Le Jeu des Ombres - TNP Villeurbanne

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répertoire TNP

 Jeu
Le
 des Ombres
   de
   Valère Novarina
   mise en scène
   Jean Bellorini

               direction Jean Bellorini
Jeu
du 13 au 30

                            Le
janvier 2022
du mardi au samedi à 20 h

                             des Ombres
sauf jeudi à 19 h 30,
dimanche à 15 h 30,
relâche le lundi
Grand théâtre,
salle Roger-Planchon
durée : 2 h 15
                            de Valère Novarina
                            mise en scène Jean Bellorini

                            avec                         collaboration artistique
                            François Deblock,            Thierry Thieû Niang
                            Mathieu Delmonté,            scénographie
                            Karyll Elgrichi,             Jean Bellorini et
                            Anke Engelsmann,             Véronique Chazal
                            Aliénor Feix en alternance   lumière
                            avec Isabelle Savigny,       Jean Bellorini et
                            Jacques Hadjaje,             Luc Muscillo
                            Clara Mayer,                 vidéo Léo Rossi-Roth
                            Laurence Mayor,              costumes
                            Liza Alegria Ndikita,        Macha Makeïeff
                            Marc Plas,                   assistée de
                            Ulrich Verdoni               Claudine Crauland
                                                         accompagnée de
                            euphonium                    Nelly Geyres
                            Anthony Caillet              coiffures et maquillages
                            piano                        Cécile Kretschmar
                            Clément Griffault            assistanat à la
                            en alternance avec           mise en scène
                            Joachim Expert               Mélodie-Amy Wallet
                            violoncelle
                            Barbara Le Liepvre           musique
                            en alternance avec           extraits de L’Orfeo
                            Clotilde Lacroix             de Claudio Monteverdi
                            percussions                  et compositions originales
                            Benoit Prisset               de Sébastien Trouvé,
                                                         Jérémie Poirier-Quinot,
                                                         Jean Bellorini,
                                                         Clément Griffault
                                                         direction musicale
                                                         Sébastien Trouvé
                                                         en collaboration avec
                                                         Jérémie Poirier-Quinot
participent aux                     responsable du service          remerciements
représentations                     lumière Rémy Sabatier           Julien Prudent –
régisseur général                   régisseur lumière               Campus Porte des Alpes,
Nicolas Roy                         Laurent Delval                  Jean-Luc Bondaz –
régisseur plateau et                électriciens Clément Lavenne,   Transmusic-concert,
concepteur des effets               Julien Louisgrand,              Yves Dugas – Lyon Music,
spéciaux Patrick Doirieux           Cédric Maheut                   Laurent Fachard – L.E.A.
régisseur plateau                   responsable du service son      les éclairagistes associés
Olivier Higelin                     et vidéo Laurent Dureux
régisseur-cintrier                  régisseur son et vidéo          production
Ariel Dupuis                        Léo Rossi-Roth                  Théâtre National Populaire ;
machiniste Denis Galliot            régisseuse costumes             La Criée – Théâtre national
régisseurs lumière                  Adeline Isabel-Mignot           de Marseille
Mathilde Foltier-Gueydan,
Mathieu Gignoux,                    réalisation des costumes        coproduction
Luc Muscillo                        dans les Ateliers du TNP        ExtraPôle Provence-
électricien Bruno Roncetto          responsable de l’atelier        Alpes-Côte d’Azur* ;
régisseurs son Alain Perrier,       costumes                        Festival d’Avignon ; Théâtre de
Éric Jury, Victor Severino          Sophie Bouilleaux-Rynne         Carouge ; Grand Théâtre de
régisseuses vidéo                   cheffe d’atelier                Provence, Aix-en-Provence ;
Marie Anglade et                    Mathilde Brette                 ThéâtredelaCité – CDN
Raphaëlle Vassent                                                   Toulouse Occitanie ;
régisseuses costumes                réalisation du décor            Les Gémeaux – scène
Claire Blanchard                    par les Ateliers du TNP         nationale de Sceaux ;
et Nelly Geyres                     responsable des ateliers        MC2: Grenoble ; Théâtre
régisseuse maquillage               Laurent Malleval                Gérard Philipe – centre
et coiffure                         responsable du bureau           dramatique national de
Françoise Chaumayrac                d’études Pierre Beyssac         Saint-Denis ; Le Quai – CDN
régisseuse maquillage               responsable de l’atelier        Angers Pays de la Loire ;
et coiffure en tournée              décoration et chef              scène nationale du Sud-
Cécile Larue                        peintre décorateur              Aquitain, Bayonne ;
                                    Mohamed El Khomssi              anthéa-Antipolis Théâtre
ont aussi participé à la création   chef constructeur               d’Antibes ; scène nationale
directeur technique adjoint         Yannick Galvan                  Châteauvallon-Liberté, Toulon
Julien Imbs                         chef menuisier
chef machiniste                     Michel Caroline                 * Plateforme de production
Marc Tripard                        chef serrurier                  soutenue par la Région Sud
régisseur plateau                   Alain Bouziane                  Provence-Alpes-Côte d’Azur
                                                                    rassemblant le Festival d’Avignon,
Thomas Gondouin                     décoratrices
                                                                    le Festival de Marseille, le Théâtre
régisseurs-cintriers                Guillemine Burin des Roziers    national de Nice, La Criée – Théâtre
Aurélien Boireaud et                et Claire Gringore              National de Marseille, Les Théâtres,
Iban Gomez                          menuisiers                      anthéa-Antipolis Théâtre d’Antibes,
cintriers Alain Criado,             Franck Gualano,                 scène nationale Châteauvallon-
Maëlle Jourde,                      Jean Gabriel Monteil,           Liberté et la Friche la Belle de Mai.
Romain Philippe-Bert                Gillevan Rancon, Yves Rosier    Création initialement prévue
machiniste constructeur             serruriers Isabelle Cagnard,    pour la Cour d’honneur, Festival
Matthieu Jackson                    Yves Simon-Perret,              d’Avignon, juillet 2020.
                                    Benjamin Tamborini              Présentée du 23 au 30 octobre
machinistes
                                    facteur de pianos               2020, Semaine d’art, Festival
Hugo Bousson,                                                       d’Avignon.
Margaux Capelier,                   Philippe Jolly
                                                                    Le texte du Jeu des Ombres
Solène Ferreol,
                                                                    est paru aux éditions P.O.L.
Julien Froissart,
Stéphane Larroque,
Olivier Seigneurie,
Georges Tumay

                                    3
Orphée, c’est l’homme qui réenchante le monde, le
transforme, l’émeut et le déplace. Par son chant et sa
lyre, il attendrit les bêtes féroces, fait danser les arbres
et pleurer les rochers, détourne le cours des fleuves.
Il est l’artiste qui déchire le voile des conventions et des
dogmes, celui qui pousse à questionner, à remettre en
cause, à croire et ne plus croire. Un doute qui le conduit à
commettre l’irréparable…
    Pour sauver sa défunte épouse des Enfers, mordue
par un serpent le jour de leurs fiançailles, Orphée obtient
grâce à son chant la clémence de Perséphone et de
Hadès. Ainsi l’Art triomphe de la mort et de la disparition.
Mais le serment passé avec les divinités infernales
est irrévocable : Eurydice lui sera rendue à condition
qu’Orphée ne se retourne pas vers elle, tant qu’ils seront
dans le Royaume des morts. Et, tandis que les deux
époux sont sur le point de quitter les Enfers, Orphée se
retourne.
    À partir de ce mythe où l’amour rime avec la mort,
Valère Novarina imagine une communauté d’âmes en
peine errant dans les Enfers, se souvenant de ce qu’a
été la vie. Ces voix de damnés, insolentes et facétieuses,
réaniment l’espace vide. Entre l’inspiration de la prière
et la véhémence du poème, son écriture est pleine
de fantômes. La parole qu’il invoque est un chant, un
sang qui circule. Elle est capable d’éveiller les sens,
tout comme la musique. Les comédiens, musiciens et
chanteurs réunis sur le plateau s’emparent de cette
partition secrète. Morceaux d’humanité échoués, éclats

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de vie qui transpercent le vide, tous sont Orphée.
Le monde brûle, l’univers se dérègle, les instruments
sont fracassés, et pourtant le petit orchestre est là.
La vie réapparaît, le jeu renaît et la musique résonne –
ritournelles de L’Orfeo de Claudio Monteverdi ou courts
passages du texte de Valère Novarina soudainement
chantés.
   Pour sa première création en tant qu’artiste-
directeur du TNP, Jean Bellorini en revient donc à
un mythe qui rappelle combien l’Art peut devenir
signe de reconnaissance, indice d’une exception
partagée. Combien il peut sublimer la vie et sauver de
l’anéantissement, comme un fil tendu entre les êtres
humains au-delà du gouffre de la mort. Initialement
prévu pour la Cour d’honneur du Festival d’Avignon 2020,
ce spectacle qui trace un trait d’union entre la vie et la
mort s’est heurté plus d’une fois au réel. Restrictions
sanitaires, annulations, fermetures des théâtres… Ces
empêchements appartiennent à l’histoire de ce Jeu des
Ombres. Et sans doute ont-ils nourri la détermination
toujours plus forte des artistes à l’œuvre, car jamais les
ombres que vous verrez en jeu aujourd’hui n’ont cessé de
prier la lumière d’advenir.

Pour aller plus loin
→F  ragments (Frage ?),
  texte de Valère Novarina,
  Bref #6, janvier-février-mars 2022.
→ Entretien avec Jean Bellorini,
  Bref #2, janvier-février 2021.

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Le pseudo orphée :                   Rendez-vous
— Cette chair spirale,                 Exposition
où le sang et l’air et la vie          → L’inquiétude rythmique,
                                       peintures, dessins et
circulaient en boucles,                lithographies de Valère
                                       Novarina, du 13 janvier
tressées en parallèle, gît             au 12 mars à URDLA,
                                       Villeurbanne
maintenant, réduite ici à l’état
                                       Les jeudis du TNP
de chose non-rythmée…                  → prélude, « L’infinie
                                       musique des mots »,
tournée en terre, mise en              jeudi 20 janvier à 18 h 30
                                       → rencontre avec l’équipe
poussière… cette bouche qui            artistique après le
riait… ces yeux… Comment               spectacle, jeudi 20 janvier

cela est-il possible ?                 Théâtromôme
                                       → « De l’ombre à la
                                       lumière ! », atelier
  Le Jeu des Ombres, Valère Novarina   ludique autour du théâtre
                                       d’ombres, dimanche
                                       23 janvier à 15 h 30,
                                       8 € par enfant, goûter
                                       compris

                                       Résonance
                                       → « La poésie,
                                       quête insatiable de
                                       l’immortalité ? », en
                                       présence de Jean Bellorini
                                       et Valère Novarina, lundi
                                       24 janvier à 12 h 30, ENS
                                       de Lyon – Théâtre Kantor

                                       Projection
                                       → Ce dont on ne peut
                                       parler, c’est cela qu’il faut
                                       dire de Raphaël O’Byrne
                                       (2002, 1 h 05), suivi d’un
                                       échange avec Valère
                                       Novarina, lundi 24 janvier
                                       à 18 h, ENS de Lyon –
                                       Théâtre Kantor

                                       Audiodescription
                                       → jeudi 27 et dimanche
                                       30 janvier

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Valère Novarina                           Jean Bellorini
Après avoir passé son enfance et son      Metteur en scène attaché aux grands
adolescence au bord du lac Léman          textes dramatiques et littéraires,
et dans la montagne, il étudie à Paris    il mêle dans ses spectacles le théâtre
la littérature et la philosophie. Il      et la musique et y insuffle un esprit de
rencontre Roger Blin, Marcel Maréchal,    troupe généreux. Il défend un théâtre
Jean-Noël Vuarnet, Jean Dubuffet,         populaire et poétique. Tempête sous un
veut devenir acteur mais y renonce        crâne d’après Les Misérables de Victor
rapidement. Il écrit tous les jours       Hugo, Paroles gelées d’après Rabelais,
depuis l’âge de huit ans. Une activité    La Bonne Âme du Se-Tchouan de Bertolt
graphique puis picturale se développe     Brecht, Liliom de Ferenc Molnár ou
peu à peu en marge de ses travaux         encore Karamazov d’après le roman de
d’écriture : dessins des personnages,     Fédor Dostoïevski créé pour le Festival
puis peintures des décors lorsqu’il       d’Avignon en 2016 en sont quelques
commence, à partir de 1986, à mettre      exemples. Paroles gelées et La Bonne
en scène certains de ses livres.          Âme du Se-Tchouan sont récompensés
En 2006, il entre au répertoire de la     en 2014 par les Molières de la mise
Comédie-Française avec L’Espace           en scène et du meilleur spectacle du
furieux. Dans sa bibliographie, on        théâtre public. Nommé en 2014 à la
distingue les œuvres directement          direction du Théâtre Gérard Philipe,
théâtrales, les romans sur-dialogués,     centre dramatique national de Saint-
monologues à plusieurs voix ou poésies    Denis, il y invente la Troupe éphémère,
en actes, et enfin les œuvres dites       composée d’adolescents dionysiens
théoriques, qui explorent le corps de     avec qui il monte chaque année un
l’acteur où l’espace et la parole se      spectacle. Il développe son travail
croisent. Insaisissable et agissant, le   pour l’opéra et à l’étranger et collabore
langage est une matière dans l’œuvre      notamment avec la troupe du Berliner
de ce poète sans mesure. Ses livres       Ensemble, avec l’Opéra de Lille ou avec
sont publiés, pour la plupart, aux        la troupe du Théâtre Alexandrinski de
éditions P.O.L. Au TNP, Valère Novarina   Saint-Pétersbourg. Récemment, il crée
a présenté Le Monologue d’Adramélech      Un instant d’après Marcel Proust et
en 1986, L’Origine rouge en 2000, La      Onéguine d’après Eugène Onéguine
Scène en 2004, Le Vrai sang en 2011,      d’Alexandre Pouchkine. Depuis 2020,
L’Atelier volant en 2012, Le Vivier des   il dirige le TNP.
noms en 2016 et L’Animal imaginaire
en 2019.

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Le coin lecture              En ce moment                               TNP Pratique
Le Jeu des Ombres,           Kayaka’lo                                  Achetez vos places
Valère Novarina – théâtre    exposition                                 sur place : au guichet
                             Turak Théâtre                              par internet :
Les Élégies de Duino suivi   → 4 janvier – 2 février                    tnp-villeurbanne.com
de Les Sonnets à Orphée,                                                par téléphone :
Rainer Maria Rilke –         Carte blanche à                            04 78 03 30 00
poésie                       André Markowicz
                             quatre soirées poétiques                   La librairie Passages
Eurydice désormais,          → 21 – 29 janvier                          Une sélection
Muriel Stuckel – poésie                                                 d’ouvrages en lien avec
                             Salade, tomate, oignons                    la programmation.
Les Métamorphoses,           Jean-Christophe Folly                      Rendez-vous les jours
Ovide – poésie               → 26 janvier – 5 février                   de spectacles, une heure
                                                                        avant la représentation
Le Drame de la vie,                                                     et une demi-heure après.
Valère Novarina – théâtre    Prochainement
                                                                        L’Aparté,
L’Espace furieux,            La réponse des Hommes                      restaurant du TNP
Valère Novarina – théâtre    Tiphaine Raffier                           Émilie Bonnanfant et son
                             → 3 – 12 février                           équipe vous accueillent
Devant la parole,                                                       les midis du mardi au
Valère Novarina – essai                                                 vendredi, le vendredi
                                                                        soir ainsi que les jours
                                                                        de représentation, avant
                                                                        et après les spectacles,
                                                                        autour d’une carte variée,
                                                                        dans un esprit chaleureux
                                                                        et convivial.

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Théâtre National             Le Théâtre National Populaire              conception graphique et réalisation :
Populaire                    est subventionné par le ministère
                             de la Culture, la Ville de Villeurbanne,
                                                                        Dans les villes
                                                                        Illustration : Serge Bloch
direction Jean Bellorini     la Région Auvergne-Rhône-Alpes             Imprimerie Valley
04 78 03 30 00               et la Métropole de Lyon.                   Licences : 1-20-5672 ; 2-20-4774 ;
tnp-villeurbanne.com                                                    3-20-5674
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