DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE - Intradel
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DÉCLARATION
ENVIRONNEMENTALE
DÉCLARATION
ENVIRONNEMENTALE
INTRADEL – DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
Siège social et bureaux
Pré Wigi, 20
4040 HERSTAL
Tél. : + 32 4 240 74 74
Fax : + 32 4 248 11 42
intradel@intradel.be . ASSOCIATION INTERCOMMUNALE DE TRAITEMENT DES DÉCHETS LIÉGEOIS
. SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE À RESPONSABILITÉ LIMITÉE
Registre des personnes morales . ASSOCIATION DE COMMUNES
RPM Liège 0219.511.295DÉCLARATION
ENVIRONNEMENTALE 2015
(Données 2014-2015)
INTRADEL
GESTION DES RECYPARCS.
BIOCENTRE DE JENEFFE (CENTRE DE COMPOSTAGE)
UNITÉ DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DES DÉCHETS
MÉNAGERS ET ASSIMILÉS À HERSTAL.
CENTRE D’ENFOUISSEMENT TECHNIQUE DE CLASSE 2
À HALLEMBAYE.
. ASSOCIATION INTERCOMMUNALE DE TRAITEMENT DES DÉCHETS LIÉGEOIS
. SOCIÉTÉ COOPÉRATIVE À RESPONSABILITÉ LIMITÉÉ
. ASSOCIATION DE COMMUNESToutes les infos, les numéros de téléphone et les personnes de contact sont sur notre site : www.intradel.be
DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
TABLE DES MATIÈRES
I. PRÉFACE 5
II. PRÉSENTATION DE L’INTERCOMMUNALE 5
III. LA POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE 6
IV. LE SYSTÈME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL D’INTRADEL (S.M.E.) 7
IV.1. L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE 7
IV.2. LA DÉFINITION DES OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX 7
IV.3. COMMUNICATION INTERNE 7
IV.4. COMMUNICATION EXTERNE 8
IV.5. VEILLE RÉGLEMENTAIRE 9
V. LES RECYPARCS 10
V.1. LES PARAMÈTRES IMPORTANTS RELATIFS AUX RECYPARCS 11
V.2. L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DES RECYPARCS 13
V.3. LES OBJECTIFS D’AMÉLIORATION DES RECYPARCS 14
V.4. PERFORMANCES 20
V.4.1.Indicateurs de base 20
V.4.2.Qualité du service (bilan des plaintes) 21
V.4.3.Taux de recyclage/valorisation des déchets collectés 21
V.5. ACCIDENTS & SITUATIONS D’URGENCE 22
VI. LE BIOCENTRE DE JENEFFE 23
VI.1.
PARAMÈTRES IMPORTANTS RELATIFS AU BIOCENTRE DE JENEFFE 23
VI.2.
L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DU BIOCENTRE DE JENEFFE 24
VI.3.
LES OBJECTIFS D’AMÉLIORATION DU BIOCENTRE DE JENEFFE 28
VI.4.
PERFORMANCES 29
VI.4.1.Indicateurs de base 29
VI.4.2.Emissions d’odeurs 31
VI.4.3.Les rejets d’eaux usées 32
VI.4.4.Extension du centre de compostage 32
VI.5. ACCIDENTS 32
VII. L’UNITÉ DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE DES DÉCHETS (U.V.E.) 33
VII.1. PARAMÈTRES IMPORTANTS RELATIFS À L’UVE 33
VII.2. L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DE L’UNITÉ DE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE 35
VII.3. LES OBJECTIFS D’AMÉLIORATION DE L’U.V.E. 38
VII.4. PERFORMANCES 41
VII.4.1.Indicateurs de base 42
VII.4.2.Emissions atmosphériques 42
VII.4.3.Odeurs 50
VII.4.4.Rejets des eaux usées 50
VII.5. ACCIDENTS 50
VII.6. CONTRÔLES DES APPORTS PAR CAMION 50
VIII. LE CENTRE D’ENFOUISSEMENT TECHNIQUE (C.E.T.) 51
VIII.1. PARAMÈTRES IMPORTANTS RELATIFS AU C.E.T. 51
VIII.2. L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DU CET D’HALLEMBAYE 52
VIII.3. LES OBJECTIFS D’AMÉLIORATION DU C.E.T. 52
VIII.4. PERFORMANCES 57
VIII.4.1.Indicateurs de base 57
VIII.4.2.Biogaz (CH4) 57
VIII.4.3.Odeurs 61
VIII.4.4.Rejets d’eaux usées 61
VIII.5. ACCIDENTS 61
VIII.6. CONTRÔLES DES APPORTS PAR CAMION 61
IX. COMMENT NOUS CONTACTER ? 61
X. ENREGISTREMENT EMAS 61
XI. GLOSSAIRE 62
DÉCLARATION DE VALIDATION EMAS 68
3INTRADEL 4
DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
I. PRÉFACE
La présente déclaration validée par VINÇOTTE, organisme accrédité, traduit l’engagement d’INTRADEL à gérer ses recyparcs,
son Biocentre de Jeneffe, son unité de valorisation énergétique de déchets et son centre d’enfouissement technique de classe
2 dans le cadre d’un Système de Management Environnemental et d’Audit conforme au règlement européen EMAS III n° CE
1221/2009. L’objectif est d’inscrire à terme l’ensemble de ses activités dans un tel système.
Elle s'inscrit pleinement dans les valeurs de l'Intercommunale et dans sa participation active au développement durable en ses
aspects environnementaux, économiques et sociaux.
Plus concrètement, cette déclaration environnementale répond au souci d’INTRADEL de mener sa mission de traitement des
déchets en conformité avec la réglementation tout en améliorant continuellement ses performances en termes d’impacts
environnementaux directs et indirects.
Par sa mise en œuvre, INTRADEL s’engage à maîtriser ces impacts et à y répondre par la mise à jour régulière de la présente. Une
nouvelle déclaration sera rédigée en 2017.
Sa large diffusion aux parties intéressées contribuera à assurer la transparence et la lisibilité des activités de l’Intercommunale.
D’autre part, les remarques éventuelles seront prises en compte dans la prochaine Déclaration.
Luc Joine Jean-Géry Godeaux
Directeur général Président du Conseil d’administration
5INTRADEL
II. PRÉSENTATION III. LA POLITIQUE
DE L'INTERCOMMUNALE ENVIRONNEMENTALE1
Le domaine d'application de notre enregistrement EMAS concerne INTRADEL, soucieuse de ses responsabilités à l’égard de
le siège social pour le pilotage de l'organisation et la gestion des l’environnement, s’est engagée dans une politique de respect de la
recyparcs (voir liste en annexe), le Biocentre de Jeneffe, l'unité de réglementation et d’amélioration continue en la matière ainsi que
valorisation énergétique d'Herstal et le centre d'enfouissement dans un souci de transparence vis-à-vis de la population.
technique d'Hallembaye. Les deux cent cinquante-cinq
collaborateurs de l'intercommunale y sont impliqués. Afin de concrétiser cette volonté, nous nous engageons à :
La présentation détaillée des activités de l'Intercommunale est l’amélioration continue des performances en matière
reprise sur notre site internet www.intradel.be et dans notre d’environnement. Une de nos priorités est de limiter au
rapport annuel (consultable sur notre site internet) dont la présente maximum la pollution (atmosphère, sol, eau) engendrée par
Déclaration environnementale constitue le complément. Nous nos activités. Ceci est mis en œuvre continuellement au travers
invitons le lecteur à s'y référer. d’un souci permanent de prévention de la pollution par une
sensibilisation du personnel et de nos sous-traitants, ainsi que
par le choix de solutions de traitement dans le cadre de nos
activités.
la fixation d’objectifs environnementaux visant à réduire les
nuisances atmosphériques, olfactives, les rejets en eaux usées
générés par nos activités et à améliorer la propreté de nos sites.
le respect des réglementations et des permis relatifs à nos
activités par une veille législative permettant d’anticiper
sur toute nouvelle législation relative à nos activités et par
une communication continue avec le personnel et les sous-
traitants concernés.
la mise en œuvre d’une communication optimale avec
la population afin de répondre à ses attentes en matière
d’information environnementale.
Afin d’atteindre ces objectifs de manière efficace, nous nous
sommes engagés à mettre en œuvre un Système de Management
Environnemental et d’audit qui rencontre les exigences d’EMAS III
n° CE 1221/2009.
1 Première version le 11-06-01, modifiée le 19-09-01, 24-06-02, le 19-01-07, le 13-03-08 et le 23-08-2012 (signatures)
6DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
IV. LE SYSTÈME DE CE 1221/20092 afin de pouvoir garantir la légalité et l'efficacité de sa
MANAGEMENT
gestion environnementale. L’objectif est d’y inscrire l’ensemble de
nos activités, et notamment nos activités en termes de prévention
ENVIRONNEMENTAL
et de collectes.
D’INTRADEL (S.M.E.)
Ce système de management est une méthodologie de travail
mise en place en vue de maîtriser et d’améliorer continuellement
l’impact de nos activités sur l’environnement. Il consiste à réaliser
l'inventaire de la législation applicable et l’analyse des impacts
sur l'environnement des activités concernées. De cette analyse,
INTRADEL porte une attention constante à l'environnement et ce qualifiée d'environnementale et régulièrement mise à jour, sont
dans l'ensemble de ses activités. Pour ses quatre principaux outils issus divers objectifs environnementaux d'amélioration.
que sont ses recyparcs, son Biocentre de Jeneffe, son unité de
valorisation énergétique de déchets et son centre d’enfouissement Le schéma ci-dessous précise les composantes de ce système ainsi
technique de classe 2, elle a mis en place un système de que le principe de l’amélioration continue :
management structuré conforme au règlement européen EMAS III n°
PRINCIPES GÉNÉRAUX DU SYSTÈME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL
ENGAGEMENT
DE LA
SOCIETE
ANALYSE
ENVIRONNEMENTALE
CHOIX :
POLITIQUE AUDIT INTERNE DÉCLARATION
OBJECTIFS AUDIT OPERATEUR(S) ENVIRONNEMENTALE
PROGRAMMES
VERIFICATION
SYSTEME
DE MANAGEMENT ENREGISTREMENT
ENVIRONNEMENTAL EMAS
• PROCEDURES OPERATIONNELLES INTRADEL
• PROCEDURES OPERATIONNELLES OPERATEUR(S)
2 ar rapport à un système de management de type ISO, la norme EMAS apporte certains particularismes, tels notamment :
P
• le respect des législations, avant l'enregistrement
• l'amélioration permanente des performances environnementales
• l'utilisation d'indicateurs de performance de base
• un accent sur la participation et l'information du personnel et la communication externe
• une procédure d'audit interne réglementée
7INTRADEL
IV.1. L'ANALYSE ENVIRONNEMENTALE IV.3. COMMUNICATION INTERNE
Une analyse environnementale de chaque unité est réalisée. En 2014, la communication interne a été renforcée par la mise en
Cette analyse permet de dégager les aspects environnementaux place de Mint (My INTradel), l'intranet remplaçant le journal interne
(consommation de matière, d’eau, d’énergie, rejets dans l’air, nuisances de l’entreprise.
sonores…) tant directs qu’indirects des activités considérées. Elle
prend en considération les conditions régulières (c’est-à-dire de tous Cette mise en place avait deux objectifs : répondre à une demande
les jours) et irrégulières (période d’entretien,…) de fonctionnement, du personnel et faciliter la circulation de l’information "top/down"
les incidents, accidents et situations d'urgence potentielles. et "bottom/up". Mint a été « forcé » technologiquement sur les
ordinateurs des employés. Dès que leur ordinateur s’allume, leur
Dans le cadre de cette analyse, le processus d'exploitation a été navigateur se lance et la page de démarrage est « Mint ». Ils sont
divisé en unités opérationnelles pour lesquelles ont été listés les alors connectés. Dans la classification des Intranets, nous pourrions
aspects environnementaux. définir « Mint » comme un intranet semi-libre. Si tout le monde peut
s'y exprimer, les "posts" sont validés par les managers, ces derniers
Au niveau de chacune des unités opérationnelles, tout impact pouvant « librement » poster leurs textes.
potentiel ou avéré sur l’environnement est identifié et enregistré
dans un registre des aspects environnementaux. Le caractère Depuis, la communication top/down s'est améliorée, les principaux
significatif de chaque impact est déterminé à l’aide d’une grille utilisateurs étant le service "Communication" et les "Ressources
d’évaluation selon différents critères. Les impacts réglementés humaines".
sont toujours significatifs. Pour les autres, une cote est attribuée à
chacun des critères. Le score global est obtenu par multiplication En 2015, son utilisation a été renforcée par une plus grande
des cotes individuelles. L'impact sera significatif si son évaluation utilisation par la Direction qui y écrit en son nom propre et l’utilise
est supérieure à un seuil déterminé. davantage afin d'en souligner l’intérêt. Les recyparcs devraient être
équipés sous peu de terminaux leur permettant d'y avoir accès.
L'analyse environnementale de chaque unité est tenue à jour au
moins une fois par an et lors de toute modification liée aux aspects
environnementaux.
IV.4. COMMUNICATION EXTERNE
Nous répondons à toutes les demandes d’information concernant
IV.2. LA DÉFINITION DES OBJECTIFS nos impacts environnementaux, y compris ceux concernant l'unité
ENVIRONNEMENTAUX de valorisation énergétique d'Herstal et le centre d'enfouissement
technique d'Hallembaye, dont l'exploitation a été confiée à UVELIA.
Les objectifs sont identifiés sur base de l’analyse environnementale. Pour le Biocentre de Jeneffe, l'unité de valorisation énergétique
d'Herstal et le centre d'enfouissement technique d'Hallembaye, ont
Parmi les impacts significatifs, un classement est opéré en fonction été constitués des Comités d’accompagnement afin d’assurer un
de leur importance et des moyens financiers que nécessiterait leur dialogue optimal avec les différentes parties concernées (selon les
amélioration. Un choix est alors effectué et les objectifs à atteindre Comités : les riverains, les communes concernées, le Département
sont fixés par notre Comité de direction sur proposition de la de la Police et des Contrôles, la Région wallonne et INTRADEL).
Direction. Ces objectifs sont revus lors de chaque Revue de direction.
Nous assurons la communication régulière de données aux autorités
Une évaluation a été effectuée pour les aspects environnementaux compétentes comme nous l’imposent certaines réglementations.
indirects tels que les achats, les fournisseurs. Les résultats n’ont pas
été significatifs. Ce point ne sera donc plus abordé dans la suite du Une fois par an, une Déclaration environnementale est rédigée par
document. notre Coordinateur environnement. Elle est disponible sur le site
internet de l’intercommunale (www.intradel.be) ou en version
papier sur simple demande.
Notre site internet www.intradel.be reprend notamment la
description de l’ensemble de nos activités, notre équipe, notre plan
stratégique en cours et le rapport de gestion des dernières années.
On peut y télécharger le calendrier des collectes de sa commune
ou, pour les personnes desservies par l'Intercommunale, y consulter
sa production de déchets. Il permet de nous contacter pour toute
demande de renseignements et de commander gratuitement de
la documentation. En 2014, le site internet d’Intradel a reçu plus de
272.000 visites. En 2015, nous avons restructuré notre site internet
(nouvelle interface graphique, lisibilité plus grande, CMS plus
opérationnel). Le nombre de visites s’en est ressenti très positivement
(50.000 visites de plus qu’en 2014). Ceci dénote clairement d’un
impact de la communication externe qui renvoie dans la plupart des
cas au site web pour des informations complémentaires, démarche
qui crée ainsi un indicateur relativement objectif du résultat.
8DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
Le site permet aujourd’hui une gestion décentralisée de ses IV.5. VEILLE RÉGLEMENTAIRE
« chapitres ». Les Ressources humaines peuvent gérer la partie
"Ressources humaines", le service prévention peut gérer les INTRADEL a une attitude proactive dans la mesure où elle est
visites et animations en direct, le service collecte gère lui aussi sa amenée à donner son avis sur les textes légaux en préparation
partie,… toute donnée étant exportable à fin d’études. L’avantage au Gouvernement wallon sur le thème de la gestion des déchets.
est de supprimer les intermédiaires dans la chaine de rédaction/ Pour les autres législations, une veille est assurée par le système
publication en ligne. Cela permet donc une réaction plus rapide sur « Verifield Registre Légal » de Wolters Kluwer.
un média que nous maîtrisons totalement.
À venir pour 2016 : une newsletter qui permettra de cibler le mieux
possible les informations en fonction des centres d’intérêts des
abonnés.
Chaque année, de nombreuses animations et séances d'information
sont réalisées dans les écoles, sur les plaines de vacances ou les
marchés communaux, lors des visites de nos installations, de salons
ou d’évènements grand public (festivals,…).
En 2014, nous avons ainsi eu un contact personnalisé avec près
de 35.000 personnes/enfants. En plus de celles-ci, quelques
6.000 personnes l’ont été au travers de notre opération Intradel
Summer Festival qui permet de sensibiliser les festivaliers au
respect des consignes de tri, à l’usage de gobelets réutilisables ou
de cendriers de poche, au covoiturage,… Des actions ponctuelles
ont été menées avec des thématiques particulières, comme la
lutte contre le gaspillage alimentaire par l'organisation de cours de
cuisine dans 61 communes à l’attention de plus de 1.500 personnes
et la distribution de 104.000 boîtes à fruits dans 439 écoles ou notre
participation aux Journées des Entreprises3.
Quelques chiffres révélateurs de l'exercice 2015 :
visites de sites (Uvélia, Sitel, Recyparcs,…) : 3.100 personnes
sensibilisation sur le terrain : 16.934 personnes et 11.924
enfants (écoles et plaines)
sur festivals (jeunes adultes) : 900/jour
61 give-boxes dans 43 communes (Action prévention
Communes)
50.000 livres de recettes anti-gaspi (suite des cours de cuisine)
dans 65 communes (Action Prévention)
Pour toute personne désireuse de faire des remarques, des
suggestions ou des récriminations, nous disposons d’un numéro
d'appel unique (+ 32 4 240 74 74) et d'un numéro vert pour les
questions concernant le centre d’enfouissement technique
d’Hallembaye (0800/35.005).
3 1.200 visiteurs
9INTRADEL
V. LES RECYPARCS les bouchons en liège
les panneaux photovoltaïques
Premier outil de collecte de l'intercommunale, les recyparcs sont dont deux en test
des sites spécialement aménagés pour permettre la collecte
sélective des déchets en vue de les recycler, les valoriser ou les le verre plat (test dans 5 recyparcs depuis avril 2014)
éliminer dans le respect des exigences environnementales. Plus de
160 collaborateurs y travaillent, soit deux tiers du personnel. les plastiques durs (test dans 3 recyparcs depuis décembre
2015)
L'intercommunale compte 49 recyparcs4, répartis sur l'ensemble du
territoire desservi par l'intercommunale. dont cinq saisonnières
Instrument idéal de collecte sélective, offrant l'avantage de limiter les bâches, les cordes et les big-bags agricoles
les coûts de collecte tout en faisant office de centre de tri, le recyparc
permet d'assurer la collecte des déchets en un grand nombre de les vélos
fractions différentes, actuellement au nombre de trente-cinq :
les jouets
les inertes
les livres
les déchets verts
les pousses d’ifs
les encombrants, en deux fractions dans 26 recyparcs,
• valorisables (matelas, fauteuils, papier peint…)
• non-valorisables (roofing, laine de verre,…)
le bois
le papier/carton
les métaux
les déchets d’équipement électrique et électronique en 6
fractions distinctes :
• écrans
• gros blancs avec fréons : les frigos
• gros blancs sans fréons : machines à laver, sèche-linge, …
• petits bruns : machine à café, …
• les ampoules économiques et les tubes néons
• les détecteurs de fumée
le verre, en deux fractions,
• blanc
• coloré
l’asbeste ciment (dans 12 recyparcs)
les déchets spéciaux des ménages
les huiles et graisse de friture
le PVC de la construction
la frigolite
les pots de fleurs
les huiles de moteur
les films en plastique
les textiles (dans 42 recyparcs)
les pneus
les piles
4 L'intercommunale dispose également d'un recyparc mobile qui ne collecte qu'une partie de ces fractions.
10DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
V.1. LES PARAMÈTRES IMPORTANTS
RELATIFS AUX RECYPARCS
L’année 2014 avait été une année « record » pour le réseau de
recyparcs, tant en termes de quantités collectées (plus de 254.000
tonnes) que de nombre de visiteurs (plus de 2.000.000). Les
quantités collectées en 2015 diminuent de 6.400 tonnes par rapport
à 2014, principalement en raison de l’impact des déchets verts (-8%,
-4.600 tonnes).
QUANTITÉS TOTALES COLLECTÉES DANS LES RECYPARCS (TONNES)
300 000
250 000
200 000
150 000
100 000
50 000
0
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Le succès des recyparcs se traduit également par le nombre de cartes
d’accès différentes présentées chaque année dans les recyparcs. Le
nombre de ménages fréquentant ces derniers est stable au cours des
deux dernières années (255.000).
NOMBRE TOTAL DE CARTES DIFFÉRENTES PRÉSENTÉES DANS LES RECYPARCS (PARTICULIERS)
192273 217367 222763 233157 237138 244798 245417 248833 255215
300000
250000
200000
150000
100000
50000
0
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
11INTRADEL
En termes de quantités collectées, le tableau suivant détaille l’évolution par fraction.
LES ÉVOLUTIONS NOTABLES DANS NOS FRACTIONS MAJEURES Depuis décembre 2015, un test est effectué sur 3 parcs afin
de réorienter le gisement des plastiques durs encombrants
2014 était la première année complète au cours de laquelle la totalité (jouets, mobilier de jardin…), actuellement collectés dans les
des inertes collectés a été dirigée vers des centres de recyclage. « encombrants valorisables » vers une filière de recyclage plutôt
Cela nous avait permis de supprimer la distinction anciennement que vers la valorisation énergétique, suivant ainsi les priorités fixées
opérée au sein des recyparcs entre "Inertes valorisables" et "Inertes dans le cadre de la hiérarchie de gestion des déchets.
non valorisables", et d'ainsi améliorer le service aux usagers. 2015
voit cette fraction connaître une régression de 4% (-4.600 tonnes). Les quantités d’asbeste poursuivent leur légère progression en 2015
(+1%). La capture complète de cette fraction est importante, son
Les encombrants non valorisables connaissent une progression de impact sur la santé publique étant avéré.
7% (+574 tonnes).
Après une forte augmentation des quantités collectées de déchets NOS COLLECTES SAISONNIÈRES
verts en 2014 par rapport à 2013 suite à la longue saison chaude et
humide que nous avons connue en 2014 (+9.200 tonnes), celles-ci Nos collectes de jouets (8.699 jouets, soit -8%), de vélos (854
connaissent une décroissance en 2015 (-4.600 tonnes). vélos, soit -7%) et de livres (40m³, soit -47%) se sont tassées en
2015, l’explication tenant sans doute du fait que les utilisateurs ou
LES ÉVOLUTIONS NOTABLES DANS NOS FRACTIONS MINEURES lecteurs privilégient d’autres formes de recyclage (revente directe
en bourses, brocantes, sur internet…).
Les quantités de déchets spéciaux des ménages (DSM) connaissent
une progression de 3% en 2015, après une régression pendant trois La collecte des pousses d'if organisée de juin à septembre sur 26
années consécutives. recyparcs nous a permis de récolter en 2015 153m³ d'if (145m³ en
2014) qui serviront dans le traitement contre le cancer et 5.940 € qui
Les DEEE enregistrent une augmentation de 4% en 2015 (+207 tonnes). ont été reversés à l'Asbl "Aide aux enfants cancéreux" de La Citadelle
(7.200€ en 2014).
Le verre plat, en test sur 5 recyparcs depuis avril 2014, connait une
progression de 130% (+117 tonnes).
12DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
V.2. L'ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DES RECYPARCS
Pour notre réseau de recyparcs, les activités sont découpées selon les unités opérationnelles suivantes :
UNITÉS OPÉRATIONNELLES – RECYPARCS
U.O. n°1 Accueil
U.O. n°2 Tri
U.O. n°3 Stockage
U.O. n°4 Enlèvement
U.O. n°5 Entretien et gestion
Le caractère significatif de chaque impact est déterminé à l’aide d’une grille d’évaluation sur base de différents critères : gravité, risque pour
le préposé, occurrence et maîtrise de l’impact. Les aspects environnementaux significatifs suivants ont été recensés :
U.O. Activités Aspects Impacts
1 Accueil Déplacements des usagers Consommation de carburant (diesel, essence)
Déplacements supplémentaires des usagers: déchets
Consommation de carburant (diesel, essence)
refusés
Files d'attente Emissions gaz d'échappements: CO2, Nox, Sox,
Déplacement des usagers imbrûlés, particules fines, CO
Fuite au niveau d'un dépôt clandestin de déchets Ecoulement d'huile ou de produit liquide sur le sol et
dangereux dans les eaux souterraines
Refus de déchets
Agressivité des usagers
Consignes et règlement
Remorque d’un usager non bâchée Envol de poussières et de déchets
Stockage et manipulation de déchets dangereux
Mauvais tri
Explosion, incendie, pollution, brûlure ou
2 Tri Mélange de déchets incompatibles
intoxication.
Utilisation d'un bac pour différents types de DSM et
réaction avec un résidu
Dépôt de matières explosives Explos., incendie, pollution, brûlure ou intox.
Dépôts de matières radioactives Explos., incendie, pollution, brûlure ou intox.
Dépôt de bouteilles de gaz Explos., incendie, pollution, brûlure ou intox.
Stockage de déchets liquides dangereux
Bulle blanche non étanche
Ecoulement d'huile ou de produit liquide sur le sol et
3 Stockage Fuites sur les bords du val du Geer (le long du
dans les eaux souterraines
bardage)
Citernes à huile de friture sur clinkers
Ruissèlement de l'eau de pluie ou des eaux de
nettoyage souillées vers les égouts publics ou les Pollution des eaux de surface
eaux de surface
13INTRADEL
U.O. Activités Aspects Impacts
Stockage et manipulation de déchets dangereux
Mauvais tri
Explosion, incendie, pollution, brûlure ou
Mélange de déchets incompatibles
intoxication.
Utilisation d'un bac pour différents types de DSM et
réaction avec un résidu
Stockage de matières inflammables et combustibles Explos., incendie, pollution, brûlure ou intox.
4 Enlèvement Transport des conteneurs et déchets Consommation de carburant (diesel, essence)
Rupture d'un flexible d'huile hydraulique d'un Ecoulement d'huile ou de produit liquide sur le sol et
camion dans les eaux souterraines
Fuite importante lors de la manipulation des déchets Ecoulement d'huile ou de produit liquide sur le sol et
(vidange d'une citerne, bidon renversé,…) dans les eaux souterraines
Bruit lié à la manipulation des conteneurs Bruit
Circulation des camions et manipulation des conten. Trafic
Accrochage, blessure physique lié à la manipulation
Explos., incendie, pollution, brûlure ou intox.
des conteneurs et à la circulation dans le recyparc
Eclairage, chauffage, équipements informatiques
Entretien & Consommation d'électricité (et de gaz naturel à
5 et électriques divers, production d'eau chaude,
Gestion Flémalle 2 et Verviers 1)
éclairage
Incendie en dehors des heures d'ouverture Emission de gaz de combustion, fumée et poussières
Ecoulement d'huile ou de produit liquide sur le sol et
Stockage d'essence et produits d'entretien
dans les eaux souterraines
Ecoulement d'eau d'extinction souillée en cas
Pollution des eaux de surface
d'incendie
14INTRADEL DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
V.3. LES OBJECTIFS D’AMÉLIORATION DES RECYPARCS
Conformément au règlement EMAS et en accord avec notre politique environnementale, des objectifs sont fixés en tenant compte
des impacts environnementaux significatifs.
OBJECTIFS INDICATEUR CIBLE ACTIONS ÉCHÉANCE ÉTAT
REC 1 - Amélioration du Plaintes et indicateurs de Diminution des plaintes REC 1.3 Elaboration, mise en Poursuivie depuis 2008 Des actions multiples qui peuvent avoir un effet direct ou indirect dans un cadre préventif des actes d’agression et/ou de vandalisme ont été
bien-être au travail dans bien-être pour agressivité et vol et œuvre et révision d'un plan poursuivies ou mises en place en 2015 et/ou sont à l’étude, notamment en ce qui concerne les points suivants :
les recyparcs vandalisme / amélioration d'actions de lutte contre • Suivi systématique des plaintes pour faits d’intrusions, de vols, de dégradations, de non-respect des règlements et/ou consignes et pour faits
des indicateurs de bien-être l'agressivité et le vandalisme d’agressions physiques et/ou verbales de la part des usagers (suivi administratif, juridique et social) (depuis 2013)
• Meilleure collaboration avec les forces de l’ordre, lors des dépôts de plaintes pour vandalisme et agressions, dans le cadre des interventions sur
parcs lors de situations d’urgence et la prévention via rondes de nuit (2015-2016)
• Enquête sur les risques psycho-sociaux (2015)
• Projet Valeurs (2015-2016)
• Nouveau manuel de Sécurité et d’hygiène (Révision 7, 1/2016)
• Formation à l’accueil et à la gestion de l’agressivité (Copidec 2016, pour tous les préposés)
• Gestion dynamique des effectifs : anticipation des besoins, recours aux remplaçants et aux étudiants (2015-2016)
• Nouvelle signalétique et nouveau guide de tri (2016-2017)
• Mise en place de caméras fixes et/ou mobiles : caméras mobiles en test (2015-2016), extension à l’étude (2016-2017)
• Révision de l’application informatique dans les recyparcs (2016-2017)
• Révision du règlement d’accès aux recyparcs (2016-2017)
REC 1.4 Formation à la Poursuivie depuis 2007 Tous les préposés, y compris ceux faisant partie de la réserve de recrutement, ont été formés à la gestion du stress. Cette formation fait
gestion du stress et des intégralement partie aujourd’hui du programme de formation de base de tout préposé.
conflits Cette action est maintenue car elle a évolué en 2013 vers une formation directement axée sur l’agressivité, principalement verbale, avec une
concrétisation plus "pratique" au travers de mises en situation encadrées par des acteurs professionnels. En parallèle à ces formations de gestion
des conflits, des formations axées sur l’accueil et la prévention de ces conflits, notamment via une observation et un « coaching » des préposés sur
le lieu de travail vont être mises en place. Le cahier spécial des charges a été finalisé au niveau de la COPIDEC en 2015. Ce projet se concrétisera en
2016.
REC 1.5 Révision continue Poursuivie depuis 2008 Les actions réalisées, en cours et envisagées dans le cadre du plan de lutte contre l’agressivité et le vandalisme ont des portées très diverses, il est
des indicateurs en fonction donc difficile d’établir des indicateurs applicables pour l’ensemble de ces actions. La démarche est cependant nécessaire à l'évaluation des actions
des actions mises en œuvre menées. L’action REC.1.5 est donc poursuivie.
dans le cadre du plan
d'actions de lutte contre
l'agressivité et le vandalisme
REC 4 – Nombre d’usagers refusés Moins de 10% par an REC 4.4 Bilan de l’utilisation En continu depuis 2008 Vu l’amélioration du suivi en termes de refus des usagers et du respect des délais d’enlèvement, les facilités d'exploitation et les avantages
Mise en œuvre du pour cause de conteneur de l’outil informatique : statistiques procurés par l'application logicielle des recyparcs, vu la nécessité de poursuivre l’exploitation de statistiques et d’indicateurs qui
nouveau marché de plein réunions logistiques permettront d’améliorer le service offert aux usagers des recyparcs, vu la réalisation de l'action REC.4.4 et son caractère récurrent, vu le caractère
transport, exploitation du aujourd'hui continu de la démarche, nous avons formalisé la tenue de réunions logistiques en une instruction de travail, nous avons intégré le suivi
nouvel outil informatique des indicateurs logistiques dans les indicateurs environnementaux et nous avons clôturé l'objectif REC4.
(logistique) Nous ne cessons d'améliorer notre gestion logistique. L’analyse systématique des retards des transporteurs et des refus d’usagers a mené en 2015 à
l’activation continue de certains leviers afin de poursuivre le processus d’amélioration : interventions du logisticien vers les transporteurs en cas de
point d’attention relevé, réunions entre le Responsable de Département et les transporteurs, application des amendes.
Le Groupe de travail logistique, dans une nouvelle forme (incluant service prévention et sécurité et membres des organisations représentatives
des travailleurs), a été réactivé en 2016 afin de dégager des pistes d’amélioration prioritaires dans le cadre de l’optimalisation de la gestion des
conteneurs (continuité du service aux usagers et gestion des coûts de transport), tout en intégrant une politique responsable en matière de bien-
être des préposés (par exemple, les conditions de travail minimisant les risques d’accident du travail).
16 17INTRADEL DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
OBJECTIFS INDICATEUR CIBLE ACTIONS ÉCHÉANCE ÉTAT
REC 5 – Amélioration Consommation mensuelle Consommation régulière, REC 5.1 Etude de la Fin 2015 La pertinence d’un objectif relatif aux consommations dans les recyparcs est étudiée. Pour ce faire, un suivi des consommations d'eau et
de la gestion des moyenne en eau et en identification des pertinence d'un objectif d'électricité a été initié au travers des fiches « qualité » mensuelles réalisées dans chaque recyparc.
consommations dans les électricité surconsommations relatif aux consommations Eau
recyparcs éventuelles non prévisibles en eau et en électricité dans La consom mation moyenne d’un recyparc est en baisse constante sur les quatre dernières années
et mise en place de plans les recyparcs sur base des Un recyparc a consommé en moyenne 3,03 m³ d’eau en 2013, 2,96 m³ /mois en 2014 et 2,89 m³ en 2015.
d’actions correctifs résultats qui seront atteints Le recyparc de Flémalle 2 est à 0,84, 0,70 et 1,42 m³/mois pour les trois mêmes années.
dans le nouveau recyparc de L’évolution des consommations dans chaque recyparc fait l’objet d’une analyse mensuelle et de plans d’action spécifiques en cas de
Flémalle 2 surconsommation constatée.
Electricité
Le recyparc de Flémalle 2 compense sa consommation par la production de ses panneaux photovoltaïques.
Un recyparc moyen non équipé de la sorte a consommé 884 kWh/mois d’électricité en 2013, 671 kWh/mois en 2014 et 778 kWh/mois en 2015.
Cette comparaison doit, pour être objectivable, intégrer deux éléments importants :
• L’installation de chauffage du recyparcs de Flémalle 2 fonctionne au gaz de ville alors que la majorité des autres recyparcs sont entièrement
« électriques ». Il y aurait donc lieu de convertir cette consommation de gaz de ville en consommation électrique afin de comparer des choses
comparables ;
• Le niveau d’isolation du bâtiment est nettement meilleur que la moyenne de notre réseau de recyparcs vu sa modernité, il faudra donc appliquer
un facteur de déperdition aux autres recyparcs ou intégrer un budget d’isolation des bâtiments.
Ces deux éléments doivent encore être estimés avant de pouvoir conclure sur la pertinence d’un investissement dans des panneaux
photovoltaïques pour les recyparcs non encore équipés. Par contre, sans investigation complémentaire nécessaire, nous pouvons déjà avancer que
ce type d’équipement doit systématiquement être prévu dans tout nouveau projet de recyparc ou dans le cadre de tout projet d’agrandissement le
permettant.
L’évolution des consommations dans chaque recyparc fait l’objet d’une analyse mensuelle et de plans d’action spécifiques en cas de
surconsommation constatée.
Des rappels ont été faits en 2015 aux recyparcs afin de favoriser une consommation éco-responsable, tant via l’application informatique, que dans
le cadre des journées de formations et lors des visites sur place des membres de la ligne hiérarchique.
Plusieurs pistes sont à l’étude : placement de radiateurs avec accus, meilleure isolation des bâtiments, installation de panneaux photovoltaïques.
Le suivi de la consommation en électricité sera dans tous les cas poursuivi en termes d’indicateur de « surveillance » des performances énergétiques
de nos recyparcs.
REC 6 – Etablissement et Nombre de recyparcs 4 recyparcs par zone en REC 6.1 à 6.8 : 2015-2016 Zone Condroz : sur 11 recyparcs, 11recyparcs finalisés.
mise en œuvre de plans dont les locaux DSM sont 2013 puis au minimum 5 • Nettoyage et évacuation
d’organisation individuels «réorganisés » recyparcs par zone et par an de tous les éléments Zone Hesbaye : sur 11 recyparcs, 10 recyparcs finalisés et 1 en attente
des locaux DSM indésirables
• Etat des lieux du local Zone Liège-nord : sur 9 recyparcs, 7 recyparcs finalisés, 2 en cours.
DSM, relevé du nombre
de bacs et d’étiquettes Zone Liège-Sud : sur 6 recyparcs, 6 recyparcs finalisés
• Réalisation d’un plan
Zone Vesdre : sur 12 recyparcs, 11 recyparcs finalisés et 1 en cours.
d’organisation de chaque
étagère
• Validation du plan par le
département « Sécurité »
• Etiquetage de chaque bac
et case d’étagère
• Vérification du choix des
bacs de couleur pour les 3
catégories sensibles
• Réservation d’un
emplacement pour les
produits d’entretien du
recyparc
• Validation définitive du
local
18 19INTRADEL
V.4. PERFORMANCES pas possible de la consommer sur les sites de nos recyparcs, sites
éloignés de l'UVE et du CET d'Hallembaye et répartis sur l'ensemble
du territoire desservi.
V.4.1. INDICATEURS DE BASE
L'activité n'utilise des ressources naturelles qu'en quantités
La collecte des déchets au sein des recyparcs est plus une activité minimes, insignifiantes par rapport au tonnage collecté
de service que de production. Néanmoins, rapporter l'activité au annuellement. Il en est de même des quantités de déchets liées
nombre d'emplois n'aurait que peu de sens alors qu'elle est destinée à l'activité, limitées à quelques déchets ménagers. Quant aux
à assurer la collecte de tonnes de déchets : nous rapporterons donc émissions de gaz à effet de serre liées à l'activité, leurs principales
les indicateurs de base à la tonne collectée. sources ne sont pas maîtrisées par INTRADEL, les apports étant
réalisés par les particuliers et les enlèvements par des sociétés
Malgré que nous produisions notre propre énergie renouvelable en privées. Ces données ne sont pas disponibles pour l'instant.
notre unité de valorisation énergétique, il ne nous est, pour l'instant,
Indicateurs de base 2013 Apport / incidence Unité Production annuelle Unité Rapport Unité
annuelle totale (A) totale (B) : quantité A/B
collectée en 2013
Efficacité énergétique 513 MWh 237.019 tcoll 0,0022 MWh/tcoll
- dont énergie renouvelable ND MWh 0 MWh/tcoll
Utilisation rationnelle des matières non applicable
Eau 1.745 m³ 0,0074 m³/ tcoll
Déchets non applicable
Biodiversité 232.740 m² 0,9819 m²/ tcoll
Emissions de gaz à effet de serre indisponible
Indicateurs de base 2014 Apport / incidence Unité Production annuelle Unité Rapport Unité
annuelle totale (A) totale (B) : quantité A/B
collectée en 2014
Efficacité énergétique 395 MWh 254.015 tcoll 0,0016 MWh/tcoll
- dont énergie renouvelable ND MWh 0 MWh/tcoll
Utilisation rationnelle des matières non applicable
Eau 1.705 m³ 0,0067 m³/ tcoll
Déchets non applicable
Biodiversité 232.740 m² 0,916 m²/ tcoll
Emissions de gaz à effet de serre indisponible
Indicateurs de base 2015 Apport / incidence Unité Production annuelle Unité Rapport Unité
annuelle totale (A) totale (B) : quantité A/B
collectée en 2015
Efficacité énergétique 443 MWh 247.600 tcoll
- dont énergie renouvelable ND MWh
0 MWh/tcoll
Utilisation rationnelle des matières non applicable
Eau 1.452 m³ 0,0059 m³/ tcoll
Déchets non applicable
Biodiversité 232.740 m² 0,940 m²/ tcoll
Emissions de gaz à effet de serre indisponible
20DÉCLARATION ENVIRONNEMENTALE 2015
V.4.2. QUALITÉ DU SERVICE (BILAN DES PLAINTES) V.4.3. TAUX DE RECYCLAGE/VALORISATION DES
DÉCHETS COLLECTÉS
La problématique des vols, du vandalisme et de l'agressivité des
usagers reste une des principales difficultés liées à l'exploitation
des recyparcs. Le tableau ci-après reprend le pourcentage des quantités collectées
sur les recyparcs qui ont trouvé une filière de recyclage ou de
Les fiches de déclaration de vols, vandalismes ou agressions afin de valorisation et le pourcentage enfoui en C.E.T. pour les années 2010
cibler nos plaintes aux cas susceptibles d’avoir une suite judiciaire à 2015.
sont d’application depuis le 1er janvier 2013 et font l’objet d’un suivi
systématique. Année Recyclage- Enfouissement
valorisation
Entre 2009 et 2011, le nombre de plaintes a constamment augmenté.
En 2012, il s'est maintenu au niveau de 2011 avec 147 plaintes 2010 95,00% 5,00%
écrites reçues. Après deux baisses consécutives en 2013 et 2014 (102 2011 95,00% 5,00%
et 96 plaintes écrites), on a connu une augmentation des plaintes en
2015 qui sont passées à 126. Un rappel de l’obligation de rédaction 2012 95,84% 4,16%
des plaintes a été fait pour une meilleure prise de conscience de 2013 95,91% 4,09%
l’importance de celles-ci et l'application informatique simplifie,
désormais, l’encodage des plaintes. Combinés, ces deux faits ont 2014 95,96% 4,04%
engendré l'augmentation des déclarations de plaintes rencontrées. 2015 95,61% 4,39%
Plaintes introduites auprès des services de police pour des
faits d’intrusions, de vols et de dégradations La mise en place des collectes rationalisées en porte-à-porte
et l'amélioration de nos recyparcs nous permet aujourd'hui de
25 cas en 2015 (dont 8 sur base d’images captées par caméra de collecter les ordures ménagères en 38 fractions séparées afin de
surveillance – test avec caméras mobiles, en dehors des heures leur assurer le traitement approprié.
d’ouverture)
L’évolution du recyclage des inertes est à l’origine de cette
Plaintes introduites par des préposés pour non-respect des amélioration. Nous avions connu les années précédentes des
règlements et/ou consignes et pour des faits d’agressions difficultés à valoriser les produits issus du recyclage, ce qui nous
(agressions physiques et/ou verbales) de la part des usagers avait obligé à collecter dans nos recyparcs les déchets inertes en
deux fractions séparées, les inertes recyclables et les autres. La
61 cas déclarés en 2015, dont responsabilisation des acteurs au travers du nouveau marché de
traitement en vigueur depuis le 1er juillet 2013 nous a permis de
agressions verbales et/ou physiques : 36 cas déclarés en 2015 supprimer cette distinction et d’envoyer la totalité des déchets
qui ont conduit à 3 dépôts de plaintes et 26 interdictions de inertes apportés dans nos recyparcs au cours de l’année 2014 vers
parc effectives (1 ou 5 ans) des centres de recyclage.
non-respect des règlements et/ou consignes de tri : 8 cas Les pourcentages enregistrés sont stables sur les six dernières années.
déclarés en 2015 qui ont conduit à 4 interdictions de parc
effectives (1 ou 5 ans)
Plaintes introduites par des usagers quant au service rendu
par Intradel (attitude des préposés ou règlement d’accès)
Seules les plaintes écrites (enregistrées via courrier postal ou
courriel) font l’objet d’un suivi.
28 plaintes en 2015 :
attitude des préposés : 21 cas déclarés en 2015
règlement d’accès : 7 cas déclarés en 2015
Plaintes diverses (vitesse des véhicules, attitude vis-à-vis
d’un coordinateur…)
12 cas déclarés en 2015 qui ont conduit à 2 dépôts de plaintes.
21INTRADEL
V.5. ACCIDENTS & SITUATIONS déchet non-conforme (1) – déchet acide en réaction dans une
D'URGENCE bulle à verres
autre (1) – présence d’un serpent dans le recyparc
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, nous avons dû
déplorer 8 accidents environnementaux : Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015, nous avons également dû
faire face à 12 situations d’urgence :
épanchements (4) – fuites d’huile hydraulique ou de gasoil d’un
transporteur explosifs / déchets dangereux (8) – 7 produits explosifs, 1
produit inflammable
vandalisme (1) – incendie criminelle dans des sacs de frigolite
durant la nuit incendies (2) – dégagement de fumée dans local DSM et début
d’incendie dans conteneur bois
incendies (2) – incendies accidentels dans un conteneur de
métaux et de déchets verts durant les heures d’ouverture épanchements (1) - épanchement lors de la vidange de la bulle
pour les emballages à plastiques souillés
dépôt clandestin (1) – épanchement important au départ d’un
dépôt clandestin devant les grilles du recyparcs juste avant autre (1) – ruches jetées dans conteneur bois
l’ouverture
Il s’agit de non-conformités nécessitant une réaction rapide,
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015, nous avons dû efficace et coordonnée de notre personnel car relatives à une
déplorer 8 accidents environnementaux : situation dangereuse ou potentiellement dangereuse5 pour les
usagers et/ou le personnel des recyparcs et/ou l’environnement.
épanchements (2) – goudron liquide dans un conteneur et fuite Face à ces situations d’urgence, le personnel doit suivre des
d'huile hydraulique d’un camion d’un transporteur procédures établies et adaptées à chaque situation. Chaque
situation d’urgence fait l’objet d’un débriefing particulier afin de
incendies (6) – incendies dans des conteneurs, de câbles, dans déterminer si les procédures d’urgence sont adaptées et appliquées
la frigolite par le personnel.
Il s’agit de non-conformités dont l’ampleur des impacts constatés Dans la majorité des cas d’incendie ou de découverte d’explosif
ou estimés sur l’environnement est importante. ou de déchets dangereux, le recyparc est évacué et le personnel
demande l’intervention des services d’urgence (police, pompiers,
Lorsque les épanchements sont dus à des fuites d’huile de camions service de déminage).Dans le cas d’un incendie, notre personnel
vidangeant les conteneurs dans les recyparcs, le personnel a des peut tenter de circonscrire ce dernier dans la mesure où il en a les
consignes précises pour agir en pareilles situations. Des produits moyens et si sa sécurité n’est pas mise en jeu, dans le cas contraire
absorbants sont épandus, récoltés et évacués comme il se doit. Les il est systématiquement fait appel aux services d’urgence.
avaloirs de proximité sont colmatés en priorité. Dans les recyparcs
« sensibles » des « bouche-avaloirs » étanches ont été fournis. En Depuis 2013, nous menons des tests de situation d’urgence afin de
cas de doute, une communication est faite vers les transporteurs nous assurer de la connaissance par notre personnel des procédures
afin qu’ils veillent au bon entretien de leurs véhicules. Si la à suivre, mais également en vue d’adapter ces dernières suite aux
responsabilité de la fuite d’huile revient au transporteur, ce dernier observations constatées en situation réelle ou fictive. Le planning
fournit aux recyparcs des produits absorbants. En cas de besoin, il de ces tests est établi en fonction des situations réelles observées
est parfois fait appel à des sociétés spécialisées de nettoyage aux les années antérieures afin de nous assurer que l’ensemble de notre
frais des transporteurs. personnel soit sensibilisé aux procédures d’urgence. Onze tests
ont été réalisés pour l’année 2015 : 1 épanchement, 1 incendie, 9
Les incendies nécessitent quasi systématiquement l’intervention produits explosifs.
des services d’urgence, notamment lorsqu’ils interviennent en
dehors des heures d’ouverture.
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2014, nous avons également dû
faire face à 19 situations d’urgence :
explosifs / déchets dangereux (12) – dont 5 étaient des
imitations d’explosifs ou du matériel d’exercice non dangereux
incendies (2) – feu dans un conteneur de déchets verts et dans
un conteneur de métaux
épanchements (2) - fuites d’huile hydraulique (végétale) ou de
gasoil d’un transporteur
dépôt clandestin (1) – épanchement important au départ d’un
dépôt clandestin devant les grilles du recyparc juste avant
l’ouverture
5 A noter que si une situation d'urgence peut être également un accident environnemental, ce n'est pas nécessairement le cas : par exemple un début d'incendie,
un épanchement dans un cuvelage,… De même, une situation se déroulant en dehors de la présence de notre personnel et ne réclamant donc pas l’application
de procédure particulière par celui-ci n’est pas classée en situation d’urgence.
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