Véronique Laury

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NR. 80 APRIL - MEI 2014 6€ Bureaux de depôt Gand X - P2A9155 K O R T R I J K X P O 2 0 - 2 2 / 0 9 / 2 0 1 5 www.diy-home-garden.be Y14 AD BLOKJE publimat tweetalig.indd 1 22/08/14 09:24 NR. 87 JUIN - JUILLET - AOÛT 2015 6€ Maxeda réorganise sa direction RAPPORT 3rd Global DIY Summit 2015 & Store Tour à Londres Cela bouge chez Maxeda DIY Group, le propriétaire néerlandais des chaînes de bricolage Brico, Brico Plan-It, For- mido et Praxis. Pas de négociations de reprise concrètes cette fois, mais bien une solide réorganisation en interne. GARDEN WILDLIFE CARE lance Lire p. 9 Scotts kader rob.indd 2 30/06/15 16 LE NOUVEAU CONCEPT DRIVE-IN DE MAKRO 6 En visite chez Brico City à Knokke Véronique Laury The Iron Lady of DIY 10 12 18 Reginald de Woot & Serge Lenoir nous présentent le nouveau Mr. Bricolage à Dinant 16 Toutes les fonctions importantes au sein de l’entreprise ont ainsi été regroupées dans l’équipe de direction de Maxeda DIY Group, nous a fait savoir par e-mail David Howes Smith, collaborateur Corporate Communications. “En outre, les équipes d’achat aux Pays-Bas et en Belgique vont collaborer de façon plus étroite afin de concentrer toutes les connaissances et aptitudes en matière d’achats. Cette équipe sera dirigée par un Group Assortment Di- rector, Berend van Wel, qui est actif depuis déjà plusieurs années chez Maxeda DIY Group où il a exercé diverses fonctions commer- ciales. Dans sa nouvelle fonction, il fera directement rapport de ses activités à Roel van Neerbos. L’é- quipe sera active tant en Belgique qu’aux Pays-Bas pour Brico, Bri- co Plan-It et Praxis.” En d’autres termes, la réorganisation interne ne concerne pas Formido, qui est également une enseigne de Maxeda DIY Group. La nouvelle structure organisationnelle aura non seulement pour conséquen- ce que de nombreuses person- nes vont changer de position mais, d’après les rumeurs, elle devrait aussi entraîner la perte de quelques emplois.

20 JOURNAL BIMESTRIEL DU BRICOLAGE, DE LA QUINCAILLERIE, DU BOIS, DES MATERIAUX DE CONSTRUCTION & JARDINIERIES PARAIT 6X PAR AN: FEV. - AVRIL - JUIN - SEPT. - OCT. - DEC. © Bert Hoogeland © Bert Hoogeland

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2 Le salon professionnel du bricolage,home improvement et jardinage. 2 0 -2 2 / 0 9 / 2 0 1 5 K O R T R I J K X P O Inscrivez-vous GRATUITEMENT comme détaillant sur www.diy-home-garden.be - 150 exposants - Démonstration & séminaires - Concours de nouveautés - Restauration gratuite

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3 “Comment vendre de chouettes articles de jardin aux gens qui ne possèdent pas de jardin?” Moins de plantes, plus de déco Par rapport à 2013, on a vendu l’an dernier moins de plantes vertes (-1,1%) et plus de décorations. Les abris de jardin se portent bien (+2,7%), les barbecues aussi (+1,1%). La fréquence des achats est stable, mais les gens dépensent davantage de petits montants. Les véritables “investissements” (plus de 500 euros) régressent. En général, on trouve le jardin de plus en plus important, mais le groupe qui passe énormément de temps au jardin se réduit, notamment chez les jeunes. “Dans le segment des jeunes, le secteur du jardin est en fait en concurrence avec les loisirs: le sport, la culture, les médias sociaux, etc. Lutter contre cette tendance, tel est l’avenir.” Les achats en ligne La destination numéro un pour les achats reste la jardinerie (65,2% des interlocuteurs y vont toujours ou souvent) avec le magasin de bricolage en seconde position (45,9%). Les achats en ligne poursuivent leur progression: depuis 2013, le nombre d’acheteurs en ligne a augmenté de moitié pour atteindre 33,0% (seulement 5,7% procèdent toujours ou sou- vent à des achats en ligne). “Ne paniquez pas, mais je m’attends à ce que la prochai- ne fois, dans deux ans, 60% des gens aient procédé à des achats en ligne. Nous nous dirigeons vers 20% du chiffre d’affaires to- tal.” Il est cependant clair que le potentiel des ventes en ligne pour les plantes vertes est très limité. “L’aspect tactile reste ici très important: on veut voir, toucher et sentir les plantes.” Ce sont surtout les ‘pure players’ qui sont gagnants; ceux qui possèdent les deux canaux affichent une relativement fai- ble progression en ligne. “Il faut investir dans la technologie. Il importe également d’avoir un large assortiment.” L’écologie comme moteur Ce ne sont pas les jeunes qui achètent en Etude de marché. COMEOS GARDEN & E-COMMERCE STUDY Le Belge dépense en moyenne pas moins de 685 euros par an pour son jardin. A quoi précisément? La réponse nous a été donnée par Dirk Van der Veken lors de sa présentation de la Comeos Gar- den Study 2015.

ligne, mais bien les “heavy users”. Et pour les jardins, ce sont les 36-55 ans, dont la moitié achète déjà en ligne. Vu les engagements financiers de cette catégorie (hypothèques), ils sont sensibles au prix et aux promotions, ce qui nécessite un marketing proactif. L’étu- de révèle un chiffre remarquable: on trouve le jardinage de plus en plus important (une augmentation de 62% en 2011 à 80% au- jourd’hui). Les potagers sont en effet de nou- veau à la mode... Les sondés indiquent dès lors vouloir consacrer davantage de temps au jardin, jardiner plus et utiliser des produits plus écologiques. “Le moteur n’est autre que l’écologie, c’est à ce niveau qu’il est possible de faire la différence.” Urbanisation et vieillissement Terminons par un avertissement. Le nombre de Belges ayant accès à leur propre jardin est encore et toujours très élevé, mais bais- se tout de même: de 94% en 2011 à 91% aujourd’hui. Une tendance qui se poursui- vra, vu l’urbanisation et le vieillissement de la population. “Les jeunes et les seniors op- tent plutôt pour des appartements. Mais les jeunes, surtout, investissent par contre bel et bien dans des jardins d’intérieur, dans les décorations de terrasse...” A côté de cela, il faut aussi mentionner les phénomènes de jardins populaires, de co-housing, de co-jar- dinage, etc. “Il est possible de faire de belles choses dans ce domaine. Les gens veulent volontiers des éléments distincts, comme des légumes anciens, des variétés dispar- ues. Ils veulent se différencier des autres. Il incombe au secteur de chercher des soluti- ons dans ce domaine, comme la sensation de nature dans la maison.” Ou par souci de clarté: “le défi est le suivant: comment vend- re de chouettes articles de jardin aux gens qui ne possèdent pas de jardin?” Dépenses moyennes (par an) 1. Arbres, plantes, bruissons:135 euros 2. Terreau et engrais: 113 euros 3. Décorations: 98 euros 4. Mobilier de jardin: 89 euros 5. Outillage à main: 80 euros 6. Techniques de l’eau: 55 euros 7. Éclairage: 48 euros 8. Revêtements de sentiers: 35 euros “L’e-commerce peut renforcer les magasins physiques” À propos des retardataires, des enfants gâtés et des visionnaires... Chaque année, Comeos prend le pouls de l’e-commerce belge.

Un marché mature Réalisée par Insites Consulting, cette étude de marché a été expliquée de façon experte lors du Comeos Summer Happening 2015 par Pieter De Vuyst et Laurence Bloquiaux. Le plus grand sondage du pays (environ 1.500 personnes interrogées) était organisé pour la cinquième année consécutive, per- mettant ainsi des comparaisons intéressan- tes. Le nombre de Belges ayant procédé à des achats en ligne au cours de l’année étudiée est passé de 45% en 2011 à 64% en 2015. Si 17% des gens achetaient men- suellement un nouveau produit via Internet en 2011, leur pourcentage est de 33% en 2015. Face à l’augmentation des utilisa- teurs (+4% par rapport à 2011, soit 440.000 nouveaux clients en ligne), on note cepen- dant une baisse du montant total dépensé par personne: 8 eruso en moins par mois, soit 153 euros. Bref, l’e-commerce commen- ce lentement à atteindre la ‘majorité tardive’. Restent ainsi les retardataires ou “laggards”. Sur les 36% des gens qui n’achètent pas en ligne, pratiquement la moitié n’ont par ailleurs pas Internet du tout. Avec 84,7%, la Belgique présente le taux de pénétration d’Internet le plus bas par rapport aux pays limitrophes.

“Des enfants gâtés” Ce qui a surtout changé au cours des cinq dernières années, c’est l’évidence avec la- quelle les clients exigent des services. Si des livraisons dans les 48 heures étaient encore considérées comme difficilement faisables en 2011, celles-ci sont aujourd’hui devenues une attente de base. Et le nombre de clients en ligne qui ne veulent pas payer des frais de livraison est de 30% (+12% par rapport à 2011). 86% des consommateurs voudrai- ent aussi être livrés le week-end. “Et si vous commencez à le faire, et surtout gratuite- ment, cela deviendra une attente de base, car les autres devront suivre”, précise Pieter De Vuyst. Peut-être évoluera-t-on dans la même direction quant au souhait de convenir d’une heure spécifique avec le livreur: c’est-à-dire d’un luxe pour lequel on veut bien payer plus vers une exigence de base gratuite... Le bricolage Certaines constatations restent aussi inchan- gées: les plus grands générateurs de volume sont la mode (50% des clients en ligne achè- tent des vêtements), le tourisme (38% ont réservé un hôtel, 32% un mode de transport) et les livres (32%). En 2015, le bricolage con- stituait le secteur affichant la quatrième plus grande croissance, même si celle-ci reste modeste: à peine 7%.

Du pain sur la planche Les utilisateurs sont en soi plutôt satisfaits des webshops belges, mais apprécient en- core davantage les concurrents néerlandais. 23% prétendent qu’ils sont meilleur marché. Et en matière de webshops mobiles, 52% estiment que les webshops étrangers sont supérieurs. Investir dans des webshops mobiles s’impose donc. Aujourd’hui, un client en ligne sur quatre achète via un ap- pareil mobile, mais 15% indiquent qu’ils ne le feront plus. Comme freins aux achats mobiles, les utilisateurs avancent des élé- ments auxquels les retailers pourront diffi- cilement faire quelque chose (écrans trop petits: 48%), mais aussi des éléments sur lesquels il est par contre bel et bien possi- ble de travailler (manque de confiance au niveau du paiement: 40%, paiement com- plexe: 39 . ) Cannibalisation limitée Bref, les achats en ligne poursuivent leur es- sor. Mais cela ne signifie pas pour autant la mort des magasins. 23% des Belges sont adeptes du showrooming (regarder en ma- gasin puis acheter en ligne). Mais 45% font l’inverse, c’est-à-dire du webrooming ou le fait de chercher l’inspiration en ligne puis acheter en magasin...

Dirk Van der Veken

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4 DIY, Home & Garden en collaboration avec All Fields, ont tout mis en œuvre pour que votre visite au salon de bricolage soit une véritable expérience enrichissante focalisant sur l’innova- tion-produit dans Stars in the box et des orateurs interpellants lors du programme de séminaire ALL FIELDS.indd 2 25/06/15 10:35 Pleins feux sur les innovations et le networking Infos-salons. DIY, HOME & GARDEN 2015 Le premier grand rendez-vous de l’automne approche: DIY, Home & Garden se tiendra du 20 au 22 septembre à Kortrijk Xpo. Il s’agira encore et toujours d’un salon 100% professionnel, mais toutefois agrémenté de nou- veaux accents. Nous sommes curieux de voir ce que cela donnera… L’enthousiasme de l’organisation, con- fiée cette année pour la première fois entièrement à Kortrijk Xpo, ne pourra toutefois pas être mis en cause. Responsables de magasins Avec plus de 150 exposants – soit une augmentation de plus de 10% par rap- port à l’édition précédente –, le salon biennal peut d’ores et déjà rendre un premier rapport positif. Non seulement le nombre d’exposants augmente, mais le regain d’intérêt de la part de grandes marques annonce aussi l’entrée du salon dans une nouvelle ère. “L’élargissement de l’offre relative au jardin, de même que les nouveaux accents mis sur les inno- vations de produits, les démonstrations et le ressenti ont convaincu de nombreux fournisseurs de marques A d’être à nou- veau présents au salon”, affirme Pieter Desmet, Sr. Exhibition Manager de DIY, Home & Garden.

Le mardi matin, tant Hubo qu’Adimat/ Bouwpunt organiserons dans les bâti- ments de Kortrijk Xpo une assemblée avec tous leurs shop managers, assortie de la visite du salon dans l’après-midi. De telle sorte que cette troisième et der- nière journée de salon pourra, pour ainsi dire, être qualifiée de ‘Journée des res- ponsables de magasins’. Stars in the Box Depuis le lancement du concours de nouveautés ‘Stars in the Box’ il y a cinq ans, le nombre d’inscriptions n’a jamais été aussi élevé. Finalement, plus de 40 produits ont été répertoriés comme nou- veautés pour la saison 2015. “Un succès inégalé”, ajoute Pieter Desmet avec en- thousiasme. “Evidemment, certaines de ces nouveautés avaient déjà été lancées au printemps, mais divers produits n’ont pour l’instant pas encore été proposés sur le marché, ce qui en fait des super primeurs pour le salon”. Une première délibération se traduira par une sélec- tion de 25 innovations qui seront mises sous les projecteurs au salon DIY, Home & Garden sur le stand ‘Stars in the Box’. Les visiteurs du salon pourront ainsi aider à déterminer quel produit pourra arborer le label ‘Nouveauté de l’Année’. Séminaires 2.0 De par le passé, des petits déjeuners-sé- Laudato Si Column. R.d.Verum. Ségolène Royal n’aurait pas pu choisir un meilleur timing pour bannir l’utilisati- on du glyphosate en France. Elle a direc- tement reçu le soutien des plus hautes sphères car c’est ce même jour que le souverain pontife avait choisi pour son appel éthique, lancé à travers son ency- clique invitant à lutter contre le réchauf- fement climatique et à œuvrer pour la préservation de l’environnement. Le pape est résolument tendance. Jamais auparavant une encyclique n’avait fuité avant sa présentation officielle. L’im- pact de son contenu n’en est que plus grand, c’est peut-être bien la première fois que le camp de la droite conser- vatrice se sent véritablement concerné par la politique environnementale. Les médias belges (presse et sociaux) ont re- layé l’interdiction de nos voisins du sud, déclenchant une vague de réactions sur la vente du ‘Roundup’ (meilleure vente de sa catégorie). Cette controverse, qui gronde depuis longtemps, se déchaîne à nouveau jusque dans les magasins.

Les détaillants ne savent déjà plus où don- ner de la tête avec les formations que leurs employés sont contraints de suivre pour pouvoir fournir des informations profes- sionnelles précises au client potentiel. Et les voilà désormais assaillis via les médias sociaux par des messies écologistes qui exigent un droit de réponse et de l’action. Consolez-vous, chers collègues DIY, on verra bientôt chez Delhaize et Colruyt une hôtesse chargée d’expliquer qu’il ne faut pas réellement sacrifier un palmier entier pour fabriquer un pot de Nutella. Vous pourrez ainsi prendre votre petit-déjeuner l’esprit tranquille sans vous sentir res- ponsable de la déforestation massive car Ferrero a l’une des productions d’huile de palme les plus durables au monde. Sé- golène a clairement manqué le coche. Comprenez-moi bien, c’est très noble de voir le Pape prend fait et cause pour l’en- vironnement. Nous devons tous œuvrer ensemble pour améliorer le monde dans sa totalité. Thierry Coeman a entendu l’appel et a rebondi sur la tendance papa- le: dès la semaine prochaine, il se rendra à Rome avec l’évêque d’Anvers, Johan Bonny. Il va s’y entretenir avec le Vatican afin de convaincre le Pape François de prendre la parole à un prochain congrès DIY.

Nous connaissons Thierry, cela en peut que réussir: lorsque le pape se rendra à Paris en décembre pour s’exprimer lors du Sommet climatique des Nati- ons-Unies, il n’aura aucun mal à le con- vaincre de faire une petite intervention lors du dîner de Noël. Il n’y aura plus qu’à ajouter un calice sur la table. Soyez bénis! R.d. Verum (reacties@rdverum.com)

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5 Certaines enseignes traversent les âges. C’est notamment le cas de la Quincaillerie Lejeune, une entreprise familiale qui a vu le jour il y a quatre générations, en 1898. Mathieu Lejeune, forgeron de son état, façonnait alors des poêles à charbon tandis que son épouse tenait une boutique d’articles ménagers dans le centre de Soumag- ne, en province de Liège. Aujourd’hui, bien des décennies plus tard, c’est de nouveau une dame que l’on retrouve à la tête de la quincaillerie. Âgée de 34 ans, Stephanie Lejeune, l’arrière-peti- te-fille des fondateurs, a rejoint la so- ciété de son père en 2006. “Ce n’était pas toujours évident au début, mais les clients ont fini par s’habituer à être servi par une dame”, se souvient la gérante actuelle. “Le fait d’avoir renforcé notre équipe de deux dames supplémentaires y a certainement contribué.” Il y a quelques années, la clientèle de la Quincaillerie Lejeune se composait à 75% de particuliers et à 25% de (semi-) professionnels. “La proportion de par- ticuliers est aujourd’hui passée à 85% sans que nous ayons modifié notre as- sortiment de produits. Notre clientèle est fidèle, et nous respectons chacun d’eux. Ce respect s’exprime par un très bon service et un vaste choix de produits de qualité. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les profes- sionnels continuent à fréquenter notre établissement (d’environ 1.000 m2 as- sorti d’un vaste parking, ndlr).” Puis l’enseigne HandyHome a été lan- cée par le Groupe Meno, le groupement nivellois dont la Quincaillerie fait partie depuis 1988. J’ai toujours été convain- cue qu’il fallait uniformiser les différen- tes enseignes de bricolage. Au départ, je trouvais que ce nom ne sonnait pas vraiment bien, mais je dois bien consta- ter que l’enseigne commence à s’im- planter et que nos clients professionnels nous restent fidèles, sans doute parce qu’ils retrouvent cette dénomination à d’autres endroits. Les gens commen- cent donc vraiment à connaître Han- dyHome. Il serait impossible d’atteindre une telle notoriété en affichant son nom de famille sur des brochures ou une façade.” Stephanie Lejeune souligne par ailleurs qu’une grande collégialité règne parmi les membres du groupe.

“En cas de nécessité, les magasins HandyHome d’une même région n’hé- sitent pas à s’entraider. Je parle d’ex- périence, et j’ai entendu des histoires similaires dans d’autres provinces.” Il n’est également pas exclu que le magasin de Soumagne s’agrandisse à l’avenir. “Mais avant de consentir un investissement d’une telle ampleur, il faudrait que le marché -actuellement difficile- reprenne de la vigueur”, conclut la gérante. “Pour l’heure, notre objectif consiste à proposer un choix aussi lar- ge que possible à nos clients, dans des rayons clairs et bien achalandés.” S.C. Menouquin C.V.

Vieux Chemin de Thines 14 B-1400 Nijvel/Nivelles T: 067/21 15 21 F: 067/21 15 52 www.meno.be HandyHome. QUINCAILLERIE LEJEUNE (Soumagne) “Les gens commencent donc vraiment à connaître HandyHome parce qu’ils retrouvent cette dénomination à d’autres endroits” minaires étaient programmés durant DIY, Home & Garden, plus précisément le lun- di et le mardi. Avant le salon, les expo- sants et visiteurs pouvaient ainsi parfaire gratuitement leur bagage intellectuel. Ce concept a désormais été légèrement modifié. “Nous sommes conscients que Courtrai n’occupe pas une position cen- trale en Belgique, et qu’il n’est donc pas toujours aisé d’y être présent dès 8h”, précise Pieter Desmet. Pour l’édition 2015, il a dès lors été décidé de déplacer les séminaires (cf. encadré) l’après-midi. Cette fois encore, les organisateurs ont réussi à concocter un programme pas- sionnant. Le lundi, Phytophar, l’Associ- ation belge de l’industrie des produits de protection des plantes, reviendra sur le futur délai pour la phytolicence tandis que le mardi, GfK partagera les résultats de ses études sur la construction, la vie et l’habitat dans un futur proche (cf. en- cadré).

Networking & ressenti Un package full-service a toujours con- stitué un important USP du salon DIY, Home & Garden, un atout que les orga- Lundi 21 septembre – 16h GARDEN PHYTO: Site Internet, call-center, phytolicence et obligations d’information pour les magasins Sofie Vergucht, Conseillère, Phytofar Mardi 22 septembre – 14h FUTURE HOME AND LIVING: Insights into consumer trends and styles Wim Boesmans, Director Home & Lifestyle, GfK nisateurs n’entendent évidemment pas dilapider. “Ce qui changera par contre, c’est que nous allons déplacer le cate- ring gratuit vers l’espace d’exposition, par le biais de buffets dans l’allée, pour ainsi stimuler des contacts mutuels.

Bref, via une sorte de cocktail dînatoire”, sourit Pieter Desmet. L’espace d’expo- sition sera en outre également parsemé de zones lounge où le networking sera à nouveau placé au centre des préoc- cupations. Le soir, les visiteurs pourront ainsi y bénéficier d’une dégustation de vin. Agrémentée des conseils experts du connaisseur et distributeur Jan Devrieze (l’ancien propriétaire de Devrieze-Aster X qui a jadis été repris par Hubo). Les vi- siteurs et exposants pourront également prendre de délicieux cafés au bar barista qui servira aussi de lieu de rencontre. Mais le moment de networking ultime est évidemment programmé le lundi soir, lorsque Comeos organisera à nouveau The Network Happening, un moment de rencontre after-hours agréable dans une ambiance détendue.

Plus d’infos via www.diy-home-garden.be

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6 Makro lance un nouveau concept de Drive-In pour les professionnels Magasin pilote Le chemin menant à la salle de réunion m’a permis de me rendre d’autant plus compte de l’immense défi auquel le trio précité et l’équipe magasin du Makro Eke ont été con- frontés ces derniers mois. Le magasin a tout simplement poursuivi ses activités durant les transformations. “Il y a ici un va-et-vient de clients qui chargent leurs voitures et s’en vont pendant que se remplissent les rayons du nouveau ‘magasin pour professionnels‘“, nous a confié la shop manager Katrien Dias peu avant l’ouverture du nouveau Drive-In (début juin dernier).

Makro Eke va servir de magasin pilote pour ce nouveau concept qui sera directement décliné sur d’autres sites. Les préparatifs pour le second Drive-In à Machelen, qui doit ouvrir en octobre, ont déjà débuté. “Le pro- jet sera pour ainsi dire évalué quotidienne- ment”, précise Pieterjan Bogaert qui, en tant que Target Group Manager, se charge des relations avec la clientèle et du marketing pour le groupe cible spécifique. “La locomo- tive est partie et fonce à pleine vitesse. En- Interview. MAKRO DRIVE-IN Ce sont bel et bien des gouttes de sueur qui tombent sur la table après avoir quitté le chantier d’Eke pour nous isoler brièvement afin d’interviewer la ‘dream team’ qui a réinventé le concept de ‘Drive-In’ pour le Groupe Makro. Il n’est cependant aucunement ques- tion de stress, bien que nous soyons à peine à 48 heures de la grande ouverture. Quoi qu’il en soit une véritable course contre la montre et les dernières cho- ses à régler ne sont ici aussi pas des moindres. Mais le principal, c’est que tout se déroule correctement, comme défini dans le cahier des charges. “Everything is under control”, nous assure Jeroen Lauwers, Head of Craftsmen. Voici le récit d’un entretien passionnant avec trois acteurs de premier plan dans le nouveau chapitre que s’apprête à écrire Makro: Jeroen Lau- wers, Pieterjan Bogaert et Anthonie Klingeman.

Les philosophes parlent dans ce cas de ‘sérendipité’, c’est-à-dire le fait de découvrir quelque chose de nouveau en cherchant initialement quelque chose de totalement différent… Cette idée a été suivie d’une étude de marché réalisée par le bureau spé- cialisé Essencia afin de quantifier le poten- tiel de ce pôle ‘craftsmen’. Les résultats de cette étude ont été convertis en un business plan et soumis au siège principal à Düs- seldorf qui l’a accueilli avec enthousiasme. Makro Belgique s’est ensuite mis en quête de la personne appropriée pour mettre ce projet sur les rails. Jeroen Lauwers, pou- vant s’appuyer sur 25 années d’expérience dans le retail et l’industrie (notamment chez Massive, Eglo, Scala Plastics, KatoenNatie et BricoAlliance, ndlr.), a signé le contrat en août et s’est directement mis à l’ouvrage, accompagné d’un groupe de travail restreint ou task force. Dans les plus brefs délais, il a été décidé d’implanter le nouveau concept de Drive-In à Eke. L’infrastructure existante (lisez l’ancien drive-in) a été littéralement dé- molie et, à peine quatre mois plus tard, se tre-temps, nous rectifions perpétuellement le tir et nous continuons à jeter les bases d’un avenir prometteur pour le concept de Drive-In pour les six magasins que compte Makro en Belgique.” The making of Le nouveau concept de Drive-In est deve- nu par hasard une opportunité stratégique lorsque Jean-Luc Tuzès, directeur général de Makro Cash & Carry Belgique, a été ap- proché par un retailer étranger qui souhai- tait appliquer l’approche Cash & Carry pour l’horeca de Metro à un autre segment du retail et qui voulait évaluer la faisabilité de cette opération. “Notre directeur général a ainsi eu l’idée géniale d’entamer fin de l’an dernier un exercice de réflexion stratégique similaire pour Makro, qui a finalement dé- bouché sur une nouvelle mouture du con- cept de ‘Drive-In pour les professionnels’ (ou ‘Craftsmen’, pour reprendre la termino- logie employée par Makro; ndlr.)”, explique Jeroen Lauwers, au service de son nouvel employeur depuis seulement dix mois. dressait au même endroit le nouveau Dri- ve-In version 2015.

Nouveau segment de clients “L’étude de marché s’est focalisée sur l’homme de métier, et plus précisément sur les petits entrepreneurs ou les indépendants sans personnel”, précise Pieterjan. Via quels canaux de magasins ce groupe cible spéci- fique s’approvisionne-t-il? Pour quels types d’assortiments et quelles quantités? Quelles sont ses plus grandes frustrations? Autant de questions que les clients se sont vu po- ser durant toute la durée de l’étude. Les résultats communs ont montré qu’il est pos- sible de distinguer quatre types différents de professionnels, ayant tous leurs propres attentes spécifiques, bien que latentes, et dont les ‘core business needs’ peuvent être couverts via le drive-in: le professionnel de la construction pour l’intérieur et l’extérieur, le spécialiste en parachèvement et le spéci- aliste en aménagement de jardins.

L’étude a également montré que ces quatre profils étaient plus qu’intéressés par un concept global prenant enfin au sérieux les ‘hommes de métier en camionnette blan- che’. “Nous répondons à leurs besoins prin- cipalement en jouant sur le quatuor suivant: du matériel professionnel de qualité haut de gamme, de larges stocks, un traitement flexible et rapide et – last but not least – des prix extrêmement attractifs”, affirme Antho- nie Klingeman, category manager matériaux de construction. “Tout l’art consistait à éla- borer un concept ne reniant pas le concept de Drive-In de base de Makro et permettant par définition de capitaliser sur la formule existante. La constatation qu’un ‘Blurring Effect’ s’était initié entre les magasins de bricolage et les commerces spécialisés pro- fessionnels nous a donné des ailes. En out- re, nous avons remarqué dans notre propre département DIY qu’un segment spécifique de clients s’était formé: celui des clients

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7 Dgàd: Jef Caers, Pieterjan bogaert, Antonie Klingeman, Jeroen Lauwers, Philippe Raemakers et Guy Francois qui pénétraient aussi volontiers dans notre Drive-In à la recherche d’une offre diversi- fiée. Bref, des bricoleurs qui font appel en commun à du professionnalisme: pour des achats groupés (‘do-it-together’) et de l’as- sistance pour mener à bien leurs projets.” Fournisseurs convaincus “Forts de ces connaissances, nous avons élaboré une stratégie adaptée en mettant l’accent sur des assortiments professionnels haut de gamme que nous présentons en grandes quantités et que nous proposons en permanence dans des stocks considéra- bles”, ajoute Anthonie Klingeman. Cette prouesse s’est traduite par une répartition en 18 grandes catégories (telles qu’isolants, matériaux de construction, bois, portes et fenêtres, revêtements de sol et muraux, clôtures et terrasses, etc.) et 14 sous-ca- tégories (laines minérales, sable, pierres, matériaux de couverture, ventilation, pla- ques de plâtre, portes de garage, escaliers escamotables, échelles, brouettes, etc.). “Le défi suivant consistait à composer les équi- pes appropriées, disposant de l’expertise en bricolage nécessaire et orientées tant clients que conseils. Convaincre en très peu de temps les fournisseurs d’adhérer à ce projet ne fut pas une sinécure. Mais nous avons tout de même réussi à créer de solides par- tenariats avec quelques acteurs clefs com- me Isover, Recticel, Polet, Gyproc, Knauf, Betafence, Aquaplan, etc. Ceux-ci ont direc- tement cru en notre projet et ont ainsi jeté les fondements de ce nouveau concept”, poursuit Anthonie Klingeman. “Evidemment, nous devions miser sur un très large éventail de services, sous l’appellation ‘Drive-In & Fly-out’, avec des heures d’ouverture éten- dues et adaptées au groupe cible (de 7h15 à 20h et jusqu’à 21h le vendredi, ndlr.), un service rapide dès l’entrée dans le Drive-In, le chargement du matériel et le passage à la caisse où les marchandises sont scannées, des services d’enlèvement pour les com- mandes passées via le site Internet (www. makroshop.be) et – cerise sur le gâteau – la livraison sur chantier, un service particuliè- rement apprécié. De surcroît, nous avons élaboré des formules de partenariat distinc- tives qui complètent l’éventail de services, comme le leasing d’utilitaires légers extrê- mement appropriés (Toyota), des services télécom exclusifs (Base) et des services de location (Trend Rent).” Time is money Le concept de Drive-In se positionne com- me un lieu de rencontre (10.000 m2 ) pour professionnels; le magasin professionnel (400 m2 ) – avec la maison de l’inspiration comme tire-l’œil – doit faire office de levier pour un service physique et digital additi- onnel (boutique en ligne et portail), sous la direction du customer manager. “Chaque magasin fera office de dépôt centralisé qui opérera comme centre de distribution entre le fournisseur et l’utilisateur final”, spécifie Jeroen Lauwers. “Le Drive-In deviendra une plate-forme ‘cross-dock’, la plaque tournan- te de notre diversité logistique. Pour tenir notre promesse de rapidité et de service, nous avons élaboré des processus réfléchis avec nos fournisseurs. Pour les volumes considérables, ceux-ci pourront livrer direc- tement sur chantier.” “L’élaboration de toute la stratégie s’est fo- calisée sur le raisonnement clef de chaque homme de métier: time is money. Celui-ci nous occupe de façon obsessionnelle, chaque jour. Le service et la proximité for- ment le fil conducteur du nouveau modèle de Drive-In”, complète Pieterjan Bogaert. “Evidemment, le personnel du magasin joue un rôle déterminant dans notre aspiration à un haut degré de service. Nous avons forte- ment investi dans ce domaine, tant dans la formation interne ‘Comment traiter l’homme de métier’ (compétences, respect du client, connaissance des produits et spécialisation, ndlr.) que lors du salon Batibouw où, en col- “Nous sommes devenus des acro- bates profession- nels qui doivent trouver le bon mix de produits pour un grand groupe cible aux besoins divers” laboration avec les fournisseurs, nous avons mis celui-ci à l’épreuve.” Buy Smart Pour l’équipe des achats proprement dite, le lancement du concept de Drive-In a entraîné une véritable révolution. Dans sa nouvel- le fonction de category manager, Anthonie Klingeman arbore désormais trois casquet- tes: il doit dorénavant penser et négocier simultanément en fonction des besoins tant de Metro et Makro que du Drive-In. “Nous avons clairement scindé les tâches entre les trois category managers: Guy-François pour sont exclus pour les clients professionnels.” Campagne marketing originale Sous le slogan intrigant ‘Changez de casque quand vous passez chez nous’ a été menée une campagne de teasing destinée à inciter l’homme de métier à visiter le Drive-In d’E- ke: convaincre les hommes de métier avec leur casque qu’ils trouveront leurs accessoi- res et que nous répondrons à leurs attentes de façon extrêmement rapide et efficiente, à l’image du pilote de F1 qui peut compter sur son équipe lors d’un arrêt au stand dans un temps record pour pouvoir à nouveau se concentrer sur son objectif principal lorsqu’il remonte sur le circuit. Outre des visites sur chantier originales par des dames dans des camionnettes blanches (guerilla marketing), la campagne comprenait aussi la distribu- tion de dépliants arborant le slogan ‘Work smarter, not harder’ et l’attribution de plus de 20.000 cartes clients professionnelles avec réduction. La campagne prévoyait aussi des promotions attirantes avec des cadeaux comme un frigo-box à l’achat de matériel pour 200 euros et surtout le tirage au sort d’un utilitaire léger blanc que le gag- nant pourra utiliser gratuitement pendant un an.

Business unit distincte L’interview de deux heures touche à sa fin la quincaillerie et l’outillage, Jef Caers pour le jardin et moi-même pour la construction. Nous sommes devenus pour ainsi dire des acrobates professionnels qui doivent trouver le bon mix de produits pour un groupe cible aux besoins divers. Un exercice mental quo- tidien pour lequel nous accordons perpé- tuellement notre priorité à deux points: une stratégie ‘everyday low pricing’ et une solide politique de marques A. Les private labels et ce temps a littéralement filé. Le travail attend et l’horloge poursuit son décompte pour la nocturne (programmée le vendredi 5 juin). Nous avons laissé le mot de la fin à Jeroen Lauwers: “le Drive-In est devenu une business unit distincte, avec une sales line distincte au sein du groupe Makro. Nous avons reçu la confiance de toutes les parties après que le business plan ait été clôturé en à peine 10 mois. Les premiers résultats sont époustouflants et plus qu’encourage- ants. La collaboration avec la Confédération Construction et Groen Groeien (la fédération flamande des entrepreneurs de jardins, ndlr.) nous a énormément boostés. Pour 2016, nos regards se tournent déjà vers Alleur. L’équipe déborde d’énergie et de confiance en soi, les fournisseurs clefs recueillent déjà les résultats de leur soutien inconditionnel et l’homme de métier, surtout, a trouvé avec le Drive-In Makro l’alter ego approprié qui por- te deux casques...” Thierry Coeman

Véronique Laury

8 DoP Declaration of Performance BE WISE, CHOOSE SMART BE WISE, CHOOSE SMART La plus haute sécurité: les ancrages SMART pour utilisation dans du béton fissuré Support technique Logiciel de calculation Agréments techniques CE / DoP Support technique Logiciel de calculation Agréments techniques CE / DoP L’avis de Rudi. Uber Je ne serais pas étonné que ce mot soit bientôt ajouté à la liste des nouveaux mots de 2015. Rarement une marque a suscité autant d’émotions contradictoires et ra- rement un seul service a fait autant de remous dans les eaux stagnantes – et donc malodorantes – du monde des taxis. Le plus remarquable en fait, c’est qu’il s’agit d’un produit high-tech totalement mû par la technologie (Internet) et qui pèse 40 milliards de dollars en valeur… Uber a non seulement entraîné une augmentation de la con- currence au niveau des transports urbains, mais a aussi procuré aux chauffeurs une nouvelle sorte d’indépendance dans leur façon de travailler et de vivre. Cela deviendra indubitablement un cas d’école de disruption.

Les autorités désespérées tentent en vain de trouver des moyens pour protéger un système dépassé, opaque et conservateur avec une législation du 20ème siècle. Une analyse très intéressante de cette success-story est récemment parue dans le magazine anglais Wired. Richard Branson, qui n’est pas un bleu en entrepreneuriat disruptif imputait – avant même que cette notion ne soit inventée – ce succès au fait qu’on a réussi à parfaitement intégrer la technologie du 21ème siècle dans un modèle économique mû par le smartphone. A côté de cela, les jeunes entrepreneurs, Travis Kalanick et Garret Camp, ont su s’entourer de partenaires très compétents qui ont parfaitement comblé leurs carences au niveau des finances et des lois. Plusieurs secteurs ont déjà été joliment confrontés à des entreprises disruptives et certaines ont même été totalement ou partiellement rayées de la carte. On peut ainsi penser à Kodak ou au chant du cygne que connaît Nokia. Le fait que certains retailers ne semblent nullement se soucier de ce phénomène et pensent pouvoir échapper à cette évolution continue dès lors de m’étonner. J’en ai même récemment entendu un affirmer qu’il ne participait pas à cette “hype”.

Nous constatons dans notre secteur que plusieurs produits sont mis sous pression. Je pense ici aux barbecues, aux piscines pour enfants, au bois de jardin, etc. Cela résulte indubitablement de l’offre en ligne de plusieurs nouveaux acteurs comme bol. com et Coolblue qui, ensemble, représentent un chiffre d’affaires de 1,2 milliards!!! En suivant le marché de près, vous remarquerez que plusieurs grandes marques A (jouissant d’une solide position sur le marché) ne sont plus qu’à deux doigts de pro- poser des livraisons directes aux (à nos) clients… Vous trouverez sur leur propre site Internet toutes les informations nécessaires ainsi qu’une liste des distributeurs où les produits sont disponibles. Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que cela ne soit remplacé par un bouton “acheter”? Le marché des jardineries représente un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en Bel- gique et, en 2020, une part importante des produits seront vendus en ligne. Avez-vous déjà réfléchi à quelle part du gâteau vous voulez et comment l’obtenir? Rudi De Kerpel Groupe Eurotuin People Moving. B&Q • Michael Loeve Michael Loeve (à ce jour Group Retail Director chez Coop Danmark) deviendra dès septembre le nouveau CEO de B&Q UK & Ireland. A ce poste, il succèdera à Kevin O’Byrne qui a dû faire ses valises en mai dernier. Élément marquant: Kevin O’Byrne était un des candidats pressentis pour succéder à Sir Ian Cheshire en tant que CEO du groupe Kingfisher, mais à ce poste a finalement été nommée la Française Véronique Laury, qui était alors à la tête de Castorama France. Son départ s’inscrivait dans les plans de restructuration prévoyant une seule et même organisation forte par laquelle tant B&Q que Castorama seront contrôlés directement par Véronique Laury. C’est précisément pour cette raison qu’il est étonnant que ce poste vacant soit tout de même occupé par quelqu’un d’autre.

BSI • Daniel Baarslag Bio Services International dispose d’un nouveau commercial pour la Wallonie. Son équipe commerciale s’est en effet ren- forcée avec l’arrivée de Daniel Baarslag, qui peut se targuer d’une grande expérience dans le secteur et qui œuvrera à poursuivre la croissance de BSI dans sa région.Vous pouvez contacter Daniel Baarslag via (Tél:) 0471/66 88 50 ou (E) db@ bsi-products.com

Véronique Laury

9 ChapelWood Wildlife Care Reprise stratégique ChapelWood était l’une des marques du Britannique Solus Garden & Leisure, repris par Scotts en juillet 2014. Un choix stra- tégique car maintenant que les produits phytosanitaires font face à de plus en plus de pressions, la diversification s’impose. Et avec cette acquisition, Scotts reste fer- mement ancré dans le secteur du jardin. “Au moment de la reprise, Solus avait une gamme énorme répartie sous huit noms de marque”, rappelle Meyermans, “allant des produits sanitaires au mobilier de jardin en passant par les nains de jardin. Soit au total environ 2.500 références. Néanmoins, tout n’était pas aussi pertinent pour Scotts ni d’ailleurs aussi rentable. Plusieurs lignes ont donc été supprimées. Mais Chapel- Wood n’en fait résolument pas partie!” Complément parfait “ChapelWood est une marque solide au Royaume-Uni, reposant sur un héritage de 15 ans. Et elle vient idéalement compléter le reste de notre offre. D’autre part, notre principal concurrent au Royaume-Uni pro- pose également un assortiment ‘bird food’, donc si Scotts ne suivait pas, nous avions un handicap”. C’est maintenant chose fai- te, au Royaume-Uni mais aussi au Benelux. Et ce en misant directement sur l’innova- tion, à commencer par l’amélioration des mélanges de graines. “Pour un régime plus sain, nous avons ajouté davantage de vi- tamines, de minéraux et d’oméga 3 – qui aide à renforcer le système immunitaire. Tous les ingrédients sont cuits pour favori- ser la digestion et limiter le gaspillage”. Les boules de graisse ont également été ana- lysées. “Une étude détaillée publiée à ce sujet dans un magazine nature néerlandais a démontré qu’il existait énormément de différences. Certaines sont tellement dures que les oiseaux ne parviennent pas à les manger. Ce n’est pas le cas chez nous!” Mangeoires & stations d’alimentation ChapelWood ne propose pas seulement de la nourriture mais aussi des mangeoires et des stations d’alimentation. Pour le Be- nelux, Scotts a opéré un grand tri au sein de l’offre. “Nous avons ainsi une seule ‘bird Publi. SCOTTS “Cela va surprendre certains détaillants”, suppose Fi- lip Meyermans, marketing manager chez Scotts. La société de produits d’entretien pour le jardin étend sa gamme pour y inclure des aliments et des mangeoires pour les oiseaux et autres membres de la faune sau- vage, sous la marque ChapelWood. “Une grande mar- que écologique qui se vend tout au long de l’année”. leur bonheur. Cela implique pas mal de tra- vail mais en échange, l’agriculteur bénéficie d’un accord de vente avec les producteurs et ils peuvent utiliser ce label (et nous aus- si)”.

Remède à la saisonnalité Scotts (et l’intégralité du secteur du jardin) s’intéresse au marché de la ‘protection de la vie sauvage’ pour une autre saison en- core: les mélanges de graines se vendent tout au long de l’année. “Auparavant, on disait: attention, il ne faut pas nourrir les oiseaux au printemps et en été, ils trouvent suffisamment à manger. Mais ce n’est plus cas aujourd’hui. Nous le disions à l’instant: ils n’en trouvent plus dans les champs et de moins en moins dans les jardins avec tous les revêtements qui s’y multiplient. Sans oublier l’avis des biologistes, qui rap- pellent qu’il est possible de diversifier la nourriture selon les saisons. Les oiseaux ont besoin de graisse en hiver pour avoir chaud, de protéines au printemps... Les ventes de nos autres marques culminent au printemps puis cela se calme un peu. Cha- pelWood nous permet d’optimiser le roule- ment du service clientèle et des entrepôts. Et la marque vient en outre compléter nos autres produits. Si l’hiver est doux, vous vendons moins de nourriture mais plus de produits phytosanitaires. Si l’hiver est rude, c’est l’inverse. C’est l’idéal!” Petit à petit ChapelWood: des produits écoresponsa- bles, un bon sens des affaires et une mar- que appréciée reposant sur une solide tradition. “Et nous avons la motivation”, conclut Meyermans. La marque connaît des débuts modestes et sera progressi- vement mieux encadrée. “Nous allons in- former davantage les détaillants. Cet été, nous travaillons à une stratégie de rayon- nage optimale. Et à partir de l’automne, le site web proposera plus d’informations.” table’ (table d’alimentation, ndlr.) parce qu’elle se présente dans une boîte très facile à manipuler, sur tous les fronts”.

La gamme inclut également des stations d’alimentation, des supports métalliques de forme allongée sur lesquels on peut accrocher plusieurs mangeoires pour différents types de nourri- ture. “C’est un concept 100% britan- nique. Je pense que le marché belge a en- core beaucoup à apprendre en la matière”. Pour terminer, Scotts mise également sur une tendance qui se dessine depuis quel- ques années: les hôtels à insectes. Ces ‘maisonnettes’ pour coccinelles et papil- lons (mais aussi abeilles solitaires et guê- pes), présentes depuis longtemps dans les centres éco-éducatifs, sont de plus en plus répandues dans les jardins privés. “La progression se poursuit, cela semble être davantage qu’une mode passagère”, dé- clare Meyermans.

Equipe marketing au travail Déjà avant la reprise par Scotts, Chapel- Wood était modestement présent sur le marché du Benelux via un agent. Mais au- jourd’hui, la marque a le soutien complet de Scotts. “Les emballages vont être modifiés en 2016. Les anciens n’étaient pas vrai- ment mauvais mais le nom de la marque, par exemple, était trop petit. Ce n’est pas comme cela qu’on construit une marque”. A l’avenir, les produits seront segmentés par couleur. “De façon à ce que vous sa- chiez directement quelle mangeoire choisir quand vous achetez des graines de tour- nesol, par exemple. Cela fonctionne déjà comme cela en Angleterre”. Pour l’instant, l’emballage reste en anglais (à l’exception des informations produit obligatoires, bien sûr). “Les premières réactions d’une série de détaillants belges le laisse apparaître comme un gros inconvénient. Tous les Bel- ges ne savent peut-être pas tous ce que ‘hedgehog’ signifie mais la grande photo d’un hérisson apporte naturellement un peu de précision”.

“Fair to nature” Autre nouveauté sur l’emballage: le label ‘fair to nature’. Loin d’une revendication sans écho, il s’agit un engagement concret en matière de biodiversité en collaboration avec l’organisation Conservation Grade. “La spécialisation en agriculture –grands champs de blé ou de froment unique- ment- est bénéfique pour la production ali- mentaire mais pas tellement pour la faune sauvage car où les oiseaux et les insectes peuvent-ils encore trouver des plantes pour se nourrir? Conservation Grade con- clut des accords avec les agriculteurs afin qu’ils consacrent 10% de leurs terres à la conservation de la faune sauvage: des champs cultivés en périphérie où les oi- seaux, les insectes, etc. peuvent trouver

Véronique Laury

10 La Dame de Fer du DIY Interview. VERONIQUE LAURY (PDG KINGFISHER) “Durant mes quatre premiers mois en tant que PDG de Kingfisher, j’ai fait amplement connaissan- ce avec nos filiales et visité les différents pays où nous sommes actifs. J’ai rencontré les directions locales et visité les habitations de la région. Pen- dant ces visites, j’ai pu me rendre compte que les besoins des consommateurs de tous ces pays ont plus de similitudes que de différences”. Avec ces mots, Véronique Laury, à la tête de Kingfisher de- puis le début de cette année, semble vouloir dé- montrer pourquoi elle travaille actuellement sur une nouvelle organisation uniformisée: ONE King- fisher.

Offensive de charme Pour tout dire, contrairement à la conver- sation exclusive via Skype que Publimat News avait réalisé plus tôt cette année avec son prédécesseur -Sir Ian Cheshire-, nous n’avons malheureusement pu tou- cher Véronique Laury personnellement pour une interview. Cette fois, nous avons dû nous contenter d’une interview en- voyée par le service de presse de King- fisher. Cette manœuvre stratégique tenait beaucoup de l’offensive de charme après les remous causés par le plan de réorgani- sation de la nouvelle PDG – déjà surnom- mée l’impitoyable par certains (nous nous en tenons quant à nous à ‘la Dame de Fer du DIY’). Sa volonté de mettre en place une équipe de direction internationale uni- que pour les différentes enseignes ainsi que la fermeture planifiée d’une soixantai- ne de magasins B&Q (principalement au Royaume Uni et en Irlande) dans les deux ans à venir ont particulièrement fait fron- cer les sourcils. Nous avons sélectionné pour vous les extraits les plus marquants de cette interview.

Pleasant business “Tout au long de ma carrière -26 ans-, j’ai été active dans le ‘home improvement’, je connais donc bien le marché. Certains soutiennent qu’il manque de glamour mais je ne suis pas du même avis. Non seulement toute ma carrière profession- nelle se joue dans cet univers mais au fil du temps, je me suis personnellement impliquée dans la rénovation complète de trois maisons en France. Une maison est le bien le plus précieux d’une person- ne, qui développe généralement un lien émotionnel solide avec elle. C’est cette dimension affective qui rend le secteur du ‘home improvement’ si agréable: vous aidez les gens à améliorer leur cadre de vie. C’est un secteur positif qui évolue très rapidement. Cela entretient son at- trait!” Besoins similaires “Je me suis rendue dans tous les pays où Kingfisher possède des magasins pour observer comment vivent les gens. J’ai été particulièrement frappée de constater à quel point les besoins sont similaires partout: tout le monde veut plus d’espace, plus de lumière, plus de rangements,…. J’ai aussi été marquée par l’énergie et l’enthousiasme de nos collaborateurs. Kingfisher peut s’enor- gueillir d’avoir des collègues loyaux, qui travaillent dur. Une de mes priorités sera donc que Kingfisher reste une entreprise conviviale pour laquelle il est agréable de travailler”.

Communautés “Le marché du ‘home improvement’ est un marché fantastique au potentiel gi- gantesque. Rien qu’en Europe, il repré- sente 235 milliards de livres britanniques. Le marché est encore très fragmenté, ce qui signifie qu’il reste beaucoup d’espace de croissance. Au niveau des dépenses, l’aspect ‘home improvement’ fait partie des priorités du consommateur. Tout le monde désire une maison plus belle et une vie plus confortable”. “Les communautés spécialisés consti- tuent un phénomène important. Elles doivent leur popularité à la volonté des gens de partager les informations, les idées et le savoir-faire. Et ce dans les domaines les plus divers: musique, piè- ces de voiture, vacances, etc. Le ‘home improvement’ peut devenir l’une de ces communautés. L’économie collaborative ou partagée est très intéressante pour nous”.

Synergies limitées “Ces dernières années, Kingfisher a fait énormément de progrès au niveau des filiales individuelles, qui vont collaborer plus étroitement. Je pense par exemple à l’approvisionnement direct, au déve- loppement d’un label privé. Mais en sub- stance, elles opèrent depuis des sièges principaux individuels et l’interaction est limitée. Un exemple: rien qu’avec nos cinq plus grandes entreprises (B&Q UK, Screwfix, Castorama France & Pologne et Brico Dépôt France), nous vendons près de 400.000 SKU. C’est beaucoup trop et cela démontre une prolifération (augmentation du nombre, ndlr.) au ni- veau local. Seules 7.000 SKU sont ven- dues par plus d’une de nos filiales. Ce qui prouve une fois encore que nous avons sous-exploité notre ampleur. Notre missi- on est d’uniformiser davantage nos acti- vités. Les équipes dirigeantes de chaque pays pourront ainsi se concentrer davan- tage sur ce qu’elles font le mieux: diriger leurs magasins et engager du personnel fantastique”.

B&Q UK “Il y a quelques temps, Kingfisher a laissé entendre que B&Q pourrait répondre aux besoins locaux des consommateurs avec moins de magasins et que certains points de vente pourraient être plus pe- tits. La première phase de ce plan a été annoncée en 2013. La seconde phase, que nous avons communiquée au début de cette année, concerne la fermeture de 15% de la superficie retail de B&Q, ainsi que la réduction de six magasins. Nous allons également fermer plusieurs filiales déficitaires sur le continent eu- ropéen. Nous sommes en train de bâtir notre avenir. Dans cette optique, nous allons lancer un programme de revitalisa- tion dans nos points de vente ‘Big Box’ partout en Europe, puisant dans les for- mats commerciaux les plus récents et les plus novateurs développés par le groupe Kingfisher”.

Nouvelle équipe de direction “Ce changement de cap comporte-t-il des risques? Honnêtement, je pense que les risques seraient plus élevés si nous n’entreprenions pas ces changements. Si Kingfisher veut exploiter pleinement son potentiel et libérer ses possibilités ac- tuelles, je pense que nous devons nous réorganiser. Nous avons composé une nouvelle équipe de direction, structurée sur base du changement de cap et inc- luant des postes assurant la gestion de nos magasins à grande échelle (les ‘Big Box stores’, ndlr.), des magasins de taille moyenne (les ‘Medium Box stores’, ndlr.) et nos opérations omni-channel interna- tionales”.

“Nos équipes dirigeantes de chaque pays pourront se concentrer davantage sur ce qu’elles font le mieux: diriger leurs magasins et engager du personnel fantastique”

11 Week-end des plantes pour ‘Kom op tegen kanker’ Durant le week-end du 19 et 20 septembre, les azalées gantoises seront en ven- te pour soutenir le fonds de lutte contre le cancer. L’action sera annoncée par des spots radios, des affiches, des spots TV, mentionnée pendant la météo, etc. Le site web renseignera tous les lieux où il sera possible d’acheter une plante pour la bonne cause. D’après l’ABJ, il pourrait être intéressant de vendre ces plantes sur les parkings des jardineries.

En tant que générateurs de trafic, les jardineries peuvent parler de l’action dans leur newsletter, leur dépliant pu- blicitaire,… Les plantes sont vendues par des comités en organisation interne qui décident eux-mêmes où ils s’instal- lent pour vendre. Le VLAM peut mettre les jardineries intéressées en contact avec les coordinateurs régionaux afin de déterminer si certains comités sont prêts à vendre des plantes aux jardineries. Celles-ci peuvent aussi naturellement fonder leur propre comité mais sont alors responsables de l’organisation de la vente. Si une jardinerie souhaite se lancer dans la création d’un comité, elle doit passer par le site web de Kom op tegen Kanker.

Jardinews. Salon d’automne Florall Le mercredi 26 août 2015, les professionnels du secteur horticole pourront à nouveau découvrir de nouvelles plantes, des concepts surpre- nants et d’autres offres intéressantes pendant l’é- dition d’automne du salon ‘Florall’. L’événe- ment se déroule de 9h à 19h dans les halls 3 et 5 du Flanders Expo à Gand. Florall accueille (uniquement) les professi- onnels et les acheteurs nationaux et internationaux de la grande distribu- tion, les entreprises d’exportation, les jardineries, les cash & carries, les hor- ticulteurs, les représentants de vente en gros, les fournisseurs, les entrepre- neurs de jardin, les représentants du sec- teur des espaces verts publics,… Le salon opte à nouveau pour un système d’une journée et s’accompagne d’un catering soigné et d’une sig- nalisation claire. L’entrée et le catalogue du salon sont gratuits mais l’enregistrement est obligatoire. Le salon offre un accès gratuit au Wifi, tant aux visiteurs qu’aux exposants. Le paiement de la nourriture et des boissons se fait au moyen d’un système cashless, uniquement par carte bancaire. Café et croissant gratuits entre 9h et 13h. L’avenir du marché des jardins Le lundi 7 septembre, le Kinepolis d’Anvers accueille le second colloque sur ‘l’ave- nir du marché des jardins’. L’organisation, une collaboration entre l’ABJ, Comeos et Febin, a choisi comme fil conducteur ‘Online/offline: le magasin physique et le consommateur digital’. La première oratrice est Carin Frijters, CF-Retail, au- teur des livres ‘Prikkel de koopknop’ (‘Titillez le bouton d’achat’, ndt.) et ‘Retailtheater’. Pen- dant son intervention, qui portera sur le sujet “Comment faire la différence?”, les participants seront plongés dans le monde changeant des tendances de consommation nationales et inter- nationales dans les divers secteurs, y compris le leur. Et elle terminera par la question qui en tarau- de beaucoup: comment faire la différence? Pourquoi le consommateur vient-il et achète-t-il chez vous plutôt que chez votre voisin? Le second orateur, Steven Van Belleghem (photo), est professeur de marketing à la Vlerick Business School et abordera le thème: “La transformation des relations avec la clientèle”. Van Belleghem nous guidera à travers sa nouvelle réflexion, ‘When digital becomes human’, qui traite de la transformation digitale et humaine au sein de la stratégie clients. Inscriptions via www.comeos.be La France interdit la vente libre du Roundup Le Roundup ne sera plus en vente libre dans les jardineries, suite à une interdicti- on annoncée par la Ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal. Le Roundup et d’autres produits à base de glyphosate seront désormais placés en vitrines fermées afin de contraindre le consommateur à s’adresser à un vendeur agréé. Il ne s’agit donc pas d’une interdiction totale des produits à base de glyphosate au particulier mais d’une vente accompagnée. Le consommateur reçoit des conseils et le produit est éventuellement placé dans une armoire fermée au lieu d’être librement disponible dans les rayons. Ce qui ne change pas grand-chose à notre approche, en définitive. A partir de novembre, les vendeurs des magasins commercialisant des produits phy- tosanitaires pour le particulier devront disposer des connaissances nécessaires. Soit par expérience, soit en suivant une formation leur permettant de fournir des conseils ciblés aux consommateurs sur l’utilisation adéquate d’un produit chimique particulier et ses alternatives.

Plantes d’intérieur du mois En automne le VLAM et le Bloemenbureau Holland continuent leur présentation mensuelle d’une plante d’intérieur afin de motiver les amateurs de plantes à installer plus de végétation dans leur maison. En août, ils mettront pleins feux sur la ‘Langue de Belle-mère’. La Sansevière est une plante ultra résistante venue du désert qui a parfaitement sa place dans un pot tendance. C’est un cadeau idéal pour une personne qui n’a pas la main verte et pour le bureau. La plante ne souffre en effet pas trop d’être privée d’eau pendant un petit temps. En septembre, ce seront les plantes carnivores qui seront à l’honneur. Leur apparence colorée et inhabituelle attire les insectes et les araignées. Elles sortent de l’ordinaire, ce qui en fait des candidates idéales pour la plante d’intérieur du mois. En octobre, nous irons à la ren- contre de l’automne avec le bégonia. Le Bégonia a deux visages. La version à fleurs décline de petites fleurs en rouge, rose, orange, blanc et jaune ou plusieurs couleurs par plante. Le bégonia feuille, par contre, séduit par son feuillage velouté aux nuances argentées, roses et bordeaux ou vertes, selon l’angle de la lumière. La plante intérieure du mois de novembre sera la rose de Noël. Avec son feuillage opulent, la Poinsettia apporte une petite touche automnale mélancolique. Pour être élue plante d’intérieure du mois de décembre, vous de- vez avoir toutes sortes de qualités. C’est le cas de l’hyacinthe: multitude de fleurs, délicieux parfum et une histoire dramatique.

Séminaire du VLAM pour le secteur de l’horticulture Le mardi 6 octobre à 19h, le VLAM organise à Euroveiling (Bruxelles) un séminaire destiné à l’ensemble du secteur horticole. Le programme bien rempli propose notamment l’‘Analyse des tendances 2016’ par Aafje Nijman, l’’Etude de consom- mation GfK’ sur le consommateur écologique en Fland- re et la présentation du programme ‘Groen van bij ons 2016’ (La nature de chez nous, ndt.). Notez aussi le mardi 17 novembre dans votre agenda pour ne pas manquer l’assemblée d’automne de l’ABJ sur le thème ‘Couleurs et senteurs à la jardinerie’. Les oratrices de la soirée sont Anne Guffens (Begeuren.be), qui parlera du ‘La sti- mulation des achats impulsifs par des senteurs adaptées’, et Hilde Francq (trend agency Franck Colors (Box3)) qui abordera les ‘Tendances de la décoration, des fleurs et plantes, du style de vie, du mo- bilier et des décorations de jardin’.L’intervention de Hilde Francq promet d’être passionnante et se basera sur les récentes observations faites au Salon di Mobile à Milan, à Maison & Objet à Paris et à la London Design Week.

12 Congrès réussi mais sans feu d’artifice Niveau constant Pour les quelques lève-tard, les chaises libres étaient plutôt rares le jeudi matin 11 juin dernier. Tout cela pour dire que la salle de congrès dans les caves du Park Plaza Westminister Bridge était bondée pour le 3rd Global DIY Summit. Du bon boulot de la part des organisateurs, à savoir Fediy- ma (supply) et Edra (retail) – les fédérations européennes du DIY. Fait marquant: pour la première fois, une délégation japonaise avait fait le déplacement jusqu’en Europe. Conférant ainsi une allure encore plus in- ternationale à ce congrès! Comme à l’accoutumée, le mot de bienve- nue avait été confié au duo espiègle com- posé de Ralf Rahmede, general manager de Fediyma, et John Herbert, secrétaire général d’Edra. Deux valeurs sûres qui ont parfaitement maîtrisé leur job intérimaire de modérateurs. Tous deux ont introduit de façon experte la vingtaine d’exposés, joliment répartis sur les deux jours. Le fait que ces introductions s’accompagnaient de temps en temps d’un bon mot rendait l’ensemble plus léger. Il n’y a pas eu cette année de véritable feu d’artifice – comme la présentation d’Erwin Van Osta, administrateur délégué d’HUBO, au 3rd European Home Impro- vement Forum à Madrid. D’autres part, les indéniables creux (du genre: présentations d’entreprises prémâchées nappées de sauce commerciale) ont été épargnés aux congressistes. Autrement dit, le congrès est resté d’un niveau constant les deux Event. 3RD GLOBAL DIY SUMMIT 2015 ‘A chaque oiseau son nid semble beau’, dit l’ada- ge. Et pourtant, il y a quelques semaines, Publimat News a mis le cap sur Londres pour, durant trois jours, prendre ses quartiers au Park Plaza Westmi- nister Bridge au pied de Big Ben. Et nous n’étions clairement pas les seuls car, les 11 et 12 juin, la salle de congrès de l’hôtel affichait complet, avec 750 participants en provenance de 45 pays. Voici un compte-rendu du 3rd Global DIY Summit 2015. jours, mais sans vraiment atteindre un seul pic! Un congrès certes réussi, mais pas de nature à faire de celui-ci une édition im- périssable.

Débat avec retail & supply Le débat, qui aurait dû constituer un premier pic, n’a après coup pas réussi à répondre aux (hautes) attentes placées en lui. Avec trois grands noms du camp du retail d’un côté (Serge Giroldi (pdg OBI), John Gillam (pdg Bunnings) et Véronique Laury (pdg Kingfisher)) et deux ‘decision makers’ du monde des fournisseurs de l’autre (Kärcher et Stanley Black & Dec- ker). Trop gentil, trop délimité et – surtout – trop peu d’interaction entre les acteurs du débat. Pour notre part, nous attendi- ons avec impatience les interventions de la nouvelle première dame de Kingfisher. La Française a notamment tenu les propos suivants: “Si nous voulons que nos points de vente physiques voient leur chiffre d’af- faires continuer d’augmenter, il faut miser sur davantage d’éléments que purement sur la shopping experience. L’inspiration constitue le mot clef dans le monde actuel du home improvement. Et vu que les plus jeunes générations sont clairement moins habiles, nous devons aider ce groupe, par exemple en partageant avec lui les aptitu- des au bricolage. C’est possible de façon virtuelle, mais aussi et surtout dans les magasins physiques.” “Lorsque les gens me disent que le mar- ché du DIY vit des temps difficiles, voici ce que je leur réponds: allez jeter un œil chez les gens dans n’importe quel pays et revenez. J’entends par là qu’il est possible de procéder à du home improvement dans chaque maison, quelle que soit la taille du projet.” “Nous devons d’ailleurs nous focaliser non seulement sur les propriétaires de maisons avec jardin, mais tout autant sur les oc- cupants des appartements ou les gens qui louent une maison. Bref, il y a de nos jours tellement plus d’opportunités que ce que nous cherchions de par le passé”, toujours selon Véronique Laury.

Nouveaux modes de réflexion Selon Sergio Giroldi, pdg de la chaîne al- lemande OBI, les dernières générations ont de moins en moins d’affinités avec le bricolage. “J’ai longtemps pensé qu’il suffisait tout simplement de soutenir un peu les jeunes générations – nos futurs clients. Mais j’ai entre-temps compris que nous devons non seulement proposer du service, mais aussi fournir des soluti- ons (totales). Il faut dès lors se défaire du concept du self-service classique! Nous sommes confrontés à de nouveaux mo- des de réflexion et devons changer toute notre façon de penser. Nous devons tenter de nous rapprocher encore davantage du consommateur: non seulement en parlant avec lui, mais surtout en l’écoutant et en le laissant décider ce qu’il veut vraiment. Le monde des besoins en DIY pur doit changer d’urgence. Il est grand temps de modifier le contenu du service que nous proposons!” Jannika Bock, Industry Head Retail chez Google, a attiré l’attention sur le fait que de plus en plus d’appareils mobiles con- nectés font leur apparition dans les rues commerçantes. “Cela offre évidemment une infinité de possibilités, mais d’autre publi-FR-v3-embedded.pdf 1 23/06/15 10:56

13 part, il devient toujours plus difficile de dé- tecter les données pertinentes. Pas moins de 91% des utilisateurs de smartphones recherchent des idées sur leur téléphone lorsqu’ils doivent effectuer une tâche don- née. Veillez donc à être présent en ligne!” Réinventer les magasins physiques Pour Tony Stockil, CEO de Javelin Group, le mot clef n’est autre que le terme ‘con- venience’. Ce qui, selon lui, fait souvent défaut dans le DIY, surtout dans les ma- gasins de construction de grande taille. “Dans le paysage du retail, on distingue quatre types d’acteurs: les product/brand retailers, les distribution retailers, les expe- rience/service retailers et les convenience retailers. La seconde catégorie, celle des distributeurs purs, est très fortement re- présentée dans le DIY. C’est pourtant le type de retailers qui perdront le plus de parts de marché avec l’arrivée des pure players. Les retailers doivent réinventer leur magasin physique, en se focalisant fortement sur le service, car les produits ne se vendront pas d’eux-mêmes! Notre métier n’est plus le bricolage mais bien le home improvement. Proposez dès lors au client un ‘home service’.” “Avant, nous sortions pour travailler, pour nous détendre, pour rencontrer des gens, etc., tandis qu’aujourd’hui nous pouvons tout faire depuis la maison. Cela a donné naissance à un nouveau type de consom- mateurs: le consommateur connecté est beaucoup mieux informé, effectue préala- blement les recherches nécessaires et achète ses produits en ligne.” Global DIY-Lifetime Award Comme le veut tout congrès internatio- nal, un dîner de gala figurait également au programme. Comme d’habitude, les organisateurs se sont mis en quête pour celui-ci d’un lieu exclusif. Qu’ils ont trouvé cette fois au Guildhall, en plein cœur de Londres. C’est dans ce décor historique unique que le Global DIY-Lifetime Award a été décerné à un Jim Ingles très ému, lui qui est actif depuis déjà cinq décennies dans le secteur du home improvement, notamment comme vice-président de Home Depot.

Messieurs Herbert et Rafmede ont clôturé le congrès de deux jours par le message sensé suivant: “Knowledge was Power, today the implementation is King!” Nous sommes curieux de voir qui l’aura appli- qué d’ici le prochain Global DIY Summit, les 8 et 9 juin 2016 à Stockholm. “Le congrès est resté d’un niveau constant les deux jours, mais sans vraiment atteindre un seul pic” Wolfcraft Master 700 Wolfcraft tient compte des nouveaux besoins des bricoleurs. La derniè- re évolution, le master 700, offre une solution 3 en 1: il est à la fois établi de serrage, table de travail et sup- port pour la fixation en toute sécurité de machines stationnaires telles que scies à onglet, scies à ruban, supports de perceuse ou de meuleuse. Il vient compléter la gamme d’établis de ser- rage et d’atelier et se caractérise par sa polyvalence et son design moderne et ergonomique. Avec une polyvalence optimale et un poids de 14 kg seule- ment, l’établi offre une grande stabilité avec une charge maximale de 150 kg.

Établi modulable Réglable en hauteur de 780 à 950 mm avec mécanisme de levier à ressort, le master 700 permet de moduler sans effort une position de travail ménage- ant le dos en position debout. Le nou- veau design stable en Z du piètement offre un dégagement au niveau des jambes, même en position assise. Et le plateau de 19 mm d’épaisseur en MDF offre une surface de travail de 680 x 525 mm et permet une inclinaison en continu de 0 à 70°. Livré prémonté, il se replie rapidement d’une seule main et se fait très compact pour un range- ment facile.

Innovant et intelligent Wolfcraft a également pensé aux ac- cessoires. Quatre mors de serrage permettent un serrage en toute sécuri- té de pièces de dimensions et formes diverses, telles que panneaux et tu- bes. Innovants, des supports réversi- bles à double face sont fournis avec les mors du Master 700 pour faciliter les travaux de peinture avec un côté plat à surface anti-glisse et l’autre côté pointu anti-marque. Des mâchoires d’étau pour établis de travail, brides de serrage rapide et servantes à rou- leau sont également disponibles en option.

Info produit.

14 Encore un grand potentiel inutilisé pour le secteur DIY&Garden Etude de marché. E-COMMERCE Par rapport à d’autres secteurs, l’e-commerce dans le secteur DIY&Garden reste pour l’instant relative- ment limité. Malgré cela, The European Home Im- provement Monitor (une étude de marché mensuel- le réalisée par USP Marketing Consultancy) montre qu’il existe encore un énorme potentiel de crois- sance pour ce genre de produits. Surtout en Italie, Pologne, Espagne, Allemagne et Grande-Bretag- ne, car les consommateurs belges, néerlandais et français sont un peu moins enthousiastes. Des Belges moins enthousiastes Plus de la moitié des 2.000 Européens in- terrogés (des consommateurs issus de 11 pays différents) affirment aujourd’hui envis- ager l’achat en ligne de produits de home improvement, contre seulement 24% l’an dernier. Fait marquant: il n’y a qu’en Bel- gique, en France et aux Pays-Bas que les consommateurs réagissent plutôt mièvre- ment à cette même question quant à leurs intentions d’achat. La différence entre les Belges qui ont acheté un produit de bri- colage l’an dernier sur un e-shop (18%) et ceux qui envisagent sérieusement de le faire (22%) est aussi remarquablement plus faible que dans d’autres pays. Les réponses les plus enthousiastes pro- viennent d’Italie, de Pologne et d’Espagne où respectivement 83%, 80% et 76% de la population envisage de commander un ou plusieurs articles pour bricoler dans et au- tour de la maison via un e-shop. Magasin en ligne vs. physique La principale raison pour laquelle les gens achètent des articles de home improvement en ligne concerne les prix plus attractifs, la facilité de trouver et comparer les produits ainsi que le fait que les e-shops peuvent être consultés 24h/24 et 7j/7. Parmi les atouts des magasins physiques les plus souvent cités, on trouve le contact personnalisé (l’attention du personnel en magasin) et la facilité de ramener les arti- cles. Si les commerçants en ligne d’articles de DIY&Garden réussissent à faire encore mieux valoir leurs USP, il est certain qu’ils pourront profiter pleinement de l’énorme potentiel de croissance du commerce en ligne dans le segment du home improve- ment, concluent les enquêteurs. Des opportunités inutilisées De nos jours, plus de la moitié des consom- mateurs européens procèdent à des achats en ligne plus de 5 fois par an. Plus d’un quart des consommateurs affirment même qu’ils achètent au moins une fois par mois des articles sur un e-shop. Surtout les Bri- tanniques, les Allemands et les Polonais s’avèrent être de fervents consommateurs en ligne.

En Belgique, près de la moitié des consom- mateurs (49%) n’achètent pratiquement ja- mais en ligne (moins de trois fois par an), 39% le font parfois (9 à 11 fois par an) et 12% affirment procéder souvent à des achats sur un e-shop (au moins une fois par mois). Les produits les plus souvent achetés via Internet sont les vêtements, les chaussures, les électroménagers, ainsi que les livres et magazines. Les articles Home, Garden & Tools (24%) se trouvent en bas de la liste, à la dixième place. Ce qui révèle à nouveau des opportunités inutilisées pour les ven- deurs en ligne dans ce segment spécifique. Surtout vu la propension du consommateur européen à acheter ses accessoires de bri- colage pour la maison et le jardin via Inter- net.

Pas de préférence pour les magasins de bricolage en ligne Toujours selon The European Home Improvement Monitor, 44% des consommateurs européens n’ont pas de préférence explicite pour tel ou tel autre e-shop lors de l’achat de leurs produits de bricolage. En Belgique, ce chiffre est même encore plus élevé (49%). Ce groupe de clients en ligne achète surtout chez le fournisseur de produits DIY&Garden le meilleur marché. La confiance constitue aussi un critère de choix très important: connaissent-ils l’entreprise qui se cache derrière l’e-shop et celle-ci dispo- se-t-elle d’un label de confiance? 51% des Belges confient qu’ils n’achèteront jamais des articles de bricolage sur un magasin en ligne qu’ils ne connaissent pas. Site Internet des fabricants Lorsqu’il est bel et bien question d’une préférence spécifique, la plupart des consom- mateurs en ligne d’Autriche/Suisse, France, Allemagne, Pays-Bas, Scandinavie et Es- pagne préfèrent un e-shop spécialisé en bricolage. Alors que la majorité des consom- mateurs en ligne en Italie et au Royaume-Uni achètent généralement leur matériel de bricolage sur des e-shops génériques. La Belgique (25%) et la Pologne (23%) font figure d’originaux, en ce sens que, dans ces deux pays, les articles de bricolage sont souvent commandés via le site Internet des fabricants.

15 NOUVEAU NOUVEAU : LES VRAIS TALENTS NATURELS POUR LE JARDIN • Des innovations à base d‘ingrédients naturels, ex. Engrais Bio avec 50% de laine de mouton • Présentation attrayante sur le lieu de vente • Support dans les médias nationaux Découvrez également les autres produits de notre assortiment unique! DE BELLES PLANTES, NATURELLEMENT! www.compo.be De nouvelles opportunités de revenus dans toutes les catégories AZ_1-1_COMPO Bio Range BE_FR.indd 9 18.09.14 13:49 Actua.

Le marché belge du bricolage pourra-t-il limiter les dégâts? Faire la comparaison avec 2014 n’est peut-être pas la meilleure idée. Il est vrai que jusqu’ici le marché belge du bricolage a relativement tenu bon, mais le défi pour faire aussi bien au niveau du chiffre d’affaires en 2015, reste extrêmement grand. Le calme avant la tempête Malgré les efforts des retailers et des fournis- seurs, ce sont surtout les dieux de la météo qui ont marqué de leur empreinte les chiffres d’affaires dans le DIY. Les premiers mois de 2014 avaient été caractérisés par peu de gel et beaucoup de soleil. Il fallait dès lors s’attendre à une forte régression au début de cette année. En janvier et février, le sec- teur du bricolage en Belgique a cependant bien tenu, affichant même une croissance du chiffre d’affaires de 1% au cours de ce dernier mois. Le calme avant la tempête, apparemment, car les résultats des ventes ont fortement reculé en mars. Qui est pour- tant traditionnellement un des mois porteurs pour le marché du bricolage. Il faut toutefois relativiser la baisse de 8% enregistrée: mars 2014 a été un des meilleurs mois de mars de l’histoire: +14.4%! Si l’on compare 2015 à 2013, on remarque que la situation est somme toute acceptable.

Base solide Pour nous faire une idée correcte, nous avons retiré des chiffres tous les groupes de produits pour le jardin et saisonniers. Les in- dicateurs pour ceux-ci sont notamment for- tement dans le rouge avec un baisse moyen- ne de pas moins de 15%. La peinture affiche également un résultat négatif pour la secon- de année consécutive, et ce pour l’ensemble du marché. Tous les groupes de produits moins sensibles aux conditions climatiques se portent relativement bien. Une source d’espoir pour le reste de l’année. Le redres- sement de la confiance des consommateurs, plus le nombre beaucoup plus élevé de prêts octroyés pour des rénovations, crée en tout cas une base solide. Néanmoins, il est clair que les fournisseurs et retailers vont encore devoir travailler un peu plus cette année. Innovations Terminons sur une note positive: les lam- pes LED se portent encore et toujours à merveille, et leur croissance peut même être qualifiée de phénoménale. Les ton- deuses-robots montrent également que les innovations ont du succès. On en a en effet vendu autant en mars et avril de cette année que sur l’ensemble de l’année 2014! On voit aussi leur prix de vente moyen baisser de 15%. Une conséquence de la concurrence accrue dans ce segment, avec davantage de choix pour le consommateur. Pour en savoir plus, contactez Dimitri Vits, consultant Home & Living chez GfK: télephone (0471/210318) ou par e-mail (Dimitri.Vits@gfk.com) Powerplus Perceuses-visseuses Powerplus lance une nouvelle série de per- ceuses-visseuses sans fil. Encore plus puis- sante et plus rapide, cette nouvelle générati- on compte 8 modèles: des appareils petits, compacts et légers ainsi que des modèles robustes à haute puissance et couple élevé. La lampe led intégrée garantit davantage de lumière. Les deux modèles les plus puis- sants disposent également d’une fonction ‘perceuse à percussion’ ainsi que d’une poignée supplémentaire pour davantage de prise.

Marteaux piqueurs A côté de cela, Powerplus lance 3 nou- veaux marteaux piqueurs. La particularité du premier modèle réside dans le fait qu’il possède une chambre double, ce qui sig- nifie d’emblée une double force de frappe. Il atteint 4.300 frappes par minute avec une puissance d’impact de 10 joules. Mais l’u- tilisateur ressentira à peine cette puissance grâce au système anti-vibrations. Le modèle POWX1186 permet de réaliser des travaux de burinage particulièrement puissants. Utilisant un mandrin SDS-hex, il atteint une puissance d’impact de 48 joules. Multifonc- tionnel, le POWX1189 convient tant comme marteau perforateur que comme marteau piqueur. Il est en outre équipé d’un régu- lateur de vitesses à six vitesses. Ces trois nouveaux appareils sont extrêmement ap- propriéspourlesgrostravauxdedémolition. Info produit.

16 “Nous voulons être le plus désirable” En visite chez. NOUVEAU MR. BRICOLAGE À DINANT Le deal avec Kingfisher a échoué. Mais Mr. Bricolage poursuit tout simplement sa voie, avec de nouvelles ouvertures de magasins, des relocalisations et des agrandissements. Tout en planchant sur d’éventuels nouveaux partenariats. Nous nous sommes entrete- nus avec Reginald de Woot, CEO de Mr. Bricolage Bel- gique, et Serge Lenoir, Responsable Développement. Mr. Bricolage compte aujourd’hui 45 points de vente disséminés à travers la Région Wallonne. Cette année, la chaîne a ouvert un second magasin à Braine-l’Alleud en Brabant Wallon (1.660 m2 de surface cou- verte et 260 m2 de surface extérieure) ain- si qu’un magasin à Forville en province de Namur (1.500 m2 de surface couverte, 200 m2 de jardin et 400 m2 de surface extérieu- re). En outre, trois magasins du groupe Al- exandre Quincaillerie (repris il y a deux ans) sont passés sous l’enseigne Mr. Bricolage. A cette occasion, l’établissement de Nivel- les a aussi été agrandi. Mais l’ouverture la Le plus désirable “Mr. Bricolage veut chaque fois être le plus désirable dans sa zone de chalandise, pour reprendre les termes de notre plan stra- tégique” explique Reginald de Woot. Les critères pour ce faire sont l’accessibilité, la visibilité, l’offre et l’accueil. “Avec le temps, les magasins vieillissent ou l’activité com- merciale se déplace. Ce qui signifie que nos membres doivent, au moment opportun, se demander s’il ne serait pas temps d’envisa- ger une rénovation? Ou une relocalisation? Parfois, cette suggestion émane de la cen- trale (Prova SA à Naninne près de Namur, dans l’entité de Dinant, précise Serge Lenoir, Responsable Développement chez Mr. Bri- colage Belgique. “Un réinvestissement s’im- posait, et les propriétaires –la famille Filsfils– en étaient bien consciente. Soit sur place, soit en réfléchissant à un déménagement sur l’autre rive de la Meuse. Nous avons fi- nalement retenu la seconde option. En effet, l’activité commerciale à Dinant se déplace vers le haut de la ville, plus précisément vers la rue Saint Jacques en direction de Ciney. Où sont déjà présents Trafic, Aldi, Colruyt, Carrefour... Depuis mai dernier, nous venons ainsi compléter cette offre. Tout profit en matière de mobilité pour nos clients. Un élé- ment important à Dinant parce que la ville est divisée par la Meuse et ne compte qu’un seul pont.” Bricolage et showroom Le nouveau Mr. Bricolage s’est installé dans une ancienne concession Citroën. Dont la grande vitrine a délibérément été conser- vée. “Nous sommes très pragmatiques chez Mr. Bricolage”, souligne Reginald de Woot. “Notre centrale n’est pas peuplée d’intellec- tuels qui inventent des concepts, que nous devons ensuite implémenter. Non, nous préférons tirer avantage des propriétés des emplacements choisis pour faire évoluer nos concepts. Dans ce cas, il s’agissait d’u- ne grande vitrine dans un lieu de passage fort fréquenté par les automobilistes, où a été installée une exposition de sanitaires, de salles de bains, de cuisines et de luminaires.

Actuellement, nous n’avons cela qu’à Di- nant, mais nous pourrions désormais aussi décliner ce concept ailleurs.” Mettre l’accent sur le bricolage En pénétrant dans le dernier nouveau Mr. Bricolage, le bricoleur entre directement dans le vif du sujet: la section peinture. “La zone destinée aux produits saisonniers et autres offres temporaires, sur lesquels l’on tombe généralement en entrant dans les magasins de la plupart des enseignes con- currentes, doivent chez nous faire un pas de côté, au sens propre comme au figuré. Nous voulons mettre pleinement l’accent sur le DIY, le bricolage à l’état le plus pur. Désormais, installer ‘l’événementiel’ (les ac- tions uniques; ndlr.) directement à l’entrée du magasin ne constitue plus un dogme, même s’il n’y a toutefois pas d’interdiction. Cela dépend en fait de la taille et de la confi- guration du bâtiment. Au centre du nouveau magasin, vous trouverez aussi une grande section éclairage qui – cela a aussi été mûre- ment réfléchi – créera en hiver à la fin des heures d’ouverture une lumière agréable et une ambiance sympathique.” Drive-in Une ambiance sympathique que l’on retrou- ve aussi dans le grand drive-in à l’extérieur. “Pendant longtemps, le drive-in a été un peu le parent pauvre du bricolage”, selon Serge Lenoir. “Mal éclairé, peu soigné, voire même un peu sale… Mais c’est aujourd’hui tout le contraire. Vous pourriez en effet pratique- ment y manger par terre. Et l’éclairage est lui aussi devenu beaucoup plus agréable.” Reginald de Woot intervient: “Vous bénéfi- ciez aussi de larges allées dans lesquelles vous pouvez passer même lorsqu’une au- tre voiture charge des marchandises. Cela peut paraître évident, mais ce n’est pas le cas partout. Le drive-in doit être une zone agréable. D’autant plus dans certaines ré- gions des Ardennes qui, en hiver lorsqu’il neige, peuvent parfois s’avérer très inhospi- talières”, conclut Serge Lenoir.

Spécialiste dans tous les rayons Par rapport à son prédécesseur à Neffe, plus marquante fut cependant celle de Di- nant, fin mai dernier: une relocalisation avec un magasin de 2.500 m2 de surface cou- verte et un 2.500 m2 (y compris un drive-in) de terrain extérieur. “Dans ce magasin, le propriétaire a cherché à offrir à sa clientèle un choix le plus complet en intégrant toutes les évolutions du concept Mr. Bricolage”, affirme Reginald de Woot avec satisfaction. “C’est réellement très réussi.” ndlr.), mais ce sont généralement tout de même les exploitants de magasin qui le pro- posent eux-mêmes. Nous avons la chance de pouvoir compter sur des membres très dynamiques!” Emplacement attirant Cela faisait déjà un petit temps que des me- sures étaient envisagées pour le magasin vieillissant (datant de 1990) situé à Neffe,

17 Sans Soucis avec ! ACCESSOIRES PEINTURE GARNITURES DE PORTES ET MEUBLES FIXATIONS OUTILLAGES À MAIN QUINCAILLERIE ENTRETIEN WWW.PGZ.EU le nouveau magasin de Dinant présente une superficie plus grande, soit un total de 5.000m2 . “Ce qui nous permet de proposer une offre suffisamment large dans tous les segments”, ajoute Reginald de Woot. “A Di- nant, celui qui recherche une table de jardin ou un parasol sait qu’il pourra s’adresser à nous. Notre section Pet Food représente aussi plus qu’un simple rayon: il s’agit d’une zone où vous pourrez faire vos courses en toute confiance pour votre animal de com- pagnie, avec du personnel formé à cet effet. Par ailleurs, la partie showroom comprend aussi des bureaux où les clients pourront être reçus par des spécialistes. Ce qui con- stitue aussi une nouvelle évolution.” Ancrage local Pour être attirant, un magasin doit aussi être vraiment ancré dans sa région. C’est pour- quoi il est préférable de travailler avec des entrepreneurs locaux. “Tout commence par un membre qui connaît ses clients par cœur”, insiste Reginald de Woot. “A Dinant, il s’agit de la famille Filsfils, active avec succès dans la région depuis 25 ans et qui connaît aussi celle-ci comme sa poche. Naturellement, le siège principal de Prova a également un rôle à jouer, mais le dialogue constitue le mot clef pour décrire la collaboration avec les divers spécialistes de la centrale. Nous n’imposons rien, même si nous tentons naturellement de convaincre le membre: un fournisseur doit savoir que ses produits seront proposés dans tous les magasins.” Pas Kingfisher L’ancrage local constitue la force de Mr. Bricolage, mais celui-ci doit toutefois s’ac- compagner, pour Reginald de Woot, d’une force de frappe internationale. Ce dernier n’a dès lors jamais caché qu’un partenariat avec Kingfisher, le numéro un européen du DIY, aurait été pour lui un honneur et un privilège. Mais les membres français de Mr. Bricolage ont renoncé au deal: le géant britannique au- rait dû fermer trop de magasins pour se con- former à la législation antitrust européenne. Et maintenant? “Comme il n’avait jamais été question d’une reprise, nous ne sommes également pas désespérés parce que nous ne faisons pas partie du groupe”, poursuit Reginald de Woot en riant. “Mieux encore, cela ouvre des portes à de nombreuses autres possibilités. Lorsque le deal était en pourparlers, nous disions, avec notre positi- visme que nous avions assurément quelque chose à y gagner. Mais, je peux vous l’assu- rer: il y a encore d’autres opportunités dont nous pourront tirer profit!” Nouvelles pistes Quant à savoir lesquelles, le groupe est actuellement en phase de réflexion et dis- cussion. “S’il y a un point qui n’est pas dis- cutable, c’est notre indépendance. Celle-ci aurait aussi été garantie chez Kingfisher. Nous n’allons jamais placer un produit qui n’intéresse pas le client ou que celui-ci trou- ve trop cher pour vouloir faire plaisir à un partenaire. Mais vu que nous savons ce que veut le consommateur, nous pouvons aller beaucoup plus loin avec un partenaire au niveau du sourcing et des importations. Ce sont des pistes qui sont ouvertes.” Logistique française Dans l’intervalle, les liens continuent de se resserrer avec Mr. Bricolage France, qui dé- tient 35% des parts de la franchise belge. “Notre propre groupe est déjà très puis- sant, ce dont nous tirons aussi avantage.” Aujourd’hui, la filiale belge est même plus performante que la société mère française. Est-ce que cela joue un rôle au niveau de l’entente? “Il s’agit assurément d’un avan- tage au niveau de la propension à nous écouter chez les Français. Ils sont en fait nos grands frères, ils nous apportent de l’expérience, notamment pour les longues distances, les gros volumes, etc. Nous exploitons de plus en plus leur logistique. Tandis que, de notre côté, nous sommes pragmatiques, parfois plus rapides et un peu plus performants. Les Français sont très intéressés d’apprendre de nos expéri- ences complémentaires.” Inspiration française “Et bien que nous puissions globalement être fiers de notre performance en Belgi- que, ils disposent en France de plusieurs projets très réussis, qui nous inspirent for- tement. Comme par exemple le magnifique nouveau magasin de Château-Bernard près de Bordeaux. Ou le magasin labora- toire près du siège principal d’Orléans, que nous visiterons bientôt. Ce sont surtout les technologies appliquées là-bas qui nous in- téressent, de même que la manière dont ils composent leurs gammes. Nous ne comp- tons pas tout simplement reprendre ces gammes, nous sommes intéressés par le processus de leur composition. Que nous devrons naturellement adapter à notre cul- ture, à notre marché et à notre densité de population.” Pas de cannibalisme La centrale a suivi de près les premières se- maines du nouveau magasin à Dinant. En effet, cette relocalisation n’était pas du tout sans risques. Se déplacer de 5 kilomètres en direction de Ciney ne risquait-il pas de canni- baliser le chiffre d’affaires de l’établissement sur place (également aux mains de la famille Filsfils).L’analyse des chiffres des premières semaines nous a appris que non. “Ce qui signifie que nous répondons correctement aux besoins de Dinant”, constate Serge Le- noir avec satisfaction. “Où nous avons une population qui peut aussi se rendre ailleurs. La France est proche, et nombre de Dinan- tais vont y faire leurs courses, notamment dans le segment du food chez Intermarché. Nous avons donc récupéré cette clientèle qui s’échappait.” Un geste de patriotisme économique...

Projets d’avenir Serge Lenoir est clair: “Il reste encore de la place et notre enseigne est de mieux en mieux acceptée par le marché. L’avenir s’annonce sous un beau ciel bleu, pourri- ons-nous dire (rires).” Quelles futures ouver- tures suivront précisément? A Naninne, on préfère rester discret à ce sujet. “Nous pré- férons réserver une bonne surprise plutôt que devoir ravaler une promesse”, explique Re- ginald de Woot. “Par ailleurs, nous ouvrons généralement plus de magasins que ce que nous annonçons dans la presse.” Et le CEO de conclure par le message sui- vant: “Cette relocalisation réussie à Dinant doit donner des idées à d’autres membres et montrer aux fournisseurs qu’il est important de s’engager à tous les niveaux possibles.”

18 Compte-rendu d’une journée passionnante avec visite de quatre magasins Les passager du bus n°1 étaient guidés par notre compatriote Thierry Coeman, expert en retail, déjà souvent mandaté pour ce genre de missions multilingues par Edra, Fediyma ou d’autres organisa- tions mondiales. Le Store Tour de Lond- res était d’ailleurs une initiative du tandem désormais familier Edra (retail) et Fediy- ma (supply) et avait été minutieusement préparé par Inaki Maillard, Manager RP & Marketing de cette dernière fédération de fournisseurs.

Marché DIY britannique Le marché DIY & Home Improvement du Royaume-Uni, qui pèse environ 11,1 milliards de livres britanniques, se remet lentement mais surement de la récession économique. Le consommateur retrouve progressivement sa confiance – en 2014, le Britannique a dépensé environ 200 £ en matériel de bricolage – et le marché immo- bilier est à nouveau en croissance pour la première fois depuis sept ans. GfK parle d’une hausse des ventes totales de 3% en valeur pour le secteur DIY & Home Impro- vement pur et de 10% pour le secteur du jardin. C’est avec ces chiffres-clés en tête que nous faisons notre première halte, au magasin Homebase de Brentford.

Véritable renaissance Ce n’est que la première visite de la journée et déjà l’accueil est on ne peut récemment laissé échapper dans une in- terview pour DIY Week que “Wickes fait son grand retour”. Cela dit sans exagéra- tion, c’est en tout cas ce qui est apparu lors de notre seconde visite. Après une période exclusive de labels privés, l’assor- timent a été récemment réaménagé pour accueillir 30% de marques dont Bosch, Stanley Black & Decker, Knauf et même Makita. Mais ce détaillant DIY ‘traditionnel’ a surtout soigné le ‘concepting’: les rayon- nages et la signalisation ont été rehaussés d’une touche de couleur et de design. Le département peinture, avec 750 SKU, a particulièrement plu à la délégation. Jouer sur la nouvelle tendance L’ensemble du magasin décline subtile- ment la stratégie EDLP (Everyday Low Pri- ce) et une constitution Good-Better-Best de l’assortiment. Car une nouvelle tendan- ce s’ancre parmi la clientèle de Wickes. “Les particuliers viennent en compagnie des professionnels faire leurs achats en commun afin de bien répartir les tâches à la maison. Nous avons misé à 200% sur cette tendance”, m’a murmuré à l’oreille le store manager. Nous attirons aussi l’at- tention sur le concept intégré Tool Station (un élément du groupe) qui doit principa- lement servir de lieu de rencontre à part pour les ‘professionnels’ et les bricoleurs ‘semi-professionnels’. Il y a fort à parier que Makro Belgique s’en est inspiré pour son nouveau concept Drive-In.

Quoiqu’il en soit, avec un chiffre d’affaires total de 972 millions de livres britanniques et un bénéfice opérationnel de 50,4 milli- ons £, Wickes a clairement repris sa place dans le top trois. La preuve que le glisse- ment du ‘Do-it-yourself au ‘Do-it-Together/ for Me’ n’est pas une légende… Serait-il temps de tenter une petite spéculation à la Bourse de Londres? Pas de KO définitif Entre-temps, l’heure de midi est passée, Evénement. STORE TOUR LONDON Trois bus complets avec à leur bord 176 professi- onnels DIY originaires de 27 pays (parmi lesquels seulement deux Belges) ont quitté le centre trépi- dent de Londres le 10 juin, à la veille du troisième Global DIY Summit. La caravane a pris la directi- on du sud-ouest afin de visiter les enseignes de quatre grands noms du secteur du bricolage bri- tannique: B&Q, Homebase, Wickes et Screwfix. plus chaleureux: sous la direction de Stu- art Tosh, Divisional General Manager chez Homebase, une équipe de 12 acheteurs attendait la délégation étrangère pour une visite guidée précédée d’un bref discours. Homebase fait partie, avec Argos, du Home Retail Group et compte aujourd’hui 296 magasins. Conséquemment au chan- gement de direction –Echo Lu a succédé à Paul Loft, qui a quitté l’organisation au début de l’année-, un gigantesque plan de reconversion et de réduction des coûts (baptisé ‘Productivity Plan’ dans le jargon de Homebase) s’est engagé. Etalé sur une durée de trois ans, il vise, d’une part, la fer- meture d’environ 60 magasins d’ici février 2018 (jusque fin octobre 2014, Homebase exploitait encore 323 points de vente) et, d’autre part, des investissements dans le concept commercial. Ces derniers étaient déjà perceptibles lors de notre visite. Concepts de marque propres Dans le chapitre ‘Transforming the Shop- ping experience’, on remarque surtout le concept shop-in-the-shop de deux par- tenaires (Habitat et Laura Ashley), au sein duquel Homebase joue clairement la carte du principe de ‘Home Improvement’. Pa- rallèlement, plusieurs concepts ont été développés pour positionner l’offre cuisi- ne (Schreiber, Odina et Hygena) et jardin (Qualcast). Le département jardin a tout particulièrement retenu l’attention. Sur une superficie d’environ 500 m2 , on avait créé une ambiance de cottage avec des sols en teck et des systèmes d’étagères en bois. On remarquait également que la société mère Home Retail Group veille à ce que l’on associe Homebase et Argos (princi- palement multimédia) en consacrant un espace de 300m2 à l’activité omni-channel du groupe - principalement click & collect. En résumé, avec un chiffre d’affaires de 1,489 milliard de livres britanniques et un bénéfice opérationnel de 18,9 millions £, Homebase démontre qu’il ne faut jamais rayer définitivement un lien solide malgré quelques difficultés.

Grand retour La route de Brentford à Slough nous permet de prendre malgré nous toute la mesure de la ‘congestion’ dont on nous parle tant. Notre patience est mise à rude épreuve mais au bout d’une petit heure, nous sommes gratifiés par un accueil tout aussi chaleureux que précédemment chez Wickes à Slough, en la personne du sto- re manager, Russel Miller. Le PDG (John Carter) de Travis Perkins –la société mère de Wickes, Tool Station et Tile Giant– a

19 nous avalons un lunch rapide dans le bus. Nous roulons vers l’est en direction de Farnborough, où le Retail Director Dami- an Mc Gloughlin nous attend, en présen- ce du Store Manager Matt Fairclough. Ce magasin pilote du leader de marché B&Q valait largement le détour. Chaque cm2 de la superficie commerciale (plus ou moins 15.000 m2 ) porte la marque la nouvelle stratégie ‘Everyday Great Value’. Quelle différence avec l’approche EDLP agressive d’autrefois. B&Q opte pour une stratégie promotionnelle ‘imbattable’ uni- que par catégorie de produit. Les têtes de rayon sont bien remplies (l’accent est mis sur le stock) avec des prix jamais vus. Tout le magasin s’étale ainsi selon un axe nord-sud avec en communication sur cha- que tête de rayon un prix unique qui fait autorité, comparé deux fois à ceux de la concurrence. Par ailleurs, les 7.000 SKU ont vus leur prix baisser de 10% et 150 SKU ont été upgradés en ‘Doorbusters’. Le département peinture a également été totalement remanié: Valspar (une marque américaine subtilement positionnée com- me une marque propre) y règne désormais en maître… Création de valeur Pendant le visite guidée, notre attention a été attirée sur l’ingénieux ‘replenishment program’ prenant en chargem la gestion du stock et la mise en rayon de manière sélective et par couleur dans des cais- ses acheminées depuis la plateforme de cross-dock. Last but not least, les caisses ont été équipées de tapis roulants adaptés et de scanners plats afin de garantir un ac- cueil fluide et convivial pour le client. “Nous sommes passés d’une politique de ‘showroom activity’ à une politique de ‘Va- lue creation’”, nous dit-on à la fin de la vi- site. Ce qui résume bien tout ce que nous avons vus. Le numéro trois mondial (après Home Depot et Lowe’s), qui compte actu- ellement 350 magasins, doit encore assi- miler l’arrivée de la ‘dure à cuire’ Véroni- que Laury (50 fermetures supplémentaires prévues d’ici la fin de l’année). Néanmoins, les chiffres que Sir Ian Cheshire a laissé derrière lui le 31 décembre 2014 (un chiffre d’affaires total de 3,590 milliards £ avec un bénéfice opérationnel de 116 millions £) restent un héritage impressionnant en ces temps de post-récession.

L’avenir du DIY Notre quatrième et dernière halte, Scre- wfix, se trouve 800 m plus loin sur Invin- cible Road, où nous étions attendus par Scott Parsons, Director Trade Operations South, et Graham Bell, Store Operations Director. Ce serait l’apogée de notre expé- dition, nous avait prédit Thierry Coeman. Pendant l’heure suivante, la délégation s’est vue offrir une visite guidée inattendue dans les coulisses du premier de classe des détaillants DIY multi-channel. Scott Parsons a commencé par nous raconter rapidement la folle histoire d’une start- up de retail online qui a débuté dans un garage au printemps 1979, de la vente à Kingfisher en 2009 et de la grande per- cée des cinq dernières années avec un tandem unique de livraison online-instore. La visite guidée, tant de la surface com- merciale que des coulisses, nous a offert Panneaux Napoli Également livré à domicile du consommateur à partir de € 750,- TVA inclus. Testez notre calculatrice sur notre site web Garden Trade International bvba Deense Wijersstraat 6 • B-3740 Munsterbilzen tel. +32-(0)89-510 360 • fax +32-(0)89-510 365 info@giardino-online.com • www.giardino-online.com un regard particulièrement ouvert sur le ‘modus operandi’ du système d’enregis- trement internet, couplé à l’approvision- nement. Chaque commande en ligne peut être littéralement livrée cinq minutes plus tard dans la boutique physique choisie par le client. “Les professionnels commandent souvent depuis le parking via leur i-Pad –7 jours sur 7, de 7h à 20h (le centre d’appel et de contact est ouvert 24/7- pour être sûrs de ne pas devoir faire la queue”, pré- cise Scott Parsons.

Bestsellers Dans le monde des affaires, ‘le temps, c’est de l’argent’ et Screwfix a pris une bonne longueur d’avance. Les bestsellers du premier trimestre de 2015 peuvent être divisés en quatre catégories: powertools, éclairage, chauffage et climatisation. Le groupe a en outre ouvert son 400ème ma- gasin (un par semaine sur les cinq derniè- res années) et plusieurs projets test sont en cours en Irlande (3) et en Allemagne (4) afin de préparer l’internationalisation de ce projet omni-channel très prometteur. Avec un chiffre d’affaires de 665,3 millions £ et un bénéfice opérationnel de 45 millions £, Screwfix n’a plus vraiment besoin de faire ses preuves… Eléments stratégiques De retour juste à temps pour une douche bien méritée et le ‘Get Together’, le bus a rapidement traversé Westminster Bridge.

175 congressistes sont rentrés avec un avantage compétitif sur les 600 autres participants. Voir, découvrir, comprendre, traduire, apprendre, réfléchir et inspirer: DIY & Home Improvement sont des verbes que vous devez conjuguer à l’infini. Notre conseil: faites de vos voyages d’étude DIY des éléments stratégiques!

20 Un magasin de dépannage à la côte belge En visite chez. BRICO CITY KNOKKE Le Brico City n°16 a ouvert ses portes, et il s’agit du premier à la côte. Qui plus est, à Knokke, la plus mondaine des stations balnéaires belges. Avec un caddie de golf comme moyen de transport appro- prié pour les livraisons gratuites à domicile. Publi- mat News est allé y prendre la température à la veil- le d’une saison estivale qui s’annonce chaude. Opportunité “Un magasin de proximité avec des produits de dépannage pour de petits projets et réparations.” Selon Hakim Dekkar, Consul- tant Franchising Brico City, il s’agit de la dé- finition appropriée. Après Jette à la mi-mars, Knokke est (depuis le 15 mai) le second Bri- co City à ouvrir ses portes cette année. “En Flandre, la notoriété de Brico City peut et doit être fortement améliorée. Il est logique que notre enseigne soit beaucoup plus con- nue à Bruxelles. Nous avons ouvert notre tout premier établissement dans la capitale en 2006 et plus de la moitié de notre parc de magasins se trouve dans cette région.” Une sensation d’espace ‘Une sensation d’espace’, telle est la réponse qu’on obtient lorsqu’on deman- de quelle évolution la plus remarquable ce format de magasins a connue ces dernières années. “Dans les premiers Brico City, le client avait encore trop une sensation d’op- pression lorsqu’il entrait dans le magasin. Une grande différence par rapport à Knokke où la voie centrale se caractérise par des gondoles basses et de larges allées. Par souci d’honnêteté, il me faut ajouter que la configuration de ce bâtiment ne permettait pas l’installation d’une gondole supplémen- taire, sinon nous aurions peut-être accaparé un peu plus d’espace. Mais nous voulions quoi qu’il en soit créer une sensation d’es- pace. Chaque visiteur doit avoir comme pre- mière impression le sentiment d’entrer dans un sympathique petit magasin de proximi- té. Ce à quoi contribue le contact person- nalisé, qui est ici beaucoup plus important que dans un magasin de construction Brico traditionnel. A Knokke, trois collaborateurs sont présents dans le magasin, en plus du franchisé proprement dit, ce qui est plutôt beaucoup vu la superficie réduite.” Une fraction de seconde Ce concept de magasin de proximité n’offre pas de place pour un espace de stockage supplémentaire. A l’instar de tous les autres établissements de ce type, à Knokke égale- ment, tout le stock est proprement disposé dans les rayons. Lorsqu’il pénètre dans le magasin, le client aperçoit d’abord les as- sortiments décoratifs. “Parce que cela crée de la couleur et de l’ambiance et parce que les gens demandent souvent des conseils pour ce genre de produits. Les produits plus techniques sont proposés dans deux pièces sur le côté – qui ne sont pas visibles depuis l’entrée.” Comme davantage de magasins Brico City, l’établissement de Knokke présente en de- vanture – côté rue – une vitrine permettant de mettre chaque fois en évidence un ou plusieurs articles saisonniers. “Il s’agit pour l’instant de mobilier de jardin, mais à l’au- tomne, ce seront par exemple des souffleurs de feuilles”, ajoute Hakim Dekkar. “Nous laissons à notre franchisé la liberté de garnir lui-même cet espace. Le magasin est situé dans une rue adjacente de la Lippenslaan, où passent énormément de voitures. Tout l’art consiste dès lors à faire comprendre en une fraction de seconde à tous ces conduc- teurs qu’il s’agit ici d’un magasin de brico- lage.” 10 minutes à pied Vous ne trouverez jamais un Brico City dans les rues commerçantes les plus fréquen- tées, mais toujours à proximité de celles-ci. Dans des endroits présentant une très hau- te densité de population; ce qui constitue une exigence de base afin que ce genre de magasins soit rentable. “Ici à Knokke, nous occupons un emplacement entouré d’im- meubles à appartements”, précise Hakim Dekkar. “L’objectif consiste à ce que les gens ne doivent pas prendre leur voiture, car nous n’avons en effet pas de parking prop- re. La concurrence est présente à 3 voire 4 kilomètres, soit trop loin pour y aller à pied. C’est là que Brico City se distingue des au- tres magasins de bricolage. Nous sommes un magasin de proximité pour de petits projets et réparations, proche des gens. Notre définition du mot ‘proximité’ équivaut à maximum 10 minutes à pied car tous les gens habitant plus loin prendront plus vite la voiture et se rendront peut-être dans un autre magasin de bricolage.” Dans les Brico City, les gens procèdent prin- cipalement à de petits achats, comme une ampoule, des piles ou un pot de peinture. Le panier moyen est dès lors environ moitié plus bas que dans un Brico ordinaire. Bref, il s’agit d’un magasin de dépannage. Livraison à domicile gratuite Une superficie compacte implique qu’il faut faire des choix. Dans un Brico City, vous ne trouverez dès lors pas certaines familles de produits. Les clients pourront cependant commander tous les articles de l’épais cata- logue Brico et venir enlever ceux-ci dans le Brico City le plus proche dans le courant de la semaine. Ou se les faire livrer à domicile. Il existe déjà deux magasins Brico City (à Bru- ges et Gand, ndrl.) où les articles plus lourds sont livrés à domicile en biporteur. A Knok- ke, le franchisé a opté de façon opportune pour un caddie de golf. “Nous sommes en train de le personnaliser avec des autocol- lants afin qu’il se remarque facilement dans le paysage urbain”, poursuit Hakim Dekkar.

21 PortaLit A223 WestaLack Provence 4002 WestaLack Provence 4002-B contact@frabeldoors.be 071 25 39 73 www.frabeldoors.be Colorez votre intérieur! Découvrez notre nouvelle gamme De portes Porte design Cross type 7003 Nos portes sont disponibles dans toutes les couleurs de la palette RAL. FRABEL DOORS, votre partenaire sur le marché des portes. design, classiques, avec vitrage, type cottage,... Portes de stock livrables sous 8 jours : “Surtout ici à la côte, où vivent beaucoup de personnes âgées, il s’agit d’un service sup- plémentaire qu’utiliseront une grande partie des clients. L’objectif consiste à ce que, le soir après l’heure de fermeture, un des colla- borateurs fasse sa tournée quotidienne pour livrer les commandes à domicile.” “Nous accueillons souvent des clients qui nous demandent si nous ne connaissons pas des hommes de métier compétents. Nous tentons ici aussi de leur venir en aide. Pour les particuliers qui ont peu de temps ou qui sont peu bricoleurs, Brico collabore avec une entreprise d’installation externe: MySpecialist.” L’été sera chaud… Le Brico City de Knokke réalise déjà de jolis chiffres au niveau des ventes. Mais hormis le week-end de l’ouverture très chargé, la grande affluence n’était attendue que pour les grandes vacances, lorsque les proprié- taires de résidences secondaires rejoindront la côte. Le magasin sera ouvert le matin chaque dimanche et jour férié, une donnée importante. Ce sera plus que vraisemblable- ment plus calme l’hiver, même si on ne peut jamais dire à Knokke – une station balnéaire qui compte énormément de résidents per- manents. “Ce que nous voulons promouvoir auprès des agences de location et immo- bilières ici à Knokke, ce sont notamment nos lampes”, fait savoir Hakim Dekkar. “Un département que Brico City va bientôt tota- lement renouveler, avec une meilleure répar- tition de l’offre, afin de faciliter davantage le choix du client.” Plus d’articles pour le jardin Pour le reste, il y a eu peu de changements au niveau des produits ces dernières an- nées. Hakim Dekkar: “Un petit pourcentage de l’assortiment des Brico City est librement choisi par le franchisé qui peut ainsi répond- re aux besoins des consommateurs locaux.

A Knokke, il s’agit par exemple de chapeaux de plage en paille, des articles très spécifi- ques que vous ne retrouverez dans aucun autre Brico City. Dans ce magasin encore, nous nous focalisons aussi un peu plus sur le jardin, avec une attention particulière pour les résidents en appartement qui possèdent une petite terrasse.” La peinture constitue un département qui se porte toujours très bien dans tous les Brico City. “Grâce à notre mélangeuse, nous pouvons tout proposer. Outre plusieurs grandes marques, nous tentons aussi de fortement promouvoir not- re marque propre de qualité: Perfection. La droguerie constitue un autre département important. A Knokke, l’offre d’articles ména- gers est par contre un peu plus limitée. Par- ce qu’on trouve déjà suffisamment de ma- gasins spécialisés dans ce domaine dans la Lippenslaan. Nous procédons d’ailleurs toujours de la sorte pour tout nouveau Brico City: nous examinons minutieusement quels magasins existent déjà dans les environs proches. Normalement, il est également possible de faire reproduire des clefs et des plaques d’immatriculation dans les Brico City. Mais pas à Knokke, précisément pour la même raison. De bonnes relations avec le voisinage s’avèrent importantes; nous vou- lons nous intégrer le mieux possible.”

22 VENDREDI 26 JUIN 5h30. L’heure de se réveiller. Je suis une lève-tôt. Vers 6h, je suis attablée pour le petit déjeuner, avec devant moi une tasse de café et deux spéculoos. Un moment de plaisir durant lequel je vérifie certaines choses sur l’iPad. Toute la maison dort encore. C’est la fin de l’année académique et mes deux ados profitent des jours de congé entre les exa- mens et la remise des bulletins. D’autres enfants sont également venus dormir, des copains et copines. Ils peuvent se réjouir de passer du temps ensemble. Je me prépare pour partir.

7h05. Dans la voiture. Pas de bouchons aujourd’hui, fantastique! 45 minutes pour me rendre d’Anvers à notre siège principal situé à Wilsele (Louvain). Une fois arrivée au bureau, je règle quelques tâches administratives. 8h15. Première réunion. Une bonne habitude: presque tous les vend- redis, toute l’équipe de direction se réunit pendant trois-quarts d’heure pour aborder la semaine suivante, pour se tenir au courant de qui fait quoi et pour partager d’autres infos professionnelles. Comme toujours, cette réunion se déroule dans une ambiance agréable, surtout lorsque quelqu’un apporte de la tarte… Cela s’appelle tester un produit de l’as- sortiment pâtisserie. Pour bien commencer la journée!

9h30. Réunion suivante consacrée au timing et à l’impact de l’im- plémentation éventuelle d’un nouveau système d’ERP. Cette réunion apporte son lot de soucis: comment intégrer dans notre organisation un projet d’un tel impact?’. 11h. Concertation avec le directeur des achats concernant plusieurs projets en cours. Nous établissons plusieurs priorités pour le reste de l’année. 12h30. Réunion suivante, cette fois avec plusieurs cadres qui, à l’été, pourront s’entretenir avec le CEO du groupe AVEVE. Je leur précise le contexte et, surtout, leur donne le message qu’il est important d’inspirer le CEO sur base de leur propre domaine d’activité. Heureu- sement, à la fin de cette réunion, il est possible de savourer quelques sandwiches. Vous pouvez me demander beaucoup de choses, mais pas de sauter un repas. Il est important de manger et boire à temps! 14h. Brève rencontre avec notre délégué syndical pour l’élaboration du compte-rendu et de l’agenda de la prochaine réunion.

14h30. Les réunions sont finies pour aujourd’hui. Enfin la possibi- lité de traiter mes mails et de préparer plusieurs projets pour la semaine suivante. Encore deux heures de travail et je m’en irai également. La période qui précède les vacances est toujours chargée parce qu’il faut mettre plusieurs choses sur les rails ou en achever d’autres. Lorsque je suis au bureau et que je ne suis pas en réunion, il arrive souvent que des collègues viennent me poser des questions ou – inversement – que j’aille les trouver. Je ne voudrais rater pour rien au monde l’interaction avec tous les collaborateurs… 17h30. Je termine ma journée de travail. Il fait très chaud et le voyage en voiture avec de la bonne musique me plonge dans l’ambiance du week-end.

18h30. De retour à la maison. Je vérifie encore brièvement les ac- tivités des ados du jour et profite avec eux d’une petite glace sur la terrasse. Bref, une soirée calme. 22h.Il est l’heure d’aller au lit. Le journal de. SABINE DEVREESE (Directrice Générale d’AVEVE Retail) Brèves de l’étranger. Hornbach mise à nouveau sur l’expansion à l’étranger Le Groupe Hornbach, qui a enregistré pour le dernier exercice comptable une augmentation de son chiffre d’affaires de 6% pour atteindre 3,57 milliards d’euros, va fortement réinvestir dans ses activités à l’étranger. L’an dernier, celui-ci s’est principalement focalisé sur ses activités en Allemagne, suite à la reprise d’anciens magasins de construction de Praktiker et Max Bahr. Pour l’exercice comptable en cours sont prévues 6 ouvertures de magasins: 2 aux Pays-Bas, 2 en Autriche, 1 en Roumanie et 1 en Allemagne. Soit un investissement entre 180 et 220 millions d’euros. La division magasin de construc- tion (146 établissements dans 9 pays) a enregistré un accroissement de son chiffre d’affaires de 6,5% pour atteindre 3,36 milliards d’euros. Soit une croissance à données comparables de 4,4%. La vente de BauMax encore cette année? Il y a des chances que BauMax change de propriétaire encore cette année. Cer- taines sources mentionnent qu’une partie du parc de magasins sur le marché domestique autrichien sera cédée au groupe français Adeo pour la mi-juillet au plus tard. Quant à savoir si, dans ce cas, ces points de vente continueront d’o- pérer sous la bannière BauMax, ou sous la bannière Leroy Merlin, aucune clarté n’a été faite sur le sujet. Entre-temps, on a également appris que les négociations concernant la vente des 38 établissements BauMax en Tchéquie et Slovaquie à la chaîne allemande OBI avaient pratiquement abouti.

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