LES INTENTIONS D'EMBAUCHE EN NOUVELLE-AQUITAINE

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% Par rapport à 2016, la part des établissements qui envisagent de recruter dans la région progresse de 1,5 point, passant de 21,6% à 23,1%. ENQUÊTE BESOINS EN MAIN D’ŒUVRE 2018 LES INTENTIONS D’EMBAUCHE EN NOUVELLE-AQUITAINE NOUVELLE-AQUITAINE AVRIL 2018

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2 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES L’essentiel à retenir La part d’établissements recruteurs Les projets de recrutement Les projets de recrutement par métier Les projets de recrutement par bassin d’emploi Les projets de recrutement non saisonniers Les projets de recrutement saisonniers Les projets de recrutement jugés difficiles à pourvoir par les employeurs Sources et méthodes SOMMAIRE p.3 p.5 p.8 p.10 p.12 p.13 p.16 p.18 p.24

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ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 3 L’essentiel à retenir En Nouvelle-Aquitaine, 26,2% des employeurs expriment au moins un projet de recrutement en 2018. Cette part croît de 3,1 points par rapport à 2017. L’agriculture (y compris l’agroalimentaire) reste le secteur où la proportion d’établissements recruteurs est la plus élevée (32,5%) mais ce sont dans les secteurs de la construction et de l’industrie manufacturière que cette part progresse le plus fortement (respectivement +6,2 points et +5,1 points).

La propension à recruter tend à croitre avec la taille de l’établissement. Au total, les employeurs néo-aquitains envisagent 225 000 projets de recrutement, un volume en hausse de 17,3% (+33 000 intentions d’embauche).

56% des projets de recrutement sont issus des services (126 500). En lien avec l’attrait touristique de la région, l’hébergement restauration est la première activité des services avec près de 32 000 projets.

Comme les années précédentes, les deux métiers les plus recherchés en Nouvelle-Aquitaine sont « viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs » et « agriculteurs salariés, ouvriers agricoles », des postes à caractère saisonnier. Le nombre de projets de recrutement non saisonniers augmente nettement plus que les intentions d’embauche saisonnières : +28,3% contre +6,5%. Par conséquent, la part de projets non saisonniers progresse (+4,7 points) et devient majoritaire parmi l’ensemble des projets de recrutement, une première depuis 2014. 49% des projets de recrutement sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs néo-aquitains, une part en hausse de près de 12 points par rapport à l’an dernier.

La construction reste le secteur où les difficultés de recrutement sont les plus souvent ressenties (7 projets sur 10).

26% DES ÉTABLISSEMENTS ENVISAGENT DE RECRUTER 225 000 PROJETS DE RECRUTEMENT SONT RECENSÉS 54% DES PROJETS DE RECRUTEMENT SONT NON SAISONNIERS 49% DES PROJETS DE RECRUTEMENT SONT JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS Les chiffres clés BMO 2018 en Nouvelle-Aquitaine Comparatif France 26% 2,3 millions 65% 44%

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4 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES Pour l’enquête BMO 2018 166 000 établissements néo-aquitains ont été interrogés. Encadré 1 : Les intentions d’embauche 2017 se sont globalement concrétisées À partir de l’analyse des Déclarations Préalables À l’Embauche (DPAE), nous avons mesuré le taux d’établissements ayant déclaré vouloir recruter lors de l’enquête BMO 2017 et qui ont effectivement recruté (en ayant déposé une DPAE) ainsi que le taux d’établissements n’ayant déclaré aucun projet de recrutement et qui ont finalement embauché au cours de l’année.

77% des établissements qui prévoyaient de recruter lors de l’enquête BMO 2017 ont au moins réalisé une embauche en 2017. Cette part est supérieure à 90% dans les secteurs du textile, du matériel de transport et de l’hébergement restauration. 39% des établissements qui ne prévoyaient pas de recruter lors de l’enquête BMO 2017 ont néanmoins recruté sur l’année en déposant au moins une DPAE.

Au global, 44 500 réponses ont été collectées et exploitées pour la région Nouvelle-Aquitaine, soit un taux de retour de 26,8%. Les résultats ont ensuite été redressés pour être représentatifs de l’ensemble des établissements. L’enquête Besoins en Main-d‘Oeuvre (BMO), réalisée à l’initiative de Pôle emploi, est un outil d’analyse du marché du travail local. Elle mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année. Elle permet d’anticiper les difficultés de recrutement, d’informer sur le marché du travail et ainsi d’améliorer l’orientation des demandeurs d’emploi vers des formations ou des métiers porteurs.

Pour en savoir plus sur la méthodologie de l’enquête, se reporter à la page 24 du document, dans la partie Sources et méthodes.

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26,2% L’amélioration de la conjoncture économique et l’optimisme affiché par les chefs d’entreprises [cf. Encadré 2] s’est traduit par une nette progression du taux d’établissements envisageant de recruter en 2018. En Nouvelle-Aquitaine, plus d’un employeur sur quatre (26,2%) pensent recruter en 2018, une part supérieure de 3 points à celle enregistrée l’année dernière. Depuis 2013, cette proportion est en hausse continue [cf.

Graphique 1] et a gagné 8 points.

À l’instar des années précédentes, la propension à recruter dans la région est supérieure à celle observée au plan national (25,9%). 1 établissement sans salarié sur 3 envisage de recruter en 2018 Près d’un établissement sans salarié sur trois (32,9%) envisage de recruter en 2018, une part en hausse de 2,6 points sur un an. Concernant les établissements ayant au moins un salarié, la propension à recruter augmente avec la taille [cf. Graphique 2] : 18% des structures de 1 à 4 salariés ont formulé au moins une intention d’embauche alors que cette part atteint 87% pour les établissements de plus de 200 salariés.

À noter que la hausse de la part d’établissements recruteurs concerne toutes les tranches de taille d’établissement. Cette progression est particulièrement dynamique pour les grandes entreprises (+7,2 points pour les établissements de 100 à 199 salariés et +8,3 points pour ceux de plus de 200 personnes) et pour les structures de 10 à 19 salariés (+7,9 points). Graphique1 ÉVOLUTION DE LA PROPORTION D’ÉTABLISSEMENTS ENVISAGEANT DE RECRUTER DEPUIS 2013 EN NOUVELLE-AQUITAINE Graphique2 PROPENSION À RECRUTER PAR TAILLE D’ÉTABLISSEMENT EN NOUVELLE-AQUTAINE EN 2018 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 18,2% 19,9% 21,3% 21,6% 23,1% 26,2% 2013 2014 2015 2016 2017 2018 87,3% 75,3% 67,8% 51,0% 37,3% 28,2% 17,7% 32,9% plus de 200 salariés 100 à 199 salariés 50 à 99 salariés 20 à 49 salariés 10 à 19 salariés 5 à 9 salariés 1 à 4 salariés 0 salarié des employeurs envisagent de recruter en 2018 Encadré 2 : un optimisme retrouvé Le climat des affaires1 en France continue d’afficher un niveau élevé, supérieur à sa moyenne de long terme.

En décembre 2017, cet indicateur a retrouvé son niveau d’avant crise. Quand à la confiance des ménages2, elle se situe également à un niveau au-dessus de sa moyenne de long terme.

En Nouvelle-Aquitaine, interrogés par la Banque de France3, les chefs d’entreprises se montrent également optimistes pour 2018 : la croissance devrait s’accélérer dans l’industrie (+3,7% pour le chiffre d’affaires) et les projets d’investissements se concrétiser davantage. Le climat de marché positif devrait perdurer en 2018. Dans le bâtiment et les travaux publics, les prévisions pour 2018 sont de nouveau orientées à la hausse. Le dynamisme des services devrait perdurer en 2018.

1. Le climat des affaires est un indicateur calculé par l’Insee qui vise à résumer l’information fournie par les enquêtes de conjoncture dans l’industrie, les services, le commerce (de détail et de gros), et le bâtiment.

Il est construit à partir de 26 soldes d’opinion issus de ces enquêtes. 2. La confiance des ménages est un indicateur calculé par l’Insee qui résume leur opinion sur la situation économique : plus sa valeur est élevée, plus le jugement des ménages sur la situation économique est favorable.

3. Issus de la note Les entreprises en Nouvelle-Aquitaine Tendances régionales Bilan 2017 – Perspectives 2018 dont l’étude repose sur les réponses fournies volontairement par les responsables d’entreprises et établissements de la région Nouvelle-Aquitaine, dans le cadre de l’enquête menée annuellement par la Banque de France. ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 5

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La part d’établissements recruteurs progresse fortement dans l’industrie manufacturière et dans la construction Si l’agriculture (y compris l’agroalimentaire) reste le secteur qui connaît la part d’établissements recruteurs la plus élevée (32,5%), c’est également le secteur dont la part a connu l’évolution la moins dynamique : +1,1 point par rapport à 2017 [cf.

Figure 1]. Dans l’industrie manufacturière et dans la construction, un employeur sur quatre pense recruter en 2018 et cette part progresse de respectivement +5,1 points et +6,2 points. Excepté le textile, toutes les activités industrielles enregistrent une hausse de la proportion d’établissements recruteurs. Comme en 2017, c’est dans la fabrication de matériels de transport que le taux de recruteurs est le plus élevé : 47% des établissements interrogés.

Dans les services, 26% des établissements envisagent de recruter, cette part étant très variable d’une activité à l’autre : de 12% dans les activités financières et d’assurance à 45% dans l’hébergement et restauration. Parmi les cinq principaux secteurs d’activités, c’est dans le commerce que la part d’établissements souhaitant recruter est la plus faible (22%). Figure 1 PROPORTION D’ÉTABLISSEMENTS RECRUTEURS PAR GRAND SECTEUR D’ACTIVITÉS EN 2018 EN NOUVELLE-AQUITAINE ÉVOLUTION PAR RAPPORT À 2017 (EN POINTS) AGRICULTURE ET SERVICES INDUSTRIE CONSTRUCTION COMMERCE AGROALIMENTAIRE MANUFACTURIÈRE 33% 26% 25% 25% 22% +1,1 +3,1 +5,1 +6,2 +2,2 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 6 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES Part d’établissements recruteurs Evolution par rapport à 2017 (en point)

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5 Comme les années précédentes, les parts d’établissements recruteurs les plus élevées se concentrent majoritairement sur la façade atlantique de la région : Marennes-Oléron, Royan, Pauillac et Arcachon. Seul le bassin d’emploi de l’Est Dordogne fait exception par sa situation géographique. Sur ces cinq bassins, où la part d’établissements recruteurs est supérieure à 30%, la saisonnalité est très marquée (territoires à caractère touristique et / ou viticole).

À l’opposé, les taux d’établissements recruteurs les moins élevés continuent de concerner les territoires du centre et de l’est de la région, qui sont globalement des bassins ruraux et de petite taille (excepté Périgueux Nord Est Dordogne, grand bassin par sa superficie).

La hausse de la part d’établissements envisageant de recruter (entre 2017 et 2018) concerne la quasi-totalité des 44 bassins d’emploi qui composent la région, seuls Saint-Jean d’Angély, Villeneuve-sur-Lot et Royan affichent une très légère diminution. bassins d’emploi ont un taux d’établissements recruteurs supérieur à 30% Carte 1 PROPORTION D’ÉTABLISSEMENTS ENVISAGEANT DE RECRUTER (TOUS TYPES DE CONTRAT) EN 2018 PAR BASSIN D’EMPLOI EN NOUVELLE-AQUITAINE Figure 2 PROPORTION D’ÉTABLISSEMENTS ENVISAGEANT DE RECRUTER EN 2018 PAR DÉPARTEMENT EN NOUVELLE-AQUITAINE CHARENTE 24,9% CHARENTE-MARITIME 28,9% CORRÈZE 25,1% CREUSE 19,7% DORDOGNE 25,3% GIRONDE 27,2% LANDES 27,6% LOT-ET-GARONNE 27,3% PYRÉNÉES-ATLANTIQUES 25,1% DEUX-SÈVRES 25,9% VIENNE 24,4% HAUTE-VIENNE 22,2% ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 7 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018

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225 000 Pour 2018, les employeurs néo-aquitains envisagent 225 000 projets de recrutement. Cela représente une hausse de 33 000 unités par rapport à 2017 (+17,3% contre +18,7% au plan national), soit plus qu’au cours des quatre précédentes années (+29 000 intentions d’embauche entre 2013 et 2017). Cette forte progression confirme l’amélioration de la conjoncture économique observée depuis quelques mois, que ce soit au plan national ou au plan régional [cf. Encadré 3].

70% des projets de recrutement sont issus des établissements de moins de 50 salariés. Le nombre d’intentions d’embauche progresse pour toutes les tailles d’établissements mais de façon plus importante dans les grandes entreprises.

Ainsi, par rapport à 2017, 12 000 projets de recrutement supplémentaires sont prévus dans les établissements de 200 salariés et plus, soit une hausse de 61%. Le nombre d’intentions d’embauche augmente dans les principaux secteurs d’activités Avec 126 500 projets de recrutement formulés, les services demeurent le premier secteur pourvoyeur d’emplois de la région. Ils représentent 56% de l’ensemble des projets de recrutement de la région [cf. Graphique 4]. Ce volume progresse de 16% sur un an. Les postes dans le « transport et entreposage » et dans « l’administration publique, enseignement » sont en forte croissance.

À l’opposé, deux activités enregistrent une diminution : « information et communication « assurance et banque ». En lien avec l’attrait touristique de la région, « l’hébergement restauration » reste le secteur qui exprime le plus d’intentions d’embauche (31 700) au sein des services [cf. Graphique 5].

L’agriculture (y compris l’agroalimentaire) regroupe plus de 46 000 intentions d’embauche, un volume en hausse de 6,5%. Ces embauches concernent majoritairement des postes saisonniers (84%) principalement dans la viticulture ou la culture de fruits ou de légumes. 27 500 projets de recrutement ont été exprimés dans le secteur du commerce en 2018 (contre à peine 24 000 en 2017), dont les deux tiers dans le commerce de détail. L’industrie manufacturière et la construction sont les secteurs qui rassemblent le moins d’intentions d’embauche, respectivement 13 000 et 11 800. Mais ces activités sont celles où le nombre d’embauches potentielles a le plus augmenté : +67% et +46%.

Ce dynamisme pour 2018 confirme le regain d’activité dans ces deux secteurs. À noter que dans l’industrie manufacturière, l’ensemble des activités profite d’une hausse des projets de recrutement.

Graphique3 ÉVOLUTION DU NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT EN NOUVELLE-AQUITAINE DEPUIS 2013 VOLUMES ARRONDIS AU MILLIER Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 projets de recrutement sont prévus en 2018 par les employeurs de la région Encadré 3 : Des créations d’emploi qui se poursuivent En Nouvelle-Aquitaine (comme au plan national), les créations d’emploi dans le secteur privé4 se poursuivent : entre le 4ème trimestre 2016 et le 4ème trimestre 2017, le nombre de postes salariés a augmenté de 1,6%, cela représente près de 23 000 créations d’emplois en un an. Le marché de l’intérim5 reste également bien orienté avec une hausse annuelle de 16,7% entre janvier 2017 et janvier 2018.

En lien avec cette reprise économique, le chômage amorce une lente décrue. Le taux de chômage6 néo-aquitain est ainsi passé de 9,4% au 4ème trimestre 2016 à 8,4% au 4ème trimestre 2017, son plus bas niveau depuis mi-2011. 4. Source : Acoss 5. Source : Pôle emploi 6. Source : Insee 8 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES 163 000 174 000 179 000 182 000 192 000 225 000 2013 2014 2015 2016 2017 2018

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56% des projets de recrutement sont issus des services 56% 126 500 projets de recrutement SERVICES 21% 46 100 projets de recrutement AGRICULTURE ET AGROALIMENTAIRE 6% 13 000 projets de recrutement INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE 5% 11 800 projets de recrutement CONSTRUCTION 12% 27 500 projets de recrutement COMMERCE Graphique4 RÉPARTITION DES PROJETS DE RECRUTEMENT EN 2018 PAR SECTEUR D’ACTIVITÉS EN NOUVELLE-AQUITAINE Graphique5 RÉPARTITION DU NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT EN 2018 PAR SECTEUR DÉTAILLÉ EN NOUVELLE-AQUITAINE CHIFFRES ARRONDIS À LA CENTAINE (> 1 000) OU À LA DIZAINE (< 1 000) Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 9 2 400 3 000 3 100 6 300 15 000 15 800 24 500 24 700 31 700 2 400 6 500 18 600 11 800 540 890 1 000 1 200 1 600 1 700 1 800 2 100 2 100 7 800 38 200 Activités immobilières Information et communication Activités financières et d'assurance Transports et entreposage Administration publique, enseignement Autres activités de services Santé humaine et action sociale Serv.

scientifiques, techniques, adm. & soutien Hébergement et restauration Commerce & réparation automobile Commerce de gros Commerce de détail Construction Textile, habillement, cuir, chaussure Industrie chimique, pharmaceutique & raffinage Caoutchouc, plastique, minéraux non métalliques Matériel de transport Autres industries manufacturières Industries extractives, énergie, gestion déchets Travail du bois, papier et imprimerie Equip. électri-tronique, informat., machines & équip. Métallurgie et produits métalliques Industrie agroalimentaire Agriculture

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38%des projets de recrutements sont liés aux métiers de la vente, du tourisme et des services Figure 3 LES 5 MÉTIERS LES PLUS RECHERCHÉS PAR GRANDE FAMILLE EN NOUVELLE-AQUITAINE VOLUMES ARRONDIS À LA CENTAINE  VENTE, TOURISME ET SERVICES : 84 800 PROJETS Serveurs de cafés, de restaurants (y.c. commis) Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine Aides à domicile et aides ménagères Employés de libre service ATSEM : Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles 10 200 10 200 8 200 5 900 5 200  FONCTIONS D’ENCADREMENT : 13 500 PROJETS 2 700 1 400 1 000 700 700  AUTRES MÉTIERS : 56 600 PROJETS 19 800 12 200 6 100 2 800 2 800  SOCIAL ET MÉDICO-SOCIAL : 25 200 PROJETS 7 900 5 900 2 800 2 700 1 500  OUVRIERS DE L’INDUSTRIE : 19 000 PROJETS 3 800 1 200 1 200 1 100 1 100  FONCTIONS ADMINISTRATIVES : 11 300 PROJETS 2 800 2 600 2 400 1 000 600  OUVRIERS DE LA CONSTRUCTION ET DU BÂTIMENT : 10 700 PROJETS 1 700 1 500 1 500 1 100 900  AUTRES TECHNICIENS ET EMPLOYÉS : 3 800 PROJETS 1 300 700 400 300 300 38% Viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles Ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires Conducteurs et livreurs sur courte distance Maraîchers, horticulteurs salariés 25% Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) Sportifs et animateurs sportifs (encadrants) Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices Surveillants d’établissements scolaires (y compris AVS et aides éducateurs) 11% Ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires Ouvriers non qualifiés métallerie, serrurerie, montage (y.c. réparateurs) Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal Mécaniciens et électroniciens de véhicules Ouvriers qualifiés de la maintenance en mécanique 8% Artistes (en musique, danse, spectacles, y.c. professeurs d'art) Professionnels des spectacles Ingénieurs, cadres études et R&D informatique, responsables informatiques Agents immobiliers, syndics Médecins 6% Agents d'accueil et d'information, standardistes Secrétaires bureautiques et assimilés (y.c.

secrétaires médicales) Agents administratifs divers (saisie, assistanat RH, enquêtes…) Employés de la comptabilité Techniciens études et développement informatique (y.c. webmasters…) 5% Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment (peintres…) Maçons, plâtriers, carreleurs… (ouvriers qualifiés) Plombiers, chauffagistes (ouvriers qualifiés) Menuisiers et ouvriers qualifiés de l’agencement et de l’isolation Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l'environnement Chefs de chantier, conducteurs de travaux (non cadres) Techniciens et chargés d'études du BTP Techniciens des industries de process (production, R&D, contrôle qualité...) Techniciens en électricité et en électronique 5% 2% Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 10 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES

Avec 85 000 intentions d’embauche [cf. Figure 3], la famille des métiers liés à la vente, au tourisme et aux services est celle qui regroupe le plus de projets de recrutement. Les postes les plus recherchés dans ces fonctions concernent les « agents d’entretien de locaux », les « aides à domicile et aides ménagères », les « employés de libre service » et les métiers de la restauration : « serveurs », « employés polyvalents de cuisine « cuisiniers ».

Comme en 2017, les deux profils de « viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs » et « d’agriculteurs salariés, ouvriers agricoles » concentrent le plus de projets de recrutement avec un total de 32 000 intentions d’embauche, très majoritairement sur des postes saisonniers [cf.

Tableau 1]. Parmi le top 15 des métiers rassemblant le plus d’intentions d’embauche, 14 voient leur nombre de projets de recrutement progresser par rapport à 2017, les hausses les plus soutenues concernent les « agents d’entretien de locaux », les « aides soignants » et les « caissiers ». 11 de ces 15 métiers sont à caractère saisonnier, c’est-à-dire que plus de la moitié des intentions d’embauche sont saisonnières.

Les profils de « télévendeurs « aides à domicile et aides ménagères » et « cuisiniers » sont ceux où la part de projets jugés difficiles est la plus élevée. Les métiers agricoles et ceux liés aux services sont les plus recherchés en Nouvelle-Aquitaine Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Tableau 1 LES 15 MÉTIERS LES PLUS RECHERCHÉS EN NOUVELLE-AQUITAINE EN NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT TENDANCE PAR RAPPORT À 2017 CLÉ DE LECTURE :  : hausse comprise entre +0,1% et +9,9%  : hausse comprise entre +10,0% et +49,9% : hausse supérieure ou égale à +50,0%  : baisse ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 11 L’APPLICATION MAINTENANT Le service " Maintenant " est une plateforme de recrutement sans CV, sur des métiers ciblés, basés sur les qualités.

Il propose une mise en relation directe entre les demandeurs d’emploi et les recruteurs, dès lors qu’il y a correspondance sur les qualités déclarées Candidats et les qualités requises Recruteurs.

Aujourd’hui, 46 métiers sont intégrés à cet outil. Pour la fin juin 2018, 60 métiers seront disponibles sur le service avec des métiers qualifiés voir hautement qualifiés. NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT TENDANCE PAR RAPPORT À 2017 PART DE PROJETS SAISONNIERS PART DE PROJETS JUGÉS DIFFICILES Viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs 19 800  96% 41% Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles 12 200  87% 42% Serveurs de cafés, de restaurants (y.c. commis) 10 200  74% 54% Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 10 200  28% 50% Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine 8 200  54% 50% Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) 7 900  65% 41% Ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires 6 100  64% 35% Aides à domicile et aides ménagères 5 900  25% 77% Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) 5 900  19% 49% Employés de libre-service 5 200  58% 31% Cuisiniers 5 200  61% 70% Employés de l'hôtellerie 4 500  77% 50% Ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires 3 800  70% 44% Caissiers 3 600  63% 23% Télévendeurs 2 900  18% 87%

17% Avec plus de 39 000 intentions d’embauche, le bassin d’emploi de Bordeaux concentre 17% des projets de recrutement de la région. En ne prenant en compte que les projets non saisonniers, cette part atteint 26%. Après Bordeaux, les deux bassins des Pyrénées- Atlantiques (Pays Basque et Béarn) et celui de La Rochelle dépassent la barre des 10 000 projets de recrutement. À l’opposé les plus petits bassins d’emploi, en nombre de projets, se situent principalement au centre et à l’est de la région.

Par rapport à 2017, sur l’ensemble des bassins de la région, le nombre d’intentions d’embauche exprimées par les employeurs, a progressé.

des intentions d’embauche de la région sont localisées sur le bassin d’emploi de Bordeaux Carte 2 RÉPARTITION DES INTENTIONS D’EMBAUCHE EN 2018 PAR BASSIN D’EMPLOI EN NOUVELLE-AQUITAINE VOLUMES ARRONDIS À LA CENTAINE Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 LE PRINTEMPS DE L’EMPLOI EN NOUVELLE-AQUITAINE Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine et ses partenaires ont organisé le Printemps de l'emploi sur l'ensemble de la région du 5 au 30 mars.

Objectif : faire se rencontrer les employeurs et les demandeurs d'emploi. Forums, job dating, formations, recrutements, rencontres en direct ont été au menu, sur tous les bassins de la région : forum des métiers du transport à Bayonne, atelier sectoriel sur la tapisserie à Aubusson, l’apprentissage dans l’agroalimentaire à Villeneuve-sur-Lot… 12 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES Tableau 2 RÉPARTITION DES INTENTIONS D’EMBAUCHE EN 2018 PAR DÉPARTEMENT VOLUMES ARRONDIS À LA CENTAINE CHARENTE 12 200 CHARENTE-MARITIME 29 300 CORRÈZE 8 500 CREUSE 2 700 DORDOGNE 14 700 GIRONDE 65 300 LANDES 18 300 LOT-ET-GARONNE 14 900 PYRÉNÉES-ATLANTIQUES 21 700 DEUX-SÈVRES 15 000 VIENNE 12 500 HAUTE-VIENNE 9 900

122 000 intentions d’embauche exprimées par les employeurs néo-aquitains ne sont pas liées à une activité saisonnière. Par rapport à 2017, ce nombre progresse fortement : +28,3% soit près de 27 000 projets supplémentaires. En parallèle, le nombre d’intentions d’embauche à caractère saisonnier a connu une hausse plus mesurée (+6,5%). Par conséquent, la part de projets de recrutement non saisonniers augmente, passant de 49,6% à 54,3%. Au cours des trois précédentes années, la part de projets non saisonniers n’était pas majoritaire.

Dans la construction et l’industrie manufacturière, les projets de recrutement concernent majoritairement des postes non saisonniers Comme les années précédentes, les secteurs de la construction et de l’industrie manufacturière enregistrent les parts de projets non saisonniers les plus élevées, respectivement 93% et 87% [cf.

Figure 4]. Au sein de l’industrie, dans toutes les activités cette part est supérieure à 80%, excepté dans les industries extractives, énergie, gestion des déchets (68%). Dans les services, 61% des postes sont non saisonniers, une part en hausse de 4 points par rapport à 2017. Cette proportion est globalement homogène au sein du secteur, seul l’hébergement-restauration se spécifie avec un taux beaucoup plus faible (32%) que les autres activités. Dans le commerce, la part de projets non saisonniers reste stable, à 54%. Le secteur de l’agriculture reste très majoritairement saisonnier, et les postes non saisonniers ne concernent que 16% de l’ensemble des projets du secteur.

Figure 4 PROPORTION DE PROJETS NON SAISONNIERS PAR GRAND SECTEUR D’ACTIVITÉS EN NOUVELLE-AQUITAINE CONSTRUCTION INDUSTRIE SERVICES COMMERCE AGRICULTURE ET MANUFACTURIÈRE AGROALIMENTAIRE 93% 87% 61% 54% 16% Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 54% des projets de recrutement sont non saisonniers 11 000 11 300 77 400 14 900 7 400 Part de projets non saisonniers Volume de projets non saisonniers ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 13

Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Graphique6 TOP 10 DES MÉTIERS QUI RASSEMBLENT LE PLUS DE PROJETS DE RECRUTEMENT NON SAISONNIERS EN NOUVELLE-AQUITAINE CHIFFRES ARRONDIS À LA CENTAINE Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Les 10 premiers métiers non saisonniers sont issus des services 77 400 projets de recrutement non saisonniers ont été exprimés dans les métiers liés aux services, c’est le secteur qui regroupe ainsi le plus de projets même si la part de projets non saisonniers est moins élevée que dans la construction et l’industrie manufacturière [cf.

Figure 4 page 13].

Les dix métiers qui regroupent le plus d’intentions d’embauche non saisonnières appartiennent aux services [cf. Graphique 6]. Cette année, le poste « d’agents d’entretien de locaux » arrive en tête avec 7 300 projets, loin devant les « aides-soignants » et les « aides à domicile et aides ménagères ». Sur ces profils, le caractère non saisonnier est marqué avec une large majorité de projets non saisonniers (supérieure à 70%).

À l’opposé, les métiers « d’employés polyvalents de cuisine », de « professionnels de l’animation socioculturelle » et de « serveurs de café », qui se classent de la 4ème à la 6ème position enregistrent une part faible de projets non saisonniers.

Parmi ce top 10, les postes non saisonniers « d’aides à domicile et aides ménagères » et de « télévendeurs » rencontrent un taux de projets jugés difficiles à pourvoir élevé, respectivement 75% et 84%.

La part de projets non saisonniers dans l’ensemble des projets du métier est inférieure à 50% Bassin PART DE PROJETS NON SAISONNIERS BORDEAUX 80,5% LIMOGES 79,8% GUÉRET 75,8% ANGOULÊME 75,5% SAINT-JUNIEN 71,9% BRESSUIRE 71,7% USSEL 71,6% NIORT 71,4% CONFOLENS 70,4% POITIERS 69,7% Tableau 3 TOP 10 DES BASSINS D’EMPLOI AYANT LA PLUS FORTE PART DE PROJETS NON SAISONNIERS La part de projets non saisonniers est globalement plus élevée dans les bassins urbains Comme les années précédentes, Bordeaux premier bassin d’emploi en nombre de projets de recrutement, est également celui qui enregistre la part de projets non saisonniers la plus élevée de la région (80,5%, soit 1 point de plus qu’en 2017).

Limoges, Poitiers et dans une moindre mesure Angoulême et Niort, autres bassins urbains de la région, figurent également parmi le top 10 [cf. Tableau 3].

Les autres territoires concernent des bassins d’emploi de plus petite taille, ruraux et qui n’ont pas d’orientation touristique ou agricole (viticole, fruitier…) marquée : Saint-Junien, Bressuire, Ussel ou Confolens. 2 300 2 300 2 400 2 400 2 700 2 800 3 800 4 400 4 800 7 300 Secrétaires bureautiques et assimilés (y.c. secrétaires médicales) Conducteurs et livreurs sur courte distance Télévendeurs Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices Serveurs de cafés, de restaurants (y.c. commis) Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine Aides à domicile et aides ménagères Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 14 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES

9 départements classent le poste « d’agents d’entretien de locaux » métier non saisonnier le plus recherché CHARENTE : 7 700 projets DORDOGNE : 6 700 projets CORRÈZE : 4 700 projets CREUSE : 1 900 projets 16 17 CHARENTE-MARITIME : 12 400 projets 19 23 24 GIRONDE : 40 700 projets 33 40 LANDES : 6 600 projets 47 LOT-ET-GARONNE : 6 100 projets 64 PYRÉNÉES-ATLANTIQUES : 12 300 projets 79 DEUX-SÈVRES : 8 600 projets 86 VIENNE : 7 800 projets 87 HAUTE-VIENNE : 6 600 projets Tableau 4 VOLUME D’INTENTIONS D’EMBAUCHE NON SAISONNIÈRES PAR DÉPARTEMENT ET TOP 3 DES MÉTIERS LES PLUS RECHERCHÉS CHIFFRES ARRONDIS À LA CENTAINE (> 1 000) OU À LA DIZAINE (< 1 000) Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 15 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 510 Aides à domicile et aides ménagères 340 Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) 320 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 710 Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 590 Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) 560 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 210 Aides à domicile et aides ménagères 190 Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 180 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 190 Employés de libre-service 100 Agents de services hospitaliers 90 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 270 Aides à domicile et aides ménagères 260 Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) 250 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 2 897 Aides à domicile et aides ménagères 1 553 Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine 1 379 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 330 Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine 300 Ouvriers qualif. magasinage et manutention (caristes, préparateurs…) 290 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 310 Ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires 210 Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles 200 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 600 Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) 500 Aides à domicile et aides ménagères 400 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 710 Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 370 Aides à domicile et aides ménagères 310 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Télévendeurs 640 Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 620 Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 590 NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 295 Aides-soignants (médico-psycho., auxil. puériculture, assistants médicaux…) 280 Infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices 229

Pour 2018, le volume d’intentions d’embauche à caractère saisonnier passe la barre des 100 000 en Nouvelle-Aquitaine. Par rapport à 2017, leur nombre progresse de 6,5%. Comme lors des deux précédentes années, les projets saisonniers augmentent moins fortement que les projets non saisonniers ce qui entraîne une baisse de la part des projets saisonniers dans la région : 53% en 2016, 50% en 2017 et 46% en 2018. Ce repli concerne les principaux secteurs d’activités.

Malgré cette tendance, les projets saisonniers restent surreprésentés dans la région, au regard du taux national (35%). Ce constat s’explique par les caractéristiques de l’économie néo-aquitaine : - une activité touristique développée, notamment sur la côte atlantique - et une agriculture qui est la première de France, orientée notamment dans la viticulture (vignobles bordelais, bergeracois, et cognaçais), l’arboriculture (les pommes en Haute-Vienne et en Corrèze…) ou l’ostréiculture (Marennes-Oléron).

L’agriculture et l’hébergement restauration sont les principaux secteurs recruteurs de postes saisonniers Parmi les dix métiers rassemblant le plus de projets saisonniers, deux concernent le secteur agricole où la part de projets saisonniers est de 84% [cf. figure 5]. Il s’agit de « viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs « agriculteurs salariés, ouvriers agricoles », pour ces deux métiers, la part de postes saisonniers atteint respectivement 96% et 87%.

L’hébergement restauration, en lien avec l’attrait touristique de la région, est également bien représenté avec quatre métiers : « serveurs de cafés, de restaurants « aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine « employés de l’hôtellerie » et « cuisiniers ». Sur ces postes, la part de saisonniers est supérieure à 60%, excepté pour les « aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine » (54%).

Le poste « d’agents d’entretien de locaux » regroupe près de 2 900 projets saisonniers, mais la part de saisonniers reste faible (28%). Figure 5 PROPORTION DE PROJETS SAISONNIERS PAR GRAND SECTEUR D’ACTIVITÉS EN NOUVELLE-AQUITAINE AGRICULTURE ET COMMERCE SERVICES INDUSTRIE CONSTRUCTION AGROALIMENTAIRE MANUFACTURIÈRE 84% 46% 39% 13% 7% Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 103 000 intentions d’embauche liées à une activité saisonnière 38 700 12 600 49 100 1 700 900 Graphique7 TOP 10 DES MÉTIERS QUI RASSEMBLENT LE PLUS DE PROJETS DE RECRUTEMENT SAISONNIERS EN NOUVELLE-AQUITAINE CHIFFRES ARRONDIS À LA CENTAINE 16 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Part de projets saisonniers Volume de projets saisonniers 2 900 3 100 3 200 3 400 3 900 4 400 5 100 7 500 10 500 19 000 Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) Employés de libre-service Cuisiniers Employés de l'hôtellerie Ouvriers non qualifiés de l'emballage et manutentionnaires Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) Serveurs de cafés, de restaurants (y.c.

commis) Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles Viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs

23 bassins d’emploi ont une part de projets saisonniers supérieure à 50% Carte 3 PROPORTION DE PROJETS DE RECRUTEMENT SAISONNIERS EN 2018 PAR BASSIN D’EMPLOI EN NOUVELLE-AQUITAINE CHARENTE 37,1% CHARENTE-MARITIME 57,5% CORRÈZE 44,5% CREUSE 29,2% DORDOGNE 54,4% GIRONDE 37,7% LANDES 64,0% LOT-ET-GARONNE 59,2% PYRÉNÉES-ATLANTIQUES 43,4% DEUX-SÈVRES 42,6% VIENNE 37,6% HAUTE-VIENNE 33,3% Figure 6 PROPORTION DE PROJETS DE RECRUTEMENT SAISONNIERS EN 2018 PAR DÉPARTEMENT EN NOUVELLE-AQUITAINE Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Les bassins d’emploi où la saisonnalité est la plus élevée ont les spécificités suivantes : - bassins d’emploi à vocation touristique et spécialisés dans une activité agricole : Marennes- Oléron, Royan et Arcachon (ostréiculture), Pauillac (viticulture), Mont-de-Marsan et Dax (élevage de canards) - bassins agricoles de petite taille : Saint-Yrieix-la- Perche (pomiculture), Thouars (culture du melon) ou Loudun (polyculture).

À l’opposé, les bassins urbains de Bordeaux, Limoges et Poitiers connaissent une part de saisonnalité faible. En 2017, dans 28 bassins, plus d’un projet sur deux était saisonnier, en 2018, ils ne sont plus que 23. Le recul de la proportion de postes saisonniers constatée au plan régional touche 36 bassins (sur 44). ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 17 1ÈRE SEMAINE DES MÉTIERS DE LA VIGNE ET DU VIN DE GIRONDE Du 12 au 16 mars 2018, à l’initiative de Pôle emploi, du CIVB et de l’Anefa, la 1ère semaine des Métiers de la Vigne et du Vin en Gironde a été organisée. Au cours de cette semaine, de nombreux demandeurs d’emploi ont pu rencontrer les principaux acteurs de la filière viti-vinicole.

Avec le concours de près de 50 entreprises (établissements de formation, exploitants, négociants, châteaux etc.) et ses 25 rendez-vous partout en Gironde, la Semaine des Métiers de la Vigne et du Vin de Gironde, a été l’occasion de donner la parole aux experts de la filière, de présenter les perspectives d’emplois et les recrutements en cours (plusieurs centaines de postes à pourvoir), les métiers, les formations, mais aussi les aides et dispositifs mis en place par Pôle emploi pour accompagner et répondre aux besoins des entreprises de la filière qui recrutent.

En parallèle du nombre d’intentions d’embauche, l’enquête BMO permet également de mesurer la perception des employeurs sur leurs difficultés à pourvoir leurs projets potentiels. Pour 2018, un peu plus de 110 000 projets de recrutement sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs néo-aquitains, soit 49% de l’ensemble des intentions d’embauche de la région. Par rapport à l’an dernier, la perception des difficultés des employeurs progresse fortement avec une hausse de près de 12 points. Ce taux est un peu plus élevé que la moyenne nationale (44% soit + 7 points).

Si les difficultés de recrutement augmentent nettement en 2018, cet indicateur avait déjà connu un niveau élevé en 2010 et en 2012, [cf.

Graphique 8] avec respectivement 43% et 42% de projets jugés difficiles à pourvoir. 49% des projets sont jugés difficiles à pourvoir par les employeurs 43% 37% 42% 39% 37% 33% 33% 37% 49% 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 Graphique8 ÉVOLUTION DE LA PART DE PROJETS JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS EN NOUVELLE-AQUITAINE DEPUIS 2010 Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 Encadré 4 : Des difficultés déjà observées par l’Insee Fin 2017, selon l’Insee7, au plan national, la moitié des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment déclaraient rencontrer des barrières qui les empêchaient d’embaucher davantage de salariés en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en contrat à durée déterminée (CDD) de longue durée.

Cette proportion atteint 70% dans le bâtiment, où les difficultés sont traditionnellement importantes. 7. Source : Insee. Résultats issus de l’exploitation de nouvelles questions ajoutées depuis janvier 2017 aux enquêtes de conjoncture de l’Insee dans l’industrie, les services, et dans le bâtiment.

18 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES DIFFICULTÉS DE RECRUTEMENT : UN INTERLOCUTEUR PÔLE EMPLOI NOMMÉ DANS CHAQUE RÉGION POUR RENFORCER SON SOUTIEN AUX ACTEURS ÉCONOMIQUES ET INSTITUTIONNELS En complément du travail effectué par les 4 300 conseillers dédiés aux entreprises (CDE), dont 350 en Nouvelle-Aquitaine, Pôle emploi a mis en place dans chaque région une veille opérationnelle consacrée aux difficultés de recrutement et a nommé un correspondant régional chargé d’appuyer les acteurs institutionnels et économiques, telles les collectivités et les organisations professionnelles, dans leurs actions en faveur de l’emploi.

Le correspondant est, à l’échelon régional, leur interlocuteur privilégié. Il a en charge la mobilisation des ressources nécessaires pour répondre aux difficultés de recrutement locales. Il assure également un suivi des actions mises en œuvre, il est garant des réponses apportées.

Figure 7 PROPORTION DE PROJETS JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS SELON LE SECTEUR D’ACTIVITÉS EN NOUVELLE-AQUITAINE CONSTRUCTION INDUSTRIE SERVICES AGRICULTURE ET COMMERCE MANUFACTURIÈRE AGROALIMENTAIRE 71% 52% 50% 46% 40% Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 8 500 6 700 63 000 21 000 11 100 Les difficultés de recrutement sont ressenties plus fortement dans la construction et l’industrie manufacturière Comme les précédentes années, les plus fortes difficultés sont ressenties dans la construction avec 71% des intentions d’embauche qui sont jugées difficiles à pourvoir par les employeurs du BTP.

Cette part est en hausse de 11 points par rapport à l’an dernier. Sur des profils de « charpentiers (bois ou métal) », de « conducteurs d'engins du BTP et d'engins de levage », de « couvreurs, couvreurs zingueurs qualifiés », de « plombiers chauffagiste » ou « d’électriciens du bâtiment », le taux de difficultés dépasse les 80%. Dans les autres secteurs, la part de projets de recrutement jugés difficiles à pourvoir est moins élevée : autour de 50% dans l’industrie manufacturière, dans les services et l’agriculture et de 40% dans le commerce. Dans ces quatre secteurs, la proportion de projets jugés difficiles a progressé par rapport à 2017.

Les postes majoritairement saisonniers de « viticulteurs, arboriculteurs salariés et cueilleurs » et « d’agriculteurs salariés et ouvriers agricoles » enregistrent également une hausse marquée de projets jugés difficiles, alors que le taux de difficulté était globalement stable ces dernières années. Parmi les dix métiers qui regroupent le plus de projets jugés difficiles, les postes « d’aides à domicile et aides ménagères », de « cuisiniers » et de « télévendeurs » enregistrent les taux de difficulté les plus élevés [cf. Tableau 5]. La part de projets jugés difficiles reste plus forte pour les postes non saisonniers (54%) que pour les postes saisonniers (43%).

Tableau 5 TOP 10 DES MÉTIERS RASSEMBLANT LE PLUS GRAND NOMBRE DE PROJETS JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS EN NOUVELLE-AQUITAINE VOLUMES ARRONDIS À LA CENTAINE Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 19 Part de projets jugés difficiles Volume de projets jugés difficiles NOMBRE DE PROJETS DE RECRUTEMENT JUGÉS DIFFICILES % DE DIFFICILES Viticulteurs, arboriculteurs salariés, cueilleurs 8 200 41% Serveurs de cafés, de restaurants (y.c. commis) 5 500 54% Agriculteurs salariés, ouvriers agricoles 5 100 42% Agents d'entretien de locaux (y compris ATSEM) 5 100 50% Aides à domicile et aides ménagères 4 500 77% Aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine 4 100 50% Cuisiniers 3 600 70% Professionnels de l'animation socioculturelle (animateurs et directeurs) 3 200 41% Aides-soignants (médico-psycho., auxil.

puériculture, assistants médicaux…) 2 900 49% Télévendeurs 2 500 87%

27 bassins d’emploi ont une part de projets jugés difficiles inférieure à 50% Carte 4 PROPORTION DE PROJETS DE RECRUTEMENT JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS PAR BASSIN D’EMPLOI EN 2018 Figure 8 PROPORTION DE PROJETS DE RECRUTEMENT JUGÉS DIFFICILES À POURVOIR PAR LES EMPLOYEURS PAR DÉPARTEMENT EN 2018 Au sein de la région Nouvelle-Aquitaine, la part de projets jugés difficiles à pourvoir par les employeurs varie fortement d’un territoire à l’autre. Comme l’année dernière, Ussel reste le bassin d’emploi où sont ressenties les plus fortes difficultés de recrutement (3 projets sur 4).

Les autres territoires touchés par les difficultés de recrutement concernent aussi bien des grands bassins urbains (Limoges, La Rochelle ou Bordeaux) des bassins de taille intermédiaire (Brive, Périgueux Nord Est Dordogne) que des petits bassins ruraux (Thouars, Bressuire).

Comme l’année dernière, Bergerac fait partie des bassins où le taux de difficulté est l’un des plus faibles de la région, juste après Bellac (33,2%) qui est l’un des quatre bassins (avec Saint-Jean d’Angély, Montmorillon et Guéret) où la part de projets jugés difficiles diminue par rapport à 2017. CHARENTE 49,2% CHARENTE-MARITIME 49,9% CORRÈZE 55,4% CREUSE 43,8% DORDOGNE 47,3% GIRONDE 50,2% LANDES 45,8% LOT-ET-GARONNE 46,3% PYRÉNÉES-ATLANTIQUES 47,8% DEUX-SÈVRES 51,7% VIENNE 46,4% HAUTE-VIENNE 48,7% 20 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018

ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 21 30% des intentions d’embauche sont envisagées sous forme d’un CDI L’enquête BMO est enrichie d’un volet complémentaire relatif aux motifs de recrutement (ou de non recrutement) et à la nature des difficultés de recrutement rencontrées.

Ce volet complémentaire a été obtenu sur la base d’une interrogation téléphonique auprès de 1 700 établissements néo-aquitains représentatifs du champ de l’enquête classique. Les réponses obtenues ont fait l’objet d’un redressement spécifique.

En Nouvelle-Aquitaine, 30% des intentions d’embauche sont envisagées en contrat à durée indéterminée (CDI), une proportion en hausse de 2 points par rapport à l’an dernier. 28% des postes concernent des contrats de 6 mois ou plus, les emplois durables sont donc majoritaires avec 58% contre moins de 50% en 2017. Une majorité des employeurs potentiellement recruteurs (54%) envisage de recruter dans la perspective d’un surcroit d’activité. 2/3 des établissements potentiellement recruteurs envisagent d’avoir recours à Pôle emploi, une part qui reste relativement stable par rapport aux années précédentes.

Le nombre insuffisant de candidats et leur profil inadéquat sont les motifs les plus souvent cités (plus de 75% des réponses) par les employeurs qui ont évoqué des difficultés dans au moins un de leurs projets de recrutement. Source : Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine / BMO 2018 / Enquête complémentaire Encadré 5 : Les critères de sélection privilégiés par les employeurs lors de leur recrutement Pour mieux comprendre les compétences attendues par les employeurs et leurs pratiques de recrutement, Pôle emploi a réalisé une enquête nationale auprès d’employeurs ayant recruté [Éclairages et Synthèse #43 Comment les employeurs sélectionnent les candidats qu’ils retiennent dans leur recrutement ?].

Lorsqu’ils font une première sélection de candidats sur la base des CV, les employeurs regardent prioritairement l’expérience professionnelle et les compétences comportementales mentionnées.

Au moment du choix final de la personne recrutée, 42% des employeurs déclarent avoir recruté un candidat en raison principalement de son expérience professionnelle dans un poste similaire.

22 _ ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES L’APPROCHE PAR COMPÉTENCE : UNE NOUVELLE VISION DU MARCHÉ DU TRAVAIL Avec les différentes évolutions du marché du travail (évolution des métiers, allongement des carrières, diversification des formes d’emploi qui engendre plus de polyvalence, reprises d’emploi dans un métier différent du métier d’origine…), la clé d’entrée ne peut plus être uniquement le métier via le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME).

Pôle emploi a ainsi décidé de s’inscrire dans une nouvelle approche : une approche par les compétences.

La compétence se définit comme la capacité à exercer des activités dans une situation donnée. Figure 9 DÉFINITION DE LA NOTION DE COMPÉTENCE Ces dernières années, Pôle emploi a analysé près de 5 millions d’offres d’emploi pour créer un référentiel de compétences. Les « savoir-faire » Capacité à mettre en œuvre les savoirs acquis, développés notamment au cours des expériences professionnelles Les « savoirs » Ensemble des connaissances théoriques et techniques acquises par l’enseignement Les « qualités professionnelles » Ensemble des manières d’agir et des capacités relationnelles utiles pour interagir dans un contexte professionnel Regroupement des savoir-faire et des savoirs sous la terminologie « compétences ».

Les candidats sont incités à détailler leurs compétences dans leur CV. Coté entreprises, les employeurs précisent également dans les offres d’emploi, les compétences qu’ils recherchent. Le recruteur peut préciser dans les offres qu’il dépose à Pôle emploi, jusqu’à 3 qualités professionnelles attendues en priorité dans le profil des candidats. Ainsi, à chaque métier se voit désormais attaché un certain nombre de compétences attendues. Le référentiel mis en place regroupe des compétences très diverses. Ainsi, certaines sont très spécifiques, d’autres plus généralistes et transverses à de nombreux métiers.

Figure 10 LES 10 COMPÉTENCES LES PLUS FRÉQUENTES DANS LA DEMANDE ET L’OFFRE D’EMPLOI dans la demande d’emploi › Suivre l’état des stocks › Entretenir les locaux › Outils bureautiques › Définir les besoins en approvisionnement › Accueillir une clientèle › Préparer les commandes › Vérifier la conformité de la livraison › Coordonner l’activité d’une équipe › Réceptionner un produit › Règles d’hygiène et de propreté › Entretenir les locaux › Accueillir une clientèle › Entretenir un poste de travail › Accompagner la personne dans les gestes de la vie quotidienne › Réceptionner un produit › Vérifier la conformité de la livraison › Charger des marchandises, des produits › Caractéristiques des produits d’entretien › Suivre l’état des stocks › Proposer un service ou produit adapté au client dans les offres d’emploi Encadré 6 : Les principales attentes des entreprises Six employeurs sur dix estiment que les compétences comportementales sont plus importantes que les compétences techniques.

C’est le principal résultat de l’enquête menée par Pôle emploi, au plan national [Éclairages et Synthèse #42 Diplômes, compétences techniques ou comportementales : quelles sont les principales attentes des entreprises ?].

Les compétences comportementales comme la capacité à travailler en équipe, le fait d’être autonome et celui de respecter les règles et les consignes sont jugées indispensables par la quasi- totalité des employeurs. Quant à l’exigence du sens de la relation client, elle s’est largement diffusée à l’ensemble des métiers.

ÉCLAIRAGES ET SYNTHÈSES _ 23 Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine a rénové son observatoire : › Une nouvelle identité visuelle plus lisible › Une consultation possible sous tous types de support (ordinateur, tablette, smartphone) › Des chiffres clés pour appréhender en un coup d’œil les dernières tendances › Un accès facilité aux publications grâce à un moteur de recherche.

› Un accès modernisé aux données localisées Retrouvez toutes les publications statistiques, études et analyses réalisées par Pôle emploi ainsi que les données localisées concernant l’emploi et le chômage de votre territoire. Pour cela, une seule adresse : observatoire-emploi-nouvelle-aquitaine.fr

EN SAVOIR PLUS Retrouvez l’ensemble des résultats régionaux BMO ainsi que toutes les publications sous www.observatoire-emploi-nouvelle-aquitaine.fr Retrouvez l’ensemble des résultats nationaux BMO sous www.bmo.pole-emploi.org Sources et méthodes L’OBJECTIF DE L’ENQUÊTE : L’enquête Besoins en main-d’œuvre (BMO) est une initiative de Pôle emploi, réalisée avec l’ensemble des directions régionales et le concours du CREDOC. L’enquête BMO est avant tout un outil d’aide à la décision pour Pôle emploi. Elle lui permet de mieux connaître les intentions des établissements en matière de recrutement, d’orienter les demandeurs d’emploi dans les secteurs porteurs et d’adapter l’effort de financement des formations aux métiers en tension.

Cette enquête mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir, qu’il s’agisse de créations de postes ou de remplacements. De plus, ces projets concernent tous les types de recrutement, y compris les postes à temps partiel et le personnel saisonnier.

LA POPULATION DE L’ENQUÊTE : L’enquête BMO 2018 a été réalisée entre octobre et décembre 2017 dans les 13 régions métropolitaines et les 5 départements d’outre-mer. Le champ de cette dix-septième vague est le même que celui de l’an dernier, soit d’une part les établissements relevant de l’Assurance chômage et, d’autre part : les établissements de 0 salarié ayant émis au moins une déclaration d’embauche au cours des 12 derniers mois, les établissements du secteur agricole, les établissements du secteur public relevant des collectivités territoriales (communes, régions , les établissements publics administratifs (syndicats intercommunaux, hôpitaux, écoles…).

L’enquête ne comprend donc pas les administrations de l’état (ministères, police, justice…) et les entreprises publiques (Banque de France, RATP…). Le questionnaire soumis aux employeurs couvre une liste de 200 métiers qui correspond aux Familles Professionnelles (FAP) et se décline en six versions différentes, afin d’ajuster la liste de métiers proposée au secteur d’activité de l’établissement. LA MÉTHODE : Sur les 222 000 établissements régionaux entrant dans le champ de l’enquête, 166 000 ont ainsi été interrogés, par voie téléphonique, postale ou web. Comme l’an dernier, un dispositif spécifique a été mis en place pour les plus grands groupes, afin de prendre en compte leur politique de recrutement centralisée.

Au global, 44 500 réponses ont été collectées et exploitées pour la région Nouvelle- Aquitaine, soit un taux de retour de 26,8%.

Les résultats ont ensuite été redressés pour être représentatifs de l’ensemble des établissements, à l’aide d’une procédure de type calage sur marges définies à partir de la structure de la population mère des établissements.

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