Les véhicules tout-terrain (VTT) en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine

Les véhicules tout-terrain (VTT) en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine État de situation et perspectives de développement préparé par : Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Janvier 2002

Le comité consultatif Les clubs rencontrés Les répondants au sondage Les distributeurs du sondage Les bailleurs de fonds Les organismes-ressource Remerciements Michel Caron ministère des Transports, direction régionale Geneviève Ferlatte ministère des Ressources naturelles Martin Gingras ministère des Ressources naturelles, secteur Forêt Conrad Goulet Conseil régional de la Faune Marc Lauzon ministère des Ressources naturelles, direction régionale Jean-Luc Paquet ministère des Ressources naturelles, secteur Forêt Daniel Renaud Fédération québécoise des clubs quads Victor Saint-Onge ministère des Transports, centre de New Carlisle Club sportif du Mont Arctique l’Alverne Club VTT de la Baie Caplan Club VTT Tracadièche Carleton-Saint-Omer Club VTT 100 Frontières Cap-Chat-Capucins Club VTT des Îles Fatima, Îles-de-la-Madeleine Club VTT Coureurs des Bois Sainte-Julie MRC Haute-Gaspésie : 10 MRC Côte-de-Gaspé : 24 MRC Rocher-Percé : 10 MRC Avignon : 7 MRC Bonaventure : 14 Au total, 65 utilisateurs de véhicules tout-terrain ont répondu au questionnaire.

Bérengère Therrien municipalité de Sainte-Anne-des-Monts-Tourelle Lisa Armishaw municipalité de Nouvelle Daniel Bujold municipalité de Murdochville Étienne Bélanger Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Les bénévoles responsables de la mise sur pied du club de Paspébiac Emploi-Québec MRC des Îles Ministère des Régions Rexforêt Unité régionale loisir et sport Table des matières

1. Introduction ___ 1
2. Le contexte: 2.1. Provincial ___ 2
2.1.1. La Fédération des clubs quads ___ 3
2.1.2. Les forces et faiblesses du produit VTT ___ 5
2.2. Régional ___ 6
2.3. Hivernal : le rôle de la motoneige ___ 7
3. Objectifs du plan ___ 8
4. La méthodologie ___ 9
5. Les utilisateurs: 5.1. Résultats du sondage ___ 10
5.2. Constats préliminaires ___ 18
6. Les orientations de développement ___ 19
7. La Gaspésie: 7.1. Les clubs ___ 21
7.1.1. État de la situation actuelle ___ 21
7.1.2. Stratégie d’intervention ___ 23
7.1.2.1. Proposition de mise en place ___ 26
7.2.

Les sentiers ___ 28
7.2.1. Les tracés existants et à venir ___ 29
7.2.2. Les normes d’aménagement ___ 29
7.2.3. Gestion, entretien et pérennité des sentiers ___ 30
7.3. La coordination régionale ___ 31
7.4. L’industrie touristique: 7.4.1. Type de produit ___ 33
7.4.2. Éléments à développer ___ 34
7.4.3. Promotion ___ 34
7.5. Recommandations . 36

8. Les Îles-de-la-Madeleine: 8.1. Bref historique ___ 40
8.2. État de la situation actuelle ___ 41
8.2.1. Le club ___ 41
8.2.2. Le sentier ___ 42
8.3. Spécificité de la pratique du VTT ___ 42
8.4 Proposition d’intervention ___ 43
8.4.1 Le coordonnateur ___ 43
8.4.2 Les aménagements connexes ___ 44
8.4.3 La réglementation ___ 45
9. Conclusion ___ 46
Bibliographie ___ 47
Liste des graphiques : 1. Profil de l’utilisateur ___ 10
2. Habitudes des utilisateurs ___ 11
3. Types de routes utilisés ___ 12
4. Transport du VTT pour avoir accès à d’autres sentiers ___ 12
5.

Types de randonnées ___ 13
6. Attentes lors d’une randonnée ___ 14
7. Éléments incitant les quadistes à devenir membre d’un club ___ 14
8. Autres utilisateurs dans les sentiers ___ 15
9. VTT versus motoneige ___ 16
10. Taux d’accident ___ 17
Liste des tableaux : 1. Forces et faiblesses du produit VTT ___ 5
2. Nombre de véhicules hors route immatriculés, toutes régions confondues ___ 8
3. Tableau récapitulatif des clubs ___ 22
4. Proposition de localisation des clubs ___ 26
5. Clubs ayant des travaux prévus à l’été 2002 ___ 28
6. Échéancier suggéré ___ 46
Liste des figures :

1. Proposition d’organigramme de la coordination régionale ___ 39
2. Coordination du produit VTT aux Îles-de-la-Madeleine ___ 44
Annexes : A. Activités du club de VTT de la Matapédia B. Questionnaire des utilisateurs C. Questionnaire des clubs D. Réglementations en vigueur : C loi sur les véhicules hors route, ministère des Transports C loi sur la qualité de l’environnement, ministère de l’Environnement E. Liste des programmes de subventions disponibles

1 Cazelais, Normand et coll. L’espace touristique. Ed. PUQ. 2000. p. 49. Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 1 1.

Introduction Motoneige, véhicule à 4 roues motrices, motocyclette de type moto-cross et véhicule toutterrain (VTT) font partie de la catégorie des véhicules hors route. Et par définition, leur lieu de pratique se situe en dehors des chemins publics, dans des endroits presque sauvages. Les véhicules tout-terrain, quant à eux, occupent une double fonction : utilitaire et récréatif.

planifier et aménager des espaces qui n’altèrent et ne détériorent pas les paysages mais qui soient, au contraire, l’expression et l’aboutissement d’une structure spécifique. Le faire en respectant le milieu naturel et en répondant aux attentes, à la fois des visiteurs et des visités, des intervenants, des investisseurs et des gouvernements, constitue l’un des plus grands défis à relever ___ 1
. Au niveau de la concertation, voilà le plus grand exercice qui nous attend et que nous relèverons avec fierté! L’organisation et le développement du VTT en Gaspésie en sont à leurs premiers balbutiements.

Le produit semble s’orchestrer dans l’ensemble du Québec. Sur notre territoire, le nombre de VTT augmente à une vitesse fulgurante. La création de sentiers spécifiques comblera un besoin certain pour les amateurs, sécurisera la pratique et protégera l’environnement et la propriété privée. Une connaissance du milieu, de ses avantages et de ses inconvénients nous ont permis d’élaborer une stratégie de développement et de dégager des recommandations.

2 Conseil canadien de la sécurité. Cours de conduite de VTT : guide du moniteur. 1991. 3 Pluram. Étude sur le développement et la commercialisation touristique du Quad au Québec. p. 3-2. Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 2 2. Le contexte Mais qu’est-ce qu’un VTT 2 : abréviation de véhicule tout-terrain, c’est-à-dire tout véhicule hors route motorisé mesurant 50 pouces de largeur ou moins, qui est équipé de guidons pour assurer le contrôle de la direction; dont le poids sec s’élève à 600 lb/450 kg ou moins; dont la carrosserie repose sur au moins trois pneus à basse pression et dont le siège a été conçu de manière à ce que le conducteur y soit assis les jambes écartées.

Il est très difficile d’obtenir un historique valable du VTT mais nous pouvons tout de même affirmer que ce sont surtout les fermiers, les premiers, qui ont acquis ces véhicules pour leurs travaux de la ferme. Par la suite, ils sont sortis « de la grange pour aller se balader dans le champ ». Depuis ses débuts, le véhicule s’est transformé, il est devenu plus performant, plus robuste. Le mot quad est apparu lorsque les véhicules tout-terrain sont passés de trois à quatre roues. Les trois roues étant trop dangereux, ils ont disparu du marché.

2.1 Provincial Il existe présentement au Québec plus d’une centaine de clubs quads affiliés à la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ). À l’observation de la carte produite par celle-ci, nous remarquons que la majorité de ces clubs sont concentrés dans 4 régions touristiques très urbanisées : Chaudière-Appalaches, Montérégie, Lanaudière et Laurentides. La plupart des clubs pratiquant l’activité en saison hivernale se situe également dans ces régions, cette saison ouvrant la porte à des territoires non accessibles l’été (ex. : champs cultivés, plans d’eau, etc.). Par contre, les statistiques d’immatriculation des véhicules tout-terrain de la Société d’assurances automobile du Québec (SAAQ) démontrent que les régions éloignées des centres urbains sont celles où on retrouve le plus grand nombre de propriétaires de VTT immatriculés.

Paradoxalement, ces mêmes régions ont un très petit nombre de clubs affiliés à la Fédération.

Les adeptes de ces régions ont accès à de vastes territoires possédant tout un réseau de voies carrossables qu’ils peuvent emprunter sans restrictions et sans frais jusqu’à la venue de la neige 3 .

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 3 Et la Gaspésie n’échappe pas à cette tendance. Il serait tout-à-fait plausible d’émettre l’hypothèse suivante : les conditions socio-économiques d’une région (région ressource, chômage, emplois saisonniers et précaires) accroissent la popularité du VTT. Les gens vivant dans ces régions de « plein air » ont peut-être moins de restriction de temps et plus d’accès à de vastes territoires.

De plus, ces régions sont quadrillées de chemins forestiers de toutes sortes et offrent un immense potentiel de développement pour les sentiers de VTT.

Quelques éléments pouvant contribuer de façon significative au développement du VTT sont déjà en place : l’existence d’une fédération québécoise des clubs quads, le réseau gaspésien de la motoneige, pour ne nommer que ceux-là. 2.1.1 La Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) Historique En 1987 entraient en vigueur les premiers règlements sur la circulation des véhicules quads. Les adeptes commencèrent alors à se regrouper en association ou en clubs afin de pratiquer leur activité de façon organisée et harmonieuse. Au début des années 90, la Fédération québécoise des clubs quads (FQCQ) est la seule organisation à jouir de la reconnaissance de l’État et apte à encadrer les activités reliées aux loisirs du quad.

La Fédération compte aujourd’hui 126 clubs regroupant environ 46 000 membres. Ces clubs entretiennent environ 8 880 kilomètres de sentiers d’été et 9 600 kilomètres d’hiver répartis sur l’ensemble du territoire québécois.

Rôle Le rôle de la Fédération consiste, entre autres, à encourager, promouvoir et développer l’activité quad de manière encadrée. Elle a également pour mission de regrouper, coordonner et aider les clubs membres dans le développement de leur réseau de sentiers de façon sécuritaire et de servir de moyen de communication entre les clubs. Financement des clubs À la dernière assemblée générale de la FQCQ (au printemps 2001), les membres ont opté pour la tarification suivante : Tarifs Saison : Valide du : 60 $ Été 1er mai au 31 octobre 100 $ 4 saisons 1er novembre au 31 octobre De la vente de ces cartes, le club doit remettre 12 $ à la Fédération et dispose du reste

4 Ministère des Transports. Le véhicule tout-terrain et la motoneige en Gaspésie–Îlesde-la-Madeleine. Direction du Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. p.5. Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 4 selon ses priorités locales. La fédération subventionne également chacun des clubs selon le nombre de kilomètres entretenus. Pour l’année 2001-2002, elle verse aux clubs une somme de 27,28 $/km pour chaque kilomètre de sentier d’été et 33,30 $/km pour ceux d’hiver. La Fédération offre un programme de subvention destiné à l’achat de panneaux de signalisation représentant 50 % du total des coûts.

L’affiliation annuelle à la Fédération est de 100 $ par club de quads. Les avantages liés à l’adhésion sont : C accessibilité à desmilliers de kilomètres de sentiers balisés, normalisés et homologués; C pratique du VTT dans des endroits sécuritaires; C activités organisées; C abonnement gratuit à la revue Quad; C rencontres et échanges avec des gens partageant la même passion; C mise à jour constante sur les lois et le monde du VTT; C carte provinciale des sentiers fédérés. Un droit perçu sur l’immatriculation des véhicules est remis à la Fédération et redistribué aux clubs pour financer leur développement et leur permettre la prise en charge des nouvelles responsabilités qui leur sont dévolues.

La réglementation fixe ce droit à 6 $ pour les quads 4 .

L’immatriculation du véhicule tout-terrain permet à des utilisateurs autre que le propriétaire d’en faire usage. Toute personne qui utilise un VTT doit avoir un permis de conduire valide en sa possession. Les personnes de 14 à 16 ans doivent obligatoirement suivre un cours de conduite de VTT pour pouvoir circuler. Avant de suivre le cours, l’adolescent (e) doit posséder un permis de conduire de cyclomoteur. Les équipements de sécurité obligatoire pour se promener en VTT sont les suivants : un casque, une protection pour les yeux, un chandail à manche longue, des gants, des pantalons et des bottes.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 5 2.1.2 Forces et faiblesses du produit VTT Le tableau suivant dresse le portrait des forces et faiblesses du produit VTT selon les saisons de pratique. Tableau 1 - Forces et faiblesses du produit VTT Forces Faiblesses HIVER : C endommage moins le terrain; C pour des régions urbaines où l’espace est restreint, permet de circuler à des endroits peu accessibles l’été (agriculture); C la circulation n’est possible que dans des sentiers aménagés et entretenus; C pas de poussière.

HIVER : C nécessite de l’équipement lourd (surfaceuse); C les besoins en immobilisation sont plus grands : refuges chauffés, garage pour entreposer l’équipement, etc.; C l’utilisateur est plus soumis aux intempéries; C il devient extrêmement dangereux d’emprunter le sentier de motoneige; C l’entretien de la piste doit être fait après chaque bordée de neige et même plus, selon la fréquentation; C nécessite plus d’équipements.

ÉTÉ : C exige moins d’équipements; C pour les régions rurales, permet de circuler dans un plus grand nombre de chemins; C la température n’a pas d’emprise sur la pratique; C l’entretien des sentiers est moins exigeant.

ÉTÉ : C endommage plus le terrain; C dégage de la poussière; C plus grande contrainte au niveau des propriétés privées; C risque plus élevé d’accident lorsque l’usager ne circule pas sur des sentiers balisés. Le véhicule lui-même possède ses propres forces et faiblesses. Il est économique à l’utilisation et extrêmement malléable. Ce dernier point est à la fois une force et une faiblesse. Il réussit à passer partout (force) par contre il circule à des endroits où il ne devrait pas (faiblesse), à titre d’exemple dans des rivières à saumon ou encore dans des milieux aménagés.

5 Ministère des Transports.

Le véhicule tout-terrain et la motoneige en Gaspésie–Îlesde-la-Madeleine. 2001. p. 3 6 Ministère des Transports. Vers une politique sur les véhicules hors-route. 1991. p. 26 Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 6 2.2 Régional Selon une étude réalisée par Pluram pour le compte de la Fédération québécoise des clubs motocyclistes associés (1996), les régions les plus éloignées sont celles qui comptent le plus grand nombre de véhicules tout-terrain immatriculés par 100 habitants. Cette donnée colle à notre réalité. La région compte 55 VTT par tranche de 1 000 habitants, soit plus du double de la moyenne québécoise (25).

C’est dans les MRC de Côte-de-Gaspé (69) et de Haute-Gaspésie (68) que l’on retrouve le plus de VTT par tranche de 1 000 habitants alors qu’aux Îles-de-la-Madeleine, on n’en compte que 35 5 . Il n’y a qu’à constater le nombre de concessionnaires sur notre territoire : une vingtaine pour la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. De plus, notre arrière-pays est rempli de routes forestières de toutes catégories; un immense terrain de jeu pour les partisans de véhicules tout-terrain devient alors accessible. Ils sillonnent le territoire sans aucune contrainte et leur nombre augmente à une vitesse étonnante.

Les publicitaires font la promotion d’une image de liberté attachée à la possession d’un véhicule tout-terrain. Cette image, qui préconise la liberté absolue de l’utilisateur au détriment de l’environnement, contribue à détruire la qualité de la vie 6 . Cette situation occasionne plusieurs problématiques : dommage à l’environnement, atteinte à la propriété privée et dangerosité de la pratique. Par contre, afin d’être en mesure de bien appliquer la réglementation en vigueur, il faudrait envisager une augmentation des équipements et des ressources des effectifs de la Sûreté du Québec. En effet, deux VTT et deux patrouilleurs desservent le territoire de la Gaspésie et une partie du Bas-Saint-Laurent.

Ces mêmes personnes sont aussi affectées à la réglementation sur les plans d’eau et la motoneige. La situation est exactement la même aux Îles.

Pour certaines municipalités, les VTT sont vraiment un casse-tête car ils circulent dans les rues. Sentant naître une certaine réprobation, elles se voient dans l’obligation d’agir en dirigeant ce petit véhicule « passe partout » dans des sentiers aménagés à cet effet.

7 Unité régionale loisir et sport. Plan de développement de la motoneige en Gaspésie. Phase 3. 2001. Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 7 2.3 Hivernal : le rôle de la motoneige La région administrative de la Gaspésie possède 14 clubs de motoneigistes répartis sur l’ensemble du territoire.

Chacun de ces clubs est bien implanté et structuré. Ils existent depuis plus de 20 ans et possèdent les équipements nécessaires à leur bon fonctionnement : machinerie (surfaceuse, etc.), ouvrages d’art (ponts, passerelles, ponceaux, etc.) et un local où les membres peuvent se réunir. Les sentiers de motoneige forment une boucle qui ceinture toute la Gaspésie. La TransQuébec (# 5) et les sentiers régionaux totalisent environ 2 000 km. La longueur du réseau est à la fois la force et la faiblesse du produit motoneige. En effet, le sentier permet de faire le tour de la Gaspésie sans revenir sur ses pas.

C’est un itinéraire intéressant pour le touriste. En contrepartie, avec une telle longueur de sentier formant une boucle et non un réseau de sentiers multiples, il devient plus facile d’interrompre le circuit. Cette interruption peut être occasionnée par diverses raisons d’ordres naturelles ou humaines (crue soudaine ou la cessation des activités d’un club).

Le grand nombre de clubs de motoneigistes sur le territoire occasionne un faible membership pour chaque club. Ce manque de membres explique la fragilité financière des clubs. Dans le cas où un groupe se verrait dans l’obligation de fermer ses portes, l’ensemble du réseau serait coupé et affecterait ainsi le fonctionnement des autres clubs. Il ne faudrait pas répéter cette erreur avec le VTT. En Gaspésie, 5 passerelles et 30 ponts, d’une capacité portante (ponts) de 125 lb/pied carré, ont été construits au cours des deux dernières années 7 . Ces constructions, érigées à partir de la volonté des clubs de motoneigistes, sont actuellement disponibles pour d’autres usagers.

Elles permettent de traverser, entre autres, nos rivières à saumon. Il serait logique d’utiliser ces équipements lorsque ceux-ci peuvent être accessibles aux amateurs de VTT. Les sentiers de VTT, sans emprunter le sentier de motoneige pour y accéder, peuvent se diriger vers ces infrastructures pour traverser, en toute sécurité, ces cours d’eau.

En plus des ouvrages d’art, plusieurs clubs de VTT ont déjà pris des ententes avec leur club respectif de motoneigistes afin de partager leur local et leurs refuges et ce, du printemps à l’automne. En ce qui concerne l’utilisation des sentiers, certaines portions du sentier de motoneige pourraient être accessibles. Mais éventuellement, il faudra se tourner vers d’autres alternatives en présumant que les clubs de VTT voudront exercer leurs activités toute l’année.

8 Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Dossier statistique de 1994 à 1999.

Immatriculation. Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 8 3. Objectifs du plan Le produit VTT ressemble actuellement à celui de la motoneige des années 70 c’est-à-dire que les quadistes sont nombreux et sans encadrement. Le tableau suivant démontre que le VTT a même dépassé, en popularité, la motoneige. Tableau 2 - Nombre de véhicules hors route immatriculés, toutes les régions du Québec confondues 8 Véhicule tout-terrain Motoneige 1994 138 172 149 311 1995 147 647 158 982 1996 156 194 154 697 1997 162 892 157 905 1998 175 026 157 220 1999 191 311 151 608 2000 222 596 n/d À la différence près que nous n’attendrons pas 20 ans avant de posséder un réseau répondant à la fois à la clientèle locale et à l’industrie touristique! C’est dans cet esprit qu’est né le besoin d’un plan de développement du VTT pour notre territoire.

Il vise, entre autres, à fournir à la région un outil sur lequel toutes les instances concernées de près ou de loin par le VTT, parlent le même langage, définissant ainsi les mêmes règles du jeu. Il se veut un outil de planification, d’organisation et de suivi du produit VTT. Pour y arriver, nous avons définis les objectifs suivants : C Définir l’état de situation de l’utilisation du VTT en Gaspésie et aux Îles-de-laMadeleine.

C Orienter le processus de planification préalable à la mise en oeuvre des sentiers. C Sécuriser la pratique du VTT. C Uniformiser l’aménagement des sentiers.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 9 C Augmenter le nombre de kilomètres de sentiers standardisés. C Assurer le respect des normes environnementales et fauniques. C Protéger la propriété privée. Le bilan de la situation actuelle nous a permis de mieux connaître le produit et d’identifier les orientations à prendre en matière de développement du VTT pour notre région.

4. La méthodologie Dans le but d’avoir une meilleure compréhension du VTT en Gaspésie et aux Îles-de-la Madeleine, deux groupes ont été ciblés : celui des clubs de VTT et celui des utilisateurs de véhicules tout-terrain n’étant pas rattaché à un club. Des entrevues individuelles ont été effectuées avec le président ou un membre du conseil d’administration de 5 clubs du territoire et un de Sainte-Julie en banlieue de Montréal. Nous avons conjointement rempli un questionnaire touchant les aspects suivants : le membership, ce qu’ils recherchent, portrait de leurs sentiers et de leur géographie, les infrastructures, les équipements et les immobilisations, l’entretien, la signalisation, la sécurité, les assurances, le soutien, les autorisations et droits de passage, les bénévoles et l’industrie touristique (voir annexe C).

D’une durée de deux heures chacune, ces rencontres ont permis d’obtenir le portait le plus précis possible de leur situation. Même si la majorité des clubs interrogés n’ont pas de sentiers pour l’instant, ces échanges ont permis de dégager leur volonté et leur vision du VTT.

En ce qui concerne les utilisateurs de VTT ne faisant pas partie d’un club, un questionnaire d’une trentaine de questions (voir annexe B) a été distribué dans les 5 MRC de la Gaspésie par 4 procédés différents et ce, de façon aléatoire. Les utilisateurs des MRC Haute-Gaspésie et Avignon (une dizaine dans chaque MRC) ont été rejoints par une personne-ressourcetravaillant respectivement dans les municipalités de Sainte-Anne-desMonts–Tourelle et de Nouvelle. Dans la MRC Côte-de-Gaspé, nous nous sommes concentrés sur la localité de Murdochville. Une liste de propriétaires de VTT nous a été fournie par la municipalité.

Le contact s’est fait par un envoi postal auprès de 46 personnes. Le taux de réponse fut excellent, soit 52 %. Finalement dans la MRC RocherPercé, le questionnaire fut distribué via le garage Bélanger Couture de Grande-Rivière.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 10 5. Les utilisateurs 5.1 les résultats du sondage Soixante-cinq pour cent des personnes non-membres d’un club de VTT, réparties dans les 5 MRC du territoire gaspésien, ont répondu au sondage. Les graphiques suivants dégagent les résultats recueillis et représentent les plus hauts pourcentages recueillis. À travers ce sondage, nous voulions connaître, entre autres, qui est l’utilisateur de VTT, ses habitudes en matière de déplacement et ce qu’il attend d’un club. Le premier graphique nous donne le profil socio-économique de l’individu.

Graphique 1 La majorité des utilisateurs sont des hommes. La moitié d’entre eux est âgée entre 36 et 55 ans et leurs revenus se situent entre 26 000 $ et 55 000 $.

Le deuxième graphique met en relation plusieurs éléments : le nombre d’années de

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 11 pratique, à quelle fin sert le VTT, le nombre de kilomètres fait par randonnée ainsi que le nombre de randonnées par année. Graphique 2 Presque la moitié d’entre eux font du VTT depuis plus de 10 ans et s’en servent également à des fins utilitaires pour de menus travaux tels que déplacer du bois, de la neige ou pour l’agriculture. Au-delà de 50 km sont parcourus lors de leur randonnée de loisir.

Le type de routes utilisés devient un élément déterminant dans le cadre d’une campagne

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 12 d’information afin de contrer, s’il y a lieu, les mauvaises habitudes. Nous constatons que la majorité des quadistes utilise déjà des anciens chemins forestiers, routes pressenties pour l’aménagement de sentiers de VTT. Graphique 3 Graphique 4 Ces données démontrent que les usagers ne veulent pas, ou très peu, transporter leur VTT pour avoir accès à des sentiers. Ils veulent pratiquement partir de leur maison en VTT pour se rendre dans les sentiers.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 13 Les graphiques 5 et 6 font ressortir une même donnée : la nature est le but principal des randonnées.

Graphique 5 Lors de leurs randonnées en solitaire ou à deux, la majorité des utilisateurs ne se promènent que pour quelques heures ou pour chasser. Les randonnées de groupe ont pour but de se rendre à des sites attrayants. Fait intéressant, 41 % des utilisateurs aiment bien se détendre en revenant de leur randonnée alors que 30 % d’entre eux ne recherchent aucune activité au retour.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 14

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 15 Graphique 6 Le sondage démontre que la nature est l’élément majeur qui motive les quadistes à se promener en VTT suivi de près par voir des sites panoramiques et, en troisième lieu, avoir accès à des sentiers sécuritaires. Graphique 7 Parmi les onze réponses disponibles à la question : « Quelles sont les raisons pour lesquelles vous ne faites pas partie d’un club de VTT , 85,5 % des répondants l’attribuent à l’absence de club dans leur municipalité et 75 % expriment qu’ils deviendraient membre d’un club si celui-ci possédait des sentiers balisés menant à d’autres clubs.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 16 Il semble évident que l’on ne peut construire un sentier pour chaque activité. Par contre, une collision entre deux utilisateurs différents (motorisés ou non) peut avoir des conséquences extrêmement grave. Graphique 8 Presque la totalité des répondants estime que les sentiers de VTT peuvent servir à d’autres utilisateurs, principalement le vélo de montagne et la motoneige. Pour la motoneige, c’est possible dans la mesure où l’usage ne se fait pas durant la même saison. En ce qui concerne le vélo, il existe, au départ, un conflit d’usage car le VTT produit énormément de poussière sur son passage, pouvant incommoder fortement le cycliste.

La largeur du sentier et les vitesses permises déterminent généralement la co-existence ou non d’un autre utilisateur.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 17 Graphique 9 Quatre quadistes sur 10 possèdent une motoneige et de ces 4, la moitié fait partie d’un club de motoneigistes. On peut facilement déduire que ceux qui connaissent les avantages à faire partie d’un club de quadistes sont les mêmes individus déjà membres d’un club de motoneigistes. Mais de toutes ces statistiques, la plus intéressante est que 27 % de tout ce beau monde a délaissé la motoneige pour s’adonner à la pratique du VTT.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 18 Graphique 10 Soixante-quatre pour cent des répondants détiennent une assurance responsabilité civile et 20 %, une assurance accident.

Seize pour cent ne possèdent aucune assurance pour leur VTT. Un meilleur coût pour les assurances est un des avantages d’être membre d’un club de quadistes.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 19 5.2 Constats préliminaires Nous pouvons donc, à partir du sondage, tirer des constats préliminaires. Cette enquête nous a permis de faire ressortir les dix observations suivantes : 1. Presque la moitié des utilisateurs interrogés (48 %) pratique le VTT depuis plus de 10 ans. 2. Quarante-cinq pour cent d’entre eux utilisent leur VTT autant à titre utilitaire qu’à des fins de loisir. Nous pouvons supposer que les utilisateurs qui font du VTT depuis plus de 10 ans l’ont acheté à titre utilitaire. 3. Les quadistes effectuent des randonnées de 50 kilomètres et plus.

4. Ils utilisent des anciens chemins forestiers.

5. Soixante-quinze pour cent des répondants, qui, rappelons-le, ne sont pas membres d’un club de VTT, souhaiteraient avoir accès à des sentiers balisés. 6. Que les sentiers soient tous reliés entre eux, d’un club à l’autre. 7. Les trois attentes principales lors d’une randonnée sont les suivantes : la nature, les sites panoramiques et avoir accès à des sentiers balisés. 8. Les quadistes acceptent d’emblée que les sentiers de VTT peuvent servir à d’autres utilisateurs.

9. Plus de la moitié des utilisateurs de VTT (52 %) fait également partie d’un club de motoneigistes. 10. Finalement, 9,2 % ont eu un accident important.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 20 6. Les orientations de développement Le contexte actuel, de même que les opinions exprimées dans le sondage, nous permettent d’élaborer quelques pistes pour le développement du VTT en Gaspésie. Le produit VTT étant plus avancé aux Îles-de-la-Madeleine, les orientations présentées ici ne concernent que la Gaspésie, celles des Îles étant identifiées dans les pages suivantes. ì Consolidation des clubs La base de tout le produit VTT reposera sur les épaules des clubs. Il est donc impératif d’avoir des clubs forts.

Pour ce faire, un maximum de dix clubs doit couvrir le territoire gaspésien car plus leur nombre est restreint, plus le membership de chacun risque d’être élevé. Un grand nombre de membres permet à un club de « vivre » financièrement parlant. À preuve, le club de VTT des Îles-de-la-Madeleine n’a connu une bonne santé financière que depuis qu’il a dépassé le cap des 300 membres. í Mise en valeur du produit par une accessibilité à des attraits et sites panoramiques Quelques énoncés du sondage parlent d’eux-mêmes : la nature et les sites panoramiques sont les principales motivations de sorties en VTT.

Une des orientations première de développement sera d’aménager un réseau de sentiers enrichis d’attraits naturels et de sites panoramiques imposants. Les tracés devront inévitablement côtoyer ces attraits. Plus les sites seront impressionnants, plus la force d’appel touristique sera grande. Il est important de mentionner que très souvent ces sites sont sensibles sur le plan environnemental et faunique. Toutes les mesures nécessaires à la protection des sites fragiles seront prises dans le but également d’éviter les conflits avec tous les utilisateurs de type d’attraits. î Localisation des sentiers et utilisation de chemins existants Traverser la Gaspésie et diriger ledéveloppement de sentiers vers l’arrière-pays, voilà ce que devrait être le leitmotiv de l’ensemble des clubs.

Les sentiers de chaque club doivent rejoindre les sentiers des clubs avoisinants de manière à ce qu’ils soient tous rattachés (volonté de 75 % des répondants). Par contre, il ne faut pas que le réseau de sentiers soit uniquement linéaire. Les quadistes devraient être capables de traverser la Gaspésie du nord au sud de même que d’est en ouest, de sorte que si un club cesse ses activités, l’accessibilité à certains endroits ne soit pas compromise. Nos répondants se promènent principalement dans des anciens chemins forestiers. Lorsque ces chemins sont abandonnés depuis longtemps, ils offrent une grande qualité de promenade de par leur beauté et leur assise de premier choix.

Par contre, en raison de leur statut, c’est-à-dire « chemins forestiers », on ne peut empêcher

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 21 d’autres utilisateurs d’y accéder. Une signalisation adéquate pourrait cependant indiquer une présence du VTT sur les chemins priorisés. La construction d’un sentier exclusivement pour le VTT aura auparavant fait l’objet d’une recherche approfondie sur le terrain. Cette construction n’aura lieu que s’il n’existe aucune autre possibilité de passage. Également, les sentiers de VTT emprunteront, dans la mesure du possible, les infrastructures déjà en place, comme par exemple celles de la motoneige.

Û Offre d’un produit de qualité Le respect des standards d’aménagement et des normes de sécurité, des attraits et des sites panoramiques, la fiabilité du réseau et un bon accueil forment, ensemble, un produit de premier choix.

La région devrait se doter d’une charte de qualité de son produit VTT. Elle pourrait, par le respect de cette charte et le soucis du détail provenant de tous les clubs, se voir apposer un label de qualité. Ce faisant, la région s’assure la fidélité d’une clientèle et fait d’importantes économies au niveau du marketing. La qualité, ça rapporte beaucoup!

ð Création d’un produit touristique Le tourisme d’aventure est un produit de service dont la satisfaction est difficilement mesurable contrairement à un produit manufacturé. Il faut être capable de répondre auxdemandes explicites et implicites des touristes. Plusieurs services doivent être mis en place tels que l’offre de forfaits, location de VTT, réparation, guide, stationnements, abris, cartes, etc. Ý Aménagement de sentiers qui respecte l’environnement et les autres utilisateurs des ressources La planification et la construction du sentier devront être faites en fonction de ne pas créer de problèmes de sédimentation dans les rivières.

La planification du réseau de sentiers devra tenir compte des autres utilisations de la forêt.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 22 7. La Gaspésie 7.1 Les clubs Suite à l’analyse de la position des utilisateurs de VTT, il nous importe maintenant de connaître la vision des clubs existants sur le territoire. Il y a présentement, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, quatre clubs de VTT incorporés : le club de VTT de la Baie à Caplan, le club de VTT 100 Frontières de Cap-Chat, le club sportif Mont-Arctique de l’Alverne et le club des Îles-de-la-Madeleine. Ils sont tous les quatre membres de la Fédération québécoise des clubs Quads (FQCQ).

Celui de Cap-Chat a plus de 10 ans d’existence (incluant quelques années d’arrêt) alors que celui de Caplan n’en est qu’à ses tout débuts. Ces deux derniers clubs, de même que celui des Îles, possèdent un membership et des sentiers aménagés. Quant à celui de l’Alverne, il est le seul associé à la Fédération, en recrutement de membres et ayant des sentiers en développement. Le club des Îles a débuté en 1989 à titre de club d’été. Quelques années plus tard, il est devenu un club 4 saisons.

Quatre clubs sont actuellement en procédure d’incorporation : Carleton, Paspébiac, Chandler et Mont-Saint-Pierre. Une volonté de former un club est présente dans deux municipalités : Gaspé et Murdochville. 7.1.1 État de la situation actuelle Le membership des clubs est principalement composé de personnes âgées entre 36 et 55 ans. Elles apprécient principalement des randonnées d’une journée, de 50 à 70 km, dans des sentiers aménagés menant à des sites panoramiques.

Le sondage démontre que les clubs estiment qu’entrent 10 et 20 % de leurs membres ont délaissé la motoneige pour se consacrer au VTT.

Cela s’explique par le fait qu’il est possible de faire du VTT toute l’année ou du moins sur une plus grande période que la motoneige. Cette pratique est moins dépendante des conditions climatiques et revient moins cher à l’usage que la motoneige. Même si l’été constitue la saison de prédilection des clubs de VTT du territoire, à l’exception des Îles-de-la-Madeleine qui opère toute l’année, quelques-uns prévoient étendre leurs activités durant la saison hivernale. Généralement, la saison d’opération estivale débute en mai et se termine avant l’ouverture de la chasse, en octobre.

Afin de répondre adéquatement aux attentes des quadistes, les clubs ont identifié deux objectifs ex aequo : avoir des sentiers bien aménagés et bien entretenus et posséder une signalisationadéquate.L’accessibilité à des sites panoramiques lors des randonnées vient en troisième lieu; ce dernier item ne peut cependant être comblé que lorsque les deux premières conditions sont bien remplies.

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 23 L’utilisation des sentiers par des quadistes non-membres est estimée à environ 15 %.

Ceux-ci sont majoritairement identifiés comme étant des jeunes. D’autres utilisateurs se servent également des quelques kilomètres de sentiers aménagés uniquement pour le VTT : en saison estivale : le vélo de montagne et la randonnée pédestre et en saison hivernale : la motoneige. Les clubs de quadistes sont prêts à recevoir les motoneigistes dans leurs sentiers étant entendu que l’utilisation des sentiers se fait à des périodes différentes.

Tableau 3 - Tableau récapitulatif des clubs Les clubs Nom du club Municipalité En formation Membres Club sportif du MontArctique L’Alverne en campagne Club VTT de la Baie Caplan 84 Club VTT des Îles Fatima 336 Club VTT Tracadièche Carleton / Club VTT de Paspébiac Paspébiac / Club VTT Chandler / Club VTT 100 Frontières Cap-ChatCapucins 20 (pour en arriver à 50 à la fin de la saison 2001) Club quads Les deux phares Mont-SaintPierre /

Unité régionale loisir et sport Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine Plan de développement du VTT 24 7.1.2 Stratégie d’intervention Tout converge vers une mise en place du produit VTT sur le territoire : volonté des utilisateurs, des clubs existants et en formation et l’essor de cette activité au niveau provincial.

Afin d’être en mesure de posséder et d’offrir un produit organisé, le développement structuré des deux composantes suivantes est essentiel : celui des clubs et celui des sentiers. La mission des clubs se répartit en trois catégories : administration, construction et entretien ainsi que récréation et sécurité. Administration Les clubs doivent, dans l’ordre : C former un conseil d’administration provisoire; C faire une demande de charte et de recherche de nom; C élaborer un projet de règlements généraux; C tenir une assemblée générale de fondation; C former un conseil d’administration permanent qui, lui, tiendra des réunions à la fréquence qu’il jugera nécessaire; C faire du recrutement pour son membership; C informer ses membres; C tenir une assemblée générale annuelle.

Il est important, pour chaque club, d’assurer une relève autant au niveau de ses membres que de son conseil d’administration. Le club doit faire attention à ses bénévoles en s’assurant, par exemple, que ce ne soit pas toujours les mêmes qui voient à tout : organisation des réunions et des activités de financement, entretien des sentiers, etc. Les occupations d’un club sont nombreuses; il y a de la place pour mandater différents acteurs à diverses responsabilités. Le club doit être imaginatif dans le recrutement et la reconnaissance de ses bénévoles afin que ceux-ci y trouvent un intérêt et donne le goût à d’autres de s’investir.

Ces bénévoles n’ont pas nécessairement les qualifications requises pour assurer le bon fonctionnement des clubs. Afin de combler ces lacunes, une formation peut leur être attribuée telle que : C animation de réunion; C secrétariat et compte rendu de réunion; C gestion financière et de projet; C accueil touristique; C autres cours de base sur demande. Ces outils sont autant d’atouts pour attirer la relève et assurer la pérennité des clubs. Il

Vous pouvez aussi lire
Partie suivante ... Annuler