Communications orales - STGE

 
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

                               Résumés des communications
               23ème   Congrès National de la Société de Gastro-Entérologie
                                 Du 10 au 12 octobre 2019
Communications orales
1-Polypes diminutifs du recto-sigmoïde : Est-ce qu'une taille inférieure à 3mm permet de mieux prédire la
nature histologique des lésions ?

Chayma Jemmali, Dorra Trad, Meriam Sabbah, Asma Ouakaa, Norsaf Bibani, Hela Elloumi, Dalila Gargouri.
Service de gastro-entérologie Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
Les polypes diminutifs, définis comme inférieurs à 5 mm, présentent un risque de dégénérescence très
faible. Leur résection avec analyse anatomo-pathologique systématique sont associées à un coût élevé.

Objectifs :
Le but de notre travail est de déterminer la nature histologique des polypes diminutifs du recto-sigmoïde,
particulièrement ceux de taille
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

2-Carcinome hépatocellulaire sur cirrhose virale: Comparaison des différents scores pronostics.

Manel Yakoubi, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Norsaf Bibani, Hela Elloumi, Asma Ouakaa, Dalila Gargouri.
Service de gastro-entérologie Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
Le carcinome hépatocellulaire (CHC) sur foie de cirrhose, notamment virale, représente la troisième cause de
mortalité par cancer dans le monde. Diverses classifications de prédiction de survie des malades atteints de
CHC ont été élaborées afin de guider la démarche thérapeutique et d'évaluer le pronostic des patients. Parmi
elles, on peut citer la Barcelona Clinic Liver Cancer (BCLC), Okuda, Cancer of the Liver Italian Program (CLIP),
ainsi que le grade Albumine Bilirubine (Albi).
Cependant, aucun consensus n'émerge sur le choix de celle à adopter dans la pratique courante.

Objectifs :
Le but de notre étude était d'évaluer les performances de ces quatre scores pronostics chez les patients
atteints de CHC développé sur cirrhose virale.

Matériel et méthodes :
Une étude rétrospective descriptive colligeant les patients ayant un CHC sur cirrhose virale, entre 2002 et
2018, a été réalisée. Les variables ont été analysées par le logiciel SPSS 21.0. La survie a été étudiée selon
Kaplan Meier. La comparaison des courbes de survie a été effectuée par le test du Log rank. La sensibilité et
la spécificité de chaque score a été évaluée par les courbes ROC. Une association de variable était
considérée comme statistiquement significative si p
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

3-Concordance entre l'élastométrie impulsionnelle, le score APRI et le score FIB-4 au cours de l'hépatite
chronique virale C.

Khouloud Lassoued, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Asma Ouakaa, Nawel Bellil, Héla Elloumi, Norsa Bibani,
Dalila Gargouri.
Service de gastro-entérologie Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
L'évaluation du degré de la fibrose hépatique est nécessaire au cours de la prise en charge des patients ayant
une infection virale chronique C. Cette évaluation repose de plus en plus sur des méthodes non invasives.
L'élastométrie impulsionnelle représente l'examen de référence pour évaluer le degré de fibrose au cours des
hépatites chroniques C. Cependant la place des scores simples et non coûteux basés sur des marqueurs
sériques reste à déterminer.

Objectifs :
L'objectif de ce travail était d'étudier la concordance entre les résultats de l'élastométrie impulsionnelle
(Fibroscan®) et deux scores biologiques :Aspartate aminotransferase -to-Platelet Ratio Index (APRI) et Fibrosis-
4 index (FIB-4) chez des patients ayant une hépatite chronique C.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective (Juin 2015-Mai 2018) incluant tous les patients ayant une hépatite
chronique C pour lesquels une évaluation préthérapeutique du degré de la fibrose par élastométrie
impulsionnelle a été réalisée. Après revue des dossiers des patients, le score APRI a été calculé selon la
formule : « [ASAT/limite supérieure de la normale]/taux de plaquettes [109/L] × 100 ». Le score FIB4 a été
calculé selon la formule : âge (ans) × ASAT [U/l]/ (taux de plaquettes [109/l] × (ALAT [U/l]) 1/2). Une étude de
la concordance entre les différents tests a été menée selon le test de Pearson en utilisant le logiciel SPSS 22.0.
Une association de variables était considérée comme statistiquement significative si p
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

4-Evaluation de la qualité de vie des patients suivis pour cirrhose hospitalisés dans un service de
gastroentérologie.

Fatma Ben Farhat, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Nawel Bellil, Norsaf Bibani, Héla Elloumi, Asma Ouakaa,
Dalila Gargouri.
Service de gastro-entérologie Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
La qualité de vie liée à la santé (HRQoL) est un concept subjectif, multidimensionnel, qui prend en compte les
différents aspects de la vie de l'individu. Il s'agit d'un élément très important au cours de la cirrhose qui peut
de par les décompensations et les complications, avoir un retentissement marqué sur la qualité de vie.

Objectifs :
L'objectif de notre étude est d'évaluer la qualité de vie des patients suivis pour cirrhose hospitalisés dans un
service de gastro-entérologie.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude prospective incluant 30 patients suivis pour cirrhose. Afin de déterminer la qualité de vie
liée à la santé, le questionnaire SF -36 et le score HAD ont été utilisés.

Résultats :
Parmi les patients inclus dans notre étude, l'âge moyen était de 59,3ans, le sex Ratio était à 1. Les
comorbidités étaient notées dans 66,6%. 86,6% avaient une cirrhose décompensée. La cirrhose n'était pas
compliquée de CHC. Les patients étaient hospitalisés en hôpital du jour dans 16,6% des cas, 63,3% étaient
hospitalisés en longue durée et 20% en unité des soins intensifs. Un score physique et mental inférieur à 50
était noté dans respectivement 50% et 33,3% des cas. Les limites inférieures étaient de 18,75 et 24,5. 56,6%
des patients souffraient d'anxiété et 23,3% de dépression.

Conclusion :
Un nombre significatif de patients suivis pour cirrhose ont une qualité de vie altérée qui touche surtout le
score physique. Ceci peut être expliqué par l'asthénie provoquée par la maladie, mais surtout par les
décompensations et les complications fréquentes au cours de cette pathologie chronique. Il est essentiel de
proposer un soutien psychologique et une réadaptation à l'effort chez ces patients.

                                                                                                                    4
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

5-Habitudes alimentaires des patients atteints de la maladie de Crohn en rémission :résultats d'une étude
contrôlée.

Nadia Ben Mustpha, Hela Ben Youssef, Asma Laabidi, Marwa Hafi, Monia Fekih, Jalel Boubaker.
Service de Gastroentérologie A, Hôpital la Rabta.

Introduction :
La maladie de Crohn est une maladie chronique qui est caractérisée par la survenue de poussées
entrecoupant des périodes de rémission. Bien qu'il n'existe pas de données sur une association entre
l'alimentation et la survenue de troubles digestifs et/ ou poussée chez les malades en rémission, on remarque
qu'ils ont tendance à continuer à suivre le régime sans résidus (RSR) même après induction de la rémission et
qu'ils s'imposent des auto-restrictions incluant plusieurs aliments dans le but de contrôler leur maladie,
influençant ainsi leurs états nutritionnels.

Objectifs :
Comparer le régime alimentaire des patients atteints de la maladie de Crohn en rémission au régime
alimentaire d'un groupe témoin.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude descriptive transversale comparative qui s'est déroulée sur une période d'un mois incluant
un groupe de 45 patients pris en charge au service de gastro entérologie « A » de l'hôpital la Rabta pour
maladie de Crohn, qui étaient en rémission clinique stable depuis au moins 6 mois au moment de l'enquête et
ayant le même traitement de fond depuis également 6 mois et un groupe de 40 de volontaires sains ajustés
selon l'âge, le sexe et l'IMC recrutés parmi les personnels de santé. Les patients suivis pour une maladie
périnéale exclusive ont été exclus. Des questionnaires portant sur les habitudes alimentaires, l'attitude et les
croyances des patients sur leur régime et son incidence sur leur maladie ainsi qu'une enquête alimentaire de
type histoire alimentaire ont été posés pour tous les sujets.

Résultats :
Dans le groupe des patients atteints de maladie de Crohn, 71% étaient âgés de 17 à 40 ans, la majorité avait
une atteinte iléale (38%), 33% atteinte colique et 24% avait une atteinte iléocolique. La moitié était sous
Azathioprine et 47% avaient eu une résection intestinale. L'apport énergétique moyen pour les 2 groupes
avoisinait les 2080 Kcal. De même, l'apport en macronutriments était comparable entre les deux groupes et
adapté aux recommandations. Les apports en fibres et en micronutriments étaient significativement plus
faibles chez les malades par rapport aux témoins ainsi que la consommation des produits laitiers,
légumineuses, légumes et fruits, fruits oléagineux, fritures, épices et boissons gazeuses.
Nous avons constaté que nos patients s'imposaient des restrictions alimentaires multiples (exclusion totale
ou consommation de façon peu fréquente) concernant particulièrement le lait et ses dérivés, les fruits et les
légumes et les légumineuses. En effet, 11% parmi eux continuaient à suivre strictement le même régime sans
résidus prescrit au moment des poussées et tous les autres patients l'avaient à peine élargi en continuant à
exclure les fibres, les légumes et les fruits.
Les raisons pour lesquelles nos malades évitaient certains aliments sont multiples. Elles étaient
principalement représentées par la peur de déclencher des troubles digestifs dans 77% des cas. 56 % des
malades croyaient que les fibres et le lait affectaient négativement leur maladie et pouvaient déclencher
des troubles digestifs. 44% avaient déclaré que les aliments évités leurs donnaient des troubles digestifs et
ces derniers ont été exclus après une seule tentative de réintroduction chez 75% des patients et ce à cause
de symptômes digestifs mineurs mais rapportés à la maladie.
En stratifiant les patients selon l'âge, le sexe ou les caractéristiques de la maladie (localisation, traitement,
antécédents de chirurgie), nous n'avons pas trouvé de facteur prédictif à ces restrictions alimentaires

                                                                                                                     5
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

Par ailleurs, chez 23% des patients, le régime a été totalement occulté par le médecin lors des consultations. En
outre, et malgré la discussion avec le médecin concernant l'alimentation, 46% se sont tournés vers d'autres
sources telles que l'entourage, les autres malades, les médias et l'internet pour retrouver des informations sur
leur régime.

Conclusion :
Notre étude montre que le régime alimentaire des patients ayant une maladie de Crohn en rémission souffre
de plusieurs carences dues à des exclusions alimentaires multiples. Les résultats suggèrent qu'un régime
déséquilibré devrait être décelé afin d'éviter les carences d'apport en micronutriments observées et souligne
l'importance de la communication sur le régime alimentaire lors des consultations.

                                                                                                                   6
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

6-La rémission endoscopique est-elle corrélée à la rémission histologique dans la rectocolite
hémorragique ?

Maroua Ben Abbes, Mouna Medhioub, Saloua Nechi, Chiraz Chaabane, Amal Khssiba, Moufida
Mahmoudi, Emna Chelbi, Lamine Hamzaoui, Mohamed Moussadek Azzouz.
Service de gastroentérologie,hôpital Mohamed Taher Maamouri,Nabeul.
Service d’anatomopathologie, hôpital Mohamed Taher Maamouri,Nabeul.

Introduction :
La cicatrisation muqueuse au cours de la rectocolite hémorragique(RCH) est un objectif thérapeutique
majeur. Il a été démontré que cette cicatrisation muqueuse réduisait le risque de rechute, de recours à la
chirurgie et de dégénérescence. Mais, une inflammation microscopique peut être observée même en cas
d'une maladie endoscopiquement quiescente.

Objectifs :
L'objectif de notre travail était de déterminer la corrélation entre la rémission endoscopique et histologique
chez les patients atteints de RCH et de déterminer les facteurs prédictifs de rechute au cours du suivi.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective allant de janvier 2012 à décembre 2018 et qui a été menée dans le service
de gastroentérologie et d'anatomopathologie de l'hôpital Mohamed Taher Maamouri. Nous avons inclus les
patients atteints de RCH en rémission clinique depuis au moins 6 mois et ayant bénéficié d'une coloscopie de
surveillance. La rémission endoscopique était définie par un Mayo score
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

7-Etude immunohistochimique de l'expression du récepteur c-met dans l'adénocarcinome gastrique.

Mouna Medhioub, Maria Kabbage, N Ayedi, salsabil Attafi, Haifa Tounsi, Amal Khsiba, Moufida
Mahmoudi, Amira Jaballah, A Saaidi, Houda Bel Fekih, Emna chelbi, Hssan Tounisi, Sonia Abdelhak, samir
Boubaker, Lamine Hamzaoui, Mohamed Moussadek Azouz.
Service de Gastro-Entérologie, hôpital Mohamed Taher Maamouri - Nabeul.
Service d'Anatomie Pathologique Humaine et Expérimentale, Laboratoire de Génomique Biomédicale et
Oncogénétique, Institut Pasteur de Tunis.
Unité de Carcinologie Médicale, hôpital Mohamed Taher Maamouri - Nabeul.
Service d'Anatomie Pathologique, hôpital Mohamed Taher Maamouri - Nabeul.
Service de Chirurgie, hôpital Mohamed Taher Maamouri - Nabeul.

Introduction :
Le récepteur c-MET est un récepteur de la famille des tyrosines kinase impliqué dans la carcinogénése des
tumeurs gastriques. En effet, le couple recpteur C-met /ligand 'HGF (Hepatocyte Growth Factor) permet
l'activation des voies de signalisation, favorisant la croissance des cellules tumorales, l'angiogenèse et
l'invasion des cellules tumorales. Ce récepteur représente actuellement un facteur pronostique et une piste
potentielle des chimiothérapies ciblées du cancer de l’estomac.

Objectifs :
Le but de cette étude était d'évaluer le profil immunohistochimique de l'expression du HGFR dans le
carcinome gastrique et sa valeur pronostique.

Matériel et méthodes :
On a mené une étude descriptive prospective incluant des patients, consentants, suivis dans le service de
gastroentérologie de Nabeul pour adénocarcinome gastrique. L’étudeimmuno-histochimique a été réalisée à
l'institut Pasteur en collaboration avec l'équipe du service d'anatomie pathologique de Nabeul. Un anticorps
primaire monoclonal (Mouse monoclonal Antibody) de classe IgM a été utilisé « clone BF12-Biopole». Le
marquage a été révélé par le kit de détection « Novolink,Polymer,DetectionSystems-Biopole».

Résultats :
On a inclut 39 patients dont 24 de sexe masculin. Ils étaient âgés en moyenne de 51 ans. La localisation de la
tumeur était antrale dans 30,6% des cas et antro-fundique dans 38,9% des cas .Le type histologique était
diffus dans 51% des cas et bien différenciée dans 15% des cas. L'expression du récepteur c-met était forte
chez 20,6% des patients, modérée dans 7,7% des cas et faible chez 17,9 % des patients.
Une sur expression du récepteur c-met était plus fréquente dans le type diffus (63,6%) par rapport au type
intestinal (27,2%) et mixte (9,1%). La forte expression du récepteur c-met était associée au sexe féminin
(p=0,043), au type diffus de la tumeur (p=0,036) et au degré de différenciation (p=0,034). Aucune
association significative n'a été notée pour l'âge, le siège de la tumeur et le stade de la maladie.

Conclusion :
Dans notre étude, on a objectivé une surexpression du récepteur c-Met chez les patients atteints de cancer
gastrique. Ces résultats sont en faveur d'une éventuelle utilisation de ce récepteur comme marqueur
pronostique et cible thérapeutique dans notre population. Cependant, une plus grande cohorte est nécessaire
afin de valider ces résultats.

                                                                                                                  8
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

Communications affichées commentées

1-Facteurs prédictifs de lithiase difficile de la voie biliaire principale.

Abdelwahab Nakhli, Meriam Sabbah, Asma Ouakaa, Dorra Trad, Nawel Bellil, Norsaf Bibani, Hela Elloumi,
Dalila Gargouri.
Service de Gastro-entérologie, Hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
La cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique(CPRE) avec sphinctérotomie et extraction des
calculs par ballon ou panier de Dormia représente le traitement de référence de la lithiase de la voie biliaire
principale. Lorsque la clairance de la VBP ne peut être obtenue par ces techniques dites standards on parle
de lithiase difficile.

Objectifs :
L'objectif de cette étude était de déterminer la prévalence des lithiases difficiles et de préciser les facteurs
prédictifs de lithiase difficile au cours de la CPRE.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective incluant tous les patients ayant eu une CPRE pour lithiase de la voie biliaire
principale avec papille naïve au service de gastro entérologie de l'Hôpital Habib Thameur, durant la période
allant de janvier 2014 à décembre 2017. Les patients ayant une pathologie tumorale bilio-pancréatique ou
ayant des troubles de la coagulation n'ont pas été inclus dans l'étude. Les données épidémiologiques, cliniques
et para-cliniques ont été recueillies et les facteurs prédictifs d'échec de clairance de la VBP ont été recherchés
par analyse uni et multivariée (logiciel SPSS, p significatif si
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

2-Evaluation du score HKLC dans une cohorte tunisienne.

Abdelwahab Nakhli, Rym Ennaifer, Bochra Bouchabou, Houda Ben Nejma.
Service de Gastro-entérologie, Hôpital Mongi Slim, La Marsa.

Introduction :
Plusieurs scores pronostiques du carcinome hépatocellulaire (CHC) ont été proposés dans le but d'orienter le
traitement. La classification BCLC (Barcelona Clinic Liver Cancer) est la plus utilisée en Tunisie. L'HKLC (Hong
Kong Liver Cancer) est une classification prometteuse, validée sur des cohortes asiatiques et européennes.

Objectifs :
L'objectif de notre étude était d'évaluer la performance du score HKLC dans une cohorte tunisienne et de la
comparer au score BCLC.

Matériel et méthodes :
Etude rétrospective ayant rapporté entre janvier 2011 et juin 2019 les cas de CHC sur cirrhose hospitalisés
dans un centre Tunisien. Le score HKLC a été calculé chez tous les patients. Sa performance a été évaluée par
les courbes ROC et a été comparé à celle du score BCLC.

Résultats :
Nous avons colligé 111 patients dont l'âge moyen était de 61 ans [17-88 ans] avec un sex ratio H/F=1,77.
L'étiologie de la cirrhose la plus fréquente était virale : C (49%) et B (35%). Les circonstances de découverte
étaient : un dépistage (44%), des douleurs abdominales (22%), une ascite (17,5%). Les stades de Child-
Pughétaient : A (43%), B (38%), C (19%). Environ la moitié des patients était à un stade curatif selon les
critères de Milan (n=50). La survie à 1an, 3 ans et 5 ans était respectivement de 59%, 25% et 11%. L'analyse
des courbes ROC a montré que le score HKLC avait une bonne spécificité et sensibilité dans la prédiction de la
mortalité (AUC=0,817 [0.710-0.924]). Cependant ce score reste moins performant que le score BCLC
(AUC=0,874 [0.787-0.960]).

Conclusion :
Les résultats de notre étude suggèrent que le score HKLC est un score performant avec une bonne
spécificité et sensibilité. Cependant ce score reste moins performant que le score BCLC.

                                                                                                                  10
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie
3-Prévalence, impact et facteurs prédictifs de l'insuffisance hépatique aigue sur chronique chez une
population de cirrhotiques décompensés.

Fatma Ben Farhat, Rym Ennaifer, Soumaya Nsibi, Bochra Bouchabou, Myriam Ayari, Houda Ben Nejma.
Service d'hépato-gastro-entérologie Hôpital Mongi Slim La Marsa.

Introduction :
La décompensation aiguë de la cirrhose (DAC) est définie par l'apparition récente d'une ascite, ou d'un épisode
d'encéphalopathie hépatique(EH), une hémorragie digestive(HD), ou un épisode infectieux. Il existe
actuellement deux catégories de DAC : la première dite traditionnelle ou simple, de bon pronostic et la seconde,
appelée «acute on-chronic liver failure»(ACLF) plus complexe et de mauvais pronostic : elle est définie par une
décompensation hépatique aigue associée au moins à une défaillance d'organe d'origine extra-hépatique. Cette
nouvelle entité devient de plus en plus fréquente chez les patients cirrhotiques hospitalisés pour une
décompensation oedématoascitique(DOA).

Objectifs :
Notre objectif était de déterminer les facteurs prédictifs de développement de l'ACLF chez ces patients et
d'évaluer son impact.

Matériel et méthodes :
Il s'agissait d'une étude rétrospective colligeant tous les patients cirrhotiques hospitalisés pour DOA sur une
période de 4 ans (2015-2019). Nous avons exclu les patients ayant un carcinome hépatocellulaire. Le
diagnostic de l'ACLF ainsi que ses grades ont été défini selon les critères de l'étude CANONIC ; Grade 1 :
Défaillance rénale isolée ou défaillance d'organe isolée associée à une dysfonction rénale (créatinine ?15mg et
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

4-Place des marqueurs non invasifs de fibrose au cours de l'hépatite chronique B dans une population
Tunisienne.

Nour Elleuch, Aida Ben Slama, Sara Hamdi, Aya Hammami, Hanen Jaziri, Wafa Dahmani, Wafa Ben Ameur,
Sami Hmila, Ahlem Braham, Salem Ajmi, Mehdi Ksiaa, Ali Jmaa.
Service de gastro-entérologie CHU Sahloul, Sousse.

Introduction :
L'évaluation de la sévérité de l'atteinte hépatique conditionne le pronostic et les indications thérapeutiques au
cours de l'hépatite chronique B. La biopsie hépatique était jusque-là comme le test de référence pour
l'appréciation de l'étendue de la fibrose et de l'inflammation, mais possède certaines limites. De nombreuses
méthodes non invasives sont actuellement largement disponibles et de plus en plus implantées dans la
pratique clinique courante.

Objectifs :
Evaluer et comparer les performances diagnostiques du fibroscan, FIB4, APRI et GPR pour prédire la fibrose
significative au cours de l'hépatite chronique B dans une population Tunisienne.

Matériel et méthodes :
Etude prospective analytique, étalée sur une période de 3 ans allant de janvier 2015 à décembre 2017,
menée au service de gastroentérologie du centre hospitalo-universitaire Sahloul de Sousse portant sur des
patients suivis pour une hépatite chronique B.
La performance diagnostique de chacun des marqueurs de fibrose a été analysée en utilisant le test de
corrélation de Pearson et la courbe ROC (receiver operating curve) pour les comparer. Les valeurs
diagnostiques des scores ont été calculées grâce aux indices informationnels habituels : la sensibilité, la
spécificité, les valeurs prédictives positives (VPP) et négative (VPN) et les aires sous la courbe (AUROCs). La
valeur seuil pour la prédiction de la fibrose significative a été choisie à partir de la courbe ROC. Elle
correspond à la valeur pour laquelle la sensibilité et la spécificité sont maximales.

Résultats :
Au total, 43 patients ont été inclus. L'âge moyen était de 38 ans avec un sexe ratio H/F= 1,1. Une cytolyse a
été trouvée chez 20,9% des patients. Selon le score de Metavir, 30 patients avaient une fibrose absente ou
minime, 13 patients avaient une fibrose significative et 3 patients avaient une fibrose sévère. Seuls le
fibroscan et le FIB4 étaient corrélés avec une fibrose significative (p=0,001 et 0,04 respectivement) et
semblaient être fiables pour la détection de la fibrose significative (AUROC de 0,76 et 0,74 respectivement).
Pour un seuil de 6,5 KPa, le fibroscan avait la meilleure sensibilité (76%). Pour un seuil de 1,45, le FIB 4 avait la
meilleure spécificité (83,3%). Ces 2 méthodes avaient les meilleures VPN (83,3%). Le fibroscan et le FIB4
permettrait ainsi d'éviter les biopsies hépatiques chez 81,3% et 76,7% des patients respectivement. Le score
APRI et le GPR n'étaient pas de bons marqueurs pour prédire une fibrose significative (AUROC à 0,58 et 0,54)
respectivement. En utilisant un cut-off de 0,5 pour le score APRI et 0,32 pour le GPR, ces marqueurs avaient
une faible VPP 35% et 32,3% respectivement. Ils permettraient toutefois d'éviter les biopsies hépatiques chez
55,8% et 41,8% des patients respectivement.

Conclusion :
Dans notre population d'étude, le fibroscan et le FIB4 semblent être fiables pour la détection de la fibrose
hépatique significative au cours de l'hépatite chronique virale B. Un nombre de patients plus important est
nécessaire pour confirmer ces résultats et déterminer les valeurs seuils.

                                                                                                                     12
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

5-Application du score de Toronto dans la prédiction du risque de CHC chez les cirrhotiques.

Fatma Ben Farhat, Rym Ennaifer, Soumaya Nsibi, Bochra Bouchabou, Myriam Ayari, Houda Ben Nejma.
Service d'hépato-gastro-entérologie Hôpital Mongi Slim La Marsa.

Introduction :
La cirrhose nécessite une surveillance régulière et stricte pour prévenir et détecter à temps les différentes
complications. L'une de ses complications est le carcinome hépatocellulaire (CHC). Les recommandations
actuelles sont de pratiquer une échographie abdominale tous les six mois pour la surveillance du CHC chez
tous les cirrhotiques. Néanmoins, le risque de CHC varie avec l'âge, le sexe et l'étiologie. Le score de Toronto,
en utilisant ces différentes variables, vise à prédire le risque de CHC chez les patients suivis pour cirrhose.

Objectifs :

L'objectif de notre étude était d'appliquer le score de Toronto dans notre population de cirrhotiques et de les
classer en fonction du risque de dégénérescence.

Matériel et méthodes :

Il s'agit d'une étude rétrospective colligeant les patients cirrhotiques hospitalisés dont la cirrhose évoluait
depuis plus que six mois sur une période de 5ans, de 2014 à 2019. Nous avons exclu les patients ayant eu un
CHC inaugural. Le score de Toronto était calculé chez tous les patients, il comporte l'âge, le sexe, l'étiologie et
les plaquettes. Le risque était ensuite stadifié en faible (Score 240) selon l'étude menée par les experts canadiens de l'Université de Toronto.

Résultats :
Cent-un patients ont été inclus dans cette étude, avec un sex ratio (H/F= 50/51). L'âge moyen était de 59,3
ans. 42 patients ont développé un CHC. Le délai moyen entre la cirrhose et le CHC était de 4,5 ans. Les
étiologies de la cirrhose étaient : hépatite C (43,5%), hépatite B (16,8%), stéatopathie non alcoolique et
alcooliques (16,3%), dysimmunitaire (3,9%). Pour le groupe des patients ayant eu un CHC, 57% étaient de
sexe masculin, l'étiologie la plus fréquente était la cirrhose post virale C (59,5%) surtout en absence de
traitement antiviral (44%) et en deuxième lieu la cirrhose post virale B (21,4%). Le score de Toronto était
calculé chez tous les cirrhotiques. Un risque faible de CHC (
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

6-Evaluation d'un score français prédictif de colectomie dans l'année suivant le diagnostic de colite aiguë
grave dans une population Tunisienne.

Sara Hamdi, Nour Elleuch, Aya Hammami, Aida Ben Slama, Wafa Ben Ameur, Wafa Dahmani, Hanen Jaziri,
Ahlem Braham, Salem Ajmi, Mehdi Ksiaa, Ali Jmaa.
Service de gastro-entérologie CHU Sahloul, Sousse.

Introduction :
La colite aiguë grave (CAG) constitue une complication classique de la rectocolite hémorragique (RCH). A l'ère
de la biothérapie, la place de la colectomie est bien définie dans la prise en charge de la CAG, néanmoins le
moment auquel la réaliser reste difficile à estimer.

Objectifs :
Evaluer un score prédictif de colectomie dans l'année qui suit le diagnostic de CAG.

Matériel et méthodes :
Tous les patients hospitalisés au service de gastro-entérologie de l'hôpital Sahloul pour une CAG compliquant
une rectocolite hémorragique ont été rétrospectivement colligés entre Janvier 2007 et Décembre 2016. Un
score prédictif de recours à la chirurgie dans l'année a été calculé pour tous les patients. Ce score comporte 4
items : l'infection à Clostridim difficile, le traitement antérieur par anti-TNF et/ou thiopurines, une albuminémie
< 30 g/L à l'admission, une protéine C réactive > 30 mg/L après 5 jours de traitement médical intensif de
première ligne. Chaque item côte un point avec un score final calculé de 0 à 4.

Résultats :
Nous avons inclus 80 patients d'âge moyen 34 ,9 ± 14 ,5 ans (14 -73) avec sex ratio de 0,77. Le risque cumulé de
colectomie à 1 an était de 43,7 % (35 patients). Parmi les 47 patients ayant un score supérieur ou égal à 2, 26
ont été opéré (55,3%) et seulement 9 (27,7%) patients parmi les 33 ayant un score inférieur à 2 ont eu une
colectomie. Un score >= 2 était significativement prédictif de colectomie (55,3 % vs 27,2 % ; p=0,021).

Conclusion :
Dans notre étude, ce score était un outil simple pour sélectionner dès le 5ème jour de la prise en charge d'une
CAG les malades à haut risque de colectomie. Une étude prospective à large échelle serait nécessaire pour
valider ce score français dans notre population Tunisienne.

                                                                                                                    14
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

7-Particularités cliniques et évolutives de l’infection spontanée du liquide d’ascite chez le cirrhotique.

Houssaina Jlassi, Dorra Trad, Meriam Sabbah, Norsaf Bibani, Hela Elloumi, Asma Ouakaa, Dalila Gargouri.
Service de gastroentérologie, hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
L’infection spontanée du liquide d'ascite (ISLA) est une urgence diagnostique et thérapeutique, qui constitue un tournant
évolutif dans l'histoire naturelle de la cirrhose.
Le but de cette étude est de déterminer la prévalence de l’ISLA chez les patients cirrhotiques, d’identifier les facteurs
prédictifs de mauvaise réponse thérapeutique, de relever les facteurs de risque de récidive et d’évaluer son
retentissement sur le pronostic de la maladie.

Méthodes :
Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre Janvier 2003 et Décembre 2017 incluant les cirrhotiques hospitalisés au
service de Gastro-entérologie de l’Hôpital Habib Thameur pour prise en charge d’un premier épisode d’ISLA. Une analyse
uni et multivariée a été réalisée pour déterminer s’il existe des facteurs prédictifs de mauvaise réponse thérapeutique au
cours de l’épisode infectieux. La survenue d’une récidive et son délai par rapport à la première ISLA ont été relevés. Les
facteurs de risque associés ont été recherchés et l’influence de la récidive d’ISLA sur la survie a été étudiée chez des
patients qui étaient sous prophylaxie secondaire. Un p
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

8-Bithérapie versus quadrithérapie concomitante pour le traitement de l’infection chronique à Helicobacter
Pylori.

Asma Sabbek, Nour Elleuch, Aida Ben Slama, Aya Hammami, Hanen Jaziri, S Hmila, Ahlem Braham, Salem
Ajmi, Mehdi Ksiaa, Ali Jmaa.
Service de gastro-entérologie CHU Sahloul, Sousse.

Introduction :
Le traitement de l’infection chronique à Hélicobacterpylori (HP) est confronté ces dernières années au
problème d’antibiorésistance émergente, diminuant l’efficacité des schémas thérapeutiques adoptés à des taux
inacceptables.
Le but de notre étude était de comparer le taux de l’éradication de HP après une quadrithérapie concomitante
ou une bithérapie à forte dose.

Méthodes :
Il s’agissait d’une étude prospective colligeant les patients ayant consulté ou séjourné au service de
gastroentérologie de Sahloul et ayant une infection chronique à HP documentée par l’examen histologique. Les
patients étaient répartis de façon aléatoire dans deux groupes de traitement selon un ratio 1:1 : soit la
bithérapie (B-14 : amoxicilline 1g x3 /jr + ésoméprazole 40 x2 /jr pendant 14 jours), soit la quadrithérapie
concomitante (Q-14 : amoxicilline 1g x 2 /jr + clarithromycine 500mg x 2 /jr + métronidazole 500mg x 2 / jr +
ésoméprazole 20 x 2 /jr pendant 14 jours). Le contrôle de l’éradication a été réalisé par deux méthodes :
examen histologique et recherche d’antigène HP dans les selles.

Résultats :
Cent vingt patients éligibles ont été inclus avec 60 dans chaque groupe. L’âge moyen était de de 49,5 ans ± 15,6
ans [18 - 78 ans] pour le groupe B-14 versus 42,2 ans ± 17,7 ans [18-76 ans] pour le groupe Q-14. Le sexe ratio
était de 0,39 (H/F= 17/43) versus 0,46 (H/F=19/41) respectivement. Aucune différence statistiquement
significative n’a été retrouvée entre les deux groupes concernant les caractéristiques sociodémographiques, les
habitudes de vie, les facteurs de risques d’antibiorésistance primaire, l’indication de la fibroscopie
œsogastroduodénale ainsi que les constations endoscopiques et histologiques. La B-14 a achevé un meilleur
taux d’éradication de HP par rapport à la Q-14 en intention de traiter (78,3% versus 53,3%, p=0,004) ainsi qu’en
per protocole (90,4% versus 65%, p=0,003) avec une différence statiquement significative. De même,
l’observance thérapeutique ainsi que la tolérance étaient meilleures en cas de B-14 (p=0,001, p
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

Posters Electroniques
❖ ENDOSCOPIE
1-Peut-on prédire la qualité de la préparation colique lors de l'endoscopie digestive basse ? A propos d'une
étude rétrospective monocentrique.

Chayma Jemmali, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Norsaf Bibani N, Asma Ouakaa, Hela Elloumi, Dalila Gargouri.
Service de Gastro-Entérologie, hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
La préparation colique optimale est un critère de qualité prioritaire de l'endoscopie digestive basse. En effet,
une préparation colique médiocre diminue le taux de détection d'adénomes (TDA), allonge la durée de
l'examen et augmente ainsi le risque de complications.

Objectifs :
Le but de notre travail est d'identifier les facteurs prédictifs de mauvaise préparation colique chez les patients,
afin de pouvoir y remédier.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective comparative, incluant tous les patients ayant eu une coloscopie au service
d'endoscopie digestive de l'hôpital Habib Thameur, sur une période de 6 mois (Mars-Aout 2018).
Un régime sans résidus trois jours avant l'examen a été prescrit, ainsi qu'une préparation colique classique
par 4Litres de polypethylène glycol (PEG), à prendre la veille de l'examen.
Les instructions concernant le régime et les modalités de la préparation colique ont été expliquées aux patients
par les infirmiers du service, avec un papier manuscrit remis à chaque patient lors de la prise du rendez-vous.
La qualité de la préparation colique était évaluée selon le score de Boston (BBPS), et jugée
optimale à partir d'un score BBPS>=7. Les patients étaient divisés en deux groupes :
Groupe 1 : Les patients ayant un score de Boston=7)
Une étude comparative (logiciel SPSS, test khi 2 et Fisher, p significatif si
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

Conclusion :
Dans notre expérience, les sujets âgés ayant des comorbidités (notamment le diabète) étaient les plus
susceptibles d'avoir une mauvaise préparation le jour de la coloscopie.
Des protocoles d'information et de préparation personnalisés pour ces patients devraient être préconisés par
le personnel médical et paramédical, afin de garantir une meilleure exploration du colon.

                                                                                                                18
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

2 - Traitement endoscopique des polypes colorectaux.

Chayma Jemmali, Dorra Trad, Meriem Sabbah, Asma Ouakaa, Norsa Bibani, Hela Elloumi, Dalila Gargouri.
Service de Gastro-Entérologie, hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
L'exérèse endoscopique constitue le traitement de choix des polypes colorectaux et diminue ainsi le risque du
cancer colorectal.

Objectifs :
Le but de notre travail est d'étudier les différentes modalités d'exérèse endoscopique des polypes
colorectaux et d'évaluer l'efficacité de cette dernière, à travers notre expérience.
Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective sur une période de 3 ans (Mars 2016-Mars 2019), incluant tous les patients
ayant eu une polypectomie colique, à l'unité d'endoscopie digestive de l'hôpital Habib Thameur.

Résultats :
Nous avons inclus 202 patients qui présentaient 473 polypes. L'âge moyen des patients était de
61,93±11.5 ans avec un sex- ratio H/F de 1.92. La plupart des polypes étaient sessiles (Is selon PARIS)
(79.3%), diminutifs (74.6%), et de localisation distale (66.1%).
Les adénomes étaient les plus fréquents (48%), suivis par les lésions festonnées (33.7%), dont 86.2% étaient
hyperplasiques.
La technique de polypectomie la plus utilisée était la biopsie-exérèse à la pince froide (75.9%), suivie par la
mucosectomie (14.8%) et l'anse diathermique (9.3%). Une exérèse en monobloc était obtenue pour 221
polypes (46.7%), toutes techniques confondues.
Pour les adénomes, 11.5% avaient une composante villeuse et 4% une dysplasie de haut grade. Les marges de
résection étaient saines pour 146 polypes (58.6%). 6 polypes ont nécessité un complément de résection en
raison de marges adénomateuses, et 2 en raison de la présence d'un adénocarcinome à l'histologie.
Sur 473 polypectomies, 11 ont été compliqué par un saignement au cours de l'acte, 3 par une perforation
nécessitant une chirurgie en urgence, et 2 par une hémorragie post polypectomie.

Conclusion :
Dans notre série, le traitement endoscopique des polypes colorectaux était efficace dans la majorité des cas
avec une faible morbidité pour les patients.

                                                                                                                  19
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

3 - La rétrovision rectale : critère de qualité de la coloscopie ?

Manel Yakoubi, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Nawel Bellil, Norsa Bibani, Hela Elloumi, Asma Ouakaa, Dalila
Gargouri.
Service de Gastro-Entérologie, hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
La jonction anorectale est une zone souvent mal explorée en vision axiale à la coloscopie. Certains experts
recommandent ainsi la réalisation systématique de la rétrovision rectale et la considèrent comme étant un
critère de qualité de la coloscopie.
Objectifs :
Le but de notre étude était d'évaluer l'intérêt de la réalisation systématique de la rétrovision rectale au cours
de la coloscopie.

Matériel et méthodes :
Nous avons mené une étude prospective incluant les coloscopies réalisées de Septembre 2018 à Juin 2019 au
sein du service de gastroentérologie de l'hôpital Habib Thameur. La rétrovision rectale a été
systématiquement réalisée. Les coloscopies incomplètes et celles avec une mauvaise préparation (Boston
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

4 - Facteurs influençant le taux de détection des adénomes (TDA) au cours des coloscopies de dépistage
et de surveillance.

Chayma Jemmali, Meriam Sabbah, Dorra Trad, Asma Ouakaa, Norsa Bibani, Hela Elloumi, Dalila Gargouri.
Service de Gastro-Entérologie, hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
Le taux de détection des adénomes (TDA) est défini comme le taux de coloscopies avec au moins un
adénome. Il est inversement corrélé au risque de cancer colorectal dit d'intervalle (CCRI) et donc de décès
par CCRI. Ce paramètre (TDA) est un critère de qualité prioritaire, particulièrement pour les coloscopies de
dépistage et de surveillance.

Objectifs :
Le but de notre travail est d'évaluer le TDA et le taux de détection de polypes (TDP), défini par le taux de
coloscopies avec au moins un polype, et de déterminer les facteurs influençant ces différents paramètres.

Matériel et méthodes :
Il s'agit d'une étude rétrospective, sur une période de 2 ans (2017-2018), incluant les patients ayant eu une
coloscopie totale, colligés dans l'unité d'endoscopie digestive de l'hôpital Habib Thameur.
Nous avons déterminé, les TDP et du TDA. Les données épidémio-cliniques relatives aux patients ainsi que les
données endoscopiques et histologiques ont été recueillies.
Une étude statistique descriptive puis analytique (logiciel SPSS, test khi 2 et Fisher, p significatif si =7.
Les TDP et TDA étaient respectivement de 30.7% et 22.2%.
Les TDP et TDA étaient plus élevés avec l'âge (54.8 Vs 61.6 ; p
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

5- Traitement endoscopique du kyste hydatique hépatique rompu dans les voies biliaires: à propos de 62
cas.

Manel Yakoubi, Mouna Medhioub, Amal Khsiba, Moufida Mahmoudi, Lamine Hamzaoui, Msadek Azzouz.
Service de gastroentérologie, hôpital Mohamed Tahar Maamouri, Nabeul.

Introduction :
Le kyste hydatique du foie est une affection parasitaire qui reste endémique dans les pays du pourtour
méditerranéen. Ses complications sont dominées par la rupture, notamment dans les voies biliaires. Le
traitement chirurgical de cette complication est grevé d'une morbi-mortalité non négligeable.

Objectifs :
Le but de notre étude était d'évaluer l'apport de la cholangiopancréatographie rétrograde (CPRE) dans la
prise en charge des kystes hydatiques du foie rompus dans les voies biliaires

Matériel et méthodes :
Nous avons mené une étude rétrospective descriptive colligeant tous les patients traités, entre 2013 et
2019, par CPRE pour kyste hydatique du foie rompu dans les voies biliaires.

Résultats :
Soixante-deux patients ont été colligés parmi un total de 846 CPRE réalisées (soit 7,32%). L'âge moyen était
de 47,2 ans avec des extrêmes allant de 19 à 87 ans. Le sex-ratio (H/F) était de 0,82. L'angiocholite aigue
était la principale indication de la CPRE (79,04%). Ailleurs, elle était réalisée chez 13 patients (soit 20,96%)
ayant une fistule biliaire externe non tarie en post-opératoire. La voie biliaire principale a pu être
cathétérisée dans 95,16% des cas. Une extraction de matériel hydatique a été réalisée chez 13 patients.
L'évolution était marquée par la survenue d'une pancréatite aigüe chez deux patients. Aucun cas
d'hémorragie ou de perforation post CPRE n'a été noté. L'évolution à long terme était favorable chez tous
les patients.

Conclusion :
Le traitement endoscopique du kyste hydatique rompu dans les voies biliaires est une alternative
thérapeutique efficace, avec un faible taux de complications immédiates (3,22%) et une bonne évolution à
long terme.

                                                                                                                  22
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

6- Apport de La cholangiopancréatogaphie rétrograde dans le traitement des complications du pancréas
divisum.

Manel Yakoubi, Mouna Medhioub, Amal Khsiba, Moufida Mahmoudi, Lamine Hamzaoui, Msadek Azzouz.
Service de gastroentérologie, hôpital Mohamed Tahar Maamouri, Nabeul.

Introduction :
Le pancréas divisum est la malformation congénitale du pancréas la plus fréquente. Elle est secondaire à
l'absence de fusion des ébauches pancréatiques ventrale et dorsale au cours des premières semaines de
l'embryogenèse. La cholangiopancréatogaphie rétrograde (CPRE), utilisée auparavant comme outil
diagnostique, joue actuellement un rôle dans le traitement des formes symptomatiques.

Objectifs :
Le but de notre étude était d'évaluer l'efficacité de la CPRE dans la prise en charge du pancréas divisum
symptomatique.

Matériel et méthodes :
Nous avons mené entre 2013 et 2019, une étude rétrospective descriptive colligeant tous les patients ayant
eu une CPRE pour un pancréas divisum symptomatique.

Résultats :
Cinq patients ont été colligés. Trois hommes et deux femmes. L'âge moyen était de 48,8 ans. Le pancréas
divisum était révélé chez tous les patients par des poussées de pancréatite aigüe. Celles-ci étaient
récidivantes dans 3 cas. La papille accessoire n'a pu être cathétérisée que chez 3 patients. Elle a permis
l'extraction de débris lithiasiques dans deux cas. Une prothèse pancréatique en queue de cochon a été
placée chez le troisième patient en raison de la présence d'un calcul de 12mm. Les suites de la CPRE étaient
simples chez tous les malades.

Conclusion :
Malgré les difficultés techniques de la CPRE en cas de pancréas divisum symptomatique, celle-ci reste
l'outil thérapeutique de première intention avec un taux de succès de 60% dans notre étude.

                                                                                                               23
23ème Congrès National de Gastro-Entérologie

7- Prévalence et facteurs associés aux polypes hyperplasiques gastriques.

Haithem Yacoub, Norsaf Bibani, Dorra Trad, Meriam Sabbah Mériam, Héla Elloumi, Asma Ouakaa, Dalila
Gargouri.
Service de Gastro-entérologie Hôpital Habib Thameur, Tunis.

Introduction :
La découverte d'un polype gastrique (PG) lors d'une endoscopie digestive haute n'est pas rare et elle est
habituellement fortuite. La prévalence des polypes gastriques est estimée entre 0,5% à 23% de l'ensemble
des endoscopies digestives hautes. Les PG sont dominés par les polypes hyperplasiques (PH) suivis par ceux
glandulo-kystiques.

Objectifs :
Le but de notre travail était d'analyser le profil épidémiologique, endoscopique et histologique des PG et en
particulier des polypes hyperplasiques.

Matériel et méthodes :
Nous avons effectué une étude rétrospective sur une période de 10 ans (janvier 2008 - décembre 2017),
incluant 86 patients consécutifs, ayant un ou plusieurs polypes (s) gastrique (s) qui a (ont) été diagnostiqué (s)
lors d'une endoscopie digestive haute. Les données épidémio-cliniques, les caractéristiques endoscopiques,
thérapeutiques et évolutives ont été colligées.

Résultats :
Quatre-vingt-six patients ont été inclus dans notre étude. Le sex-ratio (H/F) était de 0,34 : 22 hommes et 64
femmes. L'âge moyen de nos patients était de 58,1 ans avec des extrêmes allant de 18 ans à 84 ans. La
principale motivation de l'endoscopie digestive haute était les épigastralgies notées chez 30 patients (34,9%)
suivies par une dyspepsie (n=16, 18,6%) et une anémie (24,4%). Au total, nos patients avaient 141 polypes
dont 127 ont été étudiés histologiquement. La taille moyenne des polypes était de 6 mm. Parmi les 127
polypes étudiés histologiquement, 68 étaient des polypes hyperplasiques (53,5%), 23 polypes (18,1%) étaient
des polypes glandulo-kystiques sporadiques et 7 polypes correspondaient à des adénomes (5,5%). La majorité
des PH avait une taille >= 5 mm (55,9%), sessiles dans 81% des cas et de localisation non fundique chez 50%
des malades. En les comparant aux autres types histologiques, il n'existait pas de corrélation entre les polypes
hyperplasiques, l'âge moyen (p=0,753) et le sexe des patients (p=0,577). Une infection à HP a été retrouvée
chez 30 patients (65,2%) avec PH. Un seul cas de dysplasie de bas grade au niveau du polype a été rapporté et
un autre cas de dysplasie a été noté en analysant la muqueuse fundique avoisinante. En analysesunivariée et
multivariée, les 3 facteurs suivants étaient associés aux polypes hyperplasiques : la présence d'une anémie
(p=0,022), le caractère unique des polypes (p=0,025) et une taille des polypes >= 5 mm (p=0,048). Tous les PH
>= 10 mm ont été réséqués soit par mucosectomie ou par polypectomie à l'anse diathermique en fonction de
leur aspect endoscopique. Pour les polypes inférieurs à 10 mm, 26 (38,2%) ont été uniquement biopsiés et 32
(47%) ont été réséqués. Une comparaison des résultats histologiques entre la biopsie et le polype en entier a
été effectuée pour 13 polypes. Le taux de concordance était de 93% pour les polypes hyperplasiques (13
polypes parmi 14). Un cas de PH a été pris à tort pour une muqueuse inflammatoire avec une gastrite
chronique lors des biopsies.
Conclusion :
Dans notre étude, les polypes hyperplasiques représentent le type histologique prédominant parmi les
polypes gastriques. Ils sont associés à la présence d'une anémie, au caractère unique des polypes et à une
taille >= 5 mm.

                                                                                                                    24
Vous pouvez aussi lire
DIAPOSITIVES SUIVANTES ... Annuler