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LA VERSION COMPLETE DE VOTRE GUIDE ONTARIO - CHUTES DU NIAGARA 2018/2019 en numérique ou en papier en 3 clics à partir de 8.99€ Disponible sur

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IMPRIMÉ EN FRANCE EDITION Directeurs de collection et auteurs : Dominique AUZIAS et Jean-Paul LABOURDETTE Auteurs : Justine HARBONNIER, Valérie FORTIER, Johann CHABERT, Jean-Paul LABOURDETTE, Dominique AUZIAS et alter Directeur Editorial : Stéphan SZEREMETA Responsable Editorial Monde : Caroline MICHELOT Rédaction Monde : Morgane VESLIN, Pierre-Yves SOUCHET, Jimmy POSTOLLEC et Elvane SAHIN Rédaction France : Elisabeth COL, Silvia FOLIGNO, Tony DE SOUSA et Agnès VIZY FABRICATION Responsable Studio : Sophie LECHERTIER assistée de Romain AUDREN Maquette et Montage : Julie BORDES, Sandrine MECKING, Delphine PAGANO et Laurie PILLOIS Iconographie : Anne DIOT Cartographie : Jordan EL OUARDI WEB ET NUMERIQUE Directeur Web : Louis GENEAU de LAMARLIERE Chef de projet et développeurs : Cédric MAILLOUX, Nicolas DE GUENIN, Nicolas VAPPEREAU et Adeline CAUX Intégrateur Web : Mickael LATTES Webdesigner : Caroline LAFFAITEUR Community Manager : Cyprien de CANSON et Andrei UNGUREANU DIRECTION COMMERCIALE Directrice des Régies : Caroline CHOLLET Responsable Régies locales : Michel GRANSEIGNE Relation Clientèle : Vimla MEETTOO et Sandra RUFFIEUX Chefs de Publicité Régie nationale : Caroline AUBRY, François BRIANCON-MARJOLLET, Perrine DE CARNE MARCEIN et Caroline PREAU Responsable Clientèle : Déborah LOICHOT REGIE INTERNATIONALE Chefs de Publicité : Jean-Marc FARAGUET, Guillaume LABOUREUR assistés de Michelle MAYER Régie ONTARIO - CHUTES DU NIAGARA : Alexandre GALLEE DIFFUSION ET PROMOTION Directrice des Ventes : Bénédicte MOULET assistée d’Aissatou DIOP et Vianney LAVERNE Responsable des ventes : Jean-Pierre GHEZ assisté de Nelly BRION Relations Presse-Partenariats : Jean-Mary MARCHAL ADMINISTRATION Président : Jean-Paul LABOURDETTE Directrice Administrative et Financière : Valérie DECOTTIGNIES Directrice des Ressources Humaines : Dina BOURDEAU assistée de Sandra MORAIS et Eva BAELEN Responsable informatique : Briac LE GOURRIEREC Comptabilité : Jeannine DEMIRDJIAN, Christelle MANEBARD et Adrien PRIGENT Recouvrement : Fabien BONNAN assisté de Sandra BRIJLALL et Belinda MILLE Standard : Jehanne AOUMEUR „ PETIT FUTE ONTARIO - CHUTES DU NIAGARA 2018-2019„ LES NOUVELLES EDITIONS DE L’UNIVERSITE 18, rue des Volontaires - 75015 Paris. & 01 53 69 70 00 - Fax 01 42 73 15 24 Internet : www.petitfute.com SAS au capital de 1 000 000E - RC PARIS B 309 769 966 Couverture : Bâtiment au centre-ville de Toronto - Ontario, Canada © diegograndi - iStockPhoto.com Impression : GROUPE CORLET IMPRIMEUR - 14110 Condé-sur-Noireau Achevé d’imprimer : mai 2018 Dépôt légal : 09/06/2018 ISBN : 9791033190691 Pour nous contacter par email, indiquez le nom de famille en minuscule suivi de @petitfute.com Pour le courrier des lecteurs : info@petitfute.com L’Ontario a beaucoup plus à offrir qu’il n’y paraît.D’Ottawa, capitale du Canada, à Toronto, grand centre économique d’Amérique du Nord,de la campagne luxuriante jusqu’aux innombrables lacs, c’est une multitude d’attraits qui s’offrent aux touristes chaque année plus nombreux à venir découvrir la plus peuplée des provinces cana- diennes.L’Ontario est aussi,après le Québec,la seconde province quant au nombre de francophones, qui sont environ 550 000, même s’ils ne constituent qu’environ 4,1 % de la population. L’Ontario a d’ailleurs célébré 400 ans de présence française en 2010. Partageant ses frontières avec le Québec, le Manitoba, les Etats-Unis et la baie d’Hudson, son positionnement en fait à lui seul une destination de choix. Son nom vient du lac Ontario, qui vient de l’iroquois Skanadario, signifiant « beau lac » ou « eaux étincelantes ». Bien sûr, il faut du temps pour apprécier une telle variété de paysages et d’expériences. Les chutes du Niagara attirent les touristes depuis plus d’un siècle, et Toronto est devenu avec les ans une capitale culturelle de premier ordre. Mais l’Ontario, dont les plaques minéralogiques sont affublées du slogan « yours to discover » (à vous de la découvrir), est aussi le « territoire des grandes mers d’eau douce », avec des plages de sable fin et les Grands Lacs dont on ne voit pas la fin. Cette région est un compromis exceptionnel entre modernité et authenticité, paysages urbains et nature exubérante. Laissez-vous charmer et partez à la découverte d’une province pas comme les autres, dont l’offre touristique ne cesse de s’améliorer, y compris en français, et qui a des charmes uniques à offrir à ceux qui vont à sa rencontre.

L’équipe de rédaction „ w REMERCIEMENTS. Le Petit Futé tient à remercier les différents offices du tourisme dont celui d’Ottawa, de Kingston, de Toronto et de Niagara Falls, pour leur grand apport quant au contenu de ce guide. Nous ne pourrions pas non plus passer sous silence l’accueil chaleureux qui nous a été réservé dans chaque établissement et attrait visité lors de nos tournées de presse. Bienvenue en Ontario !

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Sommaire „ „ INVITATION AU VOYAGE„ Les plus de l’Ontario . . 7 Fiche technique . 8 Idées de séjour . . 10 Comment partir . . 14 „ „ DÉCOUVERTE„ L’Ontario en 20 mots-clés . 26 Survol de l’Ontario . 29 Histoire . 34 Politique et économie . . 41 Population et langues . . 44 Mode de vie . . 46 Arts et culture . . 48 Festivités . . 57 Cuisine ontarienne . 66 Jeux, loisirs et sports . 69 Enfants du pays . . 72 „ „ OTTAWA ET L’EST DE L’ONTARIO„ Ottawa et l’est de l’Ontario . . 78 Ottawa . 80 Les environs d’Ottawa . 108 Gatineau (Québec . 108 Kanata . 113 Carp . 113 Comtés unis de Prescott et Russel . 113 Haut de l’Outaouais . 115 Arnprior . 115 Foresters Falls . 116 Pembroke . 116 Petawawa . 116 Le Saint-Laurent et les Mille-Îles . 117 Cornwall . 117 Morrisburg . 118 Parc Provincial Charleston Lake . 118 Rockport . 118 Gananoque . 120 Kingston . 121 Wolfe Island . 129 Baie de Quinte ou Comté de Prince Edward . 129 Picton . 129 Sandbanks . 131 Bloomfield . 132 Wellington . 132 Consecon . 132 „ „ TORONTO ET SA RÉGION„ Toronto et sa région . . 136 Toronto . 136 Les environs de Toronto . 178 Vaughan . 178 Kleinburg . 178 Oakville . 180 Burlington . 181 Hamilton . 182 „ „ LA PÉNINSULE DE NIAGARA„ La péninsule de Niagara . . 184 Niagara Falls . 184 Niagara Falls (USA . 200 Queenston . 202 Niagara-on-the-Lake . 202 St. Catharines . 206 Fort Erie . 207 Port Colborne . 208 „ „ LE SUD-OUEST„ Le Sud-Ouest . . 210 Le coeur du sud-ouest . 210 St. Jacobs . 210 Stratford . 213 London . 215 Les rives du lac Érié . 219 Port Dover . 219 Long Point . 220 Port Stanley . 221 Parc Provincial Rondeau . 222 Parc Provincial Wheatley . 222 Leamington . 222 Parc National de la Pointe-Pelée . 223 Île Pelée . 224 Amherstburg . 225

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Windsor . 226 Les rives du lac Huron . 232 Sarnia-Lambton . 232 Petrolia . 233 Grand Bend . 233 South Huron . 233 Goderich . 234 Port Albert . 236 Kincardine . 236 Southampton . 237 Sauble Beach . 239 „ „ LA BAIE GEORGIENNE„ La baie Georgienne . . 242 La péninsule Bruce . 242 Tobermory . 242 Parc Marin National Fathom Five . 245 Parc National de la Péninsule-Bruce . 246 Grey County . 247 Owen Sound . 247 Thornbury . 247 Collingwood . 248 La Huronie . 249 Wasaga Beach . 249 Midland . 250 Penetanguishene . 251 Le nord du littoral . 252 Parc National des îles-de-la-Baie- Georgienne . 252 Parry Sound . 252 Killarney . 254 Massey . 255 Île Manitoulin . 255 „ „ LE CENTRE„ Le Centre . . 260 La région de Peterborough . 260 Peterborough . 260 Lakefield . 262 Woodview . 263 Buckhorn . 263 Bobcaygeon . 264 Fenelon Falls . 264 Le lac Simcoe . 265 Jackson’s Point . 265 Barrie . 266 Orillia . 267 La région de Muskoka . 269 Bracebridge . 270 Gravenhurst . 271 Port Carling . 272 Minett . 272 Windermere . 272 Port Sydney . 273 Huntsville . 273 Le parc Algonquin et ses environs . 274 Oxtongue Lake . 274 Dorset . 275 Haliburton . 275 Bancroft . 276 Maynooth . 276 Barry’s Bay . 276 Parc Provincial Algonquin . 277 „ „ LE NORD ET LE LAC SUPÉRIEUR„ Le Nord et le lac Supérieur . . 282 Aux portes du nord . 282 Le Témiscamingue . 289 Le lac supérieur . 297 Le Sunset Country . 309 „ „ PENSE FUTɄ Pense futé . . 312 S’informer . . 324 Rester . . 328 Index . 332 repérez les meilleures visites intéressant Remarquable Immanquable Inoubliable

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WISCONSIN Thunder Bay Big Trout Lake Bearskin Lake Fort Severn Winisk Ogoki Webequie Fort Hope Central Patricia Cat Lake Sandy Lake Pikangikum Balmertown Ear Falls Hudson Savant Lake Collins Auden Nakina Hearst Hornepayne Hillsport Longlac Greenstone Beardmore Nipigon Schreiber Terrace Bay Marathon White River Wawa Cloud Bay Kakabeka Falls Kashabowie Atikokan Ignace Vermilion Bay Emo Sioux Narrows Kenora Lake Su Provinc Pukaskwa National Park Wabakimi Provincial Park Quetico Provincial Park Woodland Caribou Provincial Park Opasquia Provincial Park Polar Bear Provincial Park Polar Bear Provincial Park BAIE D’HUDSON LAC MICHIGAN LAC SUPÉRIEUR Lac Nipigon Lake of the woods Lac Rainy Lac Seul Lac Trout Lac Cat Lac Long Réservoir Ogoki Lac Winisk Lac Big trout Lac McDowell Lac Sandy S e v e r n W i n i s k Ekwan Albany Attaw a p i s k a t O toskwin S e v e r n MANITOBA MINNESOTA WISCONSIN ETATS-UNIS vers Winnipeg 646 m. Parc national & provincial 200 m 400 m Ville principale Ville secondaire Frontière internationale Frontière provinciale Route secondaire Route principale Autoroute Ontario 4

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Île Manitoulin TORONTO DETROIT Cleveland Windsor London Buffalo Sault Ste. Marie Kingston North Bay Fort Albany Moosonee Cochrane Kapuskasing Ramore Kirkland Lake Timmins Englehart Cobalt Gogama Chapleau Foleyet Sault Ste. Marie Thessalon Providence Bay Île Manitoulin Gore Bay Tobermory Spanish Espagnola Sudbury Sturgeon Falls Mattawa South River Britt Parry Sound Huntsville Bancroft Hull Alexandria Cornwall Brockville Perth Kaladar Pembroke Deep River Owen Sound Blomfield Peterborough Lindsay Orillia Barrie Midland New Tecumseth Oshawa Guelph Kincardine Niagara Falls St. Catharines Norfolk Brandford Chatham-Kent Sarnia Strathroy Goderich Kitchener Waterloo Hamilton OTTAWA Picton Burlington Temagami Algonquin Provincial Park Bruce Pen.

Nat. Park ake Superior ovincial Park BAIE JAMES LAC ONTARIO LAC ERIE LAC HURON Baie Georgienne Lac Sainte-Claire Lac Nipissing Notta w a y Outaouais Rivière des QUEBEC MICHIGAN NEW YORK OHIO vers Montréal ALASKA GROENLAND OCEAN ARCTIQUE ISLANDE ETATS-UNIS OCEAN ATLANTIQUE OCEAN PACIFIQUE CANADA ONTARIO ON ON NT NT ONTARIO Mer de Beaufort Baie de Baffin Mer du Labrador Baie d'Hudson 0 200 km 5 5

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Vue sur les Chutes du Niagara. La silhouette historique du Gooderham Building contraste avec les immeubles modernes de Downtown Toronto. © JAVEN - ADOBE STOCK © DIEGO GRANDI - SHUTTERSTOCK.COM © ELENA ELISSEEVA - SHUTTERSTOCK © MARK BYER - SHUTTERSTOCK.COM Elan dans le Lac Opeongo, Parc provincial Algonquin. Les lacs dans l’Ontario sont propices aux balades en canoë.

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INVITATION AU VOYAGE Un peuple chaleureux Partout à travers la province, nous avons été touchés par l’accueil chaleureux et amical de la communauté ontarienne. Que vous soyez à Ottawa, Toronto, dans les environs des Grands Lacs ou dans les régions plus retirées de la province, vous serez agréablement surpris par l’hospitalité et la disponibilité de ses charmants habitants. Quatre belles saisons L’Ontario est l’une des provinces du Canada où chaque saison a sa place. Grâce à l’influence des Grands Lacs, cette province, contrairement à ses voisines, souffre moins des écarts de tempéra- tures. En été, le thermomètre grimpe parfois à plus de 30 ºC et les hivers sont plus doux et plus courts que dans le reste du pays, particulièrement dans la région du Sud-Ouest. Toutefois, la province connaît des périodes de fortes précipitations durant le printemps et l’automne.

Des plages d’eau douce L’Ontario est une province dominée par la présence des Grands Lacs. Les lacs Supérieur, Huron, Erié et Ontario baignent le sud de la province, offrant aux visiteurs des paysages de mers d’eau douce et de belles plages à perte de vue. On y dénombre également 250 000 lacs et plus de 55 000 km de cours d’eau, sur lesquels il est souvent possible de naviguer en canoë. L’élément liquide est d’ailleurs la vedette incon- testée aux chutes du Niagara, où affluent chaque année plusieurs millions de visiteurs. Des activités de plein air Les grands espaces naturels, les lacs et rivières, les parcs provinciaux et nationaux, sans oublier les réserves de conservation de l’Ontario, sont propices aux activités de plein air. Peu importe la saison, une panoplie d’activités vous est proposée (canoë-camping, kayak, randonnée pédestre, vélo de montagne, quad, équitation, rafting, plongée sous-marine, voile, sports de glisse, ski de fond, raquette, motoneige…). Des sports extrêmes aux simples balades, tout le monde y trouvera son bonheur.

Une faune et flore d’exception Les paysages naturels donnent à l’Ontario un caractère unique au Canada. Quelle que soit la région explorée, vous y découvrirez une merveille naturelle parmi les plus belles du pays.Des chutes majestueuses que l’on ne se lasse pas d’admirer, des paradis en plein air où de nombreux animaux vivent en liberté, des sentiers de pins blancs et de rares forêts caroliniennes où il est si bon de marcher. En traîneau à chiens,en ski ou en canoë,que vous soyez un aventurier téméraire ou un simple vacancier à la recherche du grand air,l’immensité et la beauté sauvage du territoire se dévoilent par une multitude de moyens de transport à la portée de tous. Une destination cosmopolite L’Ontario est la province la plus peuplée du Canada. Avec plus de 14 millions d’habitants, elle représente plus du tiers de la population canadienne. Aujourd’hui, près de la moitié des immigrants qui entrent chaque année au Canada choisissent de s’installer en Ontario. Toronto est connu pour être la ville la plus multiculturelle du monde ; on y parle plus d’une centaine de langues (italien, cantonais, pendjabi, tagalog [pilipino], espagnol, ourdou, tamoul, portugais, mandarin, etc.). Vous rencontrerez ce melting-pot impressionnant à chaque coin de rue de la ville de Toronto, et vous verrez des communautés qui semblent réellement heureuses de vivre ensemble.

Une découverte de l’art et la culture La culture artistique ontarienne, bien que jeune, est riche et diversifiée. Les festivals sont nombreux et de réputation internationale. Lors de la belle saison, le festival international du film de Toronto, le festival de jazz de Toronto, le festival canadien des tulipes à Ottawa, le festival de musique à Parry Sound, et le festival Shaw à Niagara-on-the-Lake attirent des milliers de personnes. Des scènes de théâtre, de ballet et d’opéra aux murs de galeries, en passant par les halls d’exposition, l’Ontario offre d’innombrables manifestations artistiques et culturelles qui sauront éblouir vos sens. De belles escapades du côté américain Les frontières sud de l’Ontario permettent d’agréables escapades aux États-Unis, que ce soit pour découvrir des grandes villes telles Buffalo, Cleveland ou Detroit, ou encore pour profiter des grands espaces de la péninsule supérieure du Michigan, du Wisconsin ou du Minnesota. À savoir également que Chicago est à seulement quatre heures de route de Windsor.

Les plus de l’Ontario

8 Argent Monnaie La monnaie s’exprime en dollars canadiens (CAD, $ CA, CAN $), à ne pas confondre avec le dollar US (US $). Pièces de 1 et 2 CAN $, et 5, 10 et 25 ¢ (cents) ; billets de 5, 10, 20, 50 et 100 CAN $. Taux de change „ w En mars 2018 : 1 CAN $ = 0,64 E ; 1 E = 1,57 CAN $. Idées de budget „ w Petit budget : 70 CAN $ par jour et par personne (hébergement en camping/auberge de jeunesse, repas sur le pouce ou épicerie, transport en commun ou auto-stop, activités gratuites ou à moins de 10 CAN $). „ w Budget moyen : 200 CAN $ par jour et par personne (hébergement en chambre d’hôtes ou hôtel, bonnes tables, transport en commun ou voiture, activités payantes ou en forfait). „ w Gros budget : à partir de 400 CAN $ par jour et par personne (hébergement en hôtel plus luxueux ou condo/chalet, bonnes tables, transport en voiture, activités en forfait/expéditions). L’Ontario en bref La province „ w Capitale : Toronto (Ottawa est la capitale du Canada, mais pas de la province de l’Ontario). „ w Superficie : 1 076 395 km². „ w Langues officielles : anglais et français. La population „ w Population : 14 193 384 habitants (au 1er juillet 2017). „ w Densité : 13,2 hab./km² (2017). „ w Espérance de vie : 80,2 ans pour les hommes et 84,3 ans pour les femmes. L’économie „ w PIB nominal (en millions de dollars) : 794 835 en 2016 (39 % du PIB canadien). „ w Revenu par habitant (en dollars) : 37 808 CAN $ (2016).

„ w Taux de chômage : 5,5 % (janvier 2018). Téléphone Indicatifs téléphoniques „ w Code international : 00. „ w Code Canada : 1. Codes régionaux „ w Ottawa et l’extrême est de la province : 343 et 613. „ w Ville de Toronto : 416, 437 et 647. „ w Agglomération de Toronto et péninsule de Niagara : 289, 365 et 905. „ w Sud-ouest de la province (London, Windsor) : 226 et 519. „ w Centre et nord-est de la province (Barrie, Sudbury, Sault Ste. Marie) : 249 et 705. „ w Ouest de la province (Thunder Bay) : 807. Comment téléphoner ? „ w De la France vers l’Ontario : 00 + 1 + code régional + les 7 chiffres du numéro local. „ w De l’Ontario vers la France : 011 + 33 + le numéro du correspondant sans le 0. „ w D’une région à l’autre en Ontario ou depuis/vers le Canada et les Etats-Unis : 1 + code régional + les 7 chiffres du numéro local. „ w En local en Ontario : code régional + les 7 chiffres du numéro local.

„ w Les numéros de téléphone débutant par 1 800, 1 833, 1 844, 1 855, 1 866, 1 877 et 1 888 sont l’équivalent des numéros verts en France, donc gratuits. Fiche technique

9 Coût du téléphone „ w Gratuité des appels locaux : les appels au sein d’une même ville sont gratuits. Certains hôtels les font payer. Depuis une cabine téléphonique, 50 ¢ permet une conversation locale d’une durée illimitée. „ w Cartes interurbain prépayées (ex : Bell, Vox…). A acheter dans les dépanneurs et pharmacies, pour 5, 10 ou 20 CAN $. Numéros utiles „ w Urgences (police, service incendie, ambulance & 911.

„ w Police provinciale : & 1 888 310 1122. „ w Centre antipoison : & 416 813 5900 ou & 1 800 268 9017. „ w Télésanté Ontario : & 1 866 797 0000. „ w Assistance-annuaire : & 411. „ w Etat des routes : & 511 ou & 416 235 4686 ou & 1 800 268 4686. Décalage horaire „ w Ontario : moins 6 heures par rapport à la France en été comme en hiver. Quand il est 20h à Paris, il est 14h à Toronto. „ w Note : l’extrême ouest de la province, soit un peu après Thunder Bay, est compris dans le fuseau horaire de l’heure normale du centre (UTC-6h). Il faut donc compter 1 heure de moins par rapport au Québec et 7 heures de moins par rapport à la France, la Belgique et la Suisse. Formalités Les voyageurs français, belges et suisses sont acceptés pour six mois et doivent avoir complété leur demande d’autorisation de voyage élec- tronique (AVE). Ils doivent être en possession d’un passeport valide, d’un billet de retour (idéalement) et disposer d’une somme suffisante en argent pour assurer leur séjour. „ w Pour les visiteurs au Canada : les visiteurs n’ayant pas besoin de visa doivent obligatoirement remplir une AVE en ligne avant leur voyage. L’AVE coûte 7 CAN $ par personne et est valable cinq ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Pour plus de renseignements et présenter sa demande en ligne : www. canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/ services/visiter-canada/ave.html Climat La température et les précipitations varient d’une région à l’autre. Si l’hiver est légèrement plus doux dans la région du Sud-Ouest, un froid mordant s’empare du nord de la province. Il faut également tenir compte des vents puissants dans la région des Grands Lacs qui influencent le facteur de refroidissement éolien. Ces derniers sont toutefois fort appréciés lors des grandes chaleur. En été, le centre et l’est sont relativement plus tempérés, les canicules affectent la région du Sud-Ouest, et les précipitations sont un peu plus fréquentes dans la région des Grands Lacs.Le nord a un été plus court mais les températures grimpent tout de même au-delà de 20 °C.Selon votre destination,il est conseillé de s’informer sur le climat afin d’être bien préparé. Saisonnalité „ w Haute saison touristique : mi-mai à mi-octobre, mi-décembre à janvier, et février. „ w Basse saison touristique : mi-octobre à mi-décembre, janvier, mars et avril à mi-mai. Le drapeau ontarien Rouge avec l’Union Jack et l’écu des armoiries de l’Ontario, le Red Ensign ontarien fut adopté en 1965 par la province canadienne de l’Ontario. Il symbolise l’héri- tage britannique de l’Ontario et commémore les sacrifices des soldats canadiens sous le Red Ensign. La feuille d’érable, qui avait été l’emblème du Canada français au XIXe siècle et le drapeau des Patriotes, est devenue l’élément central du drapeau canadien en 1965, au détriment du Red Ensign qui, avant 1965, flottait au sommet des édifices gouvernementaux partout au Canada.

Malgré la grande superficie de l’Ontario, son relief peu contraignant et l’excellent état de son réseau routier font qu’il est facile de se rendre d’un point à l’autre de la province. Il faut cependant souvent compter plusieurs heures en voiture et prévoir des arrêts à des points stratégiques. De plus, hors des grands axes routiers, la signalisation peut être difficile à repérer ou alors annoncée à la dernière minute. Nous vous suggérons donc de visualiser votre trajet sur une carte ou GPS avant le départ. Si des circuits sont proposés aux touristes, il est également possible de préparer son voyage sur mesure et de sillonner par ses propres moyens les routes de l’Ontario. A cet effet, nous vous conseillons d’emprunter la route 11 à l’aller et la route 17 au retour (ou vice versa) si vous comptez faire le tour de la province. Ce circuit vous permet de voir des paysages diversifiés et de profiter des plus belles régions de l’Ontario. Plusieurs types de séjours sont possibles en Ontario. Pour ceux qui veulent y faire une simple petite escapade, il faudra compter entre 3 et 5 jours sur place. L’idéal est de séjourner dans trois régions différentes si l’on dispose au moins d’une dizaine de jours. Séjour court Ottawa, Kingston, Toronto et péninsule de Niagara (6 jours/5 nuits). Si vous disposez d’un peu plus de temps, nous vous suggérons d’ajouter une journée à Ottawa et une autre dans la grande région de Toronto.

„ w Jour 1. Arrivée à Ottawa. Faites un tour sur la colline du Parlement et longez le canal Rideau. Visitez les nombreux musées de la capitale, dont l’incontournable Musée canadien de l’histoire (à Gatineau au Québec, à quelques minutes d’Ottawa). Faites une pause à la cafétéria du Musée des beaux-arts du Canada et profitez de la vue saisissante sur la rivière et le Parlement, puis partez à la découverte du Marché By, de ses nombreuses boutiques et de ses restaurants. Le soir, un dîner dans l’un des bons restaurants de la ville s’impose suivi, pour les plus courageux, de la marche « hantée » de la capitale nationale, une expérience qui vous donnera la chair de poule !

„ w Jour 2. Départ tôt le matin pour Kingston. Prenez l’autoroute 416, puis la 401 en direction de Gananoque. De la marina, prenez un bateau et partez à la découverte des Mille-Iles. Dégustez un plat de fish & chips dans l’un des restaurants de Gananoque et dirigez-vous vers Kingston en début d’après-midi. Arrivé à Kingston, prenez le bus touristique (Kingston Trolley Tours) pour un tour complet de cette charmante ville. Terminez votre journée par un dîner dans les voûtes du Fort Henry, lieu chargé d’histoire. Pour ceux qui n’auraient pas fait la croisière à Gananoque, offrez-vous le bonheur d’une croisière-repas au coucher de soleil à bord du bateau-mouche de Kingston 1000 Islands Cruises. Mémorable ! „ w Jour 3. Départ pour Toronto. Si vous partez assez tôt le matin, nous vous suggérons fortement d’emprunter la route 33 depuis Kingston jusqu’au traversier (ferry) de Glenora. Faites un arrêt rapide dans la charmante petite ville de Picton et dirigiez-vous vers l’immense plage de sable fin du parc provincial Sandbanks. Rejoignez ensuite l’autoroute 401 vers Toronto. Une fois en ville, laissez votre voiture dans le stationnement de l’hôtel et prenez le métro ou marchez. Découvrez le centre-ville et ses nombreux magasins, notamment le Centre Eaton, et visitez le Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO). Terminez votre journée par un dîner dans l’un des nombreux restaurants de la ville.

„ w Jour 4. Visite de Toronto. Dirigez-vous vers le lac Ontario et faites une visite de la Tour CN, l’une des plus hautes tours du monde. Prenez le traversier en direction des îles de Toronto et finissez votre matinée par un pique-nique. De retour en ville, prenez l’après-midi pour visiter le Royal Ontario Museum ; les enfants lui préféreront l’Ontario Science Center et ses nombreuses activités éducatives. Le soir, profitez de votre présence dans l’une des villes les plus culturelles d’Amérique du Nord pour assister à un concert, une pièce de théâtre ou un opéra.

„ w Jour 5. Départ pour les chutes du Niagara. Prenez l’autoroute Queen Elizabeth Way (QEW) en direction de Niagara-on-the-Lake, région réputée pour son vin de glace et la cueillette de fruits frais. Profitez des dégustations et déjeunez dans l’un des restaurants de Niagara- on-the-Lake ou de St. Catharines. Découvrez la beauté des chutes majestueuses du Niagara au coucher du soleil et ensuite dînez au restaurant panoramique de la Tour Skylon, d’où vous pourrez admirer la vue sur la ville et les chutes. Terminez votre journée par un tour au casino. „ w Jour 6. Profitez de vos derniers instants à Niagara pour voir les chutes de plus près ou encore survoler la région en hélicoptère. Idées de séjour

11 INVITATION AU VOYAGE IDÉES DE SÉJOUR Séjour long Kingston, Toronto, Niagara Falls, Port Stanley, Windsor, Goderich, Port Elgin/Southampton, Tobermory,île Manitoulin,Sudbury,Orillia,Huntsville, Parc Algonquin, Ottawa (16 jours/15 nuits). „ w Jour 1. Départ tôt le matin pour Kingston. Faites une pause dans la petite ville de Gananoque. De la marina, prenez un bateau et partez à la découverte des Mille-Iles. Dégustez un plat de fish & chips dans l’un des restaurants de Gananoque et dirigez-vous vers Kingston en début d’après- midi. Arrivé à Kingston, prenez le bus touristique (Kingston Trolley Tours) pour un tour complet de cette charmante ville. Terminez votre journée par un dîner dans les voûtes du Fort Henry, lieu chargé d’histoire. Pour ceux qui n’auraient pas fait la croisière à Gananoque, offrez-vous le bonheur d’une croisière-repas au coucher de soleil à bord du bateau-mouche de Kingston 1000 Islands Cruises.

Mémorable ! „ w Jour 2. Départ pour Toronto. Si vous partez assez tôt le matin, nous vous suggérons fortement d’emprunter la route 33 depuis Kingston jusqu’au traversier (ferry) de Glenora. Faites un arrêt rapide dans la charmante petite ville de Picton et dirigez- vous vers l’immense plage de sable fin du parc provincial Sandbanks. Rejoignez ensuite l’autoroute 401 vers Toronto. Une fois en ville, laissez votre voiture dans le stationnement de l’hôtel et prenez le métro ou marchez. Découvrez le centre-ville et ses nombreux magasins, notamment le Centre Eaton, et visitez le Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO). Terminez votre journée par un dîner dans l’un des nombreux restaurants de la ville.

„ w Jour 3. Visite de Toronto. Dirigez-vous vers le lac Ontario et faites une visite de la Tour CN, l’une des plus hautes tours du monde. Prenez le traversier en direction des îles de Toronto et finissez votre matinée par un pique-nique. De retour en ville, prenez l’après-midi pour visiter le Royal Ontario Museum ; les enfants lui préféreront l’Ontario Science Center et ses nombreuses activités éducatives. Le soir, profitez de votre présence dans l’une des villes les plus culturelles d’Amérique du Nord pour assister à un concert, une pièce de théâtre ou un opéra.

„ w Jour 4. Départ pour les chutes du Niagara. Prenez l’autoroute Queen Elizabeth Way (QEW) en direction de Niagara-on-the-Lake, région réputée pour son vin de glace et la cueillette de fruits frais. Profitez des dégustations et déjeunez dans l’un des restaurants de Niagara-on-the-Lake ou de St. Catharines. Découvrez la beauté des chutes majestueuses du Niagara au coucher du soleil et ensuite dînez au restaurant panoramique de la Tour Skylon, d’où vous pourrez admirer la vue sur la ville et les chutes. Terminez votre journée par un tour au casino.

„ w Jour 5. Visitez Journey behind the falls pour découvrir l’envers du décor des chutes avant votre départ pour les rives du lac Erié. Suivez le Niagara Parkway jusqu’à Fort Erie pour visiter Old Fort Erie, haut lieu de la reconstitution de la guerre de 1812 au Canada. Si vous disposez d’assez de temps et de formalités remplies (douane oblige !), allez faire un tour à Buffalo, ville américaine située juste en face. Prenez ensuite la route 3 et faites quelques arrêts dans les jolies villes côtières comme Port Dover. Rendez-vous après à Port Stanley où vous passerez la nuit.

„ w Jour 6. Départ vers la pointe Pelée. Le parc national du Canada de la Pointe Pelée est situé à la même latitude que Rome. A l’automne et au printemps, des centaines de milliers d’oiseaux viennent faire une pause au parc avant de continuer leur route vers le Mexique. Pour profiter de ce merveilleux spectacle de migration, rien de mieux qu’un arrêt dans cette oasis qui s’ouvre sur le lac Erié. Passez la nuit dans la ville de Windsor. Possibilité d’ajouter une journée ou deux pour ceux qui aimeraient visiter Detroit, ville américaine en pleine renaissance située juste en face de Windsor. „ w Jour 7. Départ vers Goderich. Petite ville bâtie sur une falaise surplombant le lac Huron, elle offre des vues incroyables sur ce grand lac. Faites une marche sur sa rue principale gorgée de boutiques et de restaurants, et détendez-vous en sirotant votre boisson préférée sur l’une des terrasses de cette charmante localité. Passez la nuit dans l’une des auberges de la ville.

„ w Jour 8. Journée à profiter du lac Huron et de ses charmants villages côtiers. Prenez votre temps et suivez le littoral via la route 21. Faites un arrêt à Kincardine. Quelques bons petits restos jalonnent les rues Queen et Harbour mais, ne serait-ce que pour la vue qu’offre sa terrasse, nous vous suggérons The Bruce. Selon vos intérêts, visitez la Maison Walker ou le phare/musée de Kincardine, ou optez pour des activités nautiques. Pour le repas du soir et la nuit, les petites villes de Port Elgin et de Southampton sont d’excellentes options. Si les stations balnéaires bondées vous plaisent davantage, continuez jusqu’à Sauble Beach. „ w Jour 9. Départ pour la baie Georgienne. En empruntant encore la route 21, rendez-vous à Tobermory. Bordée à l’est par la baie Georgienne et à l’ouest par le lac Huron, la minuscule localité de Tobermory attire tous les ans de nombreux pêcheurs et plongeurs. Les eaux cristallines nous rappellent la beauté des eaux d’une île comme la Corse. La visite de cette région ne peut être complète sans la visite du magnifique parc national du Canada de la Péninsule-Bruce. Pour dormir, quelques hôtels à Tobermory ou encore le terrain de camping à Cyprus Lake, à 15 km de Tobermory.

12 IDÉES DE SÉJOUR „ w Jour 10. Prenez le traversier vers l’île Manitoulin, un lieu sacré pour les Autochtones. Ceux en quête d’une expérience spirituelle et inusitée y passeront la nuit et nous vous le recommandons vivement. Cette île est d’ailleurs considérée comme étant la plus grande au monde en eau douce. „ w Jour 11. Profitez de la matinée sur l’île avant de prendre la route pour Sudbury. Arrivé à Sudbury, allez faire un tour à Science Nord et Terre Dynamique, deux centres des sciences des plus intéressants, avant de terminer la journée dans l’un des restaurants de la ville. „ w Jour 12. Départ vers Parry Sound via la route 69. Profitez de votre journée pour visiter les magnifiques parcs provinciaux en bordure de la baie Georgienne (French River, Killbear, The Massasauga…). Poursuivez ensuite votre route vers le lac Simcoe et la ville d’Orillia. Vous trouverez bon nombre d’hébergements et de restos sur place.

„ w Jour 13. Départ pour Huntsville via la route 11 (nous vous recommandons de visiter Gravenhurst et Bracebridge, deux jolies petites villes sur la route). Un arrêt s’impose dans cette région que l’on nomme « Muskoka ». Le relief y est saisissant. Si Huntsville offre des possibilités d’hébergement tout à fait adéquates, c’est au milieu de la campagne que vous trouverez des auberges de grande qualité. Profitez de votre passage pour visiter le Muskoka Heritage Place, un village historique reconstitué. „ w Jour 14. Départ tôt le matin vers le parc provincial Algonquin. Passez la journée à découvrir les richesses de ce parc. Profitez du beau temps pour faire un pique-nique. Ceux qui aiment le plein air pourront également dormir dans l’une des installations disponibles sur le site ou encore dans une des auberges en périphérie du parc. „ w Jour 15. Route vers Ottawa via les routes 60 et 17. Faites un tour sur la colline du Parlement et visitez son bâtiment. Longez le canal Rideau et visitez les nombreux musées de la capitale. Faites une pause à la cafétéria du Musée des beaux-arts du Canada et profitez de la vue saisissante sur la rivière et le Parlement, puis partez à la découverte du Marché By, de ses nombreuses boutiques et de ses restaurants. Le soir, un dîner dans l’un des bons restaurants de la ville s’impose ; plusieurs adresses vous sont proposées dans ce guide. Ensuite, participez à la marche « hantée » de la capitale nationale : une expérience qui vous donnera la chair de poule !

„ w Jour 16. Visitez le Musée canadien de l’histoire à Gatineau (au Québec, à quelques minutes d’Ottawa) en matinée avant le départ. Séjours thématiques La route des Grands Lacs Kingston, Toronto, Pointe Pelée, Windsor, Goderich, Tobermory, île Manitoulin, Sault Ste. Marie, parc provincial lac Supérieur, Marathon, Thunder Bay (13 jours/12 nuits). „ w Jour 1. Départ tôt le matin pour Kingston. Faites une pause dans la petite ville de Gananoque. De la marina, prenez un bateau et partez à la découverte des Mille-Iles. Dégustez un plat de fish & chips dans l’un des restaurants de Gananoque et dirigez-vous vers Kingston en début d’après-midi. Arrivé à Kingston, prenez le bus touristique (Kingston Trolley Tours) pour un tour complet de cette charmante ville. Terminez votre journée par un dîner dans les voûtes du Fort Henry, lieu chargé d’histoire. Pour ceux qui n’auraient pas fait la croisière à Gananoque, offrez-vous le bonheur d’une croisière-repas au coucher de soleil à bord du bateau-mouche de Kingston 1000 Islands Cruises. Mémorable ! „ w Jour 2. Départ pour Toronto. Si vous partez assez tôt le matin, nous vous suggérons fortement d’emprunter la route 33 depuis Kingston vers le traversier (ferry) de Glenora. Faites un arrêt rapide dans la charmante petite ville de Picton et dirigez-vous vers l’immense plage de sable fin du parc provincial Sandbanks. Rejoignez ensuite l’autoroute 401 vers Toronto. Une fois en ville, laissez votre voiture dans le stationnement de l’hôtel et prenez le métro ou marchez. Découvrez le centre-ville et ses nombreux magasins, notamment le Centre Eaton, et visitez le Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO). Terminez votre journée par un dîner dans l’un des nombreux restaurants de la ville.

„ w Jour 3. Visite de Toronto. Dirigez-vous vers le lac Ontario et faites une visite de la Tour CN, l’une des plus hautes tours du monde. Prenez le traversier en direction des îles de Toronto et finissez votre matinée par un pique-nique. De retour en ville, prenez l’après-midi pour visiter le Royal Ontario Museum ; les enfants lui préféreront l’Ontario Science Center et ses nombreuses activités éducatives. Le soir, profitez de votre présence dans l’une des villes les plus culturelles d’Amérique du Nord pour assister à un concert, une pièce de théâtre ou un opéra.

„ w Jour 4. Départ pour le parc national du Canada de la Pointe-Pelée. A l’automne et au printemps, des centaines de milliers d’oiseaux viennent faire une pause au parc avant de continuer leur route vers le Mexique. Pour profiter de ce merveilleux spectacle des migrations, rien de mieux qu’un arrêt dans cette

13 INVITATION AU VOYAGE IDÉES DE SÉJOUR oasis qui s’ouvre sur le lac Erié. Passez la nuit dans la ville de Windsor. Possibilité d’ajouter une journée ou deux pour ceux qui aimeraient visiter Detroit, ville américaine en pleine renaissance située juste en face de Windsor. „ w Jour 5. En longeant le lac Huron, dirigez-vous vers la baie Georgienne. Passez la nuit dans la petite ville de Goderich que vous découvrirez à pied avant de dîner dans un restaurant sur la charmante rue principale.

„ w Jour 6. Départ pour la baie Georgienne. En empruntant encore la route 21, rendez-vous à Tobermory. Bordée à l’est par la baie Georgienne et à l’ouest par le lac Huron, la minuscule localité de Tobermory attire tous les ans de nombreux pêcheurs et plongeurs. Les eaux cristallines nous rappellent la beauté des eaux d’une île comme la Corse. La visite de cette région ne peut être complète sans la visite du magnifique parc national du Canada de la Péninsule-Bruce. Pour dormir, quelques hôtels à Tobermory ou encore le terrain de camping à Cyprus Lake, à 15 km de Tobermory.

„ w Jour 7. Prenez le traversier vers l’île Manitoulin, un lieu sacré pour les Autochtones. Ceux en quête d’une expérience spirituelle et inusitée y passeront la nuit et nous vous le recommandons vivement. Cette île est d’ailleurs considérée comme étant la plus grande au monde en eau douce. „ w Jour 8. Profitez de la matinée sur l’île avant de prendre la route pour Sault Ste.Marie. Visite du lieu historique national du canal de Sault Ste. Marie, du City Hall et du Heritage Discovery Centre avant de vous rendre au parc Bellevue. En début d’après-midi, faites une escapade à Gros Cap, ou encore profitez de l’excursion en train au Canyon Agawa.

„ w Jour 9. Poursuivez votre route sur la 17, et rendez-vous dans le village de Wawa pour passer la nuit au parc provincial Lac Supérieur. „ w Jour 10. Départ pour Marathon. Faites un arrêt par le parc national du Canada Pukaskwa. Une fois à Marathon, arrêtez-vous au centre touristique à l’est du village et demandez le trajet à suivre pour vous rendre aux chutes, un paradis sur terre. Profitez de la journée pour faire une balade en plein air et dormir dans l’un des motels de Marathon.

„ w Jour 11. Départ pour Thunder Bay. Une fois sur place, visitez le parc historique Fort William, et passez la fin de la journée à profiter de la beauté du paysage. Dormez dans l’un des hôtels de la ville. „ w Jour 12. Continuez à explorer la beauté sauvage de la région, passez la journée sur le plateau Sleeping Giant et contemplez les formations rocheuses, la forêt boréale et l’immensité du lac Supérieur. Un paysage qui vous marquera toute votre vie. Les adeptes du plein air en profiteront pour faire du vélo de montagne, du canoë ou une autre activité. „ w Jour 13. Dernière rencontre avec le lac du Nord et préparation du départ. La route des saveurs et des vins de l’Ontario Comté Prescott-Russell, comté de Prince Edward, Niagara-on-the-Lake (6 jours/5 nuits). „ w Jour 1. Départ tôt le matin pour l’Outaouais canadien. Cette région, essentiellement dédiée à l’agriculture, vous permettra de vivre une expérience champêtre des plus mémorables. Cette région est l’hôte d’un championnat de jeux écossais (Glengarry Highland Games) En fin de journée, rejoignez Ottawa, la capitale nationale, où vous passerez la nuit. „ w Jour 2. Départ pour Kingston. En empruntant la route du canal Rideau, rejoignez Kingston. Passez l’après-midi à découvrir cette charmante petite ville, puis dirigez-vous vers le comté de Prince Edward, également appelé « Baie de Quinte », où vous passerez la nuit dans l’une des charmantes auberges du coin. Profitez de votre présence dans cette presqu’île pour dîner dans l’un des restaurants de la Route des saveurs. „ w Jour 3. Continuez l’exploration de la Route des saveurs du comté de Prince Edward à vélo ou en voiture, et goûtez aux différents vins de la région. Terminez votre journée par une séance de massage dans l’un des centres de santé Spa de la région.

„ w Jour 4. Départ pour Niagara-on-the-Lake. Faites un arrêt à Toronto et profitez de cette escale pour faire votre shopping et déjeuner dans l’un des bons restos de la ville. Passez la nuit dans l’une des auberges de St. Catharines ou de Niagara-on-the-Lake après avoir dîné dans l’un des restaurants gastronomiques de la région. „ w Jour 5. Découvrez la région du vin de glace et de la cueillette de fruits frais. Profitez des dégustations et déjeunez dans l’un des restaurants de Niagara-on-the-Lake ou de St. Catharines. Découvrez la beauté des chutes majestueuses du Niagara au coucher du soleil et ensuite dînez au restaurant panoramique de la Tour Skylon, d’où vous pourrez admirer la vue sur la ville et ; les chutes. Terminez votre journée à Niagara Falls par un tour au casino, et dormez dans l’un des nombreux hôtels du boulevard Fallsview.

„ w Jour 6. Profitez de vos derniers instants à Niagara pour voir les chutes de plus près ou encore survoler la région en hélicoptère.

Partir en voyage organisé Spécialistes Vous trouverez ici les tours opérateurs spécialisés dans votre destination. Ils produisent eux-mêmes leurs voyages et sont généralement de très bon conseil car ils connaissent la région sur le bout des doigts. À noter que leurs tarifs se révèlent souvent un peu plus élevés que ceux des généralistes. „ „ AMERIKASIA 48, rue Franklin (2e ) Lyon & 04 78 42 98 82 www.amerikasia.fr contact@amerikasia.fr Amerikasia propose plusieurs séjours à desti- nation de l’Ontario, souvent en combiné avec le Québec. Dans les grandes villes, en pleine nature, ou les deux, il y en a pour tous les goûts. „ „ AMERIK AVENTURE & 09 75 17 11 30 www.amerikaventure.com info@amerikaventure.com Plusieurs agences au Québec, en France, en Belgique et en Suisse.

Depuis 1996, Amerik Aventure vous propose à travers les Amériques, des circuits d’écotourisme et de découvertes culturelles accompagnés de guides naturalistes (francophones) parmi les meilleurs au pays. Ils offrent des départs réguliers (au moins deux départs par mois) en petits groupes (maximum 14 voyageurs avec guide et chauffeur), tout au long de l’année. Tous les départs sont garantis (nonobstant le nombre d’inscrits, chaque voyage a lieu). Ils proposent également des voyages autotours et des circuits guidés privatifs développés sur mesure, selon les critères des voyageurs. Son circuit « L’Essentiel de l’Est canadien » en 14 jours fait étape notamment à Niagara, Toronto, les Mille-Iles et Ottawa. „ „ BACK ROADS 14, place Denfert-Rochereau (14e ) Paris & 01 43 22 65 65 www.backroads.fr contact@backroads.fr Vols à prix réduits, location de voitures, de camping-cars, hôtels et hébergements toutes catégories, autotours, circuits en camping ou en autocar, trekking, rencontre des Amérindiens, randonnées équestres, rafting et canoë-kayak, observation de la nature, motoneige et traîneau à chiens, raquettes, ski alpin et ski de fond. Back Roads, c’est une large gamme de prestations pour composer son séjour au Canada. „ „ DÉSIR DE CANADA – LES MAISONS DU VOYAGE 3, rue Cassette (6e ) Paris & 01 53 63 13 43 www.desirdecanada.com info@lesmaisonsduvoyage.com Désir de Canada, une marque du groupe Les Maisons du Voyage, est un grand spécialiste des voyages au Canada. Autotours, circuits accompagnés, croisières, séjours et voyages sur mesure sont proposés aux quatre coins du pays. Pour vous inspirer, le site suggère différentes thématiques comme les voyages en famille ou à deux, art et culture, hors des sentiers battus, aventure et randonnée, les plus beaux hôtels, etc. N’hésitez pas à consulter la rubrique « Nos premiers prix » pour découvrir le meilleur de la destination canadienne.

„ „ MELTOUR 103, avenue du Bac La Varenne-Saint-Hilaire & 01 73 43 43 43 www.meltour.com – meltour@meltour.com Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h. Meltour propose plusieurs séjours en Ontario, souvent en combiné avec le Québec. Les incon- tournables comme les chutes du Niagara, les Mille-Iles, et les villes de Toronto et d’Ottawa sont toujours programmés. Si vous avez trois semaines devant vous, choisissez sans hésiter le circuit : « La Triple Couronne de l’Est canadien ». „ „ NORD ESPACES 35, rue de la Tombe-Issoire (14e ) Paris & 01 45 65 00 00 www.nord-espaces.com Nord Espaces, spécialiste des pays nordiques et de la Russie depuis 1993, se distingue par son esprit club et son équipe multiculturelle. Reconnu pour son expertise, Nord Espaces est souvent sollicité par des professionnels, des initiés, qui se donnent cette bonne adresse entre eux (journalistes, écrivains, cinéastes, photographes…). En ce qui concerne l’Ontario, le circuit de 14 jours/13 nuits « Des chutes du Niagara à la péninsule gaspésienne » vous en mettra plein la vue.

Comment partir ?

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COMMENT PARTIR ? - Partir en voyage organisé 16 „ „ LA ROUTE DES VOYAGES 10, rue Choron (9e ) Paris & 01 55 31 98 80 www.route-voyages.com M° Notre-Dame de Lorette Agences ouvertes du lundi au jeudi de 9h à 19h, le vendredi de 9h à 18h, le samedi sur rendez-vous. Spécialiste du voyage sur mesure,ce tour-opérateur construit des voyages personnalisés, en direct avec les prestataires locaux.L’équipe a une excel- lente connaissance du terrain et propose de très nombreuses possibilités d’itinéraires sur mesure.Son site Internet donnera un aperçu de sa programma- tion.La Route desVoyages propose plusieurs séjours à destination de l’Ontario à l’image de « Paysages de l’Ontario à la Gaspésie » ou encore « En famille des chutes du Niagara au lac Saint-Jean ».

„ w Au t r e s adr e s s e s : A nger s & 02 41 43 26 65 • Annecy & 04 50 45 60 20 • Bordeaux & 05 56 90 11 20 • Lyon & 04 78 42 53 58 • Toulouse & 05 62 27 00 68. „ „ TERRE CANADA 2, rue de Boissy Saint-Leu-la-Forêt & 01 34 18 18 18 www.terrecanada.com Le spécialiste des voyages au Canada à la carte propose vols, hébergements et location de voitures mais également des voyages. Plusieurs circuits accompagnés et autotours sont proposés pour l’Ontario, toujours en combiné avec le Québec. „ „ VACANCES BLEUES 11 bis, rue Delambre (14e ) Paris & 04 91 00 96 48 www.vacancesbleues.fr info@vacancesbleues.fr Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h. En juillet/août : du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Chaîne hôtelière de loisirs, Vacances Bleues s’adresse essentiellement aux familles et propose une offre diversifiée de produits : hôtels- club, villages-club, séjours à l’étranger, circuits et croisières, tourisme éthique et solidaire, etc. Le circuit « Nature et culture canadiennes » (10 jours/8 nuits) propose notamment la décou- verte des chutes du Niagara, de Toronto, de Kingston, d’Ottawa, de Montréal et de Québec. „ „ VACANCES CANADA 4, rue Gomboust (1er ) Paris & 01 40 15 15 05 www.vacancescanada.com Lundi-vendredi, 9h-20h ; samedi, 10h-18h30. Grand spécialiste du Canada, Vacances Canada propose toutes sortes de prestations pour le Québec et l’Ontario : voyages à la carte, location de voitures, billets d’avion, location de chalets et réservation d’hôtels, circuits accompa- gnés, forfaits week-end (« vol + hôtel »), etc. Promotions régulières sur le site.

„ „ VACANCES TRANSAT & 01 45 15 15 06 – www.vacancestransat.fr Né au Canada, Vacances Transat est le leader sur l’Amérique du Nord (Canada & USA). De nombreux séjours et circuits sont organisés pour découvrir l’Ontario et le Québec en toute saison. Généralistes Vous trouverez ici les tour-opérateurs dits « géné- ralistes ». Ils produisent des offres et revendent le plus souvent des produits packagés par d’autres sur un large panel de destinations. S’ils délivrent des conseils moins pointus que les spécialistes, ils proposent des tarifs généralement plus attractifs. „ „ ALMA VOYAGES 573, route de Toulouse Villenave-d’Ornon & 05 33 89 17 60 / 05 56 87 58 46 www.alma-voyages.com Ouvert de 9h à 21h. Chez Alma Voyages, les conseillers connaissent vraiment les destinations. Ils ont la chance d’aller sur place plusieurs fois par an pour mettre à jour et bien conseiller. Chaque client est suivi par un agent attitré qui n’est pas payé en fonction de ses ventes… mais pour son métier de conseiller. Une large offre de voyages (séjour, circuit, croisière ou circuit individuel) avec l’émission de devis pour les voyages de noces ou sur mesure. Alma Voyages pratique les meilleurs prix du marché et travaille avec Kuoni, Beachcombers, Jet Tour, Marmara, Look Voyages… Si vous trouvez moins cher ailleurs, l’agence s’alignera sur ce tarif et vous bénéficierez en plus, d’un bon d’achat de 30 E sur le prochain voyage. Surfez sur leur site ! „ „ LASTMINUTE & 08 92 68 61 00 – www.lastminute.com Des vols secs à prix négociés,dégriffés ou publics sont disponibles sur Lastminute. On y trouve également des week-ends, des séjours, de la location de voiture… Mais surtout, Lastminute est le spécialiste des offres de dernière minute permettant ainsi aux vacanciers de voyager à petits prix.Que ce soit pour un week-end ou une semaine, une croisière ou simplement un vol, des promos sont proposées et renouvelées très régulièrement. „ „ PROMOVACANCES & 08 99 65 48 50 www.promovacances.com Ouvert du lundi au vendredi de 8h à minuit. Le samedi de 9h à 23h. Dimanche de 10h à 23h. Promovacances propose de nombreux séjours touristiques,des week-ends,ainsi qu’un très large choix de billets d’avion à tarifs négociés sur vols charters et réguliers, des locations, des hôtels à prix réduits.Également,des promotions de dernière minute,les bons plans du jour.Informations pratiques pour préparer son voyage :pays,santé,formalités, aéroports, voyagistes, compagnies aériennes.

Partir en voyage organisé - COMMENT PARTIR ? 17 INVITATION AU VOYAGE Réceptifs „ „ MOOSE TRAVEL NETWORK Bureau de l’Est 192 Spadina Avenue Unit 408 TORONTO & +1 416 546 7344 & +1 855 741 7318 www.moosenetwork.com toronto@moosenetwork.com En opération toute l’année (la majorité des circuits sont saisonniers). Tarifs selon le circuit choisi. Tours sur mesure et pour les groupes aussi offerts. Moose Travel propose un service de transport d’aventure pour les routards et voyageurs indépen- dants. Plusieurs circuits sont offerts en Ontario, au Québec et jusqu’aux provinces maritimes. Ils vous feront découvrir des lieux et activités uniques dans chaque région visitée. Les tarifs comprennent le transport, repas/hébergement sur certains circuits, le service d’un guide et des activités gratuites (il arrive que l’hébergement et les repas soient à votre charge). Des activités optionnelles payantes sont aussi disponibles. Une belle façon de rencontrer des voyageurs des quatre coins du globe tout en voyant du pays à moindre coût ! „ w Autre adresse : Bureau de l’Ouest : 1018 Granville Street, Vancouver, & +1 604 297 0255 ou +1 888 244 6673 Sites comparateurs Plusieurs sites permettent de comparer les offres de voyages (packages, vols secs, etc.) et d’avoir ainsi un panel des possibilités et donc des prix. Ils renvoient ensuite l’inter- naute directement sur le site où est proposée l’offre sélectionnée. Attention cependant aux frais de réservations ou de mise en relation qui peuvent être pratiqués, et aux conditions d’achat des billets.

„ „ JETCOST www.jetcost.com contact@jetcost.com Jetcost compare les prix des billets d’avion et trouve le vol le moins cher parmi les offres et les promotions des compagnies aériennes régulières et low cost. Le site est également un comparateur d’hébergements, de loueurs d’automobiles et de séjours, circuits et croisières. „ „ PROCHAINE ESCALE www.prochaine-escale.com contact@prochaine-escale.com Pas toujours facile d’organiser un voyage, même sur internet ! Avec Prochaine Escale, rencontrez les meilleurs spécialistes de votre destination et partez encore plus loin. En plus de transmettre leurs connaissances et leur passion des territoires, des cultures et des aventures, tous les spécialistes du réseau planifieront chaque séjour de A à Z. Idéal pour vivre une expérience unique, atypique et personnalisée dont vous reviendrez changés !

„ „ QUOTATRIP www.quotatrip.com QuotaTrip est une nouvelle plateforme de réservation de voyage en ligne mettant en relation voyageurs et agences de voyage locales sélectionnées dans près de 200 destinations pour leurs compétences. Le but de ce rapprochement est simple : proposer un séjour entièrement personnalisé aux utilisateurs. QuotaTrip promet l’assurance d’un voyage serein, sans frais supplémentaires. QuotaTrip, l’assurance d’un voyage sur-mesure Une nouvelle plateforme en ligne de voyages personnalisés est née : QuotaTrip. Cette prestation gratuite et sans engagement joue les intermédiaires inspirés en mettant en relation voyageurs et agences de voyages locales, toutes choisies pour leur expertise et leur sérieux par Petit Futé. Le principe est simple : le voyageur formule ses vœux (destination, budget, type d’hébergement, transports ou encore le type d’activités) et QuotaTrip se charge de les transmettre aux agences réceptives. Ensuite, celles-ci adressent un retour rapide au voyageur, avec différents devis à l’appui (jusqu’à 4 par demande). La messagerie QuotaTrip permet alors d’échanger avec l’agence retenue pour finaliser un séjour cousu main, jusqu’à la réservation définitive. Un détail qui compte : un système de traduction est proposé pour converser sans problème avec les interlocuteurs locaux. Une large sélection d’idées de séjours créée à partir des fonds documentaires du Petit Futé complète cette offre. QuotaTrip est la promesse d’un gain de temps aussi bien dans la préparation du voyage qu’une fois sur place puisque tout se décide en amont.

En bref, avec ce nouvel outil, fini les longues soirées de préparation, le stress et les soucis d’organisation,créer un voyage sur-mesure est désormais un jeu d’enfant :www.quotatrip.com !

Surbooking, annulation, retard de vol : obtenez une indemnisation ! „ AIR-INDEMNITE.COM www.air-indemnite.com contact@air-indemnite.com Des problèmes d’avion (retard de vol, annulation ou surbooking) gâchent le séjour de millions de vacanciers chaque année. Bonne nouvelle : selon la réglementation, les voyageurs ont droit jusqu’à 600 € d’indemnité par passager ! Mauvaise nouvelle : devant la complexité juridique et les lourdeurs administratives, très peu de passagers parviennent en réalité à se faire indemniser.

w La solution? air-indemnite.com, pionnier et leader français depuis 2007, simplifiera toutes les démarches en prenant en charge l’intégralité de la procédure. Analyse et construction du dossier, échanges avec la compagnie, suivi de la procédure, versement des indemnités : air-indemnite.com s’occupe de tout et obtient gain de cause dans 9 cas sur 1O. Air-indemnite.com se rémunère uniquement par une commission sur l’indemnité reçue. Si la réclamation n’aboutit pas, rien ne sera donc déboursé ! COMMENT PARTIR ? - Partir seul 18 Partir seul En avion „ w Haute saison (été et temps des fêtes de fin d’année) : de 700 E à 1 500 E le vol Paris-Toronto. „ w Basse saison (le reste de l’année) : de 400 E à 1 000 E. À noter que la variation de prix dépend de la compagnie empruntée mais, surtout, du délai de réservation. Pour obtenir des tarifs intéressants, il est indispensable de vous y prendre très en avance. Toutefois, les billets d’avion pour Toronto au départ de la France font l’objet de nombreuses promotions tout au long de l’année, même pendant la période estivale, notamment avec des départs moins de 30 jours à l’avance. „ w Bon plan : le transporteur ultra low-cost, WOW air (wowair.fr), assure des liaisons entre l’Europe et l’aéroport Montréal-Trudeau et Toronto-Pearson. À noter que WOW air dessert également plusieurs villes aux États-Unis. Principales compagnies desservant la destination „ „ AIR CANADA 11 bis, rue Scribe (9e ) Paris & 0 825 880 881 www.aircanada.com Air Canada dessert Toronto, la grande métropole de l’Ontario, en vol direct et quotidien au départ de Paris et propose également des départs de province avec correspondance(s). Dépaysement assuré dès le décollage. Mettez-vous dans l’ambiance de l’Ontario pendant les 8 heures de vol depuis Paris (7 heures 5 lors du vol retour). Les appareils sont équipés de sièges spacieux en classe économique et proposent des appuie-têtes réglables ainsi que des écrans tactiles individuels avec un vaste choix de programmes cinéma et musicaux à la demande. En 2017, Air Canada a obtenu pour la sixième fois en huit ans le prestigieux prix de la « meilleure compagnie aérienne internationale en Amérique du Nord », décerné par Skytrax. Ce même organisme a également décerné 4 étoiles à Air Canada qui est aujourd’hui le seul transporteur nord-américain a avoir obtenu cette récompense. Tout au long de l’année, Air Canada vous propose régulièrement de nombreuses promotions sur son site Internet ou par téléphone, et aussi auprès de votre agence de voyage habituelle.

„ „ AIR FRANCE & 36 54 – www.airfrance.fr Air France dessert quotidiennement Toronto en vol direct. Des vols avec correspondance sont également disponibles. Réservations et infor- mations en ligne. „ „ AIR TRANSAT & 0 800 872 672 83 – www.airtransat.fr Air Transat propose plusieurs vols par semaine à destination de Toronto, en direct ou via Montréal. Départ aussi possible depuis Marseille et autres villes européennes en saison (certains vols sont saisonniers). Notez qu’en 2016, pour la cinquième

Partir seul - COMMENT PARTIR ? 19 INVITATION AU VOYAGE année consécutive, Air Transat a été reconnue meilleure compagnie aérienne spécialisée loisirs en Amérique du Nord lors de la remise de prix annuelle des World Airline Awards de Skytrax. „ „ WOW AIR & 01 76 54 12 70 www.wowair.com wow@wow.is Cette compagnie islandaise à bas prix a racheté Iceland Express en novembre 2012 et reprend ses vols. Elle assure des liaisons entre l’Europe et les aéroports Montréal-Trudeau et Toronto- Pearson. À noter que WOW air dessert également plusieurs villes aux États-Unis.

„ w Autre adresse : Bríetartún 13 - 105 Reykjavik. Sites comparateurs „ „ EASY VOLS & 08 99 19 98 79 www.easyvols.fr Comparaison en temps réel des prix des billets d’avion chez plus de 500 compagnies aériennes. „ „ MISTERFLY & 08 92 23 24 25 www.misterfly.com Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 21h. Le samedi de 10h à 20h. MisterFly.com est le nouveau-né de la toile pour la réservation de billets d’avion. Son concept innovant repose sur un credo : transparence tarifaire ! Cela se concrétise par un prix affiché dès la première page de la recherche, c’est-à- dire qu’aucun frais de dossier ou frais bancaire ne viendront alourdir la facture finale. Idem pour le prix des bagages ! L’accès à cette information se fait dès l’affichage des vols correspondant à la recherche. La possibilité d’ajouter des bagages en supplément à l’aller, au retour ou aux deux… tout est flexible !

„ „ OPTION WAY & +33 04 22 46 05 40 www.optionway.com Par téléphone, du lundi au vendredi de 10h à 17h. Option Way est l’agence de voyage en ligne au service des voyageurs. L’objectif est de rendre la réservation de billets d’avion plus simple, tout en vous faisant économiser. 3 bonnes raisons de choisir Option Way : „ w La transparence comme mot d’ordre. Fini les mauvaises surprises, les prix sont tout compris, sans frais cachés. „ w Des solutions innovantes et exclusives qui vous permettent d’acheter vos vols au meilleur prix parmi des centaines de compagnies aériennes.

„ w Le service client, basé en France et joignable gratuitement, est composé de véritables experts de l’aérien. Ils sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les contacter. Location de voitures „ „ ALAMO & 08 05 54 25 10 www.alamo.fr Avec plus de 40 ans d’expérience, Alamo possède actuellement plus de 1 million de véhicules au service de 15 millions de voyageurs chaque année, répartis dans 1 248 agences implan- tées dans 43 pays. Des tarifs spécifiques sont proposés, comme Alamo Gold aux États-Unis et au Canada, le forfait de location de voiture tout compris incluant le GPS, les assurances, les taxes, les frais d’aéroport, un plein d’essence et les conducteurs supplémentaires. Alamo met tout en œuvre pour une location de voiture sans souci. „ „ AUTO EUROPE & 08 05 08 88 45 www.autoeurope.fr reservations@autoeurope.fr Auto Europe négocie toute l’année des tarifs privilégiés auprès des loueurs internationaux et locaux afin de proposer à ses clients des prix compétitifs. Les conditions Auto Europe : le kilométrage illimité, les assurances et taxes incluses à tout petits prix et des surclasse- ments gratuits pour certaines destinations. Vous pouvez récupérer ou laisser votre véhicule à l’aéroport ou en ville.

„ „ BSP AUTO & 01 43 46 20 74 www.bsp-auto.com Site comparatif acccessible 24h/24. Ligne téléphonique ouverte du lundi au vendredi de 9h à 21h30, le week-end de 9h à 20h. Il s’agit là d’un prestataire qui vous assure les meilleurs tarifs de location de véhicules auprès des grands loueurs dans les gares, aéroports et centres-villes. Le kilométrage illimité et les assurances sont souvent compris dans le prix. Les bonus BSP : réservez dès maintenant et payez seulement 5 jours avant la prise de votre véhicule, pas de frais de dossier ni d’annulation (jusqu’à la veille), la moins chère des options zéro franchise. „ „ CARIGAMI & 01 73 79 33 33 – www.carigami.fr Ce site Internet vous permet de comparer les offres de plusieurs courtiers et de louer une voiture quelle que soit votre destination. Un large choix de voitures citadines, monospaces, cabriolets, 4x4… L’évaluation de l’assurance et les avis clients sont affichés pour chacune des offres. Annulation gratuite jusqu’à 24h à l’avance.

COMMENT PARTIR ? - Se loger 20 Se loger En Ontario, les formules d’hébergement sont nombreuses, allant de l’hôtel classique au ranch ou au chalet,en passant par les motels,les grandes chaînes internationales,les auberges de jeunesse, les gîtes et les campings.Les bureaux du tourisme du pays distribuent gratuitement des listes d’éta- blissements avec leurs tarifs, adresses, numéros de téléphone et services proposés. Il est conseillé de réserver, surtout en été.

Hôtels „ w Grandes chaînes. Dans les grandes villes et lieux de séjour : Best Western, Delta, Holiday Inn, Radisson, etc. Compter entre 99 CAN $ (standard) et 170 CAN $, voire plus (luxe). „ w Hôtels et motels. Le long des grandes routes et sur les voies d’accès aux villes : Comfort Inn, Quality Hotel et Suites, Days Inn, etc. Comptez 90 CAN $ pour une chambre standard. N’oubliez pas qu’à partir de trois personnes, le prix d’un motel (environ 75 CAN $) est avantageux et qu’à quatre, les motels peuvent être moins chers que les auberges de jeunesse. On les trouve dans chaque village de campagne.

Chambres d’hôtes Plutôt que d’aller à l’hôtel, souvent impersonnel, il est plus sympathique de loger chez l’habitant dans les bed & breakfast, également appelés « couette et café », où le petit déjeuner vous sera servi dans une ambiance plus conviviale. Ce réseau est contrôlé par la FOBBA (Federation of Ontario Bed & Breakfast Accommodation) : www.fobba.com Les gîtes touristiques sont des chambres d’hôte, situées à la ville comme à la campagne, et offrant toute une gamme de confort (à partir de 65 CAN $ la chambre double avec petit déjeuner). Finalement, les auberges, appelées inns en Ontario, offrent un grand confort dans un décor souvent champêtre. Le coût d’une chambre double peut s’apparenter à celui d’un hôtel car plusieurs auberges ont une grande valeur histo- rique. Leur table est souvent fort réputée et met l’accent sur les produits régionaux. Pour connaître la liste des meilleures auberges de la province : www.ontariosfinestinns.com Auberges de jeunesse „ „ HI-CANADA – RÉGION DU QUÉBEC ET DE L’ONTARIO & +1 866 754 1015 – www.hihostels.ca Neuf auberges membres au Québec. En Ontario : Toronto, Niagara Falls, Ottawa et Maynooth.

Cette association à but non lucratif propose aux voyageurs de tout âge un réseau d’étapes bon marché (environ 30 CAN $ la nuit pour une personne en chambre partagée ; chambres privées et familiales aussi disponibles), situées à proximité des sites touristiques, en ville comme en région. Vous retrouverez la majorité des auberges québécoises membres du réseau dans ce guide. Réduction pour les adhérents sur l’hébergement et auprès des partenaires locaux (renseignez-vous à l’auberge lors de votre arrivée). CALI - ICONOTEC Quartier du Marché By, Ottawa.

Se loger - COMMENT PARTIR ? 21 INVITATION AU VOYAGE Campings Quoi de mieux que de dormir à la belle étoile ou sous une tente lorsqu’on entend le ruis- sellement d’une rivière, le chant des oiseaux et les écureuils gambader de branche en branche ? Non seulement le camping propose une nuitée hors de l’ordinaire, mais c’est aussi une façon écologique de profiter de l’Ontario. Pour les campeurs plus douillets, des terrains de camping munis d’électricité et d’eau potable vous attendent ! En Ontario, vous trouverez de nombreux terrains municipaux ou privés. C’est sans compter les parcs provinciaux gérés par Parcs Ontario (plus de 330 parcs dont une centaine offrant le camping). Son site Web permet de visualiser les emplacements de camping et leur fiche technique afin de faire une réservation en ligne. Nous vous recommandons fortement de réserver à l’avance. „ „ FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DE CAMPING ET DE CARAVANING 1560, rue Eiffel Bureau 100 BOUCHERVILLE & +1 450 650 3722 / +1 877 650 3722 www.fqcc.ca – info@fqcc.ca La Fédération québécoise de camping et de caravaning (FQCC) est le plus grand regrou- pement de campeurs et de caravaniers au Québec et au Canada. Que ce soit pour obtenir de l’information, pour économiser, pour mieux planifier ses vacances en camping, pour réserver un voyage auprès de l’agence ou pour voyager en sécurité, la FQCC est une référence de choix.

„ „ PARCS CANADA – RÉSERVATIONS CAMPING & +1 877 737 3783 www.reservation.pc.gc.ca information@pc.gc.ca „ „ PARCS ONTARIO – RÉSERVATIONS CAMPING & +1 888 668 7275 www.ontarioparks.com/reservations/fr Bons plans „ w Universités et collèges. Pendant les vacances d’été, certains établissements scolaires louent des chambres privées ou dortoirs pour une somme modique. Nous en recommandons quelques-uns dans nos pages. „ „ COUCHSURFING www.couchsurfing.com Grâce au CouchSurfing, vous voyagez dans le monde entier en logeant gratuitement chez l’habitant. Il suffit de s’inscrire sur des sites Internet spécialisés pour accéder aux offres des membres prêts à mettre à disposition un couchage pour quelques nuits. Échange de bons procédés oblige, vous devez accepter en contrepartie (en principe) d’accueillir chez vous celle ou celui qui vous reçoit. Soyez rassuré, des systèmes de contrôle existent sur les sites : notation des membres, numéro de passeport exigé à l’inscription, etc. CouchSurfing est le service d’hébergement en ligne regroupant le plus d’adhérents. Les participants ont accès à des hébergements volontaires dans plus de 200 pays.

„ „ EASYROOMMATE www.easyroommate.com Un site de colocation plutôt sympathique pour trouver une coloc’ d’une durée plus ou moins longue (par semaine ou par mois) triée par pays. La bonne alternative pour ne pas rentrer dans une chambre d’hôtel morne, et vivre dans une maison ou un appartement avec des personnes qui rendront le séjour plus agréable. „ „ HOSTELBOOKERS fr.hostelbookers.com Depuis 2005, cette centrale de réservation en ligne permet de planifier son séjour à prix corrects dans le monde entier. Afrique, Asie, Europe, Amérique… Hostelbookers est spécialisé dans les logements peu onéreux (auberges de jeunesse ou hostels…) mais proposant des services et un cadre plutôt soignés. Pour chaque grande ville, le site propose une sélection pointue d’enseignes partenaires et vous n’aurez plus qu’à choisir l’adresse la plus pratique, la mieux située, ou tout simplement la moins chère. Une plate-forme bien pratique pour les baroudeurs.

„ „ TROC MAISON & 05 59 02 02 02 www.trocmaison.com Le slogan du site : « Échangez… ça change tout ». Un site pour échanger son logement (studio, appartement, villa…). Numéro 1 du troc de maison. Une aubaine quand on pense que 50 % du budget vacances des Français passe dans le logement. Propriétaire d’un appartement, trouvez l’échange idéal qui conviendrait au propriétaire de la maison désirée. Le choix est large : 40 000 offres dans 148 pays.

„ „ WORKAWAY www.workaway.info Ici, le système est simple : être nourri et logé en échange d’un travail. Des ranchs, des fermes, des maisons à retaper, des choses plus insolites comme un lieu bouddhiste à rénover. Une expé- rience unique en son genre.

COMMENT PARTIR ? - Se déplacer 22 Se déplacer Avion Les distances sont grandes en Ontario et il peut être efficace de se déplacer en avion plutôt qu’en bus. Par contre, les tarifs ne sont pas avantageux hormis peut-être la liaison Toronto-Montréal. Cependant, si vous désirez vous rendre dans le Nord ontarien, l’avion devient essentiel comme plusieurs municipalités ne sont pas reliées par voies terrestres. Sachez qu’il y a aussi une compagnie « low cost » au Canada, Flair Airlines, et qu’elle dessert Hamilton et Toronto en Ontario. „ „ AIR CANADA & +1 888 247 2262 – www.aircanada.com Dessert les moyennes et grandes villes de l’Ontario et offre des liaisons avec l’ensemble du pays. „ „ AIR CREEBEC & +1 819 825 8355 & +1 800 567 6567 www.aircreebec.ca info@aircreebec.ca Dessert quelques municipalités du Nord québécois (Eeyou-Istchee Baie-James, Nunavik) et du Nord ontarien.

„ „ BEARSKIN AIRLINES & +1 800 465 2327 www.bearskinairlines.com Dessert plusieurs villes et petites localités de l’Ontario ainsi que Winnipeg au Manitoba. „ „ FIRST AIR & +1 800 267 1247 www.firstair.ca contact@firstair.ca Dessert une trentaine de communautés du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Nunavik au départ d’Edmonton, Winnipeg, Ottawa et Montréal. „ „ FLAIR AIRLINES & +1 204 888 2665 www.flairairlines.com support@flairair.ca Compagnie aérienne low cost, la première au Canada, desservant pour l’instant : Abbotsford, Kelowna et Vancouver (Colombie-Britannique), Edmonton (Alberta), Winnipeg (Manitoba), Hamilton et Toronto (Ontario).

„ „ PORTER AIRLINES & +1 416 619 8622 & +1 888 619 8622 www.flyporter.com Dessert plusieurs villes de l’est du pays et offre des liaisons vers les États-Unis (Chicago, Burlington, Boston, New York, Washington, Myrtle Beach, Orlando – Melbourne). „ „ THUNDER AIRLINES & +1 800 803 9943 / +1 866 464 2799 www.thunderair.com Dessert le Nord ontarien dans la région de la baie James. „ „ WESTJET & +1 888 937 8538 – www.westjet.com Compagnie charter desservant l’intérieur du pays, les États-Unis,le Mexique,l’Amérique centrale,les Caraïbes, les Antilles, ainsi que le Royaume-Uni et l’Irlande.

Bateau „ „ ONTARIO FERRIES www.ontarioferries.com Les traversiers de l’Ontario desservent quelques destinations populaires de la province. „ w Sud-Ouest (lac Erié) : le MV Jiimaan et le MV Pelee Islander desservent l’île Pelée depuis Leamington et Kingsville en Ontario, ainsi que depuis Sandusky en Ohio (États-Unis). Réservations + 1 800 661 2220. „ w Baie Georgienne : le MS Chi-Cheemaun relie la péninsule Bruce (Tobermory) à l’île Manitoulin (South Baymouth). Réservations : & +1 800 265 3163.

„ w Nord : le MV Niska 1 relie la localité de Moosonee à l’île Moose Factory située juste en face, dans la rivière Moose. Réservations : & +1 705 658 4335. Bus „ „ GREYHOUND & +1 800 661 8747 www.greyhound.ca Canada.info@greyhound.ca C’est la principale compagnie au Canada et elle dessert également les Etats-Unis. À l’est, elle se rend jusqu’à Montréal mais n’assure aucun service dans la province de Québec ni les Maritimes.

„ „ MEGABUS & +1 866 488 4452 ca.megabus.com Megabus Canada dessert de nombreuses routes pour un prix modique, parfois même ridicule, dans l’axe Montréal-Toronto mais aussi dans la grande région de Toronto, la péninsule de Niagara et quelques villes américaines (Buffalo,Rochester, Syracuse, New York, Philadelphie, Baltimore, Washington). Megabus est également présent aux États-Unis,au Royaume-Uni ainsi qu’en Europe via sa filiale Flixbus.

Se déplacer - COMMENT PARTIR ? 23 INVITATION AU VOYAGE „ „ ONTARIO NORTHLAND & +1 800 461 8558 – www.ontarionorthland.ca info@ontarionorthland.ca Ontario Northland relie Toronto aux villes du centre et du nord de la province. C’est aussi cette compagnie qui gère le train Polar Bear Express qui effectue la liaison entre Cochrane et Moosonee sur les rives de la baie d’Hudson (infos et réservations + 1 800 265 2356). Train „ „ AMTRAK & +1 800 872 7245 – www.amtrak.com Compagnie ferroviaire américaine circulant aux États-Unis et assurant également des liaisons avec le Canada. Gares desservies en Ontario sur le circuit Maple Leaf reliant Toronto à New York : Toronto, Oakville, Aldershot, Grimsby, St. Catharines et Niagara Falls. Réservation à l’avance fortement recommandée. „ „ VIA RAIL CANADA & +1 888 842 7245 – www.viarail.ca/fr relations_clientele@viarail.ca Le train relie le Canada d’est en ouest. VIA Rail propose des tarifs corrects pour un confort satisfaisant (sièges larges, service de repas et de boissons, couchettes pour les longs trajets). Des forfaits sont également proposés.La carte « Canrailpass Réseau » donne droit à 7 ou 10 allers simples à travers le pays, en classe économique ou évasion, au cours d’une période de 60 jours consécutifs à partir de la date du 1er trajet (à partir de 699 CAN $). Autres cartes Canrailpass : Réseau Extra, Réseau Illimité. Possibilité d’acheter une carte « Canrailpass Corridor » qui offre 7 ou 10 allers simples sur une période de 21 jours consécutifs à partir de la date du 1er trajet, pour le corridor Québec-Windsor (à partir de 299 CAN $). Aussi offerte en version Extra et Illimité. Des cartes-voyages pour étudiants et gens d’affaires sont aussi proposées. Notez qu’il est possible de descendre ou de monter exactement où vous le désirez, même à un endroit ou il n’y a aucun arrêt prévu. Il suffit de réserver son billet au moins 48 heures à l’avance en indiquant le millage ferroviaire exact de l’arrêt voulu. L’option idéale pour ceux qui désirent vivre une expérience de plein air au beau milieu des grands espaces ! Voiture Pour une longue durée, l’achat d’une voiture est tout indiqué. Il est possible de trouver des véhicules fiables à très bas prix (la moitié des prix français). Mais ceux qui prévoient de revendre en Californie ou dans l’Ouest canadien une voiture achetée en Ontario doivent s’attendre à quelques difficultés. Le sel et les mauvaises conditions climatiques qui endommagent les carrosseries donnent à ces véhicules une mauvaise réputation. „ w Conseils. Une adhésion à l’Automobile Club (Association française des automobilistes) n’est pas dénuée d’intérêt. On se portera à votre secours en cas d’ennui mécanique ou même de simple panne d’essence et on vous fournira en toute occasion cartes, atlas routiers et conseils. „ w Formalités. Si vous avez l’âge requis (21 ans, parfois 25 ans) et le permis de conduire français rose à trois volets depuis au moins un an, vous pouvez louer une voiture (carte de crédit uniquement) pour un séjour touristique inférieur à 90 jours (pour les séjours de plus de trois mois, le permis de conduire international est exigé). L’assurance automobile est obligatoire. Ne circulez jamais sans votre permis, les papiers de la voiture et le contrat de location. „ w Essence. L’essence (sans plomb) se vend au litre et son prix varie selon les compagnies (Shell, Petro-Canada, Pioneer, Esso…) et d’une région à l’autre. Le prix du litre à la pompe en Ontario est, généralement, légèrement inférieur à celui des autres provinces. Notez que les stations- service sont nombreuses, sauf dans les régions isolées du Nord ontarien. Pour obtenir les plus bas tarifs à jour par localité en Ontario : www. ontariogasprices.com „ w Autoroutes et routes. L’autoroute Transcanadienne, symbolisée par une feuille d’érable, traverse tout le Canada. La chaussée des autoroutes est généralement bien entretenue en Ontario, mais dans le nord les routes ne sont pas toujours revêtues. En hiver, les autoroutes sont en général déblayées, mais la conduite demande des réflexes particuliers et les pneus neige sont fortement recommandés. L’autoroute est gratuite à l’exception de la 407 (express à péage). La limitation de vitesse est de 100 km/h sur les autoroutes, de 90 km/h sur la Transcanadienne, de 80 km/h sur les routes régionales et de 50 km/h (parfois moins) en ville. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les passagers et le siège- auto pour les plus jeunes. Le taux maximal d’alcoolémie toléré est de 0,08 g/l, la conduite avec des facultés amoindries mène à l’amende, voire plus (contrôles fréquents). Les permis de conduire français, belge et suisse sont valables trois mois. Pour plus de renseignements : www.mto.gov.on.ca/french/ „ w Code de la route et signalisation. Il est sensiblement le même qu’en Europe. La conduite se fait à droite. Le sens unique est indiqué par une flèche pointant vers la direction autorisée. Les feux de circulation sont placés de l’autre côté de l’intersection des rues et l’arrêt doit être complet. De la même manière, les panneaux « Stop » aux quatre coins des carrefours doivent être respectés. Il est permis de tourner à droite au feu rouge partout, sauf dans le cas où un panneau indique que c’est interdit.

COMMENT PARTIR ? - Se déplacer 24 „ w L’arrêt total est également obligatoire lorsqu’on suit ou qu’on croise un bus scolaire (toujours jaune) arrêté dont les clignotants rouges fonctionnent. Au feu de circulation, priorité au sens de la flèche lumineuse verte qui indique dans quelle direction on peut rouler (parfois bon pour les virages à droite). On ne peut garer son véhicule que dans le sens de la circulation. Sur les routes étroites, il faut utiliser les aires sur le bord de la route pour laisser passer les véhicules plus rapides. Les limitations de vitesse draconiennes sont tout à fait justifiées sur les routes côtières. Attention aux énormes camions qui roulent toujours à la vitesse maximale… „ w Arrêts de tramway à Toronto. Les véhicules doivent faire un arrêt complet au moins 2 mètres (6 pieds) derrière la porte arrière d’un tramway à l’arrêt, afin d’assurer la sécurité des passagers. „ w Stationnement. En ville, notamment à Toronto, se garer est souvent difficile et, avant d’arrêter son véhicule, il faut lire parfois trois ou quatre panneaux pour savoir si l’on est du bon côté, dans la bonne tranche horaire et ainsi éviter la contravention (assez chère) ou, pis, la mise en fourrière ! Les parcomètres sont voraces de pièces de 25 cents ou de 1 CAN $. Heureusement, les parcomètres sont peu à peu remplacés par des bornes qui acceptent les cartes de crédit. En région, pas de problème. Attention : il est formellement interdit de stationner devant une borne d’incendie ! En cas d’erreur, soyez assuré que vous aurez, dans les 5 minutes suivantes, votre contravention. Les villes sont quadrillées et surveillées en permanence. Les petites voitures municipales tournent sans cesse et celles de la police stationnent au coin des rues, munies de radars. Attention, la vitesse en ville est limitée à 50 km/h, parfois moins selon les quartiers : si vous dépassez cette limitation, gare à l’addition ! „ w Camping-car. Pour partir en famille ou à plusieurs, le camping-car (ou motorhome) peut être une bonne solution. Il est fortement conseillé de le réserver plusieurs semaines avant le départ auprès d’une agence de voyages. Nombreuses formules : circuit en boucle, trajet simple, kilométrage illimité ou non. Permis international exigé le plus souvent. Vous cherchez à stationner votre caravane dans un terrain de camping lors de votre séjour en Ontario, mais vous ne savez pas où commencer votre recherche ? L’Ontario compte des terrains privés à la centaine, en plus des parcs prêts à vous accommoder. Sur le site Internet de Direction Ontario figure la liste de tous les parcs donnant accès aux motorisés ; il s’agit donc de choisir l’endroit qui conviendra à votre itinéraire et à vos intérêts, et le tour est joué ! Pour plus d’informations : www. campinginontario.ca – www.fqcc.ca.

„ „ CAA – SERVICE ROUTIER D’URGENCE & +1 800 222 4357 www.caa.ca Services pour les membres des clubs automo- biles seulement : remorquage, déverrouillage des portes, survoltage… Si vous possédez un téléphone mobile canadien, composez directe- ment *222. „ „ INFO-ROUTES & 511 / +1 800 268 4686 www.ontario.ca/511 – mtoinfo@ontario.ca Service d’information routière permettant aux usagers de se renseigner en tout temps et pendant toute l’année sur les routes fermées,les travaux de construction,l’état des routes en hiver,l’emplace- ment des caméras de circulation Compas et des parcs de stationnement pour covoiturage,en rapport avec l’ensemble des routes entretenues par le gouvernement provincial.Service en français offert. Taxi Dans les grandes villes, on peut héler les taxis dans la rue. Cependant, l’usage est de les demander par téléphone. Le compteur commence à tourner quand le véhicule démarre avec vous à bord, pas avant. Dans les aéroports, les gares ferroviaires et routières, ils sont disponibles immédiatement. Prix de la course en fonction de la distance et n’oubliez pas le pourboire (15 %). Deux-roues Malgré les distances, les cyclistes sont de plus en plus nombreux à sillonner les routes. Souvent, et pas seulement dans les villes, une voie spéciale leur est réservée. Les bicyclettes sont traitées comme des véhicules et, à ce titre, doivent respecter les règlements de la circulation. Les bicyclettes ne sont pas autorisées sur les autoroutes à accès limité. Pour les cyclistes âgés de moins de 18 ans, le port du casque est obligatoire.

„ w Sentier Transcanadien : il traverse d’est en ouest tout le pays, et même le nord, pour un parcours total de 24 000 km (thegreattrail.ca). Auto-stop En Ontario, le stop (hitchhiking) est efficace et le plus souvent agréable. Formellement interdit sur les autoroutes, c’est un bon moyen pour rencontrer des gens du cru mais, en raison des grandes distances, votre tâche sera ardue. Sachez qu’il est possible de voyager en Ontario via la compagnie québécoise de covoiturage Amigo Express.

„ w Vous trouverez les villes desservies et toute l’information nécessaire sur le site Web : www.amigoexpress.com

La fameuse artère commerciale Yonge Street, Toronto. © VALÉRIE FORTIER découverte

Aurore boréale Les aurores boréales sont des phénomènes lumineux provoqués par le rejet de particules électriques solaires dans la haute atmosphère. Au contact de l’oxygène et de l’azote, ces parti- cules se colorent et créent un effet visuel spec- taculaire que l’on peut observer sous forme d’aurores boréales dans le nord de l’Ontario et plus généralement dans le Grand Nord, ou d’aurores australes dans l’hémisphère sud. En Ontario, on peut généralement les voir dans les régions situées au nord des Grands Lacs, mais il est aussi possible, parfois, d’assister à ce superbe spectacle dans les régions plus au sud. Automobile L’industrie automobile a fait son entrée en Ontario en 1904 lorsque Ford Motor Company of Canada a construit sa première usine à Windsor. Cent ans plus tard, plus de 2 600 000 véhicules légers étaient produits en Ontario, dépassant ainsi son rival frontalier, l’Etat du Michigan. L’Ontario devint dès lors la plus grande juridiction d’Amérique du Nord en termes de production automobile, abritant des centaines d’équipemen- tiers et une quinzaine d’usines d’assemblage dirigées par les sept plus grands constructeurs du monde. Suite au ralentissement économique des dernières années et à la « perte de vitesse » des produits nord-américains face à la compé- tition asiatique, plusieurs fermetures et mises à pied ont durement touché l’économie provinciale. L’industrie qui faisait autrefois « battre le cœur » de l’Ontario s’enlise graduellement… Beer Store & LCBO S’il est facile de trouver de l’alcool dans la plupart des commerces au Québec, c’est une toute autre histoire dans le reste du pays, quoique les choses s’améliorent en Ontario. The Beer Store est LE réseau de distribution pour la bière et il est régi par la loi sur les alcools de la Commission des alccols et des jeux de l’Ontario (CAJO). Au début de l’année 2015, il a opté pour de grands changements, notamment pour permettre aux microbrasseries ontariennes de devenir copropriétaires et/ou d’y distribuer leurs produits. Une bonne nouvelle qui permet enfin de trouver une meilleure sélection de bières artisanales, très peu représentées jusqu’ici. Autre nouveauté : une nouvelle loi est entrée en vigueur le 15 décembre 2015 afin de permettre la vente de bière en épicerie. Si toutefois vous cherchez des vins et spiritueux, il faut alors se rendre au LCBO (Liquor Control Board of Ontario), une entreprise gouverne- mentale provinciale qui dispose d’un réseau de plus de 650 succursales réparties à travers la province. Vous y trouverez également de la bière, notamment des produits d’importation et de microbrasseries.

Bouclier canadien Il recouvre environ les deux tiers de la province et est formé de roches précambriennes qui remontent à plus de 570 millions d’années. Ces roches sont exposées ou sont couvertes de terre, de tourbe, de sable, de gravier, d’argile et de débris laissés par l’activité glaciaire d’un passé lointain. Il traverse la province en une large étendue qui va de la frontière du Manitoba à la région des Mille-Iles, sur le Saint-Laurent, à l’est de Kingston, et se prolonge ensuite vers le nord, un peu à l’ouest d’Ottawa, puis jusqu’au Québec. Le chaînon Ishpatina, qui atteint 693 mètres, est le point culminant en Ontario (Source : gouvernement de l’Ontario). L’Ontario en 20 mots-clés © VALÉRIE FORTIER Exposition annuelle de voitures anciennes à Kingston.

Faire – Ne pas faire w w Pensez à faire la file lorsque vous attendez les transports en commun. Ici, c’est premier arrivé, premier servi... Pas de bousculades ! w w N’oubliez pas le service au restaurant, dans les bars ou les taxis. Si on l’appelle tip, le pourboire fait ici partie intégrante du salaire. Un service correct mérite environ 15 % de pourboire, soit un peu plus que le montant de la taxe de vente harmonisée qui est de 13 %. w w Comme partout, certains sujets déchaînent les passions. Prenez donc garde aux discussions concernant la langue anglaise, le séparatisme au Québec, les Amérindiens et surtout le catalogue de ce qui est mieux en France ou en Ontario... A moins bien sûr d’être disposé à en débattre.

L’ONTARIO EN 20 MOTS-CLÉS 27 DÉCOUVERTE Culture amérindienne Elle continue à vivre dans l’appellation de nombreux sites et parcs provinciaux et nationaux de la province de l’Ontario. Des noms poétiques qui traduisent en un mot une ambiance ou une situation géographique. Par exemple : le parc Kap-Kig-Iwan (« rivière franchissant des rapides d’eaux vives et une chute » en ojibwa) ou le parc Nagagamisis (« lac aux rives de sable fin » en cri). Cette culture reste également présente grâce à des légendes que ses héritiers ont transmises aux nouvelles générations.

Dépanneur / Convenience Store Ces petits commerces ouvrent très tard le soir et tous les jours de la semaine. Certains fonctionnent jour et nuit. On y achète le journal, les cigarettes, du lait, des conserves, quelques produits frais, de la confiserie et parfois des fleurs. Les tarifs y sont plus élevés qu’au supermarché, mais comme leur nom l’indique, cela dépanne. Notez que contrairement au Québec, il n’y a pas d’alcool dans les dépanneurs de l’Ontario.

Écologie Les Ontariens ont l’âme écolo, et il ne peut en être autrement avec toute cette nature. De très gros efforts ont été entrepris, notamment à Ottawa, une des villes les plus vertes du pays. Et c’est sans compter l’implantation de lignes de trains légers à Ottawa, Toronto ou Hamilton, par exemple. A noter également que plusieurs établissements en tous genres ont obtenu la certification LEED aux quatre coins de la province (Leadership in Energy and Environmental Design est un système d’évalua- tion reconnu comme la marque internationale d’excellence pour les bâtiments durables dans plus de 132 pays). Quant à Toronto, l’écologie est à la mode. Les projets urbains allant dans le sens d’une réduction de la dépense d’énergie sont nombreux, et vous trouverez dans presque tous les quartiers des restaurants faisant l’apologie de l’agriculture locale et de la nourriture bio. Été indien Il survient après les premiers gels qui suivent la période estivale, généralement vers la mi-octobre, et résulte des bouffées de chaleur qui remontent du golfe du Mexique en direction du Canada. Cette expression provient du fait que cette période de réchauffement était mise à profit par les Amérindiens pour parfaire les réserves avant l’hiver. Les couleurs de l’automne sont magni- fiques dans la région de Muskoka ou encore dans le comté de Prince Edward. A noter que les bulletins météo donnent même l’état d’avancée des couleurs sur les arbres. Et si vous désirez suivre l’évolution des couleurs dans les parcs provinciaux de l’Ontario, visitez le site officiel au : www.ontarioparks.com/fallcolour/fr/ Forêt Le territoire ontarien est recouvert d’une forêt qui varie d’une région à l’autre. Dans le sud-ouest, on retrouve une forêt de feuillus, tandis qu’au centre de la province celle-ci cède la place à une large forêt d’érables et de conifères. Au nord de la province, c’est la forêt boréale qui dévoile toute sa grandeur et sa splendeur.

Hiver « Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est l’hiver », chantait Gilles Vigneault. D’une durée d’environ 120 jours par an, l’hiver est rigoureux dans l’est du pays. Plusieurs tempêtes majeures jalonnent ces mois blancs qui voient s’accumuler quelques mètres de neige. Par contre, les hivers ontariens sont plutôt doux dans le centre et le sud de la province, régions idéales pour venir y passer les fêtes de Noël et le Jour de l’An.

L’ONTARIO EN 20 MOTS-CLÉS 28 Inukshuk Inuk shuk , mot signifiant « à l’image de l’homme » ou « forme humaine », est un amas de pierres ressemblant à un épouvantail positionné généra- lement en haut d’une colline et qui servait, entre autres, à attirer le caribou dans la chasse tradi- tionnelle. Les inuksuit (forme plurielle) servaient aussi de points de repères pour se diriger, signaler la position d’une cache de nourriture, ou encore pour marquer les limites d’un territoire. Certains dateraient de plus de dix siècles. Lacs L’Ontario compte approximativement 250 000 lacs et des milliers de rivières, dont la rivière Albany qui mesure à elle seule 980 km. Sa situation stratégique lui donne également accès à quatre des grands lacs d’Amérique du Nord : les lacs Ontario, Erié, Huron et Supérieur. La superficie des lacs (y compris les Grands Lacs) représente environ 17 % de la superficie totale de la province, proportion considérablement plus élevée que la moyenne nationale de 8 %. Ils constituent donc une source d’eau de première importance pour l’Ontario (Source : ministère des Richesses naturelles de l’Ontario). Métro La première phase de la construction du métro de Toronto a été complétée en 1954 avec la ligne Yonge (dorénavant la ligne 1), ce qui en fait la première ligne de métro au Canada. Son architecture, bien qu’élégante, est plutôt austère et répétitive, influencée par le Style international. De nos jours, le métro de Toronto compte 75 stations sur quatre lignes avec environ un million de passages par jour.

Orignal Cet imposant animal, plus grand membre de la famille des cervidés, vit surtout dans le nord de la province. Une escapade au parc provincial Algonquin vous permettra de voir ces grosses bêtes de plus près. Mais soyez prudent tout de même, et gardez vos distances ! Ours noir Plus petit ours canadien, on le retrouve surtout dans les forêts du sud de la province de l’Ontario. Avis aux amateurs de camping : soyez vigilants et ne laissez traîner aucune nourriture ! Ce prédateur rend parfois visite aux campeurs, notamment dans les parcs et réserves de conservation. Nous vous recommandons d’ail- leurs de vous familiariser avec les mesures à prendre en cas de rencontre avec un ours. Le site Internet du gouvernement ontarien propose une section entière et bien détaillée sur la sécurité au pays des ours : www.ontario.ca/ fr/page/prevenez-les-rencontres-avec-des- ours-attention-ours Plages L’Ontario s’enorgueillit d’être bordé par les plus belles plages d’eau douce du monde.

Avec entre autres Sandbanks, les rives du lac Huron, la péninsule Bruce et la baie Georgienne, les visiteurs peuvent profiter des joies des baignades dans des eaux chaudes et cristallines. Pourvoirie Domaine forestier, constitué de lacs et de rivières, que l’État alloue à un particulier ou à une société en vue d’une exploitation commer- ciale et touristique. Chasse et pêche y sont pratiquées, sans oublier le quad, la motoneige et une foule d’autres activités grande nature. On vient y passer la semaine ou le week-end. Les pourvoiries possèdent toute l’infrastructure pour accueillir les chasseurs et pêcheurs, mais aussi les simples amoureux de la nature. Québec Il existe une vieille rivalité entre les provinces voisines de l’Ontario et du Québec. Toronto est la capitale économique du Canada anglophone, Montréal celle du Canada francophone. Montréal a longtemps été le centre économique du pays avant de se faire dépasser par Toronto. Les conversations peuvent vite devenir animées (bien que toujours cordiales) lorsque l’on aborde dans une conversation les rapports entre ces deux frères ennemis.

Vente de garage / Garage sale Lors des beaux jours, le week-end généra- lement, les ventes de débarras (braderies ou vide-greniers) fleurissent sur les trottoirs. Une occasion pour dénicher une bonne affaire (bibelots, objets démodés... disposés à même le sol), rencontrer le voisinage ou jeter un coup d’œil instructif qui donnera l’occasion au voyageur d’observer les goûts des Ontariens et les modes passées.

Vignobles L’Ontario est la province du vin par excellence et du très bon vin de surcroît. Ne ratez surtout pas une visite des vignobles de la péninsule de Niagara. Le goût des vins de glace de la région vous surprendra. Si vous optez pour une journée d’excursion vers les chutes par le biais d’une agence locale, la visite d’une cave à vin est en général incluse.

DÉCOUVERTE A l’est du Canada, un socle de roches cristallines part de l’Arctique et forme un véritable bouclier (Bouclier canadien) qui s’arrête à l’océan Atlantique, longeant au passage les riches « Basses-Terres » et les « Appalaches » de la côte est. La fonte des glaces a transformé cette région en une des plus grandes réserves mondiales d’eau douce. Avec ses 1 076 395 km², l’Ontario est la deuxième province du Canada en terme de superficie, après le Québec, soit plus grande que la France et l’Espagne réunies.

Géographie Le mot iroquois kanadario, qui signifie « beau lac », décrit bien la province étant donné que l’Ontario compte quelque 250 000 lacs et que l’eau recouvre environ 1/6e de sa superficie totale. L’Ontario, la plus peuplée des provinces canadiennes, est bordé à l’est par le Québec, à l’ouest par le Manitoba, au nord par la baie James et la baie d’Hudson, et au sud par le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs. Le Bouclier canadien recouvre près des deux tiers de la province. C’est un vaste plateau rocheux riche en minéraux, forêts et lacs. Le sol y est peu propice à l’agriculture. Le nord occupe 90 % de la superficie totale de la province, mais n’abrite que 10 % de la population. L’Ontario bénéficie de la présence sur son territoire de quatre Grands Lacs : les lacs Supérieur, Erié, Ontario et Huron. Le lac Supérieur est le plus grand lac d’eau douce au monde tandis que l’île Manitoulin, lieu sacré pour les autochtones, est la plus grande île en eau douce au monde avec une superficie de 2 766 km2 . En empruntant les cours des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, les rivières du sud de l’Ontario se déversent dans l’Atlantique, tandis que celles du nord de la province se jettent dans la baie James et la baie d’Hudson. A la croisée des chemins de trois grandes rivières de l’Ontario (Gatineau, Rideau et des Outaouais) se trouve Ottawa, la capitale nationale du Canada, tandis que la capitale de la province de l’Ontario, Toronto, se situe face au magnifique lac Ontario. Le système des Grands Lacs Toronto est située sur les rives du lac Ontario, au cœur de la région des Grands Lacs. Considérés comme l’une des plus grandes réserves d’eau douce du monde, les Grands Lacs couvrent environ 246 050 km2 , c’est-à-dire une surface presque égale à la moitié de celle de la France. Les cinq Grands Lacs (Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario) sont implantés à la frontière des États- Unis et du Canada (à l’exception du lac Michigan, situé entièrement aux États-Unis).Entouré de milliers de lacs plus petits et d’un réseau complexe de canaux, cet ensemble est considéré comme le berceau historique et économique du pays. Les échanges commerciaux sont facilités vers l’est, grâce à la voie maritime du fleuve Saint-Laurent, mais aussi vers le sud des États-Unis grâce aux fleuves affluents des Grands Lacs. Les lacs sont aussi une importante source d’hydroélectricité et des lieux favorables au développement de l’agriculture. Profitant d’un climat unique, offert par « l’effet de lac » qui tempère les températures saisonnières, les espaces situés à proximité des lacs jouissent de terres agricoles fertiles, de vergers et de vastes vignobles.

Survol de l’Ontario © THEPALMER Phénomène naturel spectaculaire des chutes du Niagara.

SURVOL DE L’ONTARIO 30 Climat La présence de masses d’eau au nord et au sud offre à l’Ontario un climat tempéré dans le sud et subarctique dans le nord. Les écarts de température entre le jour et la nuit y sont réduits. Les hivers sont moins froids que dans le reste du pays (hormis le sud-ouest de la Colombie- Britannique, notamment sur la côte Pacifique, avec ses hivers quasi inexistants), et l’été est chaud. On observe les températures les plus basses en janvier et février et les plus hautes en juillet et août. A la frontière québécoise, la température moyenne au cœur de l’hiver est de -10 °C, tandis qu’elle gagne quelques degrés dans le sud-ouest de la province. En été, le thermomètre indique régulièrement plus de 20 °C, voire au-delà de 30 °C dans le sud-ouest. Toutefois, les écarts de température sont très marqués dans le nord de la province.

Tout au long de l’année, la rencontre d’air froid venant du nord et d’air chaud et humide en provenance du sud provoque des périodes de précipitations sous forme de pluie ou de neige. La quantité annuelle de précipi- tations varie selon les régions. Les chutes de neige les plus abondantes surviennent dans un corridor à l’intérieur des terres, qui s’étend de la baie Géorgienne à la rivière des Outaouais.

Environnement – écologie De nos jours, compte tenu de la multiplication et de l’internationalisation des atteintes, les effets de la pollution sont durables, la reconstitution des milieux et des équilibres naturels est difficile, et les bonnes volontés doivent affronter les pouvoirs politico-économiques. Le gouvernement qui fut au pouvoir de 2006 à 2015, le Parti conservateur du Canada, se détachait d’ailleurs des objectifs de Kyoto et la protection de l’environnement ne faisait absolument pas partie de ses priorités. A Copenhague, en décembre 2009, son inaction lui a d’ailleurs valu le « Prix fossile de l’année », mention décernée par un regroupement d’or- ganisations non gouvernementales réunies à l’occasion de cette conférence internationale. Valorisation de l’industrie des sables bitumineux, retrait du protocole de Kyoto, projets de loi allant à l’encontre de la sauvegarde des différentes milieux, etc., et ce n’est qu’un bref aperçu de ce mandat conservateur.Mais le Parti conservateur a perdu les élections fédérales d’octobre 2015 au profit d’un gouvernement libéral majoritaire, dirigé par Justin Trudeau. On s’attendait donc à des bonnes nouvelles en matière de protection de l’environnement au cours de son mandat. Un de ses premiers gestes en la matière fut de participer à la COP21, la Conférence de Paris sur le climat, qui s’est déroulée du 30 novembre au 12 décembre 2015. Lors de son allocution, Justin Trudeau s’est même exclamé « Canada is back, my friends « Le Canada est de retour chers amis . Tous les participants, incluant le Canada, ont signé un accord international sur le climat, applicable à tous les pays et fixant comme objectif une limitation du réchauffement mondial entre 1,5 °C et 2 °C d’ici 2100.Le gouverne- ment Trudeau s’est fixé plusieurs objectifs lors de la campagne électorale. Certaines de ses promesses se sont déjà concrétisées telles le réinvestissement de 40 millions de dollars aux programmes de recherche océanographique et de surveillance des océans menés par le gouvernement fédéral, et le rétablissement du financement annuel de 1,5 million de dollars accordé à la recherche sur l’eau douce. Plusieurs autres engagements sont également en cours. Toutefois, il a rompu sa promesse concernant l’élimination des subventions accordées à la production de combustibles fossiles. Cela nous ramène directement au fameux pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, soit la production de bitume brut qui entraîne un impact des plus néfastes sur l’environnement et les écosystèmes. Depuis plusieurs années, l’industrie pétrolière cherche à exporter ce type de pétrole avec divers projets de pipelines : Keystone XL (reliant l’Alberta au sud des États-Unis ; projet rejeté définitivement le 6 novembre 2015 par Barack Obama mais approuvé par les administrations Trump et Trudeau en 2017), Trans Moutain (reliant l’Alberta à l’État de Washington ; refus formel de la part du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, mais malheureu- sement approuvé par le gouvernement Trudeau en novembre 2016), Northern Gateway (reliant l’Alberta à Kitimat en Colombie-Britannique ; projet rejeté par la Cour fédérale en juin 2016, soulignant le manque de consultations des Premières Nations de la côte Ouest), et Énergie Est (reliant l’Alberta au Nouveau-Brunswick sur 4 500 km ; projet finalement abandonné par l’entreprise TransCanada). Et c’est sans compter le prolongement de la canalisation 3 d’Enbridge entre l’Alberta et le Wisconsin. La partie n’est donc pas gagnée et espérons que Justin Trudeau respectera les ententes de la COP21 et mettra un frein à cette exploitation parmi les plus polluantes de la planète.

SURVOL DE L’ONTARIO 31 DÉCOUVERTE Parcs nationaux „ „ PARCS CANADA – BUREAU NATIONAL 30, rue Victoria GATINEAU & +1 613 420 9486 / +1 888 773 8888 www.pc.gc.ca Depuis 2018, l’accès aux parcs nationaux, lieux historiques nationaux et aires marines nationales de conservation est gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans. Aussi, tout adulte ayant obtenu la citoyenneté canadienne dans les 12 derniers mois a droit à un laissez-passer valable un an. Les cinq parcs nationaux des Îles-de-la-Baie- Georgienne, des Mille-Îles, de la Pointe-Pelée, de la Péninsule-Bruce et de Pukaskwa sont gérés par Parcs Canada (gouvernement du Canada). Ils ont été créés pour préserver des sites naturels exceptionnels tout en les rendant accessibles au public. Randonnées, diaporamas, vidéos, expositions, conférences et autres activités permettent de découvrir leur environnement naturel. Chaque parc possède un bureau d’infor- mation. Ils sont en général équipés de terrains de camping et proposent des activités de plein air selon la saison : baignade, canot, kayak, pêche, plongée sous-marine, randonnée pédestre, vélo, escalade, ski de fond, raquette, etc.

„ „ PARCS ONTARIO Informations générales & +1 800 668 2746 www.ontarioparks.com/fr Parcs Ontario a pour mission de s’assurer que les parcs provinciaux protègent des milieux d’impor- tance naturelle, culturelle et récréative, tout en offrant aux personnes qui les visitent l’occasion de participer à des activités de loisirs. Les quelque 330 parcs provinciaux sont gérés par Parcs Ontario. Ils offrent une multitude d’acti- vités de découverte de la nature déclinées le long des quatre saisons : baignade, canoë, chaloupe, kayak, pêche, randonnée pédestre, vélo, plongée sous-marine, ski de fond, randonnée pédestre sur neige, raquette, etc.

Pour les amoureux du camping, le système de réservation en ligne vous permet de visualiser les emplacements disponibles dans chacun des parcs, accompagnés d’une fiche technique (ex : pourcentage d’intimité, d’ombrage, proximité des douches et toilettes, etc.). Quelques parcs à découvrir : „ w Parc Algonquin. Le parc Algonquin compte plus de 770 000 ha de forêts denses inhabitées, de lacs inaltérés, de gorges profondes et de plateaux impressionnants. C’est LA destination pour la randonnée pédestre et le canoë-camping, l’arrière-pays étant seulement accessible à pied, en kayak ou en canoë. Pour le camping, pensez à réserver bien à l’avance ! „ w Parc Long Point. Les deux pieds dans le lac Érié, ce parc offre plus de 1,5 km de plage sablonneuse. Les activités les plus populaires sont la baignade, les activités nautiques et la pêche, sans oublier l’observation d’oiseaux migrateurs au printemps et à l’automne. „ w Parc Lady Evelyn-Smoothwater. Situé dans le nord-est de l’Ontario, ce parc se caractérise par sa topographie accidentée, ses lacs clairs et ses rivières aux eaux mouvementées. L’Ishpatina domine à 693 m, ce qui en fait le point culminant de la province. Pour l’atteindre, vous avez deux options : une longue randonnée de 60 km ou une expédition de canoë sur quatre jours (70 km et une vingtaine de portages).

„ w Parc Killarney. C’est la perle des parcs provinciaux de l’Ontario, situé sur la rive nord de la baie Georgienne et à proximité de l’île Manitoulin. Il est caractérisé par les crêtes de quartzite blanc des montagnes La Cloche ainsi que par ses quelque cinquante lacs cristallins parsemés entre les collines de pins gris. À savoir que ce sont les artistes du Groupe des Sept qui ont convaincu le gouvernement provincial d’en faire un parc. „ w Parc Neys. Petite péninsule accidentée qui s’enfonce doucement dans le lac Supérieur, elle offre une des plus belles plages de la région. Vous y verrez des plantes subarctiques et peut- être même des caribous des bois. Avis aux pagayeurs, l’endroit se prête à merveille aux excursions en kayak de mer.

„ w Autre adresse : Réservations pour le camping + 1 519 826 5290 ou + 1 888 668 7275 © VALÉRIE FORTIER Promenade sur les rives du lac Huron à Kincardine.

SURVOL DE L’ONTARIO 32 Faune et flore „ w Dans le sud de l’Ontario, région la plus peuplée de la province, s’étend la forêt nordique de feuillus. Ce milieu naturel assez rare constitue une étroite frontière entre la forêt tempérée et la forêt de conifères, mais sa composition est cependant variée et hétérogène. Sur les sols pauvres poussent le pin blanc et le chêne. Sur les sols riches des hautes terres, qui sont souvent devenus agricoles, poussent des bois durs, l’érable à sucre, le hêtre à grandes feuilles, le bouleau, ainsi qu’un bois mou, la pruche. Sur les basses terres humides poussent l’orme, le frêne, l’érable rouge et le thuya. Plus on monte en latitude, plus les conifères se mélangent aux feuillus, et déjà dans la forêt nordique abondent le sapin baumier et l’épinette. C’est la forêt de feuillus qui, en automne, s’embrase : les feuilles prennent avant leur chute des couleurs enchanteresses. Le cerisier de Pennsylvanie, l’érable rouge, le chêne rouge, la vigne vierge, le cornouiller stolonifère et le sumac se parent d’un rouge flamboyant. Le caryer cordiforme, le bouleau, le tremble, le tilleul d’Amérique, l’orme et le mélèze choisissent un jaune d’or lumineux. Partout l’érable à sucre brille, oscillant entre le rouge le plus ardent et le jaune le plus ensoleillé. Le hêtre à grandes feuilles et le chêne à gros fruits ajoutent à cette symphonie de couleurs leurs tons dorés ou cuivrés. Cette féerie atteint son apogée durant l’été indien, ce bref réchauffement de l’automne nord-américain. La forêt de feuillus abrite de nombreux écureuils. L’écureuil gris de l’Est, au pelage gris ou noir, à la grosse queue touffue qu’il utilise pour sauter d’arbre en arbre, est commun dans le sud de l’Ontario. L’écureuil roux, au pelage roux ou fauve, est plus petit et se rencontre aussi dans les conifères. Le suisse, petit écureuil rayé de noir et de blanc, habite les sous-bois broussailleux.

„ w Au nord des Grands Lacs, la forêt de feuillus disparaît bien vite au profit d’une forêt mixte, puis les derniers érables font place à la taïga, la forêt boréale de conifères, qui recouvre la majeure partie de l’intérieur du Canada. En raison du froid, les arbres y poussent lentement, mais atteignent souvent de grands âges et de grandes tailles. Cette forêt est extrêmement touffue et difficilement pénétrable. L’eau ruisselle sur la roche imperméable du socle rocheux, si bien que le sol est spongieux et couvert de mousses épaisses. Le sous-bois y est pauvre, en raison de l’enneigement durant le long hiver, de la mauvaise qualité du sol, du peu de lumière que laissent passer les arbres, et, surtout, de l’appauvrissement naturel des sols à conifères. Ce milieu très humide abrite cependant des plantes à baies, comme la clintonie boréale, grande plante aux baies bleu vif, le quatre-temps aux baies rouges, dont les quatre feuilles rougissent en automne, la pimbina aux baies rouges et le thé des bois ou anisette, dont les petites baies blanches brillent au milieu d’épais tapis de mousses. On voit aussi dans le sous-bois de nombreux arbustes, souvent très broussailleux : © STÉPHAN SZEREMETA Bernache du Canada sur la rivière des Outaouais.

© WILDNERDPIX - SHUTTERSTOCK.COM Parc provincial Quetico. SURVOL DE L’ONTARIO 33 DÉCOUVERTE framboisier, kalmias, rhododendron, bouleau nain. Des champignons poussent sur le sol et sur les arbres. Ces derniers sont presque uniquement des conifères : l’épinette noire, l’odorant sapin baumier, le mélèze laricin qui vit souvent en solitaire en marge de la grande forêt de sapins et d’épinettes et dont les aiguilles deviennent jaune d’or en automne. On trouve aussi les rares feuillus qui parviennent à pousser dans les régions nordiques, de moins en moins nombreux plus on monte vers le nord, souvent à l’état nain ou rampant : le bouleau dont le jaune d’or automnal orne la dominante vert sombre, le sorbier qui devient rouge flamboyant, l’aulne et le saule.

„ w Dans le nord de la province, la taïga est le territoire de nombreux animaux. Un habitant caractéristique en est l’orignal, reconnaissable à ses larges andouillers. Le plus grand des cervidés se nourrit de brindilles, d’arbrisseaux, de feuilles et même d’écorce. Il s’abreuve dans les multiples lacs de la forêt, où il consomme aussi des plantes aquatiques comme les nénuphars. La forêt abrite d’autres cervidés, notamment le cerf de Virginie. Dans ces grands espaces, les prédateurs sont très dispersés. Le loup chasse l’orignal, mais aussi de nombreux petits mammifères et oiseaux, et régule utilement les populations de ces animaux. Le lynx du Canada, grand félin réputé pour sa vue mais aussi son ouïe, est étroitement lié aux populations de lièvres. Le renard roux est au contraire très répandu et a un régime alimentaire varié. La martre, de la famille des mustélidés, dont la fourrure varie du fauve au noir, est elle aussi omnivore et donc moins vulnérable que les prédateurs spécialisés. Il en est de même de l’ours noir, particulièrement friand de baies, et assez familier pour fouiller les poubelles et venir voler votre pique-nique sous votre nez ! Outre l’humidité omniprésente dans le sol, la taïga est sillonnée d’une infinité de plans d’eau, les uns un peu plus hauts que les autres, qui communiquent : c’est un jeu de lacs dont l’eau se déverse par niveaux de l’un à l’autre pour aboutir à des rivières, puis à la mer. Les innombrables rivières, souvent longues et larges, fonctionnent aussi comme des escaliers : de grandes étendues d’eau entrecoupées de rapides et de chutes. Lacs et rivières permettent l’existence de très nombreux milieux humides, étendues d’eau peu profondes liées au sol qui les accueille : étangs entourés de végétation, tourbières, marécages et marais d’eau douce ou salée. Ces milieux aquatiques accueillent, excepté les tourbières, une vie importante : poissons (truites, saumons, brochets, etc.), batraciens, insectes, innombrables oiseaux d’eau. L’animal le plus caractéristique en est le castor, qui se nourrit de brindilles, d’écorces, de bouts de bois, avec une prédilection pour le bouleau, ainsi que de plantes et de baies. Il nage remarquablement au moyen de sa large queue plate qu’il utilise comme un gouvernail. Ses longues incisives lui permettent de construire des barrages ou des digues, des canaux pour le transport du bois, et une hutte qu’il habite. Deux autres mammifères à fourrure, la loutre et le vison, sont eux aussi d’excellents nageurs.

Premiers peuplements S’il est difficile de dater précisément l’arrivée des premiers êtres humains dans la région, nous savons avec certitude qu’il y a 20 000 ans l’Ontario était, comme le reste de l’Amérique du Nord, recouvert d’une épaisse couche de glace. Puis, il y a environ 11 000 ans, ce glacier commença à fondre, laissant place à des terres fertiles et à de nombreux lacs. C’est à cette époque, le long de la côte qui deviendra le lac Ontario, et à proximité de la future ville de Toronto, que nous retrouvons la trace de premiers campements, occupés avant tout par des chasseurs nomades. Aux alentours de 2000 avant J.-C., la montée des eaux consécu- tive à la fin du réchauffement climatique dessine la côte et les îles de Toronto dans leur forme actuelle.Progressivement, avec l’évolution du climat, les tribus se sédentarisent, délaissant la chasse au gibier nomade au profit de la pêche. Les techniques et les outils se modernisent. À partir du début de notre ère, ces peuplades commencent à établir des liens sociaux entre elles, et la population se développe. Ainsi, aux alentours de l’an 500, on estime la population du sud de l’Ontario à une dizaine de milliers d’âmes.L’intensification des échanges entre les populations permet à l’agriculture de se développer, grâce à l’apprentissage des tech- niques. Le maïs, le tabac et le tournesol, en particulier, sont largement répandus et amènent les populations à se sédentariser davantage. C’est dans cet environnement qu’apparaît la culture iroquoienne, composée de communautés partageant la même langue et de nombreuses coutumes (par opposition à l’autre culture dominante de la région, les Algonquiens). L’arrivée des Européens En 1534, le navigateur Jacques Cartier traverse l’Atlantique et s’aventure dans l’embouchure du Saint-Laurent jusqu’à la future ville de Montréal. Cependant, l’avancée des Européens jusqu’au sud de l’Ontario devra attendre le XVIIe siècle. Il est difficile de donner une date précise à cette première installation, mais ce siècle est le théâtre de guerres incessantes entre les différentes tribus amérindiennes du sud de l’Ontario, auxquelles ont largement participé les armées françaises, s’alliant à l’une ou l’autre des tribus selon leur intérêt. Les Iroquois dominent la région de Toronto jusqu’à la fin du XVIIe siècle, alors que les missionnaires chrétiens s’établissent parmi les populations locales. À partir du début du XVIIIe siècle, une tribu algonquine, les Mississaugas, prend l’ascendant sur les Senecas, dernière tribu iroquoienne à avoir occupé la région. La première partie du XVIIIe siècle est marquée par des guerres régulières entre Français et Anglais pour la domination de l’Amérique du Nord. Pendant cette période, Toronto reste une possession française. En 1750, les Français sont installés durablement à l’embouchure de la rivière Niagara (dans l’actuel État de New York aux États-Unis), à Fort-Niagara. Ils décident de créer une base avancée à l’emplacement actuel de Toronto, appelée Fort-Rouillé. Le but de ce poste est de faciliter le commerce de la fourrure avec les tribus locales. Mais les troupes britanniques remportent des batailles décisives et prennent le contrôle de la région. Le traité de Paris de 1763, par lequel la France cède la place à l’Angleterre dans la région des Grands Lacs, officialise cette installation.

Histoire Étienne Brûlé Coureur des bois, hors-la-loi, aventurier épris de liberté, ce Français aurait été le premier Européen à remonter jusqu’à l’endroit où la rivière Toronto, aujourd’hui Humber River, se jette dans le lac Ontario. À l’époque, en 1615 précisément, les Hurons vivaient là. Envoyé par Champlain, le fondateur de la ville de Québec, Étienne Brûlé vit parmi eux, apprend leur langue, prend des notes sur leur mode de vie, sur la topographie et les richesses de l’endroit. « Aussi je vis mon garçon [Étienne Brûlé] qui vint habillé à la sauvage, qui se loua du traitement des sauvages, selon leur pays, et me fit entendre tout ce qu’il avait vu en son hivernement et ce qu’il avait appris desdits sauvages. Mon garçon avait fort bien appris leur langue » (extrait des Voyages du sieur de Champlain). Il faudra toutefois attendre plus d’un siècle pour que les Français y établissent un fort avant d’en être délogés par les Anglais peu après. Quant à Étienne Brûlé, l’aventure se termina mal, en 1633, lorsqu’il fut exécuté par ses amis Hurons qui, semble- t-il, lui reprochaient le viol d’une jeune Amérindienne.

35 „ w 35 000 ans av. J.-C. > Arrivée des premiers Asiatiques en Amérique à travers le détroit de Béring, alors un isthme. „ w 12 000 ans av. J.-C. > Les Inuits arrivent de la Sibérie et occupent l’Arctique canadien. „ w Il y a 10 000 ans > Les peuples autochtones s’installent sur le site actuel de la province de l’Ontario. La Nouvelle-France (1534-1763) „ w 1534 > Jacques Cartier entre dans le golfe du Saint-Laurent à la recherche du passage nord- est vers la Chine et prend possession du Canada au nom du roi de France. D’autres expéditions suivent (1536, 1541). La première tentative de colonisation reste sans succès. Le territoire encore inconnu est nommé « Nouvelle-France ». „ w Vers 1600 > 60 000 personnes de langue algonquienne et iroquoise vivent en Ontario. Les premiers explorateurs européens arrivent de France. L’Ontario est annexé à la Nouvelle- France. Elles forment des confédérations et instaurent un gouvernement au système démocratique.

„ w 1639 > Les jésuites français fondent la mission Sainte-Marie chez les Hurons, l’une des premières colonies européennes des terres intérieures en Amérique du Nord. „ w 1648-1650 > La confédération huronne, alliée de la France, est anéantie par les Iroquois qui contrôlent la vallée du Saint-Laurent. „ w 1600-1760 > Les Hurons et les Iroquois, les Français et les Britanniques se font constamment la guerre.

„ w 1741-1748 > Guerre franco-britannique qui se termine, avec le traité d’Aix-la-Chapelle, par le rétablissement du statu quo. „ w 1755 > Le « Grand Dérangement » : voulant se protéger, les Anglais procèdent à la déportation de plusieurs milliers de francophones d’Acadie vers la Louisiane, la France et l’Angleterre. „ w 1755-1760 > Une seconde guerre entre les colonies secoue le pays. „ w 8 septembre 1760 > La capitulation du dernier gouverneur général français, le marquis Vaudreuil, à Montréal, marque la fin de la Nouvelle-France. Les Anglais dominent désormais l’Amérique du Nord. „ w 10 février 1763 > Conformément au traité de Paris, la France cède toutes ses possessions canadiennes aux Anglais, sauf l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le régime anglais (1763-1867) „ w Vers 1780 > Les loyalistes de l’Empire- Uni fuient devant la révolution américaine et s’établissent sur des terres dans le sud de l’Ontario. „ w 1791 > L’Acte constitutionnel instituant un gouvernement représentatif partage le pays en deux provinces : le Haut-Canada (Ontario) anglophone et le Bas-Canada (Québec) francophone. John Graves Simcoe devient le premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada. „ w 1812 > Les troupes britanniques et canadiennes se battent contre les envahisseurs américains.

„ w 1814 > Le traité de Gand met fin à la guerre de 1812 et établit la frontière entre l’Amérique du Nord britannique et les Etats-Unis. „ w 1825 > Attirés par la promesse de terres gratuites, Anglais, Irlandais et Ecossais viennent s’installer dans le sud de l’Ontario. „ w 1827 > Ouverture de la première université ontarienne, l’Université de Toronto. Suivent l’Université Queen’s à Kingston, en 1841, et l’Université Western Ontario à London, en 1878. „ w 1837 > Suite aux nombreuses rébellions dans la province, William Lyon Mackenzie, premier maire de Toronto, dirige à son tour une rébellion pour réformer le gouvernement.

„ w 1841 > L’Acte d’Union institue un seul gouvernement pour le Haut-Canada et le Bas- Canada : le Canada-Uni. „ w 1848 > La réforme gouvernementale rend le Conseil des ministres responsable devant l’Assemblée législative et les électeurs. „ w 31 décembre 1857 > La reine Victoria choisi la ville d’Ottawa comme capitale de la Province du Canada. La Confédération canadienne „ w 24 mai 1867 > L’Acte de l’Amérique du Nord britannique crée la Confédération canadienne qui regroupe les provinces de Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse. Le nouvel Etat, appelé aussi « Dominion canadien », obtient une totale maîtrise de ses affaires étrangères, mais la couronne britannique reste représentée. La nouvelle province de l’Ontario a pour capitale Toronto, son Premier ministre est John Sandfield Macdonald et son Assemblée législative comprend 82 membres.

Chronologie

36 Chronologie Le Canada indépendant „ w 1871-1900 > Les lignes ferroviaires s’étendent, de nouvelles industries voient le jour et les villes grandissent. Les industries minières et forestières prospèrent. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture demeure toutefois la principale industrie de l’Ontario. „ w 1914-1918 > Pendant la Première Guerre mondiale, le Canada se range sans hésitation aux côtés du Royaume-Uni. La signature du traité de Versailles, le 28 juin 1919, par des délégués du Dominion, donne au Canada le statut d’Etat souverain. Plus de 600 000 Canadiens ont combattu.

„ w Années 1920 > Les industries minières, de l’automobile, de l’acier, du fer, et des pâtes et papiers connaissent un essor soutenu en Ontario. Attirés par les emplois, des immigrants arrivent essentiellement d’Europe et d’Asie. „ w 1929 > Crise économique mondiale ayant pour résultat du chômage, une récession économique et un ralentissement de l’immigration. Le statut de Westminster abolissant les derniers liens coloniaux confère au Canada sa pleine et entière souveraineté. „ w 1939 > Huit jours après la Grande-Bretagne, le Canada déclare la guerre à l’Allemagne. La participation à l’effort allié est considérable. Plus d’un million de Canadiens se battent au front.

„ w Années 1950 > Le boom économique de l’après- guerre favorise la croissance démographique, la création de nouveaux emplois et l’immigration. Durant cette période, les principaux réseaux de transport sont construits. Les transports en commun s’améliorent et on construit des centrales nucléaires. La première station de télévision au Canada voit le jour à Toronto. „ w Années 1970 > La ville de Toronto devient le centre financier du pays.

Un grand nombre d’universités ont été fondées durant les années 1950 et 1960, puis agrandies durant les années 1970. „ w 1976 > L’Ontario s’enorgueillit de l’ouverture de la plus haute structure du monde, la tour CN de Toronto. „ w Années 1980-2000 > La technologie de pointe se développe et devient un important secteur industriel en Ontario. „ w 1990 > A la surprise générale, le parti néo- démocratique dirigé par Bob Rae remporte les élections de 1990.

„ w 1991 > La population ontarienne atteint 10 millions. „ w 1992 > Roberta Bondar, d’origine ontarienne, devient la première Canadienne à aller dans l’espace. „ w 1995 > Mike Harris, un conservateur, remplace Bob Rae au pouvoir, et ce, pour deux mandats consécutifs. „ w 1999 > L’industrie ontarienne atteint de nouveaux records avec une production de plus de 3 millions de voitures. „ w 2002 > Mike Harris démissionne. Ernie Eves devient Premier ministre de l’Ontario. „ w 2003 > L’épidémie du syndrome respiratoire sévère (SRAS) frappe la province, une quarantaine de personnes meurent. Le SRAS a eu un impact important sur l’économie ontarienne provoquant un ralentissement de la croissance mais pas pour très longtemps. La même année, les conservateurs sont défaits par les libéraux. Le chef de ce parti, Dalton McGuinty, devient alors Premier ministre de l’Ontario. Son parti est de nouveau élu majoritairement en octobre 2007 et, en 2011, il remporte une troisième victoire. Il s’agit d’une première en 125 ans pour un Premier ministre libéral.

„ w De 2005 à 2009 > Les investissements dans les infrastructures culturelles continuent à Toronto qui, peu à peu, s’impose comme un centre culturel de renommée mondiale. Plus d’un milliard de dollars ont récemment permis la restauration des quelque 125 musées de la © STEPHAN SZEREMETA Statue de Victoria sur la colline du Parlement, Ottawa.

Ville Reine. Cette passion culturelle est reconnue mondialement. „ w 2006 > L'Art Gallery of Ontario (AGO – musée des Beaux-Arts de l’Ontario) fait peau neuve en 2006. Hébergée par le tout premier Opéra de Toronto, le Four Seasons Centre for the Performing Arts, inauguré en juin 2006, la Canadian Opera Company, l’une des plus illustres d’Amérique du Nord, produit des spectacles d’une qualité exceptionnelle. „ w Juin 2010 > Toronto accueille le sommet du G20 et la région de Muskoka le G8. „ w 22 août 2011 > Jack Layton, chef du Nouveau Parti démocratique et chef de l’opposition officielle à la Chambre des communes, est décédé des suites du cancer. Il fut probablement l’homme politique le plus apprécié au pays en raison de sa proximité avec les Canadiens et de ses valeurs humaines et sociales qui transcendent les opinions politiques. Un pays tout entier est en deuil… „ w Automne 2012 > Le Premier ministre ontarien donne sa démission. La course à la chefferie du Parti libéral est alors lancée. „ w 11 février 2013 > Kathleen Wynne est élue à la chefferie du Parti libéral de l’Ontario, à la suite de la démission de Dalton McGuinty. Elle est la première femme Premier ministre de l’Ontario. „ w En 2013 > Les scandales concernant le maire de Toronto, Rob Ford, se succèdent sans temps mort : abus de drogues et d’alcool, propos haineux, relations amicales avec des groupes criminalisés, etc. En novembre, il perd ses pouvoirs exécutifs. „ w Septembre 2014 > Rob Ford, bien qu’il souhaite obtenir un nouveau mandat, se retire de la course pour les élections municipales à la suite de la découverte d’un liposarcome (tumeur maligne). C’est John Tory qui occupe le poste de maire depuis le 1er décembre 2014.

„ w 22 octobre 2014 > Peu avant 10h du matin, une fusillade éclate à Ottawa sur la Colline du Parlement. Le suspect, Michael Zehaf-Bibeau, ouvre le feu au Monument commémoratif de guerre, tuant ainsi le caporal Nathan Cirillo, un réserviste de 24 ans. Le tout se poursuit au Parlement alors que le suspect tire plusieurs coups de feu avant d’être abattu par le sergent d’armes Kevin Vickers. „ w Juillet et août 2015 > Toronto est l’hôte des Jeux Pan/Parapanaméricains avec une dizaine de sites répartis dans la grande région métropolitaine.

„ w 19 octobre 2015 > la 42e élection générale du Canada est remportée par le Parti libéral du Canada de Justin Trudeau qui obtient en plus un gouvernement majoritaire. Un vent de changement fort attendu ! „ w 22 mars 2016 > Le cancer emporte l’ancien maire de Toronto, Rob Ford. „ w Année 2017 > Célébration du 150e anniversaire de la Confédération du Canada. Plusieurs festivités se sont tenues dans la province, notamment à Ottawa. „ w Été 2018 > Légalisation du cannabis dans tout le pays.

37 © STEPHAN SZEREMETA Statues de Baldwin et Lafontaine, qui ont contribué à la naissance du Canada.

HISTOIRE 38 L’ère britannique Les premières années de la présence britannique dans le sud de l’Ontario sont marquées par de nombreux conflits avec les Premières Nations, qui acceptent mal la nouvelle hégémonie anglaise. La région se pacifie au cours du temps grâce à la négociation de traités. En 1783, une nouvelle menace se profile, avec l’indépendance des États-Unis, dont l’intérêt pour les terres cana- diennes est manifeste. Dans cette atmosphère incertaine, les Anglais continuent leur installa- tion. Ils achètent en 1789 aux Mississaugas les terres situées à l’emplacement de Toronto, et des colons s’installent, les transformant progressive- ment en terres agricoles. En 1791, la Couronne britannique divise ses possessions canadiennes en deux provinces : le Haut et le Bas-Canada. En 1793, la pression des États-Unis se fait plus forte, et l’invasion du Canada semble imminente. John Graves Simcoe, gouverneur de la province du Haut-Canada, décide alors d’établir sa capitale à l’emplacement de Toronto. Il établit un plan de défense dont la principale composante est d’établir à Toronto un véritable centre de commandement fortifié destiné à protéger la frontière. Cette décision marque le début de Toronto en tant que véritable centre urbain, sous le nom officiel de York. En 1796, le danger d’une invasion semble écarté définitivement lorsque Simcoe retourne en Angleterre. Des accords avec les États-Unis ont en effet résolu les différends avec la couronne. Mais York est désormais établi durablement en tant que capitale de la province, avec une modeste population de 200 militaires et 400 civils répartis entre la petite ville et ses environs. York se développe lentement, pour atteindre en 1812 à peine 1 500 âmes. Les États-Unis déclarent cette année-là la guerre à l’Angleterre. Parmi leurs objectifs, l’invasion des terres britanniques canadiennes. Lorsque la guerre se termine trois ans plus tard, York a subi trois attaques importantes, et garde des cicatrices conséquentes.

La guerre anglo-américaine de 1812 Du 18 juin 1812 au 16 février 1815, les Etats- Unis et la Grande-Bretagne se livrent une guerre au Canada. La guerre constitue un chapitre important dans l’histoire du Canada et des Etats-Unis, qui sont sur le point d’annexer le Haut-Canada (l’Ontario) et tout le territoire situé à l’ouest de cette province. La première année de la guerre, soit en 1812, la stratégie américaine consiste à attaquer le Canada central sur trois fronts : la frontière de la rivière Détroit, la péninsule de Niagara et Montréal. Toutes ces campagnes se soldent par un échec. En 1813, la même stratégie est adoptée. Les Américains prennent possession de la frontière de Détroit et contrôlent temporairement la frontière à Niagara, mais leur plan d’attaque contre Montréal échoue. Au cours de la dernière année de la guerre, ils envahissent de nouveau la frontière à Niagara, mais ils ne réalisent aucun progrès substantiel avant la fin de 1814. Le traité de Gand, qui est négocié le 24 décembre 1814 et ratifié le 16 février 1815, met enfin un terme à la guerre. Très tôt, le Canada considère que les champs de bataille, les sites connexes et les héros de la guerre de 1812 ont une importance nationale. Car s’il avait perdu la guerre, le Canada n’exis- terait peut-être pas… Question de souligner cet événement marquant de l’histoire du pays, des célébrations ont été organisées jusqu’en 2014 afin de commémorer le bicentenaire de cette guerre.

„ w Pour plus d’info : www.discover1812.com La Confédération canadienne Durant le XIXe siècle, le Parti des Canadiens français, ou « Parti canadien », dirigé par Louis- Joseph Papineau, est constamment confronté à l’autorité d’un gouverneur anglais et d’un Conseil législatif qui rejette, la plupart du temps, les lois présentées à la Chambre. La politique des Anglais, aggravée par la crise sociale et l’exaspération des Canadiens français nationa- listes, aboutit, en 1837-1838, à la « Rébellion des Patriotes » de la région de Montréal : la Constitution de 1791 est alors suspendue.

Pour tenter de rétablir la situation, le gouverneur général anglais lord Durham propose l’union du © STÉPHAN SZEREMETA F ort George, site historique de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis.

HISTOIRE 39 DÉCOUVERTE Bas et du Haut-Canada, connue sous le nom d’Acte d’Union (1841), créant le Canada-Uni. Au libéralisme des débuts succède un conser- vatisme engendrant des crises qui ébranlent périodiquement le gouvernement. C’est dans ce climat agité que naît l’idée d’une confédé- ration : l’Acte de Constitution de 1867 établit la Confédération canadienne qui comprend le Québec, la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau- Brunswick et l’Ontario. Le Manitoba (1870), la Colombie-Britannique (1871), l’île du Prince- Edouard (1873), la Saskatchewan et l’Alberta (1905) et, enfin, Terre-Neuve (1949) se sont joints progressivement à cette Constitution qui établit la séparation des pouvoirs entre celui du gouvernement fédéral et ceux des provinces chargées notamment de l’instruction. Afin de garantir le droit des minorités (protestante au Québec, catholique dans les autres provinces), le système scolaire reposera plus sur la religion que sur la langue, système très controversé. La Constitution utilisera dès lors le terme de « Canada français » s’appliquant à l’ensemble des francophones du Québec, du Nouveau- Brunswick, de l’Ontario et du Manitoba. Sir Wilfrid Laurier sera le premier Canadien français à occuper le poste de Premier ministre (1896- 1911).

„ w Le choix de la capitale canadienne : dix ans avant la Confédération, soit le 31 décembre 1857, la reine Victoria choisit la ville d’Ottawa comme capitale de la province du Canada. D’autres villes sont en lice : Montréal, Toronto, Québec et Kingston. De par sa situation géographique, sur la frontière entre le Haut- Canada et le Bas-Canada, Ottawa se trouve entre les francophones et les anglophones. De plus, la distance qui la sépare de la frontière avec les Etats-Unis la protège d’une éventuelle attaque américaine. Deux ans plus tard débutent les travaux de construction des édifices du Parlement du Canada sur Barracks Hill qui devient alors la colline du Parlement. Quatre grands hommes politiques „ w William Lyon Mackenzie (1795-1861). Journaliste et homme politique. En 1834, il fut élu maire de Toronto. En 1837, il dirigea la rébellion du Haut-Canada contre sir Francis Bond Head et la Compact Family qui se solda par un échec. En 1849, après avoir passé des années dans les prisons américaines pour avoir participé à l’affaire Caroline, une amnistie lui permit de revenir au Canada. De 1851 à 1858, il fut membre de l’Assemblée législative de la province du Canada-Uni. Il mourut dans sa maison à Toronto en 1861. Celle-ci est aujourd’hui un musée que l’on peut visiter (Mackenzie House). „ w Hippolyte LaFontaine (1807-1864) et Robert Baldwin (1804-1858). Pour certains historiens, le Canada ne serait pas né en 1867, mais quelques années plus tôt, grâce à ces deux hommes. L’un catholique francophone, l’autre protestant anglophone, ils ont entretenu une solide collaboration politique de 1848 à 1851 et permis d’établir des principes fondateurs à l’unification du pays. Au sein de leur gouvernement, pour la première fois, les décisions n’étaient désormais plus assurées par les pouvoirs coloniaux mais par des représentants élus par les citoyens. Ce moment décisif pour la démocratie représentative au Canada a jeté les bases juridiques d’une nation plus juste, fondée sur l’inclusion et l’égalitarisme. Entre autres faits majeurs, ils ont instauré un système d’éducation publique, opté pour une approche non violente de la politique et posé les fondements de la politique d’immigration du pays. Considérés comme des visionnaires, leur mémoire est rappelée chaque année à l’occasion de la Conférence LaFontaine-Baldwin, créée par John Ralston Saul, qui met à l’honneur un grand intellectuel public. En 2017, la 14e Conférence a accueilli Naomi Klein, donnant ainsi une couleur environnementaliste aux débats. „ w L’honorable John Sandfield Macdonald (1812-1872). Premier Premier ministre de l’Ontario, John Sandfield Macdonald cumule à la fois les fonctions de ministre et celle de procureur général de l’Ontario de 1867 jusqu’en décembre 1871. Jouissant d’une forte popularité, et reconnu pour son intégrité et savoir-faire politique, J. Sandfield Macdonald s’oppose aux politiques de lord Elgin. Avant la Confédération canadienne, il préconise le principe de la double majorité qui permettrait de sauvegarder plus adéquatement les particularités des deux parties du Canada-Uni. Alors que sa tentative d’appliquer le principe de la double majorité échoue, il propose une coalition des diverses tendances idéologiques au sein d’un même gouvernement afin de contrer l’instabilité politique qui règne au Canada. Cette coalition sera finalement appliquée par George Brown, John A. Macdonald et George-Étienne Cartier.

HISTOIRE 40 Les XXe et XXIe siècles „ w Première Guerre mondiale. Le pays à peine constitué, le gouvernement décide de participer à la Première Guerre mondiale du côté des Alliés. En effet, le 19 août 1914, soit près de deux semaines après la Grande-Bretagne, le Canada déclare la guerre à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Dès lors, ce sont près de 30 000 Canadiens qui quittent le pays par bateau en direction de l’Angleterre. En participant à la Première Guerre mondiale jusqu’au bout, le Canada prend part au traité de Versailles et devient ainsi une puissance internationale reconnue. Par la suite, le pays va accueillir de nombreux immigrants attirés par un pays industriel en plein essor. Mais la crise de 1929 va mettre un frein à l’expansion économique. S’ensuivra une politique visant, entre autres, à limiter la main-d’œuvre étrangère et subvenir aux besoins des plus démunis.

„ w Seconde Guerre mondiale. A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le Canada cherche à conforter sa situation économique et développer des liens avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Cet objectif économique va se doubler d’une alliance militaire (pacte de défense mutuelle). La guerre va stimuler l’économie canadienne, mais creuser le fossé entre une majorité d’anglophones partisans de l’engagement aux côtés des Anglais, et des Québécois défavorables à la conscription. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le Canada va poursuivre ses efforts de coopération internationale dans les domaines économiques et militaires, tout en glissant vers une indépendance à l’égard des Etats-Unis, ainsi qu’une autonomie plus grande vis-à-vis de la Grande-Bretagne. C’est ainsi que le nouveau drapeau canadien est adopté par le Parlement en 1964 et proclamé par la reine en 1965. „ w Après-guerre. Le boom économique de l’après-guerre favorise la croissance démographique, la création de nouveaux emplois et l’immigration, notamment à Toronto qui voit affluer des centaines de milliers d’immigrants venant du monde entier, ce qui vaudra à la capitale ontarienne le titre de « ville la plus cosmopolite du Canada ». Dans les années 1970, elle dépasse en taille Montréal et absorbe nombre de villes voisines. Le GTA (Greater Toronto Area) est alors créé et aujourd’hui, cette agglomération représente la quatrième d’Amérique du Nord en nombre d’habitants et la première du Canada (en tenant compte de la région d’Hamilton). C’est également dans les années 1970 que Toronto détrônera Montréal en tant que capitale économique du Canada. Des années 1980 à 2000, la technologie de pointe se développe et devient un important secteur industriel en Ontario. Au même moment, l’industrie automobile ontarienne va bon train avec un record de production en 1999 (plus de 3 millions de voitures). Les années suivantes seront cependant moins reluisantes alors que cette industrie s’enlise graduellement face à la compétition asiatique.

„ w Politique canadienne récente. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Canada a agi dans le monde à titre d’agent de la paix dans de nombreux conflits et avait une image de blanche colombe. Toutefois, depuis l’élection du Premier ministre conservateur, Stephen Harper, en 2006, le Canada s’est rapproché des Etats-Unis et s’est engagé en Afghanistan, tout en revoyant à la baisse ses objectifs environnementaux, notamment en ce qui concerne l’accord de Kyoto, soulevant ainsi des vagues de contestations, notamment en Ontario et au Québec. Avec l’élection de mai 2011, où le parti conservateur a obtenu la majorité en Chambre, la situation se conforte. Ce gouvernement enfonce le pays dans le conservatisme et l’isole tranquillement du monde : le Canada ne siège plus au Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2010 et s’est retiré du protocole de Kyoto en décembre 2011. Les années qui suivent ne sont pas plus reluisantes : les scientifiques on été muselés, notamment dans le secteur de l’environnement et du développement durable ; le milieu des arts et de la culture, les organismes nationaux de radio et télédiffusion, et tout ce qui a trait à ces domaines, ont vu une grande partie de leurs subventions disparaître ; l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta a pris de l’ampleur. Mais le Parti conservateur a perdu les élections d’octobre 2015 et le Parti libéral de Justin Trudeau, élu majoritaire, s’affaire depuis lors à redorer l’image du pays, tant au Canada qu’à l’étranger. Parmi ses premières mesures, citons notamment la composition d’un cabinet gouvernemental paritaire (15 hommes-15 femmes), l’admission record du nombre de réfugiés au Canada depuis 2015, la légalisation du cannabis prévue pour le mois de juillet 2018 ou encore ses excuses publiques présentées aux nations autochtones.

DÉCOUVERTE Politique Structure étatique L’Acte de l’Amérique du Nord britannique, document constitutionnel créateur de la Confédération canadienne de 1867, a instauré une division des pouvoirs entre deux types de gouvernement. Les dix provinces du Canada sont dotées chacune d’un gouvernement ayant des domaines réservés (éducation, santé, autres questions intérieures et locales) pour légiférer et sont contrôlées par un gouver- nement central à Ottawa. Ce gouvernement fédéral, divisé en deux chambres, a réguliè- rement la tentation de s’immiscer dans des domaines qui ne sont pas dans ses attributions et ne relèvent que du pouvoir législatif des provinces. Constitutionnellement, ce gouverne- ment régit les Affaires étrangères, la Défense, le Commerce, les Transports, la Monnaie et le Droit pénal. Les Territoires sont supervisés par le ministère des Affaires autochtones et déve- loppement du Nord Canada (hormis le Nunavut qui s’est doté de son propre gouvernement inuit).

Les institutions canadiennes Le Canada est une monarchie constitution- nelle, membre du Commonwealth, et reconnaît symboliquement comme chef de l’Etat la reine d’Angleterre, représentée par un gouverneur général à Ottawa. Le pouvoir véritable est entre les mains du Premier ministre (Justin Trudeau actuellement) et de son cabinet gouvernemental, constitué de membres de la majorité. Le mode de scrutin uninominal à majorité simple fait généralement alterner au pouvoir deux forma- tions politiques. Le Parlement bicéphale est essentiellement constitué par la Chambre des communes qui y joue le rôle principal, tandis que la Chambre Haute, le Sénat, n’y a plus qu’un statut historique comme son modèle anglais, la Chambre des Lords.

Le Canada est un Etat bipartite dans lequel seuls le Parti conservateur et le Parti libéral, actuel- lement au pouvoir, obtiennent suffisamment de voix pour obtenir une majorité représentative. Les élections de 2006 et 2008 ont mis en minorité le parti de Stephen Harper en laissant suffisamment de places aux deux autres partis importants du pays, le Nouveau Parti démocrate et le Bloc québécois. Toutefois, le pays a eu droit à un véritable coup de théâtre en mai 2011 alors que les Conservateurs ont obtenu la majorité aux élections (39,6 %) avec, comme parti d’oppo- sition, le Nouveau Parti démocratique de Jack Layton (30,6 %). Les libéraux ont fait leur pire performance de l’histoire avec seulement 18,9 % alors que le Bloc québécois a pratiquement perdu tous ses sièges (6 %), y compris celui du chef, Gilles Duceppe. Toutefois en octobre 2015, les élections générales ont porté le Parti libéral de Justin Trudeau au pouvoir en tant que gouvernement majoritaire (39,4 %), alors que les Conservateurs ont pris la place de l’opposition officielle (31,9 %).

Les institutions ontariennes L’Ontario est gouverné par un Parlement provin- cial. Le premier magistrat est le lieutenant- gouverneur, nommé par le gouverneur général du Canada en conseil pour un mandat de cinq ans. Politique et économie © VALÉRIE FORTIER Chambre du Sénat du Canada.

POLITIQUE ET ÉCONOMIE 42 Représentant de la Couronne britannique, le lieutenant-gouverneur a une fonction essen- tiellement honorifique. Le Premier ministre (Kathleen Wynne actuellement), qui est aussi le chef du parti au pouvoir, dirige le gouvernement et préside au Conseil exécutif. L’assemblée législative est monocamérale, sans chambre haute, avec 107 sièges représentant des circonscriptions élus selon le mode de scrutin uninominal à un tour à la grandeur de la province. Les députés sont normalement élus pour une période de cinq ans, mais le lieutenant-gouverneur, à la demande du Premier ministre, peut appeler une élection avant la fin du mandat. L’Ontario est représenté au national par 24 sénateurs nommés par le gouverneur général en conseil, et par 121 députés à la Chambre des communes, ces derniers ayant été élus au suffrage universel pour une période de cinq ans. Ottawa est le haut lieu de la politique dans le pays. Nombreux Premiers ministres qui ont gouverné le Canada sont d’ailleurs natifs de la province d’Ontario : Mackenzie King, Lester B. Pearson, ou encore l’ancien Premier ministre Stephen Harper.

Partis Les trois principaux partis politiques de la province sont le Parti libéral de l’Ontario, le Parti progres- siste-conservateur de l’Ontario,et le Nouveau Parti démocratique de l’Ontario. Le Parti traditionaliste chrétien, le Parti de la coalition des familles de l’Ontario et la section ontarienne du Parti vert, par exemple,ont déjà gagné quelques votes,mais n’ont jamais obtenu de sièges à la législature.Lors des élections de 2011,le gouvernement libéral du Premier ministre ontarien Dalton McGuinty est élu pour un 3e mandat consécutif, mais toutefois minoritaire. Suite à l’annonce de sa démission en octobre 2012, Kathleen Wynne est élue à la chefferie du parti le 11 février 2013.Elle devient la première femme Première ministre de l’Ontario et la première personne ouvertement homosexuelle à occuper cette fonction. Aux dernières élections provinciales,soit en juin 2014,son parti est reporté au pouvoir.Sur les 107 sièges que compte l’Assem- blée législative,son parti en détient actuellement 58, les autres étant divisés entre le Parti progressiste- conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le PartiTrillium de l’Ontario.Les prochaines élections en Ontario auront lieu le 7 juin 2018.

Économie Principales ressources „ w Profil économique de l’Ontario. En 2017, l’Ontario comptait une population active de 7 579 800 personnes, dont 7 128 000 personnes en emploi et un taux de chômage de 6 %. En 2016, le PIB nominal s’élevait à 794 835 (millions de dollars) dont plus de 77,5 % étant dû aux industries productrices de services. Les principaux marchés d’exportation de l’Ontario sont les Etats-Unis (80,9 %), suivi du Royaume- Uni, du Mexique, de la Chine et du Japon. On y exporte principalement des véhicules automobiles et pièces, ainsi que des métaux et pierres précieux. Au niveau de l’importation, les Etats-Unis restent le principal partenaire, mais aussi la Chine (11,7 %), le Mexique, le Japon et l’Allemagne. Les produits importés sont pour la plupart des véhicules automobiles et pièces, des pierres et métaux précieux, des appareils mécaniques, des produits plastiques et du matériel électrique (source : ministère des Finances de l’Ontario, janvier 2018).

„ w Une économie diversifiée. L’Ontario jouit d’une économie diversifiée et relativement équilibrée, axée principalement sur les industries manufacturières et le secteur des services financiers et commerciaux. La province a amorcé dernièrement un virage économique majeur pour se concentrer sur les industries orientées vers l’exportation et celles de l’innovation et des nouvelles technologies. Le secteur manufacturier représente un peu plus de 20 % de la production provinciale globale. Les cinq principales industries manufacturières sont les suivantes : secteur de l’équipement de transport, des produits métallurgiques, de la transformation des aliments, des produits chimiques et des produits électriques et électroniques. Dans le secteur tertiaire, les principales industries sont les suivantes : finances, assurances et immobilier, services professionnels et soins de santé.

„ w Une économie du savoir. Le temps où l’économie ontarienne reposait presque uniquement sur ses ressources agricoles et minières est bien révolu. La province comme le reste du pays évolue maintenant dans une économie qui privilégie l’innovation et la technologie. C’est ce que les dirigeants canadiens appellent le passage vers l’économie du savoir. La majorité des Canadiens travaillent dans des bureaux plutôt que sur des fermes ou dans des mines. En fait, les industries productrices de services représentent 77,5 % du PIB (en 2016).

© YUKIKO YAMANOTE – ICONOTEC Le Harbourfront vu depuis les îles de Toronto. POLITIQUE ET ÉCONOMIE 43 DÉCOUVERTE „ w Les ressources naturelles et produits d’exploitation. Si l’industrie manufacturière est la première industrie en importance de la province, l’industrie minière est encore aujourd’hui capitale. L’Ontario est un producteur de zinc, de cuivre, d’or, de nickel et d’uranium. L’industrie du bois et du papier demeure forte, et le gouvernement provincial contrôle 85 % des forêts. La capitale de l’Ontario, Toronto, est le quatrième marché financier en importance au monde. La bourse des valeurs mobilières de Toronto se classe parmi les trois premières bourses en Amérique du Nord en termes à la fois de volume d’échanges et de valeurs échangées. Enfin, l’Ontario demeure une province agricole et continue à produire de nombreux produits. La province est considérée comme le plus grand producteur de volaille, d’œufs, de légumes, d’agneau, de fruits, de maïs, de tabac, de soja, de végétal de pépinière et de fleurs. Place du tourisme L’Ontario est une grande destination touristique au pays, tout comme le Québec et la Colombie- Britannique. Voici quelques statistiques inté- ressantes : „ w L’emploi dans les secteurs associés au tourisme a augmenté de 2,1 % au cours de l’année 2017. L’emploi dans l’industrie des services de voyage a augmenté, celui lié à la restauration est demeuré inchangé, tandis que le nombre d’emplois dans la vente au détail, le transport, le logement, les arts, le divertissement et les loisirs a diminué. „ w De janvier à novembre 2017, le taux d’occupation des hôtels était de 70,7 %, soit 1,6 point de pourcentage de plus qu’en 2016. Durant cette même période, le tarif quotidien moyen d’un hôtel a augmenté de 6,4 % pour atteindre 155,65 CAN $.

„ w De janvier à novembre 2017, il y a eu plus de 12 millions de mouvements transfrontaliers des Etats-Unis vers l’Ontario, soit une hausse de 0,9 % par rapport à 2016. Au cours de cette même période, il y a eu en Ontario 2 681 085 entrées en provenance de l’étranger, soit une hausse de 6,9 % par rapport à 2016. Toujours de janvier à novembre 2017, les arrivées ont augmenté de la plupart des pays, notamment l’Inde (+ 31,3 %), la Corée du Sud (+ 24,4 %) et le Mexique (+ 71,6 %). (Source : ministère du Tourisme et de la Culture de l’Ontario, section Recherche touristique). Enjeux actuels Le temps où l’économie ontarienne reposait presque uniquement sur ses ressources agricoles et minières est bien révolu. La province, comme le reste du pays, évolue maintenant dans une économie qui privilégie l’innovation et la technologie. C’est ce que les dirigeants canadiens appellent le passage vers l’économie du savoir. La majorité des Canadiens travaillent dans des bureaux plutôt que sur des fermes ou dans des mines. En fait, 75 % de la population travaille dans l’industrie des services. Ce secteur génère les deux tiers du produit intérieur brut.

La province de l’Ontario est une véritable mosaïque culturelle et linguistique. On y retrouve des groupes ethniques qui parlent plus d’une centaine de langues et dialectes différents. La population ontarienne est plus diversifiée que celle du reste du Canada, et la ville de Toronto abrite plus de cultures différentes que sa voisine québécoise (Montréal). Un melting pot impressionnant qui semble vivre en harmonie. Les minorités visibles Selon la définition officielle au Canada, le terme de « minorité visible » s’applique aux personnes qui ne sont ni blanches, ni caucasiennes, ni aborigènes. Dans la région métropolitaine de Toronto, près de la moitié de la population se considère comme faisant partie d’une de ces minorités. Les minorités les plus importantes répertoriées sont les Sud-Asiatiques, les Chinois, les Noirs, les Philippins et les Latino-Américains. Les peuples autochtones Selon les données du ministère des Affaires autochtones de l’Ontario, 1,7 % de la population ontarienne est d’origine autochtone, soit environ 245 000 personnes d’ascendance amérindienne ou inuite enregistrées auprès du gouvernement (résidents et non-résidents). Ce groupe représente environ 15 % de la population autochtone du pays, soit la plus forte concentration au Canada. Les Autochtones sont composés des peuples des Premières Nations (Amérindiens), des Métis et des Inuits. Une journée leur est d’ailleurs dédiée d’un océan à l’autre : le 21 juin, Journée nationale des Autochtones. Les Autochtones de l’Ontario sont répartis en sept nations : Algonquin, Cri, Delaware, Haudenosaunee, Odawa, Ojibway (Chippewa) et Potawatomi. Ces nations vivent dans plus de 200 réserves dispersées sur l’en- semble du territoire de l’Ontario. A noter qu’il n’y a pas d’Inuits sur le territoire de l’Ontario. Les Amérindiens On réduit trop souvent l’histoire de ce qu’on appelle le Nouveau Monde à celle de sa colonisation par l’Ancien Monde, épisode récent au regard à la longue présence de l’homme sur le continent. Les premiers occupants de l’Amérique furent les Amérindiens qui, venus d’Asie en franchissant le détroit de Béring par vagues successives, ont fait preuve d’une certaine ingéniosité pour subsister dans un environnement souvent hostile. Aujourd’hui, le Canada compte un peu plus d’un million d’Amérindiens, de Métis et d’Inuits divisés en différentes nations dispersées sur l’immensité du territoire.

„ w Les Amérindiens aujourd’hui. Le lien des Amérindiens avec la nature est très étroit. Il ne se borne pas à l’exploitation pure et simple de cette dernière. Il s’agit au contraire de l’utilisation intelligente d’un potentiel limité de ressources écologiques. Que reste-t-il de ce mode de vie après l’arrivée des Européens ? C’est lentement que l’influence européenne a eu des répercussions, si bien que certaines nations comme les Cris ont pu préserver jusqu’à maintenant une partie de leur culture. Le christianisme a cherché à en éliminer tout ce qui lui faisait concurrence, à commencer par la religion et la mythologie. Les missionnaires, qui ont toujours un certain pouvoir auprès des Autochtones, ne sont pas étrangers à leur sédentarisation, datant parfois d’il y a moins de cinquante ans. La création des réserves et des pensionnats, sans oublier les adoptions forcées, est une page sombre de l’histoire de l’Ontario et du pays tout entier. Un génocide culturel, un déracinement sans précédent. Une importante page d’histoire est omise dans le système d’éducation canadien...Toutefois, certaines nations continuent de faire de longs séjours dans la nature et d’y mener des activités de chasse, de pêche et de cueillette qui restent essentielles. De nombreux Amérindiens ont surtout su garder une réelle connaissance d’un milieu difficile auquel ils se sont adaptés de manière spécifique, tout en le transmettant à la jeune génération. Population et langues © STÉPHAN SZEREMETA Chinatown de Toronto.

POPULATION ET LANGUES 45 DÉCOUVERTE „ w Un statut à part. Le clivage perdure entre les Amérindiens et les Blancs, accentué par une méconnaissance réciproque. Les Amérindiens ont un statut fiscal privilégié et bénéficient de certains avantages particuliers, notamment un statut dérogatoire pour la chasse et la pêche. Mais lorsqu’on prend le temps de lire la Loi sur les Indiens, on découvre que la vie sous un statut d’amérindien est loin d’être rose. Une vie au crochet de l’Etat où le décrochage scolaire, l’alcoolisme et la violence font tristement partie de la routine quotidienne. Une vie où pendant des siècles, on a tenté de faire disparaître toute trace de culture, langue et coutumes chez les peuples autochtones. Certaines réserves ont toutefois connu un sort plus enviable en développant de meilleurs services sociaux et une offre culturelle et touris- tique de qualité.

„ w La question amérindienne au Canada. Le Canada actuel s’efforce, plus que par le passé, de se préoccuper de ses minorités, surtout depuis l’arrivée au pouvoir de Justin Trudeau. À savoir qu’une Commission de vérité et réconciliation s’est conclue en mai 2015 au sujet des pensionnats autochtones, et que le gouvernement entend bien effectuer la mise en œuvre des recommandations de la Commission. Après des années de pression auprès de l’ancien gouvernement Harper, demandes qui n’ont essuyé que des refus de sa part, une enquête nationale sur les quelque 1 200 femmes et filles autochtones disparues ou assassinées est finalement en cours. Autre bon coup du gouvernement Trudeau : il appuie désormais sans restriction la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de l’ONU, abandonnant ainsi la position d’objecteur permanent qu’il maintenait jusqu’alors. Bonus : des promesses électorales concernant l’injection massive de fonds pour l’éducation et la santé, des crédits pour les communautés faisant la promotion de leur langue et de leur culture, l’accès à l’eau potable dans toutes les communautés, la révision, l’abrogation et l’amendement de toute loi en vigueur qui ne respecte pas les droits des Autochtones ou qui a été adoptée sans véritable consultation, etc. En bref, depuis que les Autochtones commencent à s’unir, leurs revendications politiques sont de plus en plus écoutées. Et avec la collaboration qui s’installe entre le gouvernement de Justin Trudeau et les Premières Nations, Métis et Inuits du pays, on peut s’attendre à une nouvelle ère de relations entre ces « clans » que l’histoire a trop longtemps divisés.

„ w Tourisme autochtone. A la fin des années 1980, certaines nations ont commencé à accueillir des touristes sur leurs territoires, dans le but de leur faire connaître leur environnement, leur habitat et leur culture. Le créneau touristique s’est développé à un point tel que plusieurs associations et organismes ont vu le jour pour chapeauter un réseau offrant divers services allant de l’hébergement aux activités traditionnelles. Une belle manière de vivre le « vrai » Canada ! Pour plus d’info sur le tourisme autochtone en Ontario : www.mtc.gov.

on.ca/fr/aboriginal/aboriginal_tourism.shtml Langues Selon les données de Statistique Canada lors du dernier recensement en 2016, l’anglais est parlé par plus de 12 millions de personnes et le français par plus de 500 000 personnes. Près de 1,4 million de personnes parlent les deux langues officielles, tandis que plus de 3,3 millions parlent une autre langue. D’autres langues sont également beaucoup parlées dans les foyers ontariens, comme l’italien, le cantonais, l’espa- gnol, le pendjabi, le tagalog (filipino), le portugais, l’arabe, l’allemand et l’ourdou. © TOURISME OTTAWA Danse amérindienne à Ottawa.

Vie sociale Le mode de vie en Ontario présente de nombreuses similitudes avec celui des autres pays occidentaux. Il en va de même pour la vie sociale (éducation, travail/retraite, famille, habitat, hobbies) qui s’apparente à celle que l’on retrouve en Europe de l’Ouest, à quelques exceptions près (notamment les couvertures sociales !). Nous avons donc décidé de ne pas trop nous attarder sur le sujet. Voici toutefois quelques faits intéressants : Démographie L’âge médian des Ontariennes et Ontariens est d’environ 40 ans. Il y a environ cinq millions de foyers en Ontario avec une population d’un peu plus de 13 750 000 habitants, soit près de 40 % de la population canadienne. L’espérance de vie y est de 80,2 ans pour les hommes et de 84,3 ans pour les femmes. La croissance annuelle moyenne est d’environ 1 %. Éducation Excepté pour les écoles privées, fréquentées par une minorité de Canadiens, l’instruction est gratuite pour l’école primaire et secondaire, de façon générale, jusqu’à l’âge de 17 ans. Ensuite, les élèves ou leurs parents doivent subvenir aux frais qui varient selon le programme d’étude et le type d’établissement scolaire. C’est le collège en Ontario qui fait le pont entre l’école secon- daire et l’université. Cette période dure norma- lement 2 ou 3 ans, mais parce que les étudiants sont libres de faire leurs horaires elle peut se prolonger sur plusieurs années. Le phénomène de décrochage ou d’abandon scolaire n’est pas indépendant du fait que plusieurs étudiants doivent payer eux-mêmes leurs études post- secondaires. Chez certains étudiants qui doivent travailler tout en poursuivant leurs études, l’argent gagné facilement au travail peut leur paraître plus gratifiant qu’un diplôme universitaire. Le coût des études universitaires varie selon les provinces ; en Ontario un étudiant paye en moyenne 7 000 CAN $ de frais de scolarité par an (deux semestres). Ce montant reste toutefois inférieur à celui des universités américaines. Emploi Selon le Bulletin sur le marché du travail en date de décembre 2017, la population active en Ontario se composait de 7 511 900 personnes. C’est ainsi que 64,8 % de la population en âge de travailler en Ontario étaient soit employés soit à la recherche d’un emploi de façon active. Ce pourcentage est également connu sous le nom de taux d’activité. Toujours en décembre 2017, 7 034 300 personnes exerçaient un emploi en Ontario, pour un taux d’emploi de 60,8 %. Santé En Ontario, c’est le régime d’assurance-santé qui vise à maintenir et à améliorer la santé de la population en assurant à tous la possibilité d’être soignés gratuitement (au moyen de différentes Mode de vie © NEIL ROBERTSON Intérieur de la Basilique-Cathédrale Notre-Dame d’Ottawa.

MODE DE VIE 47 DÉCOUVERTE taxes et impôts) en facilitant l’accès à tous aux soins de santé. La carte Santé (l’équivalent de la carte Vitale) permet d’avoir accès à ces soins. Toutefois, tout n’est pas couvert (dentiste par exemple) et une assurance médicale privée ou collective (pour les travailleurs) s’avère fort utile. Il existe également un régime public d’assurance médicaments auquel cotisent les citoyens afin d’obtenir un remboursement partiel sur les prescriptions (non applicable à ceux ayant une assurance privée). L’Ontario est donc beaucoup plus près du système français que de celui de son voisin américain. Retraite Au Canada, si on veut une retraite la plus confor- table possible, mieux vaut ne pas se fier à la pension de retraite du gouvernement. Même si les Canadiens y cotisent toute leur vie active, les prestations versées dès l’âge de 65 ans sont minimes. Il faut donc cotiser à des fonds de pension privés, à des fonds communs de placement, ou encore au Régime enregistré d’épargne-retraite (REER) qui est un outil financier visant à faire croître un actif financier à l’abri de l’impôt, et ce jusqu’au moment de la retraite. Mœurs et faits de société Tout comme pour la vie sociale, les mœurs et faits de société en Ontario sont très semblables à ceux d’Europe de l’Ouest (sexualité, relations hommes/femmes, place de la femme, droits de l’homme, etc.). Quelques faits à noter : Mariage Le gouvernement canadien a redéfini la notion de famille pendant le dernier mandat du Premier ministre Jean Chrétien. En 2000, se fondant sur la Charte des droits et des libertés canadiennes, le Parlement étendait les obligations des couples et les avantages dont ils peuvent bénéficier à tous les couples, y compris ceux de même sexe. Cette ouverture d’esprit s’est confirmée en juin 2003 lorsque le gouvernement fédéral a légiféré sur le mariage des couples de même sexe. Ce geste a provoqué de vives réactions venant de Rome, entre autres, par la voix d’un communiqué émis par le pape lui-même, sans toutefois trouver d’écho dans l’administra- tion canadienne. En résumé, les concubins, de même sexe ou non, ont les mêmes droits que les époux mariés. Une grande majorité d’entre eux vivent donc en union libre (union de fait). Toutefois, l’institution du mariage est en baisse Homosexualité Le Canada est l’un des rares pays au monde à permettre le mariage entre conjoints de même sexe. Toronto compte un village gay reconnu (Church-Wellesley) ainsi qu’Ottawa (rue Bank et ses environs). On trouve également plusieurs établissements en région pour la communauté LGBTTQ. À noter que l’un des deux T veut dire Two-Spirit, un terme spécifique aux Amérindiens de l’Amérique du Nord. Cette bispiritualité se décline sous quatre genres : hommes masculins, femmes féminines, hommes féminins et femmes masculines. Dans ces deux derniers cas, les bispirituels exécutent des travaux et portent des vêtements associés à la fois aux femmes et aux hommes. Ils peuvent également tenir un rôle spécifique au sein de leur nation, tel que la transmission de l’histoire orale ou encore l’orga- nisation des mariages. Toutefois, la bispiritualité n’implique pas nécessairementl’homosexualité. Religion La province de l’Ontario, tout comme le reste du pays, n’a pas de religion officielle et prône le pluralisme religieux, même si l’influence du christianisme est notable dans certains domaines, particulièrement dans l’organisation des jours fériés. Toutefois le Canada reconnaît l’existence de Dieu, comme le montrent les références faites dans le préambule de la Constitution et dans l’hymne national, et cela dans les versions française et anglaise. Avant l’arrivée des premiers colons français au XVIe siècle, différentes communautés amérindiennes qui peuplaient déjà le territoire pratiquent leur propre spiritualité. Puis, le catho- licisme s’installe pendant de longues années, comme le protestantisme avec l’immigration britannique vers la fin du XVIIIe siècle. A partir des années 1960, on parle d’ouverture et de pluralisme. L’immigration contribue à diversi- fier le paysage religieux : islam, hindouisme, judaïsme, sikhisme, bouddhisme… Par contre, encore aujourd’hui, l’église protestante est la plus grande dénomination religieuse en Ontario, suivie de l’église catholique (romaine). Il est à noter que la religion s’immisce moins dans la vie politique que chez son voisin frontalier (Etats- Unis), même si des sujets tels que l’avortement, l’union libre ou le mariage homosexuel restent hautement tabous dans certaines régions, une tendance néanmoinsà la baisse.

Architecture L’architecture ontarienne a considérablement évolué du XVIIe siècle à nos jours – des habitations autochtones jusqu’aux constructions futuristes de l’architecte américano-ontarien Franck Gehry – qu’elle soit religieuse, domestique ou urbaine. „ w Architecture autochtone. Les peuples des Premières Nations produisent une architecture unique, tant temporaire que permanente. Dans la première catégorie, on retrouve des constructions éphémères telles que les igloos, les wigwams et les tipis. Ensuite figurent les maisons semi- souterraines et les maisons longues en bois (longhouses). Ces bâtiments sont non seulement ingénieux et originaux sur le plan technique, mais ils révèlent des systèmes de croyances culturelles profondément enracinées qui en font les dépositaires d’un sens religieux et spirituel riche. Bien entendu, l’architecture autochtone créée avant les premiers contacts avec les Européens changera à la suite de ces contacts. Toutefois, l’architecture indigène contemporaine se pratique toujours, et elle englobe les formes et les matériaux traditionnels et contemporains. Un bel exemple est le Manitoulin Hotel & Conference Centre sur l’île Manitoulin. „ w L’influence anglaise. Après la conquête anglaise, l’influence de l’Angleterre se fait prépondérante et va progressivement modifier le paysage architectural de l’Ontario. Le modèle est désormais la maison anglo-saxonne, à cheminées massives et toit à quatre pentes peu inclinées. Les rives du Saint-Laurent deviennent les lieux de villégiature d’une bourgeoisie aisée. Les demeures de Kingston et d’Ottawa sont, à ce titre, représentatives de l’architecture du début du XVIIIe siècle. Très prisé des Anglais, le style palladien, emprunté à Palladio, architecte italien du XVIe siècle, domine l’architecture des villes canadiennes pendant le premier quart du XIXe siècle : inspiré du modèle antique, il affectionne frontons, pilastres, colonnes doriques ou ioniques et corniches moulurées. Arts et culture © VALÉRIE FORTIER Bâtiment patrimonial au centre-ville de Kingston.

Parce que vous êtes unique... ... vous rêviez d’un guide sur mesure monguidesurmesure www.mypetitfute.com ARTS ET CULTURE 49 DÉCOUVERTE Le patrimoine architectural canadien, établi au courant du XIXe siècle, constitue toujours le reflet des styles en vogue en Grande-Bretagne à cette époque. Ainsi, le Parlement du Canada et de nombreuses universités construites à cette époque (Toronto, Hamilton) sont d’inspiration néogothique, et cela, dans l’ensemble du pays. „ w Courants modernes et postmodernisme. L’architecture métallique qui triomphe aux Etats-Unis avec l’école de Chicago (début du XIXe siècle) conquiert à son tour l’Ontario, plus particulièrement Toronto, annonçant l’ère des gratte-ciel et des ascenseurs. Lui succède le style Art déco dans les années 1930, avec des édifices tels le Commerce Court North dans le quartier financier de Toronto (1931). Après la Seconde Guerre mondiale, le Style international s’impose jusque dans les années 1970. Une des réalisations de premier plan durant cette période est sans conteste le Toronto-Dominion Centre (ou TD Centre) conçu par l’architecte Ludwig Mies van der Rohe au début des années 1960. C’est en plein à ce moment que survient le boom des buildings à travers tout le pays, mais aussi celui des banlieues dont la ville de Don Mills au nord de Toronto, première communauté construite selon le modernisme rigide. Puis vient le brutalisme, issu du modernisme et qui rassemble toutes les constructions dures et imposantes en béton, généralement des édifices institutionnels, scolaires, commerciaux et résidentiels. Un bel exemple est la Tour CN, réalisée entre 1973 et 1976 par l’architecte brutaliste australien John Andrews. A la même époque, on réhabilite des quartiers et édifices patrimoniaux comme ce fut le cas avec le Queen’s Quay Terminal, un ancien entrepôt situé sur les rives du lac Ontario à Toronto. Dans les années 1980, le courant postmoderniste domine le paysage, mouvement qui déclinera au début des années 2000. C’est alors que l’architecture se diversifie et voit de superbes réalisations comme le Royal Ontario Museum de Daniel Libeskind, le Sharp Centre for Design de l’Ecole d’art et de design de l’Ontario, par l’architecte Will Alsop, sans oublier le projet de rénovation et d’agrandissement de l’Art Gallery of Ontario par Frank Gehry, l’architecte vedette né à Toronto. Architecture : Toronto, la ville horizontale Les premiers édifices construits par les colons en 1793 autour de Fort York, sur les rives du lac Ontario, étaient des bâtisses de bois à l’architecture rudimentaire censées les protéger des rigueurs du climat. Plus tard vinrent les églises et les maisons de style géorgien. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, durant le règne de la reine Victoria, les habitants les plus riches lui préférèrent le style gothique ou le style roman des villas italiennes. C’est aussi à cette époque qu’apparurent les premières maisons « Bay & Gable », propres à Toronto. Il s’agissait de maisons comportant deux logements jumelés, avec une baie vitrée en façade et un pignon très pointu de style victorien, sans oublier la petite pelouse devant. Nombreuses sont aujourd’hui les habitations de Toronto qui s’inspirent encore de ce style. A partir de 1834, il fut décidé que les immeubles seraient dorénavant construits en brique. C’est certainement ce qui épargna à la ville une plus vaste destruction lors des grands incendies de 1849 et de 1904. Au début du XXe siècle furent bâtis les premiers grands édifices publics dignes de la grande ville que devenait Toronto, tels que le Old City Hall, le Royal Ontario Museum et la gare de Union Station. Dessinés par E.-J. Lennox, l’architecte de la ville, selon le Edwardian style de la Belle Epoque, ces immeubles faisaient partie d’un vaste projet d’urbanisme, appelé « City Beautiful », qui imaginait de larges avenues partant en étoile de Downtown. En fait, de ce projet, seule University Avenue a vu le jour, en raison de la Grande Dépression. C’est aussi à partir de 1905 que s’élevèrent les premiers gratte-ciel, aspirant à la fonctionnalité, mais sans la démesure de leurs homologues new-yorkais. Parmi les édifices plus récents, notons ceux signés Moriyama & Teshima. Elégants, dynamiques, imprévisibles, dessinés pour être au service et à la dimension de l’homme, ils abritent entre autres le Bata Shoe Museum, le Ontario Science Centre et la Metro Toronto Reference Library. Mais Toronto est resté une ville « horizontale », qui s’est davantage développée en surface qu’en hauteur, hormis pour le cœur du centre-ville et le Harbourfront, ce qui en fait une ville agréable à vivre malgré ses allures et sa culture de grande métropole américaine.

ARTS ET CULTURE 50 Artisanat Les traditions ontariennes sont celles d’un peuple soumis aux influences anglaises et françaises et confronté à un climat rude aux hivers intermi- nables. Aujourd’hui, le paysage ontarien a conservé cette empreinte et l’artisanat est demeuré très vivace. C’est celui, entre autres, d’une société rurale qui privilégie le travail du bois et la ferron- nerie pour créer des objets utilitaires : ustensiles de cuisine, moules de bois pour le sucre d’érable (feuilles ou cœurs), girouettes, meubles. Dès les débuts de la colonisation, la nécessité de se protéger des grands froids de l’hiver a contribué au développement du tissage et de la broderie, pour la confection de couvre-lits en patchwork (assem- blage de bouts de tissu de diverses couleurs), de châles, d’écharpes de laine, de mitaines (gants), de tuques (bonnets) et de chaussons. De nos jours, la création de bijoux modernes a pris le relais de cet artisanat traditionnel.

„ w Artisanat traditionnel amérindien. Les peuples nomades de langue algonquienne, qui vivent dans la forêt boréale, s’étaient spécialisés dans le travail des perles d’os, de pierre, de coquillages ou de graines, ainsi que dans la broderie au poil d’orignal et de caribou ou aux piquants de porcs-épics. Autrefois, ils s’échangeaient des ceintures de wam-pum, ornées de perles de coquillages, pour conclure des traités ou lors des cérémonies de paix. Ils continuent à décorer leurs vestes et leurs mocassins, en peau de caribou ou d’orignal, de motifs perlés et à fabriquer des objets usuels en écorce de bouleau, décorés de motifs géométriques incisés et peints où domine la couleur rouge. Les femmes huronnes, sédentarisées depuis toujours, consacrent beaucoup de temps à la confection des broderies en poil d’orignal dont on peut admirer de superbes exemplaires, tandis que les hommes sculptent des masques en bois, confectionnent des raquettes à neige, des canots et de la corde. Les Mohawks créent des bijoux en argent ornés de perles et des sculptures traditionnelles en pierre. Quant aux nations du Grand Nord, elles ont développé un artisanat particulier fondé exclusivement sur le caribou, transformant les peaux, les bois, la corne et les os en vêtements, outils, bijoux et sculptures. Cinéma Toronto est la ville de l’ombre dans l’immense industrie cinématographique nord-américaine. De l’ombre, car nombreux sont les films a avoir emprunté son « décor classique », avec ses rues et parcs typiquement américains, afin de la faire passer pour d’autres grandes villes, telles New York ou Chicago. Ainsi, des films à succès comme Good Will Hunting, censé se dérouler dans une célèbre université de Boston, X-Men (premier opus) et même Chicago – pour n’en citer que quelques- uns – ont été tournés en partie dans la cité reine. Si son architecture attire, ce sont surtout des raisons économiques, les tournages coûtant bien moins cher au Canada, qui décident les producteurs américains à passer la frontière. La ville se voit ainsi souvent surnommée « Hollywood North ». „ w Jusqu’au milieu des années 1960, la production cinématographique canadienne est presque inexistante. Toutefois, six longs- métrages anglophones voient le jour pendant Que rapporter de son voyage ?

w w Sirop d’érable. Si vous n’avez pas pu vous procurer du sirop d’érable auprès d’un producteur, achetez-le en boîte de conserve ou en bouteille. Mais attention, prenez-le 100 % pur, de catégorie A, pour ne pas vous retrouver avec du « sirop de poteau ». w w Vin. On n’oubliera pas non plus d’emporter dans ses valises du vin de l’Ontario, notamment du vin de glace de la région de la péninsule de Niagara.

w w L’artisanat autochtone, très cher quand il est beau et authentique (recherchez le sceau), notamment les sculptures inuites. Vous pourrez vous y procurer mocassins, raquettes à neige, calumets, bijoux, peaux, boîtes en écorce de bouleau, etc. w w Maillots et casquettes des grandes équipes sportives ontariennes : Toronto Maple Leafs ou Ottawa Senators pour le hockey ; Toronto Raptors pour le basket ; Toronto Blue Jays pour le baseball ; Hamilton Tiger Cats, Toronto Argonauts ou Ottawa Redblacks pour le football canadien ; Toronto FC pour le soccer.

ARTS ET CULTURE 51 DÉCOUVERTE les années 1950. Parmi ceux-là, on compte la version d’Œdipe roi de Sophocle (Œdipus Rex, 1956) de Tyrone Guthrie, un des fondateurs du théâtre shakespearien de Stratford (Ontario). Un autre jeune Canadien, Sidney Furie, réalise deux excellents films, A Dangerous Age (1957) et A Cool Sound from Hell (1959), qui attirent l’attention des Britanniques. Face à l’indifférence des Canadiens envers ses films, Furie émigre définitivement en Grande-Bretagne. Le cas de Furie est un exemple typique de l’exode dans les années 1960 du talent canadien vers l’Europe. Dans les années 1960, grâce à un cinéaste et réalisateur originaire d’Ottawa, Crawley dit « Budge », le cinéma ontarien prend un nouveau tournant. Ses longs-métrages et films Amanita Pestilens (1963) et le récit d’un vaillant immigrant, The Luck of Ginger Coffey (1964) séduisent les Canadiens. Au début des années 1960, l’ONF se lance également dans la production de films. „ w En 1970, le Torontois Don Shebib avec son film En roulant ma boule (Goin’ Down the Road) contribue à l’essor du cinéma canadien-anglais en attirant les foules des quatre coins du pays. Dans cette lignée suivent de nombreux films, mais sans réel succès commercial. Des pressions sont exercées par les cinéastes et réalisateurs auprès des organismes subventionnaires afin qu’ils mettent en valeur les créations canadiennes et favorisent les partenariats entre le cinéma américain et canadien. Dans les années 1970, deux films de qualité symbolisent cette forme de partenariat et sont de véritables succès : L’Apprentissage de Duddy Kravitz (The Apprenticeship of Duddy Kravitz, 1974) et Les Mensonges que mon père me contait (Lies my Father told me, 1975). Toutefois, la grande majorité des films sortis durant ces années sont des films commerciaux à faible valeur ajoutée. „ w A partir de la fin des années 1970, un mouvement formé par de jeunes cinéastes défend l’idée d’un cinéma d’auteur. Débute alors une nouvelle génération de cinéastes et de producteurs talentueux dont le célèbre Phillip Borsos et son film The Grey Fox (1982). C’est aussi à cette période que de nouvelles politiques gouvernementales voient le jour et favorisent la production et la distribution cinématographique. C’est à Toronto que l’on retrouve les cinéastes canadien-anglais les plus connus, parmi lesquels il faut citer Atom Egoyan et David Cronenberg, qui séduit le public dès ses premiers films, Rage (Rabid, 1977), La Clinique de la terreur (The Brood, 1979) et Scanners (1980). „ w Pendant les années 1990 surgissent des réalisateurs qui reflètent la diversité ethnique de la province, dont Srinivas Krishna aves ses films Masala (1991) et Lulu (1996), et Deepa Mehta avec Sam and me (1990) et Fire (1996). C’est aussi durant les années 1990 que le cinéma homosexuel voit le jour. C’est ainsi que John Greyson se fait connaître aves ses longs-métrages The Making of Monsters (1991), Zero Patience (1993) et Lilies (1996, en VF Les Feluettes).

„ w En 2010 est inaugurée la Bell Lightbox, nouveau siège du prestigieux Festival international du film de Toronto (TIFF). Depuis l’édition de 2011, le festival se tient au centre- ville, dans les locaux de cette superbe tour de 45 étages. Nouveaux également, les Pinewood Toronto Studios, situés près du centre-ville, se positionnent comme le plus grand plateau de tournage d’Amérique du Nord. „ w Depuis quelques années, la scène cinématographique indépendante torontoise s’affirme plus dynamique que jamais. Le LIFT (Liaison of Independent Filmmakers of Toronto), fondé dans les années 1980, continue à soutenir un cinéma d’auteur que l’on peut apprécier dans plusieurs salles historiques du réseau indépendant de Toronto. The Royal Theater ou les projections « Camera » organisées tous les samedis par la Stephen Bulger Gallery font la part belle à un cinéma « New Wave ». Le prestigieux festival de films documentaires Hot Docs possède désormais sa propre salle de cinéma, Hot Docs Ted Rogers Cinema, où sont diffusés des documentaires canadiens et internationaux issus de sa programmation.Notons enfin que dans le domaine des séries télévisées, Toronto abrite le tournage de Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), l’adaptation du célèbre roman de l’Ontarienne Margaret Atwood dont la deuxième saison sort en 2018. La création de l’ONF En 1923, les studios d’Hollywood engloutissent complètement l’industrie du cinéma canadien. S’ensuit une période où les Américains dirigent, de la production jusqu’à la diffusion, tous les films tournés au Canada. Graduellement, avec un peu d’aide du gouvernement, l’industrie canadienne renaît, sans grand succès, en misant sur la production de documentaires. Les années 1930 sont marquées par une baisse de production à travers le pays. Cette situation poussera le gouvernement à créer l’Office national du film (ONF) en 1939. A partir de ce moment, l’histoire du film canadien est indissociable de l’ONF qui depuis ce temps produit et distribue des films et documentaires canadiens en français et en anglais.

ARTS ET CULTURE 52 Littérature Comme dans le cas de la peinture, les premiers écrivains et poètes ontariens étaient fascinés par cette nature canadienne sauvage et resplen- dissante. Les premiers livres ou recueils publiés faisaient l’éloge de cette nature et de la réalité géographique de l’époque. Ce mouvement litté- raire, que certains qualifient de réaliste, se penchait sur les préoccupations de la société de l’époque qui tournaient autour de l’occupation et la maîtrise de cet immense territoire qu’est le Canada. Au début du XXe siècle, des écrivains contestent la tutelle de la Grande-Bretagne sur la culture canadienne et travaillent sur la création d’un style nord-américain. Plusieurs auteurs contribuent à mieux définir l’écriture canadienne anglaise.

Quelques écrivains célèbres „ w William Kirby (1817-1906). Né à Kingston, il a été réputé pour son livre The Golden Dog, édité les deux premières fois en anglais et en français sans sa permission. Ce n’est qu’en 1896 qu’il publie enfin son livre, cette fois-là en s’assurant de conserver ses droits d’auteur. La plupart de ses œuvres sont à saveur historique. „ w Morley Callaghan (1903-1990). Journaliste au Toronto Star, il rencontra et fréquenta de grands auteurs dont Ernest Miller Hemingway, James Joyce et Francis Scott Fitzgerald. Ces grands écrivains ont vécu de nombreuses années à Paris à l’époque du Jazz Age. Callaghan écrira un beau roman d’amitié sur ces belles années passées à Paris. Ses nouvelles relatent les différents aspects de la vie canadienne en lien avec les grands thèmes de l’époque (la grande crise économique des années 1930, la religion, les clivages sociaux de l’après-guerre, etc.). „ w Pierre Berton (1920-2004) était un écrivain, un journaliste et un animateur de télévision canadien. Il a rédigé une quarantaine d’ouvrages. Reconnu comme un spécialiste de l’histoire du Canada, il a aussi reçu trois fois le prix littéraire du Gouverneur général.

„ w Alice Munro (1931), née à Wingham, Ontario, est une écrivaine canadienne de langue anglaise. Ses nouvelles, parfois liées entre elles et centrées autour de personnages féminins, se déroulent principalement en Ontario ou en Colombie- Britannique, des années 1940 à aujourd’hui. Récompensée à maintes reprises, dont trois prix du Gouverneur général et le Prix international Man Booker, elle a reçu le plus grand honneur possible, soit le Prix Nobel de littérature en 2013, faisant d’elle « la souveraine de l’art de la nouvelle contemporaine ».

„ w Margaret Atwood (1939). Margaret Eleanor « Peggy » Atwood est une romancière, poétesse et critique littéraire canadienne, née à Ottawa. Elle fait partie des écrivains canadiens les plus célèbres. Selon le quotidien Le Devoir (Québec), en 2017, son nom a été mentionné dans plus de 13 000 papiers publiés par la presse internationale. La romancière occupe le devant de la scène, notamment grâce à l’adaptation télévisuelle de son célèbre Handmaid’s Tale (La Servante écarlate), pour lequel elle avait obtenu en 1987 le prix Arthur C. Clark. Parmi ses nombreux prix et distinctions, Margaret Atwood avait obtenu le Booker Prize en 2000 pour son œuvre Le Tueur Aveugle, sans oublier sa décoration de l’Ordre du Canada en 1981. Son style, toutes œuvres confondues, brille dans l’art de la fiction dystopique et s’illustre dans de superbes romans d’anticipation. Son roman The Heart Goes Last vient d’être traduit en français sous le titre C’est le cœur qui lâche en dernier. Médias locaux Presse „ w L’Express est l’hebdomadaire canadien- français le plus important à l’extérieur du Québec. Il est disponible partout dans la grande région métropolitaine de Toronto, ainsi que dans tout le centre-sud de l’Ontario. Vous pouvez vous le procurer chez les marchands de journaux, mais aussi au coin de la rue, à l’intérieur de bornes métalliques, où vous devez déposer de la monnaie pour les obtenir (www.l-express.ca).

Dans les grandes villes comme Toronto et Ottawa, vous trouverez également des hebdo- madaires gratuits sur la vie culturelle et les sorties. Principaux médias écrits de l’Ontario : „ w The Globe and Mail. Quotidien de langue anglaise, basé à Toronto et publié dans tout le pays à raison de 2 millions d’exemplaires par semaine. Il est le second quotidien d’importance après le Toronto Star. Tout d’abord orienté vers le conservatisme et le monde des finances, il est dorénavant plus centriste et libéral (www. theglobeandmail.com).

ARTS ET CULTURE 53 DÉCOUVERTE „ w Toronto Sun. Quotidien canadien de langue anglaise publié à Toronto, écrit en format tabloïd. Ses positions éditoriales sont populistes et conservatrices (www.torontosun.com). „ w Toronto Star. Tout comme le Toronto Sun, le Star est publié dans la grande région de Toronto avec une large distribution dépassant 400 000 exemplaires par jour. Il couvre les nouvelles régionales et son axe éditorial est libéral (contrairement au Sun) : justice sociale, libertés civiles et individuelles, droits des travailleurs, engagement communautaire, etc. (www.thestar.com).

„ w NOW. Hebdomadaire gratuit disponible dans les cafés, bars et lieux publics, il contient toutes les informations utiles sur les sorties de la semaine : spectacles, « Open Mic », concerts, événements spéciaux, etc. Une bonne lecture pour prendre le pouls de la ville (www. nowtoronto.com). „ w Ottawa Citizen. Fondé en 1845, il est le principal quotidien anglophone de la région de la capitale nationale. Ses positions éditoriales ont toujours été influencées par les différents propriétaires, oscillant entre la gauche et la droite (www.ottawacitizen.com).

„ w The London Free Press. Quotidien de langue anglaise publié à London avec un tirage moyen de 75 000 exemplaires par jour. Il s’agit du plus grand journal du sud-ouest ontarien hors de Toronto (www.lfpress.com). Radio „ w Ici Radio-Canada Première. Intéressant, un monument incontournable des ondes canadiennes. Voir site Web pour la liste des fréquences. „ w CBC Radio 2 (FM 94,1), Toronto. Musique canadienne et internationale, principalement anglophone. Pour se tenir au courant des dernières tendances.

„ w CHOQ (FM 105,1), Toronto. La radio des francophones de la Ville Reine. „ w Kiss (FM 92,5), Toronto. La radio #1 des hits Top 40. „ w NRJ/Énergie (FM 104,1), Gatineau-Ottawa. Musiquecommerciale,animationethumour.Diffuse également dans plusieurs régions du Québec. „ w Majic 100 (FM 100,3), Ottawa. Station de musique « soft rock » qui diffuse les plus grands hits. „ w Virgin Radio 99,9 (FM 99,9), Toronto. Musique commerciale, une des stations les plus écoutées de la Ville Reine. Diffuse également à London (FM 97,5).

„ w Radios universitaires à programmation variée:CHRY(FM105,5–YorkUniversity,Toronto), CFRC (FM 101,9 – Queen’s University, Kingston) et CHUO (FM 89,1 - University of Ottawa, Ottawa). Télévision Le câble permet de visualiser des centaines de chaînes différentes, de jouer à des jeux à l’écran, de commander son menu de la soirée (émissions, films) ou de bénéficier de la télévi- sion dite interactive. On y retrouve les chaînes anglophone et francophone de Ici Radio-Canada/ CBC, des stations privées/publiques provenant du Canada et des Etats-Unis.

Chaînes d’intérêt sur place : „ w TFO, la télévision francophone de l’Ontario, diffuse principalement des émissions éducatives, culturelles et des documentaires. „ w Ici Radio-Canada, la télévision d’Etat, peut être captée partout au pays et elle est, dans bien des régions, la seule chaîne francophone. La version anglophone est CBC (Canadian Broadcasting Corporation). „ w CTV est probablement la chaîne anglophone généraliste la plus écoutée au pays. Elle présente bon nombre de séries américaines.

„ w TV5, disponible uniquement sur le câble, retransmet une partie des émissions françaises, belges et suisses. Les journaux de France 2 y sont retransmis. En Ontario, le plus souvent, c’est RFO qui prend la relève. Essex County Essex County est une bande dessinée magnifique, peignant avec mélancolie la vie de plusieurs générations d’une même famille tout au long du XXe siècle, écartelée entre les champs de céréales du comté d’Essex, à côté de Windsor, dans le sud-ouest de l’Ontario, et les matchs de hockey des Maple Leafs à Toronto.

Par un graphisme sobre et anguleux, des cadrages très cinématographiques et nombre de flash-back efficaces, l’auteur Jeff Lemire, natif de la région, sait retransmettre avec émotion l’ambiance de cette région du Canada, terre de hockey et de ruralité. w w Essex County, de Jeff Lemire, Futuropolis, 2010.

ARTS ET CULTURE 54 Musique La musique folklorique canadienne est riche et culturellement très diversifiée. Présente depuis l’arrivée des colons français et britanniques, cette musique traditionnelle a des origines françaises, anglaises, irlandaises et écos- saises. A l’ouest et au sud de l’Ontario sont encore chantées de nombreuses chansons folkloriques canadiennes-anglaises et balades américaines et anglaises dites broadsides. Dans le nord de la province, la population franco-ontarienne a gardé vivante la musique folklorique d’origine française. Enfin, dans l’est de la province, la présence de la musique gaélique et de chansons irlandaises remonte au milieu du XIXe siècle, et ces musiques sont encore aujourd’hui au cœur des festivités locales.

L’Ontario a produit un nombre considérable d’artistes qui ont connu une carrière fulgurante à l’international : Neil Young, né à Toronto, est une légende de la musique folk ; la chanteuse country Shania Twain est originaire de l’Ontario (Windsor) ; Bryan Adams, chanteur rock, vient de Kingston ; Avril Lavigne est née à Belleville et Justin Bieber vient de Stratford. L’Ontarienne Alanis Morissette s’est imposée sur le plan international avec une originalité et un son bien distinctif.

Sur une scène plus indépendante, citons Amanda Marshall, Jeff Healey, Ron Sexsmith, Hawksley Workman, et les groupes The Tragically Hip, The Band, Cowboy Junkies, Our Lady Peace, Broken Social Scene, Timber Timbre, Evening Hymns, The Wooden Sky, Great Lake Swimmers… Peinture et arts graphiques „ w Les premiers artistes ontariens voient le jour à la fin du XVIIIe siècle. Les clients étant principalement l’Eglise et la bourgeoisie, l’art est essentiellement à caractère religieux. Chaque village possédait son église qui faisait l’objet de grands efforts de décoration (sculptures, dorures, autels, retables, baldaquins, orfèvrerie) dans le style baroque.

„ w Au milieu du XIXe siècle, quelques artistes se différencient en dessinant des toiles qui décrivent l’immensité du territoire canadien. C’est le cas notamment de l’Irlandais Paul Kane (1810-1871), célèbre pour l’intérêt ethnologique de ses tableaux d’Amérindiens, ou encore de Cornélius Krieghoff (1815-1872), d’origine hollandaise, peintre de la vie quotidienne des nouveaux habitants du continent. „ w Au XXe siècle, l’influence de l’école de Paris continue de se faire sentir chez les peintres ontariens, notamment chez le célèbre James Wilson Morrice (1865-1924). C’est également au début de ce siècle qu’un grand peintre paysagiste se fait connaître et lance le début d’un art typiquement canadien : il s’agit de Tom Thomson (1877-1917). Il est le fondateur de l’un des groupes de peintres le plus marquant de l’Ontario et du Canada : le Groupe des Sept. Ce regroupement était constitué des peintres paysagistes suivants : J. E. H. Macdonald, Frank Johnston, Arthur Lismer, Frederick Varley, Franklin Carmichael, Lawren Harris, et le Montréalais A. Y. Jackson. „ w Avec la Première Guerre mondiale, des artistes délaissent la peinture des paysages pour s’attaquer à des thèmes plus sociaux. C’est le cas notamment des tableaux de Peraskeva Clark et de Carl Schaefer, sans oublier Alex Colville qui s’engage dans l’armée canadienne dans le cadre du programme d’« artiste de guerre ». Durant ses quatre années de service en Europe, il est l’un des artistes de guerre canadiens les plus © VALÉRIE FORTIER Fresque murale d’un théâtre sur Ryerson Avenue, Toronto.

ARTS ET CULTURE 55 DÉCOUVERTE célèbres. Il peint entre autres le débarquement à Juno Beach lors de l’Opération Neptune. Le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa lui a d’ailleurs consacré une superbe exposition en 2015. „ w Après la Seconde Guerre mondiale, la peinture est dominée par le groupe des automatistes (Riopelle), puis par celui des plasticiens qui lance le mouvement de l’art abstrait. Ce dernier prend son envol au Québec avec des peintres comme Riopelle et Borduas et attirera Lawren Harris et le Groupe des Onze (Painters Eleven, actifs entre 1954 et 1960). Nous ne pourrions passer sous silence un des membres éminents de ce groupe, John Hamilton Bush dit « Jack Bush », considéré comme un représentant canadien majeur de l’expressionnisme abstrait et du Colorfield Painting. Notons d’ailleurs qu’il a reçu la Bourse Guggenheim des arts pour les Etats-Unis et le Canada.

„ w En art contemporain, quelques artistes actuels à retenir : Mary Anne Barkhouse, Panya Clark Espinal, John Dickson, Soheila Esfahani, FASTWÜRMS, Martin Golland, Sherri Hay, Kelly Jazvac, Gareth Lichty, Gavin Lynch, Lisa Myers, David Ruben Piqtoukun, Su Rynard et TH&B. Ils ont d’ailleurs tous participé à l’exposition Nature humaine lors de l’événement Scène Ontario à Ottawa en 2015. Le thème faisait référence à l’observation de l’état du monde naturel et notre impact sur celui-ci en tant qu’innovateurs et exploiteurs, créateurs et destructeurs. Le Groupe des Sept et l’identité canadienne J.E.H. Macdonald et Tom Thomson, deux artistes ontariens originaires de Toronto qui travaillaient dans une boîte de publicité au début du XXe siècle, sont à l’origine d’un mouvement artistique qui allait donner un nouveau sens à l’identité canadienne. Ces deux collègues de travail n’avaient que faire de vanter les mérites d’une nouvelle marque de savon à vaisselle ou d’un réfrigérateur. Ils avaient plutôt l’intention de peindre le Canada, sa nature, son territoire et l’essence d’une identité affranchie du colonialisme. Graduellement, Thomson et Macdonald rencontrèrent Frank Jonhston, Arthur Lismer, Frederick Varley, Franklin Carmichael, Lawren Harris et le Montréalais A.Y. Jackson. A cette époque, la révolution industrielle permit aux habitants du Canada de découvrir leur pays, à bord du train ou de la voiture. L’esprit d’aventure et le désir commun d’exploration des huit artistes les amenèrent à la conquête des grands espaces afin de peindre la nature du Canada. Tom Thomson, celui qui était l’inspiration du groupe, se noya tragiquement en 1917, dans le parc Algonquin, un endroit qu’il adorait peindre. Cet événement survint trois ans avant la première exposition du Groupe des Sept. Après la Première Guerre mondiale, le sentiment d’unité et de fierté nationale qui régnait sur le pays permit de propulser le travail du Groupe des Sept au premier plan de l’art canadien. Leurs peintures devinrent une source d’inspiration à travers le pays car, à l’image du Canada qui se libérait du Commonwealth, leurs œuvres se libéraient du raffinement des courants artistiques européens au profit d’une quête d’espace et de nature à l’état sauvage, en somme une reconnaissance du territoire canadien. Avec Tom Thomson, Emily Carr et David Milne, ce sont les peintres les plus importants du début du XXe siècle. Ils ont influencé des artistes aussi divers que le peintre abstrait Jack Bush, le Groupe des Onze ou Peter Doig, artiste figuratif écossais contemporain, qui a vécu à Montréal. Un style pictural résolument moderne Inspiré par des endroits sauvages et reculés de l’Ontario, le Groupe des Sept peint des tableaux aux couleurs vives, aux formes simples mais dynamiques. Les immenses lacs et la dense forêt boréale se transfigurent sous le pinceau de Tom Thomson ou de Franklin Carmichael jusqu’à prendre une dimension spirituelle, voire transcendantale. Nourris d’une rage et d’un désir de transgresser l’art de l’époque, qu’ils jugent trop conformiste, les sept peintres s’affirment en simplifiant d’une manière radicale les couleurs et les formes, à l’image des célèbres paysages que le peintre Harris rapportera de son séjour sur les côtes sauvages au nord du lac Supérieur, en 1921. Comme les symbolistes et postimpressionnistes européens, tels Edvard Munch ou Paul Gauguin, dont le Groupe se rapproche, les peintres du Groupe des Sept remettent en cause l’imitation de la nature, en insistant davantage sur l’expression des émotions qu’elle leur inspire. Le musée McMichael à Kleinburg, près de Toronto, leur est dédié, tandis que l’AGO de Toronto consacre une belle place à leurs chefs-d’œuvre.

ARTS ET CULTURE 56 „ w Art contemporain amérindien. Les artistes amérindiens ont su renouveler l’art traditionnel en employant d’autres matériaux et de nouveaux procédés artistiques, tout en continuant à puiser leur inspiration dans leur patrimoine culturel, inventant un nouveau langage dans la traditions des chamans. On assiste aujourd’hui à l’émergence d’un art amérindien d’avant- garde. C’est le cas notamment de l’artiste Kent Monkman, né à St. Mary’s en Ontario. Bien connu pour ses représentations des Amérindiens dans l’art, il traite de la relation de pouvoir entre les communautés blanche et autochtone à travers les thèmes de la conquête, de la xénophobie et de l’homophobie. Il a aussi Christi Belcourt, artiste métis nommée lauréate de 2014 du Prix du Conseil des arts de l’Ontario pour les arts autochtones. On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections, notamment au Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, au Musée des beaux-arts de l’Ontario à Toronto, et au Musée des beaux-arts de Thunder Bay. Traditions Les diverses communautés autochtones se sont efforcées de mettre en valeur leur patrimoine culturel. Celui-ci est avant tout un patrimoine vivant détenu par les anciens, un héritage spirituel reposant sur le respect des coutumes ances- trales ainsi que des lieux sacrés ou profanes. Ces communautés ont créé des musées, des boutiques d’artisanat, des galeries d’art, des centres d’interprétation, des reconstitutions de villages traditionnels. Elles organisent aussi, en juillet et en août, une grande fête culturelle (ouverte au public) appelée « pow wow », consis- tant en mets traditionnels, folklore, chants au tambour, danses, musique, contes et légendes, rites et cérémonies, et diverses activités comme le montage d’une tente, l’allumage d’un feu, la préparation de la bannique, etc.

En Ontario, comme ailleurs au pays, c’est surtout dans les domaines de la musique, du spectacle, du théâtre, de la sculpture et de la peinture que l’expression artistique des Premières Nations connaît aujourd’hui une véritable explosion. © YUKIKO YAMANOTE – ICONOTEC Street art à Toronto.

DÉCOUVERTE Il y a une multitude d’événements et festivals en tous genres en Ontario. Parmi ceux-ci, on retrouve le Festival international du film de Toronto, le festival d’hiver de Niagara Falls (Winter festival of lights), le festival de théâtre Shaw de Niagara-on-the-Lake (Shaw Festival Theatre), le festival musical de Parry Sound (Festival of the Sound), le festival de jazz du comté de Prince Edward (Prince Edward County Jazz Festival), le Festival canadien des tulipes d’Ottawa, le festival de musique blues d’Ottawa (Bluesfest), et la liste est encore longue...

„ w Pour plus d’infos : www.festivalsandeventsontario.ca – www.ontariotravel.net/ind/play/festivals- events-and-live-music Janvier „ „ NIAGARA ICEWINE FESTIVAL Divers endroits dans la région de Niagara ST. CATHARINES & +1 905 688 0212 www.niagarawinefestival.com Trois week-ends durant la deuxième quinzaine de janvier. Si vous êtes de passage dans la péninsule durant le mois de janvier, ne manquez pas cette manifestation : l’une des plus prestigieuses de la scène viticole au Canada, mettant en vedette des vins de glace de renommée internationale. Le passeport découverte vous permettra de profiter de huit expériences de dégustation accords mets et vins. Si vous venez à une autre période, consultez quand même le site Web, de nombreux événements se tenant tout au long de l’année.

„ „ WINTERLICIOUS Divers endroits à Toronto TORONTO www.toronto.ca/winterlicious wintersummerlicious@toronto.ca Fin janvier à début février. Événement estival en juillet : Summerlicious. En janvier, Toronto remédie à la mélancolie en prenant des airs de fête gourmande. Ce festival se consacre aux arts de la table avec des événements culinaires mémorables. Plus de 200 restaurants, parmi les meilleurs de la ville Reine, élaborent des menus conçus spécia- lement pour célébrer les couleurs de l’hiver. Février „ „ BAL DE NEIGE / WINTERLUDE Parc Jacques-Cartier Rue Laurier GATINEAU www.baldeneige.gc.ca Début à mi-février. Accès gratuit à la plupart des activités.

L’événement hivernal à ne pas manquer, se déroulant dans le Vieux-Hull (Gatineau) et à Ottawa. Activités extérieures, spectacles, sculp- tures de glace et bien plus encore. Profitez-en pour aller patiner sur le canal Rideau, la plus longue patinoire naturelle au monde ! „ w Autre adresse : à Ottawa : parc de la Confédération et patinoire du Canal Rideau. „ „ KINGSTON FEB FEST Divers endroits à Kingston KINGSTON www.downtownkingston.ca/enjoy info@downtownkingston.ca En février. La plupart des activités sont gratuites. Une patinoire extérieure est installée au Springer Market Square (derrière l’hôtel de ville) et une foule d’événements s’y déroulent tels des matchs de hockey, du patin libre et du patin artistique.

Également au menu des festivités : baignade nordique dans le lac, sculptures de glace, spec- tacles musicaux et DJ, des parties de hockey au Rogers K-Rock Centre, des spéciaux dans les restaurants. „ „ RHUBARB FESTIVAL Buddies in Bad Times Theatre 12 Alexander Street TORONTO & +1 416 975 8555 www.buddiesinbadtimes.com shawn@buddiesinbadtimes.com Deuxième quinzaine de février. Voir site Web pour la programmation et les billets. Véritable incubateur des arts de la scène de la culture queer canadienne, le Rhubarb Festival présente une programmation auda- cieuse dans les domaines du théâtre, de la danse, de la musique et des performances artistiques. Un lieu où artistes et public se rencontrent dans une vision d’expérimentation avec une programmation qui se renouvelle chaque soir. A voir !

Festivités

FESTIVITÉS 58 „ „ WINTER CRAFT BEER FESTIVAL Roundhouse Park TORONTO www.craftbeerfest.ca Vers la mi-février. Alors que l’hiver bat son plein, pas question de rester enfermé à la maison. Une petite virée au festival de bières artisanales s’impose ! Une trentaine de microbrasseries ontariennes vous donnent rendez-vous à l’extérieur, au parc Roundhouse, juste à côté du Rogers Centre. Une dizaine de kiosques gourmands sont également de la partie. Bonus : si vous avez un habit d’hiver kitsch sous la main, portez-le car plusieurs prix seront décernés dans le cadre d’un concours. Et si vous faites partie des 500 premiers visiteurs à passer la porte, vous repartirez avec un bonnet à l’effigie du festival ! Mars „ „ MAPLE SYRUP FESTIVAL Bronte Creek Provincial Park OAKVILLE & +1 905 827 6911 www.brontecreek.org bcppfriends@gmail.com Tous les week-ends de mars et durant la semaine relâche scolaire (March Break). Prix du festival inclus dans les frais de stationnement : 17 CAN $ pour une voiture, par jour. Produits à déguster sur place : de 4 à 30 CAN $ (pour des plateaux à partager).

Au cœur du parc provincial de Bronte Creek, juste au nord de Burlington, se tient le tradi- tionnel festival du sirop d’érable. Cet événement fréquenté assidûment par les familles permet de se familiariser avec la récolte de ce liquide si cher aux Canadiens. Un tour historique guidé vous permettra d’apprendre toutes les tech- niques utilisées depuis les années 1890. La visite se termine à Spruce Lane Farm avec une dégustation d’une gourmandise à l’érable. Avril „ „ SHAW FESTIVAL Divers endroits dans la région NIAGARA-ON-THE-LAKE & +1 905 468 2172 / +1 800 511 7429 www.shawfest.com Représentations et événements d’avril à fin octobre. Prix des billets : 25 à 150 CAN $. Forfaits disponibles.

Evénement théâtral parmi les plus renommés du Canada, le festival Shaw attire annuellement plus de 350 000 spectateurs à Niagara-on- the-Lake. Présentées par l’une des troupes de répertoire les plus prestigieuses des Amériques, les pièces de George Bernard Shaw et de ses contemporains (Brecht, Tchekhov, Coward, Ibsen, Wilde, pour n’en nommer que quelques- uns) sont à l’affiche pendant le festival. On y constate à quel point l’humour, la satire, le paradoxe et la fantaisie d’alors demeurent d’actualité. Un événement incontournable de très, très haut calibre.

„ „ STRATFORD FESTIVAL Festival Theatre 55 Queen Street STRATFORD & +1 519 273 1600 / +1 800 567 1600 www.stratfordfestival.ca Mi-avril à début novembre. Forfaits disponibles. Service de navette avec Toronto (29 CAN $ l’aller-retour). Depuis 1953, ce festival consacré à Shakespeare et au théâtre ravit les foules. Aujourd’hui, plus d’un demi-million de spectateurs assistent au festival de Stratford tous les ans. Un incontour- nable pour les amateurs du style !

„ w Autres adresses : Avon Theatre, 99 Downie Street • Studio Theatre, 34 George Street East • Tom Patterson Theatre, 111 Lakeside Drive Mai „ „ BARRIE WATERFRONT FESTIVAL Heritage Park BARRIE www.barriewaterfront.ca info@barriewaterfront.ca Fin mai. Gratuit. Le Waterfont Festival souligne le début de l’été avec une foule d’activités pour toute la famille : spectacles musicaux en plein air, amuseurs publics et artistes de rue, zone de jeux pour enfants et manèges, marché de rue et food trucks, etc.

„ „ FESTIVAL CANADIEN DES TULIPES Divers endroits à Ottawa OTTAWA & +1 800 668 8547 www.tulipfestival.ca info@tulipfestival.ca En mai. Certaines activités gratuites, d’autres payantes. Le festival canadien des tulipes d’Ottawa, devenu le plus important festival des tulipes du monde, est né sous la forme d’un cadeau offert par la princesse Juliana des Pays-Bas en 1945 sous le signe de l’amitié internationale. Depuis, chaque printemps, plus d’un million de belles tulipes sont exposées au public avec au programme des spectacles et de l’anima-

FESTIVITÉS 59 DÉCOUVERTE tion pour toute la famille. A ne pas manquer : le Pavillon international avec artisanat, plats typiques et spectacles de musique et de danse traditionnelles. „ „ LONDON FRINGE FESTIVAL Divers endroits au centre-ville LONDON & +1 519 434 0606 www.londonfringe.ca Fin mai à début juin. Programmation à l’année également. Billets à l’unité et différents pass disponibles pour le festival. A noter que plusieurs festivals fringe se tiennent en Ontario en été (Guelph, Hamilton, North Bay, Ottawa, Toronto et Windsor).

Pendant une douzaine de jours, vivez au rythme des arts. Le théâtre, les arts visuels, le cinéma et l’art oratoire (spoken word) sont au rendez-vous. Au total, plus de 40 compagnies théâtrales cana- diennes, mais aussi internationales, présentent des productions dignes des applaudissements des visiteurs. „ „ SALON DU LIVRE DE HEARST Université de Hearst 60 9th Street HEARST & +1 705 372 1781 www.salondulivredehearst.com lina_payeur@uhearst.ca Mi-mai. Droit d’entrée : 2 CAN $ par personne par jour, gratuit pour les enfants. Certains événements spéciaux payants. Il ne faudrait surtout pas passer outre le Salon du livre de Hearst, qui se tient tous les deux ans. Un régal pour les lecteurs, jeunes ou insatiables. On attend toujours avec impatience le spectacle de clôture. Prochaine édition : mai 2019. Juin „ „ BARRIE JAZZ AND BLUES FESTIVAL Divers endroits à Barrie BARRIE www.barriejazzbluesfest.com Enjuin.Certainsspectaclesgratuits,d’autrespayants. Depuis une vingtaine d’années, cet événement annuel présente d’excellents spectacles de musique jazz et blues et leurs déclinaisons, notamment au village urbain (hip-hop, funk…). Le site extérieur se trouve à Heritage Park, mais des spectacles ont lieu un peu partout dans la région. „ „ BLYTH FESTIVAL Blyth Memorial Hall 431 Queen Street STRATFORD & +1 519 523 9300 / +1 877 862 5984 www.blythfestival.com Juin à mi-septembre. Billet à l’unité et différents types de pass disponibles.

Festival s’étirant sur un peu plus de deux mois et qui célèbre la grande qualité et la diversité du théâtre canadien. „ „ CARROUSEL OF THE NATIONS Au centre-ville et dans la grande région de Windsor WINDSOR & +1 519 255 1127 www.carrouselofnations.ca Deux week-ends en juin. Billets en vente pour le site Carrousel by the river ; accès gratuit aux différents villages de Carrousel around the city. Depuis plus d’une quarantaine d’années, ce festival présente la diversité culturelle de Windsor avec au menu des spectacles musicaux, un grand bazar, des « villages » de plusieurs pays, des dégusta- tions, des activités pour enfants et plus encore. © NEIL ROBERTSON Festival canadien des tulipes.

FESTIVITÉS 60 „ „ FESTIVAL FRANCO-ONTARIEN Parc Major’s Hill OTTAWA & +1 613 321 0102 www.ffo.ca info@ffo.ca Vers la mi-juin. Tarif journalier et passeport 3 jours disponibles. Gratuit pour les moins de 12 ans. Comme son nom l’indique, c’est le festival des francophones. Des artistes du monde entier pour des spectacles 100 % en langue française. Plusieurs autres activités parallèles. „ „ LUMINATO FESTIVAL Divers endroits à Toronto TORONTO & +1 416 368 3100 www.luminatofestival.com info@luminato.com En juin. Certains événements gratuits, d’autres payants.

Le Luminato Festival promeut la diversité et la créativité des arts de la scène. Du théâtre aux arts visuels, en passant par la danse et la musique, de nombreux événements ont lieu un peu partout dans la ville. Mettant l’accent sur la découverte d’artistes canadiens, la manifes- tation est aussi plébiscitée par de nombreux artistes internationaux. Voici le moment de l’année où élargir son horizon créatif. „ „ NIAGARA HOMEGROWN WINE FESTIVAL Divers endroits dans la région de Niagara ST. CATHARINES & +1 905 688 0212 www.niagarawinefestival.com Vers la mi-juin. Informez-vous sur le passeport découverte.

Question de célébrer le début de l’été et les nouveaux grands crus, la région est l’hôtesse de cet événement regroupant d’excellents vins et des expériences culinaires mettant en valeur le terroir de Niagara. „ „ NORTH BY NORTHEAST FESTIVALS & CONFERENCE (NXNE) Divers endroits à Toronto TORONTO & +1 416 863 6963 www.nxne.com info@nxne.com En juin. Différents types de pass disponibles. Site extérieur gratuit pendant quelques jours au Yonge-Dundas Square.

Festival regroupant musique, cinéma, comédie et art visuel indépendants parmi les plus attendus au pays. La programma- tion comprend également un volet sur les arts numériques et les jeux vidéo. Réputé dans le milieu de la musique, artistes et professionnels de l’industrie s’y retrouvent chaque année. Certainement l’un des événements les plus cools de Toronto. „ „ OTTAWA BEER FEST Lansdowne Park Aberdeen Pavilion OTTAWA & +1 877 722 4140 www.ottawabeerfest.com philip@kcevents.ca Vers la mi-juin. Billets 1 jour et pass festival disponibles.

Bel événement festif dédié principalement à la bière artisanale, mais aussi aux vins, cidres et produits gourmands, pour la plupart issus de l’Ontario. Une quarantaine de microbrasse- ries s’y donne rendez-vous chaque année afin de vous faire découvrir de délicieuses bières locales. Plusieurs activités viennent compléter la programmation comme les séminaires de brassage ou encore les spectacles musicaux. Cheers !

„ „ PRIDE TORONTO Divers endroits à Toronto TORONTO & +1 416 927 7433 www.pridetoronto.com office@pridetoronto.com En juin. Certaines activités gratuites, d’autres payantes. Les festivités de la Gay Pride débutent en juin avec le Pride Month, suivi du Pride Toronto Festival avec bon nombre d’activités et d’évé- nements organisés principalement dans le Village (Church-Wellesley Village), mais aussi au centre-ville et dans d’autres quartiers. Le tout culmine avec le défilé de la Gay Pride, un événement haut en couleur qui célébre la fierté et la diversité. A voir !

„ „ SOUND OF MUSIC FESTIVAL Divers endroits à Burlington BURLINGTON & +1 905 333 6364 www.soundofmusic.ca info@soundofmusic.ca Vers la mi-juin. Gratuit mais certains événements spéciaux sont payants. Les spectacles se succèdent et font vibrer le centre-ville de Burlington et les rives du lac. Tous les styles musicaux y sont représentés : un panaché exceptionnel et gratuit. Plusieurs autres activités sont organisées en marge du festival, dont certaines à destination spéciale des enfants. Bref, il y en a pour tous les goûts.

FESTIVITÉS 61 DÉCOUVERTE „ „ TORONTO JAZZ FESTIVAL Divers endroits à Toronto TORONTO & +1 416 928 2033 www.torontojazz.com Fin juin à début juillet. Certains spectacles gratuits, d’autres payants. Pass 3 ou 5 spectacles disponibles. Le jazz dans toutes ses déclinaisons investit pas moins de 50 lieux différents : parcs, théâtres, églises, restaurants, bars, sans oublier un site extérieur gratuit au Nathan Phillips Square. Les plus grandes célébrités du jazz font le dépla- cement, tout comme environ 2 000 musiciens chaque année. Un évènement majeur, dans une ambiance festive très appréciée des Torontois et des visiteurs.

„ „ WESTFEST Tom Brown Arena & Park OTTAWA www.westfest.ca – info@westfest.ca Début juin. Gratuit. Grande fête de rue fort sympa où les arts mutli- disciplinaires tiennent la vedette : musique, danse contemporaine, art visuel et média- tique, spoken word, poésie, etc. On y retrouve aussi de l’animation et des artistes de rue, un pavillon autochtone, une zone pour enfants et des kiosques d’artisans. Une belle célébration de l’art et de la culture canadiens.

Juillet „ „ COLLINGWOOD ELVIS FESTIVAL Divers endroits à Collingwood COLLINGWOOD & +1 705 444 2500 www.collingwoodelvisfestival.com tickets@collingwoodelvisfestival.com Fin juillet. Billets à l’unité et différents pass disponibles. Une célébration de la vie et de la musique du King. Simplement irrésistible, tout comme l’était Elvis. Pratiquez votre déhanchement, sortez vos costumes scintillants et fredonnez Blue Suede Shoes ! „ „ FESTIVAL OF THE SOUND Charles W. Stockey Centre for the Performing Arts 2 Bay Street PARRY SOUND & +1 866 364 0061 www.festivalofthesound.ca info@festivalofthesound.ca Mi-juillet à mi-août. Quelques événements gratuits, la majorité payants. Billets à l’unité, pass et forfaits disponibles.

Le Festival of the Sound est reconnu comme l’un des plus innovateurs et dynamiques en son genre au pays. S’échelonnant sur trois semaines dès la mi-juillet, cette fête de la musique classique s’est vu décerner la prestigieuse médaille des Arts du lieutenant-gouverneur. Intercalez entre les concerts l’une ou l’autre des nombreuses activités organisées : une croisière à bord du Island Queen ou du M.V. Chippewa, des classes de maître, des lectures, etc. „ „ FESTIVAL WESTERN OPTIMISTE DE WENDOVER Centre communautaire Lucien-Delorme 5000 du Centre Avenue WENDOVER & +1 613 219 9730 www.festivalwesternwendover.ca info@festivalwesternwendover.ca Vers la mi-juillet. Tarif journalier : 15 à 25 CAN $. Laissez-passer 4 jours disponible (inclut le camping sur le site). Certaines activités (pour les jeunes) gratuites.

Le Festival Western de Wendover attire des centaines de camping-cars pendant toute la durée de l’événement, sans compter les festi- valiers qui se greffent le week-end venu. Un bel esprit de fête règne alors que la programma- tion comprend des spectacles musicaux, une parade de chars allégoriques et de chevaux, une messe western, des repas de groupe, une foire artisanale et plus encore. „ „ FÊTE DU CANADA DANS LA CAPITALE Divers endroits à Ottawa-Gatineau OTTAWA & +1 819 997 0055 / +1 866 811 0055 canada.ca/fete-du-canada Le 1er juillet. Gratuit. La région de la capitale nationale célèbre en grande pompe l’anniversaire de la Confédération canadienne. Une foule d’activités pour toute la famille, dont l’incontournable grand spectacle et les feux d’artifice sur la colline du Parlement. „ „ HUNTSVILLE FESTIVAL OF THE ARTS HUNTSVILLE & +1 705 789 4975 / +1 800 663 2787 www.huntsvillefestival.on.ca info@huntsvillefestival.on.ca Principalement en juillet et août, plus une programmation à l’année. Tarifs variables selon l’événement ou le spectacle. Chaque année, ce festival rassemble les meilleurs artistes dans les domaines de la musique, de la danse et du théâtre. Deux autres petits événements en font partie : Huntsville Jazz Festival et Fringe Festival (théâtre). La plupart des spectacles ont lieu au Algonquin Theatre.

FESTIVITÉS 62 „ „ KINCARDINE SCOTTISH FESTIVAL & HIGHLAND GAMES Victoria Park KINCARDINE & +1 519 396 9300 & +1 888 232 7952 www.kincardinescottishfestival.ca Dé but juillet. Billet à la journée et pass 3 jours disponibles. Un petit air d’Ecosse s’empare de la charmante ville de Kincardine l’instant d’un week-end. Compétitions et fanfares de cornemuses, spectacles de musique celtique, dégustation de plats traditionnels et de scotchs, cours de fiddle (violon) et de gaélique, jeux des Highlands et autres activités des plus typiques sont notamment au programme.

„ „ KINGSTON BUSKERS RENDEZVOUS Divers endroits à Kingston KINGSTON & +1 613 542 8677 www.downtownkingston.ca/enjoy info@downtownkingston.ca Début juillet. Gratuit mais les dons sont encouragés pour chaque représentation des artistes de rue. Jongleurs, acrobates, danseurs, chanteurs, musiciens, comédiens et magiciens vous donnent rendez-vous pour cet événement haut en couleur consacré aux arts de la rue. „ „ OTTAWA BLUESFEST LeBreton Flats OTTAWA & +1 613 247 1188 & +1 866 258 3748 www.ottawabluesfest.ca info@ottawabluesfest.ca Début à mi-juillet. Evénement payant. L’événement estival à ne pas manquer avec une programmation du tonnerre. The Roots, Wu-Tang Clan, Ben Harper, Steve Miller Band, The Black Keys, Peter Frampton, Jane’s Addiction, Femi Kuti, The Cat Empire, The Tragically Hip et Björk ont entre autres foulé les planches du festival lors des dernières éditions. „ „ SUNFEST Victoria Park LONDON & +1 519 672 1522 www.sunfest.on.ca info@sunfest.on.ca Début juillet. Entrée libre (série annuelle payante).

Le Sunfest jouit d’une réputation internatio- nale grâce à ses spectacles de danse et de musique du monde, son jazz canadien, ses démonstrations artisanales et ses dégustations gastronomiques. „ „ TORONTO CARIBBEAN CARNIVAL Divers endroits dans la grande région de Toronto TORONTO & +1 416 391 5608 www.carnival.to info@torontocaribbeancarnival.com Début juillet à mi-août. Plusieurs événements gratuits, d’autres payants. Haute en couleur, cette manifestation porte bien son nom. C’est la magie du Sud qui envahit Toronto : musique, danses, rythmes et délices culinaires viennent enfiévrer les rues de la ville. A voir et à vivre : son énorme et très coloré défilé de 3,5 km sur Lakeshore Boulevard. Mémorable !

Août „ „ CANADIAN NATIONAL EXHIBITION Exhibition Place 210 Princes’ Boulevard TORONTO & +1 416 263 3330 www.theex.com – info@theex.com Mi-août à début septembre. Billets en admission générale 19 CAN $, senior et 5-13 ans : 16 CAN $, famille 59 CAN $. Tarifs réduits en prévente. Autres tarifs pour les manèges. Cette grande exposition tient à la fois de la Foire de Paris, du Salon de l’agriculture et de la foire du Trône. D’innombrables activités y sont offertes ainsi que des spectacles musicaux et événements spéciaux. „ „ CORK KINGSTON Portsmouth Olympic Harbour 53 Yonge Street KINGSTON & +1 613 545 1322 www.cork.org – sail@cork.org En août et septembre. Au port olympique de Portsmouth, on célèbre la voile en grande pompe avec des championnats et régates de toutes sortes. L’événement se termine par une régate d’automne.

„ „ GLENGARRY HIGHLAND GAMES 34 Fair Street MAXVILLE & +1 613 527 2876 / +1 888 298 1666 www.glengarryhighlandgames.com Début août (parfois fin juillet). Admission : 25 CAN $ par jour (paiement comptant seulement) ; moins de 12 ans : gratuit. Forfaits disponibles. Informez-vous sur la prévente. Stationnement gratuit. Camping sur place. Inaugurés en 1948, les jeux de Glengarry sont de calibre international. Le petit village de Maxville, tout à fait particulier, à l’âme très écossaise, se transforme en un bourg très

FESTIVITÉS 63 DÉCOUVERTE compétitif où des géants, colossaux lanceurs de lourds cabers (poteaux), côtoient d’agiles danseurs aux jambes rapides comme l’éclair. Le tout se passe dans un stade bâti à la fin du XIXe siècle. C’est à couper le souffle ! Des dizaines d’orchestres s’affrontent dans l’espoir de remporter les championnats nord-américains de cornemuse. Sous l’ambiance envoûtante de la musique celtique, des troupes s’efforcent de gagner une coupe super-convoitée. Partout où le scotch et les tartans sont appréciés, on rêve de ces trophées ! Eblouissant !

„ „ HOUSE OF PAINT Divers endroits à Ottawa OTTAWA www.houseofpaint.ca Fin août. Certains événements gratuits, d’autres payants. Programmation à l’année également (voir site Web). « Peace, Love and Unity », voici le slogan de ce festival incontournable de la scène hip-hop d’Ottawa. Depuis près d’une quinzaine d’années, House of Paint célèbre le meilleur de la culture urbaine canadienne : DJ, graffiti, breakdance, concerts, il y en a pour tous les goûts. Si vous êtes un néophyte de la culture hip-hop, voici une occasion en or de découvrir de grands artistes. De nombreux événements sont gratuits, alors pourquoi s’en priver ?

„ „ PETERBOROUGH MUSICFEST Del Crary Park PETERBOROUGH www.ptbomusicfest.ca info@ptbomusicfest.ca Concerts gratuits, tous les mercredis et samedis, de fin juin à fin août. Le festival de musique de Peterborough a réussi à se tailler une belle place parmi la liste des meilleurs festivals de la province. Durant tout l’été, sur les bords de la rivière Otanabee, de nombreux concerts entièrement gratuits ont lieu. Une super idée de sortie par une belle soirée d’été ! „ „ PRINCE EDWARD COUNTY JAZZ FESTIVAL The Regent Theatre 224 Main Street PICTON & +1 613 476 8416 / +1 877 411 4761 www.pecjazz.org info@pecjazz.org Vers la mi-août. Billets : environ 40 CAN $ par spectacle. Certains spectacles gratuits. En août, rendez-vous avec le jazz dans la merveilleuse région de la baie de Quinte. Les principaux concerts ont lieu dans une salle patrimoniale de Picton : le Regent Theatre. Autres lieux de spectacles : vignobles, auberges, églises... Venez voir des artistes renommés tout en dégustant des vins savoureux et en goûtant aux délices de la route des saveurs du comté. „ „ ROGERS CUP Rexall Centre, York University 1 Shoreham Drive TORONTO & +1 877 283 6647 www.rogerscup.com Début à mi-août. Tournoi de tennis qui réunit les meilleurs joueurs au monde sur le circuit professionnel de l’ATP World Tour et de la WTA. Les championnats masculin et féminin sont présentés en alternance avec Montréal.

Septembre „ „ CANADIAN BIG BAND CELEBRATION Port Elgin et Southampton PORT ELGIN & +1 519 832 2332 / +1 800 387 3456 www.canadianbigband.ca Vers début septembre. Billet à l’unité : 15 à 40 CAN $ ; 100 CAN $ pour le pass week-end. Revivez l’âge d’or de la musique au Canada au rythme des grands orchestres populaires ainsi que du jazz pendant la célébration du Big Band canadien. „ „ CITY FOLK FESTIVAL Lansdowne Park OTTAWA & +1 613 230 8234 www.cityfolkfestival.com Vers la mi-septembre. Pass 1 jour et passeport festival disponibles. Les spectacles de la série Marvest sont pour la plupart gratuits.

Installé au parc Lansdowne depuis 2015, ce festival est le rendez-vous des grands noms de la musique folk. S’y déroule en parallèle le Marvest, le volet off du City Folk Festival qui se tient dans le pavillon Aberdeen, où la relève locale rayonne. Une quinzaine de microbrasse- ries régionales sont également présentes au Marvest, ainsi que des producteurs et artisans en tous genres. „ „ JFL42 TORONTO www.jfl42.com Fin septembre. Billets à l’unité et différents forfaits disponibles.

Petit frère du réputé festival Juste pour Rire de Montréal, le JFL42 fait vibrer la Ville Reine pendant une dizaine de jours avec des humo- ristes de renom et d’autres de la relève. De quoi bien rigoler, pour peu qu’on comprenne la langue de Shakespeare.

FESTIVITÉS 64 „ „ NIAGARA GRAPE & WINE FESTIVAL Divers endroits dans la région de Niagara ST. CATHARINES & +1 905 688 0212 www.niagarawinefestival.com Mi à fin septembre. Informez-vous sur le passeport découverte. Ce festival est une véritable invitation à la gourmandise. Vous y dégusterez des vins excep- tionnels et découvrirez la finesse de la cuisine locale. Le mois de septembre est idéal pour cette expérience gustative, le tout jumelé à une programmation musicale hors pair.

„ „ NUIT BLANCHE TORONTO Divers endroits à Toronto TORONTO www.nbto.com nuitblancheTO@toronto.ca Fin septembre. Évènement gratuit, du coucher au lever du soleil. Une partie du réseau de la TTC et GO (transports en commun) reste ouverte toute la nuit. Une nuit blanche consacrée à l’art contemporain avec des dizaines de projets et événements gratuits répartis dans différents quartiers de la ville. L’occasion de voir des projets indépen- dants sous un angle unique. Prévoyez donc une petite sieste en après-midi avant d’entamer votre circuit !

„ „ THE WORD ON THE STREET Harbourfront Centre TORONTO & +1 416 504 7241 www.thewordonthestreet.ca toronto@thewordonthestreet.ca Fin septembre. Gratuit. Festival littéraire international pour les amoureux de la lecture. De nombreuses activités en tout genre sont organisées et une programmation spéciale est prévue pour divertir les enfants. Ce festival a aussi lieu dans d’autres villes canadiennes : Lethbridge, Saskatoon et Halifax. „ „ TORONTO INTERNATIONAL FILM FESTIVAL Billetterie 225 King Street West TORONTO & +1 416 599 8433 / +1 888 599 8433 www.tiff.net customerrelations@tiff.net En septembre. Plusieurs salles au centre-ville de Toronto.

Tous les ans, les grandes vedettes du cinéma viennent présenter leurs nouveaux chefs- d’œuvre au Festival international du film de Toronto, une manifestation des plus attendues dans l’industrie et le circuit des compétitions du 7e art. Il règne au centre-ville de Toronto une ambiance digne d’Hollywood. „ w Autre adresse : Billetterie du TIFF Bell Lightbox au Reitman Square, 350 King Street West Octobre „ „ CASK DAYS Holcim Gallery & Koerner Gardens @ Evergreen Brick Works 550 Bayview Avenue TORONTO www.caskdays.com info@caskdays.com Troisième week-end d’octobre. Différents types de billets et forfaits offerts.

Fondé par le défunt Bar Volo de Toronto, et organisé dans un lieu au look plutôt industriel, ce festival unique en son genre au pays rassemble plus de 150 microbrasseries venues présenter plus de 300 bières servies en cask. « Cask ale » ou « real ale » désigne une bière tirée selon la méthode traditionnelle de service, soit avec une pompe à bière manuelle ou par simple gravité à partir du fût placé sur des supports (stillage). Cette bière n’est ni filtrée ni pasteurisée, et son taux de carbonatation est faible, si bien que la mousse ne tient guère.

„ „ KITCHENER-WATERLOO OKTOBERFEST Divers endroits dans la région de Kitchener- Waterloo KITCHENER-WATERLOO & +1 519 570 4267 / +1 888 294 4267 www.oktoberfest.ca info@oktoberfest.ca Début à mi-octobre. Certains événements gratuits, d’autres payants. En l’espace de quelques secondes, vous serez plongé au cœur de l’Allemagne dans ce festival bavarois parmi les plus importants du pays. Bières, saucisses, costumes et musiques tradi- tionnels sont au rendez-vous. Un pur moment de joie et de bonheur !

„ „ NIAGARA FALLS INTERNATIONAL MARATHON Niagara Parkway NIAGARA FALLS & +1 905 356 9460 www.niagarafallsmarathon.com info@niagarafallsmarathon.com Vers la mi-octobre. Marathon du circuit international se déroulant de Buffalo, aux Etats-Unis, à Niagara Falls en passant par Fort Erie.

FESTIVITÉS 65 DÉCOUVERTE „ „ NORFOLK COUNTY FAIR AND HORSE SHOW 172 South Drive SIMCOE & +1 519 426 7280 www.norfolkcountyfair.com ncf@norfolkcountyfair.com Début octobre. Admission générale 1 jour : 10 à 13 CAN $, 7 jours : 48 CAN $. Pass pour les manèges 1 jour (achat en prévente seulement) : 28 CAN $. Stationnement : 28 CAN $ pour la semaine. Evénement qui rassemble des milliers d’ama- teurs d’équitation et de chevaux depuis plus de 175 ans. La foire expose également des produits agricoles de la région ainsi que de l’artisanat, et des activités variées sont offertes pour petits et grands.

Novembre „ „ WINTER FESTIVAL OF LIGHTS Divers endroits à Niagara Falls NIAGARA FALLS & +1 905 374 1616 / +1 800 563 2557 www.wfol.com info@wfol.com Mi-novembre à fin janvier. Certains événements gratuits, d’autres payants. Si vous désirez vous mettre dans l’ambiance du temps des Fêtes, c’est ici qu’il faut être : illumination de la ville avec plus de 3 millions d’ampoules, feux d’artifice au-dessus des chutes, spectacle son et lumière impressionnant, et bien plus. Le Nouvel An y est célébré de façon magistrale et accueille de nombreux touristes chaque année. A noter que le festival des vins de glace de la région de Niagara se déroule au même moment. Une pierre, deux coups ! Décembre „ „ NEW YEAR’S EVE AT NATHAN PHILLIPS SQUARE Nathan Philips Square TORONTO www.toronto.ca 311@toronto.ca Le 31 décembre de 20h à 1h. Gratuit. Si les bars et clubs attirent les foules pour le Nouvel An, la partie en plein air du Nathan Phillips Square attire plus de 50 000 personnes chaque année. On fait fi de la température et on vient festoyer au son des DJ’s, faire un peu de patin à glace sur la patinoire du square, mais surtout, admirer les feux d’artifice sur le coup de minuit. Une fringale ? Plusieurs food trucks se donnent rendez-vous sur le site. © CANADIAN TOURISM COMMISSION Feux d’artifice pour la fête nationale du Canada.

La cuisine canadienne est un mélange des traditions culinaires d’origines française et anglaise. En Ontario, selon la région que vous choisirez de visiter, vous sentirez tantôt les notes françaises, tantôt les saveurs britanniques. Les villes, notamment Toronto, étant avant tout une mosaïque de cultures, toutes les cuisines sont accessibles. Etant donné le climat rigoureux de l’hiver, les plats sont souvent consistants et se font à base de viande et de légumes. Dans certaines régions du pays, et notamment en Ontario, l’abondance des lacs et rivières, ainsi que des forêts, font du gibier et des poissons d’eau douce des mets de choix. Les fruits abondent particulièrement dans la péninsule de Niagara et ils se savourent sous toutes leurs formes, comme les fameux gâteaux à base de pommes et de pêches, les desserts favoris de la province ! Produits caractéristiques Mets populaires „ w La poutine : frites garnies de fromage en grains, le tout nappé d’une sauce gravy (poutine régulière) ou de sauce tomate à la viande (poutine italienne). Bien connue au Québec, elle s’est répandue dans pratiquement toutes les moyennes et grandes villes d’Ontario. A savoir qu’au cours des dernières années, la poutine est revisitée avec des déclinaisons parfois surprenantes : au foie gras, à la dinde et pois, au jambon et ananas… „ w Le smoked meat est une viande de bœuf fumée sur du pain de seigle (ou en sandwich), accompagnée de cornichons à l’aneth. On peut la demander maigre, mi-maigre ou grasse.

„ w Les sous-marins sont de gros sandwichs bien garnis. „ w Les hot dogs se mangent sur le pouce dans le centre-ville de Toronto et d’Ottawa. Très bon marché, ils sont appréciés tant des citadins que des touristes. Plats traditionnels Ils remontent à l’époque des premiers colons et font désormais partie du folklore.On les consomme essentiellement sur les tables familiales lors des réunions de famille et dans certains restaurants spécialisés dans la cuisine traditionnelle. Ce sont toujours des plats caloriques :soupe de gourganes (grosses fèves – broad beans soup),crêtons (terrine de porc haché ressemblant aux rillettes – cretons), fèves aux lard (baked beans),canard au sirop d’érable (roast duck with maple syrup),gibelotte de lapin au cidre (rabbit fricassee in cider), cipaille (sipaille, cipâte – cipaille), pâté de viande aux pommes de terre (meat pie with potatoes ou tourtiere).

Cuisine ontarienne Nourriture de bois, tradition amérindienne L’art de cuisiner sur un feu de bois fait partie des traditions amérindiennes. Les Autochtones font la distinction entre la nourriture de bois qui est à la base de leur régime alimentaire traditionnel et celle des Blancs, achetée au supermarché. La nourriture de bois se compose essentiellement de produits frais tirés de leur environnement. Selon la saison ou le lieu, il s’agit de saumon, phoque, caribou, orignal, porc-épic, ours, et de baies (framboises, bleuets, atocas…). Ces mets sont servis rôtis, bouillis ou cuits, accompagnés de thé et de la fameuse bannique amérindienne, sorte de pain ayant la consistance d’un gâteau. Traditionnellement, la nourriture, qui était considérée comme un cadeau offert par l’esprit des animaux, revêtait un caractère sacré. Aussi les repas étaient-ils accompagnés de rituels, de chants et de battements de tambour. Ils se terminaient par une danse d’action de grâce appelée makoucham. Aujourd’hui, il est possible au visiteur de déguster la nourriture de bois assis, dans une tente, sur un matelas de sapinage. Par ailleurs, de plus en plus de restaurants proposent à leur menu des mets autochtones.

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