Marquage CE pour machines - Édition décembre 2018 - Vinçotte
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Ce guide pratique est destiné aux :
• constructeurs de machines (également de machines pour
usage propre) ;
• concepteurs, bureaux d’ingénieurs, assembleurs ;
• importateurs, vendeurs ou distributeurs de machines ;
• utilisateurs de machines intéressés.
Pourquoi ce guide ?
Le marquage CE (obligatoire) des machines vous ouvre les portes de
l’Europe. En contrepartie la réglementation européenne vous impose
certaines obligations.
Le marquage CE des machines indique la conformité à toutes les
directives européennes applicables (ou leur transposition dans la
législation nationale) qui imposent un tel marquage. En toute logique,
c’est la Directive machines qui contient le plus grand nombre
d’exigences spécifiques pour machines. La conformité à la Directive
machines n’est toutefois pas nécessairement suffisante et pour de
nombreuses machines, d’autres directives devront également être
respectées. Tout particulièrement lors d’une première prise de
contact avec cette problématique, la situation peut dès lors sembler
plutôt complexe.
Notre but consiste à présenter, en bref, de manière simple et pratique
les différentes étapes nécessaires pour la mise sur le marché ou la
mise en service en Europe d’une machine.
Cette édition bénéficie naturellement de notre l’expérience pratique
accumulée.
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2À qui s’applique la Directive machines ?
• Le fabricant :
En simplifiant, on peut dire que le fabricant est celui qui endosse la
responsabilité de la conformité de la machine à la Directive
machines, et qui y appose son nom. Cela peut également être un
bureau d’études ou un fabricant “apparent” qui achète des machines
et les introduit sur le marché sous son nom. Mais également celui qui
modifie de (nouvelles) machines pour les mettre sur le marché ou en
service a, en principe, des obligations comme fabricant. Voir page 5
et suivantes.
• Le mandataire :
Celui qui est désigné expressément par le fabricant pour accomplir
en son nom tout ou partie des obligations et formalités imposées par
la Directive machines. Au regard de cette Directive, le mandataire
doit être établi dans l’UE (la “Communauté”) (en pratique, dans
l’Espace Economique Européen- EEE -, c.à.d. l’Union Européenne + la
Norvège, le Liechtenstein et l’Islande). Un type particulier de
mandataire est celui mandaté pour composer le dossier technique.
Voir page 27.
• L’importateur (de machines provenant d’un pays hors
EEE) et le vendeur ou distributeur (dans l’EEE) :
Lorsque ni le fabricant ni son mandataire ne se sont acquittés des
obligations de la Directive machines, ces obligations incombent à
toute personne qui met la machine sur le marché (ou en service)
dans l’EEE. Voir page 28.
• Celui qui construit des machines pour son propre
usage :
Les obligations du fabricant de machines s’appliquent également à
celui qui construit des machines pour son propre usage sans
intention de les mettre sur le marché. Voir entre autres page 28.
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3La conception du présent guide :
Vu la relative complexité des règles concernant le marquage CE des
machines, et l’étendue de son champ d’application, il nous est
impossible d’aborder en détail en quelques pages et de façon claire
tous les cas d’espèce pouvant se produire. Lors de la rédaction de ce
guide nous avons dès lors opté pour l’exposé assez détaillé de
l’application de la Directive machines à une machine classique,
complété par un résumé des points de contact de la Directive
machines avec certaines autres directives telles qu’elles s’appliquaient
au moment de la rédaction du présent texte. Le lecteur doit toutefois
garder à l’esprit que tous les détails ou toutes les situations
spécifiques relatives à l’application du marquage CE ne seront pas
abordés ici et qu’en cas de doute le texte de la loi demeure
déterminant.
Remarque :
Le présent guide se réfère toujours aux Directives européennes bien
que, pour leur “utilisateur final”, elles ne revêtent force de loi que par
leur transposition dans la législation nationale des États membres de
l’UE. Pour la Belgique, la transposition des Directives faisant l’objet de
cet exposé se fait généralement au moyen d’arrêtés d’exécution de la
loi du 9 février 1994 “concernant la sécurité des produits et des
services”. Comme il s’agit ici d’une législation “entièrement
harmonisée”, l’importance de la transposition nationale se limite d’un
point de vue pratique à la surveillance et à la répression des
infractions. La transposition belge de la refonte de la Directive
2006/42/CE a fait l’objet de l’Arrêté Royal du 12 août 2008 (Moniteur
belge du 1 octobre 2008). La modification relative aux machines pour
l’application de pesticides (2009/127/CE) se retrouve dans l’A.R. du
13 août 2011 (MB. 7/9/201).
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4
4VOUS ÊTES FABRICANT
Étapes pour l’application de la
Directive machines sur une machine
Déterminer si l’équipement est une “machine” et tombe sous le champ
d’application de la Directive machines. 7
Conception et construction de la machine conformément aux exigences (techniques)
essentielles applicables de la Directive et aux avancées de la technique.
Dans ce cadre, également, rédaction d’un “manuel d’utilisation” global. 8
Constituer et tenir à disposition des autorités et/ou des organismes notifiés
un dossier technique démontrant la conformité de la machine à la Directive.
En cas de fabrication en série : déterminer les mesures pour la conformité de
toutes les machines de la série au modèle traité dans le dossier technique. 10
Pour les machines décrites à l’Annexe IV: Application éventuelle de procédures
particulières d’évaluation de conformité. 14
Apposer le marquage CE et autres données sur chaque exemplaire de la machine. 18
Établir une déclaration CE de conformité à fournir avec chaque machine. 18
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5
5“Machines” tombant
sous le champ
d’application de la
Directive machines
(articles 1 et 2)
Les types d’équipements suivants, désignés assurer une fonction de sécurité sur les
dans le présent guide comme “machines”, machines. Il s’agit ici de composants qui ne
tombent sous le champ d’application de la sont pas nécessaires pour le
Directive machines : fonctionnement normal de la machine ou qui
peuvent être remplacés par des composants
• machines au sens strict, définies comme un ordinaires pour faire fonctionner la machine.
“ensemble équipé ou destiné à être équipé L’Annexe V de la Directive comprend une
d’un système d’entraînement autre que la liste indicative de composants de sécurité.
force humaine ou animale appliquée
directement, composé de pièces ou • accessoires de levage : composant ou
d’organes liés entre eux dont au moins un est équipement non lié à la machine de levage,
mobile et qui sont réunis de façon solidaire permettant le levage de la charge, qui est
en vue d’une application définie”. Cette placé soit entre la machine et la charge, soit
dernière précision signifie que la machine en sur la charge elle-même, ou qui est destiné à
soi doit avoir un usage, une fonction pratique. faire partie intégrante de la charge et est mis
isolément sur le marché. Sont également
• Tombent également sous le groupe machines considérés comme accessoires de levage
au sens strict : les élingues et leurs composants.
• ensembles de machines ou de quasi-
machines qui, afin de concourir à un • chaînes, câbles et sangles : chaînes, câbles
même résultat, sont disposées et et sangles conçus et fabriqués pour le
commandées de manière à être solidaires levage et faisant partie de machines de
dans leur fonctionnement. levage ou d’accessoires de levage.
• machines auxquelles manquent
seulement des organes de liaison au site • dispositif amovible de transmission
d’utilisation ou de connexion aux sources mécanique : composant amovible destiné à la
d’énergie et de mouvement. transmission de puissance entre une machine
• machines prêtes à être installées et qui automotrice ou un tracteur et une autre
ne peuvent fonctionner en l’état qu’après machine en les reliant au premier palier fixe.
montage sur un moyen de transport ou Lorsque ce dispositif est mis sur le marché
installation dans un bâtiment ou une avec le protecteur, l’ensemble est considéré
construction (par exemple une grue sur comme constituant un seul produit.
camion ou un pont-roulant).
• machines destinées au levage de charges Il faut en outre prendre en considération les
et dont la seule force motrice est une éléments suivants :
force humaine directement appliquée.
• l’article 1.2 de la Directive machines
• équipements interchangeables destinés à comprend une liste d’exceptions à son
être assemblés à une machine ou un champ d’application (“machines” exclues de
tracteur par l’opérateur lui-même pour son champ d’application).
modifier sa fonction ou apporter une
fonction nouvelle. • en vertu de l’article 3, des directives
spécifiques couvrant plus spécifiquement
• composants de sécurité mis isolément sur certains risques ont la priorité sur la
le marché (donc non incorporés à une Directive machines. Voir ci-après
machine) et destinés par leur fabricant à “Interfaces avec d’autres directives”.
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7
7• Le champ d’application de la Directive (dans le passé désigné comme machines
machines comprend également les “quasi- destinées à l’incorporation ou l’assemblage).
machines” ne pouvant pas accomplir de Voir ci-après pour les règles spécifiques
manière autonome une certaine fonction pour ces machines.
Les exigences
essentielles de santé et
de sécurité (Annexe I)
Les exigences essentielles de santé nées à l’industrie cosmétique ou pharmaceu-
et de sécurité de la Directive tique, les machines tenues ou guidées à la
machines main, les machines portatives de fixation et
d’autres machines à choc, les machines à
Les machines qui tombent sous le champ bois et matériaux ayant des caractéristiques
d’application de la Directive machines doivent physiques similaires et les machines desti-
répondre aux “exigences essentielles de nées à l’application des pesticides.
sécurité et de santé relatives à la conception 3. Exigences complémentaires pour pallier les
et la construction des machines” qui font dangers dus à la mobilité des machines.
l’objet de l’annexe I de la Directive. 4. Exigences complémentaires pour pallier les
dangers dus aux opérations de levage.
Cette Annexe est subdivisée en six chapitres, 5. Exigences complémentaires pour les
précédés par quelques “Principes généraux” machines destinées à des travaux souter-
importants. Le premier chapitre traite, de rains.
façon générale, l’ensemble des exigences, et 6. Exigences complémentaires pour les
est applicable à toutes les machines. Les machines présentant des dangers particu-
autres chapitres abordent plus liers dus au levage de personnes.
spécifiquement les exigences de santé et de
sécurité complémentaires associés à certains Au moyen de son évaluation des risques, le
types particuliers de machines ou de dangers. fabricant devra déterminer quelles exigences
Ces exigences complémentaires s’appliquent essentielles s’appliquent à sa machine, et s’il y
aux machines ou dangers visés en sus des satisfait de manière correcte par des solutions
exigences du premier chapitre. Ainsi, un défendables. Cette évaluation sera fortement
élévateur à plate-forme mobile autotracté simplifiée dans la mesure où la machine aura
devra, outre le chapitre 1, également satisfaire été conçue et construite conformément à la
aux chapitres 3, 4 et 6. (aux) norme(s) harmonisée(s).
La structure de l’Annexe I est comme suit : Les exigences essentielles de la
Directive machines et des normes
Principes généraux. harmonisées.
1. Exigences essentielles de santé et de
sécurité. Il est typique des directives de la “Nouvelle
2. Exigences complémentaires pour machines approche” pour la libre circulation des produits
destinées à l’industrie alimentaire et machi- que les exigences en matière de conception et
nes destinées à l’industrie cosmétique ou de réalisation de produits soient formulées
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pharmaceutique, pour machines destinées à comme des exigences “fondamentales”, ou
8 l’industrie alimentaire, les machines desti- “essentielles” dans la refonte de la Directive
8machines 2006/42/CE. Le but en est de limiter dent des aspects (B1) ou des dispositifs (B2)
les exigences légales à des objectifs formulés de sécurité spécifiques pertinents pour
de manière générale, définissant les résultats à toute une série de machines ;
atteindre, sans imposer à cet égard des C. normes “machines” pour la sécurité de
solutions techniques (ce qui n’empêche que machines ou groupes de machines spéci-
certaines exigences peuvent être plutôt fiques.
concrètes et spécifiques).
Les normes européennes sont désignées par les
Les détails de l’interprétation et de l’application lettres EN, ou EN ISO pour les normes
des exigences fondamentales sont laissés aux développées conjointement avec l’ISO, suivies
intéressés, avec toutefois une préférence par un numéro et l’année de publication (p. ex. EN
légalement exprimée pour le recours à cet effet ISO 13857:2008). Ces normes sont également
aux dispositions des normes européennes reprises dans le catalogue des organismes
harmonisées sous la forme d’une présomption nationaux de normalisation (traduites ou non) et
légale de conformité aux exigences essentielles leurs références européennes sont alors
correspondantes. Alors que certaines exigences précédées par les indicatifs nationaux (NBN pour
essentielles se limitent à quelques phrases, leur la Belgique), sans en modifier le contenu.
application s’appuie sur une ou plusieurs
normes d’un volume conséquent. Comme pour Les normes A et B sont également appelées
d’autres directives, la liste des normes normes “horizontales”, et les normes C
harmonisées apportant une présomption de “verticales”. Le point de départ le plus efficace
conformité aux exigences essentielles de la lors de l’examen de la conformité d’une machine
Directive machines est publiée périodiquement est, si elle est disponible, la norme appropriée de
dans le Journal officiel de l’Union Européenne. type “C”.
Bien qu’elles ne soient pas obligatoires, les En toute logique le fabricant devrait faire en
normes européennes harmonisées jouent donc sorte que les personnes chargées de la
un rôle important dans l’application des conception et de la construction de machines
directives de la Nouvelle approche : outre le fait aient accès à la version actuelle des normes
que leur utilisation apporte une présomption de harmonisées pertinentes et aient une bonne
conformité, et facilite ainsi entre autres la compréhension du rôle et de l’importance de ces
constitution du dossier technique (voir ci-après), normes.
elles procurent en effet également une
description de “l’état de la technique”. Ceci Pour les aspects non couverts par les normes
signifie également, lorsque le fabricant applique harmonisées, d’autres références possibles
d’autres solutions que celles définies dans la devront être recherchées, telles que des projets
(les) norme(s) pertinente(s), qu’on attend de lui de normes européennes (prEN), des normes
qu’il puisse démontrer que cette solution atteint nationales et internationales, de la littérature
un niveau de sécurité comparable à celui obtenu spécialisée. En toute logique la préférence sera
par l’application de la norme. accordée aux références reflétant au mieux l’état
de la technique tel qu’elle est perçue en Europe.
Les normes harmonisées pour l’application de la Mais leur utilisation n’apporte évidemment pas
Directive machines sont subdivisées en trois de présomption automatique de conformité.
niveaux :
A. “normes de base” applicables à toutes les Pour des problèmes particuliers pour lesquels les
machines (concepts de base, terminologie et compétences suffisantes font défaut au sein de
principes de conception) ; l’entreprise, il est recommandé de faire appel à
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B. normes “génériques” ou “générales” qui abor- des experts externes dans le domaine concerné.
9
9Le dossier technique : la
démonstration
de la conformité
(Annexe VII)
Notions de base à propos du dossier Le “dossier de construction”
technique pour les machines relatif à la conformité du modèle
Avant de mettre sur le marché ou en service Les éléments dont doit être composé le
une machine, le fabricant doit assurer la dossier de construction relatif au modèle sont
disponibilité d’un dossier technique. Ce dossier énumérés au point A.1.a de l’annexe VII. Outre
technique doit satisfaire aux dispositions de certains autres éléments tels les données
l’annexe VII, section A de la Directive machines relatives à la machine, une copie de la notice
(article 5.1). Il doit démontrer que la d’utilisation et de la déclaration CE de
conception et la construction du modèle de conformité, un élément essentiel du dossier
machine sont conformes aux exigences de la de construction est indubitablement la
Directive machines. Pour autant que documentation relative à l’évaluation des
nécessaire à l’évaluation de la conformité, il risques, démontrant la procédure suivie,
doit également apporter une compréhension comprenant les données suivantes :
de la conception, de la fabrication et du
fonctionnement de la machine. • Une liste des exigences essentielles de
santé et de sécurité qui s’appliquent à la
Le dossier technique doit pouvoir être mis à la machine, et
disposition des autorités compétentes des
États membres pendant une période d’au • La description des mesures de protection
moins dix ans après la date de fabrication de la mises en œuvre afin d’éliminer les dangers
machine ou, dans le cas d’une fabrication en recensés ou de réduire les risques
série, de la dernière unité produite. La non- identifiés et, le cas échéant, une indication
présentation du dossier, à la suite d’une des risques résiduels liés à la machine.
demande dûment motivée des autorités
nationales compétentes, peut constituer une En vue de l’analyse des risques, le fabricant
raison suffisante pour douter de la conformité doit successivement procéder aux étapes
de la machine aux exigences essentielles de la suivantes:
directive.
• Fixer les limites des machines,
Outre comme base pour l’évaluation de la • Vérifier quels dangers et quelles situations
conformité par les autorités, le dossier dangereuses peuvent être provoquées,
technique doit également pouvoir être soumis • Évaluer les risques
à l’organisme notifié pour les machines visées • Évaluation des risques afin de déterminer
à l’Annexe IV, en cas d’examen CE de type si une réduction des risques est requise,
selon l’Annexe IX, et en cas d’application de la • Faire disparaître les dangers ou diminuer
procédure d’assurance qualité complète selon les risques
l’Annexe X.
Il importe pour un bon dossier de construction
de démontrer de manière systématique et
crédible, et avec une profondeur suffisante, la
conformité du modèle de machine aux
exigences essentielles de la directive. La
démonstration crédible de la conformité aux
exigences applicables peut entre autres se
faire au moyen d’essais dont les résultats sont
repris dans le dossier de construction. Lors de
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10
10l’application d’une norme de type C, les essais Obligations supplémentaires en
requis sont normalement spécifiés dans la cas de fabrication en série
norme.
En principe le dossier de construction d’une
Si pour la conception et la construction de la machine traite de la conformité du modèle,
machine une norme harmonisée de type C a donc en fait d’un exemplaire (type), alors que le
été appliquée, la constitution de l’élément fabricant (ou son mandataire…) doit
essentiel précité sera grandement facilitée : il évidemment garantir la conformité de chaque
suffira en effet dans ce cas, après avoir exemplaire livré. En cas de fabrication en série,
constaté que la machine tombe sous le champ le dossier technique doit également contenir,
d’application de la norme, de fournir une outre le dossier de construction pour la
description de la façon dont les dispositions conformité du modèle, une description des
de la norme ont été appliquées. Dans certains dispositions internes qui seront mises en
cas, la norme ne couvre pas entièrement œuvre pour veiller à ce que tous les
l’application de la Directive machines à la exemplaires de la machine restent conformes
machine en question. Ceci peut être constaté aux dispositions de la directive. En d’autres
d’une part dans la description du champ mots, il s’agit donc des mesures qui doivent
d’application dans la norme, et de l’autre dans assurer que les machines produites restent
l’annexe informative qui indique le lien entre les identiques au modèle pour lequel le dossier a
dispositions de la norme et la directive, été constitué.
généralement indiquée par deux lettres
(commençant par “Z”). Dans de tels cas, une Bien que ce ne soit pas obligatoire, l’approche
action complémentaire est requise pour les idéale de cette obligation s’appuie sur un
exigences essentielles non couvertes. Les système de qualité certifié (EN ISO 9000). En
dérogations à la norme doivent également l’absence d’un tel système, le fabricant devra
être “défendues” en détail. élaborer ses propres mesures pouvant assurer
un résultat comparable.
Au cas où le fabricant ne désire pas utiliser la
norme harmonisée pertinente (ou Additionnellement à ceci se pose aussi en
lorsqu’aucune norme appropriée n’existe), la pratique le problème de l’évolution du modèle
systématique de la “défense” peut par exemple de machine (changement de fournisseurs,
se baser sur la liste des exigences modifications mineures de la conception, …).
essentielles. Dans ce cas, la “motivation” de la D’une part il convient de respecter la durée de
conformité réclamera en principe plus conservation du dossier de construction du
d’efforts et, le cas échéant, la norme devra modèle originel, et de l’autre de couvrir - en
quand même être utilisée comme référence principe - toute modification par un
pour l’état de la technique (voir ci-dessus). La complément au dossier, ou pour des
meilleure approche consiste donc, si une modifications fondamentales par une nouvelle
norme de type C existe, de la suivre le plus version de ce dernier.
possible ou du moins de l’utiliser comme
référence.
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11Quelques règles supplémentaires pouvoir être reconstitué et mis à
pour le dossier technique disposition dans un délai raisonnable par la
personne mandatée à cet effet dans la
• Le dossier ne doit pas systématiquement déclaration CE de conformité.
être transmis à l’une ou l’autre instance : il
doit seulement pouvoir être produit à toute • Le dossier doit être établi dans une ou
demande motivée des autorités et, pour les plusieurs langues officielles de l’EEE. Ceci
machines de l’annexe IV, dans certains cas peut donc être en danois, mais pas en
à un organisme notifié. La Directive japonais. Une exception à cette règle
machines ne spécifie également pas que le concerne les “notices d’utilisation
dossier technique doit être fourni avec la originelles”, dont le dossier doit contenir
machine. une copie.
• En principe le dossier ne doit pas en • Le dossier ne doit pas nécessairement
permanence être disponible sous forme comprendre toutes les données de
matérielle (certains dessins peuvent par fabrication détaillées des sous-ensembles
exemple se trouver dans une archive à utilisés, sauf si leur connaissance est
dessins, sur support informatique ou sur indispensable pour la vérification de la
papier). Il ne doit également pas se trouver conformité aux exigences essentielles.
sur le territoire de l’EEE. Il doit cependant
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Obligations supplémentaires pour machines de
l’annexe IV (Articles 12.3 et 12.4)
Les machines de l’annexe IV
Pour l’évaluation de la conformité de la plupart des machines, à savoir celles qui ne sont pas visées
par l’annexe IV de la Directive machines, la procédure prescrite est celle du contrôle interne de la
production des machines, nommée “autocontrôle”, sans intervention obligatoire d’instances
externes à l’entreprise.
Des règles supplémentaires s’appliquent cependant à l’évaluation de conformité des machines
énumérées à l’annexe IV “Catégories de machines pour lesquelles il faut appliquer une des
procédures visées à l’article 12, paragraphes 3 et 4” :
1. Scies circulaires (monolames et multilames) pour le travail du bois et des matériaux ayant des
caractéristiques physiques similaires ou pour le travail de la viande et des matériaux ayant des
caractéristiques physiques similaires, des types suivants:
1.1. machines à scier, à lame(s) en position fixe en cours de coupe, ayant une table ou un
support de pièce fixe avec avance manuelle de la pièce ou avec entraîneur amovible;
1.2. machines à scier, à lame(s) en position fixe en cours de coupe, à table-chevalet ou
chariot à mouvement alternatif, à déplacement manuel;
1.3. machines à scier, à lame(s) en position fixe en cours de coupe, possédant par
construction un dispositif d’avance intégré des pièces à scier, à chargement et/ou à
déchargement manuel;
1.4. machines à scier, à lame(s) mobile(s) en cours de coupe, à dispositif d’avance intégré, à
chargement et/ou à déchargement manuel.
2. Machines à dégauchir à avance manuelle pour le travail du bois.
3. Machines à raboter sur une face possédant par construction un dispositif d’avance intégré, à
chargement et/ou à déchargement manuel pour le travail du bois.
4. Scies à ruban à chargement et/ou à déchargement manuel pour le travail du bois et des
matériaux ayant des caractéristiques physiques similaires ou pour le travail de la viande et des
matériaux ayant des caractéristiques physiques similaires, des types suivants:
4.1. machines à scier à lame en position fixe en cours de coupe, à table ou à support de pièce
fixe ou à mouvement alternatif;
4.2. machines à scier à lame montée sur un chariot à mouvement alternatif.
5. Machines combinées des types visés aux sections 1 à 4 et section 7 pour le travail du bois et
des matériaux ayant des caractéristiques physiques similaires.
6. Machines à tenonner à plusieurs broches à avance manuelle pour le travail du bois.
7. Toupies à axe vertical à avance manuelle pour le travail du bois et des matériaux ayant des
caractéristiques physiques similaires.
8. Scies à chaîne portatives pour le travail du bois.
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149. Presses, y compris les plieuses, pour le travail à froid des métaux, à chargement et/ou à
déchargement manuel dont les éléments mobiles peuvent avoir une course supérieure à 6 mm
et une vitesse supérieure à 30 mm/s.
10. Machines de moulage des plastiques par injection ou compression à chargement ou à
déchargement manuel.
11. Machines de moulage de caoutchouc par injection ou compression à chargement ou à
déchargement manuel.
12. Machines pour les travaux souterrains des types suivants:
12.1. locomotives et bennes de freinage;
12.2. soutènements marchants hydrauliques.
13. Bennes de ramassage d’ordures ménagères à chargement manuel, comportant un mécanisme
de compression.
14. Dispositifs amovibles de transmission mécanique, y compris leurs protecteurs.
15. Protecteurs des dispositifs amovibles de transmission mécanique.
16. Ponts élévateurs pour véhicules.
17. Appareils de levage de personnes ou de personnes et d’objets, présentant un danger de chute
verticale supérieure à 3 mètres.
18. Machines portatives de fixation à charge explosive et autres machines à chocs.
19. Dispositifs de protection destinés à détecter la présence de personnes.
20. Protecteurs mobiles motorisés avec dispositif de verrouillage destinés à être utilisés dans les
machines mentionnées sections 9, 10 et 11.
21. Blocs logiques assurant des fonctions de sécurité.
22. Structures de protection contre le retournement (ROPS).
23. Structures de protection contre les chutes d’objets (FOPS).
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15Les procédures d’évaluation de de son dossier technique. En cas de résultat
conformité pour machines de positif de l’examen, l’organisme notifié remet
l’annexe IV une “déclaration d’examen CE de type” au
demandeur. Sur base de cette déclaration, le
• Pour les machines qui ne sont pas ou fabricant doit rédiger pour chaque machine sa
seulement partiellement construites selon propre déclaration de conformité (la
les normes harmonisées, ou lorsque les déclaration d’examen CE de type se limite en
normes harmonisées ne couvrent pas effet au type).
toutes les exigences essentielles
applicables de la Directive machines, le La déclaration d’examen CE de type doit être
fabricant a le choix entre deux possibilités : conservée par les deux parties durant 15 ans.
• L’examen CE de type selon l’annexe IX, Tous les 5 ans l’organisme notifié doit évaluer
complété par le contrôle interne de la la validité de la déclaration et éventuellement
production selon le point 3 de l’annexe en prolonger la durée de validité.
VII (conformité de machines
individuelles), ou Le fabricant doit veiller à ce que la machine
• La procédure de l’assurance qualité satisfasse à l’état de la technique. Il doit en
complète selon l’Annexe X. outre informer l’organisme notifié de toutes les
modifications apportées au type de manière à
• Si les machines sont entièrement permettre à l’organisme de juger si la
construites selon les normes harmonisées déclaration reste valable. Inversement,
qui couvrent l’application complète des l’organisme notifié doit informer le fabricant de
exigences essentielles pertinentes toutes les modifications importantes qui
imposées à la machine, le fabricant a, outre peuvent avoir des conséquences sur la validité
les procédures décrites ci-dessus, de la déclaration.
également la possibilité d’opter pour la
même procédure que celle s’appliquant aux
machines non énumérées à l’annexe IV, à La procédure d’assurance qualité
savoir le contrôle interne de la conception complète
et de la production selon l’annexe VIII (donc
sans intervention d’un organisme notifié). Il s’agit de la procédure d’évaluation de la
conformité des machines visées à l’annexe IV
au moyen d’un système d’assurance qualité
L’examen CE de type pour machines complète selon l’annexe X. Le système de
de l’annexe IV qualité doit couvrir la conception, la
fabrication, le contrôle final et les essais de la
Il s’agit de la procédure selon l’annexe IX, au machine. L’organisme notifié doit à cette
cours de laquelle un organisme notifié occasion évaluer et approuver le système de
constate et déclare qu’un modèle qualité, et veiller à son application.
représentatif de la machine visée à l’annexe IV
(le “type”) satisfait aux dispositions de la Le fabricant doit demander l’évaluation de son
Directive machines. système de qualité auprès d’un seul organisme
notifié de son choix. Il doit à cet effet mettre à
Le fabricant doit demander cet examen disposition la documentation de son système
auprès d’un seul organisme notifié de son de qualité, ainsi que le dossier technique d’un
choix. Il doit à cette fin mettre à disposition un modèle de chaque catégorie de machines
exemplaire du type pour examen, accompagné visées à l’annexe IV qu’il désire fabriquer. La
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16conformité du système de qualité à la norme Vinçotte est un organisme notifié pour la
harmonisée pertinente apporte ici aussi une plupart des machines de l’annexe IV.
présomption de conformité.
L’organisme notifié effectue des contrôles
périodiques afin de veiller au maintien et à
l’application du système de qualité par le
fabricant. Ces contrôles périodiques doivent
être planifiés de telle sorte qu’après chaque
période de trois ans tous les composants du
système aient été contrôlés. L’organisme
notifié peut en outre effectuer des visites
inopinées chez le fabricant.
L’organisme notifié
Des organismes notifiés sont notifiés par les
états membres pour les interventions
obligatoires pour les machines de l’annexe IV :
en application de 2006/42/CE pour l’examen
CE de type et / ou l’évaluation des systèmes
de qualité et la surveillance de l’application de
ces systèmes. Ils peuvent être notifiés pour
une ou plusieurs des machines énumérées à
l’annexe IV. Les critères de notification des
organismes sont définis à l’annexe XI. Les
états membres “notifient” à la Commission de
l’UE et aux autres états membres quels
organismes ils ont notifiés, et pour quelles
interventions spécifiques. Les organismes se
voient attribuer un numéro d’identification par
la Commission.
Bien que la notification des organismes
notifiés et la surveillance de leur
fonctionnement soit national, il n’y a,
contrairement aux services externes pour
contrôles techniques, aucune restriction
territoriale à la compétence des organismes,
et le fabricant peut pour les interventions
obligatoires faire appel à n’importe quel
organisme notifié pour le domaine technique
concerné. Les déclarations et rapports
délivrés sont valables dans tous les pays de
l’EEE.
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17Le marquage CE et la
“plaque signalétique”
sur la machine
(Article 16 et Annexe III)
Chacune des machines • Le nom commercial et l’adresse complète
visées ici doit, en signe du fabricant et, le cas échéant, de son
ultime de conformité à mandataire ;
toutes les directives • La désignation de la machine (c.à.d. le nom
applicables, porter le usuel pour la catégorie de machines à
marquage CE selon le modèle représenté. Ce laquelle le modèle spécifique de machine
marquage CE n’est pas délivré par l’une ou appartient) ;
l’autre instance officielle, mais doit être • La désignation de la série ou du type ;
apposé par le fabricant ou son mandataire de • Le numéro de série, s’il est attribué ;
manière “visible, lisible et indélébile” à • L’année de construction, c’est-à-dire
proximité immédiate du nom du fabricant ou l’année au cours de laquelle le processus de
de son mandataire et à l’aide de la même fabrication a été terminé.
technique. Ainsi, un lien clair est établi entre le
fabricant et le marquage CE. Ces données doivent éventuellement être
complétées lorsque la machine est destinée à
Lorsque la procédure d’assurance qualité être utilisée dans une atmosphère
complète a été appliquée à des machines de potentiellement explosive, ou par toute autre
l’annexe IV, le marquage “CE” doit être information nécessaire à une utilisation sûre.
immédiatement suivi du numéro Lorsqu’un élément de la machine doit être
d’identification de l’organisme notifié manutentionné, au cours de son utilisation,
concerné. avec des moyens de levage, sa masse doit
également être mentionnée. Certaines normes
Outre le marquage CE, les données suivantes de type C contiennent également des
doivent au moins être apposées sur chaque dispositions à propos de ces données
machine : complémentaires.
La déclaration CE de
conformité
(Annexe II.1.A et II.2)
Lors de sa mise sur le marché et / ou en linguistique. Il est bon à savoir que les mêmes
service, chaque machine doit être exigences linguistiques s’appliquent au manuel
accompagnée d’une déclaration CE de devant accompagner la machine lors de la
conformité, établie par le fabricant ou son livraison de celle-ci.
mandataire.
Cette déclaration porte bien entendu sur la
L’original de la déclaration doit être rédigé machine dans l’état dans lequel elle est mise
dans une ou plusieurs langues officielles de sur le marché. Le fabricant de la machine ou
l’EEE. En l’absence d’un original de la son mandataire doit conserver l’original de la
déclaration dans une des langues officielles du déclaration pendant une période d’au moins
pays de destination, une “traduction de dix ans après la dernière date de fabrication
l’original de la déclaration” dans une de ces de la machine.
langues doit être fournie par le fabricant ou
son mandataire, ou à défaut par celui qui Des détails à propos du contenu de la
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introduit la machine dans cet espace déclaration CE de conformité sont fournis à
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18l’annexe II.1.A de la Directive machines. doit contenir le nom et l’adresse (dans l’EEE)
de celui qui est mandaté pour la constitution
La déclaration CE de conformité doit, outre la du dossier technique.
conformité aux dispositions de la Directive
machines, également déclarer la conformité Désormais le lieu et la date de rédaction de la
aux autres directives applicables. déclaration doivent être mentionnés.
En cas d’intervention d’un organisme notifié La personne acceptant la mission de signer la
pour une machine de l’annexe IV, la déclaration déclaration devrait, si elle n’est pas elle-même
doit également contenir des informations responsable de la conception et de la
concernant l’organisme notifié, et, en cas construction de la machine, au moins s’assurer
d’examen CE de type, le numéro de la qu’il y ait une probabilité raisonnable,
déclaration d’examen CE de type. confirmée par un dossier adéquat, que la
machine satisfasse aux exigences essentielles
Une nouveauté dans la refonte de la Directive des directives.
machines 2006/42/CE est que la déclaration
Obligations pour
quasi-machines (Article 13)
Jusque et y compris dans la directive 98/37/ machines, mais la spécificité est que la
CE (comme modifiée par la 98/79/CE), il était démonstration de la conformité se limite
question de machines destinées à aux exigences essentielles que le fabricant
l’incorporation ou à l’assemblage, ne pouvant mentionne dans sa déclaration comme
pas fonctionner de manière autonome. Les satisfaites.
obligations légales du fabricant de telles
machines se limitaient à la délivrance d’une • La livraison de la quasi-machine avec une
déclaration dont l’élément essentiel fut une “déclaration d’incorporation” selon l’annexe
interdiction de mise en service avant la mise II.1.B. Outre “l’interdiction de mise en
en conformité aux dispositions de la directive service” existant déjà et qui est conservée,
de l’ensemble dans lequel la machine fut la spécificité de cette déclaration est entre
incorporée ou de l’assemblage. autres que le fabricant doit mentionner
quelles exigences essentielles de la
La définition de base de telles machines ne Directive machines s’appliquent et ont été
pouvant pas fonctionner par elles-mêmes n’a satisfaites et par ailleurs qu’il s’engage à
pas changé en essence, mais la refonte de la fournir, si les autorités compétentes en
Directive 2006/42/CE parle de “quasi- font la demande, les informations
machines”. En outre les obligations liées à la pertinentes concernant la quasi-machine.
mise sur le marché de ces quasi-machines ont
été étendues. Elles comprennent en grandes • La fourniture avec la quasi-machine d’une
lignes ce qui suit : “notice de montage” en vue d’un
assemblage correct. Cette notice doit être
• La constitution d’un dossier technique rédigée dans une langue officielle de l’EEE
selon l’annexe VII.B. Ce dossier est en acceptable pour l’acheteur.
quelque sorte comparable à celui pour les
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La déclaration d’incorporation et la notice de • que le fabricant délivre une notice
montage doivent être jointes au dossier d’utilisation traitant le plus d’aspects
technique de la machine assemblée. possibles de l’utilisation de la quasi-
machine.
Bien que les obligations du fabricant d’une
quasi-machine aient été considérablement Il est clair que la conformité avec toutes les
étendues, il demeure important pour l’acheteur exigences essentielles n’étant pas reprises
(qui devra signer une déclaration de dans la déclaration d’incorporation doit être
conformité pour l’ensemble assemblé) garantie par l’acheteur de la quasi-machine.
d’obtenir par voie contractuelle : L’achat d’une quasi-machine n’est par
• que le fabricant déclare le plus possible la conséquent jamais un point final.
conformité à toutes les exigences
essentielles dont la satisfaction ne dépend
pas de l’incorporation, et
Assemblage de
machines et
construction
d’installations
complexes
Dans de nombreux cas des machines sont En général, pour l’application de la Directive
assemblées, ou des installations complexes machines, l’ensemble réalisé doit être
sont réalisées sur mesure chez l’utilisateur, à considéré comme une machine “normale”, pour
partir de machines ou quasi-machines laquelle “quelqu’un” devra intervenir comme
achetées. La responsabilité du projet peut fabricant, avec la responsabilité de la
alors par exemple reposer sur le conformité, de la constitution du dossier
commanditaire, le fournisseur (d’une partie) technique, de la rédaction et de la signature de
des machines de base, un bureau la déclaration globale de conformité, de
d’ingénierie… l’application du marquage CE…
Pour être considéré comme un assemblage, Dans de telles situations, il est conseillé que le
les critères suivants s’appliquent: commanditaire prête une attention suffisante
• L’assemblage remplit une fonction entre autres à :
commune, par exemple la fabrication d’un • La détermination, dès le début du projet, de
produit donnée; celui qui agira comme “fabricant” au sens
• Les machines assemblées sont de la Directive.
fonctionnellement ainsi reliées que de ce • Dans la mesure où la conformité des
fait, il est possible que des risques machines ou quasi-machines achetées est
apparaissent, de telle sorte qu’une garantie, le travail du “fabricant final” pourra
évaluation des risques est nécessaire pour être facilité. Il convient surtout d’y apporter
l’assemblage complet; de l’attention à l’achat de quasi-machines
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• L’assemblage dispose d’un système de (voir ci-dessus).
commande commun 21
21Relations entre la
Directive machines et
d’autres directives
Ci-après un certain nombre de directives de Directive 93/42/CE relative aux dispositifs
l’EU pouvant avoir une importance pour les médicaux (Modifiée par 2007/47/CE)
machines sont mentionnées (2) (3). Chaque fois
la relation de principe entre ces directives et la En vertu de l’article 3 de la Directive machines
Directive machines est indiquée. cette dernière ne s’applique pas aux machines
tombant sous le champ d’application de la
Directive 2006/95/CE relative au matériel Directive Dispositifs médicaux. Il convient ici
électrique destiné à être employé dans de noter que l’article 3 de la Directive
certaines limites de tension (Directive Dispositifs médicaux modifiée spécifie que
Basse Tension) toutes les exigences pertinentes de la
Directive machines qui ne figurent pas dans la
En vertu de l’article 1.2.k) de la Directive Directive Dispositifs médicaux sont
machines, il convient d’appliquer cette d’application.
directive au lieu de la Directive machines dans
le cas de certaines machines électriques, tels Directive 95/16/CE relative aux
que les appareils ménagers utilisés à des fins ascenseurs
privées. Sur base de l’exigence essentielle
1.5.1. de l’annexe I de la Directive machines, En vertu de l’article 3 de la Directive machines
les équipements électriques à basse tension cette dernière ne s’applique pas aux
d’autres machines doivent satisfaire aux ascenseurs et composants de sécurité
exigences techniques de la Directive basse tombant sous le champ d’application de la
tension, mais pas à l’évaluation de conformité Directive ascenseurs. Il convient ici de noter
y relative (ainsi la Directive basse tension ne que la section 1.1 de l’annexe I de la Directive
peut pas être mentionnée dans la déclaration Ascenseurs spécifie que toutes les exigences
CE de conformité). pertinentes de la Directive machines qui ne
figurent pas dans la Directive ascenseurs sont
Directive 88/378/CE relative à la sécurité d’application.
des jouets
La Directive machines s’applique également
En vertu de l’article 3 de la Directive machines aux ascenseurs exclus du champ d’application
cette dernière ne s’applique pas aux machines de la Directive ascenseurs pour autant qu’ils
tombant sous le champ d’application de la ne soient pas exclus de celui de la Directive
Directive jouets. machines.
Directive 89/686/CEE relative aux Directive 2000/9/CE relative aux
Équipements de Protection Individuelle installations à câbles transportant des
(EPI) personnes
En vertu de l’article 3 de la Directive machines En vertu de l’article 3 de la Directive machines
cette dernière ne s’applique pas aux machines cette dernière ne s’applique pas aux
tombant sous le champ d’application de la installations à câbles transportant des
Directive EPI. personnes tombant sous le champ
d’application de la Directive Installations à
câbles. La Directive machines s’applique en
revanche à certaines installations à câbles
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22 2
Ce récapitulatif n’indique en principe que la référence des directives de base, et non les éventuelles Directives modifiant
22 ces directives de base.
3
Récapitulatif basé sur le projet de commentaires de la Directive machines 2006/42/CE.Vous pouvez aussi lire