Une trentaine de projections

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Une trentaine de projections Et aussi... Des expositions Des animations Des rencontres Des débats Des moments festifs Des marchés Des dégustations Des coups de coeur... www.festival-atraverschamps.be Beauraing | Ciney | Dinant | Durbuy | Forzée | Hotton | Houffalize La Roche | Marche | Nassogne | Rochefort | St-Hubert | Tenneville

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Fonds européen agricole pour le développement rural : l’Europe investit dans les zones rurales éditeur responsable : Centre culturel de Rochefort | Infographie : MCFA | Couverture : Centre culturel de Beauraing Les PaRteNaiRes

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Le festival Le Festival À Travers Champs, un festival pour tous les citoyens… de la terre : agriculteurs, producteurs, consommateurs, … Tous les deux ans, au mois de mars, À Travers Champs est un rendez-vous important en lien avec la ruralité.

Cette année, le Festival ce sera: • Un mois complet, du 1er au 31 mars 2018, de films, documentaires et activités en lien avec la ruralité; • 13 lieux des arrondissements de Dinant, Marche-en-Famenne et Neufchâteau en Provinces de Namur et Luxembourg; • Une trentaine de projections pour tous: petits et grands, curieux ou convaincus, citoyens, agriculteurs, professionnels,…; • Une thématique : "Il est temps !" qui attirera l’attention du public sur l’urgence de se mobiliser, ensemble, sur le droit à la terre, à l’alimentation, à une qualité de vie pour tous. Temps de relever des défis et d’inventer des alternatives, de prendre des responsabilités collectives et individuelles, de soutenir plus que jamais les travailleurs de la terre, producteurs et agriculteurs.

Temps de prendre le temps de soigner la terre pour les générations futures. • Autour de ces projections, des expositions, des animations, des rencontres, des débats, des moments festifs, des marchés, des repas, des jurys, des coups de cœur… qui viendront agrémenter la réflexion, car la ruralité se vit à travers un kaléidoscope de médias artistiques et socioculturels !

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Autour du festival Les commentaires et réflexions du monde agricole Que serait le Festival sans les agriculteurs ? Que serait notre terre sans ces hommes qui chaque jour se lèvent pour prendre soin de notre patrimoine agricole ? Un groupe d’agriculteurs ou acteurs du monde agricole de la région liés au Festival depuis plusieurs années (notamment via le projet Terre Ferme) participe activement à la dynamique d’À Travers Champs, à plusieurs niveaux: • Via le visionnement et la participation aux choix de la programmation du Festival; • Via une lecture subjective des films visionnés, dont les témoignages alimenteront le Festival sous différentes formes, notamment dans cette brochure; • Durant le weekend à Rochefort, via le choix d’un film coup de cœur, pour le film qui les aura le plus touché, concerné dans leur métier.

Le Jury Jeunes Durant quatre jours (du jeudi 1er mars au dimanche 4 mars 2018), lors du weekend à Rochefort, un Jury Jeunes composé d’une douzaine de jeunes de 15 à 26 ans découvrira l’univers du cinéma sur la ruralité, son langage et ses codes. Accompagné d’animateurs professionnels, ils visionneront les films et les documentaires programmés, échangeront, partageront leurs avis, rencontreront des réalisateurs et désigneront, au terme de leur expérience, leur film coup de cœur.

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5 L’opération "Coup de Pain" à partir du 15 février, des boulangeries des lieux participants, en partenariat étroit avec les Agences de Développement Local (ADL), soutiennent le Festival À Travers Champs via la distribution de sacs à pain à l’effigie du Festival ! Les missions des ADL • Réunir et fédérer les acteurs du monde économique, social, touristique et culturel en vue de renforcer l’économie locale. • Mener des actions créatrices d’emplois durablessurbased’undiagnosticdeterritoire. • Dynamiser les forces vives locales et favoriser le réseautage. • Accueillir les porteurs de projets et les accompagner et/ou les orienter vers les partenaires compétents.

• Mettre en évidence les ressources et le savoir-faire local.

Porteurs de paroles Il est temps ! Sans doute… Mais de quoi ? Et avec qui ? Et la ruralité, vous, vous la vivez comment ? À l’issue de chaque projection, nous vous solliciterons pour recueillir vos paroles. Celles-ci rendront notre démarche vivante, personnifiée.Vosmotseninspirerontd’autres, résonneront, seront mis en scène, en gazette et en impro. En effet, sur le leitmotiv "Il est temps !", un micro ou un papier vous sera tendu. Au bout du micro, au bout du papier, un animateur à qui répondre, une oreille attentive qui captera vos bons mots, vos impressions, vos envies, vos coups d’humeur.

Vos avis, nous les garderons ensuite, mais pour mieux vous les rendre. Sous différentes formes, vous pourrez les découvrir à la fête de clôture qui se déroulera à Hotton le samedi 31 mars 2018 (voir page 54-55). Venez !

Vous vous surprendrez vous-même...

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SOMMAIRE Rochefort • Centre culturel Jeu 1/03 20h | Visages Villages A.Varda & JR P . 8 Ven 2/03 14h | Macadam popcorn J.-P . Pozzi P . 10 20h | L’odeur de l’herbe coupée F . Vigna + La gueule du loup J. Ségur 1ère partie : Il est temps F . Demily P . 12 Sam 3/03 14h | Symphonie paysanne H. Storck P . 14 16h | L’éveil de la permaculture A. Bellay P . 16 20h | Cuma sí ! J.-P . Fontorbes et A.-M. Granié 1ère partie : Aujourd'hui D. Islas P . 18 21h30 | La vache M. Hamidi P . 20 Dim 4/03 11h30 | La guerre des graines S. Quillet et C.

Montfort P . 22 15h | Ferdinand C. Saldanha P . 24 17h |Amama A. Altuna P . 26 20h | Tisseuses de rêves I. Iroudhane P . 28 Beauraing • Espace culture Jeu 8/03 20h | Quand le vent est au blé M. Devuyst P . 30 Houffalize • Salle de Wibrin Jeu 8/03 20h | Ecovillages, une révolution au quotidien C. Falhun P . 32 Tenneville (Champlon) • Auberge de Jeunesse Ven 9/03 20h | Nature paysanne T. Mazars P . 34 Marche-en-Famenne • Cinépointcom Mar 13/03 20h | Boli Bana S. Gillard P . 36 La Roche • Faubourg St-Antoine Jeu 15/03 20h | Ce qui nous lie C. Klapisch P . 38 Forzée • Petit Théâtre de la grande Vie Sam 17/03 19h30 | L’intelligence des arbres J.

Dordel et G. Tolke P . 40 Ciney • Centre culturel Mer 21/03 20h | Food Coop T. Boothe P . 42 Programme en bref

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7 Dinant • Centre culturel Ven 23/03 20h | Petit paysan H. Charuel P . 44 st-Hubert (vesqueville) • salle "Maison Notre-Dame" Ven 23/03 20h | Le potager de mon grand-père M. Esposito P . 46 Nassogne • Maison rurale Sam 24/03 20h15 | Une suite qui dérange : le temps de l’action B. Cohen et J. Shenk P . 48 Marche-en-famenne • Cinépointcom Dim 25 & Mer 28/03 17h/20h | Petit paysan H.Charuel P . 44 Durbuy (Barvaux) • salle Mathieu de Geer Mar 27/03 20h | Power To Change : La Rébellion Énergétique C. A. Fechner P . 50 Hotton • Cinéma Plaza Jeu 29/03 20h | Tout s’accélère G. Vernet P . 52 Hotton • (Bourdon) Sam 31/03 Dès 13h | Clôture festive P .

54 toutes les séances de Rochefort se déroulent au Centre culturel des Roches Rue de Behogne, 5 à Rochefort 084/22.13.76 | ccr.rochefort@skynet.be www.ccr-rochefort.be Prix par séance : 6€ | Article 27 : 1,25€ Combiné du samedi soir 3/03 : 8€ (Cuma sí + La vache) Miam miam : • Petite restauration durant les 4 jours. • Repas complets le samedi soir et le dimanche midi et soir.* *Le paiement des repas vaut la réservation. Les prix indiqués sont hors boissons. BE17 0682 1613 4821 + "nom + jour + heure + nbre personne" infos pratiques - Rochefort Grégoire Pochet et son épouse Maraîchers Les pousses vertes à Havrenne.

© Claire Schaus

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Jeudi 1 er mars | 20h visages villages Agnès Varda & JR 2017 – France – 1h29 – Documentaire Agnès Varda et JR ont des points communs : passion et questionnement sur les images en général et plus précisément sur les lieux et les dispositifs pour les montrer, les partager, les exposer. Agnès a choisi le cinéma. JR a choisi de créer des galeries de photographies en plein air. Quand Agnès et JR se sont rencontrés en 2015, ils ont aussitôt eu envie de travailler ensemble et de tourner un film en France, loin des villes, en voyage avec le camion photographique (et magique) de JR. Hasard des rencontres ou projets préparés, ils sont allés vers les autres, les ont écoutés, photographiés et parfois affichés.

Le film raconte aussi l’histoire de leur amitié qui a grandi au cours du tournage, entre surprises et taquineries, en se riant des différences.

EXTRA : À 18h : INAUGURATION Après la projection : Petite restauration - 5€. www.ccr-rochefort.be Rochefort

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9 C’est tout d’abord l’histoire d’une belle rencontre ! Une rencontre entre une jeune dame de 90 ans et d’un grand garçon aux lunettes noires. Tous les deux sont passionnés par "l’image" ! À bord d’un petit camion, ils vont sillonner les routes de France, s’arrêter dans les villages et photographier les gens qu’ils rencontrent. Certains clichés seront exposés sur les murs, les granges, les usines... une expo XXL !

Ce film m’a fait rêver et m’a donné beaucoup de bonheur ! Il m’a aussi donné l’envie de rendre hommage aux gens peu connus, aux gens simples, nos voisins, nos collègues, les gens avec qui on vit...

Demain et après-demain, je vais aller à leur rencontre et faire leur portrait. Ensuite, je les exposerai sur les murs des maisons... Une façon de les mettre en lumière et de les rendre immortels !! Françoise Tagnon Agricultrice à Serinchamps.

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Vendredi 2 mars | 14h Macadam popcorn Jean-Pierre Pozzi 2017 – France – 1h19 – Documentaire Sur la route des salles de cinéma… Mathieu Sapin, dessinateur, prépare une nouvelle BD sur les salles de cinéma. En compagnie du réalisateur, ils vont à la rencontre des exploitants de salles de cinéma dans toute la France. Au travers de ce road-movie, nous découvrons le moteur de ces hommes et femmes qui aiment le cinéma et qui se renouvellent sans cesse pour accueillir les spectateurs que nous sommes.

www.ccr-rochefort.be EXTRA : Rencontre avec les réalisateurs Jean-Pierre Dardenne et Jean-Pierre Pozzi à l’issue de la projection ! En 2012, le Festival À travers champs organisait une table ronde autour du cinéma en ruralité.

Pas moins de 90 professionnels (producteurs, distributeurs, réalisateurs, programmateurs, exploitants, centres culturels, etc..) y ont participé. Cinq ans plus tard, il est temps de faire le point ! C’est pourquoi l’asbl Les Grignoux, en étroite collaboration avec l’asbl Cinémarche, est allée à la rencontre des exploitants de salle en Fédération Wallonie Bruxelles avec le documentaire "Macadam Pop Corn". Pourquoi ?

Il est temps de recueillir leurs réalités d’hier et d’aujourd’hui ! Il est temps de s’interroger sur l’avenir des salles en zone rurale ! Il est temps de partager avec les professionnels et le public le résultat de ces rencontres ! Parce qu’ensemble, il est temps de veiller à l’accès pour tous à la diversité cinématographique ! GRATUIT Rochefort

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Suivi par La gueule du loup L’odeur de l’herbe coupée C’est l’histoire des hommes qui ont vu le loup et qui se querellent à son propos. Le retour du loup ne serait-il qu’un prétexte annonciateur de l’émergence d’un monde global plutôt qu’une renaissance de la vie sauvage ? Croqueur de brebis ou ultime icône d’un monde sauvage totalement menacé ? Réalisé en Lorraine, ce documentaire donne la parole à tous les acteurs de la vie de renard.

Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour vous aider à faire le vôtre sur cet animal sujet à tant de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents, de ceux qui l’adulent, à ceux qui le traquent, le discours est toujours passionnel...

et passionnant. Jérôme Ségur 2016 – France – 1h20 – Documentaire Frank Vigna 2014 – France – 35’ - Documentaire Vendredi 2 mars | 20h www.ccr-rochefort.be EXTRA : En première partie, "Il est temps !" capsule de Fabian Demily. Présence des réalisateurs Frank Vigna et Fabian Demily. Dès 19h : Petite restauration – 5€. Rochefort

13 J’ai d’emblée été attiré par ce documentaire car il aborde une problématique qui nous touchera bientôt, nous, éleveurs, inévitablement : le retour du loup. Jusqu’alors mon opinion sur le sujet balançait entre les arguments enthousiastes des naturalistes et les cris alarmistes des éleveurs.

Mais le retour du loup, c’est bien plus que ça. Le loup est un animal clivant. Il déchaîne les passions. Le loup est un animal dont l’indépendance nous agace, nous les hommes. Il n’a ni Dieu ni maître, il déconstruit notre modèle de société ou tout se régule, soit par l’argent, soit par les lois. En même temps, il ouvre les yeux du grand public sur la vulnérabilité des paysans, les nourriciers de l’humanité.

L’auteur voyage entre éleveurs, anti- ou pro-loup, ou plus nuancés, mais aussi chez des naturalistes, parfois apprentis psychologues. Il pose un regard neutre, mais, par ses questions, pousse chacun de ses interlocuteurs dans le fond de leurs pensées. Et si le loup nous faisait peur parce qu’il nous ressemble? Bernard Convié Agriculteur à Jambjoule (Rochefort). Film "La gueule du loup" © Françoise Tagnon

Samedi 3 mars | 14h symphonie paysanne "Misère au Borinage" accompagnait la révolte et la détresse ouvrière à un moment déterminant de ses luttes. "Symphonie paysanne" a été tourné pendant des années où l’attention historique était gravement requise ailleurs et où l’époque des jacqueries était terminée.

Cette double oblitération de date et d’attention a atténué l’effet chef-d’œuvre de ce film. C’était avant l’incompréhension des paysans devant les directives européennes et leurs manifestations, avant l’impact écologiste, juste à un moment de défiance, celui de l’appel trouble et vaguement pétainiste de Giono pour le retour à la terre.

Henri Storck 1942-1944 – Env. 1h30 – Film d’Archives Printemps Été Noces paysannes C’est un film intéressant pour re-découvrir les pratiques disparues, le début de la mécanisation. Les deux premières saisons, Printemps et Eté, sont les plus belles, parce qu’on y sent le renouveau, le passage de la tristesse au bonheur, grâce aux naissances d’animaux. Alexis Cosse Agriculteur à Jauvelan (Dinant). www.ccr-rochefort.be EXTRA : Présentation du film par Vincent Geens, spécialiste de la filmographie d’Henri Storck et Directeur du Centre culturel d’Ottignies.

Rochefort © Claire Schaus

15 Nous avons été impressionnés par le savoir-faire des anciens et surtout par la quantité de travail physique fournie par les familles paysannes.

D’un point de vue de notre métier de maraîchers, cela nous parle, on sait ce que cela représente… Chaque geste compte et rien ne peut être gaspillé ! Cela nous fait penser qu’on n’est pas si fous ! Maintenant, avec les machines on ne se rend plus compte du travail et de la valeur des aliments..

Nous travaillons une relativement petite surface, et donc faisons beaucoup à la main. Nous nous sommes sentis assez proche de ces gens des champs. Bien souvent les gens sont impressionnés quand ils nous voient désherber des dizaines de lignes de 100m à la main… Ou planter, arracher,porter,stocker,trier…Etnousdisent: "Ah! Vous êtes courageux !!" Et pourtant il y a 60 ans c’était courant, voire pire, et c’était normal... Plus de vie dans les champs, c’était beau! Mais Diable! Ils savaient travailler !! émile et Camille Peeters Maraîchers aux Basses-Serinchamps. © Claire Schaus

Samedi 3 mars | 16h L’éveil de la permaculture Adrien Bellay 2017 – France – 1h23 – Documentaire La permaculture laisse entrevoir une lueur d’espoir avec ses solutions écologiquement soutenables, économiquement viables et socialement équitables.

Accessible à tous, elle peut être mise en œuvre partout… Aujourd’hui, des hommes et des femmes se rencontrent et expérimentent cette alternative crédible. La transition “permacole" est en marche !

EXTRA : Rencontre avec des permaculteurs locaux. À 15h : Goûter – 3€. La Permaculture, un modèle d’agriculture pour cultiver avec la Nature, pour retrouver notre Souveraineté Alimentaire et une Alimentation Saine partout dans le Monde. Des majuscules parce qu’il est grand temps de respecter la Vie et les Paysans ! Au-delà des mots et des images... Arrêtons les mauvaises habitudes et passons à l’action : nous pouvons cultiver un jardin naturellement sans engrais ni pesticides chimiques. Nous pouvons soutenir réellement les producteurs locaux qui respectent la nature en arrêtant d’aller dans les supermarchés et en développant des véritables initiatives citoyennes et paysannes.

Nous pouvons cultiver ensemble la dignité ! Après 30 ans de réflexions et de pratiques agroécologiques, les mains dans la terre, je continue à y croire... Nourrissons la terre et les gens pour donner la Santé et la Vie ! www.ccr-rochefort.be Rochefort

17 Il n’y a pas de nourriture de qualité sans qualité du sol : Humus, Humain, Humilité. La vie est dans le sol. Et il est temps de respecter la terre. "Et faire comprendre aux hommes qu’il est temps de respecter la terre, c’est encore plus compliqué que de leur faire comprendre qu’il faut respecter les femmes. Parce que les femmes, au plan symbolique, c’est la même chose que la terre. Et, quand on voit comment on traite les femmes sur la planète, on comprend qu’il y aura du chemin avant qu’on respecte la terre. Pourtant on va être obligés de le faire, parce qu’elle est à bout, la terre, là…" Claude Bourguignon, Ingénieur agronome et Docteur des sciences de la microbiologie des sols.

Serge Peereboom Paysan maraîcher à la Ferme Arc en Ciel (Wellin).

Samedi 3 mars | 20h Cuma sí ! Jean-Pascal Fontorbes et Anne-Marie Granié 2011 – France – 52’ – Documentaire En 1985, la crise des canards gras aux conservateurs bat son plein et entraîne la baisse des prix de vente. Dans le même temps, un groupe de sept néo-ruraux décide de ne pas se laisser abattre et crée la CUMA (Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole) de Montesquieu Volvestre. EXTRA : En première partie, "Aujourd'hui" capsule de David B. Islas.

Dès 18h30 : Repas (jambon braisé + frites) – 12€.

www.ccr-rochefort.be Ce film met en avant un beau projet, de belles mentalités. Chacun s’est remis en question afin de créer la coopérative et travailler ensemble afin de pouvoir continuer à transformer leurs produits et les vendre en circuit-court. Ce qui n’aurait pas été possible vu les contraintes si chacun avait continué de son côté. L’union fait la force ! Ici, en Belgique, nous regrettons d’avoir aussi difficile de travailler en groupe. Ce n’est pas encore dans les mentalités !

Rochefort

Les néo-ruraux ont un autre regard sur l’agriculture, cette alliance néo-paysans et anciens apporte beaucoup de richesse, chacun a sa place et sa nécessité. "Il y en a qui sont dans l’avoir et nous dans l’être". La journée de corvée s’appelle la journée de convivialité ! Françoise Demande et Michel Leboutte Agriculteurs-éleveurs à Sinsin, Serge Peereboom Paysan maraicher à Wellin, Kathia Lemaire et Claude Marion Agriculteurs-éleveurs à Wavreille. 19 © Claire Schaus

D’accord, tous les ingrédients de la comédie classique sont réunis : choc des cultures, histoire improbable, intrigue amoureuse, etc.

Mais il y a tout le reste! On s’attendrit devant ce paysan algérien qui traverse la France à pied, avec sa vache, pour la conduire au concours du renommé salon de l’agriculture à Paris. Mais sur son chemin, il déstabilise tous ceux qu’il rencontre : des paysans, des villageois, un aristo désargenté. Et, à distance, il bouleverse également ses proches, restés au bled. Une fois de plus, c’est un film qui invite à se laisser remettre en question par la rencontre d’une réalité si opposée, par la confrontation avec la douce naïveté de l’autre. Mais c’est avant tout un film à vivre en famille (ce que nous avons fait), enfants et grands-parents compris, car tout le monde y trouve son compte.

On rit beaucoup, on s’émeut (meuh!), on s’identifie parfois et il y a même une pointe de suspense. Que du bonheur !

Bernard Convié Agriculteur à Jambjoule (Rochefort). Samedi 3 mars | 21h30 La vache Mohamed Hamidi 2016 – France – 1h40 – Fiction Fatah, petit paysan Algérien n’a d’yeux que pour sa vache Jacqueline, qu’il rêve d’emmener à Paris, au salon de l’Agriculture. Lorsqu’il reçoit la précieuse invitation devant tout son village ébahi, lui qui n’a jamais quitté sa campagne, prend le bateau direction Marseille pour traverser toute la France à pied, direction Porte de Versailles.

L’occasion pour Fatah et Jacqueline d’aller de rencontres en surprises et de vivre une aventure humaine faite de grands moments d’entraide et de fous rires.

Un voyage inattendu et plein de tendresse dans la France d’aujourd’hui. www.ccr-rochefort.be Rochefort

21 Pour sa première participation à À Travers Champs, c’est ce qu’a choisi Martine, un film familial et bon enfant. La chaleur du poêle à bois et l’humour bon enfant du film de Mohamed Hamidi nous ont concocté une reposante soirée. Vincent a évoqué ses souvenirs de concours agricoles à Ciney. Concours qui n’ont plus rien à voir avec ceux d’aujourd’hui à Libramont. On prenait la bétaillère, les vaches, on arrivait le matin et on rentrait pour les traire au soir. Cela prenait du temps, mais on aimait bien. Il a encore des vaches pour y participer, mais le niveau préparatoire est tellement haut ! "Tu as beau avoir une bonne vache, ce n’est pas possible avec la préparation qu’il faut ! Des mois à la nourrir spécialement, lui apprendre à se promener… il faut qu’elle soit là deux jours avant, les "blanc bleu" ont besoin de 24h de diète !" Françoise parle alors de la Petite foire de Libramont, où elle a joué au théâtre.

Là, on trouve les variétés belges, la petite poule blanche de Famenne, des produits bio et même des insectes… C’est sûr qu’ils vont être introduits dans l’alimentation !

Si le film "La Vache" n’a guère provoqué de débat, tant la vision du monde qu’il propose est sympathique, nous n’avons pu nous empêcher de parler de ce qui change et qui inquiète… Chacun observe des changements : les hirondelles qui disparaissent, de moins en moins d’espèces d’oiseaux, les dégâts faits par les blaireaux, l’envahissement par des espèces non indigènes comme les écureuils américains. Mais aussi les habitudes alimentaires de nos propres enfants, qui ne prennent plus le temps d’acheter à la ferme… Martine Dehaes et Jean-Marie Chamberland, Françoise Tagnon et Frédéric Minon, Vincent Georges Agriculteurs à Serinchamps.

Corinne Vanvolsem Chargée de projet au Gal RoMaNa.

Dimanche 4 mars | 11h30 La guerre des graines Stenka Quillet et Clément Montfort 2014 – France – 52’ – Documentaire Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut-être plus le droit de ressemer leurs propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles. Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers détiennent déjà la moitié du marché des graines. La résistance paysanne s’organise malicieusement dans les campagnes. De l’Inde à Bruxelles, en passant par la France et la Norvège, enquête sur la guerre des graines, qui menace plus d’un milliard d’agriculteurs et tous les habitants de la planète.

EXTRA : Présence du réalisateur Animations proposées par le groupe Semences de Rochefort en Transition et la Bibliothèque communale : information, dégustation et troc. À 13h : Brunch – 10€/adulte ou 5€/enfant. www.ccr-rochefort.be © Françoise Tagnon Rochefort "GRAINES DE RéSISTANCE, GRAINES DE VIE"

23 Anne-Françoise Georges Agricultrice bio, élevage, grandes cultures et meunerie à Verdenne. "Les graines, c’est toute l’histoire de l’agriculture" Ce film est un message important : il est inacceptable que le grenier de l’humanité appartienne à des privés ! C’est un bien commun de l’humanité ! Il est temps de défendre nos semences ! Il est grand temps de se ré-éduquer ! Il faut revoir notre façon de produire des céréales (toutes les mêmes, toutes de la même taille...

une vraie armée de clônes...) Il faut aussi arriver à changer notre façon de les voir... Arrêtons de trouver ça beau ! Ce combat est mené par des hommes et des femmes qui ne me laissent pas indifférente. Vandana Shiva, en Inde, distribue des graines gratuitement afin que les paysans ne soient plus dépendants des semenciers industriels qui ont ruiné trop d’entre eux. Pour elle, il faut cesser d’être les esclaves de l’industrie agro- alimentaire. La solidarité, le pouvoir de la base et l’autogestion sont plus puissantes que tout !

Marie Durand, agricultrice atypique qui a repris, il y a plus de 15 ans, "la pierre folle", ferme de son père. Au début, elle a travaillé comme lui en dépendant des semenciers. Lorsqu’on a parlé des OGM, elle a pris du recul et s’est mise à semer ses propres graines. C’est plus de travail, c’est moins productif mais c’est le prix à payer pour atteindre l’autonomie semencière. Et puis, quel plaisir de se réapproprier cette tâche !

On est toujours dans le mythe productiviste très ancré dans le monde paysan mais ce n’est pas parce que l’on produit plus, qu’on va gagner plus ! Les prix s’effondrent car il y a trop de lait, trop de viande, trop de céréales ...

Chacun prend son chemin mais il faut parfois prendre le temps et trouver une façon de travailler qui nous ressemble et avec laquelle on se sent bien ! Réapproprions-nous notre liberté ! Réapproprions-nous nos semences !

Dimanche 4 mars | 15h ferdinand Carlos Saldanha 2017 – USA – 1h36 – Dessin animé Ferdinand est un taureau au grand cœur. Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d’origine. Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l’Espagne, accompagné de la plus déjantée des équipes. À voir en famille !

EXTRA : Après la projection : goûter – 3€. www.ccr-rochefort.be Rochefort

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: Dimanche 4 mars | 17h amama Asier Altuna 2016 – Espagne – 1h43 – Fiction Dans une famille du Pays basque rural, Amaia est la benjamine de trois frères et sœurs.

Un conflit de génération éclate quand Gaizka, l’aîné sensé reprendre la ferme, décide de partir à l’étranger. Sous les yeux de sa grand-mère impassible, Amaia se heurte à l’inflexibilité de son père qui ne vit que par les traditions et le rythme immuable des travaux des champs. Impossibles à concilier, leurs visions de la vie trop éloignées les séparent. Une histoire ponctuée par un contraste omniprésent entre ville et campagne et par une symbolique de la nature très présente. Un long-métrage aux images précieuses et au silence communicatif !

EXTRA : À partir de 18h30 : repas (lazagne) – 8€ www.ccr-rochefort.be Rochefort

27 "Amama" est un film très fort en caractère et en même temps très réaliste quand il aborde la dureté du travail, parfois le manque ou la difficulté de communiquer entre les générations et dans le couple. Il évoque avec justesse la difficulté du père d’arrêter son dur labeur et d’accepter que ses enfants aient une vie différente de la sienne et suivent d’autres chemins. Fabienne Samson Agricultrice à Foy-Notre-Dame. Amama et l’arbre sont deux éléments très présents dans le film.

L’arbre pour moi symbolise la transmission, la vie. Et Amama est l’ancrage, le ciment. La première partie du film est consacrée au travail, aux non-dits, à l’obligation de faire comme ses parents, sans rouspéter.

Le milieu du film prépare la remise en question de tous ces principes. Nous remarquons qu’une nouvelle vie va naître pour laisser place à la communication, à la libération des liens entre les générations, aux sentiments, au regard souriant et au respect de chaque être humain de cette famille. Il y a un lâcher-prise qui donne une nouvelle ouverture à la vie. L’explosion d’une famille est une situation très difficile à vivre et à accepter mais arriver à lâcher-prise est une issue positive, faut-il arriver à le faire ?

Dimanche 4 mars | 20h tisseuses de rêves Ithri Iroudhane 2015 – France/Maroc – 52’ – Documentaire Une poignée de femmes berbères du Moyen-Atlas marocain, tisseuses de tapis à leurs heures de nuit, s’interrogent sur leurs savoirs, leurs traditions, leurs vies et leur devenir.

Elles nourrissent en elles quantité de rêves dont elles laissent parfois entrevoir les lumières. Mères, filles, grand-mères, toutes travaillent dur aux tâches domestiques comme à la fabrication de tapis traditionnels. Dans une économie autarcique, elles restent sans autonomie financière, ni reconnaissance de leur talent. Elles veulent farouchement s’arracher à leur condition et offrir étude et avenir à leurs enfants. EXTRA : À partir de 18h30 : repas – 8€. À 20h : annonce des films "coup de cœur" par les Jurys Jeunes et Agriculteurs.

Françoise Demande et Michel Leboutte agriculteurs-éleveurs à Sinsin, Serge Peereboom paysan maraicher à Wellin, Kathia Lemaire et Claude Marion agriculteurs-éleveurs à Wavreille. www.ccr-rochefort.be Rochefort © Claire Schaus

29 "Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de reconnaissance de notre travail" : cette idée, présente dans le film, nous parle beaucoup parce que cela correspond à ce que l’on vit dans notre métier. Les agriculteurs, qu’ils soient éleveurs, producteurs laitiers, maraichers… sont fiers de leur travail. Mais de plus en plus la société les dénigre, surtout en ce qui concerne l’élevage (maltraitance animale, 40 jours sans viande, taxes sur la viande,…).

Ils ont l’impression d’une totale incompréhension du consommateur vis-à-vis de leur métier. Cela leur mine leur moral. Ils voudraient simplement que les consommateurs soient plus conscients du travail fourni pour qu’ils bénéficient d’une alimentation de qualité.

Nous avons beaucoup apprécié l’aspect coopératif développé entre ces femmes. Il nous semble être assez culturel et nous regrettons qu’il ne soit pas assez développé dans notre pays. En Belgique, chaque agriculteur travaille de son côté alors qu’il suffirait d’unir ses forces et son travail afin de créer des coopératives où chacun pourrait apporter son expérience et son savoir-faire et soulager ainsi les initiatives individuelles, souvent trop lourdes pour un agriculteur. Le film est très intéressant au niveau de la place de la femme, de leur courage, de leur rôle dans la famille. Durant tout le film on s’est demandé : où sont les hommes ?

Jeudi 8 mars | 20h Quand le vent est au blé Marie Devuyst 2016 – Belgique – 1h11 – Documentaire Ces dernières années, sur les terres de Wallonie, on a vu réapparaître des variétés oubliées de céréales paysannes, les blés anciens. Au fil des saisons, les graines se multiplient, se répandent et se transforment. Les gens se rassemblent, le travail s’organise. Un petit réseau prend forme. C’est alors que l’acte de produire la semence et le pain devient pour chacun une expérience, guidée avant tout par la recherche du goût et le respect de la terre. Des champs au hangar, du moulin à la boulangerie, le film raconte les parcours croisés d’un agriculteur, une agronome, un paysan boulanger et deux meuniers, cinq acteurs du bon grain et du bon pain.

Un très beau documentaire récent qui accompagne des paysans, meuniers et boulangers belges, unis par la passion des céréales. Mais pas n’importe lesquelles. Ils sont tous à la recherche et à la redécouverte du patrimoine laissé par les anciens : des céréales liées au terroir, peu gourmandes en engrais, très résistantes aux maladies, offrant une farine généreuse en goût et ne provoquant pas les diverses intolérances que subissent nos contemporains vis à vis des céréales modernes.

Mais ce n’est pas la nostalgie qui anime ces paysans-chercheurs, c’est la reconquête de leur autonomie par rapport à la production et à l’échange des semences (secteur ultra privatisé et hyper protectionniste), la fierté de proposer un produit réellement lié au terroir et la volonté d’offrir des aliments de très haute qualité. Beauraing Prix : 5€ | Art. 27 : 1,25€ Renseignement : Centre culturel | 082/71.30.22 ou info@beauraing-culturel.be Adresse du jour : Espace Culture | Rue de Rochefort, 42 à Beauraing EXTRA : Après la projection : rencontre avec la réalisatrice et des artisans agriculteurs-boulangers.

Dégustation de produits locaux. www.beauraing-culturel.be

31 Ce petit monde ? Marc Vanoverschelde, agriculteur dans le sud de la province du Luxembourg ; Séverine à la tête d’un moulin à eau; Philippe, un boulanger qui produit lui- même ses céréales ; Sofia, une agronome qui veut réapprendre "la pratique" agronome ! Quel bonheur d’être acteur du début à la fin ! L’agriculture moderne de l’après-guerre a fait mourir les sols. Dans bien des terres, la charrue entre difficilement. Nos sols doivent respirer.

Il est temps d’y refaire des rotations et de regarder le sol autrement.

Il faut observer la nature du sol et non les mauvaises herbes qui y poussent. Travailler de la sorte est plus compliqué et prend du temps mais donne bien plus de sens à notre travail ! Anne-Françoise Georges Agricultrice bio, élevage, grandes cultures et meunerie à Verdenne. Bernard Convié Agriculteur à Jambjoule (Rochefort). Et ce chemin, ils le mènent certes chacun dans leur champ, mais surtout ensemble, dans le partage, l’entraide, souvent festive. Car il n’y a rien à cacher, tous contribuent à cette noble reconquête. C’est aussi ça, le métier de paysan.

Et mon émotion est d’autant plus palpable car une bonne partie des séquences sont tournées à la Ferme du Hayon, en Gaume, où j’ai commencé ma vie de paysan, à 23 ans. Il y a l’agriculture conventionnelle, l’agriculture biologique et puis, ce petit monde conscient de la responsabilité qu’on a face à la terre et à bien la soigner. Si elle va bien, on ira mieux. Que ce petit monde puisse grandir et ridiculiser l’agro- industrie qui ne veut pas comprendre sa responsabilité est leur défi. Comment ? En se réappropriant les semences adaptées à son terroir. Cela devrait être un droit pour les paysans.

C’est un acte de résistance ! C’est un acte politique ! © Françoise Tagnon

Jeudi 8 mars | 20h ecovillages, une révolution au quotidien Corinne Falhun 2014 – France – 53’ – Documentaire Quelle vie nous i m p o s e - t - o n aujourd’hui ? Si nous continuons ainsi, quel avenir réserve- t-on à la planète ? Des alternatives existent et certains ont fait le choix de vivre différemment pour être moins dépendants d’un système qu’ils jugent destructeur. Ni marginaux, ni militants bornés, ils souhaitent développer un lien avec la société pour la faire évoluer et nous faire prendre conscience qu’il est possible de vivre différemment ! Houffalize (Wibrin) Prix : 3€ Renseignement : ADL Houffalize-La Roche | 061/28.00.65 ou info@adl-hlr.be MCFA à La Roche | 0499/75.14.31 ou eleonore.defreyne@marche.be Adresse du jour : Salle de Wibrin | Rue de l’Ecole, 13 à Wibrin EXTRA : Dès 19h30 : Stands d’informations sur Li Terroir, coopérative de circuit court alimentaire et du Musée Piconrue de Bastogne.

Après la projection : Rencontre-débat autour de la thématique "La femme et l’agriculture" avec les agricultrices et productrices de la région & dégustation de produits locaux. www.mcfa.be

33 Frédéric Noirhomme Agriculteur dans la région de Durbuy. Je trouve que ce mode de vie est chouette mais il n’est pas évident d’enrayer la machine dans laquelle nous vivons. La société actuelle nous conditionne dans un certain angle de vue en orientant notre mode de vie et de consommation. Les personnes en transition veulent vivre en cohérence avec leurs valeurs et être catalyseurs d’une nouvelle vision du monde.

Ce changement ne viendra pas du monde politique qui nous entoure, c’est pourquoi, les "transitionnaires" ne doivent pas lutter contre le système mais proposer quelque chose de nouveau avec des alternatives et prouver que c’est possible de vivre de cette façon pour rendre l’ancien système obsolète. Sensibiliser ou encourager la jeune génération à plus d’autonomie, au respect de l’environnement et éveiller les consciences sur l’impact que pourrait avoir notre mode de vie actuel pour les générations à venir, sont des leviers forts pour accompagner le changement.

Vendredi 9 mars | 20h Nature paysanne Thibault Mazars 2013 – France – 55’ – Documentaire Trois générations de paysans travaillant sur les mêmes terres confrontent leur conception de l’agriculture et leur rapport à la nature devant la caméra du réalisateur petit-fils, fils et frère des protagonistes. Le grand-père évoque le travail à la main de sa jeunesse et les débuts de la mécanisation. Il espère que sa petite fille qui veut s’installer avec son ami citadin pourra vivre de l’élevage avec sa volonté de préserver l’environnement. Le père en plein dans l’élevage intensif avec gros tracteurs, trayeuses, engrais et herbicide reconnaît qu’il est prêt à modifier son point de vue.

Dans des paysages splendides des collines de l’Aveyron, une réflexion essentielle sur les relations des hommes à la nature et sur la transmission des valeurs en milieu rural. Tenneville ( Champlon ) Prix : 3€ Renseignement : ADL Tenneville | 084/45.00.54 ou adl@tenneville.be Adresse du jour : Auberge de Jeunesse de Champlon | Rue de la Gendarmerie, 5 à Champlon (Tenneville) EXTRA : Dès 19h30 : Stand d’informations du Musée Piconrue de Bastogne.

Après la projection : Rencontre-débat autour de la thématique de la transmission avec les agriculteurs et producteurs de la région & dégustation de produits locaux. © Claire Schaus

35 C’est un film positif ! Il pose de manière sereine la question de la transmission à travers trois générations. Ce n’est pas une critique d’une forme ou l’autre d’agriculture mais un échange entre les membres de la famille sur leurs valeurs, à quoi ils tiennent. Les réticences du papy à changer (cela rappelle à Thierry son père, qui n’aimait pas les changements non plus !), la volonté des jeunes de s’engager dans une autre forme de lien avec la terre, l’environnement.

Mais sans conflit, en se parlant ! Même s’il y a des divergences, cela se vit en harmonie, avec une certaine continuité dans les pratiques… C’est un bon reflet de l’évolution actuelle de l’agriculture… C’est indispensable de s’ouvrir à d’autres manières de penser, d’envisager l’avenir.

Le film est un bon sujet de débat … Il ne faut pas rejeter toute l’agriculture qu’on a reçue, ce n’est pas moins bien qu’avant pour les animaux. Mais c’est plus difficile à assumer, un métier plus difficile à vivre… Les terres sont de plus en plus difficiles à acheter … Cela pose vraiment la question de l’avenir du métier, pour les jeunes en particulier. Thibault n’a pas encore décidé, mais il aime déjà son futur métier, même s’il sait que ce ne sera pas facile, qu’il devra innover, se diversifier... Il est prêt !

Martine et Thierry Lavis Agriculteurs à Briquemont et Thibault, leur fils, étudiant à Saint-Quentin.

Alexis Cosse Agriculteur à Jauvelan (Dinant).

Mardi 13 mars | 20h Boli Bana Simon Coulibaly Gillard 2017 – Belgique – 59’ – Documentaire La nuit, le jeune Ama et sa bande voyagent dans la brousse de Boli Bana. Des bêtes immenses et bienveillantes les accompagnent. Ils se jaugent, se cherchent, s’apprivoisent. Le jour, la jeune Aissita est l’attention du village de Boli Bana. Une sorcière est venue pour un rituel : Assista rentre dans l’âge adulte. À travers les yeux de ces enfants se dessine l’histoire d’un monde nomade et mystique. Une enfance peulhe au Burkina Faso.

Marche-en-Famenne Prix : 7,5 | de 12 ans : 6,5€ | étudiants : 7€ Renseignement : Cinémarche | 084 /32.73.72 ou cinemarche@marche.be Adresse du jour : Cinépointcom | Place de l’Etang à Marche-en-Famenne EXTRA : En présence du réalisateur (sous réserve).

www.cinemarche.be

37 Un village "peulhe" dans la brousse burkinabé. Les peuhles vivent de l’élevage. "Notre monde est né d’une goutte de lait !" disent-ils. Le réalisateur filme magnifiquement le temps qui passe : les enfants, de la naissance jusqu’aux rites de l’adolescence. Attention, ici, certaines images peuvent prendre aux tripes !! Et puis, il y a aussi le temps qu’il fait ! Comme chez nous quand il fait sec, le peulhe attend la pluie avec impatience et tous les moyens, comme la sorcellerie, sont bons pour l’inviter à venir. Et quand l’orage gronde, on s’y croirait ! On a bon pour le paysan peulhe !

Les garçons grandissent au rythme des troupeaux qu’ils emmènent paître de jour sous le soleil, comme de nuit sous les étoiles, dans une nature qui prédomine! Ils doivent leur trouver des endroits où il y a de quoi manger mais aussi, les protéger de biens des dangers.

Les filles ont une vie toute différente. Elles sont au village où elles s’occupent de toute l’intendance, de traire, d’aller vendre le lait caillé. Le progrès ? Les filles font joyeusement la lessive à la main mais le soir, tout le monde écoute de la musique via un gsm ! Les temps changent... doucement... ? Nos enfants à nous, sont instruits à l’école mais, que savent-ils de la vraie vie ? Ils devraient peut-être aller faire un stage d’été à Boli Bana !! Apprentissage garanti !

Françoise Tagnon Agricultrice à Serinchamps.

Ce qui nous lie Cédric Klapisch 2017 – France – 1h54 – Fiction Prix : 3€ Renseignement : ADL Houffalize-La Roche | 061/28.00.65 ou info@adl-hlr.be Adresse du jour : Faubourg St-Antoine | Place du Bronze, 15 à La Roche-en-Ardenne EXTRA : Dès 19h30 : Stand d’informations sur Li Terroir, coopérative de circuit court alimentaire. Après la projection : dégustation de produits locaux et rencontre informelle avec les agriculteurs et producteurs de la région.

La Roche-en-Ardenne Jeudi 15 mars | 20h Jean a quitté sa famille et sa Bourgogne natale il y a dix ans pourfaireletourdumonde.En apprenant la mort imminente de son père, il revient dans la terredesonenfance.Ilretrouve sa sœur, Juliette, et son frère, Jérémie.

Leur père meurt juste avant le début des vendanges. En l’espace d’un an, au rythme des saisons qui s’enchaînent, ces 3 jeunes adultes vont retrouver ou réinventer leur fraternité, s’épanouissant et mûrissant en même temps que le vin qu’ils fabriquent.

39 Un film relationnel, bourré d’émotions. L’histoire est simple et sans doute commune à bon nombre de familles. Mais énormément de thèmes sont abordés : la relation père/fils, la transmission du savoir et du savoir-faire dans l’agriculture, la place de la femme dans ce monde agricole (viticole), la mixité culturelle, la fratrie, l’attachement à la terre, à sa terre. Ou encore, plus pragmatique : l’accès à la terre, la concurrence entre voisins, la recherche de la qualité intrinsèque, etc. Le film nous fait vivre une saison complète d’une fratrie de jeunes viticulteurs bourguignons qui doivent prendre des décisions quant à l’avenir du domaine familial, ce qui les lie.

Mais c’est bien plus que cela, chaque scène apporte, avec finesse, une réflexion sur un des thèmes précités. Le genre de film qui trotte encore pendant plusieurs jours en tête, tant il est généreux et tant il nous ramène à notre vécu. Pour notre part, c’est un coup de cœur! Valérie Calicis et Bernard Convié Agriculteurs à Jambjoule (Rochefort). © Claire Schaus

Samedi 17 mars | 19h30 L’intelligence des arbres Forzée Julie Dordel et Guido Tolke 2017 – Allemagne/Angleterre – 1h20 – Documentaire Peter Wohlleben, forestier en Allemagne, a observé que les arbres communiquent les uns avec les autres en s’occupant avec amour de leur progéniture, de leurs anciens et des arbres voisins quand ils sont malades.

Peter Wohlleben a écrit le bestseller "La Vie Secrète des Arbres" qui a émerveillé les amoureux de la nature. Ses affirmations ont été confirmées par des scientifiques, dont Suzanne Simard, à l’Université du British Columbia au Canada. Ce documentaire montre le travail minutieux et passionnant des scientifiques, nécessaire à la compréhension des interactions entre les arbres ainsi que les conséquences de cette découverte. Ce savoir va changer votre regard sur le vivant, les arbres et les forêts.

Prix pour la soirée : 5 € Renseignement : Petit Théâtre de la Grande Vie - 083/61 32 60 petittheatreforzee@gmail.com Adresse du jour : Rue du Bonnier 12 - 5580 Forzée EXTRA : De 15h à 19h : Marché fermier de Colibris Famenne. www.lepetittheatredelagrandevie.com

41 Joli documentaire sur les arbres qui vivent depuis des milliers d’années comme nous vivons aujourd’hui. Ils nous ressemblent en réalité plus que ce que l’on croit et sont ancêtres de plusieurs choses utilisées aujourd’hui par l’homme. Leur réseau de communication peut par exemple être considéré comme nos réseaux sociaux actuels.

Si l’arbre savait parler, je pense qu’il nous apprendrait beaucoup de choses sur lui et sur nous-mêmes. La nature est bien faite et bien plus jolie que ce qu’on pourrait croire. Les plantes sont des êtres vivants qui savent vivre en harmonie avec d’autres plantes et qui savent stimuler la croissance de celles-ci. Ce serait peut-être une idée à développer davantage dans l’agriculture. Frédérique et Wenny Nijs-Lenaerts Infirmière et agriculteurs à Jamblinne (Rochefort). Le film amène aussi l’idée trop peu connue que les végétaux sont des êtres vivants… qui fonctionnent autrement que les humains et les animaux, certes, mais vivants ! Une réalité peut-être à replacer dans le débat actuel porté par le veganisme qui, à nos yeux d’agriculteurs, est sans doute trop excessif.

Et si on devait aussi exclure le végétal de notre alimentation, que se passerait-il ?

food Coop Tom Boothe 2016 – France/USA – 1h37 – Documentaire Prix : 5€ | -26 ans : 4€ | Abonnement 10 séances : 40€ Renseignement : Centre culturel | 083/21.65.65 ou culture@ciney.be Adresse du jour : Centre culturel | Place Roi Baudouin 1 à Ciney Ciney Mercredi 21 mars | 20h En pleine crise économique, dans l’ombre de Wall Street, une institution qui représente une autre tradition américaine est en pleine croissance. C’estlacoopérativealimentairedePark Slope, un supermarché autogéré où 16 000 membres travaillent 3 heures par mois pour avoir le droit d’y acheter les meilleurs produits alimentaires dans la ville de New York aux prix on ne peut moins chers.

EXTRA : Après la projection : débat – échange et présentation d’initiatives locales pour le développement d’une distribution en circuit court. centreculturel.ciney.be

Un supermarché où les clients en redemandent alors qu’ils font 40 minutes de file en moyenne et bossent pour pouvoir y avoir accès : la force du membership qui remplace le client-roi ou un truc pour les déstructurés sociaux des mégalopoles ? Avec son chiffre d’affaire au m² équivalant à 10 fois la moyenne, ce n’est en tout cas pas un projet pour rêveur abstrait : 75% du travail nécessaire est assuré par la participation bénévole obligatoire des membres, ce qui permet d’afficher des prix 30 à 40% plus bas qu’en supermarché classique, tout en vérifiant le respect d’une certaine éthique dans l’approvisionnement.

Ethique... et diversité : un des rares endroits de Brooklyn où l’on peut se procurer du vrai fromage qui pue ! Mais cela suffira-t-il à entretenir le modèle, à l’heure d’Internet et de ses multiples plateformes ? Quelle part prend la plus-value sociale dans l’intérêt qu’y trouvent les clients ? De belles questions notamment pour les projets-fils, style "La Louve" à Paris... Pierre Courtois Direction Office Provincial Agricole de Namur.

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Vendredi 23 mars | 20h Petit paysan Dinant Hubert Charuel 2017 – France – 1h30 – Fiction Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières.

Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur vétérinaire et ses parents dont il a repris l’exploitation. Alors que les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre à perdre ses vaches. Il n’a rien d’autre et ira jusqu’au bout pour les sauver.

Prix : : 5€ (membre) / 7€ (non-membre) / 6€ (-26 ans/étu- diant/60 ans et plus) | Art. 27 : 1,25€ Renseignement : Centre culturel | 082/21.39.39 ou info@ccrd.be Adresse du jour : Centre culturel - Salle Bayard | Rue Grande, 37 à Dinant C’est un film à montrer, très proche de la réalité… Mais qui mérite une suite, qui montre qu’avec tout le courage qu’il a, cet agriculteur va se relever ! Le réalisateur doit être très proche du monde agricole !

Les tracasseries administratives, la réalité de tous les jours, la panique, la volonté de ne pas accepter ce qui arrive, c’est ce qu’on vit. La seule chose qui ne peut arriver, c’est enterrer sa vache ! Dans les fermes, il y a énormément de sentiment.

Moi, dit Jean-Pol, cela m’est arrivé à 23 ans, c’était la tuberculose. Pour la brucellose, il y avait une prime, pas pour la tuberculose, alors on doit tout recommencer à zéro, aller à la banque… Quand on s’est mariés, dit Anne, mon beau- frère n’a pas pu venir, on venait d’abattre les vaches, il était à l’abattoir pour vérifier. Aussi à l'affiche du Cinépointcom de Marche : Dim 25/03 à 17h et mer 28/03 à 20h EXTRA : Après la projection : échange avec un couple d’agriculteurs dinantais, un représentant de l’Office Provincial de l’Agriculture et d’Agricall. Coproduction Prospect15etc/CCRD.

www.dinant.be/culture/centre-culturel

45 Dire quand cela va mal, c’est très difficile, on essaie par tous les moyens de s’en sortir, puis on se trouve devant un mur ; psychologiquement très dur, ce n’est pas pour rien qu’en agriculture il y a tant de suicides. Le film montre le côté émotionnel, administratif, mais ce qui est aussi fondamental, c’est l’aspect financier. On doit beaucoup d’argent, on est obligé de continuer, si on a reçu des aides, on doit les rembourser… Et puis il y a souvent plusieurs circonstances, un tracteur qu’il faut changer,… Pierre avec 25 vaches, c’est trop peu pour s’en sortir tout seul, même s’il a l’aide de ses parents.

Souvent les générations d’avant ont fait des sacrifices pour qu’on puisse continuer. Fabrice a une plus grosse ferme, est plus vieux. Jadis, les laitiers ne vendaient pas leur lait, ils transformaient, puis ils ont vendu à la laiterie, qui se contentait, elle, de vendre en tetrabrick et en beurre, maintenant, les supermarchés se mettent à produire, c’est écrit sur les bouteilles d’Intermarché, par ex… En Chine,secréentdes‘fermes’de10.000 vaches, ce ne sont pas des agriculteurs qui font cela mais des multinationales, comme Nestlé.

Le lait c’est un produit d’appel, qu’on met au fond du magasin, on le vend à bas prix, les clients traversent et achètent… C’est très dur pour un agriculteur de produire, transformer et vendre, celui qui ne vient pas du milieu ne peut y arriver.

Anne et Jean Pol Walhin – Lecaillie Vivianne et Dominique Evrard-Maillen Agriculteurs à Aye. Corinne Vanvolsem Chargée de projet au Gal RoMaNa. © Daniel Fouss

Vendredi 23 mars | 20h Le potager de mon grand-père St-Hubert (Vesqueville) Martin Esposito 2016 – France – 1h16 – Documentaire Chez son grand-père, Martin est venu se ressourcer, aider et partager des moments de vie. L’aïeul lui transmettra son savoir, un peu de ses racines et les secrets de ce potager cultivé par amour pour sa femme disparue. Issu de cette génération fast-food, Martin prendra conscience de la valeur de ce précieux héritage. C’est un hymne à la vie et à cette nature que nous devons protéger.

Prix : 5 € Renseignement : MCFA en Haute-Lesse | 0498/17.24.67 ou culture.hautlesse@gmail.com Adresse du jour : : Salle "Maison Notre-Dame" | Rue de Lavacherie, 12 à Vesqueville (St-Hubert) EXTRA : Avant la projection : Petit marché de producteurs et bourse d’échange de graines.

www.mcfa.be

47 Une belle note d’optimisme pour les jeunes… Et les moins jeunes. Ce documentaire montre, de la manière la plus simple et la plus vraie qu’il soit, la relation entre un grand-père et son petit-fils. On y découvre ainsi Vincent, âgé de 84 ans, cultivateur et amoureux de son métier. Il cultive ses légumes de manière raisonnée, sur des terrains familiaux, à la manière dont le faisaient ses ancêtres. Il apprend à son petit-fils, désireux de reprendre le "potager de son grand père" l’importance de choisir et de conserver ses propres graines pour les années futures. Ce film nous permet d’aborder différentes thématiques telles que la relation entre deux générations différentes, la transmission de terrains, de savoir et de valeurs.

Vincent ne se contente pas de cultiver, il utilise constamment le fruit de ses récoltes pour la préparation de ses plats. Il nous rappelle l’importance de savoir ce que l’on mange… Et d’avoir le goût des "vraies bonnes choses".

On a l’impression de vivre pendant un an avec eux, de partager leurs joies comme leurs tristesses. Et comment le voir mieux qu’à travers les yeux de son petit-fils ? Thomas Hartman Agriculteur à Arville.

Samedi 24 mars | 20h15 Une suite qui dérange : le temps de l’action Nassogne Bonni Cohen et Jon Shenk 2017 – USA – 1h38 – Documentaire L’ex vice-président Al Gore poursuit infatigablement son combat en voyageant autour du monde pour former une armée de défenseurs du cli- mat et exercer son influence sur la politique climatique internationale. Les caméras le suivent en coulisse, sai- sissent des moments publics et privés, drôles et émouvants : alors que les enjeux n’ont jamais été aussi importants, il défend l’idée que les périls du changement climatique peuvent être surmontés par l’ingéniosité et la passion des hommes.

Prix : 6 € ou 5 chèques culture (5€) | Art.27 : 1,25 € Renseignement : Centre Culturel local de Nassogne 084/21 49 08- info@ccnassogne.be Adresse du jour : Maison Rurale | Rue de Lahaut, 3 à Nassogne EXTRA : échange et dégustation. Pourquoi avoir choisi ce film ? "Les anciens avaient un vrai respect pour notre terre et ses ressources. Ils savaient que la nature ne s’apprivoise pas comme un simple animal domestique et qu’elle conserverait toujours sa liberté sauvage… " Mars 2007 : Georges Blaise, éco- conseiller à Nassogne, projette le film "Une vérité qui dérange" devant une salle comble. Ce documentaire ‘choc’ traitait du changement climatique en général et du réchauffement planétaire en particulier.

En l’évoquant, Yann Arthus Bertrand disait : "C’est le premier film catastrophe dont les responsables et les victimes sont dans la salle…" Pour annoncer le film, quelques mots évocateurs : "Il ne se passe pas une semaine sans que l’on nous parle d’inondations meurtrières, de tempêtes ou tornades dévastatrices, de fontes de glaciers, de décalage des saisons et floraisons précoces;… bref, de variations climatiques !" www.ccnassogne.be

49 Interpellant, bien sûr, mais si loin du vécu d’une petite commune rurale comme Nassogne. Tel Saint-Thomas, nous demandions en quelque sorte à voir, pour y croire réellement. Le temps a passé, neuf ans se sont écoulés, mais notre planète, elle, ne s’était nullement endormie ! Alors, oui, le réveil fut brutal,… et on a vu ! Personne n’oubliera cette nuit du jeudi 3 au vendredi 4 juin 2016, où un véritable déluge s’abat sur notre région ! L’équivalent de 15 jours de précipitations va tomber en l’espace de six heures. La Wamme passe, de 4 ou 5 m, à près de 150 m de large; Masbourg est balayé par les eaux boueuses de la Masblette ; à Bande, la Nationale 4 est transformée en canal sur une voie, véhicules et remorques sont emportés par le courant; Grune voit la rue Roly se transformer en véritable cours d’eau… Difficile d’accepter que, oui, cette fois, c’est chez nous ! … Difficile aussi de continuer comme s’il ne s’était rien passé ! Plusieurs personnes éviteront de justesse d’être emportées; mais à Harsin, Didier Wins, militaire pensionné et apiculteur passionné, y laissera la vie en essayant de sauver ses ruches.

L’eau est une force qui peut tout emporter sur son passage; et lorsque les rivières concernées se nomment Hédrée, Wamme ou Lhomme, on quitte soudain le rôle rassurant de spectateur pour se retrouver plongé dans le drame… D’un coup, c’est tout notre petit univers qui bascule : maisons inondées, voitures sous eau ou emportées, cheval noyé, bétail traumatisé, routes fermées, ... un véritable scénario de film catastrophe, que personne ne s’attendait à vivre dans la commune de Nassogne.

Si la solidarité a permis d’éviter le pire et d’aider les personnes sinistrées, les images traumatisantes et les "blessures intérieures" restent, elles - malgré le temps qui passe - bien présentes. Il est clair qu’aujourd’hui encore les forces naturelles peuvent nous balayer comme des fétus de paille : il faut donc accepter de rechercher le ‘dialogue’ avec cette nature sauvage, plutôt que de vouloir à tout prix la maîtriser.

Vouloir présenter "Une suite qui dérange" a évidemment tout son sens… Surtout que cette ‘suite’ nous parle du temps de l’action … Et comme le dit le titre de cette édition du festival : "Il est temps !" Jean-Pierre Clinckx Animateur-Directeur du Centre culturel de Nassogne.

Mardi 27mars | 20h Power To Change : La Rébellion Énergétique D urbuy (Barvaux) u Carl A. Fechner 2017 – Allemagne – 90’ – Documentaire "Power to Change : La Rébel- lion Énergétique"présente la vision d’un futur où l’énergie est à 100% renouvelable. Depuis quelques années, des centaines de milliers d’indivi- dus font de cette vision une ré- alité. Précurseurs, inventeurs, visionnaires... ces pionniers de la transition énergétique contribuent, par leurs actions locales, à la révolution éner- gétique de tout un pays.

Ce film est un plaidoyer pour une mise en œuvre rapide de cette révolution.

Chacun d’entre nous, à son échelle, peut devenir un rebelle énergétique! Prix : 3€ Renseignement : Centre culturel | 086/21.98.71 ou caroline.soille@ccdurbuy.be Adresse du jour : Salle Mathieu de Geer | Parc Juliénas à Barvaux www.ccdurbuy.be

51 À partir des réflexions d'un agriculteur allemand engagé, le film nous amène à réfléchir aux enjeux de la révolution énergétique, sous forme d'enquête, menée comme une mise à nu des ficelles que certains "états pétroliers" ont en main. D'abord à l'échelle d'un pays, qu'on pourra transposer dans certains aspects au niveau mondial, les informations que le film dévoile sont cruciales. Au-delà d'un état des lieux, "Power to change" révèle où se placent les intérêts et jeux de pouvoir en la matière, mais laisse toujours la place à "l'autre" Power to Change: le fait que chacun d'entre nous, à son échelle, peut devenir un rebelle énergétique.

La Rébellion énergétique présente la vision d'un futur où l'énergie est à 100% renouvelable; et ça fait du bien. Céline Lespagnard Animatrice Cinémarche asbl à Marche-en-Famenne.

Jeudi 29 mars | 20h tout s’accélère Hotton Gilles Vernet 2016 – France – 1h20 – Documentaire Prix : 5€ Renseignement : Centre culturel | 084/41.31.43 ou centreculturel@hotton.be Adresse du jour : Cinéma Plaza | Rue Simon, 14 à Hotton Gilles est un ancien trader devenu instituteur dans le 19ème arrondissement de Paris. Il s’interroge avec ses élèves de CM2 sur l’accélé- ration vertigineuse de notre monde. Fasciné par leurs réflexions sur notre mode de vie et notre rapport au temps, il décide de les filmer puis d’aller à la rencontre d’ex- perts du sujet.

Pourquoi nos sociétés re- cherchent-elles toujours plus de croissance ? À quel im- pératif obéit cette accélération alors même que des en- fants de 10 ans mettent en évidence ses limites? EXTRA : Du 16 au 29/03 • Exposition photographies "Terre, Mère Nourricière !" par Martin Dellicour Vernissage le vendredi 16/03 à 19h30 en présence du photographe et des producteurs.

Dégustation de quelques produits du terroir.

• Expo didactique pour enfants "La graine et le fruit" Bibliothèque & Espace culturel | Hotton (Rue des écoles, 55) Gratuit Une exposition proposée par le Centre Culturel de Hotton en partenariat avec Le GAL Pays de l’Ourthe, Li Terroir et la Bibliothèque de Hotton. www.centreculturelhotton.be © Martin Déllicour

53 Les Renaud découvrent le film en famille. Première réaction: est-il possible que des enfants soient capables d’une telle réflexion? On admire le travail qui a été mené en classe. Il faut miser sur la jeunesse. Enseignant, enfants et parents forment un levier pour construire demain.

Anne et Fabian constatent que pour la jeune génération, accélérer fait partie du quotidien, c’est normal. Ils n’ont pas connu la vie avant internet, ils sont confrontés à des outils qui donnent envie d’aller toujours plus vite et dès leur plus jeune âge, nous les houspillons, les pressons… de peur d’être en retard! Un moyen de remédier à cette fuite du temps est de se reconnecter à la nature, prendre le temps d’observer les saisons. Plus on est proche de la nature et plus on arrive à se contenter de ce que l’on a. Est-ce qu’on ralentira un jour ? Peu probable car on n’est pas assez nombreux à vouloir essayer.

La modernisation n’a pas été inventée pour accélérer mais pour faciliter la vie des travailleurs. Les gens ne mesuraient pas les conséquences indirectes de ces améliorations. Aujourd’hui, on veut TOUS gagner du temps mais c’est une illusion… Prenons l’exemple du robot de traite : soit tu passes du temps à traire tes vaches, soit tu le passes à surveiller une machine qui le fait. C’est un autre travail, c’est un choix mais pas un gain de temps.

Le plus interpellant, c’est le parcours du réalisateur, ancien trader devenu enseignant. Donc changer de vie du jour au lendemain, sortir du cadre, c’est possible ! Quel beau témoignage! Anne et Fabian Renaud Agriculteurs bio à Bourdon. Anne-Sophie Brisbois Animatrice au Centre culturel de Hotton.

Samedi 31/03 | Dès 13h À la Ferme Renaud et à l’école libre de Bourdon AU PROGRAMME : Des SPECTACLES Pour nourrir nos esprits, un petit "MARCHé AUX INFOS" afin de découvrir les associations et les initiatives de notre région Clôture du festival Hotton (Bourdon) Des ATELIERS adultes et enfants pour mettre la main à la pâte Une VISITE GUIDéE de la ferme par le maître des lieux Des ANIMATIONS LECTURES et un COIN philo Pour les gourmands, un large choix de PRODUITS DU TERROIR à déguster Un moment de rencontres et de découvertes festives proposé par l'ensemble des partenaires du Festival !

"Y a comme un pépin" | 14h Compagnie Romane Oh ! Un spectacle de sensibilisation à l’environnement pour les plus jeunes, à la fois poétique et déjanté ! À voir en famille dès 4 ans. "Élément Terre" | 19h30 Compagnie Buissonnière Des agriculteurs téméraires et engagés qui nous parlent de ce qu’ils aiment, de leur vie, de leurs rêves, de leurs désespoirs, de leur patrimoine et de leur savoir-faire. Prix (à partir de 18 ans) : 5€ ou 4 chèques culture (4€) VOTRE PAROLE, répondant à cette question et RéCOLTéE lors des différentes projections, sera restituée publiquement par des BONIMENTEURS et autres CRIEURS PUBLICS.

POUR VOUS, IL EST TEMPS DE... En partenariat avec la Bibliothèque de Hotton, le GAL Pays de l’Ourthe, la Ferme Renaud, l’école libre de Bourdon, Li Terroir, Le Miroir Vagabond et le Théâtre des Travaux et des Jours, le groupe semences de Rochefort en Transition et le CIDJ de Rochefort. Renseignement : Centre culturel | 084/41.31.43 | centreculturel@hotton.be Adresse du jour : Ferme Renaud | Grand-Route 60 à Bourdon Ecole libre de Bourdon | Grand-Route 49 à Bourdon 55 GRATUIT

"IL EST TEMPS" alors ne traînons plus, et ensemble, imaginons un avenir plus juste, plus humain… et plus enthousiaste !

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