INTEGRANT LA VARIABLE MIGRATOIRE - Intitulé du programme conjoint : PROMOTION DE L'EMPLOI DES JEUNES

Gouvernement du Sénégal Système des Nations Unies Intitulé du programme conjoint : PROMOTION DE L’EMPLOI DES JEUNES INTEGRANT LA VARIABLE MIGRATOIRE Effet(s) PNUAD 2012 -2016 : Effet 3 : D’ici 2016, les enfants, les adolescents, les adultes, particulièrement les plus vulnérables, bénéficient d’une éducation de base et d’une formation de qualité Effet 5 : D’ici 2016, les groupes vulnérables bénéficient d’un système de protection sociale adéquat Effet 8 : D’ici 2016, les institutions nationales (centrales, territoriales et locales) ont les capacités pour promouvoir la gouvernance des politiques et programmes de développement humain d’une manière participative, transparente, équitable et en conformité des engagements nationaux Effet(s) du programme conjoint: 1. Faciliter la création ou la consolidation de cadres régionaux de concertation pour renforcer le développement des plateformes de services pour l’insertion professionnelle. 2. Renforcer la formation professionnelle / employabilité en adéquation avec les besoins des régions cibles et en lien avec des mécanismes d’insertion des jeunes et des migrants. 3. Promouvoir l’auto-emploi grâce à des dispositifs et mécanismes régionaux et locaux d’accompagnement des jeunes créateurs intégrant la fourniture de services financiers et non financiers soutenant le développement des Micro, Petites et Moyennes entreprises. Approuvé au Nom Du Gouvernement : Titre _ Signature _ date Du Système des Nations Unies : Titre _ Signature _ date Budget estimatif total*: 12.577.694 US$ Dont: 1. Budget financé: 759.036 US$ 2. Budget non financé: 11.818.658 US$ * Le budget estimatif total comprend les dépenses au titre du programme et les dépenses d’appui indirectes support costs Durée du programme: 2013-2016 Dates prévues pour le commencement et la fin: mars 2013-février 2016 Option de gestion des fonds: Gestion canalisée Agent administratif : BIT Sources du Budget financé:
  • BIT 163.043 $
  • OIM 257.982 $
  • UNDP 236.559 $
  • UNFPA 101.452 $

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 2 Organisme(s) des Nations Unies M. François Murangira Directeur sous régional BIT Date et Sceau : Mme. Carmela Godeau Directrice Régional OIM Date et Sceau : M. Boubou Dramane Camara Directeur pays UNDP Date et Sceau : Mme Ann Thérèse Ndong Jatta Directrice Régionale UNESCO Date et Sceau : M. Boureima Diadie Représentant Résident Adjoint UNFPA Date et Sceau : M. Edmé Koffi Représentant Résident UNIDO Date et Sceau :

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 3 Partenaires du programme conjoint Organisme(s) des Nations Unies Partenaire(s) de mise en œuvre M.

François Murangira Directeur sous régional BIT Date et Sceau : M. Benoît Sambou Ministre de la a Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des Valeurs civiques Date et Sceau : Mme. Carmela Godeau Directrice Régional OIM Date et Sceau : M. Boubou Dramane Camara Directeur pays UNDP Date et Sceau : Mme Ann Thérèse Ndong Jatta Directrice Régionale UNESCO Date et Sceau : M. Boureima Diadie Représentant Résident Adjoint UNFPA Date et Sceau : M. Edmé Koffi Représentant Résident UNIDO Date et Sceau :

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 4 I. RÉSUMÉ ANALYTIQUE Au Sénégal, la problématique de l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes demeure cruciale et constitue un enjeu majeur pour l’Etat. La persistance de la pauvreté notamment en milieu rural et périurbain, l’extrême jeunesse de la population, l’exode vers les villes, l’émigration pour motif économique sont autant de facteurs qui posent avec acuité la question de l’emploi. Face aux défis que constituent le chômage et le sous-emploi des jeunes, le Gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers a pris un ensemble de mesures et a mis en œuvre un certain nombre de programmes au cours de ces dernières années.

Ces efforts, bien qu’ayant donné des résultats importants, n’ont pas encore permis de relever tous les défis. L’emploi des jeunes en particulier se maintient au cœur des politiques publiques, et l’Enseignement Technique et la Formation Professionnelle demeurent la deuxième priorité du Plan Décennal pour l’Education et la Formation (PDEF).

En prenant en compte la variable migratoire, le Programme conjoint s’attachera non seulement à répondre aux problèmes systémiques de chômage et de sous emploi des jeunes mais également se penchera sur l’amélioration substantielle de leur employabilité, de la productivité de leur travail et de leurs revenus, de la qualité des produits et des conditions de travail dans des secteurs (artisanat de production et de services, BTP, agriculture, transformation agroalimentaire, emplois verts) autrement caractérisés par des mauvaises conditions de travail. Il se propose d’intervenir dans 5 régions : Kolda, Saint-Louis, Matam, Louga et Tambacounda où les questions migratoires et de l’emploi des jeunes sont fortement prégnantes et imbriquées l’une dans l’autre.

Les bénéficiaires directs du programme sont au moins 10.000 jeunes demandeurs d’emploi, des migrants originaires des régions d’intervention du programme et des jeunes candidats potentiels à la migration.

Le programme établit trois (3) priorités complémentaires visant l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des migrants: 1) L’appui à la mise en place de plateformes régionales de services d’emploi, qui faciliteront la gestion des marchés de l’emploi régionaux, l’adéquation entre la formation et l’emploi et la prise en compte de la variable migratoire. 2) Le renforcement d’une offre de formation professionnelle locale axée sur l’employabilité et les besoins locaux.

3) La promotion de l’entreprenariat et l’amélioration des capacités managériales des jeunes entrepreneurs pour une gestion efficiente de leurs entreprises, mais aussi de leurs revenus grâce à la pratique soutenue de l’épargne et des actions d’éducation financière.

Le Programme cherchera à inciter et faciliter l’accès aux services financiers et non-financiers MPME dans le cadre d’un développement local centré sur le renforcement des économies locales.

La dimension « verte » sous-tendra chaque axe du programme comme potentielle créatrice d’opportunités de formation, d’emploi, d’auto-emploi et d’investissement.

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 5 II. ANALYSE DE LA SITUATION Au Sénégal, la problématique de l’emploi, en particulier l’emploi des jeunes demeure cruciale et constitue un enjeu majeur pour l’Etat. Si le Sénégal a enregistré au cours de ces cinq dernières années l'une des meilleures performances économiques de l'Afrique subsaharienne, cela n'a pas généré suffisamment d'emplois décents en particulier pour les jeunes.

Emploi et chômage des jeunes. Le marché de l’emploi sénégalais se caractérise par un accès à un travail décent difficile pour les primo demandeurs d’emploi, par un accès inégal entre hommes et femmes, par des emplois précaires et des revenus faibles (surtout dans le secteur rural et le secteur informel). Le chômage frappe en majorité les jeunes qui constituent l’essentiel de la population. Aujourd’hui, presque 60% de la population sénégalaise a moins de 20 ans et les jeunes en âge de travailler dans la tranche d’âge de 15 à 34 ans représentent plus de la moitié de la population active.

Chaque année, près de 100.000 nouveaux diplômés sénégalaises intègrent le marché du travail1 tandis que les unités de statistiques enregistrent moins de 30.000 nouveaux contrats d’emploi directs dans le secteur privé, dont 20.000 dans la région de Dakar seulement2 . Le taux d’emploi des jeunes (33%) est très loin de celui des adultes entre 25 et 55 ans (56%), indiquant de plus grandes difficultés pour les jeunes à entrer sur le marché du travail. Le taux de chômage des jeunes (15%) est plus élevé celui des adultes (9%)3 , mais avec différences selon les segments : les jeunes femmes semblent plus exposées au chômage que les jeunes hommes avec respectivement 20% et 12% de taux de chômage.

Par ailleurs, le taux de chômage des jeunes est beaucoup plus élevé en milieu urbain (20%) que rural (11%). Néanmoins, plus que le chômage ou l’inactivité (environ 4 jeunes sur 10 déclarent être inactifs), c’est le sous-emploi qui constitue l’un des principaux problèmes du marché du travail au Sénégal. Ainsi, certains actifs occupés travaillent, contre leur gré, moins d’heures que la norme et d’autres ont un salaire horaire inférieur au SMIG. Le taux de sous-emploi global, 15,2% en 20104 , preuve de l’incapacité de l’économie à répondre aux sollicitations de sa population. Nature de l’emploi des jeunes.

Pratiquement toute la force de travail âgée de 15 à 24 ans est employée dans des entreprises de toute petites tailles (familiales ou individuelles). Environ 40% des jeunes ont une activité principale dans l’agriculture alors que près de 45% travaillent dans le secteur des services.

Les caractéristiques de l’emploi varient considérablement suivant le milieu de résidence: en milieu rural, l’emploi des jeunes est concentré autour du secteur primaire (95% des emplois). En milieu urbain, le principal secteur pourvoyeur d’emplois est celui des services (63% des emplois). Le secteur informel a fait preuve d’une grande capacité d’absorber les travailleurs, (l’agriculture, la menuiserie, le jardinage, le travail domestique, la maçonnerie ou le petit commerce). Par contre, les emplois dans le secteur formel sont très limités, particulièrement en dehors de Dakar, et essentiellement non qualifiés (par ex.

agents de sécurité, chauffeurs, serveurs)5 . Un secteur privé moderne faible et en quasi-stagnation pourvoit moins de 10% du total des emplois. Niveau d’éducation et accès à l’emploi. Bien que le Sénégal a augmenté les dépenses de l’éducation du 3.2% à 5.7% du PNB, ce qui a permis une croissance de la scolarisation dans l’enseignement primaire, aujourd’hui 66% des jeunes de 15-24 ans au Sénégal n'achèvent pas 1 Jeunesse du Sénégal : Enjeux et Perspectives. Rapport Final : Volume 1, YOUTH MAP SENEGAL, Juillet 2011. 2 La Situation Economique et Sociale du Sénégal en 2010, Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, 2010.

3 Comprendre l’emploi des jeunes au Sénégal, Résumé analytique, Programme UCW, 2010 4 La Situation Economique et Sociale du Sénégal en 2010, Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, 2010. 5 Jeunesse du Sénégal : Enjeux et Perspectives. Rapport Final : Volume 1, YOUTH MAP SENEGAL, Juillet 2011.

« Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 6 l'école primaire et se retrouvent sans qualification6 (un total de 1,7 millions de personnes, dont 73% de femmes et 59% d’hommes). Les plus pauvres en milieu rural sont les plus mal lotis: 94% des plus pauvres ruraux de 15-24 ans n'ont pas achevé le premier cycle de l'enseignement secondaire, contre 79% des plus pauvres en milieu urbain. La situation est dramatique chez les jeunes femmes rurales, dont 94% n’a pas achevé le premier cycle de l'enseignement secondaire (87% les hommes). Les structures éducatives et professionnelles disponibles pour dispenser aux jeunes les compétences nécessaires afin d’intégrer le marché du travail sont limitées, notamment en dehors de Dakar. Les formations offertes par la plupart des écoles sont remises en cause par les entreprises qui les jugent insuffisantes pour les niveaux de qualification recherchés et pour le manque de concordances entre la formation et les besoins du marché du travail. Réponses nationales pour promouvoir l’emploi des jeunes. Le Sénégal a toujours accordé la priorité à l’emploi des jeunes dans la mission du Ministère en charge de la jeunesse. C’est dans ce contexte que le pays s’est doté de:
  • La Lettre de politique de développement du secteur de la jeunesse (LPDSJ) qui s’inspire largement de la Politique nationale de l’emploi.
  • Le Plan d’actions pour l’emploi des jeunes (PANEJ) qui a pour objectif essentiel de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi dans les secteurs productifs par le financement et/ou la garantie de leurs projets et le renforcement de leur employabilité. Le dispositif institutionnel consacré à la promotion de l’emploi jeune peut-il être classifié en :
  • Initiatives de financement et d’appui technique : le Fonds national de promotion de la jeunesse (FNPJ), le Fonds national de promotion de l’entrepreneuriat féminin (FNPEF), le Projet ASC/Emplois/Jeunes, le Fonds d’insertion des jeunes (FIJ), et le Fonds d’insertion des jeunes dans le secteur de l’environnement (FISE).
  • Structures d’accompagnement et de placement : l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (ANEJ), le Service civique national, l’Office national pour l’emploi des jeunes de la banlieue (OFEJBAN) et l’Agence nationale du Plan REVA.
  • Structures de formation et de financement de formation : le Fonds de développement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (FONDEF), l’Office national pour la formation professionnelle (ONPF) et le Centre national des emplois et qualification.
  • Agences d’exécution des travaux HIMO : Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP), Agence de promotion de l’investissement et des grands travaux (APIX), Agence autonome des travaux routiers (AATR).

Cependant, des télescopages entre les structures publiques elles-mêmes et des doublons dans la production et la gestion des informations et de l’offre de service, caractérisent le système. Les institutions publiques en charge des questions de l’emploi et de la formation professionnelle manquent de complémentarité et d’absence d’un cadre de coordination dans ses interventions. Le système d’information sur le marché du travail. Le manque de données fiables et non actualisées posent un problème pour mettre en place des politiques en matière d’emploi. Cette situation s’explique en partie par l’existence et disparité de plusieurs sources publiques, parapubliques et privées de statistiques sur l’emploi, la formation et la sécurité sociale.

D’ailleurs, le gouvernement est en cours de finaliser et mettre en place le projet de création de l’Observatoire national des emplois et qualifications professionnelles, destinataire des informations collectées, ainsi que le Répertoire opérationnel des métiers et emplois (ROME). Emploi, jeunes et migration. L’emploi constitue un facteur déterminant pour les migrations de main-d’œuvre. Le sous-emploi chronique en milieu rural est la principale source d’un mouvement migratoire massif des populations vers les grands centres urbains, se traduisant par une urbanisation accélérée et une forte poussée de la migration internationale.

6 Rapport mondial de suivi sur l'Éducation pour tous 2012, UNESCO.

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 7 Face à cette crise de l’emploi, les jeunes n’hésitent pas à opter pour l’émigration irrégulière. Selon l’Enquête sénégalaise auprès des ménages (ESAM II) de 2001, 68 % des émigrants rendus à l’étranger à la recherche d’un meilleur emploi avaient un âge compris entre 15 et 34 ans. Le Sénégal disposait en 2008 d’un potentiel d’émigrés extrêmement important, évalué entre 2,5 et 3 millions de personnes7 . Les ressources humaines de la diaspora jouissant d’une expertise de haut niveau sont un moyen de renforcement des capacités institutionnelles au niveau du Sénégal.

L’Etat du Sénégal a mis en place trois programmes qui œuvrent à la valorisation de l’expertise sénégalaise émigrée, dans une perspective de développement. Ces programmes sont le : Migrations pour le développement en Afrique (MIDA-Sénégal), en partenariat avec l’Organisation international pour les migrations, (OIM) ; le projet «Transfer of knowledge Through Expatriate National» (TOKTEN), en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (UNDP) ; et l’Initiative de co-développement, par la Présidence du Sénégal. D’ailleurs, l’argent transféré par les émigrants sénégalais a dépassé 12 % du PIB en 2007, mais cet argent est en général destiné à la consommation des ménages et à l’immobilier.

Selon une étude sur les flux de transferts financiers au Sénégal, moins de 5% des envois de fonds des émigrés sont consacrés à l’investissement économique productif8 .

III. STRATÉGIES a. Aperçu général Le programme conjoint (PC) proposé découle des orientations du Document de Politique Economique et Sociale (DPES) 2011-2015 et du PNUAD 2012-2016, et il soutient les efforts du Gouvernement pour l’accélération de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le Plan Cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (PNUAD) constitue la réponse collective du Système des Nations Unies (SNU) aux principaux défis de développement du Sénégal et le cadre de planification stratégique et de programmation des ressources du SNU au Sénégal pour la période 2012-2016.

Pour maximiser la réalisation des effets attendus du PNUAD 2012-2016, le SNU au Sénégal s’est engagé pour développer des programmes conjoints multisectoriels. Pour chaque axe stratégique du DPES pour lequel contribue le SNU à travers le PNUAD, il est développé un programme conjoint. Pour répondre aux besoins identifiés dans le DPES, la contribution du PC consistera, à travers son expertise, à renforcer les axes stratégiques ci-après : PNUAD DPES Axe stratégique d’intervention Effet Extrant Axe stratégique d’interventio n Amélioration de l’accès équitable des populations aux droits et services sociaux de Effet 3 D’ici 2016, les enfants, les adolescents, les adultes, particulièrement les plus vulnérables, bénéficient d’une éducation de base et d’une formation de qualité Extrant 3.5 Les programmes d'alphabétisation fonctionnelle et de formation qualifiante sont améliorés et renforces, élargis particulièrement pour les jeunes et les femmes vulnérables Axe 2 Accès aux services sociaux, Protection sociale et développemen 7 OIM, Migration au Sénégal: Profile Pays 2009, p.59 8 OIM, Migration au Sénégal : document stratégique 2009.

Transferts de fonds et de compétences des émigrés : enjeux socioéconomiques et stratégies politiques au Sénégal, p.19

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 8 base, protection sociale et développeme nt durable Effet 5 D’ici 2016, les groupes vulnérables bénéficient d’un système de protection sociale adéquat Extrant 5.4 Les dispositifs d’accompagnement des groupes vulnérables pour une réinsertion professionnelle de qualité et un accès à l’emploi décent sont renforcés t durable Renforcement de la gouvernance au niveau central et local en appui au développeme nt humain durable Effet 8 D’ici 2016, les institutions nationales (centrales, territoriales et locales) ont les capacités pour promouvoir la gouvernance des politiques et programmes de développement humain d’une manière participative, transparente, équitable et en conformité des engagements nationaux Extrant 8.1 Les capacités des institutions su système statistique national pour produire, analyser et diffuser des données désagrégées de qualité pour la planification du développement sont renforcées Axe 3 Gouvernance Extrant 8.7 Les capacités techniques et financières des collectivités locales notamment pour l’atteinte des OMD sont renforcées.

Extrant 8.8 Les capacités techniques des structures d´appui aux collectivités locales sont renforcées. Extrant 8.9 Les capacités de création d’opportunités économiques pour le développement local sont renforcées Extrant 8.12 Les organisations d’employeurs et de travailleurs, les institutions et acteurs de promotion du dialogue social (notamment le CNDS) ont des capacités renforcées Extrant 8.13 Les institutions nationales et la société civile à tous les niveaux sont capables de planifier et évaluer des politiques et programmes à l’attention des communautés, des groupes marginalisés et des populations migrantes y compris les budgets sur la base des analyses quantitatives et qualitatives des données sociodémographiques ventilées par sexe.

Le programme s’intègre dans le Programme Pays pour la Promotion du Travail Décent (PPTD) de l’OIT mis en ouvre au Sénégal et visant à promouvoir le travail décent comme facteur déterminant des stratégies nationales de développement. Finalement, le Programme est en cohérence avec les conclusions de la résolution concernant «La crise de l’emploi des jeunes: Appel à l’action» que la Conférence internationale du Travail a adopté à sa 101e session (juin 2012) ; et avec l’engagement pris à la 17ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, tenue en juillet 2011 à Malabo, d’œuvrer à la création d’emplois pour accélérer l’autonomisation des jeunes en vue du développement, dans le cadre du Plan d’action de la Décennie de la jeunesse 2009-2018.

Pour contribuer à l’objectif national visant la promotion de l’emploi des jeunes, la réponse globale du PC tend à faire bénéficier les volets : i) opérationnalisation des cadres régionaux de concertation et des plateformes de services pour l’insertion professionnelle ; ii) mise en place d’un système d’information fiable ; iii) renforcement et efficacité des programmes formation technique et professionnelle ; et iv) promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 9 b. Leçons apprises Le programme vise à renforcer la cohérence avec des initiatives déjà commencées, à savoir des programmes bilatéraux ou des actions mises en œuvre par des institutions de l’État sénégalais. Les principales actions avec lesquelles le Programme conjoint se fournit des expériences et leçons apprises et avec lesquelles devra se complémenter, pour éviter les doublons en vue d’une maximisation des ressources et des impacts sont notamment : Le « Programme d’Appui à la Mise en Œuvre de la Réforme de l’ETFP, avec Concentration dans les Régions nord du Sénégal (Louga, Saint-Louis, Matam) » (SEN/024)9 .

Ce programme a eu pour objectif de contribuer à la mise en œuvre de la politique sectorielle sénégalaise de la Formation professionnelle et technique (FPT) dans le cadre du Programme décennal de l'Éducation et de la Formation (PDEF). Son intervention a concerné à la fois le niveau national, en apportant un appui technique au Ministère de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) et les niveaux régionaux, dans les régions de SaintLouis, de Louga et de Matam, en appuyant les établissements de formation professionnelle et le système d'apprentissage. La composante « insertion socioprofessionnelle » du programme a été conçue et mise en œuvre en partenariat avec le BIT, l’UNDP et l'ONUDI.

Le « Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement » (PAISD), (France et Sénégal). Le projet est articulé autour de cinq composantes10 : - L’accompagnement des initiatives économiques et d’investissement des migrants. - La mobilisation de la diaspora hautement qualifiée établie en France pour appuyer les structures sénégalaises, publiques ou privées.

Le développement local dans les régions d’origine des migrants. - Le Volontariat de solidarité pour le développement (VSD). - La contribution au désenclavement numérique des régions périphériques. La « Plateforme d’appui au secteur privé et à la valorisation de la diaspora sénégalaise en Italie » (PLASEPRI)11 . C’est un instrument financier d’appui au Secteur Privé du Sénégal mis en place par le gouvernement d’Italie et celui du Sénégal. Ce programme vise en particulier la création et le renforcement de PME locales mais surtout les initiatives des Sénégalais vivant en Italie leur permettant de réaliser leurs projets d’investissement au Sénégal, notamment dans les régions à forte propension à émigrer.

Le projet « Migrations pour le développement en Afrique » (MIDA Sénégal), est mis en œuvre au Sénégal par OIM dans le cadre d’un partenariat entre les gouvernements du Sénégal et de l’Italie. Le projet s’est fixé comme objectif la valorisation de l’expertise des émigrés. Les lignes d’intervention du Projet MIDA se référent à:
  • Valorisation des transferts de fonds, afin de réduire les couts du transfert, de créer de nouveaux produits financiers, de favoriser la canalisation des transferts de fonds en faveur d’investissements productifs, de programmes de développement et d’initiatives sociales.
  • Valorisation de l’initiative d’entreprise des migrants dans leur pays d’origine, à travers des activités de formation orientées vers la création d’entreprise et l’accès au crédit.
  • Valorisation des projets de co-développement des associations de migrants, dans une perspective de coopération décentralisée.

c. Programme conjoint proposé Opérationnalisation des cadres régionaux de concertation et des plateformes de services pour l’insertion professionnelle. Au Sénégal, l’un des objectifs majeurs de la 9 http://www.lux-development.lu/pays_details.lasso?lang=fr&pays=sen&pro=494 10 http://www.codev.gouv.sn 11 http://www.plasepri.sn

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 10 politique de décentralisation est d’associer et responsabiliser les acteurs locaux dans la conception et l’exécution des programmes de développement. Les Conseils régionaux (structures décentralisées) ont la compétence transférée d’élaborer le Document régional de formation professionnelle et le Document Régional d’insertion professionnelle des jeunes.

Néanmoins, les collectivités locales n’ont pas arrivé à un niveau de maturité pour assurer cette élaboration. Par conséquence, les structures étatiques (centrales et déconcentrées) peuvent appuyer le pilotage et l’assistance technique régionale pour l’élaboration d’un seul Document de référence, en vue d’améliorer l’efficacité et l’appropriation.

Dans le cadre des Politiques nationales de l’emploi et de la Formation professionnelle, les collectivités locales sont appelées à s’investir dans l’insertion socio-économique en s’impliquant ainsi dans la lutte contre le chômage, le sous-emploi et la pauvreté qui touchent en majorité les jeunes. En effet, les collectivités locales sont les mieux placées pour traduire les stratégies nationales et régionales en mesures concrètes sur le terrain.

Les Ministères chargés de l’Emploi et de la Formation Professionnelle visent à consolider ou mettre en place des cadres de concertation régionaux pour promouvoir l’emploi et la formation au niveau local en partenariat, entre d’autres, avec les collectivités locales pour élargir l’accès à la formation et faciliter l’insertion socioéconomique.

Compte tenu de la multiplicité des initiatives dans la sphère de l’emploi des jeunes, l’un des principaux enjeux consistera à privilégier la concertation et le dialogue et à assurer la cohérence de l’ensemble des actions dans un espace territorial, afin de permettre aux acteurs d’échanger et d’élaborer des plans régionaux d’insertion. Il y a un problème d’ancrage institutionnel du fait d’initiatives disparates, de la multiplicité des intervenants et de l’insuffisance de coordination. Ce problème de coordination est fondamental et doit être résolu.

Finalement, il s’agira de professionnaliser les plateformes et de les remplir avec de contenu technique, afin d’assurer la mise en œuvre des activités de gestion concertée de l’insertion professionnelle (orientation aux jeunes, intermédiation, accompagnement socioprofessionnel, diffusion des outils de l’employabilité, d’éducation financière, de gestion d’entreprise, diffusion des informations sur les secteurs porteurs et d’opportunités d’investissement, etc.). Des échanges avec des plateformes et des mécanismes similaires dans d’autres pays (Côte d’Ivoire, France, Allemande) pourront avoir lieu afin de capitaliser les expériences d’ailleurs. Mise en place d’un système d’information fiable. Il est important que le Programme conjoint assure une intégration territoriale et interinstitutionnelle de l’information. Dans ce contexte, il est important de :
  • Faire l’état des lieux des différentes bases de données du marché du travail national et international existantes et les consolider autour de la base de données Accueil Emploi, l’outil informatique destiné aux services publics d’emploi.
  • Intégrer au Système d’information des outils informatiques complémentaires pour tenir en compte la variable de la migration de main d’œuvre.
  • Régionalisation de la gestion, exploitation et pilotage des bases de données.
  • Renforcement des capacités des producteurs et utilisateurs de statistiques des régions à l’exploitation et au traitement des informations sur le marché de l’emploi.
  • Renforcer les services publics de l’emploi, pour permettre aux jeunes d’accéder à une information complète sur les possibilités d’emploi et de bénéficier des conseils en matière d’orientation professionnelle.

Améliorer la collecte et le suivi de l’information sur le marché du travail en ayant recours à des enquêtes périodiques.

Cet effort pourrait être intégré dans la stratégie globale de l’ANSD. Renforcement et efficacité des programmes formation technique et professionnelle. Les dispositifs de formation professionnelle jouent un rôle important pour améliorer l’employabilité des jeunes, et constituent la voie d’accès à un emploi ou à une activité rémunérée. La formation professionnelle et l’emploi doivent avoir une cohérence en termes d’opportunités de formation professionnelle et d’offres d’emploi.

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 11 Le Programme conjoint doit renforcer la formation professionnelle et l’employabilité en adéquation avec les besoins des régions cibles et au profit des filières retenues dans les grappes de croissance de la Stratégie de croissance Accélérée ou dans des autres études sur les secteurs économiques porteurs. Pour autant, des formations techniques dans les métiers porteurs identifiés et plus particulièrement dans les métiers « verts », ainsi que les formations en employabilité et en formation qualifiante devront se mettre en place.

Finalement, en cohérence avec l’approche territoriale du Programme, les plateformes régionales de services travailleront pour ajuster de façon permanente l’offre de formation aux besoins des entreprises, et elles favoriseront la synergie des structures de formation et d’insertion. Ainsi, il est important : - La mise en œuvre d’un cadre de délégation du Service public de formation et d’insertion professionnelle au niveau des régions.

La création des guichets uniques d’informations et de conseil pour accompagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche de travail. - Le renforcement des centres de formations locaux à l’image des écoles ateliers, les maisons à outils ou les unités mobiles de formation.

Promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Les Micro, Petite et Moyenne Entreprise (MPME) représentent près de 90% des entreprises sénégalaises et emploient 30% des ressources humaines et constituent par conséquent un instrument essentiel de lutte contre le chômage et le sous-emploi. Cependant, leur niveau d’intégration au système commercial reste faible en raison de leur manque de compétitivité Le programme vise à promouvoir l’entreprenariat et l’emploi indépendant productif et durable. Le succès du développement des entreprises des jeunes dépend de la qualité du soutien apporté et d’un bon accès à des services bien intégrés tels que : - Des formations à la gestion des entreprises.

Dans la méthodologie Gérer mieux votre entreprise (GERME) du BIT, il existe la formation « culture d’entreprise » (CREE) et le module TRI (insertion). Mais également, des formations en matière d’entreprenariat, marketing, commercialisation, technologie et compétitivité. - Des services de conseils aux entreprises, un dispositif d’accompagnement articulé autour du coaching des jeunes entrepreneurs et de formation sur les dispositions légales des MPME.

Des services financiers et la mise en place de lignes de crédit afin de démultiplier les volumes de financement mis à disposition des jeunes. - Des appuis pour accéder aux marchés, des informations sur les secteurs porteurs, information sur les clusters et l’intégration dans les chaines de valeur. - Des opportunités de contacts professionnels utiles, ainsi que sensibiliser les autorités décentralisées sur les possibilités d’allégement des procédures et d’appui aux jeunes porteurs de projet d’auto emploi.

Des soutiens et appuis techniques en suivi et évaluation. Avantage comparatif des agences de Nations unies.

L’avantage de proposer un programme conjoint de promotion de l’emploi des jeunes avec une variable migratoire au Sénégal est de s’appuyer sur les leçons, apports et expertises multidisciplinaires des Agences des Nations unies en la matière et de favoriser ainsi une meilleure synergie des interventions, afin de mieux appuyer la partie nationale.

Le BIT, en tant qu’Agence leader, met au service du programme son expérience en fourniture d’appui technique en termes de promotion de l’emploi décent des jeunes et de la migration de main d’œuvre en se basant notamment sur un ensemble d’outils élaborés par ses équipes. La base de données Accueil Emploi. Cette base facilite l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi et des migrants de retour en les incluant dans un système de placement national géré par les Services Publics pour l’Emploi

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 12 (SPE) et offre un service d’accompagnement individualisé et des recommandations de formation.

Elle permet de connaître les métiers en tension. Le Programme conjoint permettra un travail de suivi des conseillers en emploi de l’ANEJ et du SMO au Sénégal, la dynamisation des inscriptions, l’unification des autres bases de données autour d’Accueil Emploi et la régionalisation du travail d’exploitation et gestion de la base.

Le Manuel de l’Employabilité a été conçu comme un guide méthodologique pour répondre au besoin d’accompagnement des jeunes dans leur parcours d’insertion professionnelle. Il vise à renforcer les capacités en termes d’insertion des professionnels en charge de l’orientation des jeunes. Le manuel est conçu comme un outil de méthodologie (tome 1, « les outils ») et de mise en lien (tome 2 « le répertoire ») au service des professionnels en contact avec les jeunes.

L’approche Haute Intensité de la Main d’Œuvre (HIMO). Cette approche est une stratégie développée par le BIT pour promouvoir la création massive d’emploi dans la construction des infrastructures.

Le principe est d’utiliser davantage de main d’œuvre que d’équipement. Le Programme conjoint exploitera cette approche comme stratégie d’insertion professionnelle des jeunes au niveau local. La promotion des emplois verts. Des rapports tels qu’intitulé « Migration, environnement et développement local : Analyse des potentialités de création d’emplois verts dans les régions de Kolda, Matam et Saint Louis » ont été travaillés visant à établir les bases du dialogue sur la problématique. Le travail de promotion d’opportunités d’emplois verts et décents dans les zones de bassins migratoires continuera.

Des modèles de construction moins consommateur d’énergie, qui soit intensif en main d’œuvre et centré sur les matériaux locaux et les techniques de l’éco construction seront proposés à la lumière de l’expérience.

Guides d’accompagnement et information pour les migrants. Le BIT a produit des guides qui systématisent les processus et donnent un large éventail d’informations pour les migrants et les structures d´accompagnement. Les outils d’éducation financière. Pour éducation financière le BIT comprend des actions visant à améliorer la capacité des individus à faire des choix et à prendre des décisions efficaces sur l’utilisation et la gestion de leur argent. Le BIT a élaboré des outils de sensibilisation (dépliants, audio, vidéos) et des outils de formation (Manuel du Formateur et Livret de l’Apprenant) pour former les migrants ouest-africains et leur famille à la finance familiale et à la finance spécifique à la migration.

L’UNFPA travaille avec les structures compétentes décentralisées afin qu’elles aient les capacités pour fournir des services appropriés de renforcement de capacités des adolescent(e)s et jeunes (Produit 03 de son Programme Pays 2012-2016). À ce propos, les principales actions de l’UNFPA pour renforcer les capacités d’insertion sociale et professionnelle des adolescents et jeunes, en particuliers ceux issus de milieux défavorisés sont : (a) Poursuivre le programme de renforcement des capacités des adolescent(e)s/jeunes, en collaboration avec les Centre Régional d’Enseignement Technique Féminin (CRETF), et promouvoir le développement d‘un partenariat favorable à leur insertion socioprofessionnelle.

Uun Manuel de formation aux compétences de vie courante (CVC), pour servir de support aux animations des éducateurs pairs et un Guide méthodologique qui prolonge le manuel et décrit tous les aspects liés à la formation et à la documentation ont été conçus. (b) Promouvoir le développement et le leadership de la jeunesse en partenariat avec le secteur privé et associatif. L’UNFPA a orienté et financé l’ASBEF pour renforcer les capacités des jeunes en Leadership. En partenariat avec les ministères en charge de la jeunesse, L’UNFPA est en train de finir un Manuel de formation pour animer les sessions de formation des jeunes.

L’UNCDF mettra au service du Programme conjoint son expertise sur le domaine de la décentralisation et du développement local. L’appui aux collectivités locales et l’élargissement de l’accès des populations vulnérables et des micros, petites et moyennes entreprises aux services financiers est le cœur de métier de l’UNCDF. Plus particulièrement, l’UNCDF apportera son savoir-faire par rapport au financement du développement local (FDL) afin de créer un environnement favorable à la création de richesse et d’emploi. Cette agence sera chargée de la mise en place des mécanismes de financement en partenariat avec les collectivités locales, tout en suivant l’approche territoriale du Programme conjoint.

L’UNDP mettra à la disposition du Programme l’assistance technique pour le renforcement des dynamiques économiques et sociales des territoires et son expérience en la mise en œuvre de la composante « insertion socioprofessionnelle » dans le projet financé par la coopération luxembourgeoise SEN/024 - Programme d’Appui à la Mise en Œuvre de la Réforme de l’ETFP, avec Concentration dans les Régions nord du Sénégal (Louga, SaintLouis, Matam).

Promotion de l’emploi des jeunes intégrant la variable migratoire » 13 L’UNIDO mettra au service du Programme conjoint son approche de clusters autour des secteurs critiques pour l’emploi.

Mais également ses apprentissages sur l’analyse de créneaux, le travail à la chaîne de valeur, ou les études des outils et technologies de transformation les plus appropriés. La méthodologie de clusters est développée avec une approche territoriale similaire à celui proposé par le Programme Conjoint. À cet effet, l’ONUDI a déjà mis en place des cadres de concertation locaux, pour mieux travailler l’analyse de la chaîne de valeur. Ils disposent des informations utiles pour tout type d’investisseurs. Par conséquence, l’UNIDO pourra renforcer les Centres d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle au niveau de l’adaptation de la formation aux demandes, besoins et opportunités des régions.

La capitalisation des expériences à Louga sur les modèles de gestion en Partenariat Public Privé (PPP) sera un apport important pour le Programme, À partir de son expérience sous-régionale, l’UNESCO contribuera au développement de la concertation locale et de la mise en œuvre de plateformes régionales de services par sa réflexion sur les nouvelles politiques d’éducation et de formation et par la capitalisation d’expériences et échanges entre pays. L’UNESCO apportera également son expérience sur l’accès aux dispositifs d’EFTP, notamment à partir de son apprentissage régional sur les Unités Mobiles de Formation.

Finalement, l’UNESCO pourra mettre à disposition du Programme conjoint une méthodologie développée pour faire le mapping de cadre de certifications.

Finalement, l’OIM apportera son savoir-faire sur la gestion de la migration et la valorisation de la diaspora sénégalaise, en facilitant l’investissement productif des migrants ainsi que l’insertion socioprofessionnelle des migrants de retour. Dans l’approche territoriale, l’OIM renforcera les capacités des collectivités locales en matière de gestion de la migration et à intégrer la migration dans leurs plans de développement. Elle travaillera pour l’unification des Systèmes d’information afin d’intégrer les outils informatiques complémentaires pour tenir en compte la variable de la migration de main d’œuvre.

IV.CADRE DE RÉSULTATS La difficulté à acquérir une première expérience professionnelle, l’instabilité des parcours professionnels caractérisée par des alternances emploi – chômage et la précarité des conditions de travail décrivent la situation de l’accès à l’emploi pour la plupart des jeunes au Sénégal. La réduction significative de la pauvreté passera par la création d’emplois décents qui permettent d’absorber l’offre croissante de jeunes travailleurs sur le marché du travail. Ainsi, l'objectif général du projet est la promotion de l’emploi des jeunes et des migrants (de retour ou de candidats potentiels à la migration) à travers des actions favorisant leur insertion socioprofessionnelle dans cinq régions du Sénégal, où la migration et le développement économique local sont des questions clés liées directement au manque d'opportunités d’emploi.

Les cinq régions cibles sont : Sant Louis, Louga, Matam, Tambacounda et Kolda. Le choix des zones d’intervention du programme conjoint s’explique par l’existence de dynamiques et initiatives locales en matière d’emploi des jeunes en vue de complémentarité et/ou consolidation, mais aussi par l’importance des flux migratoires et par l’implication de partenaires locaux, notamment de collectivités locales, déjà fortement engagées sur la question de l’emploi des jeunes. Le choix de ces cinq régions cibles n’empêche pas aux partenaires nationaux de disséminer les bonnes pratiques de ce Programme à des autres régions du pays, afin de couvrir la totalité du maillage territoriale nationale.

Les bénéficiaires directes du Programme conjoint sont des jeunes demandeurs d’emploi (hommes et femmes, diplômés ou non) en âge d’apprendre ou de travailler, 15-24 ans. Le programme touchera au moins 10.000 bénéficiaires directes pendant les quatre ans d’exécution (48 mois). Pour atteindre l’objectif général, le programme s’articulera autour de trois effets spécifiques.

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