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Page 2 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013

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Page 3 SOMMAIRE L’ORS ÎLE-DE-FRANCE DIRECTOIRE 2013 MISSIONS ET FONCTIONNEMENT EVENEMENT EN 2013 CONGRÈS DES ORS P. 9 P. 5 ETUDES ET ENQUÊTES GROUPES DE POPULATIONS PATHOLOGIES ET COMPORTEMENTS ENVIRONNEMENT ET SANTÉ P. 10 ACCOMPAGNEMENT ET PARTAGE D’EXPERTISE ACCOMPAGNEMENT DES ACTEURS RÉGIONAUX GROUPES DE TRAVAIL P. 16 COMMUNICATION PUBLICATIONS P. 25 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 SYSTEMES D’OBSERVATION PROFILS DE TERRITOIRES CERTIFICATS DE SANTÉ SANTÉ PERÇUE TABLEAU DE BORD SYSTÈME D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUE P.

22 ©L.Servant / IAU îdF © Jupiterimages/ TOURAINE (RF)-PIXLAND ©J.-G.Jules / IAU îdF

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Page 5 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 Allocuon d’ouverture du Président Jean-Paul Huchon, Président du directoire de l’ORS Île-de-France Le Président Huchon démarre son allocuon par les enjeux actuels de la régionalisaon de la santé. Face à ces enjeux, l’ORS Île-de- France contribue au processus d’animaon et de connaissance du territoire. Le Président Huchon rappelle que la santé est la première préoccupaon des Franciliens. L’observaon en santé en Île-de-France se construit notamment en améliorant la visibilité de l’informaon au niveau des territoires.

L’ORS réalise des tableaux de bord santé, à échelles géographiques variées, de la région à la commune. Il assure le développement d’un Système d’informaon géographique (Visiau) avec l’IAU pour accroître la visibilité de l’offre sanitaire et médico-sociale et mere cee offre en regard des profils territoriaux de santé.

Les profils territoriaux constuent un enjeu polique. Le Président Huchon cite à tre illustraf la queson des déserts médicaux et la fidélisaon des jeunes médecins. L’ARS et les poliques se sont engagées, mais les effets sont encore limités compte tenu des diffi- cultés du sujet. L’ORS met aussi à la disposion des décideurs des indicateurs quanfiés afin d’éclairer les décisions ou de mesurer l’impact des poliques publiques.

Depuis plusieurs années, l’ORS Île-de-France vise à développer une approche globale et transversale des poliques publiques ayant des impacts sur la santé des Franciliens, et à favoriser l’émergence d’une vision partagée par l’ensemble des acteurs.

Ainsi, sur les quesons de la santé dans l’aménagement du territoire, l’ORS a assuré la coordinaon d’un programme d’accompagnement des Ate- liers Santé Ville, le développement d’argumentaires sur la portée de l’aménagement du territoire sur le plan sanitaire dans le cadre du Sdrif ou encore l’accompagnement du groupe de travail « santé et territoires » de Paris Métropole. C’est donc tout naturellement que l’Observatoire s’est engagé en 2013 dans la première démarche d’évaluaon des impacts sur la santé (EIS) en Île-de-France, en étant pare prenante aux côtés de l’ARS de l’équipe d’évaluaon de l’EIS Transport de la Commu- nauté d’Aggloméraon de Plaine Commune.

Et c’est tout naturellement que l’ORS poursuivra ses travaux sur les Poliques publiques et la santé en 2014.

L’ORS contribue au partage d’experse par l’appui aux poliques publiques (parcipaon aux commissions d’élaboraon et suivi des plans –ex : PRQA- ou autres instances -Le Président Huchon rappelle qu’il existe en IDF beaucoup de plans et de schémas !-, pilotage de certaines acons du PRSE2, parcipaon à de nombreux groupes de travail, etc), ainsi qu’un appui aux collecvités ou acteurs lo- caux. A la veille de ses 40 ans, l’ORS montre sa capacité à s’adapter, afin de connuer à répondre avec qualité et réacvité. Ainsi, au-delà des études annoncées dans son programme 2013, l’ORS a rédigé une note de travail sur les perturbateurs endocriniens, (préoccu- paon majeure de la Vice-présidente et retenu comme grande cause régionale en 2013, et dont on reparlera en 2014, comme le sujet de l’alimentaon saine, probable grande cause 2014), ou encore sur les 31 projets stratégiques retenus par l’ARS, en formulant des proposions d’accompagnement.

L’ORS a aussi développé les espaces d’échange avec les partenaires et renforcé ses acons de valorisaon. Les évoluons apportées dans ses relaons avec les partenaires doivent se poursuivre afin de répondre toujours au plus près des besoins, et de se traduire dans la programmaon des études, ainsi que dans son rôle d’animaon régionale, notamment par son interface avec la Région, l’ARS et la Préfecture, mais aussi avec l’IAU, sa structure de raachement instuonnelle. Directoire de l’ORS Île-de-France Le directoire de l’ORS s’est tenu le 7 novembre 2013. Il a été présidé par le Président de la Région, Jean-Paul Huchon et vice-présidé par Claude Evin, Directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France.

Ce directoire a permis de revenir sur l’acvité 2013 de l’ORS et sur les enjeux de santé, “préoccupaon majeure des Franciliens”. Le programme d’études 2014 ainsi que le projet de budget cor- respondant ont été approuvés (consultable sur notre site hp://www.ors-idf.org/).

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Page 6 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 Missions et fonctionnement Premier Observatoire régional de santé (ORS) créé en France en 1974, l’ORS Île-de-France conduit, en toute indépendance scien- tifique, de nombreux travaux qui dressent le portrait de la santé des Franciliens dans tous ses aspects. Ainsi, il concourt à l’ob- servation et à l’étude des questions sanitaires, sociales et mé- dico-sociales de la région Île-de-France.

L’ORS a pour vocation de renforcer le dispositif régional d’obser- vation et d’étude de la santé des Franciliens en vue d’améliorer la connaissance sur les pathologies et leur évolution, sur les déter- minants de santé, sur les inégalités sociales et territoriales de santé ainsi que sur la qualité de vie des différents groupes de population.

Département technique autonome de l'Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Île-de-France, l'ORS est piloté par un Directoire représentant à parité, l'État et la Région Île-de-France. La présidence en est assurée par le Président du Conseil régio- nal et la vice-présidence par le Directeur général de l'Agence ré- gionale de santé (ARS).

Une convention tripartite, signée pour 3 ans (2013-2015) entre l’Etat (ARS et Préfecture) et la Région organise le fonctionnement de l’ORS. Expertise Recueillir et analyser les données L’ORS rassemble et produit des données relatives à l’état de santé de la population francilienne et à ses déterminants. L’ORS conduit des analyses épidémiologiques, construit des indica- teurs, rédige des synthèses de la littérature, s’implique dans des groupes de travail...

Lorsque l’information est inexistante ou parcellaire, l’Observa- toire peut être amené à réaliser des enquêtes, quantitatives ou qualitatives, sur le territoire francilien ou de plus grande am- pleur.

L’ORS a de plus une expertise dans l’analyse spatialisée des don- nées et participe au système d’information géographique de la santé en Île-de-France. L’ORS renforce le système d’observation et de connaissances sur la santé des Franciliens en travaillant différentes approches : • caractériser l’état de santé des populations ; • suivre les évolutions ; • comprendre les déterminants sociaux et environnementaux de la santé ; • connaître les perceptions et représentations de la santé et les comportements de prévention.

Les domaines d’étude actuels couvrent notamment : VIH-SIDA, cancers et maladies chroniques, nutrition et pathologies asso- ciées, santé environnementale, santé mentale, handicap, addictions, diagnostics de territoires, populations spécifiques (jeunes, personnes âgées, personnes vulnérables…), détermi- nants sociaux et comportementaux, EIS, inégalités sociales. Accompagner Avec une expertise reconnue aux niveaux régional et national, l’ORS a pour mission d’éclairer les politiques de santé publique. Les données sont produites dans le but de guider les choix des décideurs, collectivités locales, élus, ou administrations (dont au premier chef l’ARS et le Conseil régional).

Pour répondre à cette mission, l’ORS met en oeuvre : • des études à la demande de collectivités locales (communes, départements…) ; • du soutien aux acteurs de terrain ; • des partenariats avec des institutions de santé ou de recherche ; • des collaborations avec de nombreuses institutions sur les dif- férents plans régionaux et programmes de santé publique. Informer L’ORS Île-de-France contribue au débat régional autour de la santé et de ses déterminants.

L’ORS s’attache à valoriser ses travaux par des présentations au sein de nombreuses instances dont la Conférence régionale de santé et de l'autonomie (CRSA), la Conférence de territoire de Paris ou encore d’autres instances spécialisées.

Toutes les informations et publications sont accessibles sur son site internet : • rapports d’études, synthèses, bulletins de santé ; • tableaux de bord régional, départemental ou communal ; • recensement de l’offre sanitaire et sociale (guides) ; • indicateurs et fiches synthétiques ; • cartographie interactive des données de mortalité ; • lettre d’information mensuelle ; • présentations, communications et posters. (Pour consulter : http://www.ors-idf.org/) Par ailleurs, l’ORS publie de nombreux résultats dans des revues scientifiques à comité de lecture ou lors de congrès internatio- naux.

L’ORS ÎLE-DE-FRANCE

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Page 7 Membres titulaires du Directoire Participants représentant la Région Île-de-France Jean-Paul HUCHON Président du Conseil régional Président du Directoire de l’ORS Laure LECHATELLIER Vice-présidente Chargée de l'Action sociale, des formations sanitaires et sociales, de la santé et du handicap Marc-Pierre MANCEL Président de la commission d'action sociale et de la santé Céline MALAISÉ Conseillère régionale François DUGENY Directeur général de l’IAU Participants représentant l’Etat Claude EVIN Directeur général de l’ARS Île-de-France Vice-Président du Directoire de l’ORS Laurent FISCUS Préfet, Secrétaire général aux affaires régionales Psylvia DEWAS-TASSEAU Chargée de mission Hébergement, logement et santé - Préfecture de Paris et d'Île de France Patrick OLIVIER Directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France Nicolas PEJU Directeur de la démocratie sanitaire, de la communication et des affaires publiques de l’ARS Île-de-France Invité représentant l’Etat Laurent CASTRA Directeur de la santé publique de l’ARS Île-de-France Membres du Conseil scientifique Yann BOURGUEIL Directeur de l’Instut de recherche et documentaon en économie de la santé (IRDES) Pierre CHAUVIN Responsable d’équipe à l'Instut naonal de la santé et de la recherche médicale (INSERM) André CICOLELLA Conseiller scienfique à l'Instut naonal de l'environnement in- dustriel et des risques (INERIS) Brigie HAURY Ex-chargée de mission au Secrétariat général du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) Hubert ISNARD Médecin de santé publique, Président du Conseil scienfique de l’ORS Eric JOUGLA CépiDC - Instut naonal de la santé et de la recherche médicale (IN- SERM) Viviane KOVESS-MASFETY Directeur département épidémiologie et biostasques,Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), Université Paris Descartes Pierre LOMBRAIL Président de la Société française de santé publique (SFSP) Sylvia MEDINA Coordinateur des acvités européennes et internaonales du département santé-environnement à l’Instut de Veille Sanitaire (InVS) Sylvie STACHENKO Professeur à l’Université d’Alberta, Consultante Organisaon mon- diale de la santé (OMS), Professeur visiteur à la Chaire Instut na- onal de prévenon et d’éducaon pour la santé (Inpes) « Promoon de la Santé » à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) Anne TALLEC Directrice de l’Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire Philippe TUPPIN Chargé de mission à la Caisse naonale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013

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Page 8 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 Nathalie Sénécal Médecin de santé publique Directrice Nathalie Beltzer Economiste de la santé Enquête KABP VIH/Sida métropole - santé des femmes - Démocratie sanitaire Jean-Philippe Camard Environnementaliste Santé environnement (PRSE 2) - Webmaster Christine Canet Documentaliste Gestionnaire de l’information - communication Edouard Chatignoux Statisticien Programme Erpurs – Cancer Myriam Dalbarade Sociologue Recensement des établissements médico-sociaux Muriel Dubreuil Professionnelle de santé publique Santé environnement - Evaluation d’impact sur la santé (EIS) Catherine Embersin-Kyprianou Sociodémographe Handicap Valérie Féron Statisticienne Système d’information (tableaux de bord, indicateurs) Dorothée Grange Ingénieur agronome - Epidémiologiste Santé environnement (air intérieur) – nutrition ( enquête Abena) Sandrine Halfen Socio-démographe VIH / Sida (Enquête KABP VIH/Sida Antilles-Guyane, bulletin de santé) – précarité (Rroms - PRAPS), genre, santé et territoire Sabine Host Ingénieur du génie sanitaire Santé environnement Caroline Laborde Sociodémographe Personnes âgées - Handicap Stéphanie Rousseau Assistante Adrien Saunal Géomaticien Cartographie - SIG Maylis TELE-LAMBERTON Epidémiologiste Cancer Catherine Vincelet Médecin épidémiologiste Nutrition (enquête Abena) - Périnatalité Equipe en appui Alica Amigou (CDD) - Evaluation d’impact sur la santé (EIS) Pierre Chalmeton (CDD) - Vaccination Erwan de Gavelle (Stage) - Indicateurs Maxime Esvan (CDD) - KABP VIH/Sida Antilles-Guyane Anne Gauthier (ISP) - Enquête Abena Gaëlle Guibert (CDD) - Santé Habitat Claire Montlahuc (ISP) - Enquête KABP VIH/Sida Antilles-Guyane Alicia Peyronnet (Stage) - Erpurs Claire Sauvage (CDD) - Baromètre Inpes (exploitation régionale) Héloïse Savolle (CDD) - Santé mentale Equipe de l’ORS Île-de-France Une équipe permanente de 17 personnes, complétée par des collaborateurs recrutés en contrat à durée déterminée, internes de santé publique (ISP), ou stagiaires a apporté une expertise pluridisciplinaire sur les thèmes suivants pour 2013 :

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Page 9 EVENEMENT EN 2013 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 La fédéraon naonale des ORS (Fnors) et l’ORS Aquitaine ont accueilli à Bordeaux les 4 et 5 avril 2013, le 13ème congrès des ORS dont le thème général était : Les réflexions menées sur deux jours, en séances plénières et ateliers, visaient à définir les nouveaux enjeux de l’observaon en santé. Plusieurs quesons ont été abordées, notamment le partage de l’informaon entre producteurs de données, spécialistes en santé publique, chercheurs, acteurs des différents champs de la santé du social et médicosocial, poliques, décideurs, financeurs et usagers.

A cee occasion, l’ORS Île-de-France a présenté sept communicaons : - Accès aux soins primaires et spécialisés dans une région marquée par de fortes inégalités sociales : La situaon de l'Île-de-France. - L’évoluon des modes de communicaons, comment adapter les enquêtes en populaon générale ? L’expérience de l’enquête KABP VIH/Sida 2010.

- Effets des exposions aux parcules fines sur les recours aux urgences pour asthme et bronchiolite chez les enfants de l'aggloméraon pa- risienne. - Impacts des exposions à proximité du trafic rouer sur la genèse et l'exacerbaon de l'asthme chez les enfants de l'aggloméraon parisienne. - Alimentaon et état nutrionnel des bénéficiaires de l'aide alimentaire en France (étude Abena) : évoluons entre 2004-2005 et 2011-2012. - Condions de vie et santé des personnes handicapées en Île-de-France.

- Les bénéfices et les risques de la praque du vélo - Evaluaon en Île-de-France - Stand publicaons ORS-BDSP- EHSESP La Banque de données en santé publique (BDSP), réseau de coopéraon pour la mise en ligne d’informaons en santé, était présente sur un stand associant l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) mais aussi l’ORS.

Ce stand a permis de présenter à la fois les services as- surés par la BDSP mais aussi les récentes publicaons de l’ORS.

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Page 10 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 ETUDES ET ENQUÊTES Constatant que ces données avaient été peu exploitées au niveau de l’Île- de-France, l’ORS a entrepris une ex- ploitation régionale de cette enquête face à la nécessité de mieux connaître la population handicapée ou en situa- tion de handicap en Île-de-France, ses caractéristiques, les difficultés ren- contrées dans sa vie quotidienne, so- ciale et professionnelle, dans son accès à la prévention et aux soins. Aucune autre source ne permet de décrire aujourd’hui les situa- tions variées du handicap.

Relier les résultats obtenus aux ca- ractéristiques socio-économiques des individus interrogés apporte un éclairage nécessaire à l’élaboration des politiques pu- bliques en la matière.

Le rapport a été publié en janvier 2013. Il montre des préva- lences de handicaps tout à fait comparables avec le reste de la France. Toutefois, il révèle des spécificités quant aux discriminations vé- cues, à l’intégration à l’emploi et enfin un accès et un renonce- ment aux soins plus aigus. Suite à sa présentation en séance plénière, la CRSA IDF a rendu un avis adopté lors de la séance plénière du 15 octobre 2013. La CRSA propose, en se fondant sur ces constats partagés, d’en- gager une action d’alerte sur 6 axes majeurs pour améliorer la vie et la santé des personnes handicapées : - Le vécu des discriminations - L'intégration scolaire - L'emploi - L'accès aux transports en commun - L'accès aux soins et les renoncements aux soins - La coordination des acteurs Une fiche synthéque a par ailleurs été publiée sur cee thémaque à parr du Baromètre santé 2010 de l’Inpes “Mala- dies chroniques et handicap chez les Franciliens” (cf.

p16) Conditions de vie et santé des personnes handicapées en Île-de-France : exploitation régionale de l’enquête Handicap- Santé Ménages 2008 Valorisation Les résultats ont été présentés devant diverses instances : • Conseil régional d’Île-de-France en janvier 2013 • Séminaire mensuel de l’Institut fédératif de recherche sur le handicap (IFRH) «Enquêtes Handicap-Santé» le 14 février 2013 à la Maison des sciences sociales du handicap (MSSH) • Conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA) Île-de-France le 21 mars 2013, en séance plénière • Conférence de territoire de Paris le 22 mars 2013 • 13e congrès des ORS “l’observation : nouveau périmètre, nouveaux enjeux” en avril 2013 • Première journée d’échanges des Maisons départementales des handicapés (MDPH) franciliennes, intervention le 20 sep- tembre 2013, sur les "Principaux enseignements de l’exploita- tion régionale de l’enquête HSM (Handicap - Santé - Ménages)".

En 2010, près d’un quart de la population francilienne âgée de 15-85 ans déclare être atteint de maladie chronique, soit 2 300 000 Franciliens (Encadré 1). La déclaration de maladie chronique augmente de manière exponentielle avec l’âge et concerne après 75 ans, 62,2% des Franciliennes et 57,5% des Franciliens. En Île-de-France, les hommes et les femmes sont, à tout âge, aussi nombreux à déclarer avoir une maladie chronique.

En Île-de-France et dans les autres régions, les prévalences de morbidité chronique déclarée sont comparables. Et comme en Île-de-France, les hommes et les femmes des autres régions déclarent à tout âge avoir une maladie chronique dans de mêmes proportions.

Type de maladies chroniques déclarées Les maladies chroniques les plus souvent déclarées en Île- de-France sont les maladies cardiovasculaires (7,4% des Franciliens âgés de 15 à 85 ans), les maladies endocriniennes ou métaboliques (5,8%), les maladies des os et des articulations (3,7%) et les maladies respiratoires (3,6%). Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont les maladies qui concernent le coeur et la circulation sanguine (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, AVC . Les MCV sont encore aujourd’hui la première cause de mortalité et ont un fort potentiel invalidant. Longtemps décrites comme des maladies masculines, les MCV sont en 2010 autant déclarées par les femmes que par les hommes en Île-de-France (7,0% contre 7,9% des hommes) et dans les autres régions.

Les prévalences déclarées de MCV sont similaires en Île-de- France et dans les autres régions.

Les maladies endocriniennes ou métaboliques sont liées aux déséquilibres hormonaux et aux troubles du métabolisme. Parmi les maladies les plus connues figurent le diabète, les troubles thyroïdiens, les complications liées à la ménopause, l’obésité, l’hyperlipidémie. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à mentionner ce type de maladie en Île-de- France (6,8% contre 4,8%) et dans les autres régions. Ce type de maladie est déclaré dans des proportions semblables en Île- de-France et dans les autres régions.

Les maladies des os et des articulations (MOA) regroupent des maladies (de type arthrose ou ostéoporose) qui associent handicap locomoteur et douleurs, à tous les âges de la vie.

En Île-de-France, ce sont les femmes qui sont les plus nombreuses à déclarer des MOA (4,9% contre 2,5% des hommes). La prévalence est légèrement plus faible en Île-de- France que dans les autres régions (3,7% contre 4,5% pour les autres régions). Comme en Île-de-France, le niveau de prévalence de MOA dans les autres régions est plus élevé chez les femmes que chez les hommes.

Faits marquants En 2010, 4 440 Franciliens de 15 à 85 ans ont participé aux questionnaires “Maladies chroniques” et “Handicap” du Baromètre santé ; 1 444 ont répondu à un questionnaire plus poussé sur les causes de leur situation de handicap. Près d’un quart des Franciliens déclare avoir une maladie chronique, un peu plus d’un sur dix se sent limité dans ses activités. Ces prévalences augmentent avec l’âge. A tout âge, hommes et femmes déclarent dans de mêmes proportions avoir des maladies chroniques et être limités dans leurs activités. Les maladies cardiovasculaires sont les maladies les plus fréquemment déclarées en Île-de-France par les hommes et par les femmes (7,4% des Franciliens).

Deux limitations d’activité sur dix sont dues à un problème cardiovasculaire ou respiratoire en Île-de-France.

La santé des Franciliens 9,0 16,5 45,6 62,2 23,3 23,7 8,0 16,0 28,2 44,4 57,5 24,0 25,3 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans >=75 ans Total ÎdF Total HÎdF Hommes Femmes Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France Test réalisé sur les résultats Hommes / Femmes % Île-de-France Total Hommes Femmes ÎdF HÎdF Cardiovasculaires 7,9 7,0 7,4 6,3 Endocriniennes ou métaboliques 4,8* 6,8 5,8 6,3 Respiratoires 3,7 3,4 3,6 4,2 Des os ou des articulations 2,5*** 4,9 3,7* 4,5 Digestives 1,7 1,4 1,5 1,6 Urinaires ou génitales 1,6* 0,5 1,1 0,8 Neurologiques 1,5 1,7 1,6 1,3 De la peau 1,2 1,1 1,2 0,8 Cancers 0,9 1,4 1,2 1,3 Oculaires 0,9 0,8 0,8 0,6 Mentales 0,6 1,0 0,8 0,9 Autres 2,2 2,9 2,6 2,7 Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France Test réalisé sur les résultats Hommes / Femmes en ÎdF et sur les totaux ÎdF / HÎdF - * p

La santé des Femmes en Île-de-France L’ORS Île-de-France a publié, à partir d’une revue bibliographique et d’ex- ploitations régionales d’enquêtes na- tionales, les résultats de son étude sur l’espérance de santé et l’état de santé perçue des Franciliennes au regard de la situation des Franciliens et des femmes dans les autres régions. L’objectif est de fournir un état des lieux de la santé des femmes en Île- de-France, en soulignant les spécificités féminines notamment sur les états de santé, les morbidités et mortalités et les facteurs pouvant expliquer les écarts de genre observés.

La prévention oubliée chez les femmes homosexuelles et bisexuelles en France : parcours de vie, sexualité et santé sexuelle Basée sur des données d’une en- quête quantitative, complétée par des entretiens qualitatifs, cette étude souligne la nécessité de repen- ser la prévention pour les femmes bi- sexuelles et homosexuelles en termes de dépistage des infections sexuellement transmissibles et de suivi gynécologique.

(Journal of Sex Research. 2013 sept; 50 (6) :587-97) Sexualité, contraception et prévention en Île-de-France Cette étude, menée à partir d’une ex- ploitation régionale du Baromètre santé 2010 de l’Inpes s’intéresse au contexte de l’entrée dans la sexualité, à la sexualité récente et notamment aux questions de contraception, pré- vention des infections sexuellement transmissibles (IST) et enfin de re- cours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Sont également abordés les facteurs de risques (alcool et tabac) durant la grossesse ainsi que la pré- vention et les dépistages de certains cancers chez les femmes. Une fiche synthétique a par ailleurs été publiée sur cette thématique à partir du baromètre santé 2010 de l’Inpes “Contraception, IVG et IST chez les Franciliennes” (cf. p.16) Page 11 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 Valorisation • Présentation de l’évolution des pratiques sexuelles et des repésentations de la sexualité des femmes dans le cadre de la for- mation des professions de santé et des métiers d’aide à la personne, 8 mars 2013 • Réunion de restitution des résultats (ARS et Conseil régional), juillet 2013.

La santé des femmes en Île-de-France SANTÉ DES FEMMES Espérance de vie, espérance de santé et santé perçue Juin 2013 ORS Île-de-France Observatoire régional de santé Île-de-France ORS Île-de-France S E X U A L I T E E T C O N T R A C E P T I O N Observatoire régional de santé d'Île-de-France Depuis près de vingt ans, l’Institut national de prévention et d’éducation (Inpes) pour la santé réalise régulièrement les enquêtes Baromètre santé auprès de la population générale habitant en France métropolitaine. Ces enquêtes permettent de suivre les principaux indicateurs de comportements, d’attitudes et de perceptions des risques liés à la santé [1].

L’édition de 2010 a interrogé par téléphone 27 653 femmes et hommes âgés de 15 à 85 ans, notamment sur leur état de santé, les maladies infectieuses, les maladies chroniques, la vaccination, leur conduite alimentaire, leur consommation de produits psychoactifs, la santé mentale, le handicap et la sexualité [2].

En 2010, l’échantillon de l’enquête est constitué de 4 440 Franciliennes et Franciliens, rendant possible une analyse régionale du Baromètre Santé. L’ORS Île-de-France a déjà produit, à partir de ces données, différentes fiches thématiques régionales. Téléchargeables sur le site (www.ors-idf.org), elles reprennent, pour chaque module de questions de l’enquête, les trois ou quatre indicateurs jugés les plus pertinents. En plus de ces fiches, l’ORS propose une analyse plus détaillée de certaines thématiques. C’est l’objet de cette synthèse portant sur la sexualité, la contraception et la prévention.

Depuis le début des années 2000, on observe en France, comme dans d’autres pays européens [3], une recrudescence de certaines infections sexuellement transmissibles (IST), Sexualité, contraception et prévention en Île-de-France : résultats de l’enquête Inpes-Baromètre Santé de 2010 Nathalie Beltzer, Valérie Féron, Catherine Vincelet. comme les gonococcies [4] et les infections à chlamydiae trachomatis [5], notamment chez les jeunes [6]. Ces indicateurs, comme l’incidence de l’hépatite aiguë B [7] ou encore celle du VIH [8], soulignent la persistance de prises de risque en France, comme en Île-de-France.

De plus, malgré la diffusion massive de la contraception médicale, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) reste important (en moyenne en France : 15,1 IVG pour 1000 femmes en 2011). L’Île-de- France est une région, avec les DOM et le sud de la France, où le taux de recours à l’IVG est le plus élevé [9]. L’exploitation régionale de l’enquête réalisée en 2006 sur le comportement sexuel en France [10] avait également montré que l’Île-de- France se caractérisait par des échecs de contraception encore relativement nombreux et parmi les jeunes en Île-de-France davantage que dans les autres régions [11].

Qu’en est-il quatre ans plus tard ?

Nous tenons à remercier tout particulièrement Arnaud Gautier, Nathalie Lydié et François Beck de l’INPES pour la mise à disposition des données et leur contribution aux analyses. Cette synthèse met à jour, à partir de l’exploitation régionale de l’enquête Baromètre santé, les résultats publiés par l’ORS en décembre 2008 sur le contexte de l’entrée dans la sexualité, l’activité sexuelle récente, le recours à l’IVG et les déclarations d’IST en Île-de-France. De nouvelles données sont également abordées ici portant sur la consommation d’alcool et de tabac durant la grossesse, ainsi que sur les consultations gynécologiques et contraceptives, notamment avec le frottis vaginal ou cervico-utérin et la mammographie.

Contraception actuelle Faits marquants En 2010, 1 643 Franciliennes de 15-54 ans ont participé à l’enquête du Barométre santé de l’INPES. Sur l’ensemble des Franciliennes a priori concernées par la contraception, près de 91% ont recours à une méthode contraceptive. Près de 30% de celles ayant déjà eu des rapports sexuels déclarent avoir déjà eu recours à la contraception d’urgence. Les Franciliennes déclarent plus fréquemment avoir déjà eu une interruption volontaire de grossesse (IVG) ou une infection sexuellement transmissible (IST) que les femmes des autres régions.

ORS Île-de-France La santé des Franciliens Contraception, IVG et IST chez les Franciliennes Résultats du Baromètre santé 2010 de l’INPES % 15 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 54 ans Total ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF Méthode médicale seule dont pilule dont DIU 62,5 51,5 4,1 66,5 57,2 5,7 71,6 41,1 24,7 77,9 44,4 28,4 69,0 30,1 33,6 75,7 31,4 37,0 67,7** 40,9 20,9 73,5 43,7 24,4 Préservatif seul 9,4 8,0 13,3 8,2 12,7 9,1 11,8* 8,5 Double contraception dont pilule + préservatif 16,5 16,2 19,4 18,3 6,6 5,0 3,7 3,1 3,3 2,8 2,6 1,6 8,7 7,9 8,2 7,3 Autres méthodes 0,5 0,6 0,9 1,4 7,4 3,0 2,9 1,7 Pas de contraception 11,2 5,4 7,7 8,8 7,6 9,6 8,8 8,0 Méthodes de contraception déclarées par les femmes de 15 - 54 ans a priori concernées par la contraception Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France Test réalisé exclusivement sur le total IdF / hors IdF * p< 0,01, * p< 0,05 Sur l’ensemble des Franciliennes âgées de 15-54 ans a priori concernées par la contraception 8,8% n’utilisent pas de contraception.

Il n’y a pas de différence significative entre le taux de contraception des femmes d’Île-de-France et celui des femmes des autres territoires de France.

La pilule est la méthode majoritairement utilisée (48,8% dont 7,9% de pilule + préservatif). Ensuite viennent le DIU (20,9%) et le préservatif masculin ou féminin (19,7%). On remarque que les femmes déclarent moins souvent utiliser une méthode contraceptive médicale seule en Île-de-France que dans les autres territoires métropolitains, mais davantage le préservatif seul. En Île-de-France comme dans les autres régions, les jeunes utilisent plus souvent une double méthode de contraception que leurs aînées (16,5% des 15-29 ans contre 3,3% des 40-54 ans). L’utilisation d’une méthode de contraception médicale seule concerne environ deux femmes sur trois pour chaque tranche d’âge.

Par contre, l’utilisation du préservatif, associé ou non à une autre contraception, passe de 25,9% chez les 15- 29 ans à 16,0% chez les 40-54 ans.

L’utilisation de la pilule seule, en Île-de-France comme dans le reste de la France, diminue avec l’âge (51,5% chez les 15- 29 ans et 30,1% chez les 40-54 ans) au profit d’autres méthodes médicales comme le DIU ou d’autres méthodes contraceptives (respectivement 33,6% et 7,4% des 40-54 ans). Femme a priori concernée par la contraception : femme sexuellement active dans les 12 derniers mois, non ménopausée, non enceinte, en couple ou déclarant une relation amoureuse stable et non exclusivement homosexuelle, non stérile et ne cherchant pas à avoir d’enfant Méthode contraceptive médicale : pilule, dispositif intra-utérin (DIU), implant, patch contraceptif, anneau vaginal, stérilisation Double contraception : méthode médicale et préservatif Autres méthodes contraceptives : crèmes spermicides, ovules, éponges, retrait avant éjaculation, éviction des rapports sexuels les jours les plus à risque de grossesse, méthode Ogino % 15 - 29 ans 30 - 39 ans 40 - 54 ans Total ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF ÎdF Hors ÎdF Au moins une fois au cours de la vie 50,9 36,9 26,5 19,7 14,2 8,5 29,1*** 19,8 Au moins une fois au cours des 12 derniers mois 13,3 9,7 4,0 2,8 0,6 0,8 5,5*** 3,9 Près d’un tiers (29,1%) des Franciliennes de 15-54 ans ayant déjà eu des rapports sexuels déclare avoir au moins une fois eu recours à la contraception d’urgence.

Ce niveau de recours au cours de la vie est supérieur à la moyenne hors Île-de-France (19,8%). Cette différence se retrouve avec le recours dans les 12 derniers mois (5,5% des Franciliennes et 3,9% des Françaises hors Île- de-France). Ces proportions de recours varient avec l’âge. Plus de la moitié Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France Test réalisé exclusivement sur le total IdF / hors IdF * p< 0,001 Recours à la contraception d’urgence chez les femmes de 15 - 54 ans ayant déjà eu des rapports sexuels des jeunes femmes de 15-29 ans déclare avoir au moins une fois eu recours à la contraception d’urgence au cours de sa vie contre 14,2% chez les 40-54 ans et 13,3% des 15-29 ans y ont eu recours dans les 12 derniers mois contre 0,6% des 40-54 ans.

Contraception d’urgence Utilisée après un rapport sans protection ou en cas d’oubli de pilule, rupture du préservatif... Celle-ci est distribuée à titre gracieux pour les mineures, sans ordonnance, en pharmacie, auprès d'une infirmière scolaire ou dans un centre de planification depuis le décret du 27 mars 2001. Contraception d’urgence

Etat fonctionnel des personnes âgées vivant à domicile en Île-de-France Dans le contexte d’une politique de maintien à domicile des personnes âgées dépendantes, l’enjeu pour la région Île-de-France est non seule- ment d’anticiper les besoins futurs de prise en charge de la dépendance mais aussi de limiter le nombre crois- sant de personnes âgées en situation de dépendance. L’étude de l’ORS ap- porte des élèments de réponse à ce double enjeu.

Afin de dresser un panorama sur les personnes âgées et la dé- pendance en Île-de-France, une exploitation régionale de l’en- quête Handicap-Santé-Ménages a été réalisée.

Elle permet de faire un état des lieux de l’état sur la santé des personnes âgées vivant à domicile en Île-de-France. Cette étude fournit une estimation du nombre de personnes âgées dépendantes en Île- de-France mais également du nombre de personnes âgées en pé- riode critique de mauvaise santé qui peuvent nécessiter de l’aide technique ou humaine.

L’offre en établissements pour personnes âgées en Île- de-France en 2013 A la demande de l’ARS et de la Région Île-de-France, l’ORS a mis à jour en 2013 la liste détaillée par commune des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA), des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et des unités de soins de longue durée (USLD) qui assurent un hébergement collectif des personnes âgées en Île-de-France. Une fiche synthéque a par ailleurs été publiée à parr du Baromètre santé 2010 de l’Inpes “Percepons de la maladie d’Alzheimer chez les Franci- liens” (cf.

p.15) Page 12 Observatoire régional de santé Île-de-France - Rapport d’activité 2013 .

Valorisation • Comité régional Alzheimer, septembre 2013 • Conférence du territoire de santé de Paris (CTS75), 13 dé- cembre 2013 • CRSA (Conférence régionale de santé et de l’autonomie) séance plénière du 17 décembre 2013 • Réunion de restitution des résultats de l’étude, 30 janvier 2014 • Café de l’ARS, 4 février 2014. Perception de la maladie d’Alzheimer Faits marquants En 2010, 1 444 Franciliens de 15 à 85 ans ont participé au questionnaire “Perceptions de santé, sentiments d’information” du Baromètre santé et 706 Franciliens ont participé à un questionnaire plus poussé sur la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer bénéficie d’une image sociale dégradée en Île- de-France de par son ampleur, son caractère inévitable et ses conséquences. Ceci se traduit par la crainte de développer la maladie pour 37,4% des Franciliens et par un niveau d’information relativement faible comparé à d’autres risques de santé (seuls 53,1% se considèrent bien informés). Malgré tout, une large majorité souhaiterait connaître le diagnostic dans le cas de signes évocateurs de la maladie (91,6%). Près de 10% des Franciliens déclarent aider une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Les aidants sont davantage masculins avant 45 ans et féminins après 60 ans.

ORS Île-de-France La santé des Franciliens Perceptions de la maladie d’Alzheimer chez les Franciliens Résultats du Baromètre santé 2010 de l’INPES Plus d’un tiers des Franciliens craint d’être personnellement atteint par la maladie d’Alzheimer (37,4%). La maladie d’Alzheimer est la 4ème pathologie la plus crainte par les Franciliens, après le cancer (52,1%), les accidents de la circulation (50,5%) et les aliments transformés et pollués (46,4%). La crainte d’être personnellement touché par la maladie d’Alzheimer est plus souvent formulée par les femmes (41,2% contre 33,3% des hommes). Si la crainte de la maladie d’Alzheimer augmente régulièrement avec l’âge chez les hommes, les femmes présentent un taux particulièrement élevé entre 60 et 74 ans (67,5% contre 40,1% des hommes).

La crainte de la maladie est davantage déclarée par les Franciliens connaissant au moins une personne atteinte d’Alzheimer (45,8% contre 34,3% des Franciliens qui ne connaissent aucun malade d’Alzheimer). De même, les personnes qui se considèrent bien informées sur la maladie d’Alzheimer sont celles qui craignent le plus cette pathologie (42,0% contre 32,4% des personnes qui ne sont pas ou mal informées).

La crainte d’être personnellement touché par la maladie En 2010, l’image de la maladie d’Alzheimer est négative en raison de son ampleur, de son caractère inévitable et de ses conséquences. Alors qu’un quart des Franciliens connaît au moins une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la majorité des Franciliens (77,6%) pensent que la maladie prend de plus en plus d’ampleur. La moitié des Franciliens souligne le caractère inévitable de cette maladie dans la mesure où, pour eux, on ne peut rien faire pour l’éviter (50,5%) et qu’il est normal de perdre la mémoire en vieillissant (57,0%).

Les effets dévastateurs de la maladie sur l’entourage sont reconnus par la quasi-totalité des Franciliens (92,9%). Ces perceptions négatives s’accompagnent d’un sentiment de malaise face à une personne malade pour 28,9% des Franciliens. Malgré cette image sociale négative, la quasi-totalité des Franciliens souhaiterait connaître le diagnostic dans le cas de signes évocateurs de la maladie (91,6%).

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à valider le nombre de plus en plus important de malades Alzheimer (81,8% contre 72,9%), ainsi que le caractère inéluctable de la maladie (55,2% contre 45,2% des hommes). Quel que soit l’âge du répondant, en Île-de-France, la maladie d’Alzheimer pâtit d’une image sociale dégradée. Dans les autres régions de France, la perception de l’ampleur de la maladie est plus importante (81,9% estiment qu’il y a de plus en plus de malades contre 77,6% en Île-de-France). Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France N = 4 518 individus dont 706 Franciliens Test réalisé sur les résultats Hommes / Femmes en ÎdF et sur les résultats ÎdF / Hors ÎdF - * p< 0,05 ** p< 0,01 *** p< 0,001 Opinions et attitudes face à la maladie d’Alzheimer Crainte de la maladie d’Alzheimer 28,4 30,2 37,0 40,1*** 41,7 33,3* 33,6*** 27,6 37,9 41,5 67,5 49,6 41,2 45,2 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans 75-85 ans Total ÎdF Total HÎdF Hommes Femmes Crainte de la maladie d’Alzheimer, selon le sexe et l’âge (%) Source : Baromètre santé 2010, INPES - Exploitation ORS Île-de-France N = 9 109 individus dont 1 444 Franciliens Test réalisé sur les résultats Hommes / Femmes * p< 0,05 ** p< 0,01 *** p< 0,001 % Île-de-France Total Hommes Femmes ÎdF HÎdF Être mal à l’aise face à un malade 26,8 30,8 28,9 33,0 Connaître le diagnostic 90,4 92,7 91,6 90,1 Normal de perdre la mémoire 55,3 58,7 57,0 57,2 De plus en plus de malades 72,9* 81,8 77,6* 81,9 Effets dévastateurs sur la famille 91,5 94,1 92,9 91,8 On ne peut rien faire pour l’éviter 45,2* 55,2 50,5 53,4 La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative incurable du tissu cérébral qui entraîne une perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire.

En 2012, environ 139 000 Franciliens de 75 ans ou plus seraient atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. (Source : Cohorte Paquid, Estimations de population 2012-Insee) d’Alzheimer atteint des niveaux comparables en Île-de- France et dans les autres régions. Et, comme en Île-de-France, les femmes des autres régions sont plus nombreuses que les hommes à craindre cette maladie (45,2% contre 33,6% des hommes).

Etat fonctionnel des personnes âgées vivant à domicile en Île-de-France P E R S O N N E S Â G É E S Prévalences et inégalités face à la perte d’autonomie en Île-de-France Décembre 2013 ORS Île-de-France Observatoire régional de santé Île-de-France L’offre en établissements pour personnes âgées en Île-de-France en 2013 PERSONNES ÂGÉES Données au 30 mars 2013 ORS Île-de-France Observatoire régional de santé Île-de-France

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