L'intégration des étudiants étrangers de l'Université de Nice-Sophia Antipolis

L'intégration des étudiants étrangers de l'Université de Nice-Sophia Antipolis

_ _ Pôle Universitaire Saint-Jean d’Angély – 24, av. des Diables Bleus – 06357 Nice cedex 4 Tél. : 04 92 00 11 78/80 – Fax : 04 92 00 13 94 – E-mail : ove@unice.fr- http://www.unice.fr/ove UNIVERSITE DE NICE-SOPHIA ANTIPOLIS OBSERVATOIRE DE LA VIE ETUDIANTE L’intégration des étudiants étrangers de l’Université de Nice-Sophia Antipolis Exploitation du fichier des étudiants niçois issu de l’enquête par questionnaires : « Conditions de vie et d’études des étudiants étrangers en France - 2004-2005 » Observatoire National de la Vie Etudiante (OVE) – CRES (Centre de Recherche sur l’Enseignement Supérieur) Dossier réalisé par Perrine Pawlicki Sous la Direction scientifique de Valérie Erlich Etudes et Documents n° 26 Octobre 2007

Sommaire Avant-propos 1 1. Profil des personnes interrogées 3 1.1. Répartition par sexe et origine géographique 3 1.2. Répartition par âge 3 1.3. Niveau d’étude des parents 3 1.4. Habitation des parents en France 4 2. Avant l’arrivée en France 6 2.1. Choix des étudiants étrangers avant leur arrivée en France 6 2.2. Etudes supérieures antérieures à l’étranger 6 2.3. Projet initial et attentes des étudiants étrangers 7 2.4. Informations sur le fonctionnement et le déroulement des études en France 8 2.5. Scolarité supérieure dans le pays d’origine 8 3. L’arrivée en France 10 3.1. Situation à l’arrivée en France 10 3.2. Inscription à l’université et parcours 10 4. Le rapport à la langue française 13 4.1. Connaissance du français 13 4.2. La scolarisation en langue française 14 5. Appréciation du parcours d’apprentissage en France 16 5.1. Compréhension des cours 16 5.2. Rapport aux apprentissages 17 5.3. Les aides dans les études 18 5.4. Emplois du temps et travail personnel 19 6. L’intégration à la vie étudiante et universitaire 22 6.1. Evaluation des difficultés rencontrées et incidences sur les études 22 6.2. Evaluation de l’établissement 23 6.3. Evaluation des enseignements et des études à l’université 24 7. Sociabilités et activités extra-scolaires 26 7.1. Les relations amicales 26 7.2. Participation à des activités extrascolaires 27 7.3 : Loisirs et sorties 27 8. Intégration au pays d’accueil et conditions de vie 30 8.1. Isolement et accueil 30 8.2. Rapport au logement 30 8.3. Exercice d’un travail rémunéré 33 8.4. La vie quotidienne 33 9. Bilan des études en France et perspectives 35 9.1. Bilan 35 9.2. Objectifs et perspectives 35 Conclusions : synthèse des résultats 38 Annexe : Le questionnaire d’enquête 47

Etudes et documents n° 26 - p. 1 L’intégration des étudiants étrangers de l’Université de Nice Sophia Antipolis Avant-propos En 2004-2005, l’Observatoire National de la Vie Etudiante (OVE) a entrepris une enquête sur les conditions de vie et d’études des étudiants étrangers en France. Le CRES (Centre de Recherche sur l’Enseignement Supérieur) a été chargé de la réalisation de cette enquête1 . Dix universités, dont celle de Nice, ont été choisies. L’enquête à Nice a été effectuée grâce au soutien logistique de l’Observatoire de la Vie étudiante de l’Université de Nice-Sophia Antipolis2 . A ce titre, l’OVE de Nice a pu obtenir la base niçoise. Son exploitation consiste en un travail exploratoire présenté dans ce rapport qui comporte les résultats du traitement statistique de 201 questionnaires passés auprès d’étudiants étrangers inscrits à l’UNSA. Le questionnaire (annexe 1) soumis à ces étudiants devait permettre de mieux connaître la population des étudiants étrangers venus étudier en France (à Nice dans l’échantillon concerné dans ce rapport), de mieux cerner leurs difficultés et de mieux identifier leurs parcours intellectuels et leurs pratiques sociales. L’objectif final de cette enquête était de permettre de contribuer à une meilleure connaissance du monde des étudiants étrangers, au service d’une amélioration de leurs conditions de séjour en France. L’enquête s’est intéressée aux problématiques des étudiants étrangers en mobilité, c’est-à-dire les étudiants étrangers qui sont venus en France pour faire leurs études supérieures. Ont donc été écartés les étudiants qui résidaient en France tout en ayant une nationalité étrangère (les réfugiés politiques, les enfants des familles immigrées qui gardent leur nationalité d’origine tout en résidant en France). Ont été également écartés les étudiants étrangers ayant fait leur scolarité primaire et secondaire en France. Les étudiants interrogés ne devaient pas être arrivés en France plus de trois ans avant le début de leurs études supérieures (université, Classes préparatoires, diverses écoles supérieures). Ils ne devaient pas non plus être domiciliés à l’étranger.

Les étudiants interrogés ont été tirés au sort à partir des fichiers d’inscription fournis par l’université de Nice. Ont été retenus deux variables de contrôle : le niveau d’étude - (DEUG ou L1+L2 ; Licence, Maîtrise ou L3, M1 et les autres diplômes du deuxième cycle ; DEA, DESS, M2, Doctorat) – et les disciplines SISE (soit 13 grandes disciplines). Sur les 4313 étudiants de nationalité étrangère inscrits à l’UNSA en 2004-2005 (dont ceux résidents en France depuis plus de trois ans), 201 ont finalement été interrogés, représentant 4,7% des inscrits de nationalité étrangère à Nice.

1 L’enquête nationale a donné lieu à la publication d’un rapport 2 Le terrain d’enquête a eu lieu au printemps 2004-2005. Les questionnaires ont été collectés par une dizaine d’enquêteurs encadrés à l’Observatoire niçois par Melle Gaëlle Labarrade (sous la direction scientifique de Valérie Erlich). L’enquête a été administrée en « face à face » par les enquêteurs qui avaient préalablement contacté les étudiants étrangers par e-mail, téléphone (ou par courrier en dernier recours). Elle a eu lieu soit directement sur les campus, soit le plus souvent à l’OVE. Dans ce dernier cas, les questionnaires pouvaient être remplis directement sur formulaire électronique mis en ligne sur site web. Dans les autres cas, ils étaient remplis sur formulaires papier puis ensuite enregistrés sur support électronique. En raison des difficultés langagières, les enquêteurs pouvaient aider les étudiants interrogés afin de répondre aux questions (la plupart des enquêteurs étaient eux-mêmes choisis en raison de leur nationalité étrangère).

Etudes et documents n° 26 - p. 2 Le tableau suivant présente la répartition de la population réelle des étudiants étrangers à l’Université de Nice-Sophia Antipolis en 2004-2005 et de celle de l’échantillon. La structure de l’échantillon est assez proche de la structure globale. Ce qui explique que les données ont été exploitées telles quelles sans affecter de coefficient de pondération. Répartition des étudiants étrangers à l’Université de Nice-Sophia Antipolis (Population mère) et échantillon) Population mère Echantillon Répartition selon l’origine % Total étrangers N Part des femmes % Répartition selon l’origine % Total étrangers N Part des femmes % Europe dont : UE Hors UE 33 19 14 1431 812 619 72 69 76 26 14 12 54 29 25 68 72 64 Afrique dont : Maghreb Reste Afrique 48 29 19 2049 1245 804 36 34 38 55 33 22 111 67 44 35 37 32 Asie dont : Asie du sud-est Moyen-Orient Reste Asie 15 1 5 9 657 49 226 382 45 41 46 46 14 29 55 Amériques 4 171 57 4 7 57 Autres 0 5 60 0 0 0 Total 100 4313 50 100 201 100 Source Population mère : Tableau de bord 2004-2005, OVE UNSA. Les tableaux qui suivent sont présentés afin de distinguer systématiquement les nationalités d’origine des étudiants étrangers. Six catégories ont finalement été adoptées (regroupant les diverses nationalités) : Afrique subsaharienne, Asie, Amérique, Autre Europe (hors UE), Maghreb, Union européenne.

Les autres variables du questionnaire (sexe, âge…) n’ont pas été prises en compte dans les tableaux en raison des trop faibles effectifs.

Etudes et documents n° 26 - p. 3 1. Profil des personnes interrogées 1.1. Répartition par sexe et origine géographique Sur les 201 étudiants étrangers interrogés à Nice, la majorité (55%) provient d’Afrique (dont 22% d’Afrique Subsaharienne et 33% du Maghreb), 27% d’Europe (dont 14% de l’Union européenne et 12% d’autres pays européens). Enfin, 14% proviennent d’Asie et 4% d’Amérique.

L’échantillon comporte plus d’hommes (52%) que de femmes (48%). Les étudiants européens sont majoritairement des femmes (72% d’union européenne et 64% de pays hors UE) tandis que les étudiants du Maghreb ou de l’Afrique Subsaharienne sont majoritairement des hommes (68% d’Afrique subsaharienne et 63% du Maghreb), reflétant en cela la statistique observée au niveau local ou national. Tableau 1: Répartition des étudiants interrogés par sexe et origine géographique Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Femme 32 57 55 64 37 72 48 Homme 68 43 45 36 63 28 52 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Poids des origines (en %) 22 4 14 12 33 14 100 1.2. Répartition par âge 65% des étudiants étrangers interrogés ont entre 21 et 29 ans. L’échantillon enquêté révèle cependant des écarts d’âge selon la nationalité. Ce sont les asiatiques qui sont les plus âgés (10% ont plus de 35 ans pour une moyenne de 4%) tandis que les européens (hors UE) sont les plus jeunes (80% d’entre eux ont moins de 25 ans) ainsi que les américains (29% ont moins de 20 ans). Les étudiants maghrébins se situent quant à eux dans les âges intermédiaires (37% ont 25 et 29 ans pour une moyenne de 28%).

Tableau 2: Répartition par âge et année de naissance Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble 1963 à 1966 (+ de 40 ans) 0 0 3 0 3 0 2 1967 à 1970 (35 à 40 ans) 2 0 7 0 2 3 2 1971 à 1974 (30 à 34 ans) 5 14 7 4 6 3 6 1975 à 1978 (25 à 29 ans) 26 29 21 16 37 19 28 1979 à 1982 (21 à 24 ans) 23 29 48 72 31 31 37 1983 à 1986 (18 à 20 ans) 32 29 14 8 30 31 14 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 1.3. Niveau d’étude des parents Sur la totalité des pères des étudiants étrangers interrogés à Nice, 29% ont poursuivi cinq années d’études supérieures et plus. 57% des américains et 59% des pays européens (hors Union) ont suivi des études supérieures à 5 années. Certains pères n’ont pas suivi d’études formelles : 15% des Maghrébins et 23% des africains subsahariens.

Etudes et documents n° 26 - p. 4 Tableau 3: Le niveau d'étude des parents a) le niveau d'étude du père Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble 2 années d'études supérieures 9 0 3 5 8 14 8 3 à 4 années d'études supérieures 18 29 41 18 11 10 18 5 années d'études sup et + 21 57 17 59 22 41 29 Ecole primaire 4 0 0 0 15 3 7 Etudes secondaires 16 14 14 0 14 7 12 Niveau bac 9 0 24 14 15 14 14 Pas d’études formelles 23 0 0 5 15 10 12 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 22 65 29 196 Sur la totalité des mères des étudiants étrangers interrogés à Nice, 19% ont poursuivi cinq années d’études supérieures et plus. Parmi elles, on remarque, comme pour les hommes, un pourcentage plus important pour l’Amérique et les pays européens (hors Union) : 43% pour l’Amérique et 50% pour les pays européens hors union. Aussi, on peut constater une nouvelle fois que les femmes du Maghreb (27%) et celles de l’Afrique Subsaharienne (38%) sont celles qui n’ont pas le plus souvent suivi d’études formelles. b/ le niveau d'étude de la mère Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble 2 années d'études supérieures 9 0 7 0 12 17 10 3 à 4 années d'études supérieures 16 43 17 33 6 14 16 5 années d'études sup et plus 5 43 14 50 14 28 19 Ecole primaire 9 0 7 0 15 7 9 Etudes secondaires 9 14 24 0 14 3 11 Niveau bac 14 0 31 17 12 21 17 Pas d’études formelles 39 0 0 0 27 10 19 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 24 66 29 199 1.4. Habitation des parents en France Sur l’ensemble des parents des interviewés, 72% ne résident pas ou n’ont jamais résidé en France. Les parents dont les étudiants proviennent du Maghreb sont ceux qui ont le plus souvent déjà résidé ou qui résident en France (39% pour une moyenne de 28%). En revanche, les étudiants européens (hors UE) et asiatiques ont majoritairement déclaré que leurs parents ne résidaient pas en France ou n’y avaient jamais résidé (respectivement 88 et 83%). Les étudiants américains sont ceux qui ont des parents qui ont le plus souvent déjà résidé en France antérieurement (29%) mais qui n’y habitent plus.

Etudes et documents n° 26 - p. 5 Tableau 4 : Résidence des parents Vos parents (mère et/ou père) résident-ils en France aujourd’hui ou y ont-ils résidé antérieurement ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 75 71 83 88 61 65 72 Oui, ils ont déjà résidé en France 18 29 0 4 15 14 12 Oui, ils résident en France 7 0 17 8 24 21 16 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201

Etudes et documents n° 26 - p. 6 2. Avant l’arrivée en France 2.1. Choix des étudiants étrangers avant leur arrivée en France Un peu plus des deux tiers des étudiants interrogés dans l’enquête avaient choisi la France comme première destination pour étudier à l’étranger. Les étudiants maghrébins sont les plus nombreux à avoir fait ce choix (84%) contrairement à ceux d’Amérique (57%) et à ceux de l’Union européenne (55%).

Tableau 5 : Choix du lieu d’étude La France était-elle le premier choix dans votre décision d’aller faire des études supérieures ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 30 43 35 24 16 45 28 Oui 70 57 65 76 84 55 72 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Tableau 6. Autres choix Sinon, quel était votre premier choix ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Allemagne 9 0 0 0 0 10 4 Angleterre 0 0 0 20 22 20 11 Australie 0 0 14 0 0 0 2 Belgique 0 0 0 0 11 0 2 Canada 46 0 0 20 11 0 16 Colombie 0 50 0 0 0 0 2 Danemark 0 0 0 0 0 10 2 Espagne 0 0 0 0 0 10 2 Italie 0 0 0 0 11 20 7 Japon 0 0 29 0 0 0 5 Lituanie 0 0 0 0 0 10 2 Pologne 0 0 0 0 0 10 2 Russie 0 0 0 20 0 0 2 Sénégal 9 0 0 0 0 0 2 Suède 0 0 0 0 0 10 2 Suisse 9 0 0 20 0 0 4 Tunisie 0 0 0 0 11 0 2 Ukraine 0 0 0 0 11 0 2 USA 27 50 57 20 22 0 25 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 11 2 7 5 9 10 44 Parmi ceux qui avaient choisi en premier lieu de poursuivre leurs études supérieures ailleurs qu’en France, 1 étudiant interrogé sur 4 avait choisi les USA comme premier choix : 50% viennent eux-mêmes des pays d’Amérique et 57% d’Asie. Le Canada, avec 16%, est une destination de premier choix pour 45% des étudiants d’Afrique subsaharienne, 20% des Européens hors Union et 11% des Maghrébins. L’Angleterre avait également été choisie en premier par 11% des étudiants étrangers interrogés, en particulier les étudiants de toute l’Europe et ceux du Maghreb (22%).

2.2. Etudes supérieures antérieures à l’étranger L’enquête réalisée auprès des étudiants étrangers interviewés sur Nice révèle que 92% d’entre eux ne sont pas allés avant de venir en France dans un autre pays pour faire des études supérieures. 94% des maghrébins sont dans cette situation et 96% des étudiants des pays

Etudes et documents n° 26 - p. 7 européens (hors union). 14% des américains et des européens de l’Union ont en revanche déjà connu des expériences antérieures à la France (pour une moyenne de 8%). Tableau 7 : Etudes supérieures antérieures à l’étranger Concrètement, êtes-vous allé dans un autre pays, avant la France, pour faire des études supérieures ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 91 86 93 96 94 86 92 Oui 9 14 6 4 6 13 8 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 2.3. Projet initial et attentes des étudiants étrangers Avant leur arrivée, 48% des étudiants étrangers interrogés à Nice avaient pour projet de compléter des études supérieures en France. Ce qui était le cas de 58% des étudiants originaires du Maghreb et de 57% de ceux d’Amérique. 32% espéraient commencer une formation universitaire, tout particulièrement 43% des subsahariens et 45% des européens de l’Union.

Tableau 8: Projet initial au moment de partir pour la France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Changer de filière et se réorienter 11 0 7 8 4 7 7 Commencer une formation universitaire 43 14 21 20 30 45 32 Compléter des études supérieures 43 57 52 52 58 21 48 Compléter des études supérieures, changer de filière et se réorienter 0 0 0 0 2 0 1 Autre 2 29 21 20 6 28 13 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 56% des étrangers interrogés à Nice avaient pour principal objectif en venant étudier en France de recevoir une formation de qualité (66% des subsahariens) et 19% souhaitaient connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère (29% des américains). 10% y sont venus pour faire de la recherche (16% des maghrébins).

Etudes et documents n° 26 - p. 8 Tableau 9 : Les attentes face aux études universitaires en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère 9 29 24 28 16 23 19 Faire de la Recherche 2 14 10 8 16 12 10 Recevoir une formation de qualité 66 43 48 52 55 58 56 Connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère/Faire de la Recherche 0 0 0 0 5 0 2 Connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère et recevoir une formation de qualité 9 0 0 8 5 0 5 Recevoir une formation de qualité et faire de la Recherche 7 14 3 0 5 0 4 Connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère, recevoir une formation de qualité et faire de la Recherche 7 0 14 4 0 8 5 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 2.4. Informations sur le fonctionnement et le déroulement des études en France Sur le total d’étudiants étrangers interrogés à Nice, 27% estiment avoir été mal ou très mal informés. Ce sont surtout les étudiants américains (72% d’entre eux) qui témoignent de cette insatisfaction ainsi que les européens de l’Union (17% ont été très mal informés) contrairement aux étudiants venus d’Afrique ou d’autres pays d’Europe (hors UE). Tableau 10 : L’information sur le fonctionnement et le déroulement des études en France Aujourd’hui, pensez-vous avoir été bien informé (sur le fonctionnement et le déroulement des études en France) ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Informé de façon satisfaisante 66 29 48 36 57 55 54 Mal informé 18 43 31 28 18 10 21 Très bien informé 11 0 21 32 21 17 19 Très mal informé 5 29 0 4 5 17 7 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 2.5. Scolarité supérieure dans le pays d’origine 45% des étudiants étrangers interrogés ont déjà effectué des études supérieures et ont obtenu un diplôme dans leur pays d’origine avant leur arrivée en France, 13% n’ont pas obtenu de diplôme et 43% n’avaient encore entrepris aucune étude. Les étudiants originaires d’Asie et d’Amérique sont ceux qui ont déjà effectué le plus souvent des études supérieures antérieures dans leur pays d’origine contrairement à ceux d’Afrique subsaharienne et de l’Union européenne. Notons que 24% des européens (hors UE) avaient déjà effectué des études supérieures dans leur pays mais sans l’obtention d’un diplôme (la moyenne est de 13%).

Etudes et documents n° 26 - p. 9 Tableau 11 : Etudes supérieures dans le pays d’origine Avez-vous fait des études supérieures dans votre pays ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 50 29 17 44 43 55 42 Oui avec l'obtention d'un diplôme 39 57 66 32 48 35 45 Oui sans diplôme 11 14 17 24 9 10 13 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Parmi les étudiants ayant obtenu un diplôme supérieur dans leur pays d’origine, 69% avaient déjà passé plus de quatre année à étudier après l’enseignement secondaire et 18% quatre années. Ce sont les européens et les américains qui totalisent le plus d’années d’enseignement supérieur dans leurs pays respectifs

Etudes et documents n° 26 - p. 10 3. L’arrivée en France 3.1. Situation à l’arrivée en France 81% des étudiants étrangers poursuivant des études supérieures en 2004-2005 sont arrivés en France entre 2001 et 2004. Parmi eux, 29% sont arrivés la dernière année en 2004 (essentiellement des étudiants originaires d’Amérique et d’Asie). Ces pourcentages sont étroitement corrélés à l’année de première inscription dans une université française puisqu’ils sont sensiblement les mêmes.

86% des étudiants étrangers interrogés n’avaient aucune bourse à leur arrivée en France et sont venus de leur propre initiative. Les étudiants subsahariens (91%) et asiatiques (90%) sont majoritairement dans cette situation. Les américains sont en revanche plus fréquemment boursiers de leur gouvernement ou du gouvernement français tandis que les européens de l’Union bénéficient de programmes d’échanges (Erasmus) et d’accords de coopération bilatérale (10% pour une moyenne de 3%).

Tableau 12 : Situation lors de l'arrivée en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Aucune bourse et de votre propre initiative 91 71 90 88 85 76 86 Boursier de votre gouvernement ou d’une organisation internationale, ou d’une fondation 7 14 3 8 5 10 7 Boursier du gouvernement français 0 14 3 4 9 3 5 Erasmus-échanges interuniversitaires- accords de coopération bilatérale 2 0 3 0 2 10 3 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Seulement 10% des étudiants interrogés ont été accueillis par un organisme à leur arrivée, essentiellement des étudiants américains, asiatiques et européens, contrairement aux étudiants africains.

Tableau 13 : L'accueil d'un organisme lors de l'arrivée en France A votre arrivée en France, avez-vous été accueilli par un organisme ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 96 71 83 84 96 83 90 Oui 4 29 17 16 4 17 10 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 3.2. Inscription à l’université et parcours A leur arrivée en France, 39% des étudiants interrogés se sont inscrits en Droit, Economie, Gestion et 33% en Lettres, Langues ou Sciences humaines, 20% en Sciences (essentiellement en Mathématiques, informatique, ingénierie ou électronique). Tandis que les étudiants d’Afrique subsaharienne privilégient les disciplines de gestion (19% en AES), les étudiants asiatiques s’orientent majoritairement en Economie (21%) et les européens (hors UE) en Droit

Etudes et documents n° 26 - p. 11 et sciences politiques (22%). Les américains et les européens de l’Union interrogés sont quant à eux inscrits majoritairement en faculté des Lettres (les premiers essentiellement dans les disciplines littéraires et en langues), les seconds en langues et en sciences humaines. Les étudiants maghrébins ont choisi majoritairement les disciplines scientifiques et la Médecine. Tableau 14 : Discipline choisie à l’arrivée en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Droit, Economie, gestion 50 14 49 48 32 23 39 Droit, Sciences politiques 17 0 10 22 10 20 14 Economie 14 0 21 17 19 0 15 Finances, marketing 0 0 7 4 2 4 3 AES (administration éco et sociale) 19 14 10 4 3 0 8 Lettres, Langues, Sciences humaines 31 57 27 35 24 54 33 Lettres 2 14 10 0 2 0 3 Langues 7 43 10 13 6 23 12 Sciences humaines 10 0 3 4 8 19 9 Arts, communication, langage 12 0 3 18 8 12 10 Sciences et techniques 19 14 24 13 27 12 20 Maths, Informatique, Ingénierie, Electronique 17 14 20 13 21 12 17 Physique, Chimie 2 0 0 0 5 0 2 Sciences de la vie 0 0 3 0 2 0 1 Médecine 0 0 0 0 7 4 3 Sport 0 0 0 0 2 8 2 Autres 0 14 0 4 8 0 4 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 42 7 29 23 62 26 189 Tableau 15 : Cycle d’études à la première inscription Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Deug ou L1, L2 61 57 41 64 57 66 58 Licence ou L3 14 0 17 8 15 7 12 Total 1er cycle 75 57 59 72 72 72 70 Maîtrise, Master1 11 14 14 4 6 14 10 Master 2, DEA, DESS 14 14 24 24 19 10 18 Total 2ème cycle 25 29 38 28 25 24 27 Doctorat 0 14 3 0 3 3 2 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 A la première inscription en France, 70% de l’ensemble des étudiants interrogés étaient inscrits dans un niveau d’étude inférieur ou égal à la licence et 30% à un niveau supérieur à la licence. Les étudiants d’Afrique subsaharienne étaient majoritairement inscrits en 1er cycle, les asiatiques en second cycle et les américains en troisième cycle. On note également la prédominance des étudiants européens (tous confondus) en première et deuxième année. 41% des étudiants interviewés n’ont rencontré aucune difficulté à leur inscription à l’université, tout particulièrement les étudiants originaires d’Afrique (50% des subsahariens et 48% des maghrébins). Les étudiants américains et européens de l’union sont ceux qui déclarent avoir rencontré le plus de difficultés.

Etudes et documents n° 26 - p. 12 Tableau 14 : Pour vous inscrire à l’université, avez-vous rencontré des difficultés ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Pas du tout 50 14 28 44 48 31 41 Rarement 11 29 21 16 15 10 15 Parfois 23 29 31 24 15 35 23 Souvent 11 14 14 12 16 7 13 Très souvent 5 14 7 4 6 17 8 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Depuis l’arrivée en France, la moitié des étudiants étrangers (101) a obtenu au moins un diplôme dont : 8% de niveau baccalauréat, 18% de niveau DEUG, 16% de niveau licence (L3), 20% de niveau maîtrise ou master 1, 19% de niveau DEA ou master 2. Parmi ceux qui ont obtenu les diplômes les plus élevés, les étudiants maghrébins (28% ont obtenu un DEA ou master 2).

Etudes et documents n° 26 - p. 13 4. Le rapport à la langue française 4.1. Connaissance du français 61% des étudiants interrogés estimaient avoir un bon ou très bon niveau de la langue française avant de venir en France. Les étudiants d’Afrique Subsaharienne, du Maghreb ou encore ceux de l’Union européenne sont les plus nombreux dans ce cas. En revanche, les asiatiques estiment avoir un niveau faible à moyen, les européens (hors UE) un niveau moyen, tandis que les américains sont ceux qui déclarent le plus n’avoir aucune connaissance de la langue française avant leur arrivée (43%).

Tableau 15 : Connaissance du français avant de venir en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Aucune connaissance 0 43 17 12 5 14 9 Bon 39 0 17 24 34 35 30 Faible 0 29 35 12 2 34 12 Moyen 5 29 31 28 22 0 17 Très bon 57 0 0 24 37 17 31 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 88% des étudiants étrangers interrogés à Nice n'ont pas eu le français comme langue maternelle. Cependant, pour certains étudiants de l'Afrique Subsaharienne (23%), du Maghreb (15%) et de l'Union européenne (14%), le français a été leur langue initiale. A noter aussi, le fait qu'aucun des élèves venant d'Amérique, d'Asie ou hors Union européenne n'a eu le français comme langue maternelle.

Tableau 16 : Le français comme langue maternelle des étudiants étrangers Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 77 100 100 100 85 86 88 OuiI 23 0 0 0 15 14 12 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Sur l'ensemble des familles des étudiants étrangers interrogés, 60% ne pratiquaient pas le français dans leur famille. Les étudiants venant d'Amérique (86%) et les étudiants d'Asie (83%) sont ceux qui ont le moins utilisé le français au sein de leur famille contrairement aux étudiants africains qui pratiquaient quotidiennement le français dans leur famille (55% pour une moyenne de 40%).

Etudes et documents n° 26 - p. 14 Tableau 17 : La pratique quotidienne du français dans la famille Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 45 86 83 72 45 76 60 Oui 55 14 17 28 55 24 40 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 63% des étudiants interrogés déclarent avoir au moins un de leurs deux parents qui parle le français (82% sont originaires d’Afrique subsaharienne et 88% du Maghreb). Tableau 18 : L'un des parents parle français Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 18 71 79 64 12 52 37 Oui 82 29 21 36 88 48 63 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 4.2. La scolarisation en langue française 25% des étudiants étrangers interviewés n’ont jamais été scolarisés en langue française, 18% l’ont été en revanche à tous les niveaux de leur scolarisation. Les autres l’ont été à divers niveaux, soit à l’école primaire (28%), soit à l’école secondaire ou dans le supérieur. Au total, 50% des étudiants interviewés ont déclaré par ailleurs avoir appris le français grâce à leur scolarité (seulement 20% l’ont fait par auto-apprentissage et 13% lors d’un voyage ou d’un séjour en France). Tous les étudiants d’Afrique subsaharienne ont au moins reçu un apprentissage en langue française à un moment de leur cursus (46% en primaire et 46% à tous les niveaux). Les étudiants du Maghreb ont essentiellement été scolarisés en langue française à l’école primaire tandis que les américains et les européens ont reçu cet apprentissage essentiellement dans le secondaire.

Tableau 19 : La scolarisation en langue française Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 0 71 48 44 12 41 25 Oui, école primaire 46 0 10 0 43 14 28 Oui, école secondaire 2 29 7 36 9 28 13 Oui, école supérieure 0 0 28 12 6 3 8 Oui, école primaire et secondaire 7 0 3 4 10 7 7 Oui à l’école primaire, secondaire et supérieur 46 0 3 4 19 7 18 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 53% des étudiants étrangers interrogés ont acquis le français dans le cadre d’un enseignement de langue étrangère dont 44% plus de trois années. Parmi ces derniers, les étudiants maghrébins et européens (hors UE)(respectivement 61% et 64%).

Etudes et documents n° 26 - p. 15 Tableau 20 : Au cours de votre scolarité, l'apprentissage du français en tant que langue étrangère Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 75 71 41 24 36 48 47 Oui, 1an à 3ans 0 29 24 12 3 17 10 Oui, plus de 3ans 25 0 35 64 61 35 43 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Sur l’ensemble des étudiants étrangers interrogés à Nice, seulement 24% ont eu recours à une école spécialisée pour apprendre le français. Ce sont essentiellement ceux originaires d'Asie (62%) qui ont utilisé ce procédé et le plus souvent une seule année obtenant ainsi des diplômes spécialisés (dont le DELF le plus convoité notamment par les étudiants américains). Sur la totalité des interviewés étrangers, 65% n’ont pas obtenu un bac français dont 83% des étudiants d’Asie. Mais un élève sur deux d’Afrique Subsaharienne a obtenu un bac français dans son pays. 24% des étrangers originaires d’Union européenne et 18% du Maghreb l’ont obtenu en France.

Tableau 21 : Obtention d’un bac français Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 50 71 83 76 60 69 65 Oui, pays d’origine 50 14 7 20 21 7 23 Oui, autres pays 0 0 0 0 2 0 1 Oui en France 0 14 10 4 18 24 12 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 72% des étudiants étrangers interrogés n’ont pas obtenu de diplôme universitaire dans leur pays d’origine en rapport avec la langue française. Une fois encore, ce sont les étudiants africains qui ont bénéficié plus que les autres de cette préparation dans leur pays (48% pour une moyenne de 28%).

Etudes et documents n° 26 - p. 16 5. Appréciation du parcours d’apprentissage en France 5.1. Compréhension des cours Sur l’ensemble des personnes étrangères interrogées sur l’université de Nice, 60% estimaient comprendre facilement les cours qu’elles suivaient, en particulier les africains et les américains. Ce sont les européens de l’union qui déclarent avoir eu des difficultés de compréhension mais aussi surtout les asiatiques (45% comprenaient difficilement ou pas du tout le français pour une moyenne de 17%).

Tableau 22 : Compréhension des cours au début des études universitaires en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Très facilement 32 0 7 16 33 31 25 Facilement 30 71 28 48 39 21 35 Moyennement 25 29 21 20 22 24 23 Difficilement 14 0 35 16 6 21 15 Pas du tout 0 0 10 0 0 3 2 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 La compréhension des cours s’est nettement améliorée puisque au jour de l’enquête, les étudiants interrogés étaient 88,5% à ne plus rencontrer de difficultés réelles. Les européens sont ceux qui ont le plus progressé et les asiatiques restent ceux qui continuent encore à trouver que leur compréhension des enseignements reste moyenne à difficile. Tableau 23 : Compréhension des cours aujourd’hui Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Très facilement 57 43 21 64 48 69 51 Facilement 39 43 41 32 42 28 38 Moyennement 4 14 35 0 9 3 10 Difficilement 0 0 3 4 1 0 1 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201

Etudes et documents n° 26 - p. 17 5.2. Rapport aux apprentissages Seulement 15% des étudiants interrogés estiment n’avoir jamais eu de difficultés dans leurs études à leur université. 25% en ont eu souvent (en particulier les asiatiques) ou très souvent (les américains). Tableau 24 : Difficultés dans les études à l’université Avez-vous rencontré des difficultés dans vos études à l’université ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 11 14 7 16 13 31 15 Parfois 32 43 41 48 30 41 36 Rarement 27 14 14 20 28 21 23 Souvent 23 14 35 16 21 7 20 Très souvent 7 14 3 0 8 0 5 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 79% des étudiants interrogés prennent facilement ou très facilement des notes en français (tout particulièrement les étudiants d’Afrique subsaharienne). Tableau 25 : La prise de note en français Prenez-vous des notes en français ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Pas du tout 0 0 3 0 2 0 1 Difficilement 2 29 14 8 3 3 Moyennement 5 14 38 20 9 10 14 Facilement 23 43 24 20 37 38 30 Très facilement 71 14 21 52 49 48 49 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 71% des étudiants étrangers ne rencontrent pas ou rarement de difficultés dans la communication orale en français. 68% sont également dans ce cas lors de consultation de documents écrits en français et 64% dans la réalisation de devoirs écrits en français. Sur tous ces plans, les étudiants africains sont ceux qui rencontrent le moins de difficultés contrairement aux asiatiques et dans une moindre mesure aux américains. Les européens sont sous ces rapports dans des situations intermédiaires rencontrant des difficultés parfois ou rarement.

Etudes et documents n° 26 - p. 18 Tableau 26 : Difficultés relatives à la langue française Lors de consultation de documents écrits en français Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 36 14 10 28 37 31 30 Rarement 46 43 28 28 36 45 37 Parfois 16 43 28 36 18 17 22 Souvent 2 0 34 0 7 3 9 Très souvent 0 0 0 8 2 3 2 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Dans la réalisation de devoirs écrits en français Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 46 14 10 40 52 24 38 Rarement 39 0 28 1 24 31 26 Parfois 11 29 28 36 16 31 22 Souvent 4 43 35 12 6 10 12 Très souvent 0 14 0 0 2 3 2 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Dans la communication orale en français Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 57 29 7 44 61 48 47 Rarement 25 14 28 32 13 34 23 Parfois 14 43 45 20 15 3 19 Souvent 5 14 21 4 9 7 9 Très souvent 0 0 0 0 2 7 1 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 5.3. Les aides dans les études Pour faire leurs devoirs en langue française, 28% des étudiants trouvent judicieux de faire appel à un(e) ami(e) français(e). Parmi eux, 66% des étudiants d’Asie utilisent ce procédé. D’autres solutions sont parfois envisagées en cas de non compréhension d’un cours par exemple. Lorsque les étudiants interrogés ne comprennent pas quelque chose pendant un cours, ils notent et cherchent ensuite le sens en priorité (32%) puis ils font appel à des amis français (25%). 18% utilisent un dictionnaire (surtout les étudiants originaires d’Amérique). Des cours de soutien dans un département de FLE (Français Langue étrangère) ont été également suivis par 17% des étudiants interrogés (dont 38% asiatiques et 28% européens hors UE).

Tableau 26 : Solutions utilisées en cas de non compréhension pendant un cours Pendant un cours, lorsque vous ne comprenez pas quelque chose, faites-vous appel à ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Je note et je cherche ensuite le sens 41 29 21 28 34 28 32 Un dictionnaire 16 29 14 16 19 21 18 Un(e) ami(e) étranger(e) 4 0 0 4 3 0 3 Un(e) ami(e) français(e) 9 29 55 24 24 24 25 Autre 30 14 10 28 19 28 22 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201

Etudes et documents n° 26 - p. 19 Les enseignants sont peu mobilisés dans l’aide aux études puisque les relations avec eux sont surtout occasionnelles (66%). 24% des asiatiques déclarent même qu’elles sont inexistantes ainsi que 20% des européens (hors UE). Les américains et les originaires de l’union européenne ont par contre des relations plus fréquentes avec eux. Tableau 27 : Type de relations avec les enseignants Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Inexistantes 18 0 24 20 15 7 16 Occasionnelles 66 71 62 68 64 69 66 Fréquentes 16 29 14 12 21 24 18 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 5.4. Emplois du temps et travail personnel 30% des étudiants interrogés assistent à moins de 10 heures de cours par semaine et 34% à plus de 25 heures. Les plus occupés par leurs cours sont les asiatiques avec 48% d’entre eux qui y consacrent plus de 25 heures par semaine. Inversement les étudiants américains, européens (hors UE) et maghrébins sont ceux qui y consacrent le moins de temps. Ces différences sont dues bien entendu aux cursus suivis très variables. Tableau 28 : Nombre d’heures de cours suivies en moyenne hebdomadairement Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble 5 à 10 heures 23 57 21 40 36 21 30 10 à 15 heures 18 14 10 16 13 7 13 15 à 25 heures 25 29 21 8 9 35 18 25 heures et + 32 0 48 28 36 34 34 Ne sait pas 2 0 0 8 6 3 4 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 La majorité des étudiants déclare travailler moins de 10 heures par semaine (57%) en dehors des cours. Ceux qui passent le moins de temps sont les américains et les européens. Une fois encore, les asiatiques sont ceux qui passent le plus de temps à travailler en dehors des cours.

Etudes et documents n° 26 - p. 20 Tableau 29 : Nombre d’heures consacrées au travail personnel par semaine Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Moins de 5 heures 18 43 14 48 29 35 28 5 à 10 heures 39 14 14 28 32 21 28 10 à 15 heures 18 0 11 4 5 10 9 15 à 20 heures 18 29 11 0 11 10 12 Plus de 20 heures 7 0 46 16 22 21 20 Ne sait pas 0 14 4 4 1 3 3 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Tableau 30 : Absentéisme Durant ce semestre, vous êtes-vous absenté à vos cours ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 16 14 38 28 15 52 25 Rarement 55 71 52 40 48 28 47 Souvent 29 14 10 32 37 21 28 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 47% de l’ensemble des interviewés estiment qu’ils ne manquent les cours que rarement (71% des originaires d’Amérique sont dans ce cas). 28% de l’ensemble déclarent manquer souvent des cours. 37% des étudiants du Maghreb sont concernés par cette situation. Les asiatiques sont les plus assidus (38% d’entre eux ne ratent jamais un cours pour une moyenne de 25%). Les étudiants étrangers interrogés estiment pour 41% d’entre eux qu’ils interviennent souvent ou très souvent en cours. Les étudiants d’Afrique subsaharienne et asiatiques interviennent plus souvent.

Tableau 31 : Fréquence d’intervention pendant un cours Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Jamais 2 0 3 8 10 7 7 Parfois 30 29 38 36 39 48 37 Rarement 14 43 21 8 12 17 15 Souvent 36 29 17 40 31 21 30 Très souvent 18 0 21 8 8 7 11 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Les réponses fournies par les étudiants étrangers de Nice révèlent un travail régulier pour préparer les partiels et les examens tout au long du semestre pour 39% d’entre eux. 38% travaillent surtout au moment des examens et des partiels et 23% seulement de temps en temps pendant le semestre. Les Asiatiques sont les plus réguliers (48%). Les européens de l’Union travaillent surtout à l’approche des épreuves tandis que les américains semblent assez irréguliers.

Etudes et documents n° 26 - p. 21 Tableau 32 : Pour les examens et les partiels, vous travaillez ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble De temps en temps pendant le semestre 32 43 17 12 25 17 23 Régulièrement pendant le semestre 36 43 48 44 39 28 39 Surtout au moment des examens et des partiels 32 14 35 44 36 55 38 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201

Etudes et documents n° 26 - p. 22 6. L’intégration à la vie étudiante et universitaire 6.1. Evaluation des difficultés rencontrées et incidences sur les études Pour 55% des étudiants interrogés, la connaissance de la langue française n’a pas eu d’influence négative sur les résultats obtenus, tout particulièrement pour les africains de tous pays. Par contre, pour 43% des américains et 18% des asiatiques, elle a eu une très forte influence (négative) sur leurs résultats.

L’absence d’intérêt pour la matière étudiée influe négativement les résultats de 9% des étudiants. Ce sont surtout les maghrébins et les européens (hors UE) qui sont concernés par ce désintérêt néfaste. Seulement 29% des étudiants interrogés estiment que les méthodes d’enseignement ont eu une forte influence sur leurs résultats. Les américains et les européens de l’Union sont les plus concernées par les incidences néfastes des méthodes d’enseignement sur leurs résultats. Pour 49% des étudiants interrogés, les relations avec les enseignants n’ont pas ont d’incidences négatives sur leurs résultats. Pour les américains et les maghrébins, elles ont cependant eu une très forte influence.

22% des étudiants interrogés déclarent que les difficultés pour trouver un stage ont eu des incidences très néfastes sur leurs résultats, tout particulièrement les étudiants originaires des pays africains. Les équipements pédagogiques ont une très forte influence négative sur les résultats pour 6% des étudiants interrogés (14% des étudiants américains sont dans ce cas). Enfin, l’isolement à l’université a eu de fortes incidences sur les résultats des étudiants africains (14% d’entre eux ont déclaré cette forte influence pour une moyenne de 9%). Tableau 33 : Difficultés rencontrées et incidences sur les résultats Parmi les difficultés suivantes, lesquelles ont eu une influence négative sur vos résultats, donnez une note de 0 à 5 (0 = aucune influence négative ; 1=très peu d’influence ; 5=énormément d’influence) Ne sont notées dans les tableaux que les notes 0 (aucune influence négative) et 5 (énormément d’influence) Connaissance de la langue française Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble 0 79 14 25 32 72 41 55 5 0 43 18 0 2 7 6 Absence d’intérêt pour la matière 0 34 43 46 38 31 38 36 5 7 0 4 13 12 7 9 Les méthodes d’enseignement en France 0 32 14 22 25 38 21 29 5 5 14 0 8 6 17 7 Relations avec les enseignants 0 49 29 46 68 45 46 49 5 0 14 4 0 9 4 5 Difficultés pour trouver un stage 0 33 60 57 50 31 64 42 5 39 0 9 6 32 0 22 Les équipements pédagogiques (salle d’ordinateur, salle de travail…) 0 50 57 44 64 48 35 48 5 7 14 4 0 6 10 6 L’isolement à l’université 0 37 43 19 63 48 72 47 5 14 0 4 0 11 10 9

Etudes et documents n° 26 - p. 23 6.2. Evaluation de l’établissement Les étudiants étrangers se sont déclarés le plus souvent insatisfaits des activités culturelles sur les campus (20%) et de l’implantation géographique (34%). Ce sont les étudiants maghrébins qui estiment que cette dernière est insatisfaisante (27%). D’une manière générale, ce sont les américains et les européens (de l’union) qui sont les plus critiques vis-à-vis de leur établissement : les premiers sont les plus insatisfaits en ce qui concerne le confort et la propreté, les lieux de vie collective, les activités culturelles ; les seconds en ce qui concerne le confort et la propreté, les équipements sportifs, les activités culturelles, les équipements pédagogiques, les services de santé et la bibliothèque universitaire. La bibliothèque universitaire est considérée par 58% des interviewés comme tout à fait satisfaisante. Tableau 34 : Appréciations des étudiants concernant divers aspects de leur établissement Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Implantation géographique Acceptable 52 86 31 20 28 21 34 Pas satisfaisant 14 0 24 16 27 21 20 Satisfaisant 34 14 45 64 45 59 46 Confort et propreté Acceptable 41 14 41 21 39 21 34 Pas satisfaisant 14 57 14 13 15 38 19 Satisfaisant 46 29 45 67 46 41 47 Lieux de vie collective Acceptable 55 43 45 38 50 41 47 Pas satisfaisant 10 29 14 8 3 14 9 Satisfaisant 36 29 45 54 47 45 44 Equipements sportifs Acceptable 51 60 35 41 43 26 41 Pas satisfaisant 17 20 22 24 20 39 23 Satisfaisant 31 20 44 35 37 35 36 Activités culturelles Acceptable 45 50 38 23 32 27 34 Pas satisfaisant 38 50 21 27 32 46 34 Satisfaisant 18 0 42 50 37 27 32 Equipements pédagogiques Acceptable 41 43 35 38 36 35 37 Pas satisfaisant 17 14 17 21 18 28 19 Satisfaisant 43 43 48 42 46 38 44 Services de santé Acceptable 51 43 57 33 41 41 45 Pas satisfaisant 18 0 9 11 17 36 17 Satisfaisant 31 57 35 56 43 23 38 Bibliothèque universitaire Acceptable 45 67 28 20 34 31 34 Pas satisfaisant 5 0 10 4 9 14 8 Satisfaisant 50 33 62 76 57 55 58 58% des étudiants étrangers sont satisfaits des services de la bibliothèque universitaire. Ils en sont de grands utilisateurs puisque seulement 4% n’y va jamais. 66% la fréquentent au moins 1 fois par semaine dont 13% tous les jours. Les américains sont les plus assidus (29% la fréquentent tous les jours) ainsi que les africains subsahariens (39% y vont 3 ou 4 fois par semaine).

Etudes et documents n° 26 - p. 24 Tableau 35: Assiduité à la bibliothèque Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Tous les jours 9 29 10 12 16 10 13 3 ou 4 fois par sem. 39 0 31 28 27 21 28 1 ou 2 fois par sem. 18 29 38 24 18 35 24 De temps en temps 27 14 17 36 36 34 30 Jamais 7 29 3 0 3 0 4 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 6.3. Evaluation des enseignements et des études à l’université D’une manière générale, les étudiants étrangers sont les plus critiques vis-à-vis de l’information concernant l’orientation et les débouchés (43% d’insatisfaits) et la disponibilité des personnels administratifs 38% d’insatisfaits). La qualité de l’enseignement dispensé satisfait 51% d’entre eux et reste acceptable pour 41%. Les étudiants asiatiques sont les plus satisfaits sur pratiquement tous les points concernant les enseignements et l’organisation des études à Nice (sauf en ce qui concerne l’information concernant l’orientation et les débouchés où ils se trouvent être les plus critiques avec les africains. Les américains déclarent également être insatisfaits en ce qui concerne la qualité de l’enseignement dispensé, l’organisation générale des programmes et la disponibilité des personnels administratifs. Les étudiants de l’Union européenne critiquent quant à eux l’indisponibilité des enseignants et des personnels administratifs.

Tableau 36 : Appréciation des enseignements et des études à l’université Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Disponibilité des enseignants Acceptable 44 86 41 44 46 31 44 Pas satisfaisant 19 14 17 20 19 28 20 Satisfaisant 37 0 41 36 34 41 36 Qualité de l’enseignement dispensé Acceptable 44 57 38 38 44 35 41 Pas satisfaisant 7 14 3 21 6 7 8 Satisfaisant 49 29 59 42 50 59 51 Organisation générale des programmes Acceptable 65 14 38 36 49 41 47 Pas satisfaisant 19 57 10 36 21 28 23 Satisfaisant 16 29 52 28 30 31 30 Information concernant l’orientation et les débouchés Acceptable 37 50 39 52 46 48 44 Pas satisfaisant 49 33 50 30 45 38 43 Satisfaisant 14 17 11 17 9 14 12 Disponibilité des personnels administratifs Acceptable 36 29 32 44 37,3 35 36 Pas satisfaisant 45 71 36 28 31,3 48 38 Satisfaisant 19 0 32 28 31,3 17 25 Au bout du compte, les étudiants étrangers sont plutôt satisfaits de leurs études universitaires en France, puisque 79% les considèrent comme étant assez ou très satisfaisantes, notamment

Etudes et documents n° 26 - p. 25 les étudiants européens. Tableau 37 : Appréciation dans la satisfaction des études universitaires en France Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Mécontent ou très mécontent 5 0 3 12 6 3 6 Peu satisfait 20 29 28 0 15 7 15 Assez ou très satisfait 75 71 69 88 79 90 79 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201

Etudes et documents n° 26 - p. 26 7. Sociabilités et activités extra-scolaires 7.1. Les relations amicales Pour 66% des étudiants interviewés à Nice, les relations amicales qu'ils entretiennent en dehors de l'université se créent souvent avec des personnes françaises. 86% des personnes de l'Union européenne ou encore 76% provenant du Maghreb entretiennent des relations fréquentes avec des amis français. Les Américains fréquentent le moins des amis français (43% ne le font que rarement).

52% des étudiants interrogés ont souvent recours à une proximité avec des amis de la même langue maternelle, tout particulièrement les étudiants africains (du Maghreb et subsahariens). 39% des personnes interrogées ont souvent des relations amicales avec d'autres amis étrangers. 57% provenant des pays d'Amérique et 48% d’Europe (hors UE) ont ce type de relation avec d'autres étrangers. On retrouve des tendances sensiblement similaires lorsque l’on observe les résultats en ce qui concerne les fréquentations lors d’activités extra-scolaires. Tableau 38 : Fréquentations en dehors de l’université En dehors de l’université, fréquentez-vous ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Des amis français Parfois 21 0 31 36 10 7 18 Rarement 24 43 17 12 13 7 16 Souvent 55 57 52 52 76 86 66 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 42 7 29 25 67 28 198 Des amis parlant la même langue maternelle Parfois 21 50 34 33 22 19 25 Rarement 19 0 35 21 13 48 23 Souvent 60 50 31 46 64 33 52 Total% 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 43 6 29 24 67 27 196 D’autres amis étrangers Parfois 33 0 43 24 31 29 31 Rarement 30 43 32 28 28 29 30 Souvent 37 57 25 48 40 43 39 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 43 7 28 25 67 28 198

Etudes et documents n° 26 - p. 27 7.2. Participation à des activités extrascolaires 79% des étudiants étrangers interrogés ne pratiquent aucune activité syndicale et politique, 60% aucune activité associative, 50% aucune activité artistique et culturelle. Ils sont par contre beaucoup plus nombreux à pratiquer une activité sportive (64%) dans et en dehors de l’université. Les étudiants asiatiques s’investissent dans de nombreux domaines artistiques, sportifs, associatifs, syndicaux et politiques tandis que les américains et les maghrébins participent assez peu à des activités extra-scolaires (qu’elles aient lieu à l’université ou en dehors). Tableau 39 : Participation à des activités extra-scolaires Participez-vous aux activités suivantes ?

Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Artistiques et culturelles A l’université 7 0 3 8 7,5 17,2 8 Hors de l’université 34 43 97 48 26,9 44,8 40 Les deux 0 0 3 4 0,0 3,4 2 Aucun 59 57 52 40 65,7 34,5 50 Sportives A l'université 16 14 20,7 12 18 21 17 Hors de l'université 2 0 0,0 0 1 10 3 Les deux 48 29 58,6 40 36 48 44 Aucun 34 57 20,7 48 45 21 36 Associatives A l'université 9 0 6,9 16 9 7 9 Hors de l'université 9 0 0,0 0 0 0 2 Les deux 34 29 44,8 28 30 3 29 Aucun 48 71 48,3 56 61 90 60 Syndicales et politiques A l'université 0 3,4 8 3 3 3 Hors de l'université 4 0 3,4 0 1 0 2 Les deux 21 0 37,9 20 9 3 16 Aucun 75 100 55,2 72 87 93 79 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 7.3 : Loisirs et sorties La sortie la plus prisée par les étudiants étrangers est le cinéma puisque 12% seulement n’y vont jamais et 35% souvent ou très souvent. Suivent les sorties en discothèque puisque 28% y vont souvent ou très souvent. Les étudiants maghrébins préfèrent assister à des spectacles sportifs (23%), aller au cinéma (42%) ou dans des soirées étudiantes (27%) ; les subsahariens fréquentent régulièrement les discothèques (36%) et les spectacles sportifs (23%) ; 43% des étudiants américains sortent souvent ou très souvent en discothèque. Les européens enregistrent des sorties plus culturelles : ceux de l’union européenne assistent souvent ou très souvent à des représentations théâtrales (7% pour ne moyenne de 4%) tandis que les autres européens vont souvent ou très souvent à des concerts (21%) et des expositions (40% pour une moyenne de 16%). Les asiatiques sortent moins régulièrement que les autres étudiants étrangers.

Etudes et documents n° 26 - p. 28 Tableau 40 : Sorties En dehors de vos cours, allez-vous ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Cinéma Jamais 23 29 18 4 6 7 12 Souvent/très souvent 30 29 29 36 42 34 35 Théâtre Jamais 76 57 59 42 62 35 58 Souvent/très souvent 2 0 7 4 3 7 4 Concert Jamais 39 71 48 42 39 38 42 Souvent/très souvent 12 0 3 21 11 10 11 Expositions Jamais 43 43 59 28 24 24 28 Souvent/très souvent 7 0 17 40 16 14 16 Spectacles sportifs Jamais 37 43 59 57 37 66 47 Souvent/très souvent 23 0 21 4 23 7 17 Discothèques Jamais 23 14 50 28 24 31 29 Souvent/très souvent 36, 43 14 32 28 21 28 Soirées étudiantes Jamais 26 43 35 40 22 41 31 Souvent/très souvent 24 0 14 12 27 17 20 62% de l'ensemble des interviewés lisent régulièrement des quotidiens en français, 66% des hebdomadaires ou mensuels dans cette langue et 50% des livres non scolaires. Ce sont les étudiants africains en général qui lisent le plus régulièrement en français en dehors de leurs études.

Tableau 41 : Lecture Lisez-vous régulièrement ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Quotidien Dans une autre langue 0 14 0 12 2 7 4 En Français 71 29 69 44 72 45 62 En Français et autre langue 14 43 21 28 12 21 18 Aucun 16 14 10 16 15 28 16 Hebdomadaires ou mensuels Dans une autre langue 2 0 3 8 2 14 5 En Français 77 29 69 52 73 52 66 En Français et autre langue 14 29 14 20 6 17 13 Aucun 7 43 14 20 19 17 16 Livres non scolaires Dans une autre langue 4 14 21 8 5 17 10 En Français 59 29 41 40 61 35 50 En Français et autre langue 16 28 21 44 12 38 22 Aucun 21 29 17 8 22 10 18 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 67% des étudiants étrangers interrogés regardent des émissions françaises à la télévision. 75% des étudiants du Maghreb et 69% des asiatiques sont dans ce cas. Les étudiants d’Afrique subsaharienne sont les plus nombreux à visionner des chaînes à la fois françaises et internationales. 29% des étudiants américains ne regardent pas la télévision.

Etudes et documents n° 26 - p. 29 Tableau 42 : Emissions de Télévision Regardez-vous des émissions à la télévision ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non jamais 0 29 14 8 0 14 6 Oui, sur les chaînes de votre pays 0 0 0 0 0 3 1 Oui, sur les chaînes internationales 5 0 3 0 9 3 5 Oui, sur les chaînes françaises 64 29 69 68 75 59 67 Oui, sur les chaînes françaises et les chaînes internationales 25 14 10 4 3 3 9 Oui, sur les chaînes françaises et les chaînes de votre pays 0 0 3 4 5 7 3 Oui, sur les trois sortes de chaînes 7 29 0 16 9 10 9 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Tous les étudiants interrogés utilisent internet (sauf 1%). 51% le font à la fois pour consulter des informations sur leur pays, sur la France et pour leurs études. 22% ne consultent internet que dans le cadre de leurs études. Ce sont surtout les maghrébins qui sont dans ce dernier cas.

Etudes et documents n° 26 - p. 30 8. Intégration au pays d’accueil et conditions de vie 8.1. Isolement et accueil 30% des personnes étrangères interviewées ont la sensation d'être isolées en dehors de l'université. Les américains et asiatiques sont les plus isolés. Tableau 43 : Sensation d'isolement en dehors de l'université : Personnellement, ressentez-vous un certain isolement en dehors de l’université ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 73 57 59 84 66 76 70 Oui 27 43 41 16 34 24 30 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 38% des étudiants étrangers estiment que la France est un pays accueillant pour les étudiants étrangers, 55% plus ou moins et 7% pas du tout. Les américains sont les plus critiques en la matière (14% estiment que la France n’est pas du tout accueillante). Les plus satisfaits sont les asiatiques et les maghrébins.

Tableau 44 : La France, pays d’accueil Selon votre propre vécu, pensez-vous que la France soit un pays accueillant pour les étudiants étrangers ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Oui, plus ou moins 73 57 48 64 46 48 55 Oui, tout à fait 18 29 48 32 48 41 38 Non, pas du tout 9 14 3 4 6 10 7 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 8.2. Rapport au logement 76% des étudiants de l'échantillon vivent seuls et sans enfants, 16% de l'ensemble vivent en couple (ou mariés) et sans enfants. 8% déclarent vivre avec des enfants (seuls ou en couple). Les africains subsahariens sont ceux qui déclarent le plus vivre seuls sans enfants (96%) tandis que les européens de l’union sont ceux qui sont le plus souvent en couple ou marié sans enfants (28%). 29% des américains vivent en couple avec enfants (pour une moyenne de 7%). Tableau 45 : Situation familiale Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Seul(e) sans enfants 96 57 66 68 79 62 76 Seul(e) avec enfants 0 0 0 0 0 3 1 En couple, ou marié(e) avec enfants 2 29 14 8 5 7 7 En couple, ou marié(e) sans enfants 2 14 21 24 16 28 16 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 40% des étudiants étrangers ont déjà vécu ou cohabité avec un ou une française depuis leur arrivée en France. 52% de l’Union européenne sont dans ce cas.

Etudes et documents n° 26 - p. 31 Tableau 46 : Expérience vécue avec une personne française Depuis que vous êtes en France, avez-vous vécu ou cohabité (y compris en ce moment) avec un(une) français(e) ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 66 57 59 52 63 48 60 Oui 34 43 41 48 37 52 40 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 La quasi-totalité des étudiants interrogés (97%) vivent dans les Alpes-Maritimes. Sur l'ensemble, 53% ont un logement indépendant, 13% vivent dans un logement en colocation, 15% vivent chez leurs parents et 10% en cité-universitaire. 71% des américains et 68% des européens (hors union) vivent dans un logement indépendant. Les maghrébins et les européens de l’union sont ceux qui déclarent vivre le plus fréquemment chez leurs parents. Les africains (subsahariens) sont les plus nombreux en résidence universitaire (ou foyer) (16%) ou en colocation (21%).

Tableau 47 : Mode de résidence Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Chambre sous-louée 4 0 14 0 1 25 3 Cité universitaire/foyer 16 0 7 4 12 0 10 Logement au pair 0 0 3 0 0 0 1 Logement chez parents 14 14 10 4 19 25 15 Logement indépendant 43 71 59 68 49 50 53 Logement colocation 21 14 3 16 10 0 13 Autre 2 0 3 8 8 0 5 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 28% des étudiants étrangers interrogés à Nice ont trouvé leur logement par le CROUS, 25% par l’intermédiaire d’une agence. 18% ont fait appel à leur famille et 16% à des amis. Alors que les américains et les asiatiques ont fait le plus souvent appel au CROUS, les européens toutes nationalités confondues ont utilisé le plus souvent les services d’une agence immobilière. 27% des maghrébins ont eu recours à des membres de leur famille et 25% des africains (subsahariens) à des amis (ils sont aussi ceux qui vivent le plus souvent en colocation).

Etudes et documents n° 26 - p. 32 Tableau 48 : Découverte du logement actuel Comment avez-vous trouvé votre logement actuel (réponse unique) Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Agence 21 0 24 44 22 31 25 Amis 25 14 7 8 16 17 16 Annonce dans les journaux-Internet 5 14 7 0 9 14 8 CROUS 34 43 45 36 19 10 28 Famille 16 14 10 4 27 21 18 Université 0 0 0 4 3 3 2 Autre 0 14 7 4 3 3 3 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Le prix et la taille du logement occupé sont les critères les moins satisfaisants pour les étudiants interrogés. 58% estiment que le prix du logement est pas ou moyennement satisfaisant.

D’une manière générale, les africains (hors maghreb) sont les plus insatisfaits de leur logement et ce, pour tous les critères interrogés - prix, taille, équipement et confort, calme, tranquillité, environnement, ambiance du quartier et sécurité -, ce qui est probablement dû au fait qu’ils résident plus souvent que les autres en cité-universitaire. Les européens sont les plus satisfaits. Les américains pensent que le prix de leur logement est moyennement ou pas satisfaisant.

Tableau 49 : Indice de satisfaction Que pensez-vous de votre logement ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Son prix Pas ou moyennement satisfaisant 66 67 55 54 55 58 58 Satisfaisant 34 33 45 46 45 42 42 Sa taille Pas ou moyennement satisfaisant 72 50 48 33 43 30 47 Satisfaisant 28 50 52 67 57 70 53 Equipement et confort Pas ou moyennement satisfaisant 70 33 38 21 37 23 41 Satisfaisant 30 67 62 79 63 77 59 Calme-tranquillité Pas ou moyennement satisfaisant 51 17 55 38 40 46 45 Satisfaisant 49 83 45 63 60 54 55 Environnement, ambiance du quartier Pas ou moyennement satisfaisant 65 17 31 25 36 36 40 Satisfaisant 35 83 69 75 64 64 60 Sécurité Pas ou moyennement satisfaisant 47 17 35 33 23 37 33 Satisfaisant 54 83 66 67 77 63 67 34% des interviewés paient entre 350 et 500 euros par mois, 28% plus de 500 euros et 25% moins de 500 euros. Les américains paient les loyers les plus chers (ce qui explique qu’ils trouvent le prix de leur logement insatisfaisant) ; les africains et les européens (hors UE)

Etudes et documents n° 26 - p. 33 paient les loyers les moins élevés. 8.3. Exercice d’un travail rémunéré 55% des étudiants étrangers interrogés exercent une activité rémunérée pendant l’année universitaire dont 32% régulièrement. Les africains (subsahariens) et les américains sont ceux qui exercent le plus régulièrement (48% et 43%). Ils sont également ceux qui déclarent le plus d’heures de travail hebdomadaires : 52% des africains exercent une activité de 9 à 20 heures par semaine (la moyenne est de 30%), 29% des américains une activité de plus de 20 heures par semaine (la moyenne est de 12%). Les asiatiques et les européens (hors UE) déclarent majoritairement ne pas exercer d’activité pendant l’année (59% et 56%) et lorsqu’ils en exercent une, il s’agit d’une activité qui occupe très peu d’heures dans la semaine (moins de 9 heures).

Tableau 50 : Activité professionnelle rémunérée (en dehors de l'été) Exercez-vous une activité professionnelle rémunérée pendant l’année universitaire (en dehors des vacances d’été) ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 32 43 59 56 42 52 45 Oui, occasionnellement 20 14 27 12 27 24 23 Oui, régulièrement 48 43 14 32 31 24 32 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Pour 81% des étudiants qui exercent une activité pendant l’année universitaire, cette activité n’a aucun lien avec leurs études. Seuls 5% déclarent que celle-ci est totalement intégrée à leurs études. Ce sont les américains qui sont dans ce cas (50% d’entre eux)(et qui déclarent par ailleurs recevoir les salaires les plus élevés). Les africains (subsahariens) et les asiatiques sont ceux qui exercent le plus fréquemment une activité sans lien avec leurs études (leurs salaires sont plutôt bas).

Tableau 51 : Lien avec de l'activité rémunérée avec les études Cette activité a-t-elle un lien avec vos études ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 90 50 85 82 79 73 81 Oui, en partie liée aux études 10 0 8 9 18 20 14 Totalement intégrée aux études (stages obligatoires, externat hospitalier..) 0 50 7 9 3 7 5 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 29 4 13 11 38 15 110 8.4. La vie quotidienne 84% des étudiants étrangers sont inscrits à un régime de sécurité sociale dont 40% à une mutuelle en supplément. 14% ont seulement une mutuelle et seulement 2% ne bénéficient d’aucun régime social. Les étudiants de l’union européenne sont plus fréquemment dans cette situation (7%). Les américains et les maghrébins bénéficient en revanche plus fréquemment que les autres des deux régimes (sécurité sociale et mutuelle).

Etudes et documents n° 26 - p. 34 Tableau 52 : Inscription au régime de sécurité sociale et/ou à une mutuelle Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Non 2 0 0 0 2 7 2 Oui, à un régime de sécurité sociale 49 29 46 48 37 54 44 Oui, à un régime de sécurité sociale et Mutuelle aussi 33 57 25 39 50 39 40 Oui, à une Mutuelle 16 14 29 13 11 0 14 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 43 7 28 23 60 28 189 Les difficultés les plus importantes dans la vie quotidienne des étudiants étrangers de l’Université de Nice sont financières (42% estiment que ces difficultés sont très importantes dans leur vie), relatives au logement (37%) ou à des démarches administratives (32%). Les difficultés divergent cependant selon les nationalités : les africains subsahariens indiquent que les difficultés les plus importantes auxquelles ils sont confrontés sont financières (49%), liées à leur logement (48%) et surtout également à des démarches administratives (dont l’obtention de la carte de séjour), soir 43% (pour une moyenne de 32%). Les européens (hors UE) indiquent que ces démarches sont également particulièrement difficiles pour eux ainsi que leur logement qui leur pose également de réels problèmes quotidiens (59% pour une moyenne de 37%). Enfin, les américains et les asiatiques se plaignent le plus souvent de difficulté financières très importantes. Les asiatiques déclarent également des difficultés très importantes relatives au transport et surtout à leur santé.

Tableau 53 : Les difficultés de la vie quotidienne Actuellement, quelles sont les difficultés les plus importantes auxquelles vous êtes confronté(e) ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Logement Peu importantes 25 43 35 36 57 73 46 Relativement Importantes 27 0 27 5 12 15 17 Très importantes 48 57 38 59 31 12 37 Transport Peu importantes 46 86 31 61 59 56 53 Relativement Importantes 27 14 34 13 23 22 24 Très importantes 27 0 35 26 18 22 23 Financières Peu importantes 17 14 27 18 21 48 24 Relativement Importantes 34 29 23 41 34 37 34 Très importantes 49 57 50 41 45 15 42 Santé Peu importantes 69 43 62 75 81 84 74 Relativement Importantes 21 57 15 15 5 8 14 Très importantes 10 0 23 10 14 8 13 Démarches administratives Peu importantes 30 57 38 35 43 48 40 Relativement Importantes 27 28 39 22 29 24 28 Très importantes 43 14 23 43 28 28 32

Etudes et documents n° 26 - p. 35 9. Bilan des études en France et perspectives 9.1. Bilan Sur l'ensemble des étudiants étrangers interrogés à l'université de Nice, 50% confient qu'ils ont dû sensiblement ajuster leur projet initial et 40% indiquent qu’ils ont pu le réaliser totalement. Les européens de l’union et les américains ont pour la majorité d’entre eux pu réaliser totalement leur projet initial tandis que les maghrébins et surtout les européens (hors UE) ont été plus souvent que les autres obligés d’abandonner leur projet initial. 71% des africains ont du l’ajuster.

Tableau 54 : Bilan des études en France Aujourd’hui, quel bilan pouvez-vous dresser de vos études en France ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble J’ai été obligé d’abandonner mon projet initial 7 0 3 20 15 3 10 J’ai dû ajuster sensiblement mon projet initial 71 43 48 48 48 31 50 J’ai pu réaliser totalement mon projet initial 22 57 48 32 37 66 40 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Pour 40% des étudiants interrogés, le bilan de l’année universitaire est positif puisqu’il se conclut par une réussite totale et le passage au niveau supérieur. Les américains et européens sont les plus concernés par cette réussite totale. Mais l’échec, l’abandon ou la réorientation concernent surtout les maghrébins mais aussi les européens (hors UE).

Tableau 55 : Bilan de l’année Quel a été pour vous le bilan de votre année universitaire ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Echec, abandon ou réorientation 11 14 7 20 18 3 13 Réussite partielle avec passage au niveau supérieur 16 14 7 4 16 14 13 Réussite partielle sans passage au niveau supérieur 11 0 17 8 21 7 14 Réussite totale et passage au niveau supérieur 41 43 31 56 33 48 40 Autre 21 29 38 12 12 28 20 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 9.2. Objectifs et perspectives 83% des étudiants étrangers interrogés visent un niveau d’études élevé (équivalent ou supérieur à Bac +5) dont 40% un doctorat. Les africains (dont ceux du Maghreb) sont ceux qui souhaitent le plus souvent atteindre le niveau le plus élevé contrairement aux étudiants de l’union européenne qui souhaiteraient pour 17% d’entre eux atteindre un niveau équivalent à un baccalauréat +4.

Etudes et documents n° 26 - p. 36 Tableau 56 : Niveau d'études souhaité Quel est le niveau d’études que vous souhaitez atteindre ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Bac+3 (licence, L3) 7 14 7 0 6 7 6 Bac+4 (maîtrise, M1) 9 0 10 12 10 17 11 Bac+5 (DEA,M2...) 39 43 41 68 36 45 43 Doctorat 46 43 41 20 48 31 40 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 37% des étudiants pensent trouver un travail dans leur pays d’origine facilement suite à leurs études en France. 12% estiment que cela sera difficile. Les autres sont mitigés. Les maghrébins et surtout les européens (hors UE)(68%) pensent majoritairement que cela leur sera facile tandis qu’au contraire les asiatiques et les européens de l’union pensent que trouver du travail dans leur pays après des études en France sera difficile. Africains (subsahariens) et américains restent mitigés sur ce plan.

Tableau 57 : Possibilité de travail dans le pays d'origine, suite à des études en France Avec les études que vous avez faites en France, pensez-vous trouver du travail dans votre pays ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Difficilement 7 0 17 4 15 21 12 Facilement 27 29 28 68 43 21 37 Plus ou moins facilement 66 71 55 28 42 59 51 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Sur l'ensemble des étudiants étrangers interrogés, 36% ne savent pas encore ce qu'ils feront après leurs études, 26% envisagent de rester en France, 28% de retourner dans leur pays et 9% d’aller dans un autre pays. Ce sont les africains qui envisagent le plus souvent de retourner dans leur pays (41% contre 28% en moyenne) et d’aller dans un autre pays (16%). Les américains, les étudiants de l’union et les maghrébins pensent rester en France (respectivement 43%, 38% et 33%). Les américains envisagent également d’aller dans un autre pays. Enfin, les européens (hors UE) restent encore très hésitants sur leurs perspectives (44% ne savent pas ce qu’ils feront).

Tableau 58 : Perspectives à la suite de leurs études Que pensez-vous faire après vos études ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Ne sais pas encore 39 14 38 44 33 38 36 Rester en France 4 43 24 28 33 38 26 Retourner au pays 41 29 28 20 30 17 28 Aller dans un autre pays 16 14 10 8 4 7 9 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Les raisons possibles sur le fait de rester en France sont, pour 36% des étudiants interrogés, professionnelles, pour 19% familiales et pour 6% politiques, sociales ou culturelles. 39% ont cité d’autres raisons. Les africains subsahariens et les maghrébins évoquent le plus des raisons professionnelles tandis que les américains, les européens (de l’union) et les asiatiques citent le plus des raisons familiales.

Etudes et documents n° 26 - p. 37 Tableau 59 : Raisons possibles sur le fait de rester en France Si vous comptez rester en France, quelles sont vos raisons ? Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Familiales 2 29 24 20 22 28 19 Politiques, Sociales, ou culturelles 7 29 3 8 3 3 6 Professionnelles 43 0 38 20 42 35 36 Autre 48 43 35 52 33 34 39 Total % 100 100 100 100 100 100 100 Total Effectifs 44 7 29 25 67 29 201 Parmi les objectifs poursuivis par les étudiants étrangers qui étudient dans une université française, le fait d’apprendre un métier est le plus important (36% des étudiants interrogés), puis avoir accès à la recherche (34%), comprendre le monde (34%), appartenir à une communauté intellectuelle (28%) et enfin s’intégrer en France (27%). Les américains pensent que le plus important est d’apprendre un métier, de comprendre le monde et de s’intégrer en France ; les maghrébins, d’accéder à la recherche et de s’intégrer en France ; les européens (de l’union) d’apprendre un métier et les asiatiques de comprendre le monde et d’appartenir à une communauté intellectuelle.

Tableau 60 : Que représente pour vous le fait d’étudier dans une université française ? (Donnez une note de 0 à 5, 0=aucune importance ; 5=très important) Afrique Subsaharienne Amérique Asie Autre Europe Maghreb Union Européenne Ensemble Apprendre un métier 0 7 0 7 16 21 11 13 5 30 43 38 28 39 39 36 Avoir accès à la recherche 0 9 14 7 4 9 18 10 5 35 29 24 25 45 29 34 Comprendre le monde, ouverture culturelle 0 9 29 0 8 8 7 8 5 34 43 45 24 33 32 34 Appartenir à une communauté intellectuelle 0 9 14 7 20 12 14 12 5 39 14 31 24 21 28 28 Projet de s’intégrer en France 0 23 0 7 20 15 21 17 5 19 43 21 24 30 35 27

Etudes et documents n° 26 - p. 38 Conclusions : synthèse des résultats Quelques résultats d’ensemble Avant l’arrivée Un peu plus des deux tiers des étudiants interrogés avaient choisi la France comme première destination pour étudier à l’étranger. Avant leur arrivée, 48% avaient pour projet de compléter des études supérieures en France. 32% espéraient commencer une nouvelle formation universitaire. 56% des étudiants avaient pour principal objectif en venant étudier en France de recevoir une formation de qualité et 18,5% souhaitaient connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère.

Sur le total d’étudiants interrogés, 27% estiment avoir été mal ou très mal informés avant leur arrivée en France. L’arrivée en France 85,5% des étudiants n’avaient aucune bourse à leur arrivée en France et sont venus de leur propre initiative. 39% se sont dirigés vers des filières juridiques, économiques ou de gestion, 33% vers les Lettres, Langues ou Sciences humaines, 20% ont choisi des études scientifiques. A la première inscription, 70% de l’ensemble étaient inscrits dans un niveau d’étude inférieur ou égal à la licence et 30% à un niveau supérieur à la licence. 59% des étrangers interviewés ont rencontré des difficultés pour s’inscrire à l’université.

Connaissance de la langue française 61% des étudiants interrogés estimaient avoir un bon ou très bon niveau de la langue française avant de venir en France. 12% avaient eu le français comme langue maternelle et 40% pratiquaient le français dans leur famille (63% déclarent avoir au moins un de leurs parents qui parle le français). 25% des interviewés n’ont jamais été scolarisés en langue française, 18% l’ont été à tous les niveaux de leur scolarisation. Les autres l’ont été à divers niveaux (28 à l’école primaire). Au total, 50% ont déclaré avoir appris le français grâce à leur scolarité. 24% ont eu recours à une école spécialisée pour apprendre le français. Sur la totalité, 35% ont obtenu un bac français (dont 23% dans leur pays d’origine et 12% en France).

Appréciation du parcours d’apprentissage 40% des étudiants interrogés estimaient avoir des difficultés pour comprendre les cours lors de leur arrivée. Leur compréhension s’est améliorée, puisque au jour de l’enquête, 88,5% ne rencontraient plus de difficultés réelles. 79% des étudiants étrangers prennent facilement ou très facilement des notes en français ; 71% ne rencontrent pas ou rarement de difficultés dans la communication orale en français ; 68% sont dans ce cas lors de consultation de documents écrits en français et 64% dans la réalisation de devoirs écrits dans cette langue. Lorsque les étudiants rencontrent des difficultés de compréhension, 32% notent et cherchent ensuite le sens, 25% font appel à des amis français et 18% utilisent un dictionnaire. Les enseignants sont peu mobilisés dans l’aide aux études puisque 66% déclarent que les relations avec eux sont surtout occasionnelles.

Etudes et documents n° 26 - p. 39 30% des étudiants interrogés assistent à moins de 10 heures de cours par semaine et 34% à plus de 25 heures. La majorité déclare travailler moins de 10 heures par semaine (57%) en dehors des cours. 47% de l’ensemble estiment qu’ils ne manquent les cours que rarement. Les réponses fournies révèlent un travail régulier pour préparer les examens tout au long du semestre pour 39% d’entre eux. 38% travaillent surtout au moment des examens et 23% de temps en temps pendant le semestre.

L’intégration à la vie universitaire Pour 55% des étudiants interrogés, la connaissance de la langue française n’a pas eu d’influence négative sur les résultats obtenus. Seulement 29% estiment que les méthodes d’enseignement ont eu une forte influence sur leurs résultats. 48,5% pensent que les relations avec les enseignants n’ont pas eu d’incidences négatives sur leurs résultats. Les étudiants étrangers se sont déclarés le plus souvent insatisfaits des activités culturelles sur les campus (20%) et de l’implantation géographique (33,5%). 58% sont satisfaits de la bibliothèque universitaire (seulement 4% n’y vont jamais, 66% la fréquentent au moins 1 fois par semaine dont 13% tous les jours). D’une manière générale, les étudiants étrangers sont critiques vis-à-vis de l’information concernant l’orientation et les débouchés (43% d’insatisfaits) et la disponibilité des personnels administratifs (38% d’insatisfaits). La qualité de l’enseignement dispensé satisfait 50,5% d’entre eux et reste acceptable pour 41%.

Au bout du compte, les étudiants interrogés sont plutôt satisfaits de leurs études universitaires en France, puisque 79% les considèrent comme étant assez ou très satisfaisantes. Sociabilités et activités extra-scolaires 52% des étudiants interrogés fréquentent des amis ayant la même langue maternelle mais 66% déclarent également que les relations amicales qu'ils entretiennent en dehors de l'université se créent souvent avec des français.

79% des interviewés ne pratiquent aucune activité syndicale et politique, 60% aucune activité associative, 50% aucune activité artistique et culturelle. Ils sont par contre beaucoup plus nombreux à pratiquer une activité sportive (64%) dans et en dehors de l’université. La sortie la plus prisée par les étudiants étrangers est le cinéma (35% y vont souvent ou très souvent). Suivent les sorties en discothèque.

62% lisent régulièrement des quotidiens en français, 66% des hebdomadaires ou mensuels dans cette langue et 50% des livres non scolaires. 67% des étudiants étrangers interrogés regardent des émissions françaises à la télévision. 99% utilisent internet. Intégration au pays d’accueil et conditions de vie 38% des interrogés estiment que la France est un pays accueillant pour les étudiants étrangers, 55% plus ou moins et 7% pas du tout. 30% des étrangers ont la sensation d'être isolés en dehors de l'université (76% vivent seuls et sans enfants).

Sur l'ensemble, 53% ont un logement indépendant, 13% vivent dans un logement en colocation, 15% chez leurs parents et 9,5% en cité-universitaire. 28% des étudiants ont trouvé leur logement par le CROUS, 25% par l’intermédiaire d’une agence, 18% ont fait appel à leur famille et 16% à des amis. Le prix et la taille du logement occupé sont les critères les moins satisfaisants pour les étudiants interrogés (58% estiment que le prix est trop élevé).

Etudes et documents n° 26 - p. 40 55% des interviewés exercent une activité rémunérée pendant l’année universitaire dont 32% régulièrement. Pour 81%, cette activité n’a aucun lien avec les études. Les difficultés les plus importantes dans la vie quotidienne des étrangers sont financières (42% estiment que ces difficultés sont très importantes dans leur vie), sont relatives au logement (37%) ou à des démarches administratives (32%).

Bilan des études en France et perspectives 50% des étudiants interrogés confient au final qu'ils ont dû sensiblement ajuster leur projet initial et 40% indiquent qu’ils ont pu le réaliser totalement. Pour 40% des étudiants interrogés, le bilan de l’année universitaire est positif puisqu’il se conclut par une réussite totale et le passage au niveau supérieur (depuis l’arrivée en France, la moitié des étudiants interrogés a obtenu au moins un diplôme). 83% des étudiants étrangers interrogés visent un niveau d’études élevé (équivalent ou supérieur à Bac +5), dont 40% un doctorat. Parmi les objectifs poursuivis par les étudiants étrangers qui étudient dans une université française, le fait d’apprendre un métier est le plus important (36% des étudiants interrogés), puis avoir accès à la recherche (34%), comprendre le monde (34%), appartenir à une communauté intellectuelle (27,5%) et enfin s’intégrer en France (27%).

37% pensent trouver un travail dans leur pays d’origine facilement suite à leurs études en France. 12% estiment que cela sera difficile. Sur l'ensemble des étudiants étrangers interrogés, 36% ne savent pas encore ce qu'ils feront après leurs études : 26% envisagent de rester en France, 28% de retourner dans leur pays et 9% d’aller dans un autre pays. Les raisons évoquées pour rester en France sont pour 36% des étudiants interrogés, professionnelles, pour 19% familiales et pour 5,5% politiques, sociales ou culturelles. Quelques profils-types Les étudiants européens Les étudiants européens ont en commun d’être tout d’abord majoritairement de sexe féminin (72% des interviewés d’union européenne sont des femmes et 64% de ceux des pays hors UE). Ce sont des étudiants plus jeunes que la moyenne, inscrits en 1ère ou 2ème année. Ils ont le plus souvent reçu un apprentissage de la langue française dans leur scolarité secondaire. Ce sont les étudiants qui enregistrent aussi le plus de sorties culturelles : ceux de l’union européenne assistent souvent ou très souvent à des représentations théâtrales tandis que les autres européens vont souvent ou très souvent à des concerts et des expositions.

Les étudiants de l’union européenne : une intégration réussie malgré une critique assez sévère de leurs conditions d’étude Les étudiants de l’union européenne apparaissent assez nettement favorisés sur le plan de leurs conditions d’études et de vie (sur certains aspects, ils se rapprochent d’ailleurs des étudiants américains). La France n’était pas leur destination favorite puisque 57% d’entre eux l’avaient choisi comme première destination (pour une moyenne de 72%). La majorité entame une nouvelle formation (et n’avait pas effectué d’études supérieures antérieures dans le pays d’origine). Les étudiants de l’Union européenne interrogés bénéficient majoritairement de programmes d’échanges (Erasmus) et d’accords de coopération bilatérale (10% pour une moyenne de 3%). Ils sont prioritairement

Etudes et documents n° 26 - p. 41 inscrits en faculté des Lettres. Même s’ils estimaient avoir un bon ou très bon niveau de la langue française avant de venir en France, les européens de l’union déclarent avoir eu quelques difficultés de compréhension à leur arrivée en France (21% comprenaient difficilement les cours pour une moyenne de 15%) mais ces difficultés se sont nettement améliorées puisqu’à la date de l’enquête, 69% déclaraient comprendre très facilement les cours (pour une moyenne de 51%). Pour le reste, les étudiants de l’union se plaignent assez peu de difficultés relatives à leur travail en cours ou en dehors. Ils déclarent le plus souvent avoir des relations fréquentes avec les enseignants (24% pour une moyenne de 18%). Très rarement absents en cours (52% déclarent ne jamais s’absenter pour une moyenne de 25%), ils consacrent toutefois un temps moyen aux cours et assez peu d’heures de travail personnel. Ils travaillent surtout à l’approche des épreuves. D’une manière générale, les européens de l’Union (avec les américains) sont les plus critiques vis-àvis des méthodes d’enseignement, de l’administration universitaire et de leur établissement. Déclarant avoir été mal informés avant leur inscription universitaire, ils ont également rencontré de nombreuses difficultés à leur inscription à l’université (17% pour une moyenne de 7,5%). Avec les américains, ils sont les plus concernés par les incidences néfastes des méthodes d’enseignement sur leurs résultats. Ils sont également les plus insatisfaits en ce qui concerne le confort et la propreté de leur établissement, les équipements sportifs, les activités culturelles, les équipements pédagogiques, les services de santé, la bibliothèque universitaire, mais aussi la disponibilité des enseignants et des personnels administratifs.

Plutôt bien intégrés au cadre universitaire et français (17% participent à des activités artistiques et culturelles sur leur campus contre 8% ; 86% fréquentent souvent des amis français contre 66% en moyenne), ils sont parmi ceux qui se sentent les moins isolés en dehors de l’université. En ce qui concerne leurs conditions de vie, les européens de l’union sont ceux qui déclarent le plus souvent vivre en couple ou être mariés (sans enfants) : 28% sont dans ce cas contre 16%. 52% ont déjà vécu ou cohabité avec un(e) français(e) depuis leur arrivée en France (pour 40%). Ils sont également assez nombreux à vivre chez leurs parents (25% pour une moyenne de 15%). Au total, s’ils sont insatisfaits globalement de leurs conditions d’étude et de leur établissement, ils sont satisfaits de leurs conditions de vie mais également du bilan qu’ils pourront retirer de leur apprentissage universitaire en France, d’autant que pour la majorité, le projet initial a bien pu être réalisé. 38% d’entre eux envisagent de rester en France après leurs études : leurs raisons sont plus souvent que la moyenne familiales mais aussi professionnelles, puisqu’ils pensent que trouver du travail dans leur pays après des études en France sera difficile (l’objectif principal de ces étudiants venus étudier en France est d’apprendre un métier). Les étudiants européens (hors union) : une intégration en pointillé Sur bien des plans, l’intégration des étudiants européens (hors union) apparaît beaucoup moins aisée que celles des étudiants de l’union.

Tout d’abord plus souvent venus seuls et sans la présence de leur famille (88% ont majoritairement déclaré que leurs parents ne résidaient pas en France ou n’y avaient jamais résidé pour une moyenne de 72%), ils sont également plus jeunes que la moyenne. Ils vivent fréquemment dans des logements indépendants et entretiennent des relations amicales plutôt avec d’autres étrangers (48% contre 39% en moyenne). Leurs relations avec les enseignants sont inexistantes. Ils ne se sentent pas pour autant isolés à l’université ou en dehors (84% disent ne pas ressentir d’isolement en dehors de l’université pour une moyenne de 70%).

Etudes et documents n° 26 - p. 42 Assez critiques vis-à-vis des conditions d’accueil en France, comme les étudiants africains subsahariens, ils se plaignent des démarches administratives à effectuer dans le pays d’accueil mais aussi de leurs conditions de logement. 68% vivent dans des logements indépendants et 59% déclarent que leur logement leur pose des problèmes quotidiens (pour une moyenne de 37%). Même s’ils ont étudié, comme les européens de l’union, plusieurs années le français dans leur scolarité secondaire, ils déclarent avoir un niveau d’apprentissage en français plus faible (aucun de ces étudiants n’a eu le français comme langue maternelle), ce qui leur a posé des problèmes au début de leur apprentissage et a amené certains à suivre des cours de soutien dans un département de FLE (Français Langue étrangère) : 28% sont dans ce cas pour une moyenne de 17%. Assez peu critiques sur les conditions d’étude et les établissements qui les accueille, ils le sont par contre en ce qui concerne les modalités d’enseignement et les matières enseignées dont le manque d’intérêt a influé négativement sur leurs résultats. 21% estiment que la qualité de l’enseignement dispensé n’est pas satisfaisante (contre 8% en moyenne) et 36% pensent que l’organisation générale des enseignements est également insatisfaisante (contre 23% en moyenne).

Bien informés sur le déroulement et le fonctionnement des études en France - (24% avaient déjà effectué des études supérieures dans leur pays mais sans l’obtention d’un diplôme (la moyenne est de 13%) ; 48% se sont orientés à leur arrivée en Droit et sciences politiques (pour 29% en moyenne)) – ils ont pourtant été obligés plus souvent que les autres d’abandonner leur projet initial et de se réorienter.

On pourra constater qu’en moyenne, ils suivent assez peu d’heures de cours, consacrent assez peu de temps à leur travail personnel en dehors des cours (48% consacrent moins de 5 heures par semaine à leur travail personnel pour une moyenne de 28%). Ils déclarent majoritairement ne pas exercer d’activité rémunérée pendant l’année (59% et 56%) et lorsqu’ils en exercent une, il s’agit d’une activité qui occupe très peu d’heures dans la semaine (moins de 9 heures).

Les européens (hors UE) restent encore très hésitants sur leurs perspectives de retour au pays (44% ne savent pas ce qu’ils feront après leurs études en France). Ils pensent majoritairement que cela leur sera facile de trouver un travail dans leur pays d’origine suite à leurs études en France (68% pour une moyenne de 37%). Au final, 88% sont satisfaits ou assez satisfaits de leurs études en France mais 12% en sont très mécontents (pour une moyenne de 5,5%). Ils sont assez mitigés sur le fait que la France soit un pays accueillant pour les étudiants étrangers (64% pensent que c’est plus ou moins le cas pour 55% en moyenne).

Les étudiants africains Ce sont majoritairement des hommes (68% des africains subsahariens et 63% des maghrébins). Ils déclarent des niveaux d’études assez peu élevés pour leurs parents qui ont le plus souvent suivi des études non formelles. Bien informés sur le fonctionnement et le déroulement des études en France, la moitié déclare n’avoir eu aucune difficulté à l’inscription à l’université (pour une moyenne de 41%). Concernant les apprentissages, les étudiants africains sont ceux qui disent rencontrer le moins de difficultés relatives à la compréhension de la langue française, ce qui s’explique par leurs antécédents familiaux et scolaires. Ils sont les plus nombreux qui estimaient avoir un bon ou très bon niveau de la langue française avant de venir en France ; la plupart pratiquaient quotidiennement le français dans leur famille et tous ont reçu un apprentissage en langue française à un moment de leur cursus. Ils sont aussi assez nombreux à avoir obtenu un baccalauréat français dans leur pays ou en France. Tout ceci explique que, dans leur ensemble, ils

Etudes et documents n° 26 - p. 43 déclarent peu de difficultés de compréhension ou de suivi des cours. Ils sont aussi ceux qui lisent le plus régulièrement en français en dehors de leurs études. Les étudiants maghrébins : accéder à la recherche et s’intégrer en France : des objectifs prioritaires malgré des résultats contrastés 38% des étudiants maghrébins en mobilité vers l’Université de Nice souhaiteraient rester en France suite à leurs études. 48% d’entre eux estiment d’ailleurs que la France est un pays « tout à fait » accueillant (contre 38% des étudiants étrangers). Les raisons évoquées pour rester en France sont tout d’abord professionnelles. Ils espèrent atteindre un niveau d’étude élevé et accéder à la recherche (58% sont venus pour poursuivre une formation antérieure et 16% pour faire de la recherche ; en arrivant en France, ils se sont inscrits prioritairement en Médecine et en Science).

Leurs raisons sont aussi familiales. Ils sont proches des membres de leur famille, déjà installés en France pour certains. 19% vivent chez leurs parents contre 14% en moyenne. Les parents dont les étudiants proviennent du Maghreb sont ceux qui ont le plus souvent déjà résidé ou qui résident en France (39% pour une moyenne de 28%). 27% des maghrébins ont eu recours à des membres de leur famille pour trouver leur logement (contre 18%).

A la question « que représente pour vous le fait d’étudier dans une université française , 30% répondent que le projet de s’intégrer en France est très important pour eux. 84% d’entre eux avaient choisi la France comme première destination pour étudier à l’étranger. 9% d’entre eux sont boursiers du gouvernement français (contre 5% en moyenne). 76% des étudiants du Maghreb entretiennent également des relations fréquentes avec des amis français (contre 66% en moyenne).

S’ils ont des projets ambitieux, ces étudiants ne sont guère critiques vis-à-vis des méthodes d’enseignement et de l’organisation universitaire française. Pour autant, leur réussite universitaire est contrastée : s’ils obtiennent les diplômes les plus élevés depuis leur arrivée en France (28% ont obtenu un DEA ou master 2), ils sont aussi parmi ceux qui ont été le plus souvent obligés d’abandonner leur projet initial. L’échec, l’abandon ou la réorientation concernent particulièrement ceux de premier cycle (18% d’entre eux ont été concernés contre 13% en moyenne). Les étudiants maghrébins consacrent assez peu de temps à leurs enseignements et à leur travail personnel. 37% des étudiants maghrébins ont déclaré manquer souvent des cours (contre une moyenne de 28%). L’absence d’intérêt pour la matière étudiée et l’absence de relations avec les enseignants ont eu une très forte influence (néfaste) sur leurs résultats. Participant peu à des activités associatives, culturelles ou associatives en dehors de leurs études, leurs loisirs sont orientés autour du cinéma (42%), des spectacles sportifs (23%) et des sorties en soirées étudiantes (27%).

Les étudiants d’Afrique subsaharienne : des conditions d’accueil et de vie défavorables à l’intégration Les étudiants d’Afrique subsaharienne sont ceux qui ont le plus de difficultés à s’intégrer en France. Les raisons sont tout d’abord administratives. 43% se plaignent de ces démarches pour 32%. Mais elles sont également liées à leurs conditions de vie. Les africains subsahariens indiquent que les difficultés parmi les plus importantes auxquelles ils sont confrontés sont financières (49% d’entre eux déclarent qu’elles sont très importantes pour une moyenne de 42%) mais aussi liées à leur logement (48% estiment que leurs difficultés de logement sont très

Etudes et documents n° 26 - p. 44 importantes pour 37%). Vivant majoritairement seuls sans enfants (95,5%), ils sont aussi les plus nombreux en résidence universitaire (ou foyer) (16%) ou en colocation (20,5%). D’une manière générale, ils sont les plus insatisfaits de leur logement et ce, pour tous les critères interrogés - prix, taille, équipement et confort, calme, tranquillité, environnement, ambiance du quartier et sécurité -, ce qui est probablement dû au fait qu’ils résident plus souvent que les autres en cité-universitaire ou dans des logements insalubres (ils paient les loyers les moins élevés de tous ceux déclarés). Ces étudiants sont aussi ceux qui exercent une activité rémunérée le plus régulièrement pendant l’année universitaire (48% contre 32%) et qui déclarent le plus d’heures de travail hebdomadaires : 52% exercent une activité de 9 à 20 heures par semaine (la moyenne est de 30%). 90% exercent une activité sans lien avec les études (avec des salaires peu élevés). Ces conditions de vie contribuent à leur isolement au sein de l’université qui a de fortes incidences sur leurs résultats (14% d’entre eux ont déclaré son influence néfaste pour une moyenne de 9%). Inscrits majoritairement dans les disciplines de gestion (19% en Administration Economiques et Sociales) et en premier cycle à leur arrivée en France, ils se déclarent plutôt assidus en cours, travaillent également de manière assez régulière et fréquentent souvent la bibliothèque universitaire (39% y vont 3 ou 4 fois par semaine). Sur le plan des apprentissages, les africains disent intervenir souvent ou très souvent à l’oral en cours (55% contre 41%). D’une manière générale, ils trouvent les enseignements et les études à l’université acceptables ainsi que les activités et les services proposés sur leur campus. Ils sont plus critiques en ce qui concerne l’information sur l’orientation professionnelle et les débouchés. Ils sont d’ailleurs ceux qui se plaignent le plus (avec les étudiants maghrébins) des difficultés qu’ils ont eu à trouver un stage dans le cadre de leurs études (38,5% contre 22% estiment que ces difficultés ont eu des répercussions très négatives sur leurs résultats). C’est à leur réseau amical que les subsahariens font le plus souvent appel lorsqu’ils rencontrent des difficultés (notamment pour trouver un logement), leurs familles étant pour la majorité absentes du territoire français. Ce réseau se constitue plutôt autour des mêmes origines nationales. En dehors de l’université, ils fréquentent en effet souvent des amis de la même langue maternelle qu’eux (60,5% pour 52%).

En arrivant en France, ces étudiants interrogés recherchaient avant tout à entamer une nouvelle formation (43%). 71% ont du ajuster leur projet initial. Au final, 73% des africains (hors Maghreb) estiment que la France est un pays plus ou moins accueillant pour les étudiants étrangers (pour une moyenne de 55%) et 41% des étudiants envisagent de retourner dans leur pays (pour une moyenne de 28%) ou d’aller dans un autre pays. Les étudiants américains : très critiques sur les conditions d’accueil et d’étude La population étudiante américaine interrogée est plus féminine (57% de femmes) que masculine. Les parents des étudiants américains ont des diplômes plutôt élevés. 29% ont déjà résidé en France antérieurement mais n’y habitent plus.

Ces étudiants se plaignent de difficultés financières mais elles sont très différentes de celles des étudiants africains. Vivant prioritairement dans des logements indépendants, ils déclarent les prix des loyers les plus élevés, ce qui explique leur insatisfaction en matière des prix des logements. Plus souvent boursiers, ils exercent régulièrement des activités rémunérées pendant l’année (43%) dont 29% plus de 20 heures par semaine (la moyenne est de 12%). Mais 50% déclarent que cette activité est liée à leurs études et leurs salaires sont les plus élevés de tous. Plus souvent

Etudes et documents n° 26 - p. 45 inscrits en troisième cycle et occupant des postes proches de leur formation, on peut comprendre qu’ils aient assez peu d’heures de cours et qu’ils estiment avoir pu finalement réaliser leur projet initial. Ces étudiants sont les plus critiques en ce qui concerne leurs conditions d’étude et l’université qui les accueille, alors même que seulement 57% d’entre eux avaient choisi la France comme première destination pour aller étudier à l’étranger. Très mal informés avant leur arrivée, ils se sont souvent dirigés vers les disciplines littéraires et de langues et dans des formations de troisième cycle pour compléter une formation antérieure. Ils déclarent avoir rencontré le plus de difficultés à leur inscription à l’université mais aussi dans leurs études. Ces dernières s‘expliquent en partie par leur méconnaissance du français, qui pour 43% d’entre eux, a eu une influence néfaste sur leurs résultats. Elles s’expliquent aussi par les méthodes d’enseignement, les relations avec les enseignants et les équipements pédagogiques qui ont eu des incidences très négatives sur leurs études. Ce qui justifie l’insatisfaction générale des étudiants américains en ce qui concerne la qualité de l’enseignement, l’organisation générale des programmes mais aussi la disponibilité des personnels administratifs. Ces étudiants sont aussi très critiques vis-à-vis de leur établissement, exprimant leur insatisfaction vis-à-vis du confort et de la propreté, des lieux de vie collective, des activités culturelles. 67% trouvent la bibliothèque universitaire acceptable et seulement 33% la trouvent satisfaisante (contre 58%). Pourtant, ils la fréquentent assidûment (29% y vont tous les jours).

43% des étudiants américains disent se sentir isolés en dehors de l’université (contre 30% en moyenne). Ils fréquentent très peu les français (43% ne le font que rarement) et ils entretiennent essentiellement des relations amicales avec d’autres amis étrangers (57% pour 39% des étrangers). Ils sortent le plus souvent en discothèque (43%). Au final, les étudiants américains déplorent leurs conditions d’accueil en France qu’ils ne trouvent pas du tout accueillante (14% pour une moyenne de 7%) et leurs conditions d’études. Malgré tout, 43% envisagent de rester en France après leurs études (leurs raisons sont essentiellement familiales : 29% vivent en couple avec des enfants).

Les étudiants asiatiques : la méconnaissance du français, un handicap à l’intégration Un peu plus âgés que la moyenne, et représentés par 55% de femmes, les étudiants asiatiques se sont majoritairement dirigés vers les disciplines économiques et en second cycle en arrivant en France. Ce sont les étudiants étrangers qui ont rencontré le plus de difficultés à leur arrivée en France en ce qui concerne l’usage de la langue française (ils sont ceux qui ont le moins utilisé le français dans leur pays ou au sein de leur famille). 62% d’entre eux (pour seulement 24% de l’ensemble) ont donc eu recours à une école spécialisée pour apprendre le français et 38% ont également suivi des cours de soutien dans un département de FLE (Français Langue étrangère). Ils déclarent cependant de nombreuses difficultés de compréhension en cours (45% comprenaient difficilement ou pas du tout le français pour une moyenne de 17% à leur arrivée). Ils restent aussi ceux qui continuent encore à trouver que leur compréhension des enseignements reste moyenne à difficile à la date de l’enquête. Pour pallier ces difficultés, les étudiants asiatiques se consacrent essentiellement à leurs activités universitaires : ce sont les plus occupés par leurs cours (48% y consacrent plus de 25 heures par semaine), les plus assidus également et les plus réguliers dans le travail personnel. Ils s’investissent également dans des activités associatives ou culturelles. Mais ils sortent moins régulièrement que les autres.

Alors que 28% déclarent être plutôt peu satisfaits de leurs études universitaires en France (pour

Etudes et documents n° 26 - p. 46 une moyenne de 15%), les étudiants asiatiques sont pourtant les plus satisfaits sur pratiquement tous les points concernant les enseignements et l’organisation des études à Nice (sauf en ce qui concerne l’information concernant l’orientation et les débouchés). Peu investis à l’extérieur de l’université (ils sortent peu, n’exercent que rarement des activités rémunérées), ils expriment un fort isolement en dehors de leur vie universitaire (41% contre 30% en moyenne), d’autant que leurs familles sont souvent très éloignées. Ils indiquent des difficultés financières importantes, ainsi que des problèmes de transport mais aussi de santé. Mais malgré tous ces obstacles, ils trouvent que la France reste un pays très accueillant (48% sont dans ce cas pour une moyenne de 38%). Leur objectif initial est finalement atteint : celui de comprendre le monde et d’appartenir à une communauté intellectuelle.

Etudes et documents n° 26 - p. 47 ANNEXE LE QUESTIONNAIRE D’ENQUETE

Etudes et documents n° 26 - p. 48 1 Enquête sur les conditions de vie et d’études des étudiants étrangers en France 2004-2005 Observatoire National de la Vie Etudiante (OVE), CRES (Centre de Recherche sur l’Enseignement Supérieur) L’Observatoire national de la vie étudiante (OVE) entreprend une enquête sur les conditions de vie et d’études des étudiants étrangers en France. Le CRES (Centre de recherche sur l’enseignement supérieur) a été chargé de la réalisation de cette enquête. Dix universités, dont celle dans laquelle vous êtes actuellement inscrit, ont été choisies. Nous vous remercions vivement d’y participer en remplissant le questionnaire ci-dessous. Ce questionnaire, anonyme, permettra de mieux connaître la population des étudiants étrangers venus étudier en France, de mieux cerner les difficultés auxquelles ils sont confrontés, et de mieux identifier leurs parcours intellectuels et leurs pratiques sociales. Nous espérons que la qualité des réponses ainsi recueillies contribuera à une meilleure connaissance du monde des étudiants étrangers, au service d’une amélioration de leurs conditions de séjour en France.

Equipe CRES (ESCOL) Université Paris 8 (C011) 2 rue de la Liberté 93526 Saint Denis Tél. 01 49 40 64 32 cres@univ-paris8.fr Numéro du questionnaire | Université : Nom de l’enquêteur (rice . 2 1. La France était-elle le premier choix dans votre décision d’aller faire des études supérieures? _ OUI _ NON Sinon, quel était votre premier choix . 2. Concrètement, êtes-vous allé dans un autre pays, avant la France, pour faire des études supérieures ?

_ OUI _ NON Si oui, où . 3. Quelles étaient vos motivations pour le choix de la France ? (Plusieurs réponses possibles)

Etudes et documents n° 26 - p. 49 _ Votre connaissance de la langue française _ Dans le cadre d’échanges interuniversitaires _ L’intérêt culturel _ La quasi gratuité des études _ L’intérêt scientifique _ Avoir des parents résidents en France _ L’impossibilité de continuer vos études dans votre propre pays _ Avoir des amis étudiants dans une université française, _ L’encouragement de vos parents… _ La valeur des diplômes français sur le marché local Autre réponse précisez .

4. Quel était votre projet initial au moment de partir pour la France ? _ Compléter des études supérieures _ Commencer une formation universitaire _ Changer de filière et se réorienter Autre, précisez . 5. Comment avez-vous été informé du fonctionnement et du déroulement des études en France ? (Plusieurs réponses possibles) _ Contact direct avec des universités _ Des parents ou des amis en France _ Contact avec des organismes spécialisés (par exemple Edufrance, …) _ Des documents écrits (brochure, livret) _ Les consulats ou centres culturels français dans votre pays _ Des sites Internet Si Autre précisez . 6. Qu’attendiez-vous de vos études universitaires en France ? _ Connaître un autre pays, avoir une expérience étrangère _ Recevoir une formation de qualité _ Faire de la Recherche Si autre, précisez . 7. Aujourd’hui, après réflexion sur ce temps d’information, pensez-vous avoir été bien informé ? _ Très bien informé _ Mal informé _ Informé de façon satisfaisante _ Très mal informé 8. Le français est-il votre langue maternelle ?

_ OUI _ NON 3 9. Est-ce que, dans la vie quotidienne, on parlait français dans votre famille ? _ OUI _ NON 10. Est-ce que l’un de vos deux parents (au moins) connaissait la langue française? _ OUI _ NON 11- Avez-vous été scolarisé (e) en langue française ? _ Non _ OUI, à l’école primaire _ OUI dans le secondaire _ OUI dans l’enseignement supérieur 12. Au cours de votre scolarité, avez-vous appris le français en tant que langue étrangère ? _ NON

Etudes et documents n° 26 - p. 50 _ OUI durant 1 an à 3 ans _ OUI durant plus de 3 ans 13. Pour apprendre le français, avez-vous fréquenté une école spécialisée de langues? _ OUI _ NON 14. Si oui, pendant combien de temps ? _ Moins d’un an _ Un an à 3 ans _ Plus de 3 ans 15. Si oui, avez-vous obtenu un diplôme ? (Plusieurs réponses possibles) _ DELF _ DALF _ TCF _ TFI _ TEF _ Autres 16. Avez-vous appris le français dans un contexte non scolaire? (Plusieurs réponses OUI possibles) _ NON _ OUI Echanges scolaires _ OUI Voyage ou séjour en France ou dans un pays francophone _ OUI Auto-apprentissage _ OUI Cohabitation avec un(e) francophone 17. Avez vous déjà préparé ou obtenu un diplôme universitaire dans votre pays en rapport avec la langue française (Littérature, histoire, langue) ?

_ OUI _ NON 18. Quel niveau estimez-vous avoir atteint en Langue Française avant de venir en France? _ Très bon _ Bon _ Moyen _ Faible _ Aucune connaissance 19. Quelle était votre situation lors de votre arrivée en France ? _ Boursier du gouvernement français _ Erasmus- échanges interuniversitaires accords de coopération bilatérale _ Boursier de votre gouvernement ou d’une organisation internationale, ou d’une fondation _ Aucune bourse et de votre propre initiative 20. Une fois arrivé en France, avez-vous rencontré des difficultés pour rechercher des informations ? (Plusieurs réponses OUI possibles) _ NON _ OUI Sur les aides financières publiques _ OUI d'Informations de type universitaire _ OUI Sur le logement _ OUI sur les démarches administratives _ OUI Sur la vie pratique en France 4 21. A votre arrivée en France, avez-vous été accueilli par un organisme ? _ NON _ OUI Si OUI , lequel . 22. Pour votre inscription universitaire, avez-vous été aidé par ? (Plusieurs réponses possibles) _ Un organisme (Egide…) _ Un réseau d’amis (des amis) _ Les proches _ Le Service universitaire d’information et d’orientation de l’université ( SCUIO) _ Une association étudiante _ Bureau d'aide aux étudiants _ Aucune aide 23. Pour vous inscrire à l’université, avez-vous rencontré des difficultés ? _ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Pas du tout 24. Selon votre propre expérience, lors de votre inscription, quelles mesures faudrait-il prendre pour éviter les difficultés que vous avez rencontrées ? .

. . .

Etudes et documents n° 26 - p. 51 25.En quelle année avez-vous terminé vos études secondaires (lycée _ | 26. Avez-vous obtenu un bac français ? _ NON _ OUI dans mon pays _ OUI en France _ OUI dans un autre pays 27. Avez-vous fait des études supérieures dans votre pays ? _ Jamais _ OUI sans diplôme _ OUI avec l'obtention d'un diplôme 28. Si oui, dans quelle discipline . 29.Quelle est l'année de votre première inscription universitaire dans votre pays _ | 30. Si vous avez obtenu un diplôme, avant de venir en France, ce diplôme correspond à combien d’années d’études après l’enseignement secondaire? _ Moins de 2 ans _ 2 ans _3 ans _4 ans _ Plus de 4 ans 31. En quelle année avez-vous obtenu ce diplôme _ | 32. L’année d’arrivée en France _ | 33. Année de votre première inscription dans une université française _ | 34. Dans quelle discipline vous êtes-vous alors inscrit(e .

35. Dans quel cycle d'études? _ DEUG ou L1,L2 _ Licence ou L3 _ Maîtrise ou M1 (Master1) _ Master 2, DEA, DESS _ Doctorat _ Autre 36 Parcours universitaire en France Année Université Discipline d’études Niveau d’études 2004-2005 2003-2004 2002-2003 2001-2002 2000-2001 5 37. Depuis que vous êtes en France, avez-vous obtenu au moins un diplôme ? _ NON _ OUI Si OUI, quel est le plus élevé . 38. Si OUI, dans quelle discipline . . . 39. Au début de vos études universitaires en France, compreniez-vous les cours que vous suiviez ? _ Très facilement _ Facilement _ Moyennement _ Difficilement _ Pas du tout 40. Et Aujourd'hui, comprenez-vous les cours ?

_ Très facilement _ Facilement _ Moyennement _ Difficilement _ Pas du tout 41. Prenez-vous des notes en français ? _ Très facilement _ Facilement _ Moyennement _ Difficilement _ Pas du tout 42. Pendant un cours, lorsque vous ne comprenez pas quelque chose, faites-vous appel à ? _ Un dictionnaire _ Un(e) ami(e) français(e) _ Un(e) ami(e) étranger(e) _ Je note et je cherche ensuite le sens Autre réponse, précisez . 43. Lorsque vous consultez des documents écrits en français, rencontrez-vous des difficultés ? _ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Jamais 44. Dans la réalisation de vos devoirs écrits universitaires, rencontrez-vous des difficultés relatives à la langue française ?

_ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Jamais

Etudes et documents n° 26 - p. 52 45. Pendant les cours, ressentez-vous encore des difficultés dans la communication orale en français ? _ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Jamais 46. Pour faire vos devoirs en langue française, vous arrive-t-il d'avoir recours à l'aide? (Plusieurs réponses possibles) _ D'un(e) ami(e) français(e) _ D'un(e) compatriote _ D'un(e) autre étranger(e) 47. Avez-vous suivi des cours de soutien en français dans un département de Français Langue Étrangère (FLE) ?

_ NON _ OUI 48. Dans les cours, vous arrive-t-il d'intervenir (oralement)? _ Très souvent _ Souvent_ _ Parfois _ Rarement _ Jamais 49. Pour les examens et les partiels, vous travaillez ? _ Régulièrement pendant le semestre _ De temps en temps pendant le semestre _ Surtout au moment des examens et des partiels 50. Combien d’heures de cours suivez-vous en moyenne actuellement | heures 51. Combien d’heures consacrez–vous en moyenne par semaine à votre travail universitaire en dehors de vos cours | heures 6 52. Durant ce semestre, vous êtes-vous absenté à vos cours ? _ Souvent _ Rarement _ Jamais 53. Quel est le nombre de cours que vous avez suivis durant le premier semestre | cours 54. Parmi ces cours, combien ont été validés (réussis | cours 55. Vos relations avec les professeurs sont-elles ?

_ Fréquentes _ Occasionnelles _ Inexistantes 56. Avez-vous rencontré des difficultés dans vos études à l’université? _ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Jamais 57. Parmi les difficultés suivantes, lesquelles ont eu une influence négative sur vos résultats, donnez une note de 0 à 5 (0 = aucune influence négative, 1= très peu d’influence, 5 = énormément d’influence ) 0 1 2 3 4 5 Les connaissances de la langue française Les connaissances dans la matière étudiée L’absence d’intérêt pour la matière Les méthodes d’enseignement en France Les relations avec les enseignants Les difficultés pour trouver un stage Le manque de temps pour réaliser les travaux exigés Les équipements pédagogiques de l’université (salle d'ordinateur, salle de travail...) L’isolement à l’université Autres difficultés .

. 58. Fréquentez-vous la bibliothèque universitaire ?

Etudes et documents n° 26 - p. 53 _ Tous les jours _1 ou 2 fois par semaine _ 3 ou 4 fois par semaine _ De temps en temps _ Jamais 59. Lorsque vous allez à la bibliothèque, c'est pour ? (Plusieurs réponses possibles) _ Faire vos devoirs, vos travaux _ Lire ou consulter un document sur place _ Emprunter un document _ Lire des quotidiens et magazines Consultez-vous des documents scientifiques relatifs à votre domaine d’études dans d’autres langues que la langue française ?

Fréquemment De temps en Temps Rarement ou Jamais 60. Dans votre langue maternelle _ 61. En langue(s) étrangère(s _ 62. Fréquentez-vous une autre, ou d'autres bibliothèques que celle de votre université ? _ Très souvent _ Souvent _ Parfois _ Rarement _ Jamais 7 63. Quel a été pour vous le bilan de votre année universitaire 2003-2004 ? _ Réussite totale et passage au niveau supérieur _ Réussite partielle sans passage au niveau supérieur _ Réussite partielle avec passage au niveau supérieur _ Echec, abandon ou réorientation 64. Quelle appréciation portez-vous sur les aspects suivants de la vie dans votre établissement ? (Cochez les cases correspondantes) Satisfaisant Acceptable Pas satisfaisant Implantation géographique et facilité d’accès Confort et propreté des lieux Lieux de vie collective (café, …) Équipements sportifs Activités et lieux culturels (théâtre, cinéma, salle de concert…) Équipement pédagogique (labos de langue, informatique…) Services de santé Bibliothèque universitaire 65.Quelle appréciation portez-vous sur les aspects suivants de vos études à l’université ?

Satisfaisant Acceptable Pas satisfaisant Disponibilité des enseignants Qualité de l’enseignement dispensé Organisation générale des programmes Information concernant l’orientation et les débouchés Disponibilité des personnels administratifs

Etudes et documents n° 26 - p. 54 66. Que représente pour vous le fait d’étudier dans une université française ? (Donnez une note de 0 à 5, 0=aucune importance, 5=très important) 0 1 2 3 4 5 Apprendre un métier Avoir accès à la recherche Comprendre le monde, une ouverture culturelle Appartenir à une communauté intellectuelle Être passionné par sa discipline Projet de s’intégrer en France Autres .

67. En définitive, aujourd’hui, êtes-vous satisfait de vos études universitaires en France ? _ Très satisfait _ Assez satisfait _ Peu satisfait _ Mécontent _ Très mécontent 8 68. En dehors de l'université, fréquentez-vous ? Souvent Parfois Rarement Des amis Français, Des amis parlant la même langue maternelle que vous D'autres amis étrangers 69. Participez-vous aux activités suivantes ? A l'université Hors de l'université Artistiques et culturelles (musique, photos,...) Sportives Associatives Syndicales et politiques 70. Avec qui avez-vous ces activités extra-scolaires ? Souvent Parfois Rarement Des amis compatriotes D'autres étudiants étrangers Des étudiants français 71. En dehors de vos cours, allez-vous ? Très souvent Souvent Parfois Rarement Jamais Au cinéma Au Théâtre Au concert Visiter une exposition

Etudes et documents n° 26 - p. 55 Voir un spectacle sportif En discothèque A une soirée étudiante 72. Personnellement, ressentez-vous un certain isolement en dehors de l’université ? _ OUI _ NON 73. Lisez -vous régulièrement? (Plusieurs réponses possibles) En Français Dans une autre langue Un quotidien _ _ Un magazine hebdomadaire ou mensuel _ Des livres non scolaires (roman, poésie _ 74. Regardez vous des émissions à la Télévision ? _ NON jamais _ OUI sur les chaînes françaises _ OUI sur les chaînes de votre pays _ OUI sur les chaînes internationales. 9 75. Consultez-vous l'Internet ? (Plusieurs réponses possibles) _ NON pas du tout _ OUI pour des infos sur la France _ OUI pour des infos sur mon pays _ OUI pour mes études 76. Selon votre propre vécu, pensez-vous que la France soit un pays accueillant pour les étudiants étrangers ?

_ OUI tout à fait _ OUI plus ou moins _ NON pas du tout 77. Quelle est votre situation familiale ? _ Seul(e) sans enfants _ En couple, ou marié(e) avec enfants _ Seul(e) avec enfants _ En couple, ou marié(e) sans enfants 78. Depuis que vous êtes en France, avez-vous vécu, ou cohabité - y compris en ce moment - Avec un(e) français(e) ? _ OUI _ NON 79. Où habitez-vous actuellement ? Département (Exemple 06, 75, 93 . 80. Mode de résidence ?

_ Logement chez parents _ co-location _ Cité universitaire ou foyer _ chambre sous louée _ Logement indépendant _ Logement au pair Autre . 81. Comment avez-vous trouvé votre logement actuel ? (Réponse unique) _ CROUS _ Annonce dans les journaux-Internet _ Agence immobilière _ Famille

Etudes et documents n° 26 - p. 56 _ Amis _ Université Autre . 82. Que pensez-vous de votre logement ? Satisfaisant Moyennement satisfaisant Pas satisfaisant Son prix Sa taille Equipement et confort Calme, tranquillité Environnement, ambiance du quartier Sécurité 83. Le montant de la location est? _ Inférieur à 250 Euros _ De 250 à 350 Euros _ De 350 à 500 Euros _ Plus de 500 Euros 10 84. Parmi les ressources suivantes quelles sont celles qui contribuent le plus au financement de vos études ? (3 réponses au maximum) _ Revenu de votre travail personnel _ Allocations logement (CAF), familiale ; etc. _ Aide Parentale (père / mère exclusivement) _ Autres aides familiales (grands parents, frères ou soeurs, etc..) _ Bourse d’études ou allocation de recherche _ Aide de votre conjoint (e); _ Economies personnelles Autres .

85. Exercez-vous une activité professionnelle rémunérée pendant l’année universitaire (En dehors des vacances d'été) _ NON _ OUI régulièrement _ OUI Occasionnellement 86. Quelle est la durée de cette activité ? _ De 1heures à 8Heures par semaine _ De 9-20heures par semaine _ Plus de 20heures par semaine 87. Cette activité a-t-elle un lien avec vos études? _ NON _ OUI totalement intégrées aux études (stages obligatoires, externat hospitalier..) _ OUI en partie liées aux études 88. Vous estimez les montants des revenus de votre activité dans le dernier mois à ? _ Moins de 300 Euros _ Entre 600 et Mille Euros _ Entre 300 et 600 Euros _ Plus de mille Euros 89. Le revenu de vos activités professionnelles, si elles existent, couvre approximativement quelle proportion de vos dépenses mensuelles ?

_ Moins d'un tiers des dépenses mensuelles

Etudes et documents n° 26 - p. 57 _ Entre un tiers et deux tiers _ Plus des deux tiers 90. Etes vous inscrit au régime de sécurité sociale ? _ OUI à un régime de sécurité sociale _ OUI une Mutuelle aussi _ NON 91. Disposez-vous, chez vous, en France ? Plusieurs réponses possibles _ D’un ordinateur _ D’une ligne téléphonique fixe _ D’une connexion à Internet _ D’un téléphone mobile _ D’un téléviseur _ D’un réfrigérateur _ D’une chaîne HI FI _ D’un lave-linge _ D’un magnétoscope _ D’un appareil de photos _ D’un lecteur DVD _ D’une bicyclette 11 92. Actuellement, quelles sont les difficultés les plus importantes auxquelles vous êtes confronté(e) ?

Très importantes Relativement importantes Peu importantes Logement Transport Financières Santé Démarches administratives (carte de séjour, …) Autre, précisez . 93. Aujourd’hui, quel bilan pouvez-vous dresser de vos études en France ? _ J’ai pu réaliser totalement mon projet initial _ J’ai dû ajuster sensiblement mon projet initial _ J’ai été obligé d’abandonner mon projet initial 94. Quel est le niveau d’études que vous souhaitez atteindre ? _ Bac+2 (Deug, L1,L2) _ Bac+5 (DEA, DESS, Master2…) _ Bac+3 (licence,L3) _ Doctorat _ Bac+4 (maîtrise,Master1) Autre . 95. Avec les études que vous avez faites en France, pensez-vous trouver du travail dans votre pays?

_ Facilement _ Plus ou moins facilement _ Difficilement 96. Que pensez-vous faire après vos études ? _ Retourner au pays _ Aller dans un autre pays _ Rester en France _ Ne sais pas encore 97. Si vous comptez rester en France, quelles sont vos raisons ?

Etudes et documents n° 26 - p. 58 _ Professionnelles _ Familiales _ Politiques, sociales, ou culturelles _ Autre ? * * 98. Genre _ Femme _ Homme 99. Année de naissance (4 chiffres _ | 100. De quelle région venez-vous ? (Exemple : Union Européenne, Europe Est, Maghreb, Afrique Subsaharienne, Amérique du Sud . . 12 101. Quel est le niveau d'études de vos parents? Etudes Père Mère Pas d’études formelles Ecole primaire Etudes secondaires Niveau bac 2 années d’études universitaires 3-4 années d’études universitaire 5 années d’études universitaires et plus 102. Vos parents (mère et/ou père) résident-ils en France aujourd'hui ou y ont- ils résidé antérieurement?

_ NON _ OUI ils ont déjà résidé en France _ OUI ils résident en France Merci d’avoir répondu à nos questions

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