Guide pratique environnement et santé - Bureau de l'action médico-sociale et de la prévention en administration centrale - SFSE

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Guide pratique environnement et santé - Bureau de l'action médico-sociale et de la prévention en administration centrale - SFSE
Guide pratique
environnement
   et santé
  Bureau de l’action
   médico-sociale
et de la prévention en
administration centrale
Guide pratique environnement et santé - Bureau de l'action médico-sociale et de la prévention en administration centrale - SFSE
Guide pratique environnement et santé - Bureau de l'action médico-sociale et de la prévention en administration centrale - SFSE
Médecin gynécologue de prévention au Ministère de la Transition écologique
et solidaire, au Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec
les Collectivités territoriales, le lien entre santé et environnement est une
problématique que j’aborde régulièrement avec les agentes dans le cadre de
ma consultation.
Il m’est apparu essentiel que puissent être transmises les informations vali-
dées par la communauté scientifique sur des sujets parfois trop médiatisés
et dont certains ont donné lieu à controverses.
Ce document vous propose une synthèse des recommandations de préven-
tion rédigée à partir de publications scientifiques, dont la plupart sont dispo-
nibles sur les sites d’organismes publics.
En première partie, par thématiques seront traitées les recommandations
concernant les risques les plus prégnants et pour lesquels un consensus est
établi, en distinguant leur mode d’exposition et les mesures de prévention à
observer.
En deuxième partie, les notions d’environnement, prévention seront définies,
les rubriques explicatives vous permettront de vous familiariser avec ces thé-
matiques.
On pourra se reporter au glossaire en fin de document, pour la signification
des sigles et des abréviations.
J’espère que ce guide vous permettra de percevoir les interactions entre en-
vironnement et santé, d’en appréhender les enjeux et de fait de mieux gérer
la prévention des risques.

                                                Dr Françoise-Alice WOLF
Guide pratique environnement et santé - Bureau de l'action médico-sociale et de la prévention en administration centrale - SFSE
Sommaire
Modes d’exposition - Mesures de prévention
Exposition via les contenants alimentaires............................................................9
Exposition via les aliments.....................................................................................12
Exposition via les boissons...................................................................................15
Exposition via les modes de cuisson....................................................................16
Exposition au tabagisme actif, passif, à l’alcool, aux drogues...........................17
Exposition via l’air extérieur et intérieur/ via le contact cutané..........................20
Exposition aux champs électromagnétiques.......................................................25
Exposition aux agents infectieux/ bactéries/ virus/parasites.............................26
Exposition au rayonnement UV..............................................................................27
Exposition via les phyto-estrogènes/phytothérapie/médicaments/compléments
alimentaires..............................................................................................................28
Exposition au rayonnement ionisant (imagerie médicale/objets radioactifs/
radon)........................................................................................................................29
Exposition au perchloroéthylène...........................................................................32
Exposition via les amalgames dentaires...............................................................32
Exposition au bruit..................................................................................................33
Exposition au visionnage d’images via les écrans..............................................34
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En savoir plus
Additifs alimentaires...............................................................................................37
Aluminium................................................................................................................37
Bioaccumulation......................................................................................................39
Classification CMR.................................................................................................39
Classification des matières plastiques.................................................................40
Centre international de recherche sur le cancer CIRC........................................41
Environnement........................................................................................................41
Labels / Ecolabels / Logos environnementaux.....................................................42
Perturbateurs endocriniens....................................................................................43
Phytoestrogènes.....................................................................................................45
Principe de précaution............................................................................................46
Prévention................................................................................................................46
Risque émergent......................................................................................................47

Glossaire sigles et abréviations.............................48
Sites internet de références...................................50
Bibliographie............................................................51
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Ces dernières décennies, une augmentation de la fréquence de certaines
    maladies, cancers et troubles hormonaux a été constatée en lien possible
    avec des modifications de notre environnement, modes de vie, comporte-
    ments.
    Nous sommes exposés quotidiennement à des milliers de substances, à
    leurs mélanges, dont de nombreuses présentent des effets suspectés ou
    avérés nocifs pour la santé - bisphénols, phtalates, parabènes, benzène,
    polychlorobiphényls (PCB), dioxine, pesticides, fumée de cigarette, alcool,
    particules fines, etc.
    De nouveaux risques surviennent, certains sont émergents à perception ré-
    cente - par exposition à de nouveaux produits, à de nouvelles technologies -
    d’autres connus mais à forte incertitude. Ceux-ci font l’objet de controverses
    scientifiques et sociétales, par exemple l’exposition aux ondes électroma-
    gnétiques, aux nanomatériaux.
    Il est important de rappeler que les risques majeurs et évalués avec
    certitude sur la santé - hormis les expositions professionnelles - sont
    ceux du tabagisme actif et/ou passif et de la consommation d’alcool.
    Au regard de connaissances fragmentaires, évolutives et non consensuelles,
    les pouvoirs publics estiment que le principe de précaution doit être mis en
    oeuvre. Il s’inscrit dans cet environnement scientifique fait d’incertitudes,
    principe qui prime et permet d’agir pour éviter ou réduire des conséquences
    potentiellement graves et/ou irréversibles dans le domaine de la santé et de
    l’environnement.
    Etablir des liens entre les expositions aux polluants environnementaux et les
    risques sur la santé humaine s’avère extrêmement complexe.
    En effet, coexistent des voies multiples d’exposition, une pluralité des sources
    de contamination, divers modes d’actions pouvant se conjuguer, des incerti-
    tudes sur les seuils de toxicité et une latence potentielle des conséquences
    sur la santé.
    L’exposition des personnes dans la vie quotidienne peut se résumer ainsi :
    «on les mange, on les respire, on les touche».
    De nombreuses études scientifiques ont mis en évidence plusieurs
    types d’effets et de risques potentiels sur la santé : perturbation du
    système hormonal par des substances appelées perturbateurs endo-
    criniens environnementaux (PEE), risques cancérigènes, mutagènes,
6   toxiques pour la reproduction, pour des substances et/ou mélanges
    classés CMR*.
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Plusieurs paramètres essentiels peuvent déterminer le risque potentiel sur
la santé :
  yy l’exposition, même à de faibles doses, à des substances chimiques pou-
      vant s’absorber et se concentrer dans l’organisme, par un processus
      appelé bioaccumulation ;
  yy la nature chronique de l’exposition quotidienne et sur le long terme ;
  yy l’exposition combinée à de multiples substances, pouvant interagir entre
      elles, appelée effet «cocktail» ;
  yy la période d’exposition, nommée fenêtre d’exposition, l’exposition pré-
      coce et en particulier anténatale étant la plus à risque.
La notion de période d’exposition est essentielle car le risque de consé-
quences sur la santé est majoré si l’exposition se fait à certaines pé-
riodes de la vie : exposition du foetus dans la période prénatale, des
nouveau-nés et jeunes enfants avant 3 ans, des enfants et adolescents
(es) en période de pré-puberté et puberté.
La grossesse est une période de vulnérabilité particulière car les substances
à risques se retrouvent dans la plupart des fluides biologiques - sang mater-
nel, sang du cordon, liquide amniotique.
Le risque n’est pas le même à l’âge adulte.
Chacun, doit adopter pour ce qui le concerne des attitudes proactives :
se renseigner sur la nature des produits utilisés, les possibilités d’ex-
position et, si nécessaire, prendre les dispositions pour limiter celles-
ci.
Les populations les plus sensibles sont les femmes enceintes par ex-
position du foetus, les femmes allaitantes, les nouveau-nés, les jeunes
enfants avant 3 ans.
Il est également recommandé aux femmes et hommes en âge de procréer,
aux adultes vulnérables - personnes atteintes de cancers, déficience du
système immunitaire, maladies chroniques et/ou neuro-dégénératives, per-
sonnes âgées de plus de 70 ans – d’adopter ces mesures de prévention.
Les familles et les personnes responsables d’enfants doivent être informées
de l’importance du respect de ces recommandations.
                                               Dr Françoise-Alice WOLF

                                                                                 7
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Modes d’exposition -
    Mesures de prévention

                 Environnement
            PCB UV PC Précaution
        Parabènes PEE Tabac PNNS
      BPA Phtalates ANSES Radon Bois
     CEM Pesticides Nanomatériaux COV
    Nanoparticules AB Bruit PUF Prévention
    Diesel BPS Monoxyde de carbone PCB
      Pollution Alcool Qualité de l’air Eau
         Benzène Dioxines Aluminium
           Amiante CMR Combustion
               INCa MTES INPES
                 Logos ADEME
                   Prévention

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Les recommandations de prévention émises dans ce guide s’appuient sur le principe
de précaution car de nombreux risques évoqués sont suspectés et non avérés dans
l’état actuel des connaissances.

Exposition via les contenants alimentaires

Sont utilisés pour la fabrication d’une majorité de contenants alimentaires :
 yy Des molécules de type bisphénol, en particulier le bisphénol A BPA :
     ƒƒ pour la fabrication de la matière plastique polycarbonate (PC) rigide, incassable (vais-
     selle, biberons, bouilloires, bols cuit-vapeurs, récipients microondes, carafes, bonbonne
     à eaux, etc.) ;
     ƒƒ pour la fabrication de certaines résines époxydes servant de vernis protecteur à l’in-
     térieur de contenants alimentaires métalliques (conserves, canettes de boissons, cuves
     à vin, etc.).
 yy Des phtalates pour la fabrication d’autres types de matière plastique
 (bouteilles en plastique, films souples d’emballage, etc.).
L’exposition au bisphénol A, aux phtalates présente un risque pour la santé chez
les populations les plus sensibles (cf. en savoir plus : perturbateurs endocriniens).
Actuellement l’Anses* procède à l’évaluation des risques liés à l’exposition à d’autres
types de bisphénol utilisés en substituts du BPA (BPS, BPF, BADGE, etc.).

 Les contenants alimentaires exposent dans certaines conditions à l’ingestion de
 BPA, de phtalates, par migration depuis le contenant vers les aliments, les bois-
 sons. La migration est favorisée si le contenant est chauffé dans les aliments so-
 lides ou liquides en contact direct avec le contenant. La migration se produit à
 froid si les contenants sont usés (repérables par des éraflures, une altération de
 la couleur, de la transparence), si les contenants sont lavés au lave-vaisselle (en-
 traînant une dégradation rapide). De même l’acidité des aliments solides, liquides
 favorise la migration (bouteilles de jus de fruits, conserves de tomates, ananas,
 légumes, etc.).

Une estimation des expositions réelles des femmes enceintes et jeunes enfants au
BPA et les modes d’exposition ont été chiffrés par l’Anses : l’alimentation via les
contenants alimentaires contribue à 84 % de l’exposition totale chez les femmes en-
ceintes et 70 % chez les enfants dont 50 % de l’exposition par les contenants mé-
talliques. Les autres modes d’exposition sont l’air ambiant (12 %) et les poussières
                                                                                                   9
(4 %).
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Mesures de prévention = reconnaître les contenants les plus à risque

     Pour limiter l’exposition au BPA, évitez les contenants de la catégorie 7 - PC ou
     PSU -, les contenants métalliques.
     Le marquage des plastiques n’est pas obligatoire mais couramment pratiqué (cf. en
     savoir plus : classification des matières plastiques).
     Les plastiques rigides sont porteurs, soit d’un pictogramme triangle entourant un
     chiffre, soit d’un sigle. Le sigle PC indique qu’il s’agit de polycarbonate. Les conte-
     nants porteurs du chiffre 7 indiquent que le matériau est probablement du PC ou du
     PSU - proche du PC -.
     Les pictogrammes de 1 à 6 indiquent qu’il ne s’agit pas de polycarbonate.
     Les bonbonnes à eau sont pour la majorité en PC et les contenants métalliques
     contiennent, pour la plupart, du BPA.
     Les contenants en verre ne contiennent pas de BPA, à l’exception possible du vernis
     dans le bouchon sans contact direct avec les aliments.
     Mesures de prévention pour les populations les plus sensibles
     Ne pas cuire ou réchauffer les aliments, les liquides de boissons dans des contenants
     en PC, PSU, contenants métalliques.
     Éviter les cumuls d’expositions.
      yy P rivilégier les récipients en verre, acier inoxydable, céramique (cf. exposition via
          les modes de cuissons) ;
      yy ne pas réchauffer, cuire en micro-onde, dans des contenants en PC, métal-
          liques, y compris ceux prévus pour micro-onde en PEHD* ;
      yy éviter ou limiter les aliments en conserve, plus particulièrement les conserves à
          contenu acide (poissons, tomates, fruits au sirop, légumes, etc.) ;
      yy éviter les boissons en canettes métalliques ;
      yy ne pas chauffer l’eau de boisson dans des bouilloires en PC ;
      yy ne pas consommer l’eau en provenance de bonbonnes d’eaux en PC ;
      yy privilégier les biberons en verre ou en PP (vigilance en voyage à l’étranger
          ou des biberons à base de BPA peuvent être encore commercialisés), ne pas
          chauffer le biberon en PP ;
      yy utiliser des tétines de biberon en silicone ou en caoutchouc 100 % naturel ;
      yy éviter les films étirables en emballage direct des aliments gras ;
10    yy retirer l’emballage avant de cuire, de réchauffer les aliments;
      yy éviter le stockage d’aliments dans des contenants plastiques abîmés ;
      yy éviter la consommation de jus de fruits en bouteilles plastiques sauf en PP;
      yy éviter le stockage d’aliments chauds en contenants PC ou métalliques ;
yy n e pas stocker des denrées, boissons dans des contenants PC, métalliques
     exposés à la chaleur ;
 yy utiliser des sacs isothermes, pour le transport des denrées, boissons en cas de
     chaleur.

Contenants présentant un risque minime ou insignifiant

À condition de ne pas chauffer les contenants, de ne pas utiliser des contenants usés,
de ne pas y emballer des aliments gras.
 yy   Produits conditionnés en briques ;
 yy   plastiques souples d’emballage, sac à pain, sac d’aliments congelés ;
 yy   bouteilles plastiques des eaux en bouteilles ;
 yy   sac de cuisson ;
 yy   bouteilles de jus de fruits en PP ;
 yy   bouteilles de laits ;
 yy   barquettes alimentaires.

Contenants présentant un risque mal évalué

 yy Emballage en carton recyclé en contact direct avec les aliments ;
 yy gobelets, couverts, assiettes jetables.

Contenants à risque pour d’autres substances (plomb, cadmium, etc.)
 yy Poteries artisanales en terre pour la conservation de produits marinés,
     vinaigre ;
 yy récipients en étain de fabrication artisanale, en fer ;                              11
 yy récipients en cristal, récipients à usage décoratifs.
Exposition via les aliments

     Les risques des comportements alimentaires inadéquats sont supérieurs aux risques
     des substances résiduelles chimiques présentes dans les aliments.
     Les comportements alimentaires inadéquats - excès de calories, sel, aliments sucrés,
     gras, charcuteries, viandes rouges, insuffisance de consommation de légumes verts
     et fruits - exposent à de nombreux effets nocifs parfaitement connus sur la santé :
     surpoids, obésité, diabète, cancers, cardio-vasculaires, etc.. De même la pratique
     de régimes alimentaires atypiques, restrictifs - régimes hyperprotéinés, végétalisme
     strict, jeûne, exclusion de certains aliments, consommation d’aliments et de boissons
     riches en phyto-estrogènes - peut s’avérer une source de risques, en particulier pour
     les populations les plus sensibles.
     L’alimentation, en sus de l’exposition potentielle liée aux contenants, expose à de
     nombreux résidus chimiques (pesticides, métaux lourds, résidus médicamenteux, ni-
     trates, nitrites, dioxines, etc.). Les légumes et les fruits peuvent contenir des résidus
     pesticides, liés à l’agriculture intensive et à la contamination des sols mais les risques
     liés aux pesticides sont moindres que l’insuffisance de consommations de fruits et
     légumes. Les effets bénéfiques sur la santé de la consommation de fruits et légumes,
     en quantités recommandées par le programme National Nutrition Santé PNNS* ont
     été constatés sur des produits conventionnels. La consommation de poissons consti-
     tue la principale source d’exposition alimentaire aux PCB*, methylmercure, dioxine,
     par la pollution des milieux aquatiques. Toutefois il reste recommandé de consommer
     du poisson, en suivant certaines précautions, car le bénéfice santé - richesse en mi-
     néraux, oligo-éléments, acides gras Omega 3, protéines - est avéré.
     La consommation de viandes, en particulier les viandes rouges - boeuf, porc, veau,
     agneau, cheval, mouton -, est intéressante sur le plan nutritionnel (sources de proté-
     ines, acides aminés essentiels, fer, zinc, etc.) si la consommation est modérée dans
     le cadre d’une alimentation équilibrée. Les aliments préparés de manière industrielle
     exposent aux risques de certains additifs alimentaires (conservateurs, colorants,
     antioxydants, édulcorants, etc.). L’alimentation peut exposer également aux myco-
     toxines - toxines produites par certaines moisissures - se développant plus facilement
     en climat chaud et humide.
     Le non respect de règles d’hygiène - transport, préparation, conservation des ali-
     ments - expose à des risques infectieux par une éventuelle rupture de la chaine du
     froid ou par la contamination des bactéries manu-portées. D’autre part, les modes de
     cuisson exposent à des risques spécifiques (cf. exposition via les modes de cuisson).

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Mesures de prévention

 Suivre les repères des guides nutritionnels du programme National Nutrition Santé
 http://inpes.santepubliquefrance.fr | www.mangerbouger.fr
 Espace thématique - Alimentation & activité physique - guides alimentaires du
 PNNS ;
 Découvrer les nouvelles recommandations nutritionnelles : https://www6.inra.fr/
 nacre/Actualites/recommandations-nutritionnelles-France

 Varier l’alimentation et les sources d’approvisionnement.
 S’aider du Nutri- score pour le choix des aliments

 yy P rivilégier les fruits et légumes de saison, se fier à l’odeur, au goût, ne pas choi-
     sir des fruits et légumes de grosses tailles (signe de culture intensive concen-
     trant nitrates et pesticides) ;
 yy laver soigneusement, brosser y compris les légumes et fruits bio, éplucher les
     légumes et fruits non bio ;
 yy vérifier le label et la provenance, en particulier pour les pays hors de l’Europe;
 yy limiter la consommation de sel et d’aliments salés : sel de cuisson, sel contenu
     dans les aliments (pain, charcuteries, plats industriels, fromages, pizzas, qui-
     ches, pâtisseries, viennoiseries, etc.) ;
 yy limiter la consommation de viandes rouges à un maximum de 500 g par semaine
     (poids de viande crue avant cuisson), privilégier la volaille, limiter la consomma-
     tion de charcuteries à 150 g par semaine au maximum ;
 yy limiter les préparations industrielles (biscuits, céréales, plats préparés, etc.) ;
 yy limiter les aliments fumés, les salaisons ;
 yy entreposer les denrées dans un endroit frais et sec ;
 yy éviter de consommer des aliments rancis ou moisis.

              Suivre les repères ANSES* de consommation des
              poissons :

  yy C
      onsommer du poisson 2 fois par semaine, dont 1 poisson gras - saumon,
     maquereau, sardines, anchois, truite fumée, hareng, etc. - en portions de 150
     à 200 g maximum - ;
                                                                                              13
  yy diversifier les espèces de poissons ;
  yy limiter à 2 fois par mois la consommation de poissons d’eaux douces les plus
      accumulateurs de PCB - anguille, barbeau, brème, carpe, silure - .

* www.anses.fr - Index A-Z Poisson
Populations sensibles = adopter des mesures plus restrictives

      Suivre les repères des guides nutritionnels dédiés et privilégier les légumes et
      fruits de l’agriculture biologique : http://inpes.santepubliquefrance.fr - Espace thé-
      matique - Alimentation & activité physique - Les guides alimentaires du PNNS :
      pendant et après la grossesse / nutrition de la naissance à 3 ans / nutrition enfants
      et ados. Varier l’alimentation et les sources d’approvisionnement. S’aider du Nutri-
      score pour le choix des aliments.

      Respecter les recommandations d’hygiène alimentaire et de prévention des infec-
      tions : www.anses.fr - Index A-Z Hygiène domestique toxoplasmose / listériose /
      salmonellose/ escherichia coli entérohémorragiques.
      Limiter les apports d’aliments contenant des phytoestrogènes (cf. p.28/p.45) ;
      les éviter avant l’âge de 3 ans, les quantifier au delà de 3 ans pour des apports
      quotidiens inférieurs à 1mg/kg/jour.

      yy  Éviter la pâte à tartiner à la noisette industrielle ;
      yy éviter le miel avant l’âge de 1 an (risque de botulisme) ;
      yy ne pas consommer de produits enrichis en phytostérols ;
      yy éviter les aliments contenant les additifs BHA (E320), BHT (E321), E171
          (dioxyde de titane) ;
      yy 
         limiter au maximum les aliments contenant des colorants artificiels,
         édulcorants.

                Suivre les     repères    ANSES*      de    consommation      des
                poissons :
       yy É viter de consommer les poissons les plus contaminés : requin, lamproie,
           espadon, marlin (proche de l’espadon), siki (variétés de requin) ;
       yy limiter à 150 gr/ semaine pour les femmes enceintes et 60 g/ semaine pour
           les enfants de moins de 30 mois les poissons prédateurs : lotte, loup ou bar,
           anguille, grenadier, flétan, raie, sabre, thon rouge, brochet, empereur, bonite,
           sabre, dorade, pageot, raie ;
       yy limiter à 1 portion tous les 2 mois les poissons d’eaux douces les plus accu-
           mulateurs de PCB : anguille, barbeau, brème, carpe, silure ;
14     yy éviter les poissons crus, coquillages crus, sushis, présentant des risques in-
           fectieux en sus de contaminations chimiques.

     * www.anses.fr - Index A-Z Poisson
Exposition via les boissons
Les boissons alcoolisées exposent aux effets nocifs avérés de l’acétaldéhyde (cf.
p.10). Les boissons sucrées, énergisantes exposent à un excès de sucre, calories,
additifs à risques. Les boissons à base de café, en quantité excessive, expose au
risque de la caféine, de l’acrylamide.
Les eaux du robinet peuvent exposer à des risques microbiologiques et chimiques
(nitrates, phosphates, composés issus des traitements de désinfection, résidus médi-
camenteux, aluminium, plomb, etc.).
Les eaux du robinet sont contrôlées en permanence et les données sont consultables:
http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/article/qualite-de-l-eaupo-
table.
Mesures de prévention
 yy Respecter un apport liquidien, quotidien, minimal de 750 ml, idéalement de 1 l et
 demi/jour, à adapter selon les circonstances (chaleur, effort physique, etc.) ;
 yy limiter la consommation de boissons alcoolisées, boissons sucrées, colorées
 artificiellement, boissons à base de café, boissons énergisantes ;
 yy varier les eaux si consommation d’eaux en bouteilles ;
 yy suivre les recommandations pour l’eau du robinet : faire couler l’eau avant l’uti-
 lisation en cas de stagnation dans les canalisations, utiliser l’eau froide pour la pré-
 paration des repas: http://www.sante.gouv.fr/eau-du-robinet.html. ;
 yy limiter les risques d’exposition au plomb, en respectant les recommanda-
 tions       http://www.sante.gouv.fr/recommandations-pour-la-prevention-de-lexposi-
 tion-au-plomb.html ;
 yy respecter les consignes de prévention en voyage dans des pays à risque.
Populations sensibles = adopter des mesures plus restrictives

  yy A ucune boisson alcoolisée pendant la grossesse (cf. rubrique exposition à
      l’alcool) ;
  yy augmenter la quantité d’eau consommée : 1,5 à 2 litres / jour ;
  yy choisir des eaux minérales faiblement minéralisées, pauvres en fluorures (in-
      férieur à 0,2 mg/litre à 0,3 mg/l) pour les bébés et enfants de moins de 2 ans ;
  yy respecter les besoins nutritionnels des bébés de moins de 1 an : privilégier
      le lait maternel, les laits infantiles spécifiques, éviter les laits d’origine ani-
      male non bovine (chèvre, brebis, etc.), les boissons végétales (amandes,
      châtaignes, soja, riz, etc.) en remplacement du lait maternel ou de laits infan-
      tiles spécifiques ;
  yy privilégier le lait de croissance entre 1 et 3 ans par rapport au lait de vache :
  https://www.anses.fr/fr/content/quels-laits-pour-l’alimentation-des-moins-d’un ;
  yy respecter les normes d’hygiène pour la préparation des biberons :                     15
      www.anses.fr - Index A- Z- Biberon : comment le préparer et le conserver ;
  yy ne pas consommer de boissons énergisantes ;
  yy limiter les boissons à base de café (2 tasses cafés/jour).
Exposition via les modes de cuisson
     La cuisson d’aliments, les processus de transformation industrielle peuvent conduire
     à la présence dans les aliments de composés toxiques (acrylamide, hydrocarbures
     aromatiques polycycliques).
     Les modes de cuisson et les types d’aliments cuits augmentent les risques : cuisson
     à haute température (au-delà de 120°C), cuisson industrielle, au barbecue, cuisson
     d’aliments riches en amidon, asparagine et glucides (pommes de terre, chips, biscuits
     sucrés, pains, etc.) : https://www.anses.fr/fr/content/l’acrylamide-dans-les-aliments.
     Les composés toxiques peuvent également émaner du matériau des ustensiles de
     cuisson. Le revêtement antiadhésif en téflon (PTFE*) des matériaux de cuisson ne
     présente pas de danger à des températures modérées de cuisson si le revêtement
     n’est pas dégradé.
     À hautes températures, le revêtement peut émettre du PFOA*, toxique pour la santé.
     Il est important de rappeler que la cuisson dans des contenants en polycarbonate ou
     métalliques émet du bisphénol dans les aliments (cf. rubrique : contenants alimen-
     taires).

     Mesures de prévention = choix des matériaux de cuisson

      yy p
          rivilégier les ustensiles en verre, acier inoxydable (inox qualité 18/10), fonte
          naturelle ;
      yy ne pas utiliser d’ustensiles de cuisson à revêtement dégradé, à base de PC, ni
          de contenants métalliques ;
      yy limiter les ustensiles en aluminium, cuivre : privilégier l’aluminium forgé, anodi-
          sé, les ustensiles en cuivre à fond inox, ou étamé (peu de risque du cuivre pour
          les préparations de confitures) ;
      yy choisir, pour les ustensiles en céramique ou à fond céramique, une céramique
          de haute résistance, éviter les poteries céramiques artisanales ne respectant
          pas les normes;
      yy vérifier l’étiquette des moules en élastomère de silicone : choisir la mention sili-
          cone platine (résistant à plus de 260 à 280°C de cuisson), éviter le silicone pour
          la cuisson si pas de mentions sur l’étiquette ;
      yy éviter les modes de cuisson utilisant la feuille d’aluminium en emballage au
          contact direct de l’aliment, ou en barquette aluminium.
     Mesures de prévention = choix des modes de cuissons
16    yy Privilégier les modes de cuisson douce : cuisson vapeur, mijotage ;
      yy limiter la consommation de viandes grillées, la consommation d’aliments frits ;
      yy ne pas laisser surchauffer les graisses de cuisson, ne pas dorer à l’excès, ne
          pas consommer les zones les plus brunies par la cuisson ;
      yy limiter l’usage du barbecue : www.anses.fr - Index A-Z - Barbecue.
Expositions au tabagisme actif, passif, à l’alcool,
aux drogues
Les expositions au tabagisme actif, passif, à l’alcool, aux drogues présentent les
risques les plus importants connus et avérés sur la santé.
L’exposition à l’alcool augmente le risque de cancers (voies aérodigestives supé-
rieurs, foie, sein, colon, rectum, etc.), modifie le fonctionnement des neurones cé-
rébraux (troubles du comportement, altération des capacités cognitives, risques de
dépendance), est la 1ère cause de cirrhose du foie. Aucune dose n’est identifiée sans
risque pour le risque de cancer.

Pendant la grossesse les risques de la consommation d’alcool sont graves. L’alcool
passe directement sans filtre dans le cerveau foetal. Le foetus est exposé à la même
quantité d’alcool que sa mère. Le syndrome d’alcoolisation foetale SAF est respon-
sable de dysmorphie faciale (anomalies du crâne, du visage), retard de dévelop-
pement, dysfonctionnement du système nerveux (troubles du comportement, de la
mémoire, psychiatriques, etc.). En France il est la première cause de retard mental
non génétique.
Le tabagisme expose à la nicotine et à la toxicité de centaines de substances dont
40 sont classées cancérigènes (arsenic, acétone, goudrons, benzène, cadmium, mo-
noxyde de carbone, plomb, mercure, etc.). Les toxiques sont issus de la composition
de la cigarette et s’additionnent avec ceux liés au phénomène de combustion. Les
toxiques de la fumée sont très persistants dans l’air ambiant (imprégnant vêtements,
moquettes, canapés, etc.) et dans l’air intérieur de l’habitacle des véhicules.
Le tabagisme expose à une diminution de la fécondité, un risque de grossesse ex-
tra-utérine, fausse-couches. Pendant la grossesse le foetus et la mère sont exposés
à des risques sévères : retard de croissance (par mauvaise oxygénation), accouche-
ment prématuré, hématome rétro-placentaire. Le sang maternel, sang du cordon,
le liquide amniotique contiennent les substances toxiques de la fumée de cigarette
induisant des risques sur la santé future des enfants, dont certains ne sont pas en-
core évalués.
                                                                                        17
La consommation de drogues présente des risques sévères connus, dont la gravité
de certains n’est pas encore évaluée compte tenu de l’apparition de nouvelles molé-
cules et mélanges. Elle expose en sus aux risques de transmissions microbiennes,
virales et à des risques neuropsychiatriques.
Mesures de prévention
     Il est essentiel de s’informer sur les risques et d’éviter de les amplifier par des poly-
     consommations : http://www.e-cancer.fr/prevention-cancers-le-test.
     Les consommations conjointes démultiplient les risques.
      yy    Évaluer son niveau d’exposition ;
      yy   tester sa dépendance ;
      yy   envisager un sevrage en s’aidant des recommandations des sites dédiés ;
      yy   consulter un professionnel de santé spécialiste en addictologie si dépendance
           élevée ou échec de sevrage.

     Exposition au tabagisme
                                                www.tabacinfoservice.fr/ n°3989

     Exposition à l’alcool
      yy Réduire la quantité totale et la fréquence de consommation ;
      yy ne pas consommer plus de 10 verres standart / semaine et plus de 2 verres /
          jour.
                                                www.alcool-info-service.fr -
                                                Écoute Alcool tél : 0811 913 030

     Exposition aux drogues = se faire aider pour le sevrage par un spécialiste en
     addictologie.
                                           www.drogues-info-service.fr/

18
Populations sensibles = abstinence

  ZÉRO boissons                   ZÉRO tabagisme
    alcoolisées                   actif et/ou passif                 ZÉRO drogues
 yy E nvisager un sevrage de tabac, alcool, drogues, le plus tôt possible dès le projet
     parental pour les deux futurs parents ;
 yy se faire aider par un spécialiste en addictologie en cas de difficultés de sevrage;
 yy se faire aider pendant et après la grossesse pour ne pas reprendre ;
 yy ne pas utiliser de cigarettes électroniques pendant la grossesse (risque non
     évalué).

Protéger les enfants
On note une augmentation d’intoxications graves au cannabis chez les enfants par
absorption accidentelle.
 yy   Aucune boisson alcoolisée pendant l’enfance et l’adolescence ;
 yy ne pas fumer à l’intérieur des lieux de vie, au dessus de la poussette, du landau ;
 yy ne pas fumer en voiture, aérer l’habitacle des véhicules ;
 yy ne pas laisser les enfants dans une salle enfumée ;
 yy  ne pas exposer les enfants aux vapeurs de cigarette électronique, narguilé, chi-
      cha, cannabis ;
 yy ne pas exposer les enfants à une ingestion accidentelle de cigarettes, boissons
      alcoolisées, drogues.

                                                                                           19
Expositions via l’air extérieur et intérieur / via le
     contact cutané
     La pollution atmosphérique, en milieu urbain et rural, expose à des risques connus
     sur la santé selon qu’il s’agisse de l’exposition aux particules fines, aux pesticides via
     l’épandage.
     Il est important de préciser que la sédentarité est plus à risque pour la santé que la
     pratique d’une activité physique en extérieur dans un air pollué (en dehors des pics
     de pollution).
     Nous passons une majeure partie de nos journées en lieu clos, en particulier à notre
     domicile pour une durée moyenne de 12 à 14 heures. Il est avéré que l’air ambiant à
     l’intérieur de l’habitat peut être plus pollué que l’air extérieur.
     Les polluants de l’air intérieur peuvent engendrer des conséquences néfastes sur
     la santé, plus ou moins graves, selon le type de polluant, le mode d’exposition, tels
     que allergies, eczémas, irritations des voies respiratoires, oculaires, asthme, risques
     cardiovasculaires, certains cancers (liste non exhaustive). Les risques majeurs et
     avérés de pollution de l’air intérieur sont ceux liés au tabagisme dans l’habitat et aux
     émissions de monoxyde de carbone CO à conséquences graves et potentiellement
     mortelles.
     L’exposition aux pollens, selon la saison et le type de végétations, est également res-
     ponsable de problèmes de santé, essentiellement allergies et asthme, dont les effets
     peuvent s’amplifier sous l’effet de la pollution.
     Certains risques sont encore mal identifiés, en particulier chez les populations les
     plus sensibles.
     Les modes d’expositions essentiels sont l’inhalation par voie respiratoire via l’air am-
     biant et via les poussières. L’exposition peut être aigüe, au moment de l’usage de cer-
     tains produits ou matériaux et/ou chronique par la persistance de composés toxiques
     dans l’air ambiant.
     De nombreuses activités quotidiennes - travaux ménagers, activités de bricolage,
     jardinage, utilisation d’aérosols, diffusion de parfums d’ambiance, etc.- diffusent des
     composés organiques volatils COV dans l’air ambiant et les poussières.
     Les modes de chauffage domestique, par des énergies combustibles - bois, charbon,
     gaz, fuel, éthanol - peuvent exposer, dans certaines conditions, à des émissions pol-
     luantes importantes.
     Un autre type d’exposition fréquent est lié aux émissions de COV issus du mobilier,
     des peintures, des composés liés aux processus de combustion.
     L’exposition se fait aussi par voie cutanée, muqueuse, via la manipulation de certains
20   objets, en particulier les jouets, via l’usage de produits ménagers, d’hygiène corpo-
     relle, de cosmétiques, via le contact cutané prolongé à certains types de matériaux
     (ex : nanomatériaux).
Mesures de prévention

  yy A érer tous les jours - minimum de 10 mn - 2 fois par jour, aérer la literie, adap-
      ter l’aération à vos activités, en étant vigilant au risque de défenestration ;
  yy dépoussiérer - chiffon humide, serpillière, aspirateur - les surfaces, sols, ta-
      pis, particulièrement les pièces de séjour et chambres à coucher ;
  yy identifier les sources potentielles de pollution : www.prevention-maison.fr ;
  yy prendre en compte les résultats des diagnostics plomb et amiante dans son
      habitat ;
  yy connaître les logos environnementaux pour orienter ses choix :
      http://www.ademe.fr/memo-logos-environnementaux ;

  yy c onnaître les symboles et les pictogrammes de danger, respecter les pré-
      cautions d’usage, les doses, porter les protections adaptées (masque, gants,
      lunettes).

Mesures de prévention : mobilier, objets, jouets

Être très vigilant avec le choix des jouets susceptibles d’être portés à la bouche et
avec les matériaux en contact direct cutané (tapis d’éveil, tétines, jouets, etc.).
 yy A
     érer les meubles destinés aux pièces de séjour, chambres avant l’installation
    plusieurs jours, voire plusieurs semaines, jusqu’à disparition de l’odeur déga-
     gée ;
 yy limiter l’accumulation de tapis, moquettes, tentures dans les pièces de séjour,
     chambres à couchers, les dépoussiérer régulièrement ;
 yy éviter les revêtements de sols, tapis en vinyl, PVC ;
 yy vérifier le marquage CE des jouets, éviter d’acheter ceux dont la notice n’est pas
     traduite en français (8% des jouets ne répondent pas aux normes de sécurité) ;
 yy laver, dépoussiérer les jouets, les peluches, privilégier les matières naturelles,
     les jouets lavables.
 yy déballer, aérer les jouets, éviter les jouets en PVC (pictogramme 3), ceux déga-
     geant une forte odeur, les objets en plomb, vieux objets peints, jouets parfumés,      21
     jouets en contreplaqué ;
 yy être vigilant à l’achat de jouets en provenance de pays n’ayant pas la même
     législation, savoir que les cadeaux publicitaires ne sont soumis à aucune légis-
     lation.
Mesures de prévention : travaux, bricolage

       yy Éviter de faire les travaux soi-même pour les populations sensibles ;
       yy privilégier les produits et matériaux éco-labellisés : www.ademe.fr - Particu-
           liers et Éco-citoyens - Mes achats - Tout savoir sur les ecolabels ;
       yy prendre l’avis d’un professionnel pour les matériaux susceptibles de contenir
           de l’amiante, du plomb.

       yy Éviter, dans les pièces de séjour et chambres, les peintures avec des conser-
           vateurs de la famille des Isothiazolinones (MIT*), les peintures glycérophta-
           liques, privilégier les peintures de catégorie A+ en comparant les étiquettes
           (choisir le taux de COV* le plus faible dans la même catégorie) ;
       yy éviter les travaux dans la future chambre du bébé dans les 2 mois précédant
           la naissance, éloignez les enfants des lieux de travaux ;
       yy adapter l’aération en aérant plusieurs jours ou semaines, selon le type de
           produit ;
       yy aspirer systématiquement les poussières produites ;
       yy limiter le temps d’exposition, refermer les récipients, les stocker hors de por-
           tée des enfants, dans un endroit aéré de préférence.

     Mesure de prévention : hygiène, travaux ménagers, vie quotidienne

     En cas d’ingestion accidentelle contacter sans délai le centre anti-poison de votre
     région : http://www.centres-antipoison.net
      yy L imiter les produits d’entretien, réduire les doses, aérer après usage, rincer à
          l’eau les surfaces traitées, privilégier les produits naturels, s’aider des logos pour
          le choix : www.ademe.fr - Particuliers et Eco-citoyens - Mes achats - produits
          d’entretien ;
      yy limiter les aérosols, vaporisez à l’extérieur, aérer après usage ;
      yy éviter les risques d’ingestions accidentelles : www.inpes.sante.fr. Nos publica-
          tions accidents de la vie courante / Protéger vos enfants des accidents domes-
          tiques ;
22    yy éliminer les moisissures, identifier les causes pour limiter le développement
          d’acariens et de moisissures potentiellement allergènes et toxiques ;
      yy aérer, ventiler en cas de production ponctuelle d’humidité : salle de bain, cuisine,
          linge en séchage dans la pièce, diminuer la production d’humidité : hotte de
         cuisson, couvercles sur les casseroles, etc.
yy Éviter la diffusion de parfum d’ambiance, la combustion de bougies parfu-
      mées, bâtons d’encens, papier d’arménie, etc.;
  yy éviter ou limiter drastiquement les pesticides à usage domestique : diffuseurs,
      aérosols insecticides, traitement des plantes, traitement des animaux, etc.;
  yy éviter les sprays anti-acariens, antibactériens, y compris ceux aux huiles es-
      sentielles (relargage de COV, innocuité mal évaluée).

 yy Éviter les purificateurs d’air utilisant les techniques de la ionisation, de la photo-
     catalyse (production de particules de formaldéhyde, d’oxyde de titane) ;
 yy limiter les plantes dans les pièces de séjour, les chambres, éventuels réservoirs
     à moisissures, ne pas les traiter avec des insecticides ;
 yy éviter de manier quotidiennement des papiers thermiques - tickets de caisse,
     reçu de cartes bancaires - (exposition marginale hors exposition profession-
    nelle).

Mesures de prévention : soins corporels, hygiène , vêtements

Etre particulièrement vigilant pour les populations sensibles pour les produits sans
rinçage, ceux destinés à rester sur la peau ou les muqueuses.

  yy Vérifier la composition (formule INCI*) des cosmétiques, y compris Bio ;
  yy privilégier les formules sans parabens (propyl, butyl), parfum (fragrance),
      EDTA et sels sodium, colorant (mention CI+5 chiffres), conservateurs de la
      catégorie Isothiazolinone (MIT*, Kathon CG), BHA, BHT, phénoxyéthanol,
      nanomatériaux (mention nano), E171, triclosan, fluor ;
  yy ne pas faire de tatouages, y compris les tatouages noirs éphémères ;
  yy limiter l’usage des huiles essentielles (innocuité non évaluée pour les popu-
      lations sensibles) ;
  yy limiter les teintures capillaires (y compris naturelles, au henné) ;
  yy limiter le port de vernis à ongles, limiter les parfums ;
  yy ne pas maquiller, ne pas poser du vernis à ongles, ne pas parfumer les en-
      fants ;
  yy limiter les cosmétiques traditionnels (khôl, surma, kajal, etc.).

 yy Limiter les déodorants aux sels d’aluminium, plus particulièrement sur une peau
 lésée ou irritée, choisir les moins dosés en sels d’aluminium (cf. en savoir plus) ;
 yy privilégier le port de matières naturelles, éviter les lessives parfumées, assou-
 plissants ou faire un cycle de rinçage supplémentaire ou privilégier une lessive éco-
 logique, rincer à l’eau avant l’usage les vêtements de couleurs très vives et le linge       23
 de literie, laver ou au minimum aérer les vêtements enfumés.
Mesures de prévention : chauffage, ventilation

      S’informer sur les risques - en particulier les dangers du monoxyde de carbone - et
      s’aider de guides dédiés :
        yy www.ademe.fr Particulier et Eco-citoyens - Guide et fiches pratiques -
        yy www.prevention-maison.fr.
        yy http://www.inpes.sante.fr/10000/themes/sante_environnement/monoxyde-
            carbone/precautions.asp /.

      yy F aire vérifier chaque année par un professionnel agréé les appareils de com-
          bustion, et les conduits d’évacuation ;
      yy s’assurer du bon fonctionnement et de l’entretien des moyens de ventilation :
          ventilation mécanique VMC, climatiseurs, grilles d’aération ;
      yy éviter les modes de chauffage par combustion de bois avec des équipements de
         chauffage obsolètes, dans des cheminées ouvertes et mal ventilées ;
      yy ne pas boucher les entrées et sorties d’air par le mobilier, par un revêtement ;
      yy privilégier la ventilation manuelle en ouvrant les fenêtres si le matériel est trop
          ancien ou non entretenu ;
      yy ne pas utiliser en continu, au-delà de 2 heures, les chauffages d’appoint, les
         éviter dans les chambres d’enfants ;
      yy éviter le chauffage au fuel dans un local mal ventilé ;
      yy ne jamais utiliser de groupes électrogènes à l’intérieur d’un logement.

     Mesures de prévention : animaux domestiques
      yy Éviter d’accueillir un animal domestique en cas de terrain allergique ;
      yy laver et brossez les animaux régulièrement à l’extérieur si possible, éliminer
          régulièrement les poils dans l’habitat ;
      yy limiter l’usage de pesticides de traitement ;
      yy limiter la circulation et le séjour des animaux dans les chambres à coucher.

     Mesures de prévention : pollution atmosphérique
     S’informer sur les indices de qualité de l’air et suivre les recommandations des sites
     dédiés : www.atmo-france.org et www.airparif.asso.fr
      yy E
          n cas de pic de pollution, de période de pollinisation : limiter les sorties et acti-
         vités en extérieur, l’effort physique, diminuer l’intensité du chauffage ;
      yy aérer régulièrement l’habitacle intérieur du véhicule, limiter la vitesse ;
      yy éviter de promener les bébés en poussette dans les rues à forte densité de
          circulation ;
      yy ne pas s’exposer ni exposer les enfants aux émissions de combustion au bois,
          respecter l’interdit de brûlage des déchets verts.

24
Exposition aux champs électromagnétiques

Le développement des technologies radiofréquences augmente l’exposition imper-
ceptible, aux champs électromagnétiques radio fréquences (RF) qui font partie des
rayonnements non ionisants. Les champs électromagnétiques RF peuvent avoir des
conséquences sur la santé par échauffement des tissus biologiques, à l’origine des
valeurs limites d’expositions réglementaires.
Les enfants sont considérés comme les plus vulnérables, car leur boite crânienne est
plus fine et leur exposition débute tôt dans la vie. Les conséquences nocives d’une
exposition faible mais régulière, à long terme, ne sont pas démontrées. Les données
ne sont pas encore claires pour les utilisateurs intensifs ou les enfants mais certains
risques non liés à l’exposition aux RF sont parfaitement identifiés dont l’altération de
la qualité du sommeil, du comportement et le risque d’accident de la route lors d’un
usage en conduisant.
En outre, certaines personnes décrivent des symptômes regroupés sous le terme
d’électrohypersensibilité (EHS) qu’elles attribuent aux champs électromagnétiques.
Il est important de préciser que la puissance d’émission d’un téléphone mobile est
très inférieure à celle d’une antenne relais, mais la distance de l’utilisateur à la source
d’émission fait que l’exposition due à l’antenne est négligeable devant celle du télé-
phone qui est contre la tête.
Actions simples pour diminuer son exposition et celle des enfants
S’informer sur les sites dédiés :
www.radiofrequences.gouv.fr - www.cartoradio.fr - www.ecologique-solidaire.gouv.fr/
telephone-mobile-bons-comportements
 yy Acheter un appareil avec un DAS* le plus faible possible ;
 yy modérer l’usage en durée et fréquence;
 yy respecter l’interdiction de ne jamais téléphoner en conduisant.
 yy éloignez en conversation le téléphone mobile de la tête, en utilisant un kit
 mainslibres, juste après numérotation (émission d’ondes la plus forte) ; privilégier
 les zones de bonne réception en vérifiant le nombre de barrettes (éviter les appels
 dans les parkings souterrains, ascenseurs, lieux confinés, etc.), éviter les appels en
 déplacement à grande vitesse (voiture, train, etc.), privilégier les messages texte ;
 yy éteindre le téléphone portable chaque fois que cela est possible, l’éloigner du
 corps ;
 yy inciter les enfants à un usage modéré du téléphone mobile et autres appareils
 de communication sans fil en diminuant la fréquence et la durée d’usage ;
 yy éloigner le téléphone de la zone équipée de l’implant pour les personnes por-             25
 teuses d’implants électroniques (pace-maker, pompe à insuline, défibrillateur car-
 diaque, implant cochléaire, etc.) afin de ne pas en perturber le fonctionnement.
Aucun dispositif « anti-ondes » présenté comme réduisant l’exposition n’a fait la
preuve de son efficacité, bien au contraire en perturbant l’émission et la réception, le
téléphone augmente sa puissance donc l’exposition aux ondes de l’utilisateur.
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