Note d'information du 8 juin 2021 Présentée par : OurCommons.ca

La page est créée Josiane Andre
 
CONTINUER À LIRE
1

    Note d’information du 8 juin 2021

    Présentée par :
    Auteure principale de l’équipe de recherche : Dre Colleen Anne Dell
    Évaluatrice principale de l’équipe de recherche : Dre Darlene Chalmers
    Évaluateurs secondaires de l’équipe de recherche : Ben Carey, caporal-chef Chad Bridger, CD (retraité),
    Maryellen Gibson, capitaine Paul de Groot, CD (retraité), sergent Gerald Henwood, CD (retraité),
    Brynn Kosteniuk, caporal-chef Michael Richards, CD (retraité), Alexandria Pavelich, Dre Betty Rohr,
    Dre Linzi Williamson.

    « L’étude du Comité est axée sur :
    (a) l’efficacité et l’utilisation, par les anciens combattants des Forces armées canadiennes, des
    chiens d’assistance psychiatrique pour soulager les symptômes liés au trouble de stress post-
    traumatique (TSPT);
    (b) les ressources dont a besoin Anciens Combattants Canada pour offrir l’accès à des chiens
    d’assistance psychiatrique;
    (c) les défis liés au logement pour les anciens combattants ayant un chien d’assistance psychiatrique;
    (d) ce qui devrait constituer la norme nationale de base sur l’entraînement des chiens d’assistance
    psychiatrique pour le TSPT».

    Merci de nous donner l’occasion de partager avec le Comité l’expertise de notre bureau de
    recherche, ainsi que les travaux que nous avons menés à ce sujet au cours des cinq dernières années
    avec des chiens d’assistance en particulier, et au cours des dix dernières années avec des animaux
    employés dans un contexte thérapeutique en général. Vous trouverez ci-dessous une note
    d’information présentant les points abordés lors de la présentation 1, des points supplémentaires,
    ainsi que des précisions.

    Nous souhaitons aborder cinq points principaux en lien avec la recherche sur les chiens
    d’assistance dans le cadre des travaux du Comité.

    TOUT D’ABORD, la question de recherche la plus importante pour notre équipe était la suivante :
    « Dans quelle mesure le recours aux chiens d’assistance est-il bénéfique pour le bien-être des
    vétérans et en quoi le recours aux chiens d’assistance est-il bénéfique? » Cette question est similaire
    à celle posée dans le cadre d’études précédentes menées par notre bureau de recherche sur le rôle
    des cultures autochtones dans le traitement des dépendances. Il s’agit d’en comprendre les
    mécanismes et non de remettre en question l’efficacité du processusi, ce qui constituerait un manque
    de respect. Cette approche reconnaît la valeur des expériences vécues (c.-à-d. les observations
    empiriques), qui complètent les données scientifiques probantes, qui continuent d’évoluer dans le
    domaine des chiens d’assistance.

    Quand on aborde cette question de recherche, il est important de se rappeler que les chiens
    d’assistance constituent une catégorie de canidés à part, avec une tâche à accomplir, mais qu’il s’agit
    aussi d’animaux de compagnie qui vivent dans nos foyers. Ce processus de domestication s’est étalé

1
    Enregistrement accessible à l’adresse suivante : https://www.noscommunes.ca/Committees/fr/ACVA/StudyActivity?studyActivityId=11273379

    C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca       7 juin 2021
2

 sur des milliers d’années, ce qui a eu des conséquences non négligeablesii. Par exemple, dans une
 grande majorité des foyers canadiens, les animaux de compagnie sont considérés et traités comme des
 membres de la familleiii. Nos travaux suggèrent même qu’il est probable que cette façon de voir les
 choses soit encore plus répandue chez les vétérans qui bénéficient de l’aide de chiens d’assistanceiv. Il
 faut absolument prendre cela en compte dans le cadre de cette discussion. Dans le milieu universitaire,
 les relations de ce type entre humains et animaux sont souvent désignées par le terme « zooeyiav ».
 On définit ce concept comme les bénéfices qu’one les animaux sur la santé humaine, et plus
 généralement comme le lien entre l’humain et l’animal. Ce lien peut être fort. La pandémie a mis cette
 réalité en lumière : on a en effet observé une augmentation des adoptions d’animaux, ainsi que des
 réflexions concernant le soutien que nos animaux de compagnie nous ont apporté au cours de la
 dernière annéevi.

 DEUXIÈMEMENT, la recherche sur les avantages des chiens d’assistance pour les vétérans qui ont reçu
 un diagnostic de trouble de stress post-traumatique (TSPT) n’en est qu’à ses débuts, et notre équipe a
 recueilli un volume important de données sur les résultats concernant la situation au Canada au cours
 des dernières annéesvii. Nous savons que le TSPT et la guérison sont des questions complexes, et à ce
 jour, nous sommes parvenus à la conclusion que les chiens d’assistance représentent une aide
 personnalisée et sont complémentaires aux traitements. Comment ce phénomène fonctionne-t-il?
 Essentiellement, comme on l’a évoqué précédemment, les chiens d’assistances sont des êtres
 sensibles capables d’établir un lien avec les humains et dressés pour disposer de compétences
 techniques visant à aider les vétérans qui ont reçu un diagnostic de TSPT (les données probantes
 utilisées dans le cadre de l’étude sont présentées plus bas). C’est dans cette optique que les chiens
 d’assistance apportent généralement ce que d’autres humains ne sont pas en mesure d’offrir, ou
 choisissent de ne pas offrir. Par exemple, les vétérans ne ressentent pas de jugement de la part de leur
 chien d’assistance. C’est ce que l’on a observé dans le cadre de notre travail auprès de personnes qui
 suivaient généralement des traitements contre l’usage problématique de substances et de leurs
 animaux de compagnieviii. Nous observons la même chose dans le cadre de l’étude que nous menons
 actuellement auprès de vétérans qui ont des chiens d’assistance et qui suivent des traitements du
 même typeix.

 Les points saillants des études sur les chiens d’assistance et les vétérans atteints de TSPT révèlent ce qui
 suit :

Travaux d’autres équipes : L’étude réalisée par ACC en 2017 a mis en évidence une atténuation des
symptômes de TSPTx; deux revues systématiques de la littérature et un examen de la portéexi en lien
avec le sujet plaident en faveur d’une plus grande rigueur méthodologique; plus précisément, un examen
de la portée réalisé par van Houtert (2018)xii est parvenu à la conclusion suivante : « peu de données
probantes suggèrent l’existence d’une influence des chiens d’assistance sur les vétérans atteints de
TSPT » [TRADUCTION] et ce « manque de données probantes limitent la mise en œuvre et la création de
méthodes faisant appel aux chiens d’assistance pour les patients atteints de TSPT » [TRADUCTION]. Les
auteurs de l’étude suggèrent « d’inclure des méthodes d’évaluation autres que l’autoévaluation du bien-
être des personnes qui bénéficient de cette aide » [TRADUCTION] , autrement dit, un renforcement des
critères de mesure objectifs et normalisés. Nous sommes d’accord avec les conclusions ci-dessus, mais
nous croyons également que la compréhension qualitative est toutefois essentielle pour déterminer en
quoi les chiens d’assistance sont bénéfiques pour les vétérans atteints de TSPT. Par ailleurs, de nouvelles
études (p. ex. Rodriguez et al. de l’Université Purdue) parviennent aux mêmes conclusions que nous et
 C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
3

d’autres équipes de recherche (p. ex. Yarborough et al. du Kaiser Permanente Northwest Center for
Health Research).

Les travaux réalisés par notre équipe : Les conclusions des travaux que nous avons réalisés à ce jour
indiquent que les chiens d’assistance apportent une aide personnalisée en complément des
traitements. Notre étude qualitative préliminaire (2016) nous a menés à la conclusion que les chiens
d’assistance contribuaient à l’atténuation de l’usage problématique de substances et de médicaments
d’ordonnance, et favorisaient la santé physique ainsi qu’un sentiment d’acceptation psychologique,
de lien social et de sens spirituelxiii. Dans le cadre de notre étude qualitative exploratoire (2017), nous
avons à nouveau constaté une baisse de l’usage problématique de substances, une atténuation des
symptômes de TSPT, ainsi qu’une baisse et une stabilisation de l’usage de médicaments d’ordonnance
pour lesquels on signalait des effets secondaires néfastes (p. ex. médicaments contre les troubles
psychiatriques)xiv. Au cours de la phase 1 de notre étude pilote (2019)xv, nous avons constaté une
baisse de la consommation problématique d’alcool et d’opioïdes, une atténuation des symptômes de
TSPT (en utilisant des critères de mesure qualitatifs et quantitatifs normalisés), ainsi qu’une hausse de
la consommation de cannabis thérapeutique chez les vétérans qui cherchaient à atténuer les
symptômes du TSPTxvi.

Les nouveaux travaux de notre équipe : Nous collaborons actuellement avec 12 organismes offrant des
services de chiens d’assistance dans le cadre d’une étude dirigée par la communauté et axée sur les
patients, dont l’objectif est le suivant : permettre à des organismes qui offrent des services de chiens
d’assistance à des vétérans qui ont reçu un diagnostic de TSPT d’aider ces derniers à lutter contre
l’usage problématique de substances en mettant en œuvre des pratiques fondées sur des données
probantes, et de porter une attention particulière à l’usage de substances et au soutien à distance par
les pairs lors de leurs programmes de formation.Ces travaux s’appuient sur plusieurs études réalisées
auprès de vétérans qui ont reçu un diagnostic de TSPT et qui suivent ou recherchent un traitement
contre l’usage problématique de substances. Parmi les nouvelles conclusions, on peut citer les
suivantes :
    • Les chiens d’assistance ont un effet positif sur les difficultés des vétérans dans les
        domaines de la santé mentale et de l’usage de substances, de la promotion de la santé,
        des sentiments d’attachement et de la socialisation à l’extérieur du foyer (entrevues
        auprès de 16 vétérans xvii).
    • Les chiens d’assistance aident les vétérans à se sentir importants face aux autres, ce qui peut
        avoir un effet protecteur contre les comportements d’automutilation et les tendances
        suicidaires, qui touchent les vétérans de manière disproportionnée au Canada (entrevues
        auprès de 5 vétérans xviii).
    • Les avantages et les difficultés au sein des familles pour nouer des liens (ou pas) avec les chiens
        d’assistance et pour leur intégration (ou pas) au sein de la cellule familiale, ainsi que l’aide et
        l’influence de la famille et des amis sur le dressage des chiens d’assistance (p. ex. entrevues
        auprès de 5 vétérans, de leurs conjoints (3) et de leurs amis proches (2)xix).
    • Les résultats d’une évaluation menée au sein d’un groupe de vétérans qui participent
        actuellement à un programme de dressage en ligne avec leurs chiens d’assistance
        (intensification de l’isolement attribuable à la pandémie, difficultés d’ordre technologique,
        difficultés liées à la vie en général, présence virtuelle et soutien en ligne des pairs depuis le
        foyer des vétérans) (5 vétérans)xx.

C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
4

      •    Les résultats d’une évaluation de la formation en soutien par les pairs suggèrent que ce type
           d’aide peut prendre des formes variées, révèlent le besoin et le souhait d’offrir ce soutien, que
           les personnes qui offrent ce soutien ont besoin d’aide, et portent attention aux sentiments de
           deuil et de perte dans la vie des vétérans en général, notamment en ce qui concerne leurs
           relations avec les chiens d’assistance (30 vétérans)xxi.
      •    Les expériences concernant des occasions de formation auprès des organismes offrant des
           services de chiens d’assistance se sont grandement multipliées, notamment en ce qui concerne
           la santé mentale, le soutien par les pairs et le bien-être animal. La grande majorité des
           participants ont indiqué que leurs expériences de formation leur avaient été bénéfiques et
           qu’ils étaient ravis de pouvoir découvrir de nouveaux sujets par le biais d’un nouveau moyen de
           communication (Zoom), en compagnie de nouveaux collègues actifs dans le domaine des
           chiens d’assistance xxii.
      •    L’exploitation de données issues de séries chronologiques recueillies à l’aide de dispositifs
           Fitbit et iBeacon (pour les déplacements des chiens d’assistance), ainsi que d’une application
           pour téléphone permettant de recueillir des données qualitatives et quantitatives (Ethica), a
           permis de démontrer que le rôle des chiens d’assistance chez les vétérans est
           multidimensionnel et évolutif xxiii.
      •    Domaines d’intérêt des organismes offrant des services de chiens d’assistance : deuil et perte
           d’un chien d’assistance, normes relatives aux chiens d’assistance, bien-être des chiens, liens
           entre l’humain et l’animal et soutien à la santé mentale des clientsxxiv.

 Chacune de ces études a relevé des difficultés d’une nature ou d’une autre concernant la vie des
 vétérans et de leurs chiens d’assistance dans l’espace public (p. ex. en ce qui concerne l’accès ou la
 stigmatisation). Il est particulièrement important de les reconnaître.

TROISIÈMEMENT, nous souhaitons approfondir le sujet de l’aide personnalisée et du complément aux
traitements que les chiens d’assistance apportent. Comme nous l’avons indiqué précédemment, les
chiens d’assistance assurent des tâches techniques pour les vétérans (p. ex. en interrompant un
cauchemar). Dans le cadre de nos recherches, nous avons entendu à de nombreuses reprises que les
chiens d’assistance représentaient une source d’aide au bien-être des vétérans. De nombreuses
personnes ont mentionné que cela était attribuable au fait que les vétérans ne reçoivent pas d’aide
formelle appropriée ailleurs. Selon notre expérience, les chiens d’assistance (et plus généralement les
animaux) peuvent représenter un point de départ pour le développement de relations chez une
personne qui cherche à obtenir un traitement ou qui en suit un. Les chiens d’assistance sont un point
d’accès vers la vie des vétérans. Dans le domaine de la recherche sur les chiens qui remplissent des
fonctions thérapeutiques, nous affirmons simplement, en nous fondant sur les conclusions de nos
travaux et la pratique, qu’un chien peut « ouvrir un peu le cœur des gens ». C’est ce que nous
constatons notamment dans le cadre de deux programmes correctionnels que nous offrons, dans le
cadre desquels les détenus reçoivent la visite de chiensxxv. Les professionnels qui travaillent avec des
vétérans doivent être conscients du rôle général que jouent les chiens d’assistance dans le traitement
des TSPT et de la façon de les intégrer à leur pratique. Les chiens d’assistance peuvent aussi constituer
un obstacle pour les vétérans qui cherchent ou qui suivent un traitement. On constate principalement
ces difficultés à l’échelle systémique. Si un vétéran accompagné d’un chien d’assistance se voit refuser
les services d’un cabinet de consultation psychologique, c’est un problème. Si un vétéran se voit refuser
un logement parce qu’il a un chien d’assistance, c’est un problème. Les expériences ne semblent pas
homogènes d’une région à l’autre du pays. Encore une fois, on constate qu’il faut renseigner les
 C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
5

professionnels de la santé et les intervenants des secteurs connexes à propos du rôle des chiens
d’assistance et de leurs effets bénéfiques sur la vie des vétérans. Toutefois, on observe une constante :
les codes des droits de la personne sont de compétence provinciale et les chiens d’assistance en
relèvent (du moins dans la cas de la Saskatchewan)xxvi. Cela ne signifie pas que l’on met toujours en
œuvre une politique relative aux animaux d’assistance. Toutefois, des orientations générales existent.

 Ce qui nous amène à notre QUATRIÈME point : les normes. Il faut faire preuve de leadership. Bien
 que nous procédions à des recherches en la matière pour démontrer l’efficacité des chiens
 d’assistance (ainsi que les mécanismes connexes) pour favoriser le bien-être des vétérans, il
 semblerait que des écarts, des divergences et une certaine confusion existent quant aux normes
 d’une province ou d’un territoire à l’autre. L’absence de consensus quant à la procédure de l’Office
 des normes générales du Canada il y a plusieurs années a probablement eu des conséquences
 imprévues et négatives.

 L’absence de normes nationales a poussé les provinces à adopter des approches variées concernant
 l’accès aux espaces publics pour les chiens d’assistance (ce qui entraîne des difficultés pour les
 vétérans qui se déplacent avec leur chien d’assistance). Cette situation entraîne par ailleurs la
 création de politiques par des organismes qui ne sont pas spécialisés dans le domaine (des campus
 universitaires, par exemple). Nous sommes aussi d’avis qu’il est important de souligner que les
 vétérans atteints de TSPT à qui on a assigné un chien d’assistance ne sont pas les seuls touchés
 (p. ex. les survivants d'agressions sexuelles, les premiers intervenants, les membres actuels des
 Forces armées) et que les chiens d’assistance peuvent remplir d’autres rôles (p. ex. chiens
 d’assistance pour les personnes atteintes d’autisme, chiens d’assistance pour diabétiques).

 Nous tenons à le préciser pour signaler que cette « absence de consensus » dans le cadre de ce
 processus s’explique peut-être en partie par les efforts de création de normes relatives à des chiens
 dont les tâches ne sont pas normalisées. Le travail de certains organismes qui offrent des services de
 chiens d’assistance est davantage axé sur les liens entre l’humain et l’animal que sur les compétences
 techniques, et vice versa. Le dressage des chiens d’assistance ne répond pas à des normes. Certains
 vétérans se voient assigner des chiens d’assistances entièrement dressés, alors que d’autres sont
 jumelés à des chiens qui ont suivi un dressage minimal et qui participent ensuite à des programmes
 de dressage de chiens d’assistance. Nous avons constaté que les approches utilisées pour le dressage
 des chiens d’assistance varient tout autant que les différents programmes au Canada et ailleurs.

 Nous estimons qu’il est important de rappeler que la création de normes doit suivre une approche
 adaptée au contexte canadien (p. ex. politiques provinciales ou territoriales en matière de droits de la
 personne concernant les chiens d’assistance) et que les programmes des organismes offrant des
 services de chiens d’assistance varient grandement dans leur approche en matière de dressage. On
 doit tenir compte de ces éléments, ainsi que d’autres éléments importants, lors de la création de
 normes. Cela dit, les objectifs des divers programmes de dressage de chiens d’assistance sont
 vraisemblablement similaires : il s’agit d’améliorer le bien-être des vétérans.
 Cette perspective pourrait servir de point de départ à la création de normes nationales.

 Enfin, notre CINQUIÈME POINT, lié à la nécessité d’adopter des normes, concerne l’adoption par notre
 équipe d’une approche axée sur les patients pour nos travaux relatifs aux vétérans, au TSPT et aux
 chiens d’assistance. Concrètement, cette observation nous a menés à la suggestion que notre équipe
 C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
6

de recherche participe au programme de dressage du premier groupe de vétérans avec lequel nous
avons collaboré (AUDEAMUS), dans le cadre d’un processus de recherche éclairé. C’est ce que nous
avons fait : de nombreux membres de notre équipe ont participé au dressage de chiens d’assistance.
Notre conclusion principale, si on peut appeler ainsi les constatations tirées de notre expérience,
concerne la nécessité de placer le bien-être des chiens d’assistance au centre de nos discussions. Bien
que ce point se trouve à la fin de notre liste, il s’agit probablement de l’observation la plus importante.
Pour résumer nos conclusions en des termes simples, on peut dire que les chiens d’assistance ne sont
ni des outils ni des objets créés pour le bien-être humain, bien qu’ils complètent les traitements des
vétérans et leur apportent leur aide. Ils offrent des compétences techniques et procurent les bienfaits
des liens entre l’humain et l’animal. Pour revenir à l’une des revues systématiques mentionnées
précédemment (van Houtert et al. [2018]), les chercheurs sont parvenus à la conclusion que « le
manque de connaissance concernant le bien-être des CAP [chiens d’assistance psychiatrique] entraîne
des risques tant pour le bien-être humain que pour le bien-être animal » [TRADUCTION].

Pourquoi est-ce important? Du point de vue de l’approche « Une seule santé » et de certains modes
de savoir autochtones, la santé humaine exige que les animaux et la planète soient en santé. Dans
tous nos travaux, nous nous efforçons de tenir compte des relations entre les humains, les animaux et
l’environnement.

 Études connexes relatives aux interventions assistées par l’animal retenues par notre bureau de recherche en raison de leur intérêt
 potentiel :
 ▪ Dell, C., Williamson, L., Pavelich, A., McKenzie, H., Gibson, M., Cruz, M., Carey, B. 2021, « A Commentary about
 Lessons Learned: Transitioning a Therapy Dog Program Online during the COVID-19 Pandemic », Animals, 99(3), 914 :
 p. 1-12.
 ▪ Dell, C. 2017, « Sociology and the Human Animal Bond », dans P. Albanese, L. Tepperman & E. Alexander (Eds),
 ReadingSociology, 3e édition, Toronto : Oxford University Press, p. 54-58.
 ▪ Dell, C. 2017, « Reuban and ‘His’ Therapy Dog », Stories from the Therapy Dog Field, Regina: St. John
 Ambulance,Saskatchewan, p. 64-67.
 ▪ Lalonde, R., Claypool, T., Dell, C. 2020, « PAWS Your Stress: The Student Experience of Therapy Dog Programming »,
 Canadian Journal for New Scholars in Education, 11(2), p. 78-90.
 ▪ Reddekopp, J, Dell, C., Rohr, B., Fornssler, B., Gibson, M., Carey, B., Stempien, J. 2020, « Patient Opinion of
 VisitingTherapy Dogs in a Hospital Emergency Department », International Journal of Environmental Research and
 Public Health. Special Issue: Companion Animals, 17(8): 2968; doi:10.3390/ijerph17082968.
 ▪ Chalmers, D, Dell, C., Rohr, B., Dixon, J., Dowling, T., Hanrahan, C. 2019, « Recognizing Animals as an Important Part
 ofHelping: A Survey Exploring Knowledge and Practice Among Canadian Social Workers », Critical Social Work, 21(1),
 p. 1- 29.
 ▪ Chalmers, D. (2019), « The Importance of Including Animals in Social Work Practice », Saskatchewan Social Worker,
 30(1), p. 14-15.
 ▪ Stempien, J., Broberg, L., Husband, A., Jurke, L., Rohr, B., Smith, J., Rubin, J., Tupper, S., Goodridge, D., Fornssler,
 C., Fele-Slaferek, L., Dell, C. 2019, « A Case Study of the Patient Experience of Emergency Department Wait Times »,
 Patient Experience Journal, 6(1), p. 115-126.
 ▪ Dell, C., Chalmers, D., Cole, D., Dixon, J. 2019, « Accessing Relational Connections in Prison: An Evaluation of the
 St. John Ambulance Therapy Dog Program at Stony Mountain Institution », The Annual Review of Interdisciplinary
 JusticeResearch, vol. 8, p. 13-68.
 ▪ Dell, C., Chalmers, D., Stobbe, M., Rohr, B., Husband, A. 2019, « Animal Assisted Therapy in a Canadian
 Psychiatric Prison », International Journal of Prisoner Health, 15(3), p. 209-231, DOI 10.1108/IJPH-04-2018-0020.
 ▪Anna-Belle le chien d’assistance, avec l’aide de C. Dell, G. Sewap, B. McAllister, J. Bachiu. 2018, « She Makes Me
 Feel Comfortable: Understanding the Impacts of Animal Assisted Therapy at a Methadone Clinic », Canadian
 Journal ofAboriginal HIV/AIDS Community-Based Research, vol. 9, p. 57-65.
 ▪ Dell, C., D. Chalmers, J. Gillett, M. Steeves, B. Rohr, B. Fornssler, A. Husband, H. McKenzie, O. Iwajomo, C. Nickel.
 2018, « Effects of a Therapy Dog Program on the Wellbeing of Older Veterans Living in a Long Term Care Residence »,
 Human-Animal Interaction Bulletin, 6(2), p. 83-102.
C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
7

  ▪ Dell, C., D. Chalmers, J. Gillett, B. Rohr, C. Nickel, L. Campbell, R. Hanoski, J. Haguerud, A. Husband, C. Stephenson,
  M. Brydges. 2015, « PAWSing student stress: A Pilot Study of the St. John Ambulance Therapy Dog Program on Three
  Canadian Campuses », Canadian Journal of Counselling and Psychotherapy, 49(4), p. 332-359.
  ▪ Dell, C. et N. Poole. 2015, « Taking a PAWS to Reflect on how the Work of a Therapy Dog Supports a Trauma-Informed
  Approach to Offender Health », Journal of Forensic Nursing, 11(3), p. 167-173, doi: 10.1097/JFN.0000000000000074.
  ▪ Chalmers, D. et C. Dell. 2015, « Applying One Health to the Study of Animal Assisted Interventions », EcoHealth Journal,
  12(4), p. 560-562.
▪ Adams, C., C. Arratoon, J. Boucher, G. Cartier, D. Chalmers, C. Dell, D. Dell, D. Dryka, R. Duncan, K. Dunn, C. Hopkins,
L. Longclaws, T. MacKinnon, E. Sauve, S. Spence, M. Wuttunee. 2015, « The Helping Horse: How Equine Assisted Learning
Contributes to the Wellbeing of First Nations Youth in Treatment for Volatile Substance Misuse », Human Animal Interaction
Bulletin, 1(1), p. 52-75.
▪ Dell, C. et Anna-Belle (chien d’assistance de l’Ambulance Saint-Jean). [par Anna-Belle, chien d’assistance de l’Ambulance
Saint-Jean, selon l’interprétation de son maître-chien, Colleen Anne Dell]. 2015, « Questioning ‘Fluffy’: A Dog’s Eye View of
Animal-Assisted Interventions (AAI) in the Treatment of Substance Misuse », Substance Use & Misuse, 50(8-9), p. 1148-1152.
▪ Chalmers, D. et C. Dell. 2011, « Equine-Assisted Therapy as an Adjunct to Solvent Abuse Treatment for First Nations Youth: A Key
Consideration for Building an Empirical Knowledge Base », Native Studies Review, invitation spéciale, 20(1), p. 59-87.
▪ Dell, C., D. Chalmers, N. Bresette, S. Swain, D. Rankin, C. Hopkins. 2011, « Creating Healing Spaces: The Experiences ofFirst
Nations and Inuit Youth with Equine-Assisted Learning », Child and Youth Care Forum, 40(2), p. 319-336, DOI 10.1007/s10566-
011-9140-z.

ii
  Honorer nos forces : La culture comme intervention dans le traitement de dépendances. Site Web du projet :
https://thunderbirdpf.org/about-tpf/scope-of-work/honouring-our-strengths-culture-as-intervention-in-addictions-
treatment/?lang=fr.
Fiedeldey-Van Dijk, C., M. Rowan, C.A. Dell, C. Hopkins, B. Fornssler, L. Hall, D. Mykkota, C. Mushquash, M. Farag, B.
Shea. 2015, « Honouring Indigenous Culture-as-Intervention: Development and Validity Evidence of the Native
Wellness Assessment (NWA™) », Journal of Ethnicity in Substance Abuse, doi: 10.1080/15332640.2015. 1119774,
p. 1-38.
Rowan, M., . Poole, B. Shea, D. Mykota, M. Farag, C. Hopkins, L. Hall, C. Mushquash, B. Fornssler, C. Dell. 2015,
« Cultural Interventions to Treat Addictions in Indigenous Populations: Findings from a Scoping Study », Substance
Abuse Treatment,Prevention, and Policy, 9:34, doi: 10.1186/s13011-015-0021-6, p. 1-26.
ii
    A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances. Webinar: R. Losey (2021). A
Deep History of the Human-Animal Dog Bond : https://www.youtube.com/watch?v=Bu5BmwIAnj8.
iii
    Groupe CNW. 2011, Canadian Dogs Have Status as Family Members, COMTEX News Network, Inc.,
http://www.newswire.ca/en/releases/archive/February2011/15/c2608.html.
iv
    Williamson, L., Dell, C., Chalmers, D., Cruz, M., De Groot, P. (sous presse), « Recognizing the Human-Animal Bond for
Enhancing Zooeyia among PTSD-Diagnosed Veterans who have a Service Dog and Problematically Use Substances », Human
Animal Interaction Bulletin.
v
    Hodgson K, Darling M. 2011, « Zooeyia: An essential component of “One Health” », Canadian Veterinary Journal, 52(2),
p. 189–191.
vi vi
      Institut canadien de la santé animale, 2020,. Publication des données de 2020 sur les populations
d’animaux de compagnie au Canada, https://www.cahi- i icsa.ca/fr/news/2020-canadian-pet-population-
figures-released.
vii
     Voir www.servicedogresearch.ca et www.colleendell.ca.
viii
     Kosteniuk, B et Dell, C. 2020, « How Companion Animals Support Recovery from Opioid Addiction: An Exploratory Study
of Patients in a Methadone Maintenance Treatment Program », APORIA Journal, 12(1), p. 91-108.
ix
    Nouvelles conclusions : Dell et al. 2021, « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use
Substances », www.servicedogresearch.ca.
x
    Vincent C, Belleville G, Gagnon DH, Dumont F, Auger E, Lavoie V et al. 2017, « Effectiveness of Service Dogs for Veterans
with PTSD: Preliminary Outcomes », Studies in Health Technology and Informatics, 242, p. 130-136; Anciens Combattants
Canada, https://www.veterans.gc.ca/fra/help/faq/service-dog-pilot-study.
xi
    O’Haire ME, Guérin NA et Kirkham AC. 2015, « Animal-Assisted Intervention for Trauma: A Systematic Literature
Review », Frontiers in Psychology, 6:1121, doi: 10.3389/fpsyg.2015.01121; Emmy A. E. van Houtert, Nienke Endenburg,
C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
8

Joris J. Wijnker, Bas Rodenburg et Eric Vermetten. 2018, « The Study of Service Dogs for Veterans with Post-Traumatic
Stress Disorder: A Scoping Literature Review », European Journal of Psychotraumatology, 9:sup3, 1503523, DOI :
10.1080/20008198.2018.1503523; Rodriguez KE, Greer J, Yatcilla JK, Beck AM, O’Haire ME. 2020, « The effects of Assistance
Dogs on Psychosocial Health and Wellbeing: A Systematic Literature Review », PLoS ONE, 15(12), e0243302.
https://doi.org/10.1371/journal.pone.0243302.

C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
9

 xii
       Emmy A. E. van Houtert, Nienke Endenburg, Joris J. Wijnker, Bas Rodenburg & Eric Vermetten. 2018, « The Study of
  Service Dogs for Veterans with Post-Traumatic Stress Disorder: A Scoping Literature Review», European Journal of
  Psychotraumatology, 9:sup3, 1503523, DOI: 10.1080/20008198.2018.1503523, p. 1.
  xiii
       Dell, C., Arratoon, C., Lapointe, M., Lohnes, C. (septembre/octobre 2017), « Impact of Service Dogs for Veterans with
  PTSD and Substance Abuse », Canadian Vet Magazine, p. 12.
  xiv
       Husband, A., Ahmed, A., Dell, C. 2019, « An Exploratory Case Study of the Impact of Psychiatric Service Dogs on
  Problematic Substance Use among PTSD-Diagnosed Veterans », Journal of Substance Use, 25:2, p. 113-117,
  DOI: 10.1080/14659891.2019.1664663.
  xv
       Williamson, L., Dell, C., Osgood, N., Chalmers, D., Lohnes, C., Carleton, R., Asmundson, G. 2021, « Examining Changes in
  Posttraumatic Stress Disorder Symptoms and Substance Use Among a Sample of Canadian Veterans Working with Service
  Dogs: An Exploratory Longitudinal Study », Journal of Veterans Studies, 7(1), p. 1–13.
  xvi
        Gibson, M, Williamson, L., Dell, C., Chalmers, D., DeGroot, P. 2021, « Insight into Social Influences on Veterans’ Use of
  Medical Cannabis to Manage their PTSD Symptoms », Journal of Veterans Studies, 7(1), p. 59–70.
  xvii
        « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances », chercheuses
  principales : Brynn Kosteniuk et Erin Bentley.
  xviii
        Pavelich, A. 2021, « Exploring animal-assisted intervention among military veterans: The potential social significance and
  impact of psychiatric service dogs. Anthrozoology as International Practice: A Student Conference in Animal Studies at the
  University of Exeter », Royaume-Uni, les 4 et 5 mars 2021.
  xix
       « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances», chercheurs principaux :
  Dr Linzi Williamson et Grace Rath.
  xx
       « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances », chercheurs
  principaux : Dr Randy Duncan, Dre Betty Rohr et Erin Bentley.
  xxi
       « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances », chercheurs
  principaux : Dre Darlene Chalmers et Ben Carey.
  xxii
        « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances », chercheuse
  principale : Maryellen Gibson.
  xxiii
        « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances », chercheurs
  principaux : Dr Nathaniel Osgoode, Jenna Neiser, Lea Lamp.
  xxiv
        « A PAWSitive Support Project for Veterans with PTSD and Who Problematically Use Substances», chercheuse
  principale : Dr Linda Lee.
  xxv
        Dell, C., Chalmers, D., Stobbe, M., Rohr, B., Husband, A. 2019, « Animal Assisted Therapy in a Canadian Psychiatric
  Prson », International Journal of Prisoner Health, 15(3), p. 209-231, DOI 10.1108/IJPH-04-2018-0020; Service
  correctionnel du Canada (2019). « Comment certains délinquants guérissent à travers d’un programme innovateur à
  l’Institution Drumheller », Entre Nous,
  https://www.lte-ene.ca/fr/comment-certains-delinquants-guerissent-travers-dun-programme-innovateur-linstitution-
  drumheller; Dell, C, Chalmers, D, Goodfellow, H. 2019, « Animal Memories », Saskatoon : Université de la
  Saskatchewan, 51 pages, https://www.flipsnack.com/harperg/animal-memories-fcfexaf97/full-view.html.
xxvi
       Saskatchewan Human Rights Commission, Policy on Service Animals, https://saskatchewanhumanrights.ca/education-
resources/policies-guidelines/policy-on-service-
animals/#:~:text=The%20Saskatchewan%20Human%20Rights%20Code,protected%20category%20under%20the%20Code.

 C. Dell www.colleendell.ca D. Chalmers www.tinyurl.com/2c6wk8hj www.servicedogresearch.ca www.servicedogtoolkit.ca   7 juin 2021
Vous pouvez aussi lire