COMPTE-RENDU D'IN FORMATIONS SYNDICALES - CCE du 29 juillet 2019 - Fo Conforama

La page est créée Josiane Pons
 
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COMPTE-RENDU D’IN                                    FORMATIONS SYNDICALES
                                                        CCE du 29 juillet 2019
FO intervient en préambule de ce CCE pour exprimer sa désapprobation face au renforcement disproportionné du
dispositif de sécurité mis en place ce jour avec une trentaine de vigiles pour une quarantaine de salariés membres du
CCE et des barrières empêchant les accès habituels au CCE.

FO dénonce l’argent gaspillé inutilement avec ce comité d’accueil d’autant qu’aucun appel à un rassemblement au
siège social, ni de préavis de grève n’ont été émis particulièrement pour cette journée du 29 juillet 2019.

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La direction indique qu’il n’y a pas de modifications très importantes sur le livre 2, seulement des corrections de
« coquilles », que la direction s’engage à communiquer par ailleurs, et l’intégration dans cette nouvelle mouture des
annexes 1 et 2 du livre 2.

M. Dugardin présente le Livre2. Il démarre par les raisons (l’historique) qui ont mis Conforama dans ces difficultés
que nous connaissons tous à présent : recherche de croissance par l’actionnaire Steinhoff d’une expansion à tout va
sans véritable stratégie commerciale, manque de rentabilité de l’enseigne, crise de l’actionnaire Steinhoff, un
changement dans l’attitude de la consommation des Français sur le marché du meuble, essor de e-commerce…

Concernant l’ouverture du magasin d’Etoile, M. Dugardin affirme que cela a été une faute de gestion, et que jamais
dans le commerce de Retail d’aujourd’hui, il n’aurait ouvert un magasin sur l’avenue de la Grande Armée à Paris
même en tant que porte-drapeau de l’enseigne. Le CCE lui rétorque qu’il s’y était opposé dès l’annonce de cette
volonté d’ouverture, mais qu’il n’a pas été écouté sur les réserves émises quant à la rentabilité d’un tel magasin. Le
projet MOOVE est un projet qui ne donne pas satisfaction, pas plus que le sponsoring sportif, tout cela sera arrêté.

FO réclame la liste des 76 établissements déficitaires et le rendement au M² de tous les magasins ainsi que les
établissements ayant subi une baisse de la fréquentation de clientèle depuis décembre 2017.

M. Dugardin estime que dans un an, le nouveau concept de magasins Conforama sera disponible sur un ou deux
magasins test. Pour cela il va falloir se réinventer, retravailler la déco, l’accueil client. Il va falloir réinvestir dans les
magasins restant pour cela. Lancement de cette phase de transformation à la rentrée. Mais l’enveloppe
d’investissement est faible à ce jour, l’objectif est de dégager du CASH dans le réseau d’ici 18 mois pour y parvenir. Il
faut 600 à 1000 € d’investissement au M² pour la surface de vente !

S’organiser dans le back office (dépôt) pour avoir le stock au bon moment, passer de 400M€ de stocks à 350M€ de
stock soit -50M€ de stock en moins dans les 12 mois à venir. Revoir le référentiel de la volumétrie des produits.
Mieux livrer, plus rapidement.

FO demande à direction s’il y a un pré-deal avec le groupe LUTZ propriétaire de l’enseigne concurrente BUT ou tout
autre acheteur intéressé par Conforama ? Aucun acheteur potentiel et aucun pré-deal répond la direction. Les
négociations avec BUT qui ont échoué ont fait perdre du temps. Il n’y a plus aucune discussion avec personne à ce
jour. Un sujet de trésorerie va se poser au début de l’année 2020, pour cela il faut libérer la tranche B du
financement, et pour se faire il faut respecter certaines conditions, certains ratios. Il est important que cette tranche
B puisse se déclencher, que Conforama puisse devenir autonome et vivre seule de son activité afin de retrouver un
niveau de rentabilité. La cession de la péninsule ibérique est réservée à plusieurs fonds d’investissements comme
Mondo Convenienza. M. Dugardin confirme que cette cession de la péninsule ibérique était prévue dans le protocole
du 3 avril 2019 en cas de non aboutissement des négociations pour le rachat global du groupe Conforama.

FO réclame la présentation du plan stratégique par le BCG pour le compte des créanciers. M. Dugardin demandera
aux créanciers et au représentant des créanciers s’il peut communiquer ce document. FO lui répond que la
présentation de ce document est primordiale et qu’elle mettra en œuvre tous les moyens juridiques pour l’obtenir
en cas de résistance de la part des créanciers à vouloir communiquer ce document.
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Ensuite Laurent Mussigman, directeur de l’exploitation, passe en revue les 32 magasins en justifiant leurs fermetures
en ces termes :

Avallon : Petit magasin, exploité depuis 1990. Passage de 5M€ de CA à 3,8M€ annuel depuis 10 ans. Bassin faible en
terme de dynamisme démographique. Le magasin est coûteux dans son exploitation. Plus de potentiel de
développement démographique, ni commercial dû à sa localisation géographique et son format. Magasin dans le
rouge qui fait 3,5M€ de pertes depuis 8 ans.

Château-Thierry : Régression forte du CA depuis 3 ans (-15%) et 2 fois plus vite que la moyenne nationale (-8%).
Perte de CA permanente depuis 2010 avec -2,7M€ de ROP depuis 8 ans. Aggravation régulière, magasin à rafraîchir,
il ne pourra être financé aucun remodeling quel qu’il soit sur ce magasin sans perspective de développement et de
rentabilité.

Chelles : Magasin faisant parti des rachats BUT datant de 2011. Magasin de 4200 M² en très mauvais état qui
demanderait trop d’investissement au niveau remodeling. Difficilement visible sur sa zone. Rendement du CA par M²
un des plus faible de France avec 1700€ au M² (2900 € au M² au niveau national). Cumul de 6,5M€ de perte au ROP
depuis 2011. Trop peu de perspective. Il n’y aurait aucun retour sur investissement.

Cosne sur Loire : Petit magasin de 2400M² repris en 2011. Perte de 20% de son CA depuis 2 ans. Rentabilité du CA au
M² très faible qui limite tout potentiel de développement installé dans une zone démographique en régression.
Perte de fréquentation clientèle très importante. Pas de perspective de productivité, ni de développement
commercial.

Etoile : Magasin qui accuse 32M€ de perte en 6 ans, pas le bon emplacement, sans urbanisme commercial. Magasin
extrêmement couteux à exploiter sur 5 niveaux. Un modèle économique impossible à tenir.

FO rappelle que le CCE avait manifesté son opposition à ouvrir un tel concept de magasin à l’époque mais celle-ci
n’avait pas été écoutée…

Fleury Mérogis : Magasin bien positionné mais qui a perdu -20% de son CA depuis 10 ans et -20% de fréquentation
de sa clientèle également. 14M€ de pertes sur 8 ans. Il faudrait réaliser un Full travaux pour le mettre à niveau face
au 1er magasin BUT de France. Pas de perspective pour ce magasin.

Ormesson : Magasin qui perd 1/3 de son CA depuis 10 ans et qui a toujours été en pertes sans payer de loyer
puisque magasin propriétaire malgré un léger remodeling en 2017 (investissement de 400.000€). Le cumul des
pertes s’établit entre 3 et 4M€ en 10 ans.

Pont-Neuf : mêmes conditions d’exploitation que le magasin d’ETOILE. Magasin parisien sur 3 niveaux. Passage de
30M€ de CA annuel à 20M€ puis 18M€ aujourd’hui. Perte de 4,5M€ de résultat chaque année. 37M€ de pertes
cumulées sur 8 ans. Quelques soient les efforts qui pourraient être fait, le modèle économique de ce magasin n’est
plus viable.

Saint-Memmie : Magasin de 2800 M² qui date de 2000 et qui a été rénové en octobre 2016. Perte de -20% de son CA
depuis 10 ans. Un rendement du CA au M² un des plus faibles de France. Cumul des pertes chiffrées à 4,5M€ de
résultat sur les 8 dernières années malgré le coût des rénovations. Peu de perspective de développement. Aucun
retournement attendu.

St Ouen : Grand magasin de centre ville de 6000 M² bien implanté sur sa zone. Passage de 40M€ à 23M€ de CA
annuel. Perte de près de 50% de CA depuis son ouverture. Très bonne rentabilité au M² avec 4000€ du M² mais plus

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d’évolution possible. Pertes de résultat annoncées en moyenne à 5M€ par an depuis 2012. 30M€ de pertes
cumulées sur les 8 dernières années. De plus, concerné par le futur projet APHP qui le condamne à fermer.

Vélizy : Magasin de 3850 M² confronté au centre commercial dynamique de Vélizy 2. Il n’est plus visible, sa galerie
commerçante est difficile d’accès. Magasin trop atypique. De plus, Castorama véritable tracteur de clientèle a
annoncé son départ de la zone. Son dépôt déporté vient lui rajouter un coût d’exploitation relativement élevé.
Magasin qui est passé de 18M€ à 13M€ de CA en 10 ans. 17M€ de pertes de résultat au cumul. Zéro perspective de
développement économique.

Vitry : Magasin transféré en 2005 qui depuis 3 ans perd 20% de son flux client malgré les travaux du tramway.
Magasin qui a perdu 30% de CA depuis 10 ans (10M€ de CA). Report inexistant du CA de Conforama Malakoff qui a
fermé en 2014. Pertes cumulées de 22,5M€. Site commercial complexe sans acteur économique autour.

Antibes : Petit format historique de magasin du réseau situé en centre ville. Il a été remodelé en 2005. Situé entre
Cannes et Nice qui a beaucoup de peine à développer sa zone secondaire (15% en périphérie). Perte de 25% de son
CA depuis 5 ans, magasin dans le rouge depuis 2013. Pertes cumulées à 3M€ sur 8 ans. Peu d’effort de productivité
attendu avec en plus l’ouverture prochaine d’un IKEA en 2021 à Nice. Propriétaire du magasin mais locataire du
dépôt déporté. Pas de perspective de développement commercial, ni de rentabilité attendue.

Calais : Magasin historique avec une évolution de l’urbanisme en centre ville. Il a été rénové en 2008. Zone
commerciale en déclin au profit de la Cité Europe qui lui est assez préjudiciable. Magasin qui a démarré avec 11M€
de CA et qui aujourd’hui est à 7M€ de CA soit une baisse de -30% de CA. Foyer de pertes important de 2,5M€ sur les
8 dernières années sans avoir de loyer. Peu de perspective de développement sur une zone commerciale
vieillissante. 2100€ de CA au M² soit une des valeurs les plus faibles du réseau.

Gondreville : Magasin situé en zone urbaine de Nancy. Gros magasin de 5300 M², ancienne enseigne Mobilier
Européen (2014). Budgété à 8M€ de CA, il réalise 5,5M€ de CA aujourd’hui. Magasin visible mais isolé, sans
urbanisme commercial. Pertes cumulées chiffrées à 7M€ sur 5 ans d’exploitation. Magasin qui a toujours affiché des
pertes. Zéro perspective de développement. Avec 1100€ de CA au M², il a le taux de rendement le plus faible du
réseau.

Grenoble : Magasin historique de Centre Ville qui date de 1974, il a été déplacé en 2015. Bien implanté mais
compliqué à exploiter, Il est sur deux niveaux (3900M²) et a un dépôt déporté. Magasin faible sur sa zone
secondaire. Magasin qui est passé de 19M€ de CA à 8M€ (-50%). Coût d’exploitation trop élevé. Cumul des pertes
d’exploitation chiffré à 12M€ de résultat depuis 8 ans.

La Tour du Pin : Magasin au format très atypique, tout petit magasin détérioré. Coût pour un full travaux trop
important. Perte de 15% de CA depuis 7 ans malgré qu’il soit un magasin captif mais localisé entre les magasins de
Chambéry, Lyon St-Priest et Grenoble qui captent le CA hors de la zone de la tour du pin. Faible rendement du CA au
M² (2000€) et baisse de la fréquentation clientèle de -30% sur 10 ans. Magasin qui n’est pas à l’équilibre et qui n’a
aucune perspective de développement.

Leers : Magasin ancien (1979) de la périphérie Lilloise de 4400 M² sur une zone commerciale en déclin par rapport à
la nouvelle zone commerciale de Roncq. Magasin qui apportait 12M€ de CA annuel en 2014 et 2015 et qui en
produit aujourd’hui 8,7M€ soit une perte de -30% de CA expliqué en grande partie par l’arrivée de l’enseigne Electro
Dépôt sur sa zone et de l’enseigne BUT sur la zone de Roncq. Rendement du CA au M² faible (2200€). Malgré ses 40
années d’implantation, le magasin a toujours été en pertes ces dernières années avec un cumul de 2,5M€ en 8 ans
sans avoir eu de loyer (estimé à 400.000 € annuel) ce qui rapporterait ses pertes à 5M€ sur les 8 dernières années.
Un effort de productivité serait possible pour le mettre à la cible mais qui serait loin en terme de résultats sans payer

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les frais de siège (600.000 €). C’est un magasin qui mériterait un remodeling mais difficile à supporter
financièrement.

FO intervient pour affirmer que c’est incompréhensible de vouloir fermer ce magasin. Tout d’abord ce magasin a été
transféré de Roubaix à Leers en l’an 2000, il se situe plus en périphérie Roubaisienne que Lilloise. Il a bénéficié de
plusieurs phases régulières de travaux, ce qui lui confère un très bon état général. Conforama en est propriétaire
depuis 2012. Le CA était encore de 11,4M€ sur l’exercice 2016-2017. La concurrence était présente début des
années 2000 avec un BUT bien installé sur la même zone commerciale et qui a fermé ensuite, le Conforama de Leers
ayant gagné la bataille avec son concurrent direct. Le BUT se trouve certes sur la nouvelle zone de Roncq mais il y
aussi la fermeture du Maison Dépôt à prendre en compte. Il cannibalisait quelque peu des ventes au magasin de
Leers. Il n’y a aucun report de CA à attendre sur les magasins de Seclin et d’Englos avec la fermeture de Leers. Ces
deux magasins Conforama se situent à 25 Km (et 25 minutes de trajet) de Leers (pour Seclin) et à 30 Km (et 30
minutes de trajet) de Leers (pour Englos). Autant dire que c’est donner la quasi-totalité du CA du magasin de Leers
délibérément au magasin BUT de la zone de Roncq situé seulement à 12Km et à 20 minutes de temps de trajet du
magasin de Leers. Le constat du non-report de CA avait été fait dans l’autre sens lorsque le magasin d’Englos était
fermé pour cause d’amiante, le magasin de Leers ne retrouvait que 5 à 6% du CA d’Englos. C’était alors le magasin de
Seclin qui récoltait de façon plus conséquente ce report de CA. Quant à l’implantation de l’enseigne Electro-Dépôt,
même si elle a pu prendre quelques parts de marché sur le G2, il n’en reste pas moins que la priorité stratégique de
demain sera amplifiée sur le meuble (G1) plutôt que sur l’électro-ménager, et que fermer le magasin de Leers sera
une erreur stratégique puisque la zone de chalandise de Leers plutôt populaire se redirigera vers Roncq plutôt que
sur Englos ou Seclin.

FO souligne que la volonté de la direction est plutôt de vouloir prendre l’opportunité de fermer de nombreux
bastions syndicalistes avec la fermeture de ces 32 magasins. Le magasin de Leers en étant un, sans aucun doute. Ce
critère a forcément été pris en compte dans certains arbitrages, c’est flagrant.

Louvroil : Magasin propriétaire historique (fin des années 80) de 4200 M². Le magasin décroche de -15% en CA
depuis 3 ans. Une des causes identifiée est l’implantation du IKEA à MONS en Belgique, responsable de cette érosion
du CA. De plus, le magasin a perdu 1/3 de son CA sur les 10 dernières années. Rendement du CA au M² à 2200€. Il
cumule 600.000 € de pertes sans avoir de loyer, réévalué à 1M€ avec un loyer de marché. Même avec des travaux, le
magasin continuerait à perdre de l’argent. Pas de perspective de développement du CA et donc de rentabilité.

Millau : Petit magasin de 3200 M², ancien magasin BUT racheté en 2015. Un investissement de 2M€ a été consenti
pour pouvoir le refaire. Malheureusement il perd -30% de ses visiteurs depuis 3 ans avec une baisse du CA de l’ordre
de -10 à -15%. Rendement du CA au M² faible (2000€). Implanté dans un petit centre commercial Géant-Casino en
perte de vitesse. Très peu de perspective d’un point de vue commercial. Perte de 500.000€ à l’année sur la dernière
liasse fiscale, pertes cumulées chiffrées à 1,3M€ de résultat sur les 4 dernières années. Un effort de productivité
n’apporterait pas de grande amélioration.

Les salariés de ce magasin ne comprennent pas pourquoi leur magasin n’est plus rentable alors qu’il l’était sous
enseigne BUT ! La direction répond qu’un loyer normatif de marché a été appliqué sur cet ancien franchisé BUT,
pour le ramener à un comparatif équitable avec les autres magasins.

Morsbach : Magasin qui date de 1995. Perte de -41% de CA depuis 10 ans dont la moitié depuis 3 ans. Région de
32.000 ménages sans dynamisme démographique. Fortes pertes de 3,6M€ sur 8 ans. Peu de développement
commercial attendu. Pas de rentabilité attendue sur ce site.

Une gestion calamiteuse de ce magasin a été pointée sur ce magasin avec pour seul encadrant depuis des mois, un
chef de rayon G3 ! La direction répond qu’il y a maintenant un responsable G1 et G2 mais pas de RA ni de directeur…

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Orange : Ancien magasin Fly-Atlas, racheté en 2014. Peine à s’implanter avec à peine 20% de taux de pénétration sur
sa petite zone de 90.000 ménages. Perte de - 40% de son trafic client depuis 2015. Cumul des pertes à 4M€ depuis 4
ans. Rendement de 1600€ de CA au M², un des plus faibles au niveau national. 1M€ de pertes par an. Pour être
rentable, il faudrait doubler le CA annuel (passer de 4M€ à 8M€), ce qui est potentiellement impossible. Aucun
développement attendu.

St-Dié : Petit magasin (2300M²) assez vieillissant (la dernière rénovation date de 2002). CA annuel 5M€. Problème de
rentabilité avec une perte de CA à -15% depuis 3 ans. Concurrence directe avec un BUT Cosy arrivé en 2015 et DARTY
arrivé en 2017. Rendement du CA au M² (2000 à 2100€). Pas de potentiel de développement sur ce magasin.

St-Genis-Pouilly : Tout petit magasin atypique frontalier de la Suisse (1260 M²). Ancien magasin But racheté en 2012.
Perte de -40% de son CA en 3 ans. Magasin qui aura été à l’équilibre qu’une seule année. CA annuel 1,8M€. Magasin
au format trop petit, difficilement exploitable, concurrencé par une nouvelle zone commerciale et par le plus gros
magasin de Conforama en Suisse (45M€ de CA) situé à une vingtaine de minutes. Aucune perspective de
développement.

Sormiou : Magasin de la banlieue sud marseillaise (datant de 2009) au centre des tours et en galerie commerçante.
Perte de -30% de sa fréquentation clientèle sur les 3 dernières années. Magasin qui affiche de lourdes pertes avec
-11M€ en 8 ans. Pris en tenaille entre Aubagne et Plan de Campagne. Il faudrait accroitre le CA de 5M€ par an pour
l’amener à l’équilibre. Pas de développement économique attendu.

Vendenheim : Plus grosse structure du réseau des magasins avec 9500 M². Magasin sur 3 niveaux extrêmement
difficile à exploiter. Un des plus faibles taux de rendement du CA au M² avec seulement 1400€. Pertes affichées de
- 12M€ en 5 ans. Pas d’espoir pour ce magasin de 14M€ de CA annuel. Rachat fly-atlas datant de 2014. Loyer élevé
de 1,8M€ annuel.

Chalon-sur-Saône : Ancien magasin qui date de 1975, situé dans une zone à faible dynamique démographique. Perte
d’un quart de son CA en 10 ans et une perte de -40% de ses visiteurs depuis 4 ans. Magasin qui a bénéficié d’un
investissement pour un léger relooking à l’été 2017 ce qui n’a pas empêché sa régression. Il n’a d’ailleurs jamais été
à l’équilibre. Perte affichée de plus d’1M€ de résultat sans loyer, ce qui le ramène à -4M€ de pertes avec un loyer de
marché. Implanté près d’un Géant Casino pas très tracteur. Pas de perspective commerciale, ni de rentabilité
attendue.

Châtellerault : Petit format de magasin (2500 M²). 3,8M€ de CA annuel en recul de -20% depuis 3 ans. Un des plus
faibles taux de rendement avec 1600 € de CA au M². Magasin qui accuse un cumul de pertes affiché à -5M€ de
résultat depuis son ouverture en 2011. Pas de viabilité.

Dreux : Un magasin qui perd -20% de son CA depuis 3 ans et qui n’a jamais été à l’équilibre. Rendement à 2200€ de
CA au M². Cumul des pertes affiché à -5,6M€ de ROP depuis 8 ans. Magasin vieillissant. Aucune perspective pour ce
magasin.

La Chapelle des Fougeretz : Magasin au format très atypique (ancien magasin Atlas en 2014). Pertes abyssales de
6M€ sur 4 ans. Emplacement commercial sur la route du meuble à Rennes plus du tout porteur. Stabilisé à 5M€ de
CA annuel.

Montauban : Ancien magasin (30 ans) qui a été transféré en 2008. Perte de -15% CA depuis 2008 et -40% de
fréquentation clientèle depuis 3 ans. Rendement du CA au M² égal à 2300€. Magasin qui est pénalisé par un gros
déficit de visibilité et d’accessibilité. Son activité est insuffisante depuis 5 ans avec un cumul de 4M€ de pertes pour
un CA annuel d’environ 7M€.

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Pamiers : Petit magasin (2500 m²) vieillissant qui date de 2002. Magasin très fort en G2 qui le handicape sur son
rendement de CA au M² estimé à 2200€ / M². Il faudrait un full travaux pour arriver à repositionner et
redimensionner une offre adaptée en G1, G2 et G3, ce qui avec les pertes de 1,7M€ de ROP depuis 8 ans en plus des
frais de siège (300.000 € qu’il ne paye pas) est inenvisageable. Magasin sans aucun potentiel de rentabilité.

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Ensuite FO dénonce les erreurs stratégiques qui ont pu être faites sur l’exploitation des magasins, sur le SAV, sur le
choix des prestataires de livraisons, déplorables à certains endroits et sur la politique sociale qui a été menée depuis
des années. L’optimisation fiscale et la politique managériale qui ont été menées depuis 2011 ont fini d’achever le
modèle Conforama de référence des années précédentes.

M. Dugardin répond que cela est effectivement incompréhensible d’avoir laissé autant dériver. Il est très étonné
d’avoir trouvé l’entreprise Conforama dans cet état en arrivant et qu’il est là aujourd’hui pour la redresser. Il déclare
n’avoir pas d’autre choix que de fermer un certain nombre de magasins vu l’état du réseau. Il affirme qu’il n’y a pas
de second « plan » mais que tous les magasins font faire l’objet d’une surveillance attentive dans les mois et années
qui viennent et notamment les 44 autres magasins déficitaires qui feront l’objet d’un suivi plus approfondi que des
magasins comme Lyon St-Priest ou Plan de Campagne qui sont extrêmement rentables. Il faudra aider ces 44
magasins à redevenir profitable a-t-il encore déclaré.

Liste des 44 autres magasins déficitaires :

33        Garges
34        Bondy
35        Orgeval
36        Torcy
37        Nation
38        St Egrève
39        Les Ulis
40        Strasbourg
41        Seclin
42        Coignières
43        Laon
44        Colombes
45        Villeneuve Saint Georges
46        Herblay
47        Nice
48        Nancy
49        Creil
50        Saumur
51        Tourville
53        Evreux
54         Blois
55        Mondelange
56        Beauvais
57        Saintes
58        Nancy 2
59        Menton
60        Rouen
61        Béziers
62        St Alban
63        Villeneuve Loubet

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                                           CCE du 29 juillet 2019
64      Soissons
65      Metz
66      Vesoul
67      Brive
68      Boulogne sur Mer
69      Cahors
70      Bègles
71      Brest
72      Verdun
73      Chambéry
74      St Quentin
75      Orthez
76      Auxerre

FO répond qu’il y a eu de la suffisance de la part de nos dirigeants dont certains sont encore en poste, là où il n’y
aurait pas dû y en avoir et que le mal est fait à présent.

Maison Dépôt : 2 structures de magasins : 4 magasins sous statut juridique Conforama France et 6 autres sous statut
Maison Dépôt. Pour ces derniers, le processus d’information-consultation démarrera à la rentrée du mois de
septembre. Concernant les salariés des magasins MAISON Dépôt sous statut Conforama France, 50 personnes sont
dans les 4 magasins et 31 autres salariés sont rattachés au siège social (équipes marketing et commercial, animation
réseau, encadrement).

Projet de transformation du réseau de magasins :

Présentation et explications du directeur de l’exploitation sur les clusters magasins : il s’agit de catégoriser les
magasins de manière comparable (5 tailles en fonction de leur chiffre d’affaire). En fonction de leur cluster, les
magasins auront une organisation différente. De là a découlé une liste de suppression de 599 postes, en dehors de la
force de vente qui reste soutenue dans son activité. Tout cela pour avoir un meilleur service client, plus efficient.
Pour cela une polyvalence va être organisée de façon pertinente aussi bien côté Front Office que côté Back office.
Polyvalence qui sera proposée sur la base du volontariat pour les anciens contrats, mais toute nouvelle embauche
(recrutement externe) sera proposée sur la base de cette nouvelle organisation. Pour un salarié d’un magasin qui
serait visé par un licenciement (dans un magasin qui ferme), la proposition de reclassement qui lui sera faite sera en
lien avec la nouvelle organisation cible. Commentaire FO : c’est la double peine !

Cette partie de la transformation des magasins s’étalera entre 6 et 18 mois. La direction proposera « quelque chose »
dans la négociation du PSE pour tenter de transformer un maximum d’anciens contrats en nouveaux contrats
respectant la nouvelle organisation cible. A défaut, la direction de l’exploitation affirme que l’on va se revoir pour
fermer d’autres magasins ! Le CCE s’insurge contre ces menaces scandaleuses !

M. Dugardin dit qu’il faut tout mettre sur la table afin d’éviter d’aborder la transformation par étapes qui seraient
cachées. Et M. Guigner d’abonder en affirmant qu’il va falloir aussi revoir le statut collectif de Conforama. Cette
transformation concerne 38 catégories professionnelles.

Le CCE passe ensuite au vote sur la désignation de l’expert: Le cabinet APEX est désigné par 20 voix, à l’unanimité.

Le CCE passe ensuite au vote des avocats qui seront chargés de représenter le CCE dans le cadre d’éventuelles
procédures juridiques : Maitre Olivier BICHET et Maitre Thomas NOVALIC sont désignés par 20 voix, à l’unanimité.

Projet d’adaptation des effectifs des fonctions support au nouveau volume d’activité prévisionnel :

Présentation par Christophe RASTIER (DRH siège et fonctions supports)
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126 suppressions postes sont prévues sur le siège dont ceux concernés par la fermeture des Maison Dépôt. Ces
salariés impactés sont liés soit à la réduction du nombre de magasins ou de process, soit à la baisse de l’activité
internationale. Sur les modifications de contrats de travail, ce sont des salariés qui vont être amenés à exercer leur
activité sur un autre poste. S’ils n’acceptent pas ils pourront être licenciés. Ces modifications concernent 4 catégories
professionnelles.

Sur la recherche de repreneurs :

La direction a chargé le Cabinet Oneida Associés de recenser les entreprises (enseignes) intéressées à la reprise
d’établissements CONFORAMA. A date, 31 offres d’intentions d’enseignes ont été déposées pour les 32 magasins
visés par une fermeture. Cela sera présenté au CCE du mois de septembre, car pour le moment les règles de
confidentialité empêchent toute communication sur le nom de ces enseignes.

La direction nous informe juste qu’une enseigne d’ameublement (étrangère mais pas suédoise) est notamment
intéressée à la reprise d’établissements (avec reprise de tout ou partie du personnel).

Enfin, le Secrétaire du CCE a indiqué à la Direction qu’il n’est pas question de désigner un expert-comptable unique
pour la recherche de repreneurs. Le CCE confie cette mission à chaque CE et à chaque Etablissement concerné par la
fermeture.

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