Festival "Musici Vagantes" - nina-maria wanek

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Festival "Musici Vagantes" - nina-maria wanek
IVe rencontre franco-italienne
   Congrès international “Philologie et musicologie”

Langues et musiques
dans les corpus chantés
du Moyen Âge et de la Renaissance

                   Lingua e musica
               nei corpora cantati
  del Medioevo e del Rinascimento
                         &
      Festival “Musici Vagantes”
                           1-5 juin 2019
                       Abbaye de Morimondo
                    et Università di Pavia (Italie)
Festival "Musici Vagantes" - nina-maria wanek
Festival "Musici Vagantes" - nina-maria wanek
IVe rencontre franco-italienne
     Congrès international “Philologie et musicologie”

Langues et musiques
dans les corpus chantés
du Moyen Âge et de la Renaissance

                   Lingua e musica
               nei corpora cantati
  del Medioevo e del Rinascimento

                              &
          Festival “Musici Vagantes”

                       1-5 juin 2019
                   Abbaye de Morimondo
                et Università di Pavia (Italie)

    Le projet bénéficie du Label scientifique de l’Université
 Franco-Italienne (http://www.universite-franco-italienne.org)
           et du Label patrimoine culturel européen
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ORGANISMES PARTENAIRES
Università degli Studi di Pavia, Dipartimento di Studi Umanistici
Université de Poitiers, Centre d’études supérieures de civilisation
 médiévale
École pratique des hautes études, Savoirs et pratiques du Moyen Âge au
 XIXe siècle (EA 4116)
Université de Montpellier, Centre d’etudes médiévales de Montpellier
 (EA 4583)
Centre international des musiques médiévales-Du ciel aux marges
Centre national de la recherche scientifique
Paris sciences et lettres
Fondazione “Abbatia Sancte Marie de Morimundo”
Parrocchia di Santa Maria Nascente di Morimondo
Proloco di Morimondo
Comune di Morimondo
Regione Lombardia
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COMITÉ D’ORGANISATION
Christelle Chaillou-Amadieu (CNRS, CESCM UMR 7302)
Gisèle Clément (Université de Paul-Valéry Montpellier 3,
 CEMM EA4583)
Fedon Nicolaou (Université de Paul-Valéry Montpellier 3,
 CEMM EA4583)
Federico Saviotti (Università di Pavia, Dip. di Studi Umanistici)
Fabio Zinelli (Ecole Pratique des Hautes Etudes, SAPRAT
 EA 4116)

                  COMITÉ SCIENTIFIQUE
Pr. Francesco Carapezza, Università di Palermo
Dr. Christelle Cazaux-Kowalski, Fachhochschule Nordwest-
 schweiz/Musik-Akademie Basel, Schola Cantorum Basiliensis
 - Hochschule für Alte Musik
Pr. Alberto Conte, Università di Pavia
Pr. Frédéric Duval, École nationale des Chartes
Pr. Isabelle Fabre, Université de Montpellier/CEMM
Pr. Claudio Galderisi, Université de Poitiers/CESCM
Pr. Isabelle His,Université de Poitiers
Pr. Maria Sofia Lannutti, Università di Firenze
Pr. Maria Luisa Meneghetti, Università di Milano/Accademia
 Nazionale dei Lincei
Dr. Delphine Pasques, Sorbonne Université
Pr. Michel Zink, de l’Académie française
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LANGUES ET MUSIQUES
           DANS LES CORPUS CHANTÉS
       DU MOYEN ÂGE ET DE LA RENAISSANCE
    La quatrième rencontre « Philologie et musicologie » se fixe pour
objectif d’étudier les rapports entre langues et musiques dans les
corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance. Comment la
langue influe-t-elle directement sur les modalités de composition ?
Pour répondre à cette question, un double postulat est envisagé
ici : d’un côté la substance même d’une langue conditionnerait
certains éléments de la composition musicale qui lui sont asso-
ciés comme le rythme ou la courbe musicale et, d’un autre côté,
des modalités de composition pourraient être communes à cer-
taines traditions linguistiques comme, par exemple, les procédés
de centonisation. Même si la littérature sur le sujet est abondante,
elle est principalement monodisciplinaire ; les travaux transver-
saux mêlant des compétences égales en philologie et en musico-
logie sont rares. Si de nombreux musicologues ou philologues se
sont intéressés au rapport existant entre musique et langue, nous
souhaitons que nos études s’orientent à présent vers un véritable
travail entre musicologues et spécialistes des textes. De la même
manière, sont peu pratiquées la comparaison entre plusieurs tradi-
tions linguistiques et leurs implications dans la création musicale.
Plus encore, demandons-nous si ce rapport à la langue fluctue
selon les genres, les formes et comment une même langue est trai-
tée dans un cadre monodique ou polyphonique. Enfin, le travail
en diachronie jusqu’au XVIe siècle a pour objectif de délimiter les
continuités et les particularités entre les différentes périodes, tant
linguistiques que musicales.
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INTERVENANTS

Michel BANNIARD, Directeur d’études émérite, EPHE
Clélia BERGEROT, doctorante, Paris 3 – Sorbonne Nouvelle -
  ED 268
Gianluca BOCCHINO, post-doctorant, Sapienza Università di
  Roma
Antonio CALVIA, post-doctorant, Université de Florence
Jean-Baptiste CAMPS, MCF, École nationale des chartes
Christelle CAZAUX-KOWALSKI, chercheur, Scola cantorum
  de Bâle
Christelle CHAILLOU-AMADIEU, chargée de recherche
  CNRS/CESCM
Davide CHECCHI, post-doctorant, Université de Lausanne
Gisèle CLEMENT, MCF, Université de Montpellier
Sophie CHOUVION, doctorante, Univ. Lyon 2 & CNRS : UMR
  5317 (IHRIM)
Davide DAOLMI, docteur, chercheur, Università degli Studi di
  Milano
Michele EPIFANI, post-doctorant, Université de Florence
Sara FANTINI, doctorante, Université de Sienne
David FIALA, MCF, CESR de Tours
Luca GATTI, post-doctorant, Sapienza Università di Roma
Jean-Eudes GIROT, MCF, Université de Valenciennes
Jean-François GOUDESENNE, chargée de recherche CNRS/
  IRHT
Séverine GRELOIS, MCF, UPEC
Alexandros HATZIKIRIAKOS, post-doctorant, Università di
  Verona
Isabelle HIS, professeur, Université de Poitiers
Kristin HOEFENER, post-doctorante, Institut für Musikfor-
  schung, Universität Würzburg
Pierre HUARD, MA, Université de Bordeaux
Maria Sofia LANNUTTI, professeur, Université de Florence
Sebastián LEON, doctorant, Université de Barcelone
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Leo LOUSBERG, chercheur, Université d’Utrecht
Maria Luisa MENEGHETTI, Università di Milano
Giorgio MONARI, docteur, chercheur, Sapienza Università di
  Roma
Yunhao NA, doctorante, Université Sorbonne Nouvelle
Shin NISHIMAGI, MCF, Université de Tokyo
Delphine PASQUES, MCF HDR, Université Paris-Sorbonne
Timothée PREMAT, doctorant, Univ. Paris 8 & CNRS : UMR
  7023 (SFL)
Isabelle RAGNARD, MCF, Université Paris-Sorbonne
Stefano RESCONI, chercheur, Università degli Studi di Milano
Fabio SANGIOVANNI, post-doctorant, Università di Padova
Federico SAVIOTTI, docteur, chercheur, Università di Pavia
Michela SPACAGNO, post-doctorante, Sapienza Università di
  Roma et Sorbonne Nouvelle
Fañch THORAVAL, chercheur, FNRS
Axelle VERNER, MA, CNSMD de Lyon
Angelica VOMERA, doctorante, Università degli Studi di Torino
  et Sorbonne Nouvelle Paris 3
Nina-Maria WANEK, professeur, Université de Vienne
Fabio ZINELLI, directeur d’études, EPHE/SAPRAT
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PROGRAMME
Samedi 1er juin, Abbaye de Morimondo, Salle capitulaire
13:30       Acceuil et inscriptions
14:00       Mot d’acceuil des autorités
            Marco Marelli, Maire de Morimondo
            Maurizio Harari, Directeur du Dipartimento di Studi
Umanistici, Università di Pavia
14:15       Ouverture du congrès par Fabio Zinelli
14:30       Conférence inaugurale : Maria Sofia Lannutti,
Lingua, metro, musica nella tradizione della lirica medievale : in
che modo la musica interpreta la poesia?
16:00 – 17:15 Session 1 : Langues et traditions en contact
      Shin Nishimagi, Mélodies intervalliques dans les manuscrits
du Dialogus de Musica (vers 1000)
      Lou Lousberg, Rhetoric in Gregorian Chant
      Clélia Bergerot, Duende, Joi et Tarab, ou comment guérir par
les larmes (rapport entre poésie et chant)
18.30      Concert de Brice Duisit, “Domine Deu devemps
lauder…”. Recits hagiographiques et chansons de croisade
20:00      Cocktail dînatoire dans le clôtre de l’abbaye

                          e
Dimanche 2 juin, Abbaye de Morimondo, Salle capitulaire
10:30      Messe chantée par l’ensemble « Aurora To-
tus » (chantres ambrosiens), VIIe dimanche après Pâques
12:00 – 13:15 Session 1 (suite)
     Kristin Hoefener, L’office « O felix Germania » en l’honneur
des vierges de Cologne : quel rapport entre texte et musique ?
Nina-Maria Wanek et Jean-François Goudesenne, Greek
Remnants or Pseudo-Byzantine Chants in Latin Roman-Frankish
Liturgies (8th-12th centuries)
13:15       Pause dejeuner
14:30 – 16:15 Session 2 : Poésie lyrique, XIIe-XIIIe s.
    Davide Daolmi et Stefano Resconi, «Fortz chausa es que tot
lo major dan» di Gaucelm Faidit: il rapporto tra parole e musica in
un planh
    Gianluca Bocchino, Fra testo e musica: considerazioni sulle
chansons de toile del canzoniere di Saint-Germain-des-Prés (Paris,
BnF, fr.20050)
    Fabio Sangiovanni, La cesura epica come problema lirico
17:00       Atelier d’enluminure médiévale
21:00     Dîner de gala « médiéval » au restaurant Il Filo di
grano (Hotel Morimondo)

                           e
  Lundi 3 juin, Abbaye de Morimondo, Salle capitulaire
9:30 – 12:30 Session 3 : XIVe siècle et Ars nova
      Christelle Chaillou-Amadieu et Delphine Pasques, Chan-
ter l’amour en langue allemande au XIVe siècle, entre tradition et
innovation
      Giorgio Monari, Les notes rouges et le texte du Roman de
Fauvel
      Antonio Calvia, La formalizzazione delle strutture formali
della poesia e della musica nel repertorio metrico-musicale pluri-
lingue dell’Ars Nova european
      Lucia Marchi et Angelica Vomera, Osservazioni sui criteri
metodologici per l’edizione comparata di testo e musica nel reperto-
rio tardo trecentesco
12:30       Pause dejeuner
14:15 – 17:00 Session 4 : Du Moyen Âge à la Renaissance
     David Fiala et Jean-Eudes Girot, Les chansons combina-
toires : un double défi philologique
     Isabelle His, Todesca et tudesque : la figuration musicale de
l’Allemand à la Renaissance
     Sophie Chouvion, Timothée Premat, Axelle Verner, Henry
Fresneau, polyphonie et musication. L’association de la musique et
du texte chez un compositeur du XVIe siècle
17:30 – 18:30 Session performative
     Ensemble de musique médiévale de la Civica Scuola di
musica « Claudio Abbado » de Milan, Mottetti, rondeaux e
virelais dal codice franco-cipriota di Torino, Biblioteca Nazionale
Universitaria, ms. J.II.9
21:30       Visite guidée de nuit à l’Abbaye

                            e
  Mardi 4 juin, Abbaye de Morimondo, Salle capitulaire

9:15 – 11:00 Session 4 (suite)
     Michela Spacagno et Yunhao Na, Les hexa-heptasyllabes
musicaux dans le théâtre français du Moyen Âge et de la Renais-
sance
     Séverine Grélois et Sebastián León, « ¿Quién ha de respon-
der a hombres que no se mueven sino al son de los consonantes? » :
l’adoption de la métrique italienne dans l’Espagne de la Renais-
sance
11.30        Conférence plénaire : Michel Banniard, Le latin
entre scripturalité réelle et oralité virtuelle : éléments d’une recons-
truction « in vivo »
13:15       Pause dejeuner
14:30 – 17:15 Session 5 : Le Manuscrit du Roi (BnF, fr. 844)
    Christelle Cazaux-Kowalski et Luca Gatti, Un descort en
langue d’oïl et une cantio latine à la Vierge : La douce acordance et
Iam mundus ornatur dans les chansonniers M et T
Pierre Huard, Les chansons de Bernard de Ventadour dans le
Chansonnier du Roi (W, BnF fr 844)
    Alexandros Maria Hatzikiriakos et Sara Maria Fantini, Le
addizioni tardive dello Chansonnier du Roi : segno, suono, perfor-
mance
21:00       Concert de l’Ensemble « La Reverdie »,
“L’occhio del Cor”: l’amore ’cieco’ nell’opera di Francesco Landini

                           e
        Mercredi 5 juin, Università di Pavia, Aula Volta
10:00      Table ronde : Le Manuscrit du Roi. Image, Texte,
Musique (projet ANR 2018 MaRITEM)
             Présidée par : Maria-Luisa Meneghetti
                 et avec la participation de :
Jean-Baptiste Camps, Christelle Cazaux-Kowalski, Christelle
Chaillou-Amadieu, Gisèle Clément, Federico Saviotti, Isabelle
Ragnard, Fañch Thoraval
12.30        Conclusions du congrès
RÉSUMÉS

Session 1 : Langues et traditions en contact
    Shin Nishimagi, Mélodies intervalliques dans les manuscrits
du Dialogus de Musica (vers 1000)
Les mélodies décrivant la variété des intervalles mélodiques visuelle-
ment et auditivement sont très souvent copiées dans les manuscrits
du Dialogus de musica et de Guy d’Arezzo. Ces mélodies interval-
liques, simples et faciles à chanter, n’énumèrent en général que les
noms des intervalles chantés sur les intervalles indiqués. La mélodie
intervallique avec un texte original qui remporta le plus grand suc-
cès à l’époque médiévale est diapente et diatessaron. Ce dernier est
conservé dans au moins trente-et-une sources, dont une concerne les
Carmina cantabrigiensia (n° 12). C’est un chant sur le texte simple
concernant trois intervalles consonants de quarte, de quinte et d’oc-
tave. Les termes des intervalles sont chantés sur les intervalles cor-
respondants, le mot intense est chanté sur les notes montantes, et
remisse sur les notes descendantes. Dans quelques manuscrits, le
texte est cependant chantée sur une autre mélodie. Une comparaison
des sources des mélodies intervalliques devrait permettre de mieux
d’éclairer des particularités musicales en lien avec les termes chantés
dans les sources théoriques.

    Lou Lousberg, Rhetoric in Gregorian Chant
In the Appel á Communication, the organisers of this conference
ask: Comment la langue influe-t-elle directement sur les modalités
de composition? In my doctoral thesis (Utrecht, September 2018),
I demonstrate in more than 500 cases the rhetorical backgrounds
of employing micro-tonal inflections in Gregorian chant. Without
exception, the sample confirms a longterm and geographically ex-
tensive tradition in which these non-diatonic pitches – always – high-
light rhetorical text elements. Starting from micro-tonal inflections,
my analysis subsequently sheds new light on how meanings in the
verbal text were intertwined with an additional number of medieval
musical compositional techniques. Apart from micro-tonal inflec-
tions, non-diatonic semitones, liquescent notes, quilismas, ’emphat-
ic phrases’ and commixtio modi, all may reflect affect, logic and/or
loci. In the latter category, words occurring in patristic comments,
especially from Augustine, are frequently accentuated. Chronicles
and treatises written from about 400 till 1400 refer to (enharmonic)
micro-tones as a difficult – often too difficult – performative art. My
paper will apply Mary Carruthers’s views (The Craft of Thought,
The Book of Memory) about the rhetorical ductus and inventio to
this musical composition technique and provide examples from the
sources analysed for my thesis.

      Clélia Bergerot, Duende, Joi et Tarab, ou comment guérir par
les larmes (rapport entre poésie et chant)
Notre communication cherche à examiner les liens qui pourraient
exister entre le Duende si cher au flamenco, le Joi des trobadors oc-
citans et le Tarab propre à la culture arabo-musulmane (ici dans le
contexte d’Al-Andalus). Ces termes désignant une émotion subtile
située au cœur de la prestation poético-musicale, feront l’objet d’une
analyse lexico-sémantique. Le recours à l’ethnomusicologie et à l’an-
thropologie nous aidera à mieux cerner la réalité complexe de cette
émotion recherchée, puis communiquée lors d’un moment de grâce
et de communion entre les interprètes et l’assistance. Nous pensons
que l’exemple des traditions chantées du flamenco et de la poésie
arabo-maghréboandalouse, pourrait fournir des hypothèses intéres-
santes quant à la manière dont la lyrique des trobadors et joglars était
conçue et chantée. Le fait que ces trois cultures étaient imprégnées
de spiritualité et de la théorie humorale, nous amène à penser la mu-
sique modale méditerranéenne en général, en lien avec une vision du
monde oscillant entre sphère matérielle et sphère spirituelle. Ainsi,
au-delà de la fonction esthétique de la musique, l’émotion poignante
suscitée par les interprètes avait vocation à soigner la partie émotion-
nelle de l’être humain. Elle visait à rééquilibrer les quatre tempéra-
ments qui le constituent, conformément au savoir hérité de l’Anti-
quité grecque.
Kristin Hoefener, L’office « O felix Germania » en l’honneur
des vierges de Cologne : quel rapport entre texte et musique ?
Le cycle O felix Germania est transmis à partir du XIIIe siècle dans
de nombreux manuscrits liturgiques, majoritairement des sources
cisterciennes, car les cisterciens jouaient un rôle prépondérant
dans la distribution de reliques des vierges de Cologne, mais aus-
si dans leur « accompagnement liturgique » en matière d’offices.
Quels rapports présentent les textes latins et les mélodies de ce cor-
pus, transmis entre autres dans un antiphonaire de Morimondo (Pa-
ris, BNF NAL 1412, dans les additions du XIIIe s.) ? Je présenterai
quelques exemples de liens entre métrique et accentuation du texte
et les mélodies. Les textes de ce cycle sont plutôt contrastés en alter-
nant des formes relativement conventionnels et leurs mélodies sont
plus ou moins « proche » des textes. Un autre élément de contraste
est apporté par l’aspect sériel des modes mélodiques, employé dans
une partie des chants.
    Nina-Maria Wanek et Jean-François Goudesenne, Greek
Remnants or Pseudo-Byzantine Chants in Latin Roman-Frankish
Liturgies (8th-12th centuries)
Studies on the «Missa graeca» – from Michel Huglo until Charles At-
kinson – impose an exceptionally interesting topic on linguistic and
cultural exchanges and influences that has not yet found echoes in
performers of Gregorian Chant. A lot of evidence can be found not
only in old repertories such as Greek Alleluias in Rome, various chants
in Benevent and in Western centres like Arras, Regensburg and Win-
chester or the Cherubikon, which was recycled as an offertory chant in
the West, but also in new melodic forms like tropes for ordinary chants.
The proposed paper will present a geographic survey of the cen-
tres practicing Greek teachings and compositions between the end
of the 8th until the 11th c. with a speciffic focus on vestiges of bi-
lingual liturgies, such as Greek-Latin Lauds and litanies found in
Metz in the mid-9th c. The paper will show furthermore that some
of these repertories which were regarded as imports of Byzantine tra-
ditions can now be securely classiffied as new Western compositions.
The second part of the paper will deal with musical outcomes caused
by using different languages as well as with musical forms, structures
and formulas in order to assess if we are dealing here with transla-
tions of Byzantine models or new elaborations in common with Latin
repertories.
Session 2 : Poésie lyrique, XIIe-XIIIe s.
    Davide Daolmi et Stefano Resconi, «Fortz chausa es que tot
lo major dan» di Gaucelm Faidit: il rapporto tra parole e musica in
un planh
Il planh di Gaucelm Faidit « Fortz chausa es que tot lo major dan »
(BEdT 167,022) costituisce un oggetto di studio eccezionalmente
fortunato per chi intenda indagare il rapporto fra testo verbale e testo
musicale nella storia della trasmissione manoscritta di una poesia tro-
badorica : ben quattro suoi testimoni sono infatti dotati di notazione,
interessando in tre di questi casi contesti ricettivi del tutto peculiari
(un’attestazione estranea al corpus delle sillogi organizzate e due in-
serite in altrettanti canzonieri oitanici). L’analisi approfondita di que-
sto componimento così rappresentativo del proprio genere lirico di
appartenenza potrà giovarsi anche del confronto con le caratteristi-
che di alcune altre liriche appartenenti alla medesima tipologia : per
via della sua peculiare posizione nel sistema dei generi trobadorici, il
planh offre infatti agli autori la possibilità di sperimentare soluzioni
innovative nel rapporto compositivo tra metro, testo verbale e testo
musicale.

    Gianluca Bocchino, Fra testo e musica: considerazioni sulle
chansons de toile del canzoniere di Saint-Germain-des-Prés (Paris,
BnF, fr.20050)
      Dall’analisi delle quattro chansons de toile tradite dal solo can-
zoniere di Saint-Germain-des-Prés (Paris, BnF, fr. 20050) comple-
te del corredo melodico (Bele Yolanz en ses chambres seoit - R.S.
1847; Oriolanz en haute solier - R.S. 1312; En un vergier lez une
fontenele - R.S. 594; Bele Doette as fenestres se siet - R.S. 1352),
emergono delle particolarità musicali e testuali tali da ipotizzare un
utilizzo di frammenti melodici comuni. La disposizione conseguen-
ziale delle quattro chansons, situate nel IX quaderno della prima
sezione di copia di U opera dello stesso melografo (Me3), potreb-
be spiegare questa peculiarità. L’utilizzo di una struttura musicale
reiterata evidenzierebbe delle caratteristiche compositive legate al
genere. I frammenti melodici presi in considerazione, situati in po-
sizioni rilevanti rispetto alla struttura dei versi, mostrano una possi-
bile relazione tra testo e musica, genere e struttura melodica, ed una
compilazione scientemente organizzate di alcuni componimenti del
canzoniere. Il contributo intende rilevare le incidenze melodiche ri-
spetto alla costruzione testuale. Fabio Sangiovanni, La cesura epica
come problema lirico

Session 3 : XIVe siècle et Ars nova
      Christelle Chaillou-Amadieu et Delphine Pasques, Chan-
ter l’amour en langue allemande au XIVe siècle, entre tradition et
innovation
Après une brève présentation des sources musicales antérieures au
XVe siècle, nous analyserons quelques rapports entre langue, dis-
cours et musique dans la chanson en langue allemande du XIVe s., en
prenant comme support trois chansons issues de témoins différents,
représentatives des traditions du Spruch (poésie didactique) et du
Minnesang (poésie courtoise). Nous reviendrons en conclusion sur
la possibilité d’une filiation avec les traditions des troubadours et des
trouvères.

   Giorgio Monari, Les notes rouges et le texte du Roman de
Fauvel
     De nouvelles recherches ont accru notre connaissance de la re-
cension du Roman de Fauvel, MS Paris, BN fr. 146 (XIVe siècle).
C’est un manuscrit atypique et la musique est mise en évidence par
son indexation et sa présence visuelle. La structure du manuscrit a
été soigneusement planifiée et modifiée au cours de sa genèse. La
satire politique et les allégories des événements historiques jouent
un rôle clé dans le Roman et les renversements sont une partie es-
sentielle du texte et du manuscrit. Dans le Roman, nous trouvons
les premiers exemples de notes rouges utilisées pour signifier un
modus rythmique changeant. C’est un tournant de l’histoire de la
musique, qui a influencé de manière permanente l’écriture musi-
cale. Pourquoi le notateur a-t-il introduit un tel appareil ? Je pro-
pose de répondre à une telle question en recherchant les relations
entre le texte, la musique et les aspects visuels d’un choix sélection-
né de motets copiés dans le manuscrit, et en faisant des comparai-
sons avec les passages concernant les notes rouges des traités de
musique contemporaines.
Lucia Marchi et Angelica Vomera, Osservazioni sui criteri
metodologici per l’edizione comparata di testo e musica nel reperto-
rio tardo trecentesco
Vista la complessità del repertorio poetico-musicale tardo-trecen-
tesco, dovuta a veste notazionale, trasmissione e plurilinguismo co-
stitutivo, il lavoro congiunto tra filologi testuali e musicali appare
particolarmente urgente e proficuo. Quest’ottica è alla base dell’im-
minente edizione del frammentario codice Torino, Biblioteca Nazio-
nale, T.III.2 (ca. 1410), manoscritto musicalmente complesso, ricco
di composizioni italiane e francesi, fra le quali molti unica. Oltre ai
numerosi unica che vanno ad arricchire il repertorio poetico musica-
le tardo medievale (23 su 42; le liriche o i testi liturgici tropati in atte-
stazione unica sono 15) l’edizione del manoscritto unico risponde ad
alcune considerazioni di metodo che coinvolgono l’intero repertorio
tardo trecentesco e sembra poter raccontare meglio non soltanto la
storia del ms in oggetto ma anche dei testi che esso tramanda in co-
mune con altre fonti. La ballade Par les bons Gédéon ad esempio
presenta un caso significativo di varianti testuali e musicali che invita
a riflettere su come le varianti a livello di notazione si inseriscano nel-
la sua complessa trasmissione. In altri brani, tra i quali Tu me solevi,
donna e Virtute s’acquista, il rapporto musica testo è utilizzato quale
guida per valutare casi di ipo/ipermetria e diverse possibilità di inter-
pretazione del testo poetico. A partire da alcuni esempi proveremo
dunque a stilare alcuni criteri che agevolino la ricostruzione del testo
sia sul versante musicale sia sul versante testuale, partendo dal pre-
supposto che i due ambiti debbano avvalersi a pieno delle riflessioni
metodologiche sinora portate avanti nell’una e nell’altra disciplina.

Session 4 : Du Moyen Âge à la Renaissance
     David Fiala et Jean-Eudes Girot, Les chansons combina-
toires : un double défi philologique
La vogue des chansons combinatoires ne concerne que les der-
nières décennies du quinzième siècle : le principe en est apparem-
ment simple puisqu’il s’agit d’associer une chanson courtoise, bien
connue en général, à une ou deux chansons populaires. La difficulté
et l’intérêt musical consiste à rendre harmonieuse la polyphonie qui
en résulte en travaillant, pour l’essentiel, sur les mélodie populaires
(pour lesquels ces manuscrits sont parfois la source unique). Pour
les textes, toute la saveur vient du rapprochement incongru entre des
sources d’inspiration différentes et a priori incompatibles (la lyrique
courtoise et la chanson populaire souvent obscène). Notre communi-
cation explorera les différents aspects d’un genre exclusivement ma-
nuscrit qui disparaît avec l’impression musicale au profit d’un genre
finalement très différent, la fricassée. Nous nous arrêterons en par-
ticulier sur ce que ces chansons nous disent d’une culture populaire
partagée (en musique et en littérature), la circulation des textes et
des mélodies ainsi que sur les rapports entre diffusion manuscrite et
impression en langue vulgaire au début du XVIe siècle.

     Isabelle His, Todesca et tudesque : la figuration musicale de
l’Allemand à la Renaissance
Enracinée dans le chant de carnaval, la todesca italienne se moquant
de la figure de l’Allemand trouve plusieurs illustrations polypho-
niques dans la seconde moitié du XVIe siècle. Associée à une dimen-
sion scénique, elle use d’une langue hybride émaillée d’onomatopées,
et musicalement, sa rythmique peut mettre en valeur la démarche
titubante du lansquenet pris de boisson. Cette communication met-
tra en regard paroles et musique des todesche de différents compo-
siteurs (Lassus, Bottegari, Vecchi, Banchieri), et s’intéressera à leur
rare équivalent, une « tudesque » en français.

     Sophie Chouvion, Timothée Premat, Axelle Verner, Henry
Fresneau, polyphonie et musication. L’association de la musique et
du texte chez un compositeur du XVIe siècle
En métrique générative, on considère que la grammaire des vers
est régie par un ensemble de contraintes hiérarchisées. Dans ce
cadre théorique, s’est développée une discipline qui étudie les
contraintes présidant à l’association de la musique et du texte : la
musication. Il s’agit d’observer la façon dont les groupes et ac-
cents de la langue sont synchronisés avec ceux de la musique.
Certaines de ces contraintes semblent inviolables : dans les répertoires
monodiques, il n’est par exemple pas autorisé qu’un accent de fin de
vers soit associé à un temps faible. Cette prohibition, théorisée d’abord
sur la chanson française du XXe s., semble se vérifier dans les corpus
monodiques du Moyen Âge et de la Renaissance. Dans la polyphonie,
en revanche, si certaines pièces respectent cette contrainte d’aligne-
ment, d’autres s’en libèrent. Il convient donc d’interroger la musication
de la polyphonie : pourquoi et comment autorise-t-elle À enfreindre
des contraintes inviolables dans la monodie ? Quels contextes socio-
culturels et/ou artistiques conditionnent cette musication spécifique ?
Nous proposons d’appliquer cette interrogation aux polyphonies
‘leigeres’ d’Henry Fresneau, éditées à Lyon et à Paris entre 1538 et
1547. En établissant les différentes configurations que propose ce
corpus, nous pourrons définir quelle est sa grammaire de musica-
tion, c’est-à-dire : quelles sont les contraires linguistiques, métriques
et musicales qui président aux associations entre syllabes et notes.

    Michela Spacagno et Yunhao Na, Les hexa-heptasyllabes
musicaux dans le théâtre français du Moyen Âge et de la Renais-
sance
Les textes dramatiques médiévaux sont communément composés
en octosyllabes à rimes plates. Cependant, les auteurs peuvent aussi
recourir à différents autres mètres. L’emploi des séquences des vers
d’autres longueurs provoque un changement dans le rythme du jeu.
La critique s’est souvent interrogée sur les fonctions que ces mètres
recouvrent en rapport avec les registres et les structures textuelles.
Les mètres méritent-ils chacun une étude spécifique ? En effet, nous
remarquons que les passages en hexa-heptasyllabes sont parfois in-
diqués comme étant chantés. En prenant ces vers comme exemples,
cette communication se propose d’analyser le rapport qui existe entre
la versification dramatique et la musique qui l’accompagne.
En nous appuyant sur des éditions modernes, des manuscrits et des
imprimés anciens inédits, nous constituerons un répertoire sélectif
des hexa-heptasyllabes dramatiques. Après avoir examiné les carac-
téristiques stylistiques et scéniques de ces vers, nous chercherons à
découvrir d’éventuelles particularités rythmiques et rimiques des
passages chantés. Notre analyse se basera principalement sur les ac-
centuations et les pauses sémantiques. À côté du schéma traditionnel
pour l’étude des rimes, une perspective qui considère les vers sacca-
dés en tant que flux acoustique continu sera également appliquée.
Par la suite, nous mettrons ces aspects rythmo-rimiques des paroles
chantées en parallèle avec les structures musicales de leurs mélodies.
En fonction des situations, l’étude des sources pourrait éventuelle-
ment nous aider à mieux comprendre le lien entre la composition du
texte et sa dimension mélodique.

     Séverine Grélois et Sebastián León, « ¿Quién ha de respon-
der a hombres que no se mueven sino al son de los consonantes? » :
l’adoption de la métrique italienne dans l’Espagne de la Renais-
sance
Durant le premier quart du XVIe siècle l’Espagne adopte la métrique
italienne, et l’on verra désormais coexister dans les cancioneros et
dans les livres de musique les deux traditions métriques, vernaculaire
et italianisante, sans que cette distinction disparaisse jamais – elle fi-
gure encore dans les manuels de métrique de notre époque. Cette
adoption ne va pas sans débats, et la lecture attentive des textes po-
lémiques comme par exemple la Carta a la duquesa de Soma par
laquelle Juan Boscán (†1542) ouvre le deuxième livre des Obras de
Boscán y algunas de Garcilaso (Barcelone, 1543) montre que l’enjeu
était certainement d’ordre musical. Cependant, cette dimension mu-
sicale n’a pas reçu l’attention qu’elle mérite, sans doute parce que les
études littéraires considèrent traditionnellement qu’après la mort de
Machaut ou de Juan del Encina la musique et la poésie se sont dé-
finitivement séparées. Je me propose donc de croiser les documents
montrant la réception des nouvelles formes poético-musicales avec
les textes didactiques et les sources poétiques et musicales pour faire
apparaître que l’un des éléments qui expliquent la vigueur avec la-
quelle certaines voix se sont élevées contre les nouvelles formes poé-
tiques est précisément leur dimension musicale, car il s’agissait d’im-
porter avec la métrique italienne un style musical nouveau.

Session 5 : Le Manuscrit du Roi (BnF, fr. 844)
    Christelle Cazaux-Kowalski et Luca Gatti, Un descort en
langue d’oïl et une cantio latine à la Vierge : La douce acordance et
Iam mundus ornatur dans les chansonniers M et T
Parmi les additions tardives portées dans le Chansonnier du Roi
(BnF Fr. 844, M) se trouve un cycle de pièces latines en l’hon-
neur de la Vierge, Iam mundus ornatur (f. 77v-78v). La mélo-
die associée à ces textes est identique à celle d’une autre pièce, un
descort hétérostrophique attribué à Adam de Givenchy, La douce
acordance (f. 158v-159r). Le descort est par ailleurs copié dans
le Chansonnier de Noailles (BnF Fr. 12615, T), mais avec une
autre mélodie. Ainsi, dans M, le couple Iam mundus ornatur / La
douce acordance constitue un exemple de contrafactum unissant
des textes latins et vernaculaires par la mélodie. Mais si l’on prend
en considération le couple MT, La douce acordance offre égale-
ment un exemple de texte associé à deux mélodies indépendantes.
Notre étude est plus particulièrement consacrée à la tradition tex-
tuelle et musicale de ces pièces dans M. Elle s’attache à observer
les processus de recomposition et d’adaptation qui s’opèrent lors du
passage d’une langue à l’autre, d’un genre littéraire à un autre, d’un
corpus musical à un autre, d’une structure formelle à une autre. Elle
vise également à s’interroger sur la paternité et la chronologie des
textes et des mélodies, ainsi que sur les liens possibles entre ces deux
pièces, au-delà de leur identité mélodique et de leur mise par écrit
dans une même collection manuscrite.

   Pierre Huard, Les chansons de Bernard de Ventadour dans le
Chansonnier du Roi (W, BnF fr 844)
Les chansons du troubadour Bernard de Ventadour sont parmi les
plus copiées aux XIIIe et XIVe siècles. Il s’agira ici de mettre en évi-
dence l’effet sur la notation musicale comme sur les aspects poé-
tiques d’un transfert géographique, du Sud vers le Nord de la France
médiévale. Transferts linguistiques et transferts mélodiques seront
ainsi traités sur le même plan.

    Alexandros Maria Hatzikiriakos et Sara Maria Fantini, Le
addizioni tardive dello Chansonnier du Roi : segno, suono, perfor-
mance
Tra le caratteristiche che più contraddistinguono le addizioni tardive
dello Chansonnier du Roi, l’utilizzo della notazione mensurale è si-
curamente l’elemento più discusso, a partire dai primistudi dei Beck
e di Hans Spanke, fino ai recenti contributi musicologici di John Hai-
nes e Judith Peraino. Definite spesso come brani d’interesse preva-
lentemente musicale, le addizioni tardive sono state finora affrontate
soprattutto dal punto di visto teorico-notazionale, tenendo spesso in
secondo piano l’interazione tra notazione mensurale e testo poetico
(qui inteso sia nei suoi aspetti metrico-formali, sia contenutistici).
Il nostro intervento si propone quindi di riflettere sul rapporto mu-
sica-testo in prospettiva diversa: partendo dalla musicalità intrinse-
ca del testo arrivando alla musica, come forma di mediazione della
forma e del contenuto dei testi letterari. Tale mediazione lavorerà a
volte per contrasto, a volte invece amplificando la musicalità e la so-
norità della lirica « nuda ». Secondo una prospettiva volta all’ascolto
e alle implicazioni performative, si analizzeranno soprattutto le ag-
giunte eterostrofiche, (le canzoni francesi: RS 1081, 1503 e 1789)
edeteromodulari come i descortz (BdT 10, 45; 205, 5 e 461, 37). La
metodologia di analisi partirà considerando le strutture metriche in
rapporto con le strategie notazionali adottate dai copisti,accostando
all’analisi letteraria e musicale, esecuzioni dal vivo che esemplifiche-
ranno i risultati raggiunti finora.
CONCERTS
 Samedi 1er juin, 18:30 – Abbaye de Morimondo
                 BRICE DUISIT
              chant et vièle à archet
       “Domine Deu devemps lauder…”
Recits hagiographiques et chansons de croisade
                  PARTI DE MAL
          Parti de mal e a bien aturne
       Voil ma chançun a la gent fere oïr
       Ka sun besuing nus ad Deus apele
        Si ne li deit nul prosdome faillir
      Kar en la kruis deignat pur nus murir
        Mult li doit bien estre gueredone
       Kar pas sa mort sumes tuz rachate
          Cunte ne duc ne li roi corone
         Ne se poent de la mort destolir
      Kar quant il unt grant tresor amasse
      plus lor covient a grant dolur guerpir
       Mielz lur venist en bon vis departir
        Kar quant il sunt en la terre bute
            Ne lur valt chastel ne cite
        Allas cheitif tant nus sumes pene
       Pur les deliz de nos cors acumplir
       Ki mult sunt tost (e) failli e passe
       Kar ades voi le plus joefne enviellir
         Pur ço fet bon pareïs deservir
       Kar la sunt tuit li gueredon duble
         Mult en fet mal estre desherite
Mult ad le quoer de bien enlumine
  Ki la cruiz prend pur aler Deu servir
    K’al jugement ki tant iert redute
 U Deu vendrat les bons des mals partir
Dunt tut le mund (deit) trembler e fremir
      Mult iert huni k’el sera rebute
      Ki ne vera Deu en sa maeste

                  4
         CHEVALIER MULT ESTES
      Chevalier mult estes guariz
     Quant Deu a us fait sa clamur
        Des turse des Amoraviz
      Ki li ont fait tels deshenors
     Cher a tort unt cez fieuz saisiz
      Bien en devums aveir dolur
     Cher la fud primes Deu servi
        E reconnu pur seguur.
         Ki ore irat od Loovis
     Ja mar d’enfern n’avra pouur
     Char s’alme en iert en pareïs
      Od les angles notre Segnor
      Pris est Rohais ben le savez
     Dunt chrestiens sunt esmaiez
      Les mustiers ars e desertez
       Deus n’i est mais sacrifiez
    Chivalers cher vus purpenpensez
      Vus ki d’armes estes preisez
       A celui vos cors presentez
     Ki pur vus fut en cruiz drecez
              Ki ore irat…
       Prenez essample a Lodevis
        Ki plus ad ke vus n’avez
Riches reis e poestiz
  Sur tuz altres est curunez
  Deguerpit ad e vair e gris
    Chastels e viles e citez
     Il est tunez a icelui
 Ki pur nus fut en croiz pent
         Ki ore irat…
 Deu livra sun cors a judeus
Pur metre nus fors de prisun
 Plaies li firent en cinc lieus
 Que mort suffrit e passiun
Ore vus mande de chaneleus
 E la gent sanguine li felun
Mult li unt fait des vilains jeus
Ore lur rendez lur guerredon
         Ki ore irat…
  Alum conquere Moïses
  Ki gist el munt de Sinaï
 Al saragins nel laisum mais
  Ne la verge dunt il partid
 La roge mer tut ad un fais
Quant le grand pople le seguit
   E pharaon revint apres
   Il e li suon furent perit
          Ki ore irat…
             4
  LA PASSION DE CLÉRMONT
   Hora vos dic vera raizun
   De Jesu Christi passïun
Los sos affanz vol remembrar
Per que cest mund tot a salvad
Trenta tres ant et alques plus
des que carn pres in terra fu
Per tot obred que verus Deus
  Per tot sosteg que hom carnels
   Peccad negun unque non fiz
    Per eps los nostres fu aucis
    La sua morz vida nos rend
   Sa passïuns toz nos redenps
   Cum aproismed sa passïuns
   -Cho fu nostra redemptïons-
     Aproismer vol a la ciutat
  Afans per nos susteg mult granz
    Cum el perveing a Betfage
    -Vil’es desoz mont Olivet-
    Avant dels sos dos envied
    Un asne adducere se roved
   Cum cel asnez fu amenaz
  De lor mantelz ben l’ant parad
   De lor mantelz de lor vestit
    Ben li aprestunt o.ss’assis
      Per sua grand humilitad
   Jesus rex magnes sus monted
  Si cum prophetes anz mulz dis
    Canted aveien de Jesu Crist
   Anz petit dis que cho fus fait
      Jesus lo Lazer suscitat
   Chi quatre dis en moniment
     Jagud aveie toz pudenz
    Cum co audid tota la gent
    Que Jesus ve lo rei podenz
  Chi eps lo morz fai se revivere
  A grand honor encontra’xirent
Alquant dels palmes prendent rames
 Dels olivers alquant las branches
Encontr’al rei qui fez lo cel
    Issid lo di le poples lez
   Canten li gran e li petit
   “Fili Davit, Fili Davit!”
  Palis vestit palis mantenls
 Davant extendent a.ssos pez
 Gran folcs aredre gran davan
 Gran e petit Deu van laudant
   Ensobre tot petiz enfan
 Osanna semper van clamant
  A la ciptat cum aproismet
   Et el la vid e.lla’sgarded
 De son piu cor greu suspiret
 De.ssos sanz olz fort lagrimez
  “Hjerussalem, Hjerussalem
 Gai te -dis el- per tos pechet !
Pensar non poz pensar no.l vols
Non t’o permet tos granz orgolz
   Venrant li an venrant li di
   Que.tt’asaldran toi inimic
    Il tot entorn t’aberjaran
     Et a terra crebantaran
  Los tos enfanz qui in te sunt
   A males penas aucidront
En tos belz murs en tas maisons
 Pedra.ssubr’altre non laiseront
  Li toi caitiu per totas genz
  Menad en eren a tormenz
Quar eu te fiz nu.m cognoguist
 Salvar te ving nu.m receubist
             4
SAINT LEGER
   Domine deu devemps lauder
    et a sos sancz honor porter;
  in su’ amor cantomps dels sanz
  qui por lui augrent granz aanz;
    et or es temps et si est biens
que nos cantumps de sant Lethgier.
  Primes didrai vos dels honors
   que il auuret ab duos seniors;
      apres ditrai vos dels aanz
 que li suos corps susting si granz,
    et Evvruins, cil Deu mentiz,
  que lui a grant torment occist.
Quant infans fud, donc a ciels temps
   al rei lo duistrent soi parent,
    qui donc regnevet a ciel di:
  cio fud Lothiers fils Baldequi.
     il l’enamat; Deu lo covit;
     rovat que letres apresist.
     Didun l’ebisque de Peitieus
  lui’l comandat ciel reis Lothiers.
     il lo reciut, tam ben en fist,
    ab u magistre sempre’l mist
   qu’il lo doist bien de ciel savier
   don deu serviet por bona fied.
   Et cum il l’aut doit de ciel’ art,
    rende’l qui lui lo comandat.
      il lo reciut, bien lo nodrit,
 cio fud lonx tiemps ob se los ting.
     Deus l’exaltat cui el servid,
   de sanct Maxens abbas divint.
  Ne fud nuls om del son juvent
qui mieldre fust donc a ciels temps;
perfectus fud in caritet,
     fid aut il grand et veritiet,
  et in raizons bels oth sermons,
     humilitiet oth per trestoz.
     Cio sempre fud et ja si er:
    qui fai lo bien, laudaz en er.
et sanz Letgiers sempre fud bons,
  sempre fist bien o que el pod.
    davant lo rei en fud laudiez;
    cum il l’audit, fud li’n amet.
    A se’l mandat et cio li dist,
  a curt fust, sempre lui servist.
       il l’exaltat e l’onarat,
       sa gratia li perdonat,
  et hunc tam bien que il en fist,
   de Hostedun evesque en fist.
Quandius visquet ciel reis Lothier,
bien honorez fud sancz Lethgiers.
 il se fud morz, damz i fud granz;
    cio controverent baron franc,
    por cio que fud de bona fiet,
      de Chielperig feissent rei.
 Un compte i oth, pres en l’estrit:
     ciel eps num auret Evrui.
    ne vol reciwre Chielperin,
    mais lo seu fredre Theotri.
 ne’l condignet nuls de sos piers,
   rei volunt fair’ estre so gred.
  Il lo presdrent tuit a conseil,
   estre so gret en fisdren rei.
   et Ewruins ott en gran dol
 porro que ventre no’ls en poth.
por ciels tiel duol rova’s clergier,
   si s’en intrat in un monstier.
 Reis Chielperics tam bien en fist,
  de sanct Lethgier consilier fist.
  quandius al suo consiel edrat,
   incontra Deu ben s’i garda,
      lei consentit et observat
    et son regnet ben dominat.
      Ja fud tels om, Deu inimix,
    qui l’encusat ab Chielpering.
    l’ira fud granz cum de senior
 et sancz Lethgiers oc s’ent pavor;
        ja lo sot bien, il le celat,
    a nuil omne no’l demonstrat.
   Quant ciel’ iræ tels esdevent,
    paschas furent in eps cel di;
et sancz Lethgiers fist son mistier,
   missæ cantat, fist lo mul ben.
     pobl’ et lo rei communiet
    et sens cumgiet si s’en ralet.
   Reis Chielperics cum il l’audit,
   presdra sos meis, a lui’s tramist,
     cio li mandat que revenist,
       sa gratia por tot ouist.
et sancz Lethgiers ne’s soth mesfait;
     cum vit les meis, a lui ralat.
       Il cio li dist et adunat
   “tos consiliers ja non estrai,
   meu evesquet ne’m lez tener
  por te qui sempre’m vols aver.
  en u monstier me laisse intrer,
  pos ci non posc lai vol ester”.
               4
LA CANÇON DE SANTA FE
    Legir audi, sotz eiss un pin,
   Del vèll temps, un libre latin;
      Tot l’escoltei trò a la fin.
  Cel méiro. Is saintz en tal traïn
     Parlèd del pair’al rei licin
     E del linnatg’al Maximin;
   Cel méiro·Is saintz en tal traïn
  Con fa·l venaire’ls cèrvs matin :
     A clusa·ls menan, et a fin;
   Mòrtz los laissavan, en’sopin,
  Jazon e’ls camps Cuma fradin,
     No’ls sebelliron lur vizin,
 Czò fo pròb del temps Constantin.
 Canczon audi q ’es bèlla’n tresca
     Que fo de razo espanesca :
    Non fo de paraulla grezesca.
     Ne de lenga serrazinesca,
 Dozq e suaus es plus que bresca,
E plus qu nulz pimentz q’òm mesca.
    Qi ben la diz a lei francesca,
Cuig me qe sos granz pros l’en cresca
      E q’en sègle l’en pareca.
     Tota Basconn’ et Aragons
    E l’encontrada delz Gascons
   Sabon quals es aqist canczons
     E s’es ben vera ’sta razons.
     Eu l’audi legir a clerczons
    Et a gramàdis, a molt bons,
     Si qon o mònstra·l passion
    En que òm lig estas leiczons.
    E, si vos plaz est nòstre tons,
   Aisï con·l guida·l primers tons,
     Éu la vos cantarèi en dons
Totz temps avez audid asaz
    Q’ Agent fo molt rica ciutaz,
    Clausa ab murs et ab vallaz.
   Garonnal corr per cell un latz.
   La gentz d’achi fo mal’ assaz;
       En oz esteron et en paz;
Nons pars neguns dels granz peccaz,
Plus cel q’es folz q’etz mel membraz,
      Entro en près Deu pietaz
      Et en la croz los ag salvaz
        Et de Diable deliuraz.
   Bella foil gentz, si fosson san :
 Enferm soll cor, quar son pagan ;
  Guerpiron Deu, corron al fan,
   Cubergrol tot d’aur cordoan ;
 Proferg l’unsquegs l’anel del man,
  Qi mais non pod, pecza de pan.
    Melz estera qil dess az can !
     Tota lur obra fant en van :
    E quar nons foron christian.
    Proverbi diss reiz Salamon
   Del pomer qi naiss el boisson,
    Cui clau la Spina el cardon
      E ll’albespin in eviron ;
   A’chi met flors sus el somon
    E pois las pomas de sazon.
    Mal forun Ii pagan gascon
  Qi desconnogron Deu del tron :
 Lur umbra streins aqest planczon
   De cui cantam esta canczon ;
  E près en Deus dolz fruit e bon.
   Lo seinner d’aquesta ciutad
  Ag granz honors ab ampledad;
  Partiss qant pog d’aqel peccad,
Et amed Deu fort a celad.
    Audirez qo ll’a Deus honrad,
     E quan car aver l’a donad :
   Filial doned de tan bon grad ;
   Fides a nom per Deu mandad,
       E fo nuirid’ ab castitad,
        E teg salva virginitad.
  Fort d’eir a Deus est segl’ onrad.
  Lo corps es belz e paucs l’estaz ;
  Lo sen[s] es gencer qe dinz jaz.
    Los oilz a gentz e blanca faz,
   El senz del cor es mais prezaz.
   Antz qe doz’ anz agges passaz,
  Tâl obra fez qe Deu molt plaz :
      Martiri près e fort assaz,
     Tal con ligez e con cantaz.
O Deus ! tant n’es est monz honradz !
     Honor qe d’aqest segle ag
  Atretant non prezet d’etz brac ;
   En Deu de cel lo quors Ii jag,
   El seus servizis molt Ii plag ;
   Non pausara ja, czo m’ad ag,
  Entro eiss Deu de ssa mort pag :
   Czoss mes Diables en esmag.
   Vilas ag granz e fortz castelz,
     E pelz salvadgas e noelz,
    Et en sos dez ginnos anelz,
 D’aur e d’argent ben faitz vaiselz.
 D’aqoss tems qe fos mais cembelz
     Qeill faczal Diables nielz :
  Los paupres en pag’ els meselz ;
   Paupras laissed cuma fradelz,
 E teg s’ ab Deu qe ll’es plus belz.
Pos ag blidall ab braczaleira,-
        Per Deu se mes en gran paupeira;
           Laissed las altras de sa teira,
         E près ardiu, qonsi Deu queira :
         Ja nous cujez q’ell non lo meira,
          Q’ancsen volg esser. sa obreira
              E sua fidels camareira,
           Et attended cons Ii profeira,
             Qe czos la via dreitureira.
         Dizer vos ei d’aqelz pagans ni
         Quan fort menerols christians.
         Quan fo aucis sainz Adrians,
             Reiz era Dioclicians ;
         De Grex fo reiz e de Romans,
       Hespainna teg els montz Cerdans :
          Licins fo sos filz sobeirans,
         E, quan fo naz, ded Ii letrans;
       Ers se vas Deu aquell veilz can[s],
        Aucis lil[s] sainz ab ambas mans.
           Ara ’n esta totz soteirans,
          Sotz mil diables cab espans.
          D’aqest fo pars Maximians.
            Ensems concordan lur afar :
             Idolas tegrun nemias car,
            Mandan las colre et honrar,
E per la terra e per mar, ü preiron un fellon avar :
        Czos Dacians, cui Deus non guar.
         Trameirun lo q’est regn’ antpar,
           Els christians prend’ et eschar
             Els destrenga fort et amar.
          Veil vos vengud inz en Agen.
          Aqo fo hom non ag bon sen :
           Tais obras va per tot fazen,
          Per que sabem qe Deu offen :
Diabl’ ador’ et homens ven,
   Elz cristians aguait’ e pren :
  Los uns aucid els altres pen,
 Et en la flamma moltz n’encen ;
    E czo vol far nemias soen.
  Con audun q’intra Dacians,
 Aqo fo granz gaujz alz pagans :
    Ydolas erzon sobréis fans,
 Els paramenz tradun elz plans :
   Czo fo conres avols e vans,
    E trobed lo folz e bazans ;
 E dune parlan dels christians :
              […]
Non dig menezonga, czo m’es vis,
  Si per oblid non i mespris,
  Q’a savis homens o requis,
    E de gramadis o apris :
 Autor vos en trag saint Daunis.
Dimanche 2 juin, 10:30 – Abbaye de Morimondo
                           AURORA TOTUS
     Santa Messa cantata della VII domenica di Pasqua
    Aurora Totus, in rete con Cantori Ambrosiani, studia e pratica
il canto ambrosiano.
    Presta regolare servizio liturgico in Milano (e.g. per le chiese di
Sant’Alessandro, San Sebastiano, Sant’Ambrogio) come nel fo-
rense ambrosiano. Dall’inno di sant’Ambrogio Splendor paternae
gloriae, Aurora Totus è poetica definizione di Cristo luce, insieme
maschile e femminile: Tutto Aurora.
           www.cantoriambrosiani.org/coro-aurora-totus/
   Coristi : Cercenà Alessandro, Garzetti Matteo, Mattarozzi
Matteo, Santacroce Massimo, Signorotto Enor, Sozzi Gian An-
gelo
   Coriste : De Camillis Italia, Fincati Mariachiara, Malvicino
Manuela, Mastantuono Filomena, Raffo Cristina, Rimoldi Moni-
ca, Rosa Antonella, Tarricone Alessandra
   Dirige : Laura Groppetti
Lundi 3 juin, 17:30 – Abbaye de Morimondo
               ENSEMBLE DI MUSICA MEDIEVALE
     DELLA CIVICA SCUOLA DI MUSICA «CLAUDIO ABBADO »
                           DE MILAN

Mottetti, rondeaux e virelais dal codice franco-cipriota di
Torino, Biblioteca Nazionale Universitaria, ms. J.II.9

   Qui ses fais – ballade (f. 99)
   S’espoir ne fust vers moi si gracïeus – virelai (f. 146v)
   Dignum summo patri / Dulciter Hymnus - mottetto (f. 90v-91)
   Quant je compris – ballade (f. 106v)
   Si dulcement / [N]ulz vrais – Ballade (f. 127-127v)
   Magni patris / Ovent Cyprus Palestina - mottetto (74v-75)
   Daia Anwander, viella, voce
   Marco Barbon, voce
   Daniela Beltraminelli, voce, viella
   Laia Blasco López, voce, liuto
   Caterina Chiarcos, voce
   Eugenio Milanese, viella, voce
   Timothy Nastasi, traversa, voce
   Dario Pisasale, liuto
   L’Ensemble di Musica Medievale della Civica Scuola di Musica
“Claudio Abbado” di Milano è il risultato di un progetto didattico che
da anni viene portato avanti sotto la guida di Claudia Caffagni. Si tratta
di un gruppo di giovani musicisti, provenienti da diverse esperienze mu-
sicali, da diversi paesi del mondo, uniti dall’interesse per la ricerca rivolta
a un repertorio medievale ancora molto da esplorare, che ha il fascino di
parlare un linguaggio in grado di comunicare ancor oggi emozioni e di
raccontare una parte importante della nostra storia e della nostra tradi-
zione musicale. Si è esibito in varie occasioni presso la Fondazione Ugo
e Olga Levi onlus di Venezia, per il Festival Grandezze & Meraviglie di
Modena, nella stagione dei concerti al Castello Sforzesco, in Duomo
nella rassegna “Mese della Musica” con il patrocinio dell’Arcidiocesi di
Milano, di Regione Lombardia e del Comune di Milano, e all’edizione
2018 e 2019 del Festival MiTo.
Mardi 4 juin, 21:00 – Abbaye de Morimondo
                   ENSEMBLE « LA REVERDIE »
          “L’occhio del Cor”: l’amore ’cieco’ nell’opera
                    di Francesco Landini

  1.    Poiché partir convienmi, donna cara
  2.    Tante belleçe in questa donna stanno
  3.    Che cosa è quest’amor che ’l ciel produce
  4.    Nella tuo luce tien la vita mia
  5.    Non arà may pietà questa mia dona [strum.]
  6.    L’alma mie piange
  7.    Gram piant’agli ochi
  8.    Per un amante rio tal pena sento
  9.    Divennon gli ochi mie nel partir duro
  10.   Ochi dolenti mie che pur piangete
  11.   Mostrommi Amor già fra le verdi fronde
  12.   Che pena è questa [strum.]
  13.   Non per fallir di me tuo vista pia
  14.   Muort’oramai deh misero dolente
  15.   Guard’una volta incià verso ’l tuo servo
  Fonti :
  Firenze, Biblioteca Medicea-Laurenziana, MS Palatino 87
(Squarcialupi Codex)
  Firenze, Biblioteca Nazionale Centrale, MS Panciatichiano 26
  Faenza, Biblioteca Comunale, MS 117

  Claudia Caffagni, voce, liuto
  Livia Caffagni, voce, viella, flauti
  Elisabetta de Mircovich, voce, viella, ribeca
  Teodora Tommasi, voce, arpa, flauti
  Matteo Zenatti, voce, arpa, tamburello
  con la partecipazione di Christophe Deslignes, organetto
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