Des cartes pour comprendre le monde

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Des cartes pour comprendre le monde
Des cartes pour
comprendre le monde
Des cartes pour comprendre le monde
Un monde de plus en plus complexe
Des cartes pour comprendre le monde
INTRODUCTION : QUESTIONNEMENT AUTOUR DE LA
 CARTE : Qu’est ce qu’une carte ? Quelle est son
     utilité ? Est-ce un document objectif ?
I. GRILLE DE LECTURE GÉOÉCONOMIQUE : UN MONDE INÉGAL

II. GRILLE DE LECTURE GÉOPOLITIQUE : UN MONDE CONFLICTUEL

III. GRILLE DE LECTURE GÉOCULTURELLE : VERS UNE
UNIFORMISATION DU MONDE ?

IV. GRILLE DE LECTURE GÉOENVIRONNEMENTALE : VERS UN
MONDE PLUS DURABLE ?

                       CONCLUSION
Des cartes pour comprendre le monde
Qu’est-
                                           Qu’est-ce qu’une carte ?
                                  Une carte est une représentation du globe
                              terrestre schématisé sur une surface plane. C’est
                              une projection qui déforme le tracé, la dimension
                                      comme la position des continents.

                                                           Planisphère du relief
                                                                 terrestre

Compilation réalisée par la Nasa : représentation du
relief terrestre
Des cartes pour comprendre le monde
A quoi sert une carte ?

                                   Elle permet de localiser, de
                                   nommer les grands repères du
                                   monde comme les réalisations
                                   humaines (Etats, villes…).
                                                     villes…).
                                   = la carte descriptive

Carte des principales chaînes de
           montagne

                                         Carte des grandes villes du monde
Des cartes pour comprendre le monde
...Elle permet aussi d’analyser des
                                     phénomènes géographiques
                                     divers et variés (ex : pauvreté
                                     dans le monde, flux,
                                     déforestation…).
                                     = la carte analytique
                                       En ce sens, elle est un outil pour
                                            comprendre le monde et
                                                 l’interpréter.

Carte de la pauvreté dans le monde
               (IDH)
Des cartes pour comprendre le monde
Carte réalisée en 2010

Conclusion : Même l’invisible peut-être cartographié !
Des cartes pour comprendre le monde
La carte, un document objectif ?

La carte du monde nous est toujours présenté avec le nord en haut, et nous sommes
habitués à cette convention, mais regarder le monde dans l’autre sens, à l’envers, est
tout aussi correct !
Des cartes pour comprendre le monde
Projection polaire
Des cartes pour comprendre le monde
Le monde vu par les
Etats-Unis

   Enfin, la carte est une construction
intellectuelle qui procède d’un choix. En
 ce sens, elle ne donne qu’un point de
  vue et peut être critiquée (projection
  choisie, pertinence des informations
              représentées…)
I. GRILLE DE LECTURE
GÉOÉCONOMIQUE : UN MONDE INÉGAL
A. Des inégalités de richesse et de développement
  Doc 1 p 244

1. Présentez ce document : type de carte, thème, date et source. Quelle fiabilité
   de ce document ?

2. Définissez PIB par Etat et IDH. Que permettent de mesurer ces indicateurs ?
   En quoi sont-ils complémentaires ?

3. Quels espaces dominent du point de vue du PIB ? De l’IDH ?

4. Quels espaces cumulent les difficultés ?

5. Quel lien peut-on établir entre l’IDH et le PIB ? Relevez des situations
   paradoxales de pays dans lequel le PIB est élevé et l’IDH faible. Comment
   pouvez-vous les expliquer ?

6. . En quoi ce document est-il révélateur de la complexité de l’organisation
   spatiale du monde ?
1. Présentation du document :
- Carte en anamorphose (carte dans laquelle la surface du territoire
   est proportionnelle au phénomène représenté)

- Thème et date : Contrastes de richesse et de développement dans le
  monde en 2011

- Source : Organisation des Nations Unies : organisation internationale
  regroupant, à quelques exceptions près, tous les États de la planète.
  L’organisation a pour finalité la paix internationale. Ses objectifs :
  sécurité internationale, développement économique, progrès social,
  droits de l’homme et réalisation à terme de la paix mondiale.

               Document de source fiable, de date récente
2.   PIB par Etat (Produit intérieur brut) : mesure la
totalité de la richesse produite dans un pays. Il correspond
à la valeur de l'ensemble des biens et des services
produits sur un territoire au cours d'une année.

IDH = indice de développement humain.
Croisement de 3 données :
 l'espérance de vie à la naissance (qui donne une idée de l'état
   sanitaire de la population du pays)
 le niveau d'instruction (durée moyenne de scolarisation et le taux
   d'alphabétisation)
 le PIB par habitant (qui donne une indication sur le niveau de vie
   moyen du pays).

          L’échelle de cet indicateur va de 0 à 1. Plus l'indice est proche
de 1, plus le développement est avancé.

Il mesure de développement , c’est-à-dire l’ accroissement des richesses
associé à l’amélioration des conditions de vie d’une population (et parfois
de la démocratie) : voir déf p 231
=> Ces deux indicateurs permettent de mesurer la
richesse des pays et sa répercussion sur sa
population.
3. Pays qui dominent du point de vue du PIB :
- Etats-Unis, pays de l’Union Européenne, Japon = pays riches à
   économie de marché
- Pays émergents : BRICS
- Pays exportateurs de pétrole

                                R       C

                                        I

       B

                      S
Pays qui dominent du point de vue de l’IDH :

- Les mêmes 3 pôles de la « triade » (Etats-Unis, UE, Japon)
- Australie/Nouvelle Zélande
- Amérique du Sud : Argentine, Chili

4. Espace qui cumule les difficultés à la fois en termes de
richesse = l’Afrique
        - le PIB africain serait équivalent à celui d’un pays
        comme l’Inde
        - les IDH du continent vont de moyen à faible
5. On voit donc bien que plus le PIB d’un pays est faible, plus sont
développement humain est faible. Cependant, on constate des
paradoxes, comme le Nigéria par exemple (PIB le classe dans les
pays à revenu intermédiaire, mais IDH faible). = économie dont les
revenus pétroliers ne sont pas réinvestis au profit de la population
6. Ce document est tout à fait intéressant car il révèle la
complexité de l’organisation du monde : il révèle de fortes
inégalités entre les Etats et les ensembles régionaux.

= le monde apparaît multipolaire et hiérarchisé
Conclusion : En quoi peut-on dire que la limite Nord/Sud est
de moins en moins pertinente ?

 Effectivement, les pays développés du Nord sont toujours en situation
  de centre dominants (indicateurs IDH et PIB les plus élevés), alors que
  des pays du Sud (comme Afrique) restent en situation de périphérie
  dominée (IDH plus faible, diff santé, malnutrition, PIB plus faible<
  développement industriel en retard etc...
 MAIS, on assiste à une évolution vers un monde de plus en plus hétérogène
  avec DES Nords et DES Suds :
        Nords : Triade, Russie (en recomposition), 4 « Dragons » (Corée du
       Sud, Hong Kong, Singapour, Taïwan)
        Suds : Chine – Inde (inclassables !), mais agressivité et réussite de la
       Chine incontestable, Amérique du Sud avec des PIB moyens (mais en
       croissance : Brésil), mais des IDH forts, Pays les Moins Avancés (PMA) =
       Afrique

Il y a toujours une division Nord dominant et Sud dominé, mais la limite entre
        les deux n’est plus aussi rigide et d’autres formes d’inégalités de
                          développement apparaissent.
B. Un monde interdépendant
Doc 4 p 231

1. Présentez la carte

2. Montrez que le commerce mondial rend le monde de plus en plus
interdépendant.

3. Quelles correspondances avec la carte de l’IDH (doc2 p 231)

4. Quelles peuvent être l’intérêt et les limites de cette carte ?
1. Carte qui montre les volumes du commerce mondial de
marchandises en milliards de dollars. Réalisée par
l’Organisation Mondiale du Commerce en 2012 =
organisation internationale qui s'occupe des règles
régissant le commerce international entre les pays.

2. La carte met en avant les grands pôles commerciaux mondiaux.
Un archipel de pôles plus ou moins importants se distinguent :
- l’Europe occidentale (principalement les pays membres de l’UE)
- l’Amérique du Nord
- l’Asie orientale
- à un degré moindre, la Russie, le Moyen-Orient et le Brésil.
Cette armature traduit la multipolarité de l’espace économique
planétaire.
3. Ces deux cartes révèlent les inégalités économiques entre
les aires géographiques riches, développées, et puissantes
sur le plan commercial et les aires géographiques plus
fragiles, moins développées et moins présentes dans le
commerce mondial de marchandises.

4. Intérêts de cette carte :
 - Montre que la majorité des échanges commerciaux se font de manière intra
   régionale.
- Souligne l’importance des flux secondaires, et particulièrement Sud-Sud, ce
    qui témoigne de la diversification des flux de marchandises dans le
    monde et de la montée en puissance des pays émergents.

Limite : Avoir choisi un figuré différent pour le commerce intra régional et le
commerce interrégional = difficile à comparer.
En quoi cette
carte permet-
elle de
compléter la
carte
précédente ?
Conclusion :

 - Commercial international dominé par 3 grands
  pôles : Europe, Amérique du Nord et Asie
  orientale

 Continentalisation des échanges < regroupements
  économiques par grandes aires géographiques (UE,
  ALENA, MERCOSUR, ASEAN)

 Division internationale du travail : Asie atelier du
  monde (flux interrégionaux les plus importants entre
  Asie et UE et Asie et Amérique du Nord)
II. GRILLE DE LECTURE
GÉOPOLITIQUE : UN MONDE
CONFLICTUEL
Géopolitique : Etude des rapports entre espace et politique,
étude des rivalités de pouvoirs et de leurs enjeux sur des
territoires.

A. Des conflits de nature différente
Doc 2 p 226

1. Présentez le document (source, thème et date)

2. Analysez la légende : combien de types de conflits définit-elle ? Illustrez
   chaque type de conflit par un exemple précis (recherché dans la presse ou
   sur internet à partir de la carte).

3. Quelles sont les régions les plus concernées par les conflits ? Quel est leur
   point commun ?

4. Quelles régions sont épargnées ?

5. A l’aide du doc 5 p 227, expliquez pourquoi il est difficile de définir
   aujourd’hui ce qu’est un conflit.
1, Présentation du doc
La carte proposée émane de la cartothèque Science Po et rend compte
des principales conflictualités (zones d’insécurité) dans le monde pour
l’année 2013. Elle en définit les principales causes.

2. La carte définit trois types de conflits :
    des conflits où l’autorité légale du pays (l’Etat) est contestée par des
   groupes armés plus ou moins puissants (ex : Colombie : FARC face
   au pouvoir central et aux paramilitaires)
    des conflits opposant des groupes autonomistes ou sécessionnistes
   (ex : Soudan avec la création récente du Sud Soudan)
    des tensions entre Etats voisins pouvant dégénérer en guerre
   ouverte (ex : Inde/Pakistan : depuis 1947, problème récurrent du
   Cachemire, région revendiquée par les deux Etats)
3. Les régions les plus concernées par les conflits sont l’Afrique et le Moyen-
Orient. Le point commun de toutes ces régions est d’être des régions en
retard de développement. (cf carte 2 p 230)

4. Régions du monde qui ne sont pas concernées par les actuels conflits
inter ou intra-étatiques :une grande partie du continent
américain qui fut pendant longtemps, à l’exception de l’Amérique du Nord
anglo-saxonne, une des zones chaudes du monde, particulièrement
pendant la guerre froide. Il reste cependant certains foyers de tension
comme au Mexique, en Colombie, au Pérou… L’Europe est également
épargnée aujourd’hui, après avoir été marquée dans les années 1990 par
les conflits dans les Balkans. (sauf Ukraine non présente sur la carte)

5. Il est difficile de définir ce qu’est un conflit dans la mesure où ce n’est plus
systématiquement synonyme de guerre entre États. Il existe différents types de
conflits, de la revendication politique à l’action armée, souvent à l’intérieur même
d’un État. En tout état de cause il s’agit bien d’un rapport de force entre deux ou
plusieurs parties dont la manifestation se concrétise par l’appropriation de biens
(ressource) et de territoires.
B. Les Etats et les organisations internationales,
toujours des acteurs majeurs
Les organisations internationales de la gouvernance
*Gouvernance : Ensemble des règles, des organes de
décision, d'information et de surveillance qui permettent
d'assurer le bon fonctionnement et le contrôle d'un Etat,
d'une institution ou d'une organisation (régionale, nationale ou
internationale)

L’affirmation du rôle de l’Etat s’appuie sur
- Des budgets militaires au service de la puissance
- Les alliances militaires (ex : OTAN autour des Etats-Unis)
- Des institutions internationales comme l’ONU.
- Des groupes de discussion et de pilotage économique où
  les Etats les plus puissants sont représentés : le G8 et le
  G20 (G20 = 85% de l’économie mondiale et 2/3 de la
  population mondiale)
III. GRILLE DE LECTURE
GÉOCULTURELLE : VERS UNE
UNIFORMISATION DU MONDE ?

A. Le monde, un village global ?
Carte p 232-233
Questions 1 à 6 du livre
1. Quelles sont régions où se concentrent le plus grand nombre de
licenciés dans le monde ? Celle où le nombre est très faible ?

 Les régions où se concentre le plus grand nombre de licenciés dans le monde
 sont l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord et latine.
 Asie = véracité des chiffres ?

 Région où le nombre de licenciés est faible : Asie + Afrique.

 2. Montrez que le football est un sport inégalement pratiqué dans le
 monde.

  Le football est un sport inégalement pratiqué. La part de la population jouant
  au football en Asie est faible. Elle est moyenne dans la majeure partie de
  l’Afrique et en Europe orientale. En revanche, elle est très forte en Europe et
  en Amérique.
3. Montrez la situation paradoxale de la Chine, de l’Inde ou de l’Indonésie.
Comment pouvez-vous l’expliquer ?
   Pays où le nombre de licenciés est important. Toutefois il ne constitue qu’une
   faible part de leur population compte tenu de leur masse démographique.
   = quelle carte faudrait-il prendre pour tenir compte de cet élément ?

                                              Si on regarde le
                                              nombre de licenciés
                                              pour 1000 habitants,
                                              on ne voit pas les
                                              pays asiatiques (sauf
                                              Japon) !
Question subsidiaire : Que remarquez vous concernant les pays
organisateurs de la coupe du monde et les vainqueurs ?

Coupe du monde de foot (tous les 4 ans) organisée sur tous les continents :
• Américain (première coupe du monde en 1930 en Uruguay, 2014 au Brésil
• Européen (Allemagne en 2006 puis Russie en 2018)
• Africain (Afrique du Sud en 2010)
• Asie (2002 : Corée du Sud + Japon)

Les pays vainqueurs de la coupe du monde de football sont peu nombreux et
sont uniquement européens et sud-américains.
= Brésil + Uruguay + Argentine = moitié des coupes du monde
Autre moitié : Europe
4. Confrontez cette carte avec la carte 2 p 230. Que constatez-vous ? Quelles
conclusions peut-on en tirer ?

 La comparaison de cette carte avec celle de l’IDH dans le monde semble attester
 de l’idée que la pratique « institutionnelle » du football est fortement indexée au
 niveau du développement d’un pays. En réalité, dans les pays développés, les
 fédérations sont parfaitement organisées, ce qui permet la mise en place d’un
 système de licenciés, système qui n’existe pas dans les pays mal développés où
 le football de rue prédomine.

5. De quel type de carte s’agit-il ?

  Carte par anamorphose

 6. Pour quel raison ce type de représentation cartographique a-t-il été
 choisi ?
 Permet de mettre en valeur les grands pôles de la pratique du football qui
 apparaissent plus foncés.
Conclusion : La diffusion planétaire du football témoigne
d’une mondialisation culturelle croissance.

Quels sont les aspects de cette
mondialisation culturelle ?
- Révolution des communications (Internet, réseaux
sociaux…)
- Anglais, langue internationale
- Multiplication des moyens de transports
- Universalité de certains sports (foot) et produits culturels
(cinéma, alimentation…)
- Métissage, brassage des populations

                      = Uniformisation
                Occidentalisation des sociétés
B. Un monde fracturé et pluriel
Présentation du doc 2 p 234 ?
Questions 1, 2 et 4 p 234
1. Combien d’aires linguistiques peut-on comptabiliser ? En quoi sont-
elles représentatives de la diversité culturelle du monde ?
 Quinzaine d’aires linguistiques en fonction du critère statistique choisi (+ de 50
 millions de locuteurs)
 Elles sont bien représentatives de la diversité culturelle du monde, chacune
 correspondant à une aire géographique bien délimitée.
2. Comment la carte 3 p 235 montre-t-elle la diversité culturelle à l’échelle
d’un région ? Quelles peuvent en être les causes ?
Grand nombre de groupes ethnolinguistiques qui se concentrent dans ces pays
d’Asie centrale. Mosaïque très complexe qui tranche avec le doc 2 ! =
interpénétration linguistique
Causes : - région montagneuse => cloisonnement des diverses ethnies
          - au contact de 4 groupes : les Slaves, les Iraniens, Les Turcs et les
          Indiens
          - frontières souvent tracées aux XIXè et XXè siècle par des puissances
extérieures : Anglais et Russes
4. Recherchez les correspondances entre la carte 2 p 234 et celle des conflits
dans le monde p 226 carte 2

 Il est possible de mettre en parallèle les régions de conflits et celles où
 l’interpénétration linguistique est élevée.
 Même si le facteur culturel n’est pas fondamentalement déterminant dans la
 lecture géopolitique du monde, il est notable que les régions de conflits
 sont celles où l’homogénéité ethnolinguistique n’est pas développée.
           Ex : Afghanistan = pays-mosaïque avec de fortes tensions entre les
 différentes communautés
Conclusion : Résistances à la mondialisation
et à la culture uniformisée
Face à un monde de plus en plus mondialisé, on assiste à
une série de résistances :

 Conflit et/ou repli identitaire : les sociétés se replient sur
  ce qui les singularise (religion, traditions, habitudes de
  vie)

 Amplification du rôle des frontières comme « murs »
  infranchissables (ex : Israël/Palestine, Mexique/EU,
  Corée du Nord/Sud)

 Tensions culturelles, religieuses qui peuvent déboucher
  sur des conflits armés violents
IV. GRILLE DE LECTURE
  GÉOENVIRONNEMENTALE                            : VERS UN
  MONDE PLUS DURABLE                         ?
  1987 : Rapport Brundtland Our common future rédigé par la Commission
  mondiale sur l’environnement et le développement de l’ONU, présidée par la
  Norvégienne Gro Harlem Brundtland.
« Le développement durable est un développement qui répond aux
besoins du présent sans compromettre la capacité des générations
futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette
notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins
essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande
priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre
organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à
répondre aux besoins actuels et à venir. »
1992 : médiatisation de ce concept de développement durable lors du Sommet de
la terre à Rio
= sommet où les dirigeants des mondiaux se retrouvent (tous les 10 ans) pour
signer des traités internationaux
Conférence des Nations unies sur l'environnement et le
développement (CNUED) = + de 100 chefs d’Etat et plus de 1500 ONG.
Le Sommet de Rio s'est conclu par la signature de la Déclaration de Rio.
⇒ assurer une meilleure gestion de la planète, idée de droits et de responsabilités
   des pays dans le domaine de l'environnement.
⇒ Cependant, elle n'est pas juridiquement contraignante. Au contraire, elle
   reconnaît la souveraineté des États à « exploiter leurs propres ressources selon
   leur politique d'environnement et de développement ».
1997 : Protocole de Kyoto
= Accord visant à réduire les gaz à effets de serre de 5% entre 2008 et 2012, par
rapport au niveau de 1990
Au 18 novembre 2005, 182 pays sur 192 pays indépendants ont ratifié le
protocole.
30/11/2015 au 11/12/2015 : COP 21 (21è conférence des Parties) à Paris
= elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous
les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C.
A. Une pression très inégale sur l’environnement

1. Quels sont les Etats qui émettent le plus de CO2 ?
2. Pourquoi s’agit-il d’un problème environnemental mondial ?
3. Quel lien
 peut-on
 établir entre
 ces deux
 cartes ?
 = Peut-on dire
 que la situation
 démographique
 est un facteur
 important des
 émissions de
 C02 ?

    Population
Mondiale 2002.
La superficie de
   chaque pays
             est
 proportionnelle
au pourcentage
de la population
 mondiale qui y
réside en 2002.
Doc 1 p 237

1. Quelles sont les conséquences écologiques liées au réchauffement
climatique ? Quelles sont les conséquences économiques et sociales ?

 Les conséquences écologiques sont très variées selon les territoires :
 • hausse ou baisse des précipitations
 • intensification des phénomènes cycloniques
 • risques d’incendie
 • élévation du niveau des eaux océaniques
 • fonte des glaces et du pergélisol

 Les conséquences économiques et sociales sont :
 • La dégradation des systèmes agricoles
 • La dégradation des ressources halieutiques (=ressources vivantes de la mer)
 • La dégradation des systèmes urbains (pollutions diverses)
 • La dégradation des récifs coralliens (destruction de l’activité touristique).
2. Quelles sont les régions les plus vulnérables face à ces conséquences ?
  Celles qui le sont le moins ?
  Régions les plus vulnérables = zone intertropicale
  = régions les plus peuplées de la planète, mais aussi les plus pauvres !
  Inversement, les régions les moins touchées sont les régions de déserts chauds
  + les pays de « la Triade »

= les pays qui émettent le plus de CO2 sont les pays qui sont le moins touchés
par les conséquences sur le climat !!!!
B. Des indicateurs environnementaux enjeux de
pouvoir !
  1. Dans chacune des cartes, quels sont Etats vertueux et ceux mis en
  accusation de forte déprédation environnementale ?
  2. Quels sont les critères retenus pour l’élaboration des deux indicateurs ? En
  quoi diffèrent-ils ?
  3. Montrez que ces indicateurs conduisent à une lecture totalement différente
  du monde.
  4. Quel regard critique peut-on avoir sur les deux indices ?
  5. Quels procédés cartographiques a-t-on utilisés pour mettre en valeur ces
  représentations ?
1. Dans chacune des cartes, quels sont Etats vertueux et ceux mis en
accusation de forte déprédation environnementale ?
2. Quels sont les critères retenus pour l’élaboration des deux indicateurs ?
En quoi diffèrent-ils ?

L’indicateur mis en avant par le WWF met en avant la surface nécessaire pour
assouvir les besoins des sociétés. Plus une société est développée, plus son mode
de vie induit une empreinte écologique forte (forte consommation de viande qui
demande une surface plus importante, nombreuses surfaces bâties etc...)

L’indicateur mis en avant par les universitaires américains met en avant les politiques
environnementales des Etats contre le changement climatique, pour l’accès à l’eau
etc...). Dans les pays en développement, les Etats n’ont souvent pas les moyens d’un
réel volontarisme.
3. Le premier indicateur favorise les pays les moins avancés qui ne sont pas
complètement entrés dans une société de consommation alors que le second
favorise les pays riches, dans lesquels les Etats ont les moyens de mettre en
œuvre une politique environnementale.

4. On peut avoir un regard critique sur ces indicateurs car il traduisent le point de vue
des organisations qui les diffusent :
• Dans le premier cas, il s’agit de l’ONG WWF qui vise à réduire la pression exercée
   par l’homme sur l’environnement pour « faire émerger des modes de production et
   de consommation plus écologiques ».
• Dans le second cas, l’indicateur a été mis en point par des chercheurs d’une des
   nations qui a une des empreintes écologiques les plus fortes du monde : les Etats-
   Unis. Ils cherchent à montrer que malgré ce fort impact sur l’environnement, ils
   mettent en œuvre des politiques publiques pour compenser cet impact. Cela
   peut être considéré come une forme de justification.

5. Pour mettre en valeur ces représentation, les deux cartes ont choisi le même
procédé : des variations du vert au rouge en passant par le jaune et l’orange. Ces
couleurs ont une signification « morale » : le rouge symbolise la réprobation et le
vert l’approbation.
CONCLUSION...
          Du point de vue                               Du point de vue culturel
          géoéconomique

- Un monde inégalitaire : limite                    -Un monde uniformisé : le “village
Nord/Sud discutable.                                global”

- Un monde polycentrique : pôles de la              -Un monde différencié : fractures
Triade et BRICS.                                    culturelles, linguistiques….
                                                              => Replis identitaires
- Un monde interdépendant : la
mondialisation.

                                         Un monde
                                         complexe

 Du point de vue géopolitique                               Du point de vue
                                                          géoenvironnemental
- Un monde dominé : puissances
établies et ascendantes.
                                                    - Un monde menacé par le
- Un monde où les conflits persistent.              réchauffement climatique
Nouvelles formes de conflits
                                                    - Un monde en manque de
- Un monde fragmenté à la recherche                 gouvernance environnementale
d’une gouvernance mondiale.
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