DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine

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DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
présente

                      DOSSIER DE PRÉSENTATION
une pièce de Tom Holloway
traduction et mise en scène de Aurore Kahan

Interprètes:
William Astre                                        Spectacle disponible été 2019
Roxane Mettray                                       Dates de résidence:
Corinne Valancogne                                   février 2018: Pôle Culturel d’Alfortville
                                                     avril 2018: Théâtre Eurydice ESAT/CAC
Lumière et régie: Johanna Boyer-Dilolo
                                                     juillet 2018: Collectif 12
Son: Phil Reptil
Scénographie: Joffrey Roux
                                                     Maquette présentation:
Téléphone: 06.21.63.48.91
                                                     Gare au Théâtre 21 novembre 2018 à 17h45 dans le
email: info@blasted.fr
                                                     cadre de Scènes sur Seine
Adresse: 28 rue Victor Basch
94300 Vincennes SIRET: 791 403 355 00039
Licence entrepreneur du spectacle: 2-1105047

avec le soutien
du Théâtre Eurydice ESAT/CAC , du Collectif 12
et la participation du Pôle Culturel d’Alfortville
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
RÉSUMÉ
Le père, la mère et la fille. Dans une petite ville australienne, le père rentre à la maison après une journée à son
magasin. La maison est calme. La femme est au lit. La fille dort.
Un épisode quotidien, si ce n’est cet intense silence qui mine la famille et chacun de ses membres.

D’une approche joviale et               A ses côtés, la femme dévoile            L’adolescente, tiraillée ente
enjouée, l’homme laisse percevoir       rapidement son manque de                 l’enfance et l’âge adulte, est
une solitude, un manque affectif        contact physique, sexuel, avant          perdue dans ses fantasmes, ses
et finalement un désespoir              de dévoiler sa soif d’alcool, son        séries, dans ses qui l’aident à
abyssal.                                addiction qui l’a éloignée d’elle-       surmonter les obstacles familiaux
                                        même.                                    et amicaux; jusqu’à aujourd’hui.

Nous suivons ces trois personnages simultanément. Trois êtres qui ne parviennent pas à échanger malgré leur
évident besoin d’atteindre l’autre. Leurs paroles se font écho, se déclinent, se percutent et se manquent. Comme
les personnages.
Dans un silence implacable, le ciel rouge de ce matin nous avertit d’une forte bourrasque qui pourrait sauver cette
famille ou la détruire.

TOM HOLLOWAY - AUTEUR
Originaire de Tasmanie, Tom Holloway étudie la dramaturgie à la célèbre National Institute of Dramatic Art avant
de rejoindre le Studio International de Dramaturgie du Royal Court en 2006 (Royal Court’s International Playwrights’
Programme). En 2007, sa pièce Beyond the Neck, inspirée des interviews que l’auteur a faites avec les personnes
touchées par le massacre de Port Arthur en 2006, est choisie par le Royal Court pour son Festival International de
Jeunes Auteurs. La pièce remporte le prix de la meilleure pièce décerné par la Australian Writers’ Guild (AWGIE
award). L’année suivante, il reçoit le prix de la meilleure pièce lors des Green Room awards pour sa pièce Red Sky
Morning.
Avec plus de 25 pièces à son actif, Tom Holloway est l’un des dramaturges contemporains les plus joués en Australie.
D’autres pièces sont produites à Londres, telles que And no more shall we part (Hampstead Theatre), Fatherland
(Gate Theatre) et Gambling (Soho Theatre).
Sa dernière pièce Sunshine s’est jouée pour la première fois à Melbourne en octobre dernier.

Les pièces de Tom Holloway, parfois développées à partir de recherches de terrain (le massacre de Port Arthur, les
addictions dans Gambling), sont un travail tant de fond que de forme. En abordant des sujets touchant aux aspects
les plus sombres de l’expérience humaine, Tom Holloway recherche de nouvelles formes de narration une nouvelle
écriture pour interpeler et émouvoir.

La pièce est représentée en France par Séverine Magois, en accord avec Casarotto Ramsay, Londres
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
NOTE D’INTENTION
                                                                      Il y a la lumière de Tasmanie, puis, partout sur l’ile,
                                                                               il y a des poches d’une incroyable obscurité
                                                                                          Nicolas Shakespeare, En Tasmanie
Tom Holloway, natif de l’île est fasciné par ce contraste et en joue. Entre rêve et réalité, comédie et tragédie,
réalisme et symbolisme, le spectateur est emporté, bousculé entre routine et fantasmes inavoués, les espoirs, les
déceptions et les déchirements de chacun.

LE SILENCE

                                                           24 heures dans la vie d’une famille moyenne de l’arrière-pays
                                                                           australien ou le silence et l’isolement familial
C’est avant tout le silence et l’espace entre les personnages qui frappent. Dans une petite ville non loin du désert
plat australien, dans lequel un individu peut conduire des jours sans rencontrer âme qui vive, le silence prend une
autre dimension. Le contact humain et la parole deviennent vitaux, surtout dans le cocon familial.
Les personnages, désignés par le seul initial de leur fonction (l’Homme H, la Femme F et l’Ado A) monologuent: chacun
dans sa colonne de texte, chacun dans son espace, dans sa réalité. Si les paroles se font écho, les personnages ne
s’entendent pas. Si leurs répliques semblent se répondre, ils ne se parlent pas. Et même quand l’un des personnages
appelle, interpelle ou attaque, ses paroles résonnent dans le vide.
Chaque membre de cette famille est limité dans son expression, que ce soit du fait de l’émotion, du doute, d’un
manque de vocabulaire. Ainsi, ce qui est tu est aussi important que ce qui est dit. Les interruptions et ces heurts
créent un rythme, le pouls du spectacle. Les personnages avancent, reculent, plus fortement, plus doucement,
de manière cyclique, à l’image de la mer; la parole, au fur et à mesure se heurte contre ce mur de silence, elle
emporte les protagonistes au fond de la tempête annoncée par le ciel rouge de l’aube.

L’HUMAIN

                                                          L’individu dans une famille silencieuse; de l’être social au plus
                                                                                                 profond de sa solitude.
Chaque protagoniste, dans son monologue commence par une confidence, anodine mais amicale. A qui, on ne
le sait pas, le public peut-être. Un contact se crée, tout d’abord avec le personnage public, ce qui est avouable,
conscient.
Or, très vite les images, les échos des uns et des autres, précipitent des envies, des pulsions et des manques qui
apparaissent et disparaissent par vagues et laissent percevoir au fur et à mesure d’autres facettes; un désespoir qui
ne demande que l’appui de l’autre. Ainsi le spectateur, l’interlocuteur (silencieux, lui aussi) de cette famille, n’est
plus témoin mais participe à cette dérive. Cette place particulière du spectateur invite ouvre une réflexion et
des possibilités de jeu, de mise en scène et de création artistique (sonore, visuelles, ou participatives). L’accent
est mis sur l’immersion sensorielle du spectateur dont la réponse (empathie, refus, rapprochement de l’un des
protagonistes, etc.) devient particulièrement importante car il est seul exutoire des personnages.
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
POLYPHONIE ET DÉRIVE - DE LA NARRATION AUX SENSATIONS

                                                          La polyphonie du texte de Tom Holloway divertit; désoriente et ballotte
                                                               le spectateur pris, avec les personnages, entre fantasme et réalité.

Ce qui marque tout d’abord, sont la polyphonie, les sons et rythmes qui font apparaître des distorsions, autant entre
les personnages que dans la perception. Alors que le spectateur peut tenter de suivre l’ensemble des cheminements
ou de s’identifier, d’entrer en empathie avec un personnage ou un autre, à un certain moment c’est impossible, c’est
alors la sensation qui prend le dessus, cette vague de sons, de dynamiques qui submerge le spectateur et se retire,
comme une vague. L’impression est alors plus forte que la raison.

Il en est également ainsi pour les protagonistes: débordés par le silence, par cette absence d’exutoire, ils se créent
le leur, avec leurs projections, leur imagination, leurs fantasmes et déforment leur réalité. Ils la déforment à un tel
point qu’ils ne peuvent être là pour l’autre alors qu’ils se retrouvent physiquement dans le nid familial après une
journée habituelle... ou presque.

C’est ce va et vient, cette oscillation entre réalité et imaginaire, entre silence et polyphonie qui désoriente tant les
personnages que le public et jettent l’ensemble dans la tourmente universelle: l’isolement et cette lutte pour en
sortir, la difficulté de témoigner à l’autre ce qu’il se passe, cette sensation d’être à la dérive.

                                                                                                                             Aurore Kahan

LE SPECTACLE
L’espace et la lumière                           La création sonore                               L’interprétation
                                                 Chaque lieu, chaque personne a ses sons.
                                                 Le désert, la maison, le locuteur invisible et
                                                 muet des trois protagonistes. Ces sons font
                                                 partie de l’expérence des personnages et         Tout d’abord fondé sur un travail d’écoute
                                                 de leurs transformations, de leur dérive. De     sensible et des improvisations rythmiques
                                                 plus, l’immersion sensible des protagonistes     et physique afin de découvrir les différentes
                                                 et du public invite à user de la composition     relations, tableaux ou dissonances grâce au
                                                 musicale pour donner vie au locuteur et          travail des Viewpoints de T. Landau et A.
Photo: Elizabeth Carecchio                                                                        Bogart, le travail des comédiens s’alimentera
                                                 amener le public dans le monde sensoriel des
                                                 personnages.                                     des créations lumières et sonores pour
L’espace est très épuré, non réaliste, inspiré                                                    découvrir les nuances des personnages
des scénographies lumières de J. Pommerat,                                                        qui ne semblent avoir d’identité, et surtout
utilisant des formes géométriques délimitées                                                      toucher à cette très grande intimité au
par la lumière. Les espaces s’influent et se                                                      coeur de ce spectacle.
modifient les uns les autres.
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
EXTRAIT
H: Je me regarde dans la glace et je    F:                                            A:
    vois mes cheveux qui rebiquent
    tous d’un côté et de la bave. Un     Ah la belle vie
    peu de bave séchée sur ma joue.
    Ma peau est toute bouffie et avec    Sans souci
    mes cheveux qui rebiquent et la
    bave, j’ai l’air d’un loup-garou.
                                         Sans problème                                 Sans blague ?

                                         Attends.
    Une seconde…
                                         Oui. Je sais. Je sais M. l’Eléphant. Je
                                         rêve, mais. Mais ne me laissez pas –
                                                                                       Oh, non.
    Je prends ma douche.
                                         Non, s’il vous plait. Continuez de
                                         manger. Pas de problème. Je ne sais
                                         pas comment, mais j’ai l’impression
                                         de vous connaître, c’est étonnant.
                                         Oui. Vous ressemblez tout juste à –
                                                                                       Si.
                                         Non.
                                                                                       Je trouve un gros bouton et –
                                         Oh non.
                                                                                       Je ne devrais pas le toucher mais je –
                                         Vous partez.
                                                                                       Je sais que je devrais le laisser
                                                                                       tranquille, mais maintenant je sais
                                                                                       qu’il est là et je ne peux pas Je peux
                                                                                       pas arrêter de –
                                         Je vois l’Éléphant. J’ai vraiment
                                         l’impression de le connaître et puis
                                         tout à coup, il attrape l’assiette avec
                                         sa trompe et il s’en va en courant,
                                         et alors qu’il se sauve en courant
                                         avec ses grosses fesses d’éléphant,
                                         il devient… Je ne sais pas. Blanc ?
                                         Ouais, je le vois devenir blanc, juste
                                         devant moi et pile sous mon nez !
                                         Ces grosses fesses blanches là, sous
                                         mon –
    J’enlève toute la bave séchée.
                                         Ah. C’est l’oreiller. J’ai ouvert les yeux
                                         et c’est l’oreiller, pas –
                                                                                       Genre, la seule chose que je sens,
                                                                                       c’est cet énorme bouton sur le front
                                                                                       qui me lance -
                                         Je le savais.
                                                                                       Il fait boum, boum, boum et
                                                                                       ma main, ma main monte, elle
                                                                                       s’approche et je me dis, non, non ne
    Je m’habille.                                                                      fais pas ça.

                                                                                       Ne fais pas ça !
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
Ma femme se retourne.
                                                                         Mais ma main continue de monter et
                                                                         en un clin d’œil, en un clin d’œil, je me
                                                                         dis, ouais, vas-y ! Vas-y ! Allez, vas-y !
                              Non, ne...
                                                                         Et je le fais. Je mets mes mains sur
                                                                         mon front et je le trouve avec mes
Non.                                                                     doigts et je, et je, et je…
                              Non.
Non.
                              Je ne veux pas me réveiller.
                                                                         Je l’écrase. J’utilise mon pouce et mon…
                                                                         Il s’appelle comment celui-là ?

                              Je ferme les yeux et je fourre ma tête     Le pointu ? Ouais. Et je l’écrase
                              dans l’oreiller parce que je ne suis       avec ces deux doigts et je sens, je
                              pas réveillée. Je ne suis pas réveillée.   le sens, je le sens exploser et il est
                              Je ne veux pas être une... Juste un        tellement gros que je sens le pus et
                              peu… encore un peu… s’il te plaît,         tout qui gicle dans mes cheveux et
                              laisse-moi rester encore un peu…           je regarde, il fait noir mais je regarde
Et je prends mes clefs et –                                              mes doigts et je vois qu’il y a un peu
                                                                         de sang dessus et je me dis, je me dis…
                              Je dors. Je me dis que je suis encore en
                              train de –
                                                                         Oh.
                              Attends.
                                                                         Maintenant, ça me lance pire qu’avant.
                              Oui.
Je pars.
                                                                         Le ciel rose.
                              Oui, je suis…
                                                                         J’adore me réveiller tôt comme ça et le
                                                                         regarder, parce que ça me rend trop…
                                                                         J’sais pas.
Ah ouais ?
                              Non.
                                                                         C’est comme regarder la télé, tu
                                                                         sais? Genre, regarder ce ciel rose qui
                                                                         s’approche c’est comme regarder la
                                                                         télé et j’adore la télé parce que c’est…
                                                                         genre, c’est…
                              Rien. Ça sert vraiment à… J’ouvre les
                              yeux. Je me retourne et mon mari n’est
                              pas là et…
                                                                         Ensemble nous irons jusqu’au bout du
                                                                         chemin
Non.
                                                                         Je tiendrai dans ton ombre
                                                                         Si tu me prends la main
Non.
                                                                         J’ai vraiment besoin de toi
Si.
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
Blasted ! est une jeune compagnie de théâtre dont l’objectif est de faire partager des pièces de théâtre de tous
horizons. Voyant le théâtre comme un lieu de rencontre, de communion et de confrontation, Blasted ! crée des
spectacles portant sur des problématiques actuelles et place l’individu au cœur de sa création.
Soucieuse de permettre l’accès à la culture au plus grand nombre, la compagnie met en place des opérations
culturelles, notamment en milieu scolaire, afin de rétablir des liens sociaux, échanger et faire participer la population
ainsi qu’alimenter la réflexion et la production de la compagnie.
Eigengrau, la première création de la compagnie, a été jouée plus de 30 fois entre 2016 et 2017 en Ile-de-France
et région Rhône-Alpes Auvergne. Très bien reçue par le public et la presse, cette tragi-comédie portant sur le rite
initiatique vers l’âge adulte à l’ère du numérique soulevait notamment les questions des relations hommes-femmes
et de la création de l’identité de l’adulte dans un monde aux pressions constantes.

Représentations du dernier spectacle: Eigengrau
création les 11 et 12 mai à Confluences (Paris)
20 représentations entre mai et juin 2016 à la Manufacture des
Abbesses (Paris)
le 4 juin 2016 au Théâtre 95 (Cergy)
du 29 novembre au 4 décembre 2016 au Centre Culturel de
l’Escale (Levallois-Perret)
les 13 et 14 octobre 2017 à la Comédie de Ferney (Ferney-Voltaire).

Extraits de presse sur Eigengrau :
« Le drame au vitriol de Penelope Skinner résonne avec force à la Manufacture des Abbesses, porté par une jeune
troupe habitée. Entre marivaudage urbain et trash- tragédie, un spectacle troublant sur le mal de vivre des enfants
du siècle. (...) Maîtrisée jusqu’au bout, la redoutable mécanique de Penelope Skinner nous laisse K.O. Même si
quelques traits colorés semblent éclairer à la toute fin l’Eigengrau. »
                                                                              Les Echos - Philippe Chevilley (03/06/2016)

« Avec un casting sans faute, une mise en scène/en image/en espace inventive et (re)créative les drames se nouent
et se délient au rythme de dialogues crus de vérités que l’on tait, que l’on étouffe en se bouchant les oreilles et en
se cachant les yeux de peur d’y voir trop clair dans le jeu de nos congénères, qui ne sont finalement ni plus laids ni
plus lâches que nous. »
                                                                          Le Blog Créatif – Tiffany Assouline (12/05/2016)

« Les excellents comédiens, habillés de différents tons de gris, s’approprient le texte parfaitement. Avec un dialogue
très moderne et une pièce qui passe du vaudeville au drame. »
                                                                       Le Dauphiné Libéré – Nathalie Feildel (17/10/2017)
DOSSIER DE PRÉSENTATION - Scènes sur Seine
L’ÉQUIPE
           Aurore Kahan - traductrice et metteure en scène
           Comédienne, metteure en scène, traductrice et formatrice, Aurore se forme aux Cours Florent
           puis à Acting International avant de partir pour Londres où elle rejoint le Caravanserai Acting
           Studio, dirigé par Giles Foreman du Drama Centre. Au théâtre, elle interprète les classiques
           (Henry VI, Macbeth, Créanciers) et des contemporains (N. Simon, A. Miller). La création de
           la pièce De L’Autre Côté du Mur l’emène au Sahara Occidental, expérience qui consolide sa
           conviction de l’importance humaine, sociale et politique du théâtre. Aurore co-produit le
           Fringe Binge Fest au Roundhouse Theatre Studio et au Courtyard Theatre et met en scène
           Maladie de la Jeunesse de Ferdinand Bruckner. A Paris, elle met en scène Victoria Station &
           Night d’Harold Pinter.Membre du comité anglais de la Maison Antoine Vitez depuis 2015,
           avant Ciel Rouge. Matin., elle a notamment traduit Eigengrau de Penelope Skinner, Trois
           Hivers de Tena Stivicic et co-traduit Seule – Paroles de Soldates en Iraq d’Helen Benedict.

           William Astre - Comédien (H)
           Formé au Cours Florent et par la comédienne Rosine Favey, William Astre est le metteur
           en scène de la Compagnie de l’Astre depuis 2009. Au sein de la troupe, il alterne mises
           en scènes et rôles, autour d’un projet artistique centré sur un théâtre d’auteurs. Il a mis en
           scène notamment Les Lacets de Adeline Picault, Moleskine de Enzo Cormann, Leverage
           de quatre de Eric Reinhardt ou encore Acte de Lars Norén. William joue également au
           sein d’autres compagnies aisi qu’au cinéma et à la télévision. Il a joué, sous la direction
           de Sylvain Martin, dans Gouttes dans l’océan de Rainer Werner Fassbinder et Prédiction
           de Peter Handke en 2012; Insula de Frédéric Vossier et Elisabeth II de Thomas Bernhard
           en 2014. Récemment, ils ont collaboré sur Trois ruptures de Rémi De Vos et Orgie de
           Pier Paolo Pasolini. Son univers artistique se nourrit de ces conventions morales qui
           vernissent et dissimulent la nature humaine.

           Roxanne Mettray - Comédienne (A)
           Roxane commence le théâtre avec la Compagnie du Midi. A 13 ans, elle intègre les cours Florent, où
           elle travaille pendant 5 ans sous la direction de L. Pasteau, M. Beurton et E. Barcaroli. En spécialité
           théâtre, elle est dirigée par J. Vitez et Z. Horoks. En 2013, elle joue Théa dans Hedda Gabler. Elle intègre
           en 2014 l’école Claude Mathieu où elle se forme au jeu et à d’autres disciplines telles que le chant, le
           masque, le clownet le conte. Roxane s’engage dans plusieurs corps de métiers du milieu théâtral. Entre
           2015 et 2017 elle travaille avec la Compagnie Rosa Rossa où elle assiste Julie Dessaivre dans Suzanne,
           la vie étrange de Paul Grappe. Puis elle co-met en scène avec Noémie Briand et joue dans Le Cercle
           de craie caucasien de Bertolt Brecht et joue dans Il faudra bien qu’on soit heureux (mes. Alexandre
           Zloto) à partir de textes de Joël Pommerat. Elle travaille actuellement à la création d’un spectqcle
           jeune public sur les peurs dans lequel elle joue au côté de Sophie Avy ainsi que sur un spectacle de
           théâtre forum sur la sexualité. Elle est également formée en danse classique, jazz et contemporaine.

           Corinne Valancogne - Comédienne (F)
           Formée auprès de Laurent Azimoara et d’Yves Brainville, Corinne joue aussi bien sur
           scène que devant la caméra dans des projets très divers : du classique (La Mouette, Les
           Femmes Savantes, Shakespeare) aux spectacles alliant théâtre et musique (L’Hypoténuse
           de Bach) jusqu’aux nouvelles écritures. La création de Ils se souviennent de Mikaël Délis
           lui a permis de travailler auprès de personnes souffrant de troubles de la mémoire et sa
           collaboration avec l’association Lily Le Forestier lui a fait découvrir le théâtre en milieu
           carcéral.
           Côté cinéma, Corinne a joué dans plusieurs longs et courts métrages. Elle a récemment
           eu le plaisir de jouer dans Mademoiselle de Joncquières d’Emmanuel Mouret, Inspecteur
           W et la série Le Myriapode de Matthieu di Paolo ainsi que dans Please Love me Forever
           de Holy Fatma qui a reçu de nombreux prix en Australie, aux Etats-Unis et au Canada.
Johanna Boyer-Dilolo - créatrice lumière et régisseuse
                              Née à Abidjan en 1988, Johanna quitte la Côte d’Ivoire en raison du conflit. Elle s’installe à
                              Casablanca, puis en France, où après un diplôme en licence Lettres Modernes et comme assistante
                              réalisatrice elle co-fonde le collectif de scénaristes et réalisateurs, Effet Phi, au sein duquel elle écrit
                              et réalise trois clips, des films institutionnels, et des courts-métrages. Elle devient éclairagiste dans
                              des théâtres parisiens dont le Théâtre de l’Archipel et le Théâtre des Quartiers d’Ivry. Séduite par
                              sa vision cinématographique de la scène et sa façon d’envisager la lumière comme un personnage
                              à part entière, elle s’impose comme créatrice lumière et part en tournée en France, Guadeloupe
                              et Maroc avec Voyage dans les mémoires d’un fou de et avec L. Cecilio, Valjean de et avec Ch.
                              Delessart, Cendrillon de Pommerat avec la Cie Le Temps est Incertain mais on joue quand même,
                              Mauvaises mères de la Lovely Compagnie, Ça va décoiffer de L Joseph ou encore Te reverrai-je?
                              de la Greenbox Compagnie. Elle écrit la pièce de théâtre Abla Pokou, la légende baoulé, de son
                              premier long, Tribade, et la série Or Blanc, en co-écriture avec Clément Boyer-Dilolo.

                              Phil Reptil - compositeur, créateur son
                              Guitariste-Compositeur-Réalisateur-Interprète, PHIL REPTIL trace le pont entre Rock-
                              Contemporain-Jazz & Electro par le biais de groupes, albums, et créations dédiées.
                              En passant par les métiers de Guitariste-studio et de journaliste, ses activités sont
                              également centrées sur le Sound Design (Compositeur et Concepteur sonore pour
                              le théâtre et la danse) et la Pédagogie (formateur et Enseignant en Musique Vivante
                              et Sound Painting) il participe à Divers Projets en tant que Compositeur, Réalisateur,
                              Producteur & Instrumentiste: Mina Agossi, Yutaka Takei (Ch. de Carolyn Carlson), Ccie
                              Mr&Mme O, Ccie « Pas de deux », Ccie « les Cris du Nombril ».... Archie Shepp, Andy
                              Emler, Abby Patrix, Nosfell Elise Caron, Méderic Collignon, Christophe Monniot, Philippe
                              Gleises, Dietmar Bonnen, Alexei Aigui, Vincent Mahey, David Aubaile, Etienne Gaillochet,
                              Macdara Smith, Thomas Ostrowiecki...

                              Joffrey Roux - scénographe
                              Interpellé il y a quinze ans par le phénomène des cultures urbaines, Joffrey a découvert l’univers
                              du graffiti qui n’a cessé d’éveiller et affiner ses notions d’esthétisme et d’espace depuis. Cette
                              discipline ludique l’a acheminé petit à petit vers l’architecture, ou la mise en forme de l’espace.
                              En 2010, il intègre l’école d’architecture de Paris-Belleville où il y apprend à dessiner l’espace de
                              la ville, théâtre de la vie, ou finalement, chaque élément la constituant peut-être appréhendé
                              comme les vestiges d’une histoire, la notre.
                              Aujourd’hui architecte dans une grande agence et artiste polymorphe, il continue de mener
                              des projets personnels ou collectif dans des domaines aussi variés que la scénographie, la
                              musique ou même la peinture. Après avoir étudié comment l’histoire a fabriqué l’espace,de
                              la ville, il se tourne aujourd’hui vers une autre question, comment l’espace fabrique-t-il une
                              histoire?

Compagnie BLASTED!
association loi 1901					Présidente: Anne Gauthier
28 rue Victor Basch, 94300 Vincennes			      Trésorière: Geneviève Bourg-Heckly
SIRET: 791 403 355 00039				Contact: info@blasted.fr
Licence entrepreneur du spectacle: 2-1105047
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