Transitions énergétiques

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LA REVUE DE L’ÉCO-EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Pour la gestion active du bâtiment tertiaire, industriel et collectif FORMATION RGE et filière électrique ELECTRICITÉ Effacement et flexibilité de la demande SÉCURITÉ Contrôle d’accès et GTB 829 ISSN 0758-3826 / OCTOBRE 2014 Bruno Léchevin Président du Conseil d’administration de l’Ademe INTERVIEW « Pour 2030, le bâtiment représente la moitié des gisements d'économie d'énergie identifiés. » Transitions énergétiques

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obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté », écrivait Rousseau.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet de loi sur la transition énergétique examiné ce mois-ci à l’Assemblée nationale fixe des objectifs pour le moins contraignants. Parmi ceux-ci, la diminution de moitié de la consommation d'énergie en 2050 par rapport à 2012. Vu le contexte économique actuel, ce sera un vrai défi. Or, pour améliorer l’efficacité énergétique du cadre bâti, public et privé, individuel et collectif, les choses sont clairement en train de bouger, comme le montre dans notre interview le président de l’Ademe. Des outils sont mis en place, qui visent à valoriser l'intérêt économique sous-jacent à la transition énergétique.

Et, de fait, certaines contraintes peuvent faire naître de réelles opportunités.

À travers quels leviers d'action ? demandera-t-on. L’évolution du crédit d’impôt, la relance des prêts à taux zéro, qui déchargent les banques du contrôle technique des travaux, les prêts à bas taux de la Caisse des Dépôts pour les projets des collectivités, les interventions de la BPI et de la Banque européenne d’investissement, le chèque énergie, le tiers financement... Il s’agit en fait de créer les conditions d’une dynamique d’appropriation de la transition énergétique à tous les niveaux de la société, à travers de nouveaux modes de gouvernance et de nouvelles expérimentations.

Côté énergie, un rapport récent publié par RTE fait apparaître une dégradation de la sécurité d’approvisionnement électrique en France entre 2015 et 2018.

Parmi les solutions envisagées, l’effacement se révèle peut-être l’une des techniques qui permettra notamment d’éviter un black-out en cas de grand froid, tout en permettant aux entreprises de faire des économies. Notre dossier donne un aperçu des premiers retours d’expérience pour les bâtiments tertiaires.

Une chose est sûre : la transition énergétique ne se fera pas sans la mobilisation des territoires et des filières concernées. À cet égard, la mention RGE, obligatoire pour obtenir les principales aides fiscales à la rénovation énergétique, pose question à la filière électrique. Est-elle prête ? Le parcours pour obtenir la mention est-il adapté ? Un des dossiers du mois fait le point sur le sujet.

Aymeric Bourdin, rédacteur en chef © DR En couverture : Un projet de loi issu d’un long processus initié par le débat national sur la transition énergétique qui a pour objectif de placer notre société sur la trajectoire de la transition énergétique.

Ce texte est central : il veut inscrire l’ensemble de la société dans une dynamique de transition énergétique, faciliter le déploiement et la généralisation des expériences menées par les territoires plutôt que d’imposer de nouvelles interdictions.

De fait, certaines contraintes peuvent faire naître de réelles opportunités. Contraintes et opportunités j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 3 ÉDITO «L’

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  • 20 Datacenter : TelecityGroup rénove un datacenter avec maintien de la continuité de service : une opération complexe RÉALISATION 4 j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr © DR THEBEN 2e de couv. LEGRAND 3e de couv. EATON 4e de couv. B.TIB 37 EMERSON 22 EQUIP'HOTEL 10 EXPOPROTECTION 35 FLIR 30 IDEAL NETWORKS 46 KAUFEL 43 METZ CONNECT 17 PREVENTICA 30 SIEMENS 41 SILVER ECONOMY EXPO 44 j3e N° 829 OCTOBRE 2014 11 - Évènement : Transition énergétique : comment inclure les consommateurs 12 - Compteurs intelligents : Sagemecom fournira plus de 1,2 million de compteurs et data concentrateurs Linky 13 - Évènement : Rexel « co-construit » au Forum mondial Convergences 14 - Électricité : Pénurie en vue dès 2015
  • Innovation : Stocker de l’énergie dans un câble électrique
  • Efficacité énergétique : Hub One s’engage à réduire la consommation énergétique de son parc informatique 15 - Appel à manifestations d’intérêt : « Méthodes industrielles pour la rénovation et la construction de bâtiments »
  • Smart grid : IssyGrid, premier réseau de quartier intelligent en France
  • Transition énergétique : L’Europe veut sanctionner les pays n’ayant pas transposé la loi sur l’efficacité énergétique 16 - Éclairage : Retrait des lampes éco-halogènes en 2016
  • Efficacité énergétique : La CDC lance 5E, un programme pour financer l’efficacité énergétique des entreprises
  • Énergie : GDF Suez accusée de pratiques anti-concurrentielles Voitures électriques : Vers un marché plus abordable 17 - Innovation : Des cellules photovoltaïques en spray à pulvériser
  • Stockage de l’énergie : Idex parmi les lauréats du Concours mondial d’Innovation LISTE DESANNONCEURS - N° 829 - octobre 2014 23 Énergies renouvelables : un bilan pour 2014 24 Les LED rebattent les cartes de l’industrie française de l’éclairage 18 Guide SPAP : Utilisation des piles et accumulateurs : informer les consommateurs Étude Xerfi : Les LED rebattent les cartes sur les marchés de l’éclairage Étude Cemafroid / EReIE / ARMiNES CES : Alternatives aux HFC à fort GWP dans les applications de réfrigération et de climatisation 19 Note de La Fabrique écologique : La transition énergétique au milieu du gué Rapport OPECST : Les freins réglementaires à l’innovation en matière d’économie d’énergie dans le bâtiment : le besoin d’une thérapie de choc Guide de l’Ademe : Guide de mises en œuvre de l’ISO 50001 ANALYSES INTERVIEW 6 Bruno Léchevin : Président du Conseil d’administration de l’Ademe ACTUALITÉ 11 j3e est un périodique inscrit à la Commission paritaire des publications et agences de presse sous le no 0617 T 85793.

Il est édité par la Société 3e Médias, SAS au capital de 140 000 euros ; siège social, 23, rue Galilée, 75116 Paris ; représentant légal Jean Tillinac. © 3e Médias, Paris. Reproduction interdite. Toutefois, des photocopies peuvent être réalisées avec l’autorisation de l’éditeur. Celle-ci pourra être obtenue auprès du Centre Français du Copyright,20,rue des GrandsAugustins,75006 Paris,auquel 3e Médias a donné mandatpourlereprésenterauprèsdesutilisateurs. Tél.:+33(0)144074770.

Dépôt légal : octobre 2014 Conception graphique - Réalisation : Planète Graphique Studio - Paris 17e Impression : IPPAC / Imprimerie de Champagne 52500 Langres.

Directeur de la publication : JeanTillinac Administrateur : Xavier Desmaison Rédaction 3e Médias :23,rue Galilée,F-75116 Paris Tél.+ 33 (0) 1 44 92 50 50 Fax + 33 (0) 1 44 92 50 51 Email : redaction@filiere-3e.fr Rédacteur en chef : Aymeric Bourdin Ont collaboré à ce numéro : Alexandre Arène, Jean-François Moreau, David Le Souder, Jean-Paul Beaudet, Maxime Pizon, Olivier Durand Diffusion Marketing-développement :David Le Souder (50 50) Relations abonnements :Solène Collat (50 41) Abonnement pour la France :voir page 5. Pour l’étranger : 155 € HT franco ; 175 € HT par avion Prix au numéro : 17 € Publicité 3e Médias 23, rue Galilée, F-75116 Paris Tél.

33 (0) 1 44 92 50 50 Fax + 33 (0) 1 44 92 50 51 Responsable publicité print & digital : Sandrine de Montmorillon Ligne directe : 01 44 92 50 56 Email : sdm@filiere-3e.fr Pour joindre vos correspondants : Téléphone : composez le 01 44 92 suivi des 4 chiffres mentionnés (à côté du nom) SOMMAIRE À LIRE 18 20 © DR

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j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 5 3 QUESTIONS À F FOURNISSEURS ENERGIE FP n Production FT n Transport FD n Distribution C CONSTRUCTION / FABRICATION CE n Equipement Electrique CL n Eclairage CG n Génie climatique CMn Mesure, Contrôle CA n Automatismes CI n Micro informatique CV n VDI - Sécurité, communication CO n Outils O MAÎTRISE D’OUVRAGE OP n Promoteur, constructeur OT n Collectivités territoriales OE n Etat (Ministères, DDE, DDA) P PRESCRIPTION / MAÎTRISE D’ŒUVRE PA n Architecte PI n Architecte d’intérieur PE n BE, ingénierie, conseil PC n Bureau de contrôle PMn Métreur, économiste, géomètre D DISTRIBUTION DI n Importateur DG n Grossiste DD n Détaillant I INSTALLATION / MAINTENANCE IE n Electricien IC n Chauffagiste, climaticien IA n Automaticien, informaticien, instrumentiste IV n Installateurs Réseaux, VDI U EXPLOITANTS UI n Utilisateurs industrie UT n Utilisateurs tertiaire UF n Utilisateurs infrastructures UC n Collectivités territoriales G ENSEIGNEMENT / FORMATION GA n Enseignant GB n Etudiant GC n Stagiaire S SERVICES SA n Direction générale SC n Direction commerciale SK n Chargé d’affaires SL n Direction marketing SMn Direction des travaux SB n Direction des études SN n Services techniques SX n Autres E EFFECTIF DE L’ENTREPRISE E0 n 1 à 4 E1 n 5 à 10 E2 n 11 à 50 E3 n 51 à 300 E4 n 301 à 1000 E5 n + 1000 À COMPLÉTER Offre papier + numérique n Abonnement 1 an : 150 € TTC 9 numéros du magazine papier + accès à l’ensemble du site Internet Offre tout numérique n Abonnement 1 an : 100 € TTC 9 numéros du magazine en version électronique uniquement (diffusion par e-mail) + accès à l’ensemble du site Internet n Règlement par chèque bancaire à l’ordre de 3e Médias ËOUI, JE SOUHAITE M’ABONNER AU MULTIMÉDIA j3e Bulletin à découper ou à photocopier et à nous retourner dûment complété à l’adresse suivante : j3e Service Abonnement – 23, rue Galilée – 75116 Paris Cedex Pour tout renseignement sur votre abonnement, contactez Solène Collat.

Tél. : 01 44 92 50 41 ou par e-mail : scollat@filiere-3e.fr Nom . Prénom . Société . Activité . Adresse . . Code postal . Ville . Tél . Fax . E-mail . © AGGLO 26 © Schneider Electric 31 © Pascal Darmagnac 36 CERTIFICATION 26 Formation : RGE et filière électrique ÉCONOMIES D'ÉNERGIE 31 Électricité : Effacement et flexibilité de la demande électrique SÉCURITÉ 36 Contrôle d’accès et architecture réseau : Enrichissez votre GTB 58 Pascale Giet, Vice-Présidente de la Fondation Rexel pour le progrès énergétique © DR SOMMAIRE PRODUITS 55 Eaton Kaufel Metz Connect Ideal Networks Legrand B2O Marechal Electric Qivivo Legrand LES DOSSIERS DU MOIS 40 Vidéosurveillance : L’interconnexion entre les systèmes, secret d’une installation performante SÉCURITÉ PORTRAIT D’ENTREPRISE 52 Kaufel France, l’entreprise à la campagne qui défie les grands 54 Le marché des datacenters 47 Retour sur le salon IBS 2014 : Franc succès pour le rendez-vous phare du Smart Building 46 Nice Grid : de l’expérimentation à l’application CHIFFRES CLÉS LE PLUS LU SUR www.filiere-3e.fr SALON IBS 45 Renouvelable:Un développement pénalisé par des incertitudes (AIE) AILLEURS SUR LE WEB 48 Sans-fil :Smart Bluetooth, ou 4.0, un dopant pour la domotique 51 Automate : L’em4, de Crouzet Automation ÉQUIPEMENTS ET TECHNIQUE © DR 58 52 56 52 © IBS 2014 © Legrand

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Pour 2030, le bâtiment représente la moitié des gisements d'économie d'énergie identifiés. INTERVIEW © DR 6 j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr

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Président du conseil d’administration de l’ADEME. L'ADEME est l'opérateur de l'État pour accompagner la transition écologique et énergétique. C'est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous tutelle conjointe du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’ADEME met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public ses capacités d’expertise et de conseil.

Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en œuvre, et ce, dans les domaines suivants : la gestion des déchets, la préservation des sols, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l’air et la lutte contre le bruit. Propos recueillis par Aymeric Bourdin j3e - Pouvez-vous nous rappeler l'historique et le rôle de l'ADEME dans le processusdetransitionénergétiqueen France ?

Bruno Léchevin - L’ADEME est une agence d’objectifs en charge d’une politiquepubliqueglobaleettransversalesur l’environnementetlamaîtrisedel’énergie. Avec quelque1000salariésrépartispour moitié en régions et pour moitié en direction centrale, nous sommes l’établissement public au service de la transition énergétique et écologique.Par nos actions de recherche et d’innovation,de conseil, de communication, de soutiens techniques et financiers,nous accompagnons l’ensemble des acteurs – collectivités, entreprises, particuliers – vers des modes de consommation et de production plus durables.

Nous mettons notre expertise à dispositiondetouslesdécideurs,etnotreorganisation territoriale spécifique permet de combiner répartition équitable des objectifs nationaux et prise en compte des priorités et spécificités régionales.

Grâce à la complémentarité entre directions centrales et directions régionales, l’ADEME assure également un continuum depuis la recherche jusqu'à l’application de solutions, assurant ainsi la cohérence entre les politiques de l’État et celles qui sont menées par les collectivitésterritoriales.Lesretoursduterrain permettent aux directions régionales d’enrichir l’expertise nationale et de coconstuire une offre adaptée aux spécificités de chaque territoire, tout en mutualisant les expériences. Réciproquement, les directions régionales peuvent faire bénéficier leurs partenaires locaux des expertises pointues disponibles au siège.

Ce modèle unique ainsi que les champs d’expertise que nous couvrons font de l’ADEME le fer de lance naturel de la transition énergétique et écologique. j3e - L’ADEME a réalisé en 2012 une étude sur la situation énergétique de la France en 2030 et 2050. Quelles en ont été les conclusions ? B. L. - Menée par l’ensemble des collaborateurs de l’Agence, cette réflexion prospective a permis de contribuer au débat national de la transition énergétique l’année dernière. Devenu un élément de référence, ce travail a permis à l’ADEME de porter auprès des parties prenantes un message assez volontariste sur les transitions énergétiques, axé sur deux piliers forts que sont la maîtrise de laconsommationénergétiqueetundéveloppement très important de l’offre d’énergies renouvelables.

Il s’agit d’un ensemble de propositions, d’une vision basée sur des hypothèses explicites d’évolutions possibles et non d’une prévision. Cet exercice propose une voie,et non la voie,vers la transition énergétique.L’essentiel a été de montrer qu’il était possible d’atteindre le facteur 4, en diminuant par deux notre consommation d’énergie et en développant fortement les énergies renouvelables avec quelque 35 % en 2030 et plus de 55 % en 2050,en faisant de l’efficacité énergétique notre priorité absolue.

Un point essentiel : nous soutenons que lacroissancedelaconsommationd’énergie n’est pas inéluctable dans une croissance économique durable et que nous pouvons atteindre le facteur 4, sans remettre en cause les souhaits de confort et de bien-être de nos concitoyens. L’évaluation de l’impact macroéconomique à moyen et long terme de ce scénario énergétique effectué grâce au modèle développé conjointement avec l’Observatoire français des conjonctures économiques montre que les options retenuessontbénéfiquespourl’économie et pour l’emploi. La croissance du PIB est légèrement supérieure à celui d’un scénario de référence tendanciel : de 1,8pointdePIBsupplémentaireen2030, soit une année de croissance, à environ 3 points en 2050.

Cette même évaluation macroéconomique montre qu’en 2030 environ 330 000 emplois supplémentaires pourraient être créés par rapport au scénario ... Bruno Léchevin INTERVIEW j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 7 © Fotolia

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8 j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr Bruno Léchevin ... de référence ; en 2050, ce serait entre 690 000 et 875 000 emplois supplémentaires. En conclusion de nos scénarios énergétiques,l’efficacitéénergétiqueetledéploiementdesénergiesrenouvelablessontdonc lesleviersincontournablesdelatransition énergétique. Ce sont également et évidemment les priorités de l’ADEME.

j3e - Quelles actions sont à mettre en œuvre, en conséquence ? Pouvez-vous évoquer quelques projets concrets ? B.L.-En pratique,l’atteinte de cet objectif nécessite d’agir en particulier sur la rénovation des bâtiments et sur la mobilité.Pour 2030,le bâtiment représente la moitiédesgisementsd’économied’énergie identifiés. Quant à l’objectif 2050, il n’estatteignablequ’enagissantégalement sur la mobilité et ce,dès aujourd’hui car les changements de comportement et le déploiement à grande échelle des innovations seront longs à atteindre.

Outre le bâtiment et les transports, nos scénarios tablent sur une augmentation de la production globale de l’industrie française qui, dans le même temps, accroît son efficacité énergétique, permettant ainsi une baisse de sa consommation d’énergie et un renforcement de sa compétitivité.

Les gains d’efficacité réalisables dans l’industrie à l’horizon 2030 sont estimés par l’ADEME à 20 % dont les 3/4 par des solutions techniques déjà largement éprouvées, mais qui restent à généraliser.Autant de points de compétitivité à gagner. Si nous pouvons nous projeter dans une société consommant moins et mieux l’énergie, c’est aussi grâce aux nouvelles technologiesd’efficacitéénergétique,aux réseauxintelligentsetdemainauxcompteurs communicants... à condition bien entendu que ces compteurs aident efficacement les habitants à gérer leur consommation et permettent à terme de nouveaux modes de consommation, d’autoconsommation, d’effacement.

La réduction des émissions de gaz à effet deserrereposeégalementsurundéploiement massif d’énergies renouvelables performantes, chaleur et électricité, créatrices de richesses et d’emploi. j3e-Commentl’ADEMEaccompagnet-elle les professionnels du secteur du bâtiment dans leurs efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique ? B.L.-Lesprofessionnelssontpleinement mobilisés. Ils sont de plus en plus nombreux à s’engager dans RGE (Reconnu Garant de l’Environnement),et je tiens à saluer leur implication. Signe de reconnaissancepourlesprofessionnels,lamentionRGEestaussiuneassurancepourles particulierssouhaitantréaliserdestravaux de rénovation énergétique de la qualité desprestationsduprofessionnelsollicité.

Afin d’accompagner la montée en compétences de ces professionnels sur la performance énergétique, un dispositif de formationauxéconomiesd’énergiesleur estproposéavecleFEEBat.Ilestcomplété par Praxibat®,un réseau d’une cinquantaine de plates-formes techniques pédagogiques où les artisans peuvent mettre enpratiquelesenseignementsenmatière d’efficacité énergétique. Parce que les particuliers sont sensibles aux preuves de qualité et exigeants dans le choix de leurs prestataires,le ministère de l’Écologie, celui du Logement et l’ADEME ont récemment lancé l’annuaire des professionnels RGE.

Consultable en ligne sur le site renovation-info-service.gouv.fr,l’annuaireRGE permet aux particuliers de trouver des professionnels compétents en fonction des travaux à réaliser.

Aujourd’hui,environ 20 000 entreprises se distinguent par un signe de qualité « RGE » avec 10 à 15 % d’augmentation par mois du nombre d’entreprises. L’objectif de 30 000 entreprises RGE d’ici la fin de l’année est d’actualité.Certes,ce chiffre est encore faible par rapport aux 389 000 entreprises en France, mais le mouvement est lancé et l’éco-conditionnalité des aides l’accélère déjà. « Pour 2030, le bâtiment représente la moitié des gisements d'économie d'énergie identifiés. » INTERVIEW © Fotolia « Les gains d'efficacité réalisables dans l'industrie à l'horizon 2030 sont estimés par l'ADEME à 20 % dont les 3/4 par des solutions techniques déjà largement éprouvées, mais qui restent à généraliser.

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j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 9 j3e - Quelle est votre vision des enjeux dans le contexte du projet de loi qui est discuté cet automne ? B.L.- Ce projet de loi est issu d’un long processus initié par le débat national sur la transition énergétique.Il a pour objectif de placer notre société sur la trajectoire de la transition énergétique afin d’atteindre le facteur 4 en 2050. Au regard de l’enjeu, il était essentiel de prendre le temps dans l’élaboration de ce texte. Car ce texte est central : il veut inscrire l’ensemble de la société dans une dynamique de transition énergétique, faciliter le déploiement et la généralisation des expériences menées par les territoires plutôt que d’imposer de nouvelles interdictions.

Aussi, en ce qui concerne nos domaines de compétence, si nos attentes à l’égard de la loi sont bien sur des objectifs ambitieux en efficacité énergétique et en énergies renouvelables, proches de nos scénarios, elles portent aussi et surtout sur la création des conditions d’une dynamique,d’uneaccélérationdesactionsdes territoires, d’une appropriation de la transition énergétique à tous les niveaux de la société :de nouvelles gouvernances, denouvellesexpérimentations...Latransition énergétique ne se fera pas sans la mobilisation des territoires.

L’enjeu de la loi est également de ne pas être immobilisante : seule, elle ne serait rien.

La société rejette toute nouvelle norme si elle ne s’en approprie pas les objectifs et n’en comprend pas à la fois la nécessité et le caractère réaliste. C’est pourquoi,en parallèle aux travaux législatifs, il est important de montrer que dans certains territoires, dans certaines entreprises, la transition écologique et énergétique est déjà en mouvement et que l’on est ici dans l’accélération et la généralisation et non dans la création à partir de rien de nouvelles normes et de nouvelles pratiques. C’est tout l’enjeu du plan d’action et de mobilisation qui accompagne la loi et que la ministre de l’Écologie place à un niveau d’importance similaire.

j3e - Un des sujets, lorsqu'il s'agit de rénovation dans le bâtiment, est le financement. Quelle est l'approche de l'ADEME sur la question ? B. L. - La question du financement est effectivement une question essentielle. Avant de parler du bâtiment en général, arrêtons-nous sur le logement. Ainsi, quand le président de la République a présenté le plan de rénovation énergétique de l'habitat, avec un objectif d'au moins 500 000 logements d'ici 2017, la démarche était nécessaire car le but est de diminuer de 38 % la consommation d'énergie dans le bâtiment d'ici 2020, sachant qu'il représente plus de 42 % de la consommation actuelle – logement et tertiaire compris.

On voit bien que c’est un levier fondamental et qui recèle de bellesopportunités.Pourautant,laquestion du financement dans le tertiaire est plus complexe à traiter car les bâtiments et leurs usages sont plus hétérogènes. Pour améliorer l’efficacité énergétique du cadre bâti, public et privé, individuel et collectif, sont mises en place des aides renforcées et simplifiées qui permettent de passer rapidement à l’acte (évolution ducréditd’impôt,relancedesprêtsàtaux zéro en déchargeant les banques du contrôle technique des travaux, prêts à bas taux de la Caisse des Dépôts pour les projets des collectivités, interventions de la BPI et de la Banque européenne d’investissement, chèque énergie, tiers financement...).

Les choses sont clairement en train de bouger car des outils sont mis en place progressivement pour valoriser l'intérêt financier économique sous-jacent. « Le but est de diminuer de 38 % la consommation d'énergie dans le bâtiment d'ici 2020, sachant qu'il représente plus de 42 % de la consommation actuelle - logement et tertiaire compris. » Bruno Léchevin INTERVIEW Selon l'ADEME, l'efficacité énergétique et le déploiement des énergies renouvelables sont les leviers incontournables de la transition énergétique. © Fotolia

I mpossible de rénover 500 000 logements sans consulter le consommateur.

Voilà ce qu’a déclaré Sophie Breton, directrice générale de l’Ignes (Industrie du génie numérique, énergétique et sécuritaire), pour ouvrir la réunion. Le ton est donné. Simplifier les offres pour les utilisateurs, clarifier les aides apportées : la filière des énergies renouvelables doit séduire le grand public. D’autant que, selon Yvon Merlière, directeur général du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), « les consommateurs ont pris conscience depuis 5-6 ans qu’il fallait faire des économies d’énergie ». Le sujet semble donc enfin faire consensus.

Le sujet est d’autant plus délicat que, depuis le développement des énergies renouvelables pour les particuliers, les escroqueries ont été nombreuses : installations non-conformes, délais d’amortissement des travaux fallacieux, normes incompréhensibles autant pour les consommateurs que pour les professionnels... La filière doit clarifier et sécuriser ses offres et répondre à des normes ficacité énergétique au Medef et président de la Fédération française du bâtiment (FFB), « pour convaincre les consommateurs, il faut d’abord les écouter et chercher chez eux les modifications qu’il faut apporter ».

Le changement doit donc se faire progressivement et dans la conciliation, et le consommateur doit y trouver son propre intérêt autant au niveau du confort que des économies réalistrictes mais compréhensibles. Autrement dit, le temps de la séduction est arrivé. Selon Fabienne Chol, directrice générale de l’INC (Institut national de la consommation), « la confiance du consommateur est toujours la clé du changement, surtout pour la transition énergétique ».

Simplifier les offres Exemple concret de la complexité des normes : la RT 2012, qui comprenait 1 300 pages de recommandations, était incompréhensible pour l’usager, mais chose plus gênante, pour les professionnels aussi. « Le projet de loi va dans le bon sens, car il vise à simplifier les démarches », explique Fabienne Chol. L’objectif est donc de faire participer le consommateur et de l’aider à changer progressivement ses habitudes : « On ne peut pas imposer une technologie et demander au consommateur de s’adapter immédiatement. Il faut laisser du temps », explique Yvon Merlière. L’objectif de la table ronde était donc de trouver des solutions pour inclure le consommateur dans la transition énergétique.

Selon Pascal Payet, coprésident du Comité efÀ l’occasion de la table ronde au CESE, les agences Carbone 4 et le CSTB ont présenté une étude menée conjointement sur la gestion des solutions actives et passives d’efficacité énergétique. Pour définir les postes de consommation les plus gourmands dans un logement moyen, l’étude s’est focalisée sur une habitation existante, en analysant point par point sa consommation. Ce qui en ressort est assez clair : la consommation d’énergie pour le chauffage représente les trois quarts de la consommation totale du foyer. C’est donc sur ce point que les plus gros efforts peuvent facilement être réalisés.

Une simple gestion du chauffage permet d’importantes économies d’énergie. Et les résultats sont encore plus frappants en combinant gestion du chauffage et changement d’équipement, avec une éventuelle amélioration de l’isolation. Mais pour une consommation minimale, les agences Carbone 4 et CSTB préconisent une combinaison de solutions actives et passives, qui permet de réduire la consommation des logements de près de 34 %. Présentation du rapport Carbone 4 - CSTB ... j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 11 ACTUALITÉ Transition énergétique : comment inclure les consommateurs Évènement L’Ignes a organisé le 26 juin dernier une table ronde au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

L’objet de la réunion : trouver des solutions pour que les citoyens se sentent concernés par la transition énergétique, qui ne pourra pas avoir lieu sans eux. Dans l’hémicycle, des chefs d’entreprises, des représentants institutionnels et des consultants donnent leur point de vue et proposent des solutions pour aller dans ce sens. ©DR

censeur ou le ravalement de la façade à effectuer des travaux coûteux de mise aux normes énergétiques ? Comme c’est déjà le cas, l’Agence nationale de l’habitat (Anah) sera en charge de fournir une aide aux foyers les plus défavorisés. D’autres organismes ou associations locales pourraient également participer, comme c’est déjà le cas pour certains projets. La transition énergétique semble enfin faire consensus autant au niveau des responsables politiques que des industriels. Tout l’enjeu consiste à séduire une grande partie du public, encore frileuse à l’idée d’investir dans la transition.

La mise en place d’aides et d’avantages fiscaux combinés à des garanties solides pour le consommateur devrait permettre d’accélérer le mouvement.

de consulter à tout moment sa consommation d’énergie sur des applications pour smartphones ou tablettes. Aider financièrement le consommateur Mais l’un des principaux leviers d’action devrait se situer au niveau des avantages fiscaux. Pour encourager le consommateur, des aides au financement seront mises en place sous trois formes. D’une part, le CIDD (crédit d’impôt développement durable) accorde au consommateur des avantages fiscaux s’il effectue des travaux d’isolation ou qu’il installe une source d’énergie renouvelable. D’autre part, le CPE (contrat de performance énergétique) qui permet de récompenser les foyers les moins énergivores.

Enfin, de nouvelles aides fiscales seront mises en place pour aider les foyers les plus précaires énergétiquement à financer leurs travaux. Les grands oubliés de la transition, ce sont les foyers souffrant de précarité énergétique. Comment forcer une copropriété qui ne peut déjà pas payer la mise aux normes de l’assées. Il faut également que l’usager bénéficie d’une garantie pour son installation, autant au niveau conventionnel qu’au niveau des résultats. La domotique pourrait également permettre de rendre l’offre plus attractive, en donnant la possibilité au consommateur 12 j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr ACTUALITÉ © DR Sagemecom fournira plus de 1,2 million de compteurs et data concentrateurs Linky Compteurs intelligents S uite à un appel d’offres lancé par ERDF, l’entreprise Sagemecom, spécialisée dans le comptage communicant, s’est vue confier la fourniture de plus de 1,2 million de compteurs et de data concentrateurs dans le cadre du programme Linky.

Selon Bernard Lassus, directeur du programme Linky d’ERDF : « L’attribution de ces marchés marque une étape importante pour ERDF, et donne le coup d’envoi à la phase industrielle du programme. Avec ces compteurs communicants, ERDF s’inscrit dans la révolution numérique et accompagne le déploiement des réseaux intelligents en France. » La fabrication des compteurs sera française et implantée à Dinan. Avec plus d’un million de compteurs à mettre en place d’ici à 2017, Sagemecom se retrouve présent sur l’intégralité de la chaîne de comptage communicant, une technologie qui présente un potentiel d’export important.

ERDF

D es acteurs de tous les horizons rassemblés au nom du développement durable, trois jours de conférences, de tables rondes et de rencontres pour trois domaines d’intervention distincts : consommation et production responsable, financement du développement durable et nouvelles technologies. Voilà en substance le contenu du 7e Forum mondial Convergences, qui a pris ses quartiers au palais Brongniart et à l’Hôtel de Ville, à Paris, du 8 au 10 septembre derniers.

Dans ce contexte, quatre grandes entreprises (Véolia, Unilever, Crédit Agricole et Rexel) se sont associées lors de l’évènement pour témoigner d’une vision commune de l’engagement.

Leader mondial de la distribution professionnelle de produits et services pour le monde de l’énergie, Rexel est notamment venu présenter les actions de sa Fondation pour le progrès énergétique, mais aussi participer activement à des groupes de travail, co-organisés par les quatre entreprises et animés par le cabinet Weave AIR.

La preuve par l’exemple Pour expliquer les actions de la Fondation Rexel, quoi de mieux qu’un retour d’expérience : Xavier Galliot, directeur du Développement durable abordées, la nécessaire convergence des acteurs, la pédagogie sur la valeur de l’eau et de l’énergie, mais aussi de la matière à recycler, le développement de projets d’innovation territoriale, la mise en place de dispositifs permettant de réinvestir dans les économies d’énergie, la rupture vers un nouveau modèle économique, social et environnemental. Synergie des compétences et convergence des acteurs Le second groupe de travail, animé par Clémentine Prat, directrice des Partenariats du groupe Rexel, abordait quant à lui le thème de la compétitivité et du développement durable.

L’idée étant de réfléchir à des projets créant de la valeur responsable, en conjuguant les compétences des quatre entreprises hôtes (Véolia, Rexel, Crédit Agricole et Unilever) et de leurs parties prenantes. Innover, décloisonner, mobiliser et mesurer... autant de mots qui ont guidé les échanges. Et fait naître des idées tournant autour de l’économie circulaire et collaborative, de la ville durable, de l’écologie industrielle ou encore des mesures d’impact. La voie est ouverte pour un monde durable. Et la convergence entre les acteurs et l’échange d’expertises est certainement la clé de sa réussite.

du groupe, a co-présenté avec Jean-Jérôme Calvier, directeur général adjoint de Soleni (Solidarité énergie insertion), le fruit de leur coopération. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la plate-forme des entrepreneurs sociaux créée et animée par la Fondation Rexel. Cette plate-forme fédère différents acteurs de l’écosystème de l’efficacité énergétique (fournisseurs, ONG, monde académique) ainsi que les équipes Rexel France pour accompagner 9 entrepreneurs sociaux dans leur projet de lutte contre la précarité énergétique : mécénat de compétences, don de matériel, soutien financier, partage des savoirs.

Soleni est l’un des projets soutenus par la plate-forme. Ce service a une triple visée : économique, sociale et environnementale. Il aide les ménages en précarité énergétique à améliorer l’efficacité énergétique de leur foyer. Signe distinctif : il est assuré par des conseillers en parcours d’insertion professionnelle, qui développent ainsi leur employabilité. Rendre accessibles les technologies en faveur du développement durable Mais le Forum Convergences, c’est aussi des rencontres entre les différents acteurs du changement, dans le cadre d’ateliers dynamiques. Le premier workshop co-organisé par les quatre entreprises traitait d’une problématique clé : « Comment rendre accessibles les produits et services durables ? » L’une des tables était plus particulièrement dédiée au thème de l’innovation responsable dans les secteurs de l’eau et de l’énergie, réunissant une dizaine d’acteurs du secteur, dont la Fondation Nicolas Hulot, GDF Suez, Rassembleurs d’énergie, Planète d’entrepreneurs, le Cercle français de l’eau, Entreprises pour l’Environnement, ou encore le Comité 21.

Cette table était co-animée par Pascale Giet, directrice du Développement durable et de la Communication du groupe Rexel, et viceprésidente de la Fondation Rexel, et Pierre Victoria, directeur du Développement durable de Véolia. Son objectif : débattre et trouver des solutions pour intéresser le consommateur à la transition énergétique et l’inciter à une consommation durable des ressources. Parmi les pistes j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr 13 ACTUALITÉ Rexel « co-construit » au Forum mondial Convergences Évènement « Rupture vers un nouveau modèle économique, social et environnemental »

qu’un supercondensateur sur ses couches extérieures. Un procédé qui devrait rapidement trouver des applications dans le développement de véhicules électriques, de lanceurs spatiaux et d’appareils électriques portables. vrir ses besoins, et en cas de vague de froid, la situation pourrait devenir problématique. Une solution est cependant avancée pour remédier à la pénurie : le déploiement dès l’hiver 2016 du « mécanisme de capacité », un système permettant de rémunérer les capacités de production disponibles, même quand les centrales sont à l’arrêt. La mise en service du nouveau réacteur EPR de Flamanville, prévue en 2016, devrait également contribuer à soulager le réseau.

collées. La couche de trichites étant isolante, le fil de cuivre interne conserve son pouvoir canalisant, alors que les couches externes stockent une importante quantité d’énergie de manière indépendante. Un dispositif qui se comporte de la même manière R éseau de transport d’électricité (RTE) a tiré la sonnette d’alarme sur une possible pénurie d’électricité qui pourrait frapper la France à partir de l’hiver 2015. En cause, la fermeture d’ici 2016 de centrales fonctionnant au charbon et au fioul, due au durcissement des normes environnementales. De l’autre côté, des centrales à gaz devraient perdre en rentabilité face à la concurrence du charbon meilleur marché.

La France devrait donc manquer de 8 600 mégawatts pour cou- 14 j3e 829 / OCTOBRE 2014 - www.filiere-3e.fr ACTUALITÉ Pénurie en vue dès 2015 Électricité nanotrichites, traitées avec un alliage spécial, pour créer une électrode. La seconde électrode vient de l’ajout d’une feuille en matière plastique très mince autour des trichites, enroulée autour d’une gaine de métal. Les couches ont ensuite été D es scientifiques de l’University of Central Florida ont mis au point un moyen qui permet à la fois de transmettre et de stocker de l’électricité dans un seul fil. L’innovation part d’un simple fil de cuivre, recouvert d’une couche de Stocker de l’énergie dans un câble électrique Innovation D ans le cadre de son engagement RSE, Hub One, le fournisseur global de services mobiles et télécoms pour les professionnels, fait appel aux services d’Avob, spécialiste de la gestion énergétique en entreprise, pour réduire drastiquement ses déHub One s’engage à réduire la consommation énergétique de son parc informatique Efficacité énergétique © Diliff penses d’énergie.

L ’objectif affiché par l’entreprise est de réduire de 50 % la consommation de son parc informatique en l’espace de 2 mois. Après une période de test probante sur les 338 postes de son parc, la solution Avob IT Energy Saver a été retenue et sera déployée prochainement. Elle permet de mesurer de manière rapide et efficace la performance énergétique d’un parc informatique, à partir d’un tableau de bord ergonomique. Les économies réalisées sont alors visibles en temps réel par l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise, grâce à un widget d’information. Une solution qui semble porter ses fruits.

Patricia Lorreyte, directrice des Ressources humaines & RSE de Hub One, dresse un premier constat : « Après seulement 2 mois de mise en place, nous avons déjà économisé l’équivalent d’un allerretour Paris-New-York ! »

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