Élevage - ABioDoc

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1er Copil du projet Casdar ReVABio Le 28 janvier 2020, ABioDoc a participé au premier comité de pilotage du projet Casdar ReVABio « la Régularité des Ventes clé de développement de l’Agneau Biologique » (2020-2023). Ce projet vise à améliorer le taux de commercialisation d’agneaux sous le label AB en proposant des outils permettant d’optimiser la valorisation des agneaux biologiques. Pour atteindre cet objectif, le projet se décline en trois actions : 1) Analyser les techniques d’étalement de la production et leur acceptabilité ; 2) Étudier les complémentarités et les concurrences entre les différents bassins de production d’agneaux bio ; 3) Analyser les impacts des techniques de finition et d’étalement de la production sur la qualité de la viande d’agneau.

Afin que l’ensemble de la filière ovin viande biologique soit engagée dans ce projet, les acteurs des principaux bassins de production seront mobilisés et consultés. ReVABio est piloté par l’Idele et l’ITAB et rassemble quinze partenaires (organisations de producteurs, instituts techniques, organismes de recherche, établissements d’enseignement agricole). Edito d’Héloïse BUGAUT et Sophie VALLEIX (ABioDoc). AGENDA Les 10 et 11 mars 2020, à Corte (20) Congrès viticole : « L’approche biodynamique de la vigne : Connaissances, recherches et pratiques » https://www.bio-dynamie.org/ Le 17 mars 2020, au GAEC Guilbert –Le Mesnil, à Tracy Bocage (14) Journée porte ouverte Reine Mathilde : « Bio et non labour, estce possible ? » http://idele.fr/no_cache/recherche/publication/idelesolr/recommend s/journee-portes-ouvertes-reine-mathilde-bio-et-non-labour-est-cepossible.html Le 19 mars 2020, à VetAgro Sup, à Lempdes (63) 3èmes Rencontres de l'Ecoterritorialité : « Les transitions agroécologiques » Contact : 04 73 98 70 38 ; agnes.roussel@vetagro-sup.fr http://rencontres-ecoterritorialite.vetagro-sup.fr/ Du 20 au 30 mars 2020, dans toute la France et à l’étranger Semaine pour les alternatives aux pesticides https://www.semaine-sans-pesticides.fr/ Les 25 et 26 mars 2020, à Paris (75) Journées de Printemps 2020, de l’AFPF : « Produire des Fourrages Demain dans un Contexte de Changements Climatiques » https://afpf-asso.fr/journees-afpf Les 25 et 26 mars 2020, à Valence (26) B.I.O.N’DAYS 2020 https://www.biondays.com/ Les 23 et 24 avril 2020, à Toulouse (31) Université Afterres 2050 : « Dialogue de prospectives - Décrypter les scénarios, éclairer les controverses, mobiliser les acteurs » Contact : universite.afterres2050@solagro.asso.fr https://solagro.org/agenda#date157 Le 28 avril 2020, à Paris (75) Colloque AGRIBALYSE : Alimentation et Environnement : Un nouveau regard sur vos assiettes !

https://agribalyse3.site.ademe.fr/ Le 5 mai 2020, dans le Grand Ouest (lieu à définir) Formation ITAB, en partenariat avec l’IFIP : « Produire du porc biologique » http://www.itab.asso.fr/formations/local_index.php Le 6 mai 2020, dans le Grand Ouest (lieu à définir) Formation ITAB, en partenariat avec l’IFIP : « L’alimentation du porc en agriculture biologique » http://www.itab.asso.fr/formations/local_index.php AGENDA (SUITE) Le 11 mai 2020, à Paris (75) Colloque de restitution du projet TransAE (Transformations du Travail et Transitions vers l’Agro-Écologie) http://www.agriculture-durable.org/lagriculturedurable/transformations-du-travail-et-transition-vers-lagroecologie-chez-les-eleveurs-de-ruminants/ Les 27 et 28 mai 2020, à Poussay (88) Salon de l'herbe et des fourrages https://www.salonherbe.com/ Le 9 juin 2020, à Paris (75) Formation ITAB : « Santé des ruminants : observer et prévenir grâce à l’outil Panse Bêtes » http://www.itab.asso.fr/formations/local_index.php Le 17 juin 2020, à Montauban (82) Rendez-Vous Tech&Bio Arboriculture https://www.tech-n-bio.com/fr/les-rendez-vous Les 8 et 9 juillet 2020, à Montagne (33) Rendez-Vous Tech&Bio Viticulture https://www.tech-n-bio.com/fr/les-rendez-vous Les 9 et 10 septembre 2020, à Villers-Pater (70) Rendez-Vous Tech&Bio Élevage https://www.tech-n-bio.com/fr/les-rendez-vous Du 21 au 27 septembre 2020, à Rennes (35) Organic World Congress 2020 (Congrès Mondial Bio 2020) https://owc.ifoam.bio/2020 Les 21 et 22 septembre 2020, à Lyon (69) Salon NATEXPO https://natexpo.com Les 22 et 23 septembre 2020, à Retiers (35) Salon La Terre est Notre Métier https://www.salonbio.fr/ Les 13,14 et 15 octobre 2020, à Avignon (84) Rendez-Vous Tech&Bio Cultures méditerranéennes https://www.tech-n-bio.com/fr/les-rendez-vous Le 14 octobre 2020, à Paris, Rennes ou Bordeaux (à définir en fonction des participants) Formation ITAB : « L’alimentation des volailles en agriculture biologique » http://www.itab.asso.fr/formations/local_index.php Pour plus de dates d’évènements bio : www.abiodoc.com

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3 Biopresse 263 - Février 2020 SOMMAIRE Productions animales ___ 4
Elevage ___ 4
Productions végétales ___ 14
Arboriculture ___ 14
Grandes cultures ___ 16
Jardinage ___ 20
Maraîchage ___ 20
Plantes aromatiques et médicinales ___ 24
Protection phytosanitaire ___ 25
Sol ___ 25
Viticulture ___ 26
Marché ___ 27
Filière ___ 27
Santé ___ 32
Ecologie et ruralité ___ 34
Agriculture durable ___ 34
Agriculture-environnement ___ 35
Développement rural ___ 38
Vie professionnelle ___ 42
Généralités ___ 42
Economie ___ 43
Organisation de l'Agriculture Biologique ___ 44
Politique agricole ___ 45
Réglementation ___ 46
Recherche et système spécifique ___ 50
Agriculture Biodynamique ___ 50
Agroforesterie ___ 51
Recherche ___ 51
Ressources génétiques ___ 52
BREVES ABIODOC ___ 53
Bulletin d'abonnement ___ 62
Tarifs du service documentaire ___ 62
Bon de commande ___ 63
Coordonnées des éditeurs des ouvrages cités ___ 64
DIRECTEUR DE PUBLICATION Etienne JOSIEN - Directeur général adjoint de VetAgro Sup RÉDACTRICE EN CHEF Sophie VALLEIX - Responsable d'ABioDoc RÉALISATION Esméralda RIBEIRO et Anna CARRAUD ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO : Aurélie BELLEIL, Héloïse BUGAUT, Esméralda RIBEIRO, Agnès ROUSSEL, Myriam VALLAS, Sophie VALLEIX Revue éditée et imprimée par ABioDoc Centre National de Ressources en Agriculture Biologique, avec le soutien du ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, de l'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, de la DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes VetAgro Sup Campus agronomique de Clermont 89, Avenue de l’Europe BP 35 - 63370 LEMPDES (France) Tél : 04.73.98.13.99 - Fax : 04.73.98.13.98 abiodoc@educagri.fr - www.abiodoc.com Suivez-nous sur https://fr-fr.facebook.com/biopresse Suivez ABioDoc sur https://twitter.com/ABioDoc

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PRODUCTIONS ANIMALES Biopresse 263 - Février 2020 4 PRODUCTIONS ANIMALES ÉLEVAGE Volailles de chair bio : Les médecines dites alternatives MASSALVE Tiffany / PLASSARD Dominique Le cahier des charges biologique limite le nombre de traitements antiparasitaires ou antibiotiques à un par an pour les volailles de chair. Les médecines dites alternatives comme la phytothérapie, l’aromathérapie ou l’homéopathie peuvent être prescrites en cas de besoin. Ainsi, après avoir rappelé l’importance de penser d’abord à la prévention (être vigilant sur la qualité des bâtiments, de l’alimentation, de l’eau, de l’air, veiller au bien-être animal, réaliser des vides sanitaires...), cet article fournit des éléments sur ces médecines alternatives et sur leurs usages possibles, notamment via des témoignages (éleveurs en particulier).

Pour certains d’entre eux, ces médecines représentent même l’avenir.

http://www.nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr/filieres-etterritoires/agriculture-biologique/publications/profilbio/formulaireprofilbio/profilbio/ Mots clés : HUILE ESSENTIELLE / AVICULTURE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / TEMOIGNAGE / TRAITEMENT / POULE / POULET DE CHAIR / VOLAILLE DE CHAIR / MEDECINE ALTERNATIVE / PHYTOTHERAPIE / SANTE ANIMALE / AROMATHERAPIE / HOMEOPATHIE / FRANCE PROFILBIO N° 7, 01/06/2019, 2 pages (p. 4-5) réf. 263-111 Polyculture-élevage dans la Drôme : « Rester maître de mes débouchés » RIVRY-FOURNIER Christine À 29 ans, Léo Girard est lauréat des Talents de Tech&Bio 2019.

Il s’est installé (hors cadre familial) en 2013, en bio, et est maintenant à la tête d’un système polyculture-élevage diversifié, qui emploie trois salariés à plein temps et un apprenti. Son objectif est de valoriser ses productions au maximum grâce à la transformation et à la vente directe, en travaillant le plus possible sur son autonomie et en économie circulaire. Sa ferme, Dessine-moi une brebis, est composée de 30 ha et de quatre ateliers : un atelier ovin lait d’une centaine de brebis, dont le lait est transformé sur place (fetas, faisselles, fromages aux herbes...) ; un atelier naisseurengraisseur bovin viande avec 15 mères Aubrac ; un atelier d’engraissement de 60 porcs ; et un atelier d’ail de semences (culture à forte valeur ajoutée).

Les animaux sont abattus à Romans-sur-Isère, à 30 km de la ferme, à raison d’un cochon de 6 mois (120 kg de PV), toutes les semaines ; de cinq agneaux âgés d’un mois, de février à avril ; et d'un broutard de 14 mois, tous les deux mois (210 à 220 kg de viande après découpe). Bien que Léo Girard vise l’autonomie alimentaire, il doit tout de même acheter une partie des fourrages et des concentrés. Il lui faudrait 50 à 60 ha de SAU pour être autonome, mais le coût des terres agricoles est prohibitif et ne cesse d’augmenter. Pour l’instant, le jeune entrepreneur ne s’octroie que 500 € de revenu et continue d’investir dans sa ferme.

Mots clés : CONDUITE TECHNIQUE / VENTE DIRECTE / VENTE EN CAISSETTE / TRANSFORMATION LAITIERE / FROMAGE / YAOURT / FONCIER / AUTONOMIE / DIVERSIFICATION / BOVIN VIANDE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / OVIN LAIT / TEMOIGNAGE / ENGRAISSEMENT / PORCIN / BROUTARD / AIL / SEMENCE VEGETALE / DROME BIOFIL N° 126, 01/11/2019, 2 pages (p. 42-43) réf. 263-004

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PRODUCTIONS ANIMALES 5 Biopresse 263 - Février 2020 Faut-il interdire aux vaches de manger des pissenlits ? BERGONSO Maxime Le collectif « Plantes en élevage » se mobilise pour que les médecines vétérinaires alternatives soit autorisées.

L'article explique comment la réglementation en vigueur empêche actuellement les éleveurs de pratiquer pleinement la phytothérapie et l’aromathérapie, alors qu’une diminution des antibiotiques est prônée par les pouvoirs publics.

Mots clés : ELEVAGE / REGLEMENTATION / ELEVAGE BIOLOGIQUE / SANTE ANIMALE / MEDECINE ALTERNATIVE / PHYTOTHERAPIE / AROMATHERAPIE / FRANCE / CONTROVERSE / COLLECTIF TRANSRURAL INITIATIVES N° 476, 01/09/2019, 1 page (p. 20) réf. 263-015 Limousin-Nouvelle Aquitaine : Pâturer en milieux diversifiés DUPERRAY Linda / PITON Lucille En 2008, Cédric et Stéphanie ont repris l’exploitation corrézienne des parents de Cédric. Ils ont décidé de redynamiser l’élevage ovin, la vente de myrtilles sauvages, l’accueil à la ferme, et ont développé un atelier de maraîchage de plein champ avec transformation. Le tout étant en bio.

Les 250 brebis de la ferme valorisent 110 ha de végétations semi-naturelles et diversifiées : prairies permanentes, pelouses, fonds humides, landes à callune, fougeraies... Au début, Cédric suivait le circuit de pâture de son père, mais il s’est vite rendu compte que les parcs étaient trop grands, que certaines zones étaient abîmées, et que d’autres étaient peu pâturées. Avec l’aide des éleveurs de l’Adapa et de Scopela, Cédric a travaillé durant six années sur la gestion de végétations semi-naturelles. Il a mêlé des méthodes de pâturage tournant à la tradition pastorale du Sud-Est, afin d’obtenir un pâturage fin et différencié, qui permet de valoriser des milieux hétérogènes.

Il a tout d’abord diminué la taille de ses paddocks, puis les a cartographiés en définissant des zones à pâturer en fonction des saisons et des besoins des animaux. Pour chaque paddock, il a ainsi défini des objectifs de gestion du pâturage (ex : manger 1/3 de callune ; maîtriser la bourdaine et les ronces ; rétablir une pelouse abîmée...) et un nombre de passages. Mots clés : CONDUITE TECHNIQUE / AGRICULTURE DE MOYENNE MONTAGNE / MILIEU NATUREL / ELEVAGE BIOLOGIQUE / OVIN VIANDE / PASTORALISME / TEMOIGNAGE / PRAIRIE DEGRADEE / PRAIRIE PERMANENTE / GESTION DU PATURAGE / PATURAGE TOURNANT / CORREZE LA LETTRE DE L'AGRICULTURE DURABLE N° 90, 01/10/2019, 2 pages (p.

4-5) réf. 263-016 Dossier : Le bilan fourrager, une nécessité pour les années à venir SCHRADER Cindy Dans un contexte de changement climatique, les éleveurs sont amenés à gérer de plus en plus finement leurs stocks de fourrages. Le bilan fourrager prévisionnel est un outil utile pour bien maîtriser son système et anticiper un déficit en fourrage. Jean-Pierre Guernion, éleveur laitier bio au GAEC des mouettes rieuses (Côtes d’Armor), explique pourquoi et comment établir ce bilan en se basant sur sa propre expérience. Chaque année, il réalise deux bilans fourragers sur sa ferme : un en septembre, au moment de la récolte du maïs, et un en sortie d’hiver.

Celui de septembre est, pour lui, le plus important car il va déterminer les fourrages à acheter et la gestion des animaux durant l’hiver. Celui de mars permet de faire un point avant les ensilages d’herbe et de mieux appréhender l’été. La réalisation de ces bilans lui permet de mieux comprendre son système, de l’analyser, d’établir des références (ex : il sait que ses prairies lui apportent entre 1,5 et 2,5 TMS/ha durant les sept mois d’hiver), mais aussi surtout de prévoir ses achats et de se rassurer. La méthodologie à appliquer est détaillée et illustrée à l’aide de ses bilans fourragers de 2018.

Des références sont également disponibles afin de réaliser soi-même son bilan (ex : poids moyen des balles rondes, densité de l’ensilage de maïs, etc.).

Mots clés : OUTIL D'AIDE A LA DECISION / BOVIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / STOCK / METHODOLOGIE / TEMOIGNAGE / FOURRAGE / BILAN FOURRAGER / COTES D'ARMOR / CHANGEMENT CLIMATIQUE / ALIMENTATION DES ANIMAUX ECHO DU CEDAPA (L') N° 145, 01/11/2019, 4 pages (p. 4-7) réf. 263-025

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PRODUCTIONS ANIMALES Biopresse 263 - Février 2020 6 Fermoscopie : Le système herbager pour sortir la tête de l’eau COULOMBEL Morgane Après sept ans de salariat agricole et deux ans en tant qu’associé dans un GAEC, Guillaume Menguy s’est installé en individuel, en 2013, dans les Côtes d’Armor.

Il possédait alors 36 VL, 50 ha de SAU (28 ha en herbe, 17 ha en maïs et 5 ha en céréales), des bâtiments et du matériel. Le coût de reprise a été assez élevé (330 000 €). Les quatre premières années sont difficiles et certains conseillers le poussent à produire davantage. Il agrandit alors son troupeau. Après avoir pensé arrêter son activité, il tente le tout pour le tout en mettant plus d’herbe dans son système et se focalise sur la réduction de ses charges. Il passe ainsi de 17 ha de maïs en 2013 à 8,5 ha en 2017, puis tout à l’herbe en 2018. Sa situation financière se stabilise. Guillaume passe en bio en 2018.

Il fait pâturer ses vaches 1,5 à 2 jours sur ses paddocks de 0,80 à 1,20 ha. Bien qu’il se soit "fait l’œil", il fait un tour avec un herbomètre tous les 15 jours dans ses prairies pour connaître la pousse de l’herbe. Autre particularité, il utilise du miscanthus pour la litière de ses veaux (22 €/m3) : il met une couche de 10 cm au départ et en ajoute quand cela paraît nécessaire. Il souhaite étendre cette technique avec ses vaches cet hiver. Mots clés : DONNEE ECONOMIQUE / MISCANTHUS / SYSTEME ECONOME EN INTRANTS / INSTALLATION AGRICOLE / BOVIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / SYSTEME HERBAGER / TEMOIGNAGE / LITIERE / GESTION DU PATURAGE / COTES D'ARMOR ECHO DU CEDAPA (L') N° 145, 01/11/2019, 2 pages (p.

7-8) réf. 263-026 Fiches techniques : Adaptations des éleveurs-ses face aux changements climatiques CAB PAYS DE LA LOIRE L'année climatique 2019 a été marquée par une sécheresse importante (déficit de 100 mm dans le Nord du Maine-et-Loire) et un épisode caniculaire conséquent. Les éleveurs bio ont dû s'adapter à ces conditions qui pourraient être de plus en plus fréquentes. Trois éleveurs témoignent et présentent leurs stratégies : comment cherchent-ils à adapter leurs systèmes d'élevage à ces changements climatiques ? Laurent Février, en Vendée, conseille de ne pas rester seul face à ces changements.

Outre une cohérence entre besoins et potentiel sur sa ferme, il a mis en place différents types d'échanges avec ses voisins, notamment céréaliers, pour assurer une alimentation bio et locale pour ses vaches laitières (paille/fumier, achats de luzerne . Benjamin Desbois, en LoireAtlantique, a su être moins exigeant vis-à-vis de ses vaches. 100 % autonome en fourrages, l'éleveur porte une attention particulière à l'entretien de ses prairies, et notamment à leur fertilité. Germain Gougeon, en Mayenne, préconise une approche système pour atteindre l'autonomie et valoriser au mieux l'herbe pâturée.

D'après les résultats du projet Casdar Résilait, les systèmes herbagers autonomes et économes seraient plus résilients.

http://www.biopaysdelaloire.fr/changement-climatique-quelleadaptation-pour-les-eleveurs-bio/ Mots clés : ADAPTATION / RESILIENCE / CHANGEMENT CLIMATIQUE / AUTONOMIE ALIMENTAIRE / AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT / BOVIN LAIT / BOVIN VIANDE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / SYSTEME HERBAGER / TEMOIGNAGE / LOIRE ATLANTIQUE / MAYENNE / VENDEE / ECHANGE AGRICOLE 2019, 5 p., éd. CAB PAYS DE LA LOIRE réf. 263-042

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PRODUCTIONS ANIMALES 7 Biopresse 263 - Février 2020 Retour du projet sur la résilience des systèmes laitiers bio CAB PAYS DE LA LOIRE Dans le cadre du projet Casdar Résilait, plus de 150 exploitations laitières bio - bovines, ovines et caprines - ont été enquêtées sur leur niveau de résilience.

La résilience est ici définie comme "l'aptitude des exploitations à faire face aux changements et aléas de nature et d'intensité diverses", soit leur capacité à revenir rapidement à un état d'équilibre suite à un aléa. Globalement, l'autonomie, la viabilité économique et la cohérence globale du système d'exploitation sont des indicateurs forts de la résilience. Plus concrètement, les exploitations les plus herbagères et autonomes, et avec des charges de structure bien maîtrisées (exploitations économes), font partie des plus résilientes parmi l'échantillon étudié. Avec moins de SAU et d'animaux par UMO, ce sont aussi celles qui ont une moindre charge de travail.

Une seconde étude réalisée par l'équipe du projet Résilait s'est intéressée à la perception des risques - en lien avec des facteurs internes et externes aux exploitations - par les éleveurs. Le changement climatique, jugé comme fortement probable et fortement impactant, les inquiète fortement. http://www.biopaysdelaloire.fr/publications/lettre-filieres/ Mots clés : RESILIENCE / ANALYSE DU RISQUE / AUTONOMIE / BOVIN LAIT / CAPRIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / OVIN LAIT / SYSTEME HERBAGER / ENQUETE / FRANCE / PAYS DE LA LOIRE / PROJET DE RECHERCHE DEVELOPPEMENT / ETUDE LETTRE FILIÈRE LAIT CAB N° 12, 01/10/2019, 4 pages (p.

1-4) réf. 263-043 Contention des bovins : Mieux vaut prendre ses précautions NIATEL Anouk Pour prodiguer des soins à ses vaches, l'éleveur doit en général les déplacer et/ou les attacher. Ces gestes ne vont cependant pas de soi. Chaque bovin ayant une sensibilité et un caractère différents, ainsi qu'une bonne mémoire, une phase de domestication facilitera durablement les manipulations. Le meilleur moyen pour domestiquer un animal est de privilégier des contacts réguliers au moment du sevrage. Pour éviter tout accident ou toute mauvaise expérience, il est important d'appliquer certaines règles de sécurité dans la manipulation et d'anticiper les réactions de ses animaux.

Il est nécessaire de savoir, par exemple, que les bovins ont peur de la nouveauté, qu'il ne faut jamais laisser seul un animal en attente (abattage, vêlage...), que les couleurs vives agressent les vaches, qu'elles détestent l'effet couloir... Des informations sont fournies sur les solutions techniques à privilégier pour intervenir dans de bonnes conditions : Comment créer un espace d'intervention dans un bâtiment ? En quoi consiste un parc de rassemblement ? Comment mettre en place un couloir de contention adapté ?... Mots clés : ELEVAGE / BOVIN / BATIMENT D'ELEVAGE / BIENÊTRE ANIMAL / CONNAISSANCE DES ANIMAUX / CONDUITE DU TROUPEAU / CONTENTION / RELATION HOMME ANIMAL / MANIPULATION DES BOVINS / FRANCE SYMBIOSE N° 244, 01/04/2019, 2 pages (p.

22-23) réf. 263-058

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PRODUCTIONS ANIMALES Biopresse 263 - Février 2020 8 Téter à la mamelle est bon pour la santé et la croissance des veaux FRICK Claudia Dans le cadre de son stage de master au FiBL, Rennie Eppenstein a cherché à savoir si les veaux laitiers qui tètent directement à la mamelle sont en meilleure santé ou non que les veaux qui tètent au bidon. Pour cela, elle a conduit une étude bibliographique (36 publications) et a mené des enquêtes dans treize fermes laitières bio suisses, qui élèvent leurs veaux sous la mère ou à l’aide de vaches nourrices. Les résultats de sa recherche bibliographique montrent clairement que les veaux qui tètent à la mamelle ont une meilleure croissance.

De plus, avec cette technique, les veaux ne se tètent pas mutuellement et ils auraient moins de diarrhées. Concernant les enquêtes en élevage, les éleveurs ont été interrogés sur la santé de leurs veaux. Rennie et Claudia Schneider, du FiBL, sont aussi allées sur place évaluer la santé des veaux. Elle ont ainsi récolté des informations sur 153 veaux et les ont comparées à des données similaires issues d'exploitations conventionnelles qui élèvent les veaux au bidon. Les chiffres montrent que les élevages bio visités utilisent moins d’antibiotiques, moins d’antiparasitaires et que leurs veaux sont en général en très bonne santé.

Toutefois, Rennie ne peut pas affirmer si cela est dû à l’allaitement à la mamelle ou simplement à la conduite biologique.

Mots clés : ALLAITEMENT SOUS LA MERE / COMPARAISON BIO-CONV / VACHE NOURRICE / BOVIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / ETUDE / ALIMENTATION DES ANIMAUX / VEAU / CROISSANCE DES ANIMAUX / SANTE ANIMALE / SUISSE / VEAU SOUS LA MERE / ALLAITEMENT BIOACTUALITES N° 9/19, 01/11/2019, 1 page (p. 18) réf. 263-088 Les Pieds sur Terre : Retrouver le bon sens ou disparaître : La biologie pour comprendre notre dépendance au monde vivant, et comment fonctionne naturellement notre santé LABRE Philippe Philippe Labre, biologiste de terrain, est vétérinaire conseil en santé naturelle en élevage et en agriculture biologique.

Il propose un autre regard sur l'importance fonctionnelle de la biodiversité et sur notre dépendance à la chaîne du vivant. Dans le domaine de la santé, il réhabilite la santé dynamique autonome, c'est-à-dire les processus physiologiques naturels qui permettent souvent d'éviter les médicaments et les antibiotiques, en activant notre réactivité face aux perturbations et aux agressions du milieu. Ce livre propose une réflexion biologique et des concepts nouveaux, opérationnels, pour avancer vers une agriculture, un élevage, une santé et une médecine durables. Au sommaire, 4 grandes parties : - Les fondamentaux incontournables du monde vivant, des impératifs oubliés ; - Physiologie de la santé.

Plantes et fonctions ; - Activer les compétences de la santé dynamique : la nutrition fonctionnelle ; - Le monde vivant, une zone à défendre. Mots clés : ADAPTATION / ASSOCIATION ANIMAL VEGETAL / RELATION HOMME NATURE / VIVANT / ELEVAGE / AGRICULTURE ET ENVIRONNEMENT / MILIEU NATUREL / PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT / BIODIVERSITE / PASTORALISME / VEGETAL / PLANTE / BIOLOGIE / PHYSIOLOGIE VEGETALE / IMMUNITE / PHYSIOLOGIE ANIMALE / SANTE / MALADIE DES ANIMAUX / FRANCE 2019, 288 p., éd. ÉDITIONS FEMENVET réf. 263-071

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PRODUCTIONS ANIMALES 9 Biopresse 263 - Février 2020 Nourrices pour veaux en bonne santé FRICK Claudia Depuis six ans, Meinrad Betschart, éleveur laitier bio en Suisse, nourrit ses veaux à l’aide de vaches nourrices. Il réalise également des vêlages groupés : une fois par an, il loue un taureau qu’il laisse avec son troupeau de 15 vaches. Son objectif est d'avoir 13 à 14 veaux entre mars et mai. Meinrad garde ensuite quatre vaches à l’étable pour nourrir ces veaux qui ont presque tous le même âge. Chaque vache nourrice allaite trois veaux, dont le sien, ce qui favorise l’adoption des autres.

Avant la tétée, les veau sont attachés, puis Meinard les libère individuellement pour qu’ils aillent téter, en commençant toujours par les plus jeunes. Il faut compter, pour l'allaitement des veaux, environ 30 minutes soir et matin. À trois mois, Meinrad sèvre les veaux lentement, en ne les faisant téter qu’une seule fois par jour. Lorsqu’ils sont âgés de quatre à six mois, ils sont vendus à 200 kg pour être engraissés. Les vaches nourrices retournent alors à la traite avec le reste du troupeau. Grâce à ce système, les veaux ne présentent aucun problème de diarrhées et ne se tètent pas entre eux.

Mots clés : ALLAITEMENT SOUS LA MERE / VACHE NOURRICE / BOVIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / PRATIQUE D'ELEVAGE / TEMOIGNAGE / ALIMENTATION DES ANIMAUX / VEAU / SANTE ANIMALE / SUISSE / VEAU SOUS LA MERE BIOACTUALITES N° 9/19, 01/11/2019, 1 page (p. 19) réf. 263-089 Fourrages : Améliorer la productivité et la longévité des prairies VIGIER Vincent / GERY Thomas Les récentes sécheresses ont impacté les prairies, notamment celles longue durée, amenant à une dégradation de leur production et de leur flore. Il est possible d'agir, essentiellement sur les parcelles à bon potentiel agronomique, en travaillant sur trois grands volets.

1/ Améliorer la fertilité physique. Veiller à un bon développement racinaire permet de jouer sur la croissance de la prairie. L’important est que le sol ait une structure grumeleuse qui favorise la circulation de l’eau, de l’air ou aussi des vers de terre. En cas de problème, le semis de plantes avec des racines à pivots peut améliorer la structure du sol. Il faut aussi veiller à gérer les hauteurs de fauche et de sortie de pâturage : une fauche courte ou un pâturage trop ras peuvent pénaliser certaines espèces prairiales au bénéfice d’autres à rhizomes ou très prolifiques en graines. Augmenter de 2 cm les hauteurs de sortie des animaux en périodes chaudes estivales limitera l’échauffement excessif du sol, avec un impact positif pour un bon développement racinaire.

2/ Améliorer la fertilité chimique. Pour cela, il faut réaliser des apports réguliers d’effluents d’élevage et d'amendements calcaires, notamment pour maintenir un pH supérieur à 6, facteur favorable aux bactéries nitrificatrices. 3/ Améliorer la fertilité biologique, liée notamment aux bactéries et aux champignons du sol. Par exemple, l’apport d’engrais riches en sucre et en azote, sur des sols réchauffés, en début de printemps ou en fin d’automne, contribuera à nourrir cette vie du sol et donc à renforcer la fertilité de ce dernier. https://aura.chambres-agriculture.fr/no-cache/publications/ toutes-les-publications/agriculture-biologique/reperes-techbio/ Mots clés : CONDUITE TECHNIQUE / POROSITE / PROFIL DU SOL / PRODUCTIVITE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / HERSAGE / FERTILITE / FERTILISATION / MATIERE ORGANIQUE / PRAIRIE / PATURAGE / PRAIRIE NATURELLE / VIE BIOLOGIQUE DU SOL / LONGEVITE / AUVERGNE-RHONEALPES REPÈRES TECH&BIO N° 6, 01/07/2019, 3 pages (p.

5-7) réf. 263-112

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PRODUCTIONS ANIMALES Biopresse 263 - Février 2020 10 La Préalpes du Sud : Une brebis en souplesse d’utilisation BULLETIN DE L'ALLIANCE PASTORALE Le berceau de la brebis Préalpes du Sud (autrefois appelée Savournon, Sahune ou Quint) est situé dans les contreforts des Alpes. Elle est actuellement présente principalement dans les départements des Alpesde-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des AlpesMaritimes, de la Drôme et de l’Ardèche. 241 100 brebis ont été recensées au dernier RGA. Cette race allaitante de format moyen (55-70 kg pour les brebis, 75-100 kg pour les béliers) a une peau et une toison blanches.

Elle résiste bien à la chaleur, valorise des ressources fourragères grossières (parcours, garrigues), et est adaptée au pâturage en estive et à la transhumance. Avec son bon potentiel boucher, elle est souvent utilisée en race pure, mais elle peut être croisée avec des béliers à viande pour améliorer la conformation et la croissance des agneaux. Elle est aussi très souple d’utilisation puisqu’elle est aussi bien adaptée aux conduites extensives sans complémentation qu’aux conduites intensives avec trois agnelages en deux ans (elle a une bonne aptitude au dessaisonnement). Le schéma de sélection est également présenté.

Mots clés : DESAISONNEMENT / RUSTICITE / ELEVAGE / CONDUITE D'ELEVAGE / PREALPES / PASTORALISME / CARACTERISTIQUE / RACE OVINE / OVIN VIANDE / SUD-EST FRANCE / RACE RUSTIQUE / ZONE DE MONTAGNE BULLETIN DE L'ALLIANCE PASTORALE N° 904, 01/11/2019, 4 pages (p. 18-21) réf. 263-100 Comment observer sa prairie afin de comprendre la situation et prendre les bonnes décisions OSSON Bruno / DEPOIX Rosine Pour prendre les bonnes décisions en matière de gestion d’une prairie, il est essentiel de savoir l’observer et de comprendre la situation. Si elle est dégradée, il faut tout d’abord s’interroger sur les causes de cette dégradation : surpâturage, sous-pâturage, fauche trop rase, piétinement en mauvaises conditions, absence de déprimage, fertilisation mal raisonnée, etc.

Les espèces présentes naturellement peuvent aussi apporter de nombreuses informations. Leur identification permet de chercher leur phytoécologie et leur intérêt fourrager (le site www.prairies-gnis.org peut être utilisé pour identifier les graminées au stade feuillu non épié). La phytoécologie correspond à l’ensemble des évènements et des circonstances qui vont sélectionner les espèces présentes (situation hydrique, mode d’exploitation, fertilisation, pH, profondeur de sol...). Elle est importante pour comprendre la situation. Les intérêts fourragers et la phytoécologie des principales graminées (RGA, fétuque élevée, dactyle, fétuque rouge, fromental, pâturin commun, crételle, flouve odorante, houlque laineuse, vulpin des prés) sont synthétisés, en fin d’article, sous forme d’un tableau.

Mots clés : FROMENTAL / ELEVAGE / ECOLOGIE VEGETALE / IDENTIFICATION / OBSERVATION / GRAMINEE FOURRAGERE / DACTYLE / FÉTUQUE ÉLEVÉE / PÂTURIN COMMUN / RAY GRASS ANGLAIS / PRAIRIE / QUALITE DES FOURRAGES / PRAIRIE DEGRADEE / GESTION DU PATURAGE / VULPIN / FRANCE / CONDUITE DE LA PRAIRIE BULLETIN DE L'ALLIANCE PASTORALE N° 904, 01/11/2019, 2 pages (p. 28-29) réf. 263-101

PRODUCTIONS ANIMALES 11 Biopresse 263 - Février 2020 Caprins bio : Prévention et soin des chèvres aux stades clés LEBON Valérian Observer, apporter une ration adaptée et complémenter au bon moment, selon des stades clés du cycle de production, sont essentiels pour limiter le recours aux traitements sur son troupeau caprin. Cet article présente les points et les actions clés (complémentation, type de ration, apports de vinaigre, d’argile...) à avoir en tête tout au long de l’année, à la fois pour les chevreaux, les chèvres et les boucs. Ces éléments de base, résumés en un schéma, sont alors à adapter à son troupeau et, pour le piloter au mieux, il convient de suivre l’état corporel de ses animaux, notamment via la note d’état corporel (NEC), en particulier lombaire.

Il faut la calculer sur un échantillon représentatif du lot de chèvres observées, à 4 moments clés du cycle : en fin de gestation, au début de la lactation, au moment de la fécondation, puis au tarissement. Pour apporter un plus, on peut aussi effectuer, sur son troupeau, un drainage en phytothérapie, par exemple au tarissement ou 1.5 mois après les mises-bas.

Mots clés : ELEVAGE BIOLOGIQUE / PREVENTION / ALIMENTATION DES ANIMAUX / COMPLEMENT ALIMENTAIRE / SEVRAGE / CAPRIN / CHEVRE / CHEVREAU / ETAT CORPOREL / FECONDATION / GESTATION / LACTATION / MISE BAS / TARISSEMENT / JEUNE ANIMAL / PHYTOTHERAPIE / SANTE ANIMALE / SOIN / MORBIHAN / CONDUITE D'ELEVAGE SYMBIOSE N° 248, 01/09/2019, 3 pages (p. 24-26) réf. 263-116 Des plaquettes de bois en litière pour les brebis et les agneaux SAGOT Laurence Dans le cadre du projet CLIMAGROF, mené sur le Massif Central, une étude comptant 13 essais a été conduite. Elle portait sur l’utilisation de plaquettes de bois en remplacement partiel ou total de la paille pour la litière en élevage ovin.

Les résultats présentés dans ce document montrent que les plaquettes de bois peuvent être utilisées en litière sans modification des performances ou du bien-être animal par rapport à la paille. Cette pratique peut être intéressante selon le coût de la paille et permet une autre valorisation du bois.

Quelques impératifs sont néanmoins à respecter : un déchiquetage en plaquettes de 3 cm lorsque le bois est encore vert, 3 à 6 mois de séchage pour utiliser des plaquettes bien sèches (taux de matière sèche d’au moins 80 %), une sous-couche de 4-5 cm rechargée quand nécessaire avec des couches de 2 cm. Toutes les essences sont utilisables mais il faut prévoir un compostage des plaquettes issues de bois durs ou de résineux. Par ailleurs, les litières de plaquettes de bois sont plus fraîches (- 3 degrés de différence avec la paille) et plus sèches.

Mots clés : TECHNIQUE ALTERNATIVE / CONFORT / PLAQUETTE DE BOIS / REFERENCE TECHNICOECONOMIQUE / ELEVAGE / COMPARAISON / ESSAI / ETUDE / IMPACT / OVIN / AGNEAU / BREBIS / LITIERE / BIEN-ÊTRE ANIMAL / COMPORTEMENT DE L'ANIMAL / ETAT CORPOREL / PAILLE / CROISSANCE DES ANIMAUX / RECHERCHE / ALLIER / CANTAL / HAUTE LOIRE / PUY DE DOME / HAUTE VIENNE 2019, 8 p., éd.

CIIRPO (Centre Interrégional d'Information et de Recherche en Production Ovine) réf. 263-118

PRODUCTIONS ANIMALES Biopresse 263 - Février 2020 12 Le conseil sanitaire dans les élevages de ruminants en agriculture biologique : diversité d’acteurs, de rôles et modalités d’intervention LE BRIS Tiphaine / RUAULT Claire Le projet Casdar Otoveil s’est penché sur l’accompagnement des éleveurs en AB en matière de gestion de la santé animale. Via une vingtaine d’enquêtes menées de fin 2016 à début 2017, en majorité auprès d’éleveurs issus de l’Aveyron, des Deux-Sèvres et de Loire-Atlantique, l’étude a permis de mettre en évidence plusieurs types d’intervenants et leurs approches du conseil ou encore de la santé.

Ainsi, on peut distinguer le vétérinaire libéral de proximité, plutôt pour les urgences ou pour les visites sanitaires obligatoires ; le vétérinaire conseil, lui aussi libéral, mais qui centre son activité sur le conseil (pas de prescription ou de mandat sanitaire) ; le vétérinaire conventionné qui propose un service proche du vétérinaire conseil tout en assumant des responsabilités de vétérinaire traitant ; l’animateur de groupes d’éleveurs qui organise pour ces derniers des formations ou qui anime des collectifs sur des questions de santé et dont le rôle est surtout de faire le lien avec l’expert (type vétérinaire conseil) et avec les éleveurs ou entre éleveurs ; le technico-commercial qui associe conseil (suivant un protocole) et vente de produits, et enfin le technicien d’élevage (type contrôle laitier), moins sur le conseil que sur le suivi de performances.

Ces acteurs portent chacun des approches différentes et assurent des rôles différents auprès des éleveurs. Cependant, tous partagent l’approche globale et préventive de la santé, même si, parfois, certains rencontrent des difficultés à la traduire dans leurs interventions. Comment, parmi cette offre, les éleveurs combinent les diverses ressources pour répondre à leurs besoins en matière de santé et de prévention ? Cette question a fait l’objet d’une seconde enquête en 2018.

http://www.itab.asso.fr/programmes/otoveil.php Mots clés : ACCOMPAGNEMENT / CONSEILLER AGRICOLE / EXPERTISE / GROUPE D'ECHANGE / GROUPE D'ELEVEURS / GROUPE VETERINAIRE CONVENTIONNE / INTERVENANT / FORMATION / APPROCHE GLOBALE / BOVIN LAIT / BOVIN VIANDE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / OVIN LAIT / CONSEIL / ETUDE / OBSERVATION / PREVENTION / ENQUETE / TEMOIGNAGE / RUMINANT / VETERINAIRE / PROJET DE RECHERCHE DEVELOPPEMENT / SANTE ANIMALE / DEUX SEVRES / AVEYRON / LOIRE ATLANTIQUE / SOCIOLOGIE / ORGANISATION DE L' AB / RELATION ÉLEVEUR VÉTÉRINAIRE / ANIMATION 2019, 8 p., éd. ITAB (Institut Technique de l'Agriculture Biologique) / ESA (École Supérieure d'Agricultures) D'ANGERS réf.

263-119 L'économie agropastorale revisitée AUBRON Claire / GARAMBOIS Nadège / NOZIÈRESPETIT Marie-Odile / ET AL.

Cet ouvrage rassemble les interventions du séminaire du 7 décembre 2018, qui s'est tenu à Montpellier SupAgro et qui était organisé par l’Association Française de Pastoralisme (AFP). Ce séminaire s'appuyait sur les résultats du projet "Systèmes (agro)pastoraux et agroécologie : quels effets sur l'emploi, l'alimentation et les paysages ?". Au sommaire : - Introduction : Repenser l’économie et la place du pâturage au sein de systèmes agropastoraux ; - Dynamiques agraires et développement des systèmes économes en régions agropastorales ; - Valorisation des produits des systèmes agropastoraux ; - Influence de la PAC sur les systèmes agropastoraux ; - Conclusion : Remettre le pâturage au cœur de l’économie agropastorale.

Mots clés : VALORISATION DES PRODUITS / POLITIQUE AGRICOLE / ELEVAGE / COMMERCIALISATION / CIRCUIT COURT / DEVELOPPEMENT RURAL / ENTRETIEN DE L'ESPACE / AGRICULTURE DE MONTAGNE / ECONOMIE RURALE / RESSOURCE NATURELLE / SERVICE ECOSYSTEMIQUE / PASTORALISME / TEMOIGNAGE / PAYSAGE / PATURAGE / RECHERCHE / PROJET DE RECHERCHE DEVELOPPEMENT / FRANCE 2019, 133 p., éd. CARDÈRE ÉDITEUR / ASSOCIATION FRANÇAISE DE PASTORALISME (AFP) réf. 263-076

PRODUCTIONS ANIMALES 13 Biopresse 263 - Février 2020 L'Observatoire technico-économique des systèmes bovins laitiers : Evolution sur 10 ans - Exercices comptables de 2008 à 2017 DIEULOT Romain / MEYER Alexis L'Observatoire technico-économique du réseau Civam compare chaque année les performances des exploitations d'élevage herbivore en Agriculture Durable (AD) avec celles du RICA, dans le Grand Ouest. 127 fermes laitières AD ont été observées, 59 non bio et 68 bio. Les résultats sont présentés pour les différents groupes (RICA, AD non bio, AD bio). Sur la période 2008-2017, les fermes laitières du Grand Ouest se sont agrandies.

Elles produisent de plus en plus, sans pour autant améliorer leurs résultats. Leur revenu est très dépendant du prix du lait, tandis qu’augmentent les risques techniques, financiers et humains. Néanmoins, avec moins de terres, d’animaux et d’investissement, les systèmes herbagers dégagent autant de revenu, si ce n’est plus, font vivre plus de monde sur les fermes et préservent l’environnement. Recherchant la création de richesse plus que les quantités produites, ils résistent mieux aux aléas économiques. Tel est le constat de l'étude 2018 de l’Observatoire technico-économique du Réseau CIVAM sur 10 ans.

http://www.agriculture-durable.org/lagriculture-durable/ lobservatoire-technico-economique/ Mots clés : IMPACT ENVIRONNEMENTAL / OBSERVATOIRE / RESEAU / REFERENCE TECHNICO-ECONOMIQUE / ELEVAGE / COMPARAISON BIO-CONV / ALÉA CLIMATIQUE / SYSTEME HERBAGER / AGRICULTURE DURABLE / BOVIN LAIT / ELEVAGE BIOLOGIQUE / COMPARAISON / ECONOMIE / GRAND OUEST / ETUDE / ELEVAGE LAITIER / REVENU AGRICOLE / PRIX A LA PRODUCTION 2018, 16 p., éd. RÉSEAU CIVAM - PÔLE AD GRAND OUEST réf. 263-077 Retour sur les rendez-vous d'automne : L’élevage mise sur l’innovation RIVRY-FOURNIER Christine Les salons agricoles (Space, Sommet de l’Élevage, Tech&Bio) sont l’occasion de s'informer sur les nouveautés d’une filière.

Concernant l’élevage biologique, certains acteurs n’hésitent pas à innover pour relever des défis économiques, environnementaux et sociétaux. Cet article décrit quatre d’entre eux. Dans la Drôme, Val Soleil soutient la production d’œufs bio. Cette coopérative a investi, en 2018, dans un centre de conditionnement afin de limiter les intermédiaires et de récupérer les marges. En Bretagne, la PME Valorex est spécialisée dans la valorisation nutritionnelle des graines d’oléo-protéagineux par traitements thermomécaniques. Elle ne cesse d’investir dans la recherche et le développement, et vient de signer une conventioncadre avec l’INRA et Bleu-Blanc-Cœur, afin de renforcer leur collaboration sur l’amélioration de la qualité de la viande et sur la diminution des émissions de méthane.

Du côté de Nantes, la PME Dietaxion travaille sur l’hygiène et la nutrition animale et végétale. Elle a intégré Via Végétale (société dédiée à la nutrition azotée des plantes) dans son groupe Teraxion afin de compléter les savoir-faire de l'entreprise. Enfin, dans le Cantal, la coopérative Altitude a développé une collecte de lait bio, à la demande de ses adhérents (cette collecte représente cinq millions de litres). Le groupe a également acquis l’abattoir Biovie, à Brioude, afin de créer des débouchés pour ses adhérents bio. Mots clés : COOPERATIVE / VIANDE / LAIT / TOASTAGE / ENTREPRISE / ELEVAGE BIOLOGIQUE / OEUF / OLEAGINEUX / PROTEAGINEUX / NUTRITION VEGETALE / NUTRITION ANIMALE / AZOTE / CANTAL / DROME / BRETAGNE / PAYS DE LA LOIRE / AVICULTURE / BOVIN BIOFIL N° 127, 01/01/2020, 3 pages (p.

19-21) réf. 263-131

PRODUCTIONS VÉGÉTALES Biopresse 263 - Février 2020 14 PRODUCTIONS VÉGÉTALES ARBORICULTURE Le Cerisier en Bio : chamboulé comme jamais DÉMARET Juliette Le cerisier est un arbre commun en France, qui est installé depuis des millénaires. Pourtant, depuis quelques années, conduire un verger biologique de cerisiers s’avère être un exercice complexe : pertes importantes à cause de l’arrivée d’un nouveau ravageur (Drosophila Suzukii), difficultés à mettre en place une protection sanitaire en raison des nombreuses évolutions du cadre réglementaire national, surtout en bio, pertes de production en raison du changement climatique...Ce document apporte des conseils sur l’itinéraire technique des vergers bio de cerisiers, tout en prévenant que de nombreux changements sont en cours dans ce domaine.

Il apporte tout d’abord des conseils pour gérer les vergers existants, c’est-à-dire les vergers en gobelet semi piéton à faible densité et sans couverture. Il aborde à la fois la gestion des risques sanitaires, la réglementation, les risques climatiques, ainsi que l’importance d’augmenter le calibre des fruits. Des conseils sont ensuite délivrés pour implanter un nouveau verger de cerisiers : choix des variétés, de la couverture (filets mono-rangs ou couvertures monoparcelles), et du mode de conduite (gobelet libre semi piéton ou formes palissées plates). Mots clés : TECHNIQUE CULTURALE / FILET ANTI-INSECTES / REGLEMENTATION / CHANGEMENT CLIMATIQUE / AGRICULTURE BIOLOGIQUE / IMPLANTATION / ARBORICULTURE / PROTECTION DES VEGETAUX / DROSOPHILA SUZUKII / VARIETE / CERISIER / FRANCE ARBO BIO INFOS N° 245, 01/11/2019, 4 pages (p.

5-8) réf. 263-027 Mulcher avec du bois vert criblé : Économiser l’eau au verger ROSE Frédérique Le Civam bio 66 a testé le mulch de bois vert criblé (BVC) sur plusieurs parcelles de vergers en 2017 et 2018. Les BVC sont des déchets verts, broyés et criblés en déchetterie. L’objectif était de comparer des rangs recouverts de mulch de BVC avec des rangs en sol nu, afin d’évaluer les potentielles économies d’eau. L’état hydrique du sol a été mesuré de mai à septembre, avec deux paires de sondes tensiométriques, l’une à 25 cm de profondeur et l’autre à 50 cm. En 2017, les tests ont été conduits sur six parcelles (abricotiers, kakis, pêchers, oliviers et grenadiers).

Les résultats montrent que les rangs mulchés ont une meilleure capacité à retenir l’eau : le mulch réduit l’évaporation et limite les écarts d’humidité. Le mulch a ainsi permis aux arbres d’être dans leur zone de confort hydrique, ce qui n’était pas le cas en sol nu. Le mulch présente néanmoins quelques inconvénients : son installation peut être compliquée si l’arboriculteur ne possède pas d’épandeur à fumier ; il peut s’avérer inefficace contre les adventices si celles-ci sont déjà bien installées ; il peut rendre difficile l’apport d’engrais et apporter certaines fois des bouts de plastique.

En 2018, l’essai s’est poursuivi sur deux parcelles d’abricotiers irriguées. Le mulch a alors permis d’économiser 315 m3 d’eau entre le 5 juillet et le 30 août, sur une parcelle d’un hectare contenant 416 arbres.

Mots clés : ESSAI / HUMIDITE DU SOL / DECHET VEGETAL / AGRICULTURE BIOLOGIQUE / COMPARAISON / IRRIGATION / MULCH / SOL / RÉTENTION EN EAU / ARBORICULTURE / PYRENEES ORIENTALES / AMENDEMENT ORGANIQUE / RANG / ÉCONOMIE D'EAU / RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE BIOFIL N° 126, 01/11/2019, 1 page (p. 55) réf. 263-007

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