Mercière, qui au-delà des chaussures, a la passion des belles choses. J’aime aussi le nouveau café Thé où, rue Chavanne, pour ses tartines et ses gâteaux fantastiques. Sur le plan culturel, j’adore les Célestins, où je vais souvent avec mon fils, l’Opéra, génial car démocratique, qui fait beau- coup d’efforts pour brasser les publics et les spec- tacles, le TNP de Villeur- banne, la Maison de la danse (une institution !) et le théâtre Espace 44 à la Croix-Rousse, qui a aussi une programmation contempo- raine pour les tout-petits.

Et bien sûr les Nuits de Fourvière… ‘‘J’ai vu la ville se transformer’’ Céline Schillinger affinités addictions

Centrale de Lyon, et l’Institut Français des Sciences et Technologies des Transports (IFSTTAR) de Bron. Je tiens à souligner aussi notre bonne collaboration avec Pôle emploi dont les équipes dynamiques nous ont permis de recruter sur Vénissieux et Saint-Priest. Nous formons nous- mêmes notre personnel mais nos be- soins en recrutement sont importants : Courb emploie 26 personnes et nous visons un triplement de nos effectifs sous 18 mois, tandis que la production passera de 750 véhicules en 2014 à 6 000 à l’horizon 2017. Pourquoi avoir choisi Lyon pour mettre au point votre voiture électrique, la C-Zen ?

Nous sommes deux Lyonnais à la tête de Courb. Il était donc naturel que l’on développe notre activité ici. De plus, le Grand Lyon a été très à l’écoute et nous a énormément aidés par exemple pour trouver des locaux, que nous louons à Renault Trucks à Saint-Priest. C’est grâce à cela que nous sommes restés à Lyon, alors que nous étions sollicités par plusieurs autres régions de France. Nous développons une activité sur un secteur privilégié, le véhicule électrique, qui est très proche des questions de développement durable sur lesquelles le Grand Lyon est précurseur en matière de transport.

Bénéficiez-vous de l’écosystème lyonnais ?

Nous sommes impliqués dans OnlyLyon et sommes adhérents du pôle de compétitivité Lyon Urban truck and Bus. Mais pour le moment nous ne sommes pas trop sortis de notre coquille car nous étions dans une phase de R&D importante. Nous allons être maintenant plus disponibles pour nous impliquer dans le microcosme qui va nous permettre d’aller encore plus de l’avant. En revanche, nous avons bénéficié ces dernières années de l’environnement du monde de la recherche : nous avons travaillé avec plusieurs laboratoires comme le Liten du CEA Grenoble, l’École ur autodidacte âgé de 54 ans, Hervé Arnaud a fait carrière dans l’industrie métallurgique puis dans la gestion de patrimoine.

Depuis août 2007, il développe, aux côtés de l’homme d’affaires Thierry Lièvre (président du groupe U10) la société Courb qui sort le 31 mars sa première voiture électrique, la C-Zen. Ce projet a requis à ce jour près de 25 millions d’euros d’investissement et une levée de fonds de 10 millions par crowdfunding vient d’être lancée.

Vos bureaux sont situés au cœur de Lyon, pourquoi ? La Presqu’île est en effet mon endroit préféré : j’y ai toujours eu mes bureaux depuis 20 ans ! Si j’habite dans le nord Isère, je suis à Lyon tous les jours. C’est une des plus belles villes de France, qui offre une qualité de vie exceptionnelle, une architecture des bâtiments fabuleuse et une qualité gastronomique qui n’ est plus à décrire… De plus, située à la croisée de deux grandes régions viticoles tout en étant à proximité des Alpes et de la Méditerranée.

Quels sont vos adresses préférées ? J’aime beaucoup l’Harmonie des vins, rue Neuve, ou encore l’Océan, un petit restaurant de poisson divin situé rue du Bât d’Argent… Je déjeune aussi souvent à l’Ouest, la brasserie de Paul Bocuse dans le 9e , proche des bureaux de Thierry Lièvre.

‘ ‘ Lyon est la porte du midi de la France car il y fait bon vivre’ ’ ‘‘Lyon est une ville zen’’ Hervé Arnaud ChiffreS cléS Création : 2007 Locaux : unité de production de 4 800 m² couverts, loués à Renault Trucks à Saint-Priest, 2 000 m² de stockage et 500 m² de bureaux Effectif : 26 personnes à ce jour et un stagiaire, triplement programmé dans les 18 mois Production : 750 véhicules produits en 2014, 1 500 en 2015, 3 000 en 2016 et 6 000 en 2017 Investissement : près de 25 millions d’euros à ce jour Commercialisation : C-Zen présente dans 51 points de vente ; 110 visés à fin 2014 94 - 95 Lyon en un mot : Soleil (pour le rayonnement des gens, extrêmement agréables quand on les connaît.

Lyon est la porte du midi de la France car il y fait bon vivre). affinités addictions

ée à Lyon, Florence Brun (56 ans) a fait ses études, s’est mariée, a eu deux enfants et a travaillé 18 ans dans la capitale des Gaules, où elle était consultante RH, avant de partir vivre avec sa famille à New York en 2001. Elle y a appris l’anglais et effectué des missions variées. Après avoir étudié le fund-raising, elle est désormais en charge de la récolte de fonds d’une organisation d’aide aux familles franco-américaines et est en passe de rejoindre l’équipe d’organisation d’un festival de film. Quelle est votre vision de Lyon depuis New York ?

Je viens à Lyon régulièrement et j’ai pu constater combien la ville a changé, depuis les années 2010 surtout.

Nous avons quitté une riche ville de province, très tournée sur elle-même, nous étions contents de partir et d’aller voir ailleurs, d’autres gens surtout. Je me suis vrai- ment aperçue du changement quand, de retour à Lyon, dans la même jour- née, dans le métro puis dans la rue, j’ai entendu des gens parler une langue étrangère. Apparemment, ce n’ était pas des touristes. Et puis il y a eu le tramway, les Vélo’v, l’aménagement des quais du Rhône, cette ouverture magni- fique de la place Antonin Poncet et la belle rénovation des Célestins, ainsi que l’arrivée de magasins chics et de restau- rants dans l’air du temps.

La Biennale d’art contemporain et son accès par l’eau par exemple a été un choc pour moi. Je me suis dit : ce n’est pas Lyon, ce n’est pas possible ! Aujourd’hui je me surprends à vendre Lyon, à dire que j’ai quitté une ville triste qui est maintenant une très belle ville, ouverte et très bien équipée, avec une utilisation intelligente etrespectueusedesavieillevilleetdeson passé, et des rénovations spectaculaires. Quelles sont vos adresses et vos endroits préférés ? Je viens à Lyon essentiellement pour voir ma famille et mes amis. Mais j’apprécie énormément les boutiques, les marchés de fruits et légumes, les petits restos du midi.Monesthéticienneetmoncoiffeur, qui sont de vrais artisans au sens noble du terme, comme il n’y en a pas ici, à New York.

Ce que j’apprécie à Lyon, c’est ce qui me manque : l’ambiance et surtout l’excellence des produits des Halles, cette ville à taille humaine où l’on peut faire sa vie à pieds, les cafés, les rues piétonnes, le marché Montgol- fier, les quais de Saône, le calme du di- manche… Pourquoi êtes-vous ambassadeur OnlyLyon ?

Tout simplement pour aider, à mon petit niveau, au développement de l’image de Lyon. En étant à New York, je me suis rendue compte que même les Français ne connaissent pas Lyon. Quand je parle de Lyon avec des New-Yorkais ou avec des Fran- çais, j’évoque cette culture lyonnaise, mais pas seulement. Je leur dit que Lyon est la Chemical Valley française, je leur parle de la soie puis des teintures, des foulards Hermès, de l’invention du nylon, de Rhône Poulenc et de l’aspi- rine,jeleurditqu’ilsontpresquetousété vaccinés par des vaccins Merieux, etc. Et c’est là que, trois fois sur quatre, mon interlocuteur me dit «Ah mais vous faites des médicaments en France?».

Grand silence, le temps que j’avale ma rage et après… on parle de ce qui les intéresse : Bocuse ou l’OL, ou les deux !

Comment voyez-vous Lyon en 2020 ? 2020 c’est demain, et j’espère que Lyon va continuer à s’ouvrir, va faire monter la cote de ses universités et de ses écoles à l’international car c’est la clé qui fera d’elle une ville remarquable en Europe ou pas. Qu’avec ce site exceptionnel de ville entre deux fleuves, Lyon va devenir de plus en plus verte. J’attends avec impatience les voitures en partage par- tout, que l’on pourra montrer fièrement aux New-Yorkais comme on leur a montré le chemin des Citi bikes, de plus en plus de visiteurs attirés par le Musée des Confluences. Et puis du travail pour tout le monde.

‘ ‘  cette ville à taille humaine où l’on peut faire sa vie à pieds’ ’ ‘‘Aujourd’hui, je me surprends à vendre Lyon’’ Florence Brun Lyon en un mot : à découvrir 96 - 97 affinités addictions

Illustration gwen keraval www.economie.grandlyon.com * Marc FAVARO, architecte associé du cabinet AFAA à Lyon (France) JesuisBelge,d’origineitalienneetaprèsavoirvécuauxÉtats-Unis,Lyonestrapideme ntdevenuepourmoiuneévidence.C’est une ville travailleuse et riche d’un art de vivre incroyable. Beaucoup de nationalités s’y retrouvent, ce qui crée une émulation et un brassage culturel très enrichissants.

Aujourd’hui, je suis Lyonnais de cœur et d’esprit. Vivre ailleurs ? S’il s’agit de changer de continent pourquoi pas... Sinon, je reste à Lyon !

©Item Corporate. J’ articule / Saentys pour le Grand Lyon - *accro à Lyon COMMUNAUTÉ URBAINE DE LYON

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