AAP FABLAB DOSSIER TECHNIQUE DU PROJET

 
DIAPOSITIVES SUIVANTES
AAP
FABLAB
DOSSIER TECHNIQUE
DU PROJET
PREMIÈRE PARTIE
RÉSUMÉ DU PROJET
NOM DU PROJET - LABFAB RENNES

Le Labfab francophone de Rennes est né en mars 2012 de la rencontre d’acteurs Rennais et francophones
animés par la conviction que la fabrication numérique, au-delà de l’espace de rencontres et de prototy-
page, est un vecteur de transformation de notre société dans bon nombre de domaines : la créativité, la
gouvernance et le management, la conception de services et de produits, la propriété intellectuelle, la
pédagogie.

La demande croissante des acteurs amateurs et professionnels, comme du monde éducatif exige de
structurer à l’échelle du territoire de la métropole Rennaise, un réseau déjà actif d’acteurs du commerce
et de l’industrie, du monde associatif, des collectivités locales, de l’éducatif, des équipements de proxi-
mité, au sein d’une structure agile, résiliente, à l’écoute des besoins du territoire.

L’organisation mise en œuvre depuis la création de cet équipement repose sur l’animation assurée par
John Lejeune, fablab manager et créateur du premier techshop en France, avant de nous rejoindre, et
d’une structure sans personnalité juridique et horizontale dans laquelle dialoguent des collectivités, asso-
ciations, écoles…

Elle a par ailleurs tissé très tôt des liens profonds et durables avec des acteurs francophones situés à
Dakar, Montréal Québec, et Hué au Vietnam.

Situé à l’EESAB (École Européenne Supérieure des Arts de Bretagne), en plein cœur de la ville et destiné
à rejoindre ensuite s’élargir vers un équipement en cours de rénovation, le Lab étendu vise à développer
un projet global de territoire autour de la fabrication numérique, tant dans ses aspects économiques,
techniques, intellectuels, sociaux.

Date début/fin projet : 24 mois à compter de septembre 2013 soit septembre 2015

Montant aide : 200 K€ sur 2 ans

Montant du projet : 376 800 €

Responsables opérationnels : Richard de logu (Association BUG) et John Lejeune (EESAB)

PARTENAIRES DU PROJET ET RÔLES

Association BUG : tête de projet du Lab étendu

Née en 1995, l’association BUG se solidifie autour d’un noyau dur de passionnés de multimédia et d’In-
ternet. Privilégiant en premier lieu l’aspect ludique de la toile Internet, la structure diversifie rapidement
ses activités : le serveur, initialement mis en place pour des échanges de jeux acquiert vite une dimension
citoyenne et formatrice en pariant sur la viabilité de la « toile »

LIEN SOCIAL, INTERNET & MULTIMÉDIA

En 2000 et durant 6 ans, BUG intervient auprès de mineurs sous main de justice incarcérés ou en liberté
afin de les initier aux techniques du multimédia, puis crée un journal Trafik d’infos.

L’association investit en 2005 le champ du soutien à la vie associative et intègre le service de PAO et d’im-
primerie et développe le portail associatif Assorennes, tout en participant à la préfiguration de la Cantine
Numérique Rennaise dont elle coécrit le projet et assure depuis sa création en 2011 la vice-présidence.
Depuis juin 2013, la Cantine Numérique Rennaise a ouvert un espace dédié aux porteurs de projets. Les
idées ou innovations autour du numérique doivent permettre de générer des nouvelles activités. Ces acti-
vités ont besoin de s’appuyer sur une communauté active. La Cantine Numérique permet cette animation
sur le territoire et avec le réseau des Cantines (Paris, Nantes, etc.).

La ruche (ruche.org), premier réseau social local breton à but non lucratif sera un projet remarqué, ainsi
que le musigraphe (musigraphe.fr), le jardin des savoirs (jardin-des-savoirs.fr) ou le wiki-rennes (wiki-
rennes.fr), tous animés, conçus et développés par l’association BUG dans un modèle ouvert et duplicable

C’est à la suite d’un voyage d’étude au Québec fin 2011, que se structure le projet de Labfab ainsi que la
proposition de rénovation du dispositif obsolète de la Maison des associations de Rennes. Réunissant
des acteurs issus de différentes disciplines, ces projets liés visent à créer un écosystème générateur
d’activités économiques, citoyennes, dans une vision du territoire globale et non réduite à celle d’acteurs
porteurs du projet. Dans cet objectif, l’association assume à compter de septembre 2013 les missions de
soutien à la vie associative et compte désormais 16 salariés pour 400 adhérents. Elle assurera également
la coordination du lab entre ses différentes composantes territoriales et thématiques.

RENNES MÉTROPOLE ET VILLE DE RENNES

La ville et l’Agglomération de Rennes soutiennent les initiatives autour des nouvelles pratiques induites
par le numérique. Ainsi, le projet Labfab apporte sur le territoire une dynamique et des échanges entre
des acteurs hétérogènes mobilisés par le numérique. Chaque acteur peut apporter ses compétences
et en faire bénéficier l’écosystème. Tout d’abord, le labfab contribue à répondre à l’objectif de la ville et
de l’Agglomération en matière de cohésion sociale et du mieux vivre ensemble. Multiplier les échanges
entre les acteurs conduit à stimuler la créativité et donc l’innovation. Ensuite, sur le volet économique, la
détection et l’accompagnement de ces innovations permettront de générer des activités sur le territoire.
Et enfin, la ville et l’Agglomération souhaitent utiliser le labfab comme outil au service du territoire pour
s’attaquer à des thématiques d’intérêt général. On peut citer par exemple, des projets autour de la maî-
trise de l’énergie dont certaines composantes ont été développées en partie avec les acteurs du labfab.

ÉCOLE EUROPÉENNE SUPÉRIEURE D’ART DE BRETAGNE

Le laboratoire “Design et Pratiques Numériques” de l’EESAB mènera les différents travaux du projet Lab-
fab étendu. Ce nouveau laboratoire (impliqué dans d’autres projets de recherche collaboratifs : MAELT,
IRT BCOM, CCFL2), associé à Télécom Bretagne, Rennes Métropole, la région Bretagne et l’association
BUG, a mis en place un laboratoire de fabrication numérique (LabFab : www.labfab.fr).

C’est un lieu de vulgarisation, d’invention et de fabrication de solutions concrètes au travers la co-création
d’objets documentés, réplicables et améliorables installé dans un établissement supérieur d’art. Ce fablab
permet la fertilisation croisée, l’innovation ouverte, la démocratisation des nouvelles technologies et le
développement permanent non pas de code informatique, mais d’objets tangibles, souvent interactifs et
reliés à l’internet.

Les objectifs du Labfab dans l’EESAB :
●● faire de l’internet des objets un enjeu citoyen, au travers la réappropriation des relations entre per-
   sonnes, objets et réseaux, et la compréhension des mécanismes associés
●● développer de nouvelles méthodes d’innovation agile et à faible coût
●● se positionner au niveau national et international en développant une brique complémentaire au sein
   de la stratégie de territoire innovant
●● permettre aux étudiants d’intégrer totalement « le numérique dans les objets » dans le cadre de leurs
   cursus.
●● décloisonner les relations entre chercheurs et étudiants, acteurs économiques (entreprises), pouvoirs
   publics (collectivité), société civile (associations et collectifs), population (ateliers et interventions dans
   l’espace public).

LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE RENNES

La CCI est un véritable « parlement économique » animée par des chefs d’entreprise élus tous les 5 ans
(2011-2015).

Les membres élus sont des chefs d’entreprise volontaires, bénévoles, élus au suffrage direct par leurs
pairs représentants des secteurs de l’industrie, du commerce et des services.

S’impliquer dans la réflexion sur les évolutions territoriales dans leur volet économique et structurant
est un axe majeur de la CCI Rennes pour accroître l’attractivité territoriale. La dynamique économique de
l’Ille et Vilaine attire de nombreuses entreprises ; aussi la capacité de projeter à long terme les besoins
de l’économie locale garantit le bon fonctionnement des activités existantes, mais crée également des
opportunités de développement pour les activités à naître.

La CCI Rennes a pour mission d’accompagner les entreprises de son territoire vers de nouvelles voies de
développement et de croissance. Parmi les évolutions structurantes de nos économies, la diffusion du
numérique vient bouleverser tous les secteurs, aussi bien dans les modes de production que dans les
modèles économiques.

TÉLÉCOM BRETAGNE

Depuis sa création en 1977, Télécom Bretagne s’est affirmée comme une Grande École pionnière en for-
mation, en recherche et en entrepreneuriat. Elle forme des ingénieurs polyvalents et aptes à prendre des
responsabilités importantes. Reconnue pour son dynamisme, sa très grande ouverture internationale,
Télécom Bretagne a noué des partenariats avec plus de 50 établissements d’enseignement supérieur et
de recherche à travers le monde. Elle collabore avec le MIT, l’École Polytechnique fédérale de Lausanne
sur l’innovation pédagogique.

Télécom Bretagne entretient une politique de recherche dynamique, enrichie par de nombreux parte-
nariats tant académiques qu’industriels, se déclinant sur les plans régional, national et international, et
soutient activement la valorisation de sa recherche. Elle a créé plusieurs laboratoires mixtes avec le CNRS,
l’Inserm ou l’université. Elle collabore de près avec les industriels au travers de son Pôle de recherche
avancée en communications (Pracom).

Cette recherche est reconnue, avec une présence forte dans des structures d’excellence, de nombreux
prix et distinctions internationaux, et un représentant à l’Académie des sciences.

Les travaux sont menés dans le cadre de 16 équipes de recherche, en cohérence avec les 9 départements
d’enseignement-recherche de l’École, les laboratoires CNRS et Inserm auxquels Télécom Bretagne contri-
bue, et avec les réseaux thématiques de l’Institut Mines-Télécom.
ESPACES PUBLICS NUMÉRIQUES DE RENNES : MAISON DES SQUARES – MJC GRAND CORDEL – CPB
GINGUENÉ

Les espaces publics numériques de Rennes sont implantés dans les quartiers de Rennes (16 espaces à
ce jour) et proposent aux Rennais des ateliers de découverte et de sensibilisation au multimédia, à la
bureautique. Depuis deux ans, ils abordent dans le cadre d’une évolution de leur offre de service le thème
de la fabrication numérique par la conduite d’ateliers Arduino, Makey Makey et bricolage électronique.

La ville de Rennes vient également de programmer l’acquisition de 10 imprimantes 3D de type Asimov et
Makerbot afin de renforcer la présence de ces nouveaux outils au plus près des habitants.

LA CANTINE NUMÉRIQUE RENNAISE

La Cantine est portée et animée par l’association à but non lucratif éponyme « La Cantine numérique
rennaise ».

L’association est composée de 10 membres fondateurs issus d’horizons et de domaines d’activité diffé-
rents : BUG, l’ESC Rennes, GRANIT, Marsouin, la MEITO, le Pôle Images & Réseaux, Rennes Atalante, SAGA
Web2Rennes et Rennes Métropole. À cela s’ajoutent un collège de personnes physiques et un collège de
personnes morales, composés par des adhérents de l’association.

La cantine numérique rennaise est une association proposant un espace de coworking et accueillant
des événements communautaires autour des nouvelles technologies et du numérique. Dispositif opé-
rationnel au service de l’innovation, ses missions relèvent de la dynamisation de communautés, de
l’accompagnement d’acteurs émergents et de la diffusion des savoirs à travers l’organisation d’événe-
ments et de projets collaboratifs.

LA PETITE REINE

La Petite Rennes est une association loi 1901, située à Rennes créée en 2011.

Constatant la dispersion et le caractère éphémère des actions et initiatives concernant la pratique du
vélo au sein de la ville de Rennes, l’association la Petite Rennes est apparue comme l’opportunité d’offrir
aux habitants un lieu permanent et central dédié aux différentes approches possibles du vélo : mode de
locomotion, objet mécanique, outil de travail et moyen de rencontre.

En effet, au-delà de la passion du vélo unissant les différents membres fondateurs de l’association, que
ces derniers soient défenseurs des droits du cycliste, livreurs à vélo, anciens réparateurs de cycles ou
issus de carrières sociales, La Petite Rennes est une association qui s’inscrit dans la promotion active du
vélo.

Cette mise en valeur des multiples fonctions du cycle se fonde alors sur le principe de l’autoréparation,
du ré-emploi et de la revalorisation du vélo, aux moyens de l’ouverture d’un lieu de vie et d’échanges situé
en centre-ville rennais et d’un atelier mobile de réparation intervenant dans les différents quartiers de
Rennes et communes de la Métropole. À ce titre, La Petite Rennes s’inscrit dans la démarche du réseau
associatif francophone des Ateliers vélos participatifs et solidaires « l’Heureux Cyclage ».

PRÉSENTATION SYNTHÉTIQUE DU PROJET

Le Labfab francophone de Rennes est né de la rencontre d’acteurs Rennais et francophones animés par
la conviction que la fabrication numérique, au-delà de l’espace de rencontres et de prototypage, est un
vecteur de transformation de notre société dans bon nombre de domaines : la créativité, la gouvernance
et le management, la conception de services et de produits, la propriété intellectuelle, la pédagogie.

Le labfab de Rennes a été ouvert en mai 2012. [cf. bilan 2012 du labfab en annexe I].

Le labfab de Rennes est reconnu par la charte MIT.

La demande croissante des acteurs amateurs et professionnels, comme du monde éducatif exige de
structurer à l’échelle du territoire de la métropole Rennaise et au-delà (Bretagne et francophonie notam-
ment), un réseau déjà actif d’acteurs du commerce et de l’industrie, du monde associatif, des collectivités
locales, de l’éducatif, des équipements de proximité, au sein d’une structure agile, résiliente, à l’écoute
des besoins du territoire.

Il en résulte une intensité d’échanges contribuant à un apprentissage collectif et des émergences de
projets innovants et ouverts. Ces acteurs et ces compétences révélés et partagés se connectent à l’éco-
système territorial notamment avec les institutions (collectivités, enseignement, institut de recherche
technologique B-Com, ou les grands groupes et PME.

NOTRE PROJET :

Le Lab étendu dépasse et prolonge le concept de Fablab déjà présent sur le territoire en tant qu’atelier
tangible équipé de machines, ouvert et contributeur à l’écosystème d’intelligence collective en ce sens
qu’il consiste dans une miniaturisation scalaire de l’écosystème mondial des fablabs, relocalisée dans
un territoire. Au niveau régional, le labfab de Rennes est cofondateur du BZH-Lab qui permet la mutua-
lisation des énergies pour l’ouverture de tiers lieux de fabrication numérique en Bretagne. Au niveau
national, Le LabFab de Rennes est cofondateur du collectif InterFab qui met en synergie les projets de
FabLab en France.

Le LabFab de Rennes est à l’initiative du réseau francophone des FabLab qui aujourd’hui se déploie sur
quatre continents et accueille Montréal, Dakar, Ouagadougou, Hué au Vietnam. D’autres échanges fran-
cophones sont en cours (Tunis notamment). Ceci démultiplie la puissance du réseau en s’appuyant sur
les dispositifs et acteurs de proximité. Il s’agit de mettre en œuvre une stratégie de mutualisation des
moyens et des méthodes au sein d’un catalogue dématérialisé mais concrètement utilisable dans tout
le territoire (documentations, compétences, projets, outils, personnes et lieux). Cependant, un atelier
totalement équipé est nécessaire pour pouvoir répliquer, améliorer et produire au niveau international.
Cet atelier pourrait être la métaphore, l’outil et l’expression tangible de la totalité des forces. Il est situé
à l’École Européenne Supérieure des Arts de Bretagne, sur un espace dans le cadre de la construction
d’une structure temporaire de 500 m2 qui complète avec un dispositif extrêmement complet de fabrica-
tion mis à disposition de tous par l’EESAB : ateliers bois, plasturgie, fer… Il nécessite le recrutement d’une
ressource qui sera un adjoint au Fablab manager déjà en poste depuis début 2013.

DESCRIPTIF PRÉCIS :
●● Surface « corelab » : 50 m
●● Atelier 2e design : 150m
●● Atelier terre : 80 m
●● atelier fer : 80 m
●● atelier bois : 50 m
●● atelier sérigraphie : 50 m
●● Salle formation (info) : 40 m
●● Total de 500 m.

En janvier 2015, un espace complémentaire s’ouvrira avec l’équipement en cours de rénovation de la Mai-
son des associations, également situé en plein cœur de la ville de Rennes, à la confluence de l’ensemble
des réseaux de transport. Il complétera le dispositif prévu de coworking et de pépinière en lien également
avec les espaces de la Cantine Numérique Rennaise pour développer des activités économiques.

OBJECTIFS

1 - PROTOTYPAGE MUTUALISÉ

Le lab étendu produit des résultats tangibles sous la forme d’objets réplicables et itérables. Il est fonda-
mental, au-delà de la documentation locale et globale, de rendre systématiquement visible les fruits de
la démarche dans un portfolio mutualisé (par exemple handicap, domotique, information, presse, mode,
art, énergie, logement, vieillesse, design, architecture…) et nouveaux entrants (créateurs d’objets, artistes,
retraités, amateurs…).

Cette base d’information « open hardware » sera ouverte dans une logique qui est celle de Rennes, ville
pionnière en matière d’opendata (ouverture des données publiques).

Application à Rennes et Rennes Métropole.

●● Le portfolio de projets et la liste de diffusion : 50 prototypes par an sur www.labfab.fr
●● Des expositions et démonstrations régulières ex : vivacités 2012 : 26 000 visiteurs
●● Un showroom en centre-ville, lieu de passage.
●● La diffusion et la présence dans les concours et appels à prototypes internationaux
●● Des événements : au moins un par an sachant que trois ont déjà été créés consacrés à ce thème en
   2012.

2 - LE LAB, RÉSEAU SOCIAL

La pratique ouverte de la fabrication numérique amène de nombreuses personnes très différentes à
collaborer afin de réaliser de leur projet. Ceci permet de croiser la sociabilité inhérente à la pratique
manuelle d’activités collectives (comme la cuisine), avec la découverte de la complémentarité (les seniors
réalisent la partie mécanique d’imprimantes 3D à Rennes, avec des jeunes qui réalisent l’installation
informatique).

La nature tangible, visible et utilisable immédiatement de la réalisation renforce la reconnaissance des
pairs et donc par voie de conséquence l’estime de soi, ce qui permet aux personnes de se sentir capables
non seulement de réaliser d’autres projets, mais de constater qu’elles ont été capables d’apprendre de
nouveaux savoirs pourtant considérés comme « savants » ou d’apanage de spécialistes. La pratique de la
pédagogie par le « faire » (voir plus bas) permet de remettre des personnes dans une boucle de progres-
sion individuelle passant de la reprise de la confiance en soi à l’apprentissage de techniques a-spécialisées
leur redonnant le pouvoir de créer des objets ou des services.

Application à Rennes et Rennes Métropole :
●● Le labfab est ouvert et désirable pour tous les citoyens. C’est un lieu de créativité, de formation, de
   réappropriation des technologies et savoir-faire. Cet espace d’exploration et d’incubation est au service
   de l’innovation sociale et économique.
●● Les espace publics numériques, bibliothèques et Centres Sociaux : a minima 10 imprimantes 3D ins-
tallées et montées en 2014.
●● Emmaüs et le secours populaire comme partenaires, mais aussi les « retraités bricoleurs ».
●● La réparation et la modification : un axe prometteur (obsolescence reprogrammée, seconde vie des
   objets, développement durable et solidarité). L’un de partenaires est un lieu dédié à la réparation mais
   aussi au design collaboratif de bicyclettes.
●● L’observation des résultats avec la filière universitaire Usetic-TEF de Rennes 2.

3 - LE LAB ÉTENDU COMME RÉVÉLATEUR DES TALENTS

À l’automne 2013, le Défi Data+ va être lancé par le LabFab de Rennes et d’autres partenaires. Il s’agit d’un
défi international francophone de fabrication numérique autour de la donnée, des objets connectés et
de la relation : rendre tangible la donnée par l’objet, le volume, l’interaction en réalisant des prototypes
fonctionnels. Ce défi est doté de prix apportés par des sponsors comme Orange (20 000 €) ou encore
SnootLab et Imagination for people.

Il s’agit de révéler des talents et de les accompagner. Le défi s’appuie sur un réseau existant capable
d’épauler les prototypeurs, voire de les former et de leur prêter du matériel : il s’agit du réseau des
Fablabs. Un FabLab, un hackerspace, un lieu de fabrication numérique, un individu, une école ou un étu-
diant peut aussi concourir. L’objectif est de réaliser un prototype fonctionnel, capable d’être démontré in
situ. Ce n’est pas un concours d’idées mais un véritable concours de prototypes.

Ainsi plusieurs projets du LabFab de Rennes ont déjà été vainqueurs de trophées, en sélection interna-
tionale, voire même, prochainement, exposés à Shanghai (musée du futur, 1 million de visiteurs entre
octobre 2013 et mars 2014). Le lab renforce alors son image, porte le rayonnement du territoire, et sus-
cite la fierté des habitants et acteurs.

Pour apporter un autre exemple, on peut évoquer, sans encore pouvoir le citer, cet artiste de renommée
internationale qui vient concevoir et prototyper ses futurs instruments avec des enseignants et cher-
cheurs de l’Université Rennes 1 (pôle mécanique).

D’un point de vue du modèle économique, la viabilité de ces projets « phares » dépendra de l’audience et
de l’accès à une communauté d’utilisateurs et de contributeurs. En approfondissant les usages et fonc-
tions du portfolio de projets, le Labfab étendu souhaite développer une forme de plateforme de marché
permettant à des projets innovants d’être visible et de construire leur modèle économique.

Application à Rennes et Rennes Métropole :
●● Le LabFab est un élément fondamental du projet « Quartier Numérique » sur Rennes Métropole. Il est
   ouvert aux écoles, laboratoire et entreprises et il leur propose de prototyper, produire et distribuer
   autrement.
●● Utilisation de l’espace public comme lieu d’exposition, d’action, de démonstration et d’expérimentation
●● Jonction avec le projet Novosphère - marque de territoire et réseau social de l’innovation, http://www.
   rennes-novosphere.com/fr/accueil
●● Kits de promotion à l’étranger par les créateurs
●● Résidences régulières en partenariats avec d’autres labs et associations et complémentarités avec les
   projets locaux émergents.
●● Performances de groupes (déplacements demandés pour aider à ouvrir les labs des universités de
   Monterrey, Mexico, organisation d’un bootcamp à Hué au Vietnam en novembre 2013, participation à
   l’organisation d’Innov Africa : Bamako 2010, Ouaga 2011, Dakar 2012, Abidjan 2 013…).
●● Participation aux nombreux concours internationaux de « makers ». (Maker faire Rome)
●● Animation et développement des initiatives entre fablabs francophones (Canada, Afrique, Asie…).

4 - LE LAB ÉTENDU COMME EXPLORATEUR DE LA NOUVELLE ÉCONOMIE
Les techniques de fabrication numérique changent la donne aussi bien dans les méthodes de production
que dans le registre des modèles économiques émergents.

Depuis plusieurs mois, un travail de cartographie de ces nouveaux modèles économiques a démarré au
labfab. On dispose aujourd’hui d’une représentation heuristique d’une trentaine de nouveaux modèles
économiques ayant émergé avec le numérique. Ces nouveaux modèles concilient activité économique et
développement communautaire : Open source hardware, offres freemium et premium, coding d’objets
avec abonnements, etc..

Le Labfab s’appuiera sur cette base de connaissance et sur les compétences de son réseau de partenaires
pour conseiller et former les porteurs de projet à la diversité des approches possibles de création de
valeurs.

Le LabFab ambitionne ainsi d’aider des porteurs de projets à transformer leurs idées et compétences
en activités, mais aussi d’accompagner des entreprises existantes à anticiper et à faire évoluer leurs
approches du marché.

économiques émergents.

Il s’agit non pas de remplacer des modèles mais d’hybrider anciens et nouveaux modèles. Ceci nécessite
expérimentation, soutien et évaluation des tentatives afin de faire naître et de développer les équilibres
de demain. Économie sociale et solidaire, objets libres : des initiatives doivent être suivies et rendues
visibles.

Application à Rennes et Rennes Métropole :
●● Accompagnement individuel de porteurs de projets dans la définition de leur modèle d’affaires, en
   partenariat avec la Cantine numérique
●● Accompagnement individuel d’entreprises existantes dans l’analyse des opportunités offertes par la
   fabrication numérique
●● Partenariat avec la CCI Rennes sur la veille et l’analyse des modèles économiques émergents, avec
   production d’articles d’informations stratégiques sur le portail thémavision de la CCI Rennes
●● Ateliers collectifs de formation et de sensibilisation des entreprises aux nouveaux modèles écono-
   miques
●● Orientation des demandes de prestations vers les nouveaux entrants (fabshops, concepteurs d’im-
   primantes 3D, modeleurs 3D, incubateurs…). Le LabFab n’a pas vocation à développer une activité
   concurrente avec ces nouveaux acteurs et bien au contraire cherche à les faire émerger.
●● Formation des cursus techniques aux techniques de prototypage d’objets libres et aux modèles alter-
   natifs « hors brevet » (INRIA, Rennes 1, INSA, IRISA, Telecom Bretagne…). Importance de la fabrication
   dans l’université.
●● Maillage Forte connexion avec les autres initiatives émergeant autour du réseau des fablabs bretons (Lan-
   nion, Vannes, Brest), : actions communes, intervention avec les autres FabLab, dépannage de matériel, …etc.
   Ex : La manifestation : « Faites du numérique » en juin 2013, ou les open bidouille camps.- Travail sur
   la normalisation des objets (AFNOR), la propriété intellectuelle et les licences.
●● Visites d’usine à «détourner» (cf. JL Fréchin, ENSCI, @nodesign-> PSA…).

5 - LE LABFAB, LIEU D’ÉDUCATION ET DE PÉDAGOGIE

En 2012, et depuis l’ouverture modeste du LabFab à l’EESAB, 450 personnes ont été formées à la pro-
grammation Arduino lors d’ateliers gratuits animés par des bénévoles. Au cours d’un événement organisé
par la ville et dans lequel le LabFab et l’Association BUG coordonnaient la programmation et l’animation,
plus de 200 élèves d’écoles primaires ont été reçus lors d’ateliers de prototypage et de sensibilisation aux
cultures numériques.
Le LabFab est aussi partie prenante dans la formation universitaire, il participe en tant qu’atelier à la
dynamique de formation conjointe entre l’EESAB et Telecom Bretagne. Ces rencontres ont permis la
conception en co-design (étudiants designers et étudiants ingénieurs) de 10 projets à la fois design et
techniques.

Dans cet esprit, et dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, des fiches d’ateliers ont été pro-
posées aux enseignants afin d’enseigner aux élèves les rudiments de la fabrication numérique. Mise en
œuvre dès la rentrée de septembre 2013.

PERTINENCE DU PROJET

Le Labfab, ouvert depuis mars 2012 répond déjà aux critères établis, notamment de l’accès au grand
public, ainsi que de par sa fréquentation importante et les événements organisés. À titre d’exemple,
en 2012, 450 personnes ont été initiées dans le cadre d’ateliers gratuits à la programmation Arduino et
39 000 Rennais ont découvert lors de trois événements organisés à Rennes l’étendue de la fabrication
numérique (octobre 2012 - juin 2013).

Nous souhaitons recevoir sur l’ensemble du dispositif territorial 5 000 personnes physiques et 30 per-
sonnes morales accompagnées, objectifs tout à fait tangibles compte tenu du succès déjà rencontré sur
une surface d’exploitation très réduite.

Pour mémoire, Rennes est un bassin de vie de 500 000 habitants et la Bretagne compte plus de 3 millions
d’habitants. Nous ne sommes qu’au début d’une appropriation de ces nouveaux modèles de fabrication
et l’enjeu comme la tâche sont conséquents avant d’atteindre un mouvement de masse.

Notre organisation par ailleurs très originale dans sa gouvernance qui mobilise des acteurs dont l’im-
portance et le caractère opérationnel créent de fait un éco système dans lequel les élus, les services,
les acteurs de terrain sont eux-mêmes incités à épouser un modèle agile et à dépasser les archaïsmes
de toutes origines. Prenons par exemple la réforme des rythmes scolaires dans laquelle Rennes s’est
immédiatement engagée, elle a été l’occasion pour Bug et le Labfab de proposer des ateliers animés par
des professionnels sur le thème du numérique et du prototypage, du partage de la connaissance et de la
propriété intellectuelle, le lien entre ces disciplines et la pédagogie est ainsi restauré.

La recherche de nouveaux modèles économiques est probablement notre principale tâche de fond. Tant
pour des structures associatives que commerciales, le numérique a introduit de nouvelles possibilités
fondées sur le partage mais aussi sur la protection intellectuelle. Les licences libres, la location d’appli-
cation, l’»excess capacity», l’open source ont projeté de nouveaux modèles dont certaines entreprises
de taille mondiale se sont emparées (Microsoft et sa Kinect, Google). Notre devoir est d’explorer dans le
cadre des liens entretenus avec les incubateurs ces différents modèles, de les mettre en œuvre afin d’en
vérifier la pertinence.

Le modèle économique du Labfab repose sur la formation, la mise à disposition de l’équipement et l’ac-
compagnement des entreprises séduites par ce dispositif. Voir à ce sujet le Budget du projet.

Le réseau d’acteurs pluridisciplinaire s’est structuré en un maillage fort qui diffuse l’innovation ascen-
dante, moteur indispensable de l’industrie et de l’économie du XXIe siècle.
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