La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
La Pharmacovigilance en France
Une pharmacovigilance qui évolue
       À l’insu de son plein gré…

            Marie-Noëlle Beyens
            Centre régional de pharmacovigilance
            Hopital Nord
            04 77 12 77 37
            Pharmacovigilance @chu-st-etienne.fr

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
Un peu d’histoire…
 1927 Epidémiologie= science des maladies
  infectieuses
 1940 1er essai thérapeutique

Méningite tuberculeuse
 1961 1er essai thérapeutique en France

Angiomes tubéreux cutanés
 1961 drame de la Thalidomide

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
Un peu d’histoire…
   1961

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
Un peu d’histoire…
   Années 60: création de départements de
    pharmacologie clinique (universités et industrie)
   Nouvelles disciplines
     Années 70: pharmacologie clinique, pharmacocinétique,
      pharmacodynamie, pharmacovigilance
     Années 80 :

     Pharmaco- épidémiologie
     Pharmaco- économie
    Années 80 :
      Pharmacogénétique…
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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
6 crpv en 1973!
D’abord prescripteurs
Elargi aux pharmaciens en 1995
Patients en 2011 informer prof de sante+++

Service
Aide au diagnostic
Aide decision

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
6 crpv en 1973!
Commission réévaluation B/R
Loi sécurité sanitaire 2011

BNPV 500OOO notifications/ Augmentation +++ 2010

CHU 60%
Libéraux 15%
Patients 4%

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
Un peu d’histoire…
 1988: Loi Huriet- Serusclat
Protection des personnes

 1993 Agence du médicament puis AFSSaPS
  puis ANSM

 1994 Agence Européenne EMA

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
Le quotidien d’un CRPV

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
introduction
Nb molécules :4000

   Synthèse chimique+++
   Biotechnologie (hormones, Anticorps, enzymes)
   + produits de contraste/phytothérapie/homéopathie

 Nb effets indésirables
« toute pathologie peut être un EI médicamenteux? »

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La Pharmacovigilance en France Une pharmacovigilance qui évolue - À l'insu de son plein gré
La Pharmacovigilance
     Pourquoi?

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Développement d’un médicament

    nouvelle
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entité chimique

 t0               Pré-clinique                   clinique    Autorisation
                                                             Mise sur le
                                                             Marché
         • in vitro : culture cellules, organe
         • animal : - efficacité, toxicité+++
                       - mutagénèse, carcinogénèse,
                        tératogenèse

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Développement d’un médicament

      5 à 15     ans

       5 000     animaux
          50     personnes

         102     volontaires sains

   103 à 104     volontaires malades

   109 à 1010    €

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Pourquoi ne décèlent-on pas tous les effets indésirables?

 Pourquoi ne les décèlent on pas tous au cours des essais ?
 • nombre restreint de sujets
 •Conditions privilégiées ds essais
        milieu hospitalier
        durée limitée
        exclusion sujets à risque

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Développement d’un médicament

    nouvelle
                                                          Médicament
entité chimique

                                                           AMM

 t0               Pré-clinique                 clinique
                                                                 Phase IV

                                        Vraie vie…

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Pharmacovigilance Française
                      Définitions (1)

Pharmacovigilance: Ensemble des techniques
  d ’identification
  d ’ évaluation
  de prévention du risque d ’effet indésirable.

• « Art. L. 5121-22.-La pharmacovigilance a pour objet la
  surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du
  risque d’effet indésirable résultant de l’utilisation des
  médicaments et produits mentionnés à l’article L. 5121-1.

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Pharmacovigilance Française
                    Définitions (1)

Effet indésirable: Réaction nocive et non voulue, se
  produisant aux posologies normalement utilisées
  en prévention, diagnostic ou traitement d ’une
  maladie, ou résultant d ’un mésusage.

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Pharmacovigilance Française
            Définitions (2)

Champ d ’application: médicaments à usage humain

• Médicaments, vaccins
• Homéopathie, Insecticides, produits pour lentilles
  de contact...
• Médicaments Dérivés du Sang
• Préparations magistrales

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Pharmacovigilance Française
        Structure

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Pharmacovigilance Française /Structure (1)

              Décentralisation

31 Centres Régionaux de Pharmacovigilance
•Au sein d ’un service CHU
(pharmacologie,
pharmacologie clinique,
toxicologie clinique)

•Territoire d ’intervention
déterminé par arrêté
ministériel

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Pharmacovigilance Française /Structure (2)
              les notificateurs

 Professionnels de santé
 Patients et association de patients depuis juin 2011
 Industrie du médicament

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Circuit réglementaire de la Pharmacovigilance

              OMS           Agence Européenne EMA

    Agence Nationale de Sécurité du Médicament(ANSM)

         Comité technique
              Centres régionaux de Pharmacovigilance
Déclaration
Obligatoire                           Déclaration
                                      Obligatoire
    Industrie
                          Notificateurs

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Pharmacovigilance Française/
     Echelon national

          •Comité Technique tous les mois
             •Cas marquants
             •Alerte?
             •Mise en route d’enquête
             nationale?
             •Evaluer les enquêtes en cours

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Pharmacovigilance Française /Structure (5)

                 Dimension mondiale

Plus de 100 pays participants+++

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24102017UPT   24
Pharmacovigilance Française
Missions locales et régionales Relations avec les
            professionnels de santé

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Pharmacovigilance Française
         Déclaration obligatoire: nouveau décret
                      29/12/2011

« Art. L. 5121-25.-Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et
pharmaciens déclarent tout effet indésirable suspecté d’être dû à un
médicament ou produit mentionnés à l’article L. 5121-1 dont ils ont
connaissance.
 « Les autres professionnels de santé, les patients et les associations agréées
de patients peuvent signaler tout effet indésirable suspecté d’être dû à un
médicament ou produit mentionnés au même article L. 5121-1 dont ils ont
connaissance.
« Art. L. 5121-24.-Toute entreprise ou organisme exploitant un
médicament… est tenu ..d’enregistrer, de déclarer et de suivre tout effet
indésirable suspecté d’être dû à un médicament ou produit mentionnés au
même article L. 5121-1 dont il a connaissance et de mettre en place des
études post-autorisation mentionnées à l’article L. 5121-8-1 dans les délais
impartis.

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Pharmacovigilance Française
                 Déclaration

 C’est aux Centre Régionaux de
  Pharmacovigilance (et non pas aux firmes
  pharmaceutiques) qu’il faut déclarer+++

 Dès qu’un lien est SUSPECTE

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Pharmacovigilance Française
          Missions locales et régionales (3)
      Relations avec les professionnels de santé

Centre de Renseignements             Formation
  = réponse aux questions
                                     - Enseignement
                                     universitaire
- EI nouveaux
                                     -Enseignement post-
- Conduite à tenir                   universitaire
- Grossesse
                                     - Expertise ( Comité du
- Allaitement
                                     médicament,
- Interactions                       Coordination des
- Equivalents étrangers...           Vigilances)

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Pharmacovigilance Française
          Missions nationales et européennes

• Nationale:                              • Européennne:
- Transmission des notifications à l ’
   ANSM sans délai pour les effets
   graves.                                - Réevaluation
- Expertise:                                des enquêtes
.Enquête Nationale pour évaluation          ou suivis
   du risque en cas d ’alerte.              nationaux à
. Suivi National: suivi prospectif          l ’Agence
   dès la mise sur le marché.               Européenne
- Réalisation d ’études
   épidémiologiques sur la sécurité
   d ’emploi
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Pharmacovigilance Française
        OUTILS

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La notification spontanée…

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La notification spontanée…

Elle est d’autant plus importante si:

      - l’effet est grave
      - l’effet est spectaculaire
      - l’effet est inconnu de l’observateur
      - médicament récent
      - le médicament est présenté comme bien toléré
      - le système de pharmacovigilance est convivial!

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La notification spontanée…

 problème de la sous notification+++
Entre 5 et 10% des effets indésirables sont notifiés

 Outils d’amélioration ?
   Élargissement du champ des notificateurs
       Patients
       Portail de déclaration en ligne ANSM
   Création de “réseaux sentinelles” de ville
   Surveillance systématique d’EI graves
   Détection automatique de signaux
   Veille de réseaux sociaux…

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LEVOTHYROX
Déméler le vrai du faux!

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LEVOTHYROX® = levothyroxine
C’est quoi la levothyroxine?
  - hormone naturellement secrétée par la thyroïde
  - Dans le LEVOTHYROX: hormone de synthèse utilisée:
     - Traitement de substitution: thyroïdectomie
     - Traitement freinateur

 Action:
   Il faut 4 à 6 semaines pour atteindre l’équilibre
   Dosage de TSH pas avant 6 semaines

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LEVOTHYROX® = levothyroxine

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24102017UPT   37
24102017UPT   38
LEVOTHYROX Nouvelle Formule
    Pourquoi une nouvelle formule?
• marge thérapeutique étroite: variations possibles des taux circulants de
  levothyroxine chez certains patients

   comment?
• 1- acide citrique = meilleure stabilité de la teneur en principe actif (par, substance
  présente dans l’alimentation.
• 2- mannitol = supprimer le lactose, excipient à effet notoire
• 3- couleur boîtes et blister

    Une nouvelle formule quand? Mars 2017

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LEVOTHYROX

 24102017UPT   40
LEVOTHYROX Nouvelle Formule

  Prévention: courrier ANSM
• dosage de TSH dans les 4 à 8 semaines après le changement de forme
  au moins pour certains patients à risque.

   Pétition association de patients « vivre sans thyroïde »

   ET LE 16/08/2017 dans LE PARISIEN »….

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24102017UPT   42
LEVOTHYROX Nouvelle Formule

•   Dans les 2 mois précédents avez-vous eu une période de :
•   - fatigue
•   - maux de tête
•   - Modification du poids
•   - nausées/diarrhées/
•   - perte de cheveux
•   - sueurs
•   - douleurs articulaires ou musculaires
•   - vertiges
•   - Hypertension/hypotension
•   - palpitations

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LEVOTHYROX Nouvelle Formule
 9000 cas analysés …
    environ 1000 avec TSH perturbée

 Nombre de signalements inédits

 Effet amplificateur du portail de signalement

Ce que l’on sait:
- Déséquilibre TSH connus en l’absence de changement de formule…
- De faibles variations des concentrations circulantes peuvent être à
l’origine de signes d’hypo ou d’hyperthyroïdie
- Equilibre au bout de 5 demi-vies = 30 jours
- Cas d’hypo ou d’hyperthyroïdies difficilement interprétable en absence
de groupe comparateur!

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LEVOTHYROX Nouvelle Formule
 Multiples facteurs de variations
     MODIFICATION ABSORPTION?
       Maladie coeliaque
       Intolérance lactose
       Infection Helicobacter Pylori
       Alimentation :
        Diminution: riche en fibres, le soja, le café (interaction bien
          documentée), le jus de pamplemousse
        Majoration: vitamine C

     INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES:
           hydroxyde d’aluminium (Maalox®, Gastropulgite®…), sels de calcium, sulfate
            de fer, résines échangeuses d’ions utilisées pour traiter les hyperkaliémies
            (Kayexalate®)

•   Skelin M et coll. Factors influencing gastrointestinal absorption of levothyroxine : a review. Clin Ther 2017 ; 39 : 378-403.
•   Lesko LS et coll Evaluation of the potential for drug interactions with patiromer in healthy   volunteers. J Cardiovasc Pharmacol Ther
    2017 ; 22 : 434-46.

                                                         24102017UPT                                                                45
Levothyrox® comprimé : nouvelle formule disponible depuis
mars 2017

L-Thyroxine® Serb solution buvable en gouttes : commercialisé
en France depuis 2008

L-Thyroxin® Henning comprimé : commercialisé en Allemagne

Euthyrox® comprimé : médicament équivalent à l’ancienne
formule de Levothyrox®, commercialisé en Allemagne (il ne sera
disponible que temporairement).

                         24102017UPT                      46
9000 cas analyses
   92,5% déclarations patients

    Effets les plus fréquents:
             - fatigue
            - céphalées
             -insomnie
             - vertiges
- Douleurs musculiares/ articulaires
        - perte de cheveux

            24102017UPT                47
396 cas avec TSH
Hyperthyroïdie: 57
Hypothyroïdie= 166
   Normal= 173

    24102017UPT      48
• 14 633 signalements reçus au total par les Centre Régionaux de
  Pharmacovigilance

  0,6 % des 2,6 millions de patients traités par Levothyrox
  nouvelle formule

                              24102017UPT                      49
Et les autres pays?

- Expérience danoise similaire: ELTROXIN en 2007-2008:
 changement excipients: suppression lactose
 Changement de couleur
 Afflux de notifications patients 53%
 céphalées, asthénie, prise de poids, myalgies, dépression,
   palpitations, confusion, arthralgies, perte de mémoire,
   hypertension artérielle, alopécie

                           24102017UPT                         50
Facteurs externes

- : défiance de la population vis-à-vis des autorités de santé
- Leader d’opinion : personnalité connue relayant le problème
- Couverture médiatique : journaux, réseaux sociaux
- Facteurs liés à une pathologie chronique : patients sensibles aux
changements
- Absence d’alternative
- Problème des excipients

                            24102017UPT                       51
- Pas d’effets nouveau par rapport à l’ancienne
                    formule
- c’est la fréquence de déclaration qui a changé

- plus étonnant: présence de signes évocateurs
  d’hypo ou d’hyper avec une TSH NORMALE

                   24102017UPT                52
VACCINS
Déméler le vrai du faux!

       24102017UPT         53
Vaccin/BENEFICES

• le vaccin est un médicament
  – Même expérimentation rigoureuse
  – Même suivi de pharmacovigilance

• La protection n’est pas toujours de 100%
  – Ex: grippe =70% diminue avec l’âge
Vaccin/BENEFICES

• Aux USA : la vaccination a permis
  d'éviter environ 322 millions de maladies,
  21 millions d'hospitalisations et 732 000
  décès.

• Pour savoir ce que cela donnerait en France,
  il suffit de diviser par 5…
vaccin

•
L’inquiétude à propos de la tolérance des vaccins
augmente au fil de la disparition des maladies dont ils
protègent

                                     -                                                                              +

                                Variole
                                Polio
                                Diphtérie
                          …

                                     +                                                                              -
                       Incidence de la                                                           Inquiétude à propos
                           maladie                                                                  de la tolérance

 (1) Site internet de l’OMS : http://www.who.int/immunization_safety/aefi/fr/index.html – dernière consultation le 5 octobre 2009

                                                                                                                                    57
Que disent les antivaccins?
La médecine « officielle » est obsédée par la
                     vaccination

• Cette « vaccinomanie » est la solution incontournable pour prévenir
  les maladies!!
• Cette course effrénée apportera un vaccin contre les accidents
  d'autos... !!!
• Refuser de faire vacciner nos enfants ou nous-mêmes nous taxe le plus
  souvent d'irresponsables, de mal renseignés ou d'un manque de
  civisme !
• Un médecin a déjà dit à l'auteur de ces lignes que son fils non vacciné
  était une menace pour les autres enfants
• On prophétise à intervalles réguliers une épidémie de rougeole ou de
  méningite et les écoles se transforment en "piqueries"
• Avant de partir pour l'étranger, les médecins conseillent parfois plus de
  dix vaccins ou rappels, de quoi bousiller complètement le système
  immunitaire avant même de partir!
FINIES LES ÉPIDÉMIES GRÂCE AUX
                    VACCINS?
• Pour justifier les vaccinations massives, certains membres de la médecine
  scientifique tentent de démontrer que la baisse de l'incidence des maladies
  est due à l'introduction des vaccins qui firent disparaître, entre autre, la
  variole.: vrai pour la variole, elle est totalement éradiquée grâce au vaccin.
• La peste, qui faisait des millions de morts autrefois n'existe presque plus et
  ce, sans qu'un vaccin n'y soit pour quelque chose: vrai, mais au prix de
  millions de morts!
• La diphtérie a disparu en même temps dans les pays qui vaccinaient et dans
  ceux qui ne vaccinaient pas: vrai et faux, en fait ce sont des variations
  d’incidences en fonction des années, donc recul mais disparition liée au
  vaccin
• Selon certaines données épidémiologiques, la poliomyélite a disparu en
  Europe pendant les années 40 et 50 et ce, sans vaccination de masse: même
  commentaire que précédemment.
• Nombre de graphiques démontrent à l'évidence que le nombre de décès
  causés par les maladies infectieuses avait déjà commencé à diminuer avant
  que les vaccinations ne deviennent disponibles: vrai; rôle notamment de
  l’hygiène.
Autres pays, autres mœurs…
• Au Québec, AUCUN vaccin n'est obligatoire (DTP en France, et les
  vaccins professionnels).

• Tout individu peut refuser un vaccin et l'obliger à le faire contrevient
  aux droits reconnus à l'article 1 de la Charte québécoise et à l'article 7
  de la Charte canadienne.

• Lors d'un jugement rendu en mars 1990, le juge Trudeau a reconnu
  que lors d'une "épidémie" de rougeole, les parents ne sont pas tenus de
  faire vacciner leurs enfants mais doivent les retirer de l'école jusqu'à
  ce que se résorbe la dite "épidémie".
Un effet indésirable observé après une vaccination peut
être - ou ne pas être - du à la vaccination

                                                                                                                 Evénements
                                                                                               Coïncidences ayant lieu
                                                                                          naturellement et indépendantes du
                                                                                                      vaccin …
                 Effets
                                                                                           …mais observées dans les suites
              indésirables                                                                       d’une vaccination
              Toutes les
            manifestations                                                                           Réactions indésirables
            ayant lieu après                                                          Causées par l’administration du vaccin ou par le
            une vaccination                                                                          vaccin lui-même
                                                                                                                                                   Liées aux
                                                                                              Liées au                     Liées                   erreurs de
                                                                                                vaccin                 à l’injection            préparation, de
                                                                                                                                                manipulation ou
                                                                                                                                                d’administration

 (1) Site internet de l’OMS : http://www.who.int/immunization_safety/aefi/fr/index.html – voir le document sur l’ investigation des effets indésirables suite à une vaccination :
 http://www.who.int/vaccines-documents/DocsPDF05/792.pdf – dernière consultation le 5 octobre 2009 ; (2) Ministère de la santé britannique (NHS). « Vaccination contre
 les maladies infectieuses – Le livre vert ». Chapitre 8, « Sécurité des vaccins et prise en charge des effets indésirables suite à la vaccination », mis à jour en août 2007 :
 http://www.dh.gov.uk/en/Publichealth/Healthprotection/Immunisation/Greenbook/index.htm - dernière consultation le 5 octobre 2009

                                                                                                                                                                                    65
Coïncidence ne signifie pas conséquence

         “En règle générale, seule la recherche scientifique permet
         de déterminer si le vaccin est effectivement responsable du
         problème de santé, ou s’il s’agissait simplement d’une
         coïncidence.” (1)
         “Parfois les personnes vaccinées tombent malades pour des
         raisons indépendantes du vaccin.” (2)

         Centres pour le contrôle et la prévention des maladies des
         Etats-Unis, CDC

(1) Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis : http://www.cdc.gov/vaccinesafety/basic/safety.htm – dernière consultation le 5 octobre
2009
(2) CDC – Système de surveillance des effets secondaires liés aux vaccins : http://www.cdc.gov/vaccinesafety/00_pdf/vaers_brochure.pdf – dernière consultation le 5
octobre 2009
(3) Pour plus de détails sur l’évaluation de la causalité, voir le site internet de l’OMS : http://www.who.int/vaccine_safety/causality/fr/index.html/ - dernière consultation le 5
octobre 2009
                                                                                                                                                                                      66
La vaccination peut avoir des réactions
                             indésirables
 La majorité des réactions indésirables sont modérées et transitoires (1-2)
 – Par exemple : rougeur cutanée, fièvre (DTCoq) ou douleur
                                                          Liées    au point d’injectionLiées aux
                                                                                                                                                             erreurs de
                                                                                                           au
                                                                                                                                                          préparation, de
                                                                                                         vaccin                                           manipulation ou
                                                                                                                                                          d’administration

 Les réactions indésirables sévères ou graves* sont bien identifiées, mais restent rares, et liées à une
 prédisposition de l’individu vacciné (immunodépression…), par exemple :

 – 1 réaction allergique grave (choc anaphylactique) pour 1 million de doses de vaccins (1)
 – Vaccins fièvre jaune: 1 réaction sévère au niveau du système nerveux pour 150 000 à 250
   000 doses (2)

 – Vaccins oraux contre la polio (réservé en France aux situations épidémiques) : 1 cas de polio
   pour 2,4 millions de doses (3)

*« sévère » fait référence à l’intensité des effets secondaires, alors que « grave » fait référence aux conséquences des effets secondaires (par exemple, une hospitalisation
ou un décès).
(1) Ministère de la santé britannique (NHS), « Vaccination contre les maladies infectieuses – Le livre vert ». Chapitre 8 : « Sécurité des vaccins et prise en charge des effets
indésirables suite à la vaccination », mis à jour en août 2007 : http://www.dh.gov.uk/en/Publichealth/Healthprotection/Immunisation/Greenbook/index.htm - dernière
consultation le 5 octobre 2009 ; (2) Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des Etats-Unis : http://www.cdc.gov/vaccines/vac-gen/side-effects.htm -
dernière consultation le octobre 2009 ; (3) Immunization Action Coalition http://www.vaccineinformation.org/polio/qandavax.asp – dernière consultation le 5 octobre 2009

                                                                                                                                                                                   67
Fréquence de maladies spontanées susceptibles d'être considérées comme des
      effets "indésirables" si elles survenaient après une vaccination.

                                         Nombre annuel de cas
                                                                       Nombre annuel de cas
    Maladie et décès                     pour 1 million
                                                                       pour 1 million d’adultes
                                         d’adolescentes
                                                                         500–4 100 chez les femmes 1
    Hypothyroïdisme spontané a            (pas de données disponibles) 3600 chez les hommes 1
    Diabète (Type I) b                    722–168 3                      80–170 4

    Polyarthrite rhumatoïde c             200–500 5-7                    200–3 000 8,9

    Lupus érythémateux systémique d       100–200 10                     3811
    Syndrome de Guillain-Barré (SGB) e    5–15 12                        1713
    Sclérose en plaques (SEP) f           64 14                          4315
    Causes de décès inconnues et          8–9 16                         185–200 16
    non précisées g
    Suicide g                             28–30 16                       150–155 16
    Décès sans cause précise déterminée g 7 16                           29–31 16

                                                                                                       68
Maladies attendues/prévisibles dans une population

                          24102017UPT                69
Il est néanmoins difficile de répondre à des émotions et à
des convictions par des faits scientifiques

   “Une maman m’avait amené son bébé de quatre mois pour ses vaccins.
   Elle tenait la petite sur ses genoux pendant que je remplissais la seringue.
   Au moment où je me suis retourné vers elle, elle a commencé à faire une
   convulsion. Il y avait des antécédents de convulsions dans la famille, et il
   s’est avéré par la suite que l’enfant était épileptique.

   Imaginez un instant ce que la mère aurait pensé si j’avais administré le
   vaccin cinq minutes plus tôt. Elle aurait été convaincue que le vaccin était
   responsable de l’épilepsie de sa fille. Et aucune statistique au monde
   n’aurait pu la convaincre du contraire.”

   Paul A. Offit, MD, Vaccinated, 2007, p.161

                                                                                  70
24102017UPT   71
24102017UPT   72
Mythe classique : au Royaume-Uni, on a accusé le vaccin ROR
(rougeole/oreillons/rubéole) d’être responsable de l’autisme

  L’étude originale suggérant un lien était défectueuse (1-3,5)
  −   L’étude portait sur seulement 12 enfants autistes (2) Wakefield A. et al., The Lancet 1998, 351:637-41

  Pourquoi la controverse enfle-t-elle si facilement ?
  −   L’autisme est une maladie complexe, pour laquelle aucune cause unique ou évidente n’a été identifiée (1,2)

  L’existence d’un lien de causalité est peu plausible (1,3)
  −   Les maladies naturelles rougeole, oreillons et rubéole ne sont pas connues pour provoquer l’autisme
  −   L’incidence des cas d’autisme est la même chez les enfants vaccinés et non vaccinés

  Aucun lien n’a été identifié dans 25 études (1, 3-4)
  −   Etudes menées dans différents pays, par différents investigateurs et avec différentes approches épidémiologiques
      et statistiques
  −   Des études suffisamment importantes pour détecter même un lien rare (une étude au Canada a inclus près de 28 000
      enfants; des chercheurs finlandais ont examiné les dossiers médicaux de 1,8 million d’enfants)

  − 10  des 13 auteurs se sont rétractés et ont affirmé que l’étude n’établissait
      pas de lien de causalité (5)
 (1) Gerber J., Offit P., Vaccines, CID 2009:48, 15 Feb 09 ; (2) Wakefield A. et al., The Lancet 1998, 351:637-41 ; (3) P Offit, Autism’s False Prophets, Columbia
 University Press, 2008, P.41-45 ; (4) Fiche d’information de l’Immunization Action Coalition, novembre 2008 : www.immunize.org/catg.d/p4026.pdf ; (5) Murch SH,
  L’OMS et les autorités sanitaires nationales recommandent de poursuivre la vaccination
 Anthony A, Casson DH, et al. 2004, "Retraction of an interpretation". Lancet 363; 9411:750 ; (6) OMS 2001 : http://www.who.int/vaccines-
                                                                                                                                                    (5-7)
 diseases/safety/hottop/mmrstatement.shtml [[ne fonctionne pas]] ; (7) Calendriers de vaccination au sein de l’Union européenne - Commission européenne 2007 :
 projet VENICE - http://venice.cineca.org/Report_II_WP3.pdf – dernier accès octobre 2009 ; (8) Mnistère de la santé britannique (NHS), Conseil de la recherche
 médicale 1998 et 2000, ref. MRC/18/00 : www.immunisation.nhs.uk/files/factsheets1-3.pdf

                                                                                                                                                                     73
 publication retirée du journal par le Lancet en 2004,

 Ordre des médecins a condamné et radié ce médecin en 2010.

 Ces affirmations n’ont pas été gratuites pour les enfants :
    au Royaume-Uni : chute de la couverture vaccinale par le
     ROR, de 92 % en 1996 à 84 % en 2002,
    avec réémergence de la rougeole dans les quatre années
     suivantes (c’est « l’effet Wakefield »).

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Mythe classique : en France, on a accusé le vaccin contre
l’hépatite B d’être responsable de la sclérose en plaques

 L’observation initiale était fondée sur un nombre limité de cas (1)
 Pourquoi la controverse enfle-t-elle si facilement ?
 −   La sclérose en plaques est une maladie complexe pour laquelle aucune cause unique ou évidente n’a été
     identifiée
 L’existence d’un lien de causalité est peu plausible (16)
 −   L’hépatite B n’est pas connue pour provoquer la sclérose en plaques. La prévalence de l’hépatite B est plus
     élevée en Asie du sud-est, où la sclérose en plaques est rare et où la vaccination contre l’hépatite B est très
     répandue (2-3)
 −   L’incidence des cas de sclérose en plaques n’a pas augmenté suite à l’introduction de la vaccination universelle
     (4,6-9, 14, 16)

 13 études sur 14 n’ont pas mis en évidence un lien(4-11, 13-17)
    Une seule étude (10) trouve un lien faiblement significatif, mais elle se réfère à une population non représentative
     et elle est toujours largement contestée par les experts et les autorités (18-20)
 L’OMS et les autorités sanitaires nationales recommandent de poursuivre la vaccination (20-21)
 (1) 25 cas de maladies démyélinisantes (parmi lesquels des cas de sclérose en plaques) observés à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris en 1993-95 ;
 résumé publié en 1997 : Gout O et al. Neurology March 1997 ; (2) JF. Kurtzke Clin Microbiol Rev 1993; 6: 382-427 ; (3) MA. Kane et al. in Jamison DT,
 Disease control priorities in developing countries. A World Bank Book.1993: 321-30 ; (4) Touze et al. Rev Neurol 2000; 156,3: 242-46 ; (5) Fourrier et al. Br J
 Clin Pharm 2001, 51: 489-90 ; (6) Zipp et al. Nature Med 1999 ;5;9:964-65 ; (7) Touze et al. Neuroepidemiol 2002 ;21 :180-86 ; (8) Aschiero et al. N Engl J
 Med 2001;344;5:327-32 ; (9) Confavreux et al. N Engl J Med 2001; 344;5: 319-26 ; (10) Sadovnick et al. Lancet 2000 ;355 : 549-50 ; (11) De Stefano et al.
 Arch Neurol 2003;60 :504-9 ; (12) Hernan MA et al. Neurology 2004, 63:838-42 ; (13) Payne et al. Arch Neurol 2006;63 :871-75 ; (14) Mikaeloff et al. Brain
 2007;130 :1105-10 ; (15) Mikaeloff et al. Arch Pediatr Adolesc Med 2007;161:1176-1182 ; (16) Mikaeloff et al. Neurology 2009; 72;10: 873-880 ; (17)
 Ramagopalan et al. Neuroepidemiology 2009, 32: 2576262 ; (18) Pol S, Presse Med, 2009 ; (19) Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale, 2002 :
 http://www.who.int/vaccine_safety/topics/hepatitisb/ms/fr/index.html - dernière consultation le 6 octobre 2009 ; (20) Avis du comité techniques des
 vaccinations, Sept. 2004 : www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/cshpf/a_mt_260904_vac_hepBHernan.pdf - dernière consultation le 6 octobre 2009 ; (21)
 Calendriers de vaccination inchangés au sein de l’Union européenne – Commission européenne 2007, projet VENICE :
 http://venice.cineca.org/Report_II_WP3.pdf – dernière consultation le 6 octobre 2009

                                                                                                                                                                   78
Mythe classique : en France, on a accusé le vaccin contre
l’hépatite B d’être responsable de la sclérose en plaques

 à Les populations vaccinées n’ont pas plus de SEP que celle non vaccinées
 ET pas moins!

 Sur une population générale, 3 habitants sur 100 000 sont susceptibles de
 présenter la maladie

 Avoir 3 cas de SEP quand on vaccine 100 000 personnes est donc attendu…

                                                                             79
Mythe classique : dans plusieurs pays, on a accusé les vaccins D-T-Coq d’être
responsables de la mort subite du nourrisson

  L’observation était fondée sur un nombre limité de notifications (1)
  Pourquoi la controverse enfle-t-elle si facilement ?
  −     Les mécanismes responsables de la mort subite du nourrisson (MSN) commencent juste à être connus.
        Aucune cause unique ou évidente n’a été identifiée (2)

  L’existence d’un lien de causalité n’est pas plausible (3)
  −     L’incidence des cas de MSN est la même chez les enfants vaccinés et non vaccinés.
  −     Le taux de vaccination était le même chez les enfants décédés suite à une MSN et chez les enfants décédés pour une
        autre raison

  6 études dans plus de 20 pays n’ont trouvé aucun lien (4-9)
  −     3 études en France ont réfuté un lien de causalité entre la vaccination DTCoq et la MSN (4-6)
  −     L’analyse des résultats d’études dans 20 régions d’Europe a montré que près de 48% des cas de MSN étaient
        attribuables à une mauvaise position pendant le sommeil. D’autres cas avaient une origine biologique (sexe, faible
        poids à la naissance), sociale ou environnementale (parents fumeurs) (7)
  −     2 études ont même montré que la vaccination pouvait réduire le risque de MSN (8-9)

  L’Union européenne et les autorités sanitaires nationales recommandent de poursuivre la vaccination (1,10-
  11)

  (1) Exemple en France, Mars 1986 – 5 cas cités par la Direction générale de la santé (DGS), qui n’a pas modifié les recommandations de vaccination, BEH
  1987;52:205–207 http://www.invs.sante.fr/beh/1986/52/beh_52_1986.pdf ; (2) Audero E, Coppi E et al., Science, vol.321, July 08: 130-3 ; (3) Bouvier-Colle MH. et
  al. Int J Epidemiol 1989;18 (1): 121-126 ; (4) Steinschneider A et al. The Journal of Pediatrics 1991;119:411-414 ; (5) Jonville-Bera AP., et al. Fundam Clin
  Pharmacol 1995; 9(3):263-270 ; (6) Jonville-Bera A-P
  et al. Br J Clin Pharmacol 2001;51:271–276 ; (7) Carpenter RG et al. The Lancet, Vol 363, Jan 17, 2004 ; (8) Vennemann MM et al. Vaccine, 2007;25: 336–340 ;
  (9) Vennemann MM et al. Vaccine. 2007 Jun 21; 25; 26: 4875-9 ; (10) Déclaration de l’Agence européenne des médicaments, 28 avril 2003 -
  http://www.emea.europa.eu/pdfs/human/press/pus/851903en.pdf - dernière consultation le 6 octobre 2009 ; (11) Calendriers de vaccination inchangés au sein de
  l’Union européenne – Commission européenne 2007, projet VENICE : http://venice.cineca.org/Report_II_WP3.pdf – dernière consultation le 6 octobre 2009              80
En France, on a par erreur associé la vaccination contre la
coqueluche au syndrome de mort subite du nourrisson (MSN)

                                                                                                                Cas de MSN pour 100
  Bébés vaccinés                                                                                                                 000
  contre la coqueluche                                                                                             bébés viables à la
  (%)*                                                                                                                 naissance (1-2)

                      Incidence de la MSN

                                    1966
                                Introductio
                                    n du
                                 Tetracoq
                                                                        1986: “Tetracoq impliqué”
                                                                        5 cas de MSN associés au
                                                                                 vaccin(3)

 (1) Aouba et al. Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire Jan 2008, 3-4: 19 ; (2) Hatton F et al. Arch Pédiatr 2000;7:489–500 ; (3)
 Messiah A, Flahault A. Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire 1987;52:205–207. * Estimation SPMSD – représentation graphique

                                                                                                                                         81
En France, on a par erreur associé la vaccination contre la
coqueluche au syndrome de mort subite du nourrisson (MSN)

                                                                                                                Cas de MSN pour 100
  Bébés vaccinés                                                                                                                 000
  contre la coqueluche                                        Recommandation                                       bébés viables à la
                                                               de coucher les
  (%)*                                                        bébés sur le dos
                                                                                                                       naissance (1-2)

                                                  Introduction du
                                                  couchage sur le
                                                       ventre

                                    1966
                                Introductio
                                    n du
                                 Tetracoq
                                                                        1986: “Tetracoq impliqué”
                                                                        5 cas de MSN associés au
                                                                                 vaccin(3)

 (1) Aouba et al. Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire Jan 2008, 3-4: 19 ; (2) Hatton F et al. Arch Pédiatr 2000;7:489–500 ; (3)
 Messiah A, Flahault A. Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire 1987;52:205–207. * Estimation SPMSD – représentation graphique

                                                                                                                                         82
Mythe classique : ‘Les vaccins surchargent ou affaiblissent le
système immunitaire’

  Le système immunitaire peut prendre en charge bien plus d’antigènes qu’on
  ne le pense (1-3)
  −   Le système immunitaire est conçu pour protéger l’organisme contre de multiples
      agresseurs: des millions de bactéries transitent chaque jour dans notre tube
      digestif ++++
  −   Dès leur naissance, les nouveau-nés sont exposés à de nombreux virus et
      bactéries
  −   Les petits, en portant leurs mains et des objets à leur bouche, introduisent de très
      nombreux microbes
  −   Les vaccins administrés au cours des 2 premières années de la vie représentent
      une goutte d’eau dans l’océan de tout ce que leur système immunitaire peut
      rencontrer dans leur environnement quotidien (2-4)
 (1) Gerber J., Offit P. , Vaccines, CID 2009:48, 15 Feb 09 ; (2) P Offit, Pediatrics 109:124-129, 2002 ; (3) NHS -
 http://www.mmrthefacts.nhs.uk/resources/pdf/sheet2.pdf – dernière consultation le 5 octobre 2009 ; (4) Centre d’éducation sur les vaccins de l’Hôpital pédiatrique
 de Philadelphie, Questions et Réponses, vol.6, 2009 http://www.chop.edu/vaccine/images/vec_tear_sheet.pdf – dernière consultation le 5 octobre 2009

                                                                                                                                                                      83
TEMPETE IMMUNITAIRE?

 Dans les années 1960-80 nous vaccinions contre 6 à 8 maladies
  avec plus de 6000 antigènes

 Actuellement, grâce à l’amélioration des vaccins et depuis la
  suppression du BCG pour tous, nous protégeons contre 12
  maladies avec 60 antigènes. Nous n’avons donc jamais été aussi
  efficaces et sécurisés et la charge immunitaire aussi infime

                            24102017UPT                     84
Mythe classique : ‘Les conservateurs / adjuvants présents dans les vaccins
provoquent des effets secondaires importants’

  Les vaccins sont évalués et suivis tout au long de leur période d’utilisation (1-4)
  − Tous les vaccins (y compris les conservateurs et les adjuvants) doivent subir une évaluation clinique
    approfondie
  −   Avant d’autoriser la mise sur le marché, les autorités évaluent tous les effets indésirables potentiels
  −   Les vaccins sont suivis en permanence pour détecter même de rares effets indésirables
  −   Les autorités réglementaires réalisent des évaluations fréquentes et peuvent immédiatement retirer
      n’importe quel vaccin du marché
  Les conservateurs peuvent protéger contre d’autres effets indésirables (2-4)
   Les conservateurs aident à prévenir la contamination des vaccins par des bactéries au cours de la
    production
   Il sont      principalement utilisés dans les vaccins multidoses

  Les adjuvants stimulent le système immunitaire (1)
  −   Les adjuvants sont principalement composés à base d’aluminium ; l’aluminium est présent dans le sol,
      les plantes, l’air et l’eau
  −   Plus d’1 milliard de vaccins contenant de l’aluminium ont été administrés avec un bon profil de tolérance
  −   Un adjuvant huile/eau dans vaccin grippe H1N1: catalepsie. Adjuvant abandonné.
      (1) Centre d’éducation sur les vaccins de l’Hôpital pédiatrique de Philadelphie (CHOP) : Aluminium
      http://www.chop.edu/consumer/jsp/division/generic.jsp?id=88655 – dernière consultation le 5 octobre 2009 ; (2) CHOP : Thimerosal
      http://www.chop.edu/consumer/jsp/division/generic.jsp?id=75807 – dernière consultation le 5 octobre 2009 ; (3) Agence réglementaire du Royaume-Uni pour les
      médicaments et produits sanitaires (MHRA) et liens vers les déclarations des autorités européennes et des Etats-Unis :
      http://www.mhra.gov.uk/Safetyinformation/Generalsafetyinformationandadvice/Product-
      specificinformationandadvice/Thiomersal(ethylmercury)containingvaccines/index.htm – dernière consultation le 5 octobre 2009 ; (4) Déclaration publique de
                                                                                                                                                                    85
      l’EMEA confirmant la sécurité des vaccins contenant du thiomersal, 2004 : http://www.emea.europa.eu/pdfs/human/press/pus/119404en.pdf – dernière
ET L’ALUMINIUM?

 Exposition courante notamment via la nourriture: 10 à 15 mg/j
  contre 0,3 mg pour une dose de vaccin

 Adjuvants à base de sel d’aluminium utilisés depuis 1926
profil de sécurité tellement bon /longtemps les seuls adjuvants
autorisés

 L’aluminium vaccinal peut parfois persister au site d’injection
  pendant des années mais il n’est pas responsable d’une atteinte
  inflammatoire musculaire diffuse et n’est pas associée à une
  maladie systémique
 Polémique essentiellement française

                             24102017UPT                          86
24102017UPT   87
Pour déclarer EI ou poser une question

Saint-Etienne                          Contact :
Centre Régional de Pharmacovigilance   Téléphone : 04 77 12 77 37
CHU                                    Télécopie : 04 77 12 77 74
Hôpital Nord                           pharmacovigilance@chu-st-etienne.fr
Bâtiment A Niveau 0
Avenue Albert Raimond
42055 SAINT-ETIENNE CEDEX 02

Déclaration ou demande de renseignement en ligne:
Intranet/Internet:
 http://www.chu-st-etienne.fr/OffreSoin/Medecine/Pharmacovigilance/Accueil.asp

                                  24102017UPT                                88
Regroupement infos/médicaments+++

http://www.sante.gouv.fr/medicaments,1969.html
http://www.sante.gouv.fr/clip-base-dedonneesmedicaments.html
 informations :
     nom commercial
    dénomination commune internationale
 Regroupe:
     RCP
     notice,
     statut au regard de la commercialisation,
    prix et taux de remboursement,
    sécurité d’emploi,
 HAS (SMR, ASMR) et nombreuses autres

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