LIENS LIANT LIER - FAPE VILLA ARSON 2021- 2022 - Pédagogie de l'Académie de Nice
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FAPE VILLA ARSON
2021- 2022
DOCUMENT D’ACCOMPAGNEMENT
Béatrice Audino
LIENS CPD arts Visuels
DSDEN 06
LIANT
LIERIntroduction
Le Festival des Arts pour les Écoles est un projet départemental proposé par la DSDEN 06. Il se construit en
partenariat avec les structures culturelles de proximité. Il s’inscrit ainsi dans le Parcours d’Éducation
Artistique et Culturelle , permettant ainsi aux élèves d’avoir une expérience esthétique, artistique, culturelle
et réflexive.
Ce document propose un accompagnement des enseignants inscrit au projet fédérateur du FAPE VILLA
ARSON 2022 dont le thème est « Liens, Liant, Lier »
Ce projet ne prendra toute son ampleur que si les trois piliers de l’Éducation Artistique et Culturelle y sont
explorés :
- La pratique : peinture, photographie, sculpture, installation, maquette…
- La rencontre sensible d’oeuvres d’art
- La connaissance de quelques jalons en histoire des arts : artistes, oeuvres, mouvements… et le lexique
pour en parler.
Des dimensions pluridisciplinaires peuvent être à explorer au fil de l’année :
- la dimension langagière : étymologie, vocabulaire, expressions, poèmes, production d’écrit.
- La dimension graphique : couleurs, matières, supports, aspects visuels.
- La dimension historique : l’évolution de l’art, les artistes, les différences culturelle
- La dimension artistique : arts du visuel, arts du son, arts de l’espace, arts du spectacle vivants.
PEAC
Le tableau suivant présente les grands objectifs de formation visés durant tout le parcours pour chaque
pilier de l'éducation artistique et culturelle. Ces piliers indissociables sont transcrits sous forme de verbes,
du point de vue des actions de l'élève : fréquenter, pratiquer, s'approprier.
Fréquenter cultiver sa sensibilité, sa curiosité et son plaisir à rencontrer des œuvres (3)
échanger avec un artiste, un créateur ou un professionnel de l'art et de la culture
(Rencontres)
appréhender des œuvres et des productions artistiques
identifier la diversité des lieux et des acteurs culturels de son territoire
Pratiquer utiliser des techniques d'expression artistique adaptées à une production
mettre en œuvre un processus de création
(Pratiques)
concevoir et réaliser la présentation d'une production
s'intégrer dans un processus collectif
réfléchir sur sa pratique
S'approprier exprimer une émotion esthétique et un jugement critique
utiliser un vocabulaire approprié à chaque domaine artistique ou culturel
(Connaissances)
mettre en relation différents champs de connaissances
mobiliser ses savoirs et ses expériences au service de la compréhension de l'œuvre
Pour retrouver des repères précis par cycle d'enseignement, formulés en termes d'actions et activités de
l'élève, et la progressivité du travail mené : BO PEACle thème
Le thème « Liens, liant, lier » a été choisi avec La Villa Arson autour de la carte blanche donnée à Lola
Gonzàlez pour une des grandes expositions de l’année.
Lola Gonzàlez interroge la puissance du collectif, ce qui nous lie, le vivre ensemble d'une communauté face
au monde au travers de vidéos et de performances.
Cette année, le travail collaboratif sera au centre du FAPE Villa Arson. Vos élèves devront
travailler ensemble pour produire: soit par groupes, soit le groupe classe. Les productions
présentées devront être le fruit d’une collaboration. Pas de travail indicible !
Toutes les pistes et les références proposées ne sont évidemment pas exhaustives. N’hésitez pas à sortir des
idées et des exemples présentés. Laissez vous porter par les intentions de vos élèves !
Réfléchissez à des situations ouvertes !
Proposez à vos élèves des incitations, des consignes ouvertes sous forme de problèmes à résoudre. Évitez
les modèles en début de séance et les modes d’emploi. Laissez-les chercher et expérimenter pour trouver
leurs solutions. Laissez-les se confronter aux qualités plastiques des matériaux.
L’exposition
L’exposition aura lieu dans les jardins de la Villa Arson. C’est un élément à prendre en compte dès la
conception du travail qui sera donné à voir. Si dans l’année, les recherches peuvent être multiples et variées
en terme de supports, de médiums, de formats… il faut intégrer 2 éléments principaux pour penser la
production finale avec les élèves :
L’espace
La production est présentée dans un jardin. Une des compétences à travailler en arts plastiques, en
particulier au cycle 3, est celle de la mise en valeur, en exposition des productions.
Votre classe va se rendre dans l’année à la Villa Arson pour une visite. Ce sera l’occasion pour les élèves de
voir dans quel espace la production sera présentée. Plusieurs questions se posent : le format, le mode de
présentation (suspendu, déposé, accrocher…), faut-il concevoir un socle, un support?…. Les questions sont
multiples et les élèves doivent chercher à y répondre.
Éphémère ?
La production va rester en extérieur
plusieurs jours. Il faut y penser dans le choix
des techniques et des médiums utilisés.
Plusieurs possibilités sont envisageables
pour rendre la production plus résistante :
vernir, utiliser de la peinture acrylique,
choisir des supports robustes…
Quoi qu’il en soit, puisque nous ne sommes
pas maîtres de la météo, il faut préparer les
enfants à l’éventualité que les productions
soient abîmées.Les mots
Quand vous proposez un thème aux élèves, commencez toujours par un temps de brainstorming autour
de l’incitation. Comment les élèves comprennent-ils cette proposition ? Que veulent dire ces mots ? À quoi
cela nous fait-il penser ? Quelles connexions peut-on faire avec des choses que l’on connaît ?
Définition :
sens 1 : Chose flexible et allongée servant à lier, à
attacher qqch.
Sens 2 (au figuré) : Ce qui relie, unit.
Définition :
sens 1 :adjectif, qui se lie
facilement, qui aime les
contacts, qui se fait vite des
amis.
Sens 2 : nom, substance qui
permet de mélanger différents
éléments.
Lexique des arts plastiques :
Lexique de la cuisine :
Définition :
Verbe transitif
sens 1 : entourer, serrer avec
un lien plusieurs choses ou
parties
Sens 2 : assembler, joindre.Interprétation
Je vous propose une grille d’interprétation non exhaustive du thème pour l’aborder sous différents axes.
Axe 1
Le prisme de la thématique
Comment représenter ?
Les liens du sang : la famille
Les liens d’amitié
Les liens du mariage : l’amour, l’union
Les liens hiérarchiques
La lien sociétal : vivre ensemble
les liens qui nous rendent esclaves, qui
nous entravent
(…)
Axe 2
Le prisme de l’action
Comment faire pour lier ensemble
différents éléments ?
Axe 4 Constructions
Le prisme de la contrainte Sculptures d’assemblage
Collages
Établir des liens dans une production. Installations
Entre le fond et la forme peinture
Entre des choses antagonistes (…)
Entre le passé et le présent
(…)
Axe 3
Le prisme du matériel
Le lien devient le médium
de la production.
De la corde
Du scotch
De la colle
De la laine
(…)Axe 1 : la thématique
Comment représenter la famille, l’amitié, l’amour, la solidarité, le vivre ensemble ? Comment parler de ce que
qui nous lie en société, dans notre intimité ? Comment rendre compte de l’enfermement, de la contrainte ?
Comment donner du sens à ces thèmes et trouver une façon de les porter au regard du public ?
Ces questionnements pourront vous amener à choisir avec les enfants différentes pistes : la 2D, le volume,
l’installation, la performance, la danse, la vidéo….. Tout est possible. À vous de creuser ce qui vous parle et
vous intéresse….
Des repères culturels
Pour proposer des rencontres aux élèves et pour avoir des idées….
Marina Abramovic
Marina Abramovic, née à Belgrade (Yougoslavie) en 1946, est une artiste serbe. Elle étudie à l’académie des
Beaux-Arts de Belgrade pendant 5 ans à partir de 1965. Dès 1973, elle commence à réaliser des
performances. Elle vit désormais à Amsterdam.
Ses premières performances étaient une forme de rébellion contre son enfance stricte car ses parents
étaient des partisans de Tito et contre la culture répressive dans la Yougoslavie de Tito. Elle mena d'ailleurs
au début des années soixante-dix des actions purement politiques.
Relation in Time (1977)
En 1977, elle présente avec Ulay une relation statique, la solidarité du couple
étant symbolisée par le fait qu’ils sont assis dos à dos, les cheveux de l’un
attachés à ceux de l’autre. La performance a duré 18 h.
C’est en 1975, Marina Abramovic & Ulay se rencontrent. Elle activiste et lui
photographe, ils sont nés tous deux un 30 novembre mais pas la même année.
Ils forment un couple d’artistes mais aussi un couple dans la vie quotidienne. Ils
vivent à Amsterdam.
Dès leur deuxième rencontre à Prague en 1976, ils se mettent à créer des
performances mettant leur relation.
Finalement après tant de chemin parcouru à deux, ils décident de terminer leurs travaux communs et leur vie
commune le 27 juin 1988, à travers une performance magistrale. Les amoureux séparés marchent alors
pendant trois mois de part et d'autre de la Grande Muraille de Chine et se rencontrent au milieu pour
rompre.Pendant pratiquement 20 ans, les artistes ont complètement cessé de se voir et n’ont plus jamais
travaillé ensemble. Ulay retourne alors à sa pratique photographique et se fait moins visible que Marina
Abramović, qui poursuit son travail en art-action et devient par la suite une des artistes d'art contemporain
les plus connues de la planète.
Lors d’une rétrospective au Museum of Modern Art de New York
(MoMA), Marina Abramović présente une performance intitulée
The Artist Is Present, dans laquelle elle vit une période de silence
avec chaque spectateur assis devant elle. Sa réaction a été
particulièrement émotive envers Ulay, lorsqu'elle lui a tendu la main
et a versé une larme. La vidéo de l'événement est par la suite
devenue virale.Willi Dorner
Willi Dorner est un chorégraphe atypique autrichien de 59 ans.
Formé à la danse, à la philosophie et aux arts visuels, il a
d’abord travaillé comme danseur avant de fonder sa propre
compagnie en 1999.
Des danseurs/danseuses sont habillés avec des couleurs vives
et unies. À plusieurs endroits de la ville, leurs corps se plient,
s’accumulent, se superposent, s’accrochent à différents lieux,
remplissent des interstices, des vides disponibles, créant des
sculptures humaines reliant des élément de l’espace urbain
entre eux. Les corps s’imbriquent et se lient pour former des
sculptures vivantes.
Pour les 20 ans du Festival de Marseille , il crée « We are
the City » qui prend la forme d’une grande parade
d’amateurs, comme un acte politique qui met à l’honneur le
sens de la communauté. Dans une grande colonne qui avance,
des petits groupes solidaires répètent des gestes de leurs
pratiques quotidiennes donnant corps à ce qu’ils apportent à
la société. Cette chorégraphie désordonnée met en lumière et
interroge l’habituel, exalte la fraternité.
Des arbres généalogiques
An « American » Family tree de
Norman ROCKWELL, 1959
Le tableau nous donne à voir une
représentation empreinte d’une douce
moquerie, qui place le petit américain des
années 1950 « en gloire », à la cime de l’arbre
généalogique qui affiche ses ancêtres pirates,
puritains, cowboys, Nordistes et Sudistes, etc.,
mais finalement, quasi uniquement des blancs,
anglo-saxons, protestants et prospères et bien
peu de « marginaux », si ce n’est ce couple
formé d’un trappeur et d’une indienne.Mes aïeuls, mes parents et moi par
Frida KAHLO, 1936
Frida Kahlo se représente en petite fille, nue au
centre du monde, dans la cour familière de sa
maison. Elle s’interroge sur les origines de
l’Univers et sur le fœtus qu’elle fut dans le ventre
de sa mère, sans aller au-delà de ses parents et
de ses grands-parents. Cette œuvre correspond à
l’image typique de la famille à trois générations
au XXe siècle”.
La photo de famille
Portrait d’une famille en studio,
première moitié du XX° siècle
Anne Muxel dans « Individu et mémoire familiale » développe
l’idée que les photographies nous offrent la certitude d’une
antériorité : « L’image dit que l’on est pas tout seul, que l’on
vient d’autres avant soi. Preuve d’une existence continue, la
photographie rend visible une filiation. Elle rappelle la
présence de générations les unes aux autres ».
Au travers des photographies, nous prenons conscience de
notre appartenance à un lignage, dans lequel nous nous
positionnons par identification ou différenciation de nos
ascendants.
La photographie de famille fournit des images communes et
permet d’établir une même norme de référents aux souvenirs
de chacun, ce qui établit des liens entre les générations.
Erik Kessel
Né en 1966 à Ruremonde, aux Pays-Bas, il vit et travaille à Amsterdam. Erik Kessels est depuis 1996 le
directeur créatif de l’agence de communication KesselsKramer. Que ce soit en tant qu’artiste ou que simple
collectionneur de photographies, Kessels a publié une cinquantaine de livres rassemblant ses images
«collectées ».
Il achète des boîtes à chaussures pleines de photos de famille sur les marchés aux puces. Ce matériau lui sert
ensuite e base à son travail artistique.L’exposition « Album Beauty, the
glory days of photo album" porte
sur la photographie de famille.
L’artiste y développe diverse
approches formelles autour de ce
thème. Adoptant une scénographie
très immersive, il jour avec les
échelles et nous confronte face à
des albums aux dimensions
démesurées, nous proposant une
lecture à taille humaine. Il interroge
l’universalité à travers des
inventaires thématiques comme les
portraits de grands-mères qui se
ressemblent presque tous.
Le lien amoureux
La valse (1889-1905), La Valse est en tous points une représentation mouvementée
Camille Claudel d’un amour à sens unique. Sa relation chaotique avec Rodin est
une inspiration sans fin et cette sculpture sublime un point de
rupture. Amoureuse et passionnée par celui qui lui a tout appris,
Camille Claudel signe là un couple de danseurs emportés par la
danse jusqu’à en perdre l’équilibre.
Untitled (1982),
Keith Haring
Keith Haring signe là un motif d’amour évident ! Ce
sentiment transpire à travers bon nombre de ses
œuvres. Il représente sans équivoque l’amour
homosexuelle et plus largement l’amour universel. Le
cœur est à la fête, les deux personnages gesticulent,
comme portés par l’euphorie des sentiments. Les
contours sont francs et nets, des lignes noires épaisses
qui ont fait la belle renommée du jeune street artist.Les Époux Arnolfini (1434),
Jan van Eyck
Les époux Arnolfini ont revêtu leurs plus beaux
habits pour cette journée si spéciale ! Ce riche
marchand italien prend la pose aux côtés de son
épouse, habillée pour l’occasion d’une élégante
robe verte. La scène se déroule dans une chambre
nuptiale, à l’abri des regards. Le doute plane : la
jeune épouse attendrait-elle un enfant ? Seuls
quelques invités ont le privilège d’assister à
l’événement : le petit chien au premier plan, le
photographe et surtout… le peintre lui-même ! Van
Eyck signe un coup de génie puisqu’il s’est intégré à
la scène par le biais du miroir derrière les époux.
Ce tableau a fait couler beaucoup d’encre tant il a
de mystères à révéler.
Pour aller plus loin et avoir des éléments précis
de l’analyse du tableau, vous pouvez regarder la
vidéo du musée confiné :
Vidéo
Le baiser Constantin Brancusi
Le Baiser
Robert Doisneau 1923 - 1925
Le Baiser de l'Hôtel de Ville
1950
5 choses à savoir sur cette photo : Time out Analyse de l’oeuvre : Centre PompidouMagritte : la série des amants
Les Amants I Les Amants II Les Amants III
La série de peintures Les Amants, qui se compose de quatre peintures
à l'huile homonymes numérotées de I à IV, est réalisée en 1928 par le
peintre belge René Magritte à Paris.
À lire au sujet de ces 4 tableaux…
https://www.coupefileart.com/post/les-amants-de-magritte
Les Amants IV
Klimt
Gustav Klimt fut l’un des peintres les plus
talentueux que l’Autriche ait jamais connu. Né en
1862 dans le quartier de Baumgarten à Vienne, il
débute en peignant des tableaux historicistes.
Puis, au tournant de l’année 1890, il développe
petit à petit son style expressionniste inimitable,
caractérisé par de riches ornementations. En
1897, il quitte l’association des artistes viennois
(Künstlerhaus) et fonde avec un autre groupe la
L’accomplissement
Sécession viennoise – en rupture totale avec 1909
l’académisme poussiéreux qui avait alors les
faveurs du régime impérial.
Allégorie de l’amour, 1895,
huile sur toile, 60 x 44 cm
Les 3 âges de la femme
1905
Pour mieux regarder le baiser de Klimt :
à écouter : le réveil culturel (de la 8ième à la 15 ième minute)
À lire : Analyse d’un chef d’œuvre sur le Blog Artsper.
Le baiser, 1908
Huile sur toileLes fresques de Boris Taslitzky au
Les liens qui nous entravent
camp de Saint-Sulpice la Pointe
Jugé le 18 décembre 1941 par la section
spéciale du tribunal militaire permanent
de Clermont-Ferrand, Boris Taslitzky est
condamné à deux ans de prison et dix
ans d’interdiction de droits civils,
civiques et familiaux pour « avoir exercé
une activité ayant directement ou
indirectement pour objet de propager
les mots d’ordre émanant ou relevant de
la IIIème Internationale Communiste.
Boris est écroué à la maison centrale de
Riom puis à la « prison militaire de Paris
repliée à Mauzac » (Dordogne). À la fin
de sa peine et à sa sortie de prison, il fait
l’objet d’une mesure d’internement
administratif. Le 11 novembre 1943, il est
conduit au centre de séjour surveillé de
Saint-Sulpice la Pointe (Tarn).Parlant de ces fresques, Aragon écrira, des années plus tard : « Extraordinaires
fresques énormes [elles mesurent cinq mètres de long sur trois mètres de haut]. Les personnages en sont
presque deux fois grandeur nature. Calmement, devant les G.M.R., les miliciens, les Boches, celui que nous
appellerons donc le Maître de Saint-Sulpice les peignit comme un défi, incompréhensiblement supporté par
les geôliers. » [Faites entrer l’infini, n° 17, juin 1994].
Samsara,
Création 2019 Cliquez sur l’image pour
Jann Gallois découvrir le tease du spectacle
Dans le bouddhisme, le samsara
désigne le cycle des renaissances
successives dans lequel sont pris les
êtres non éveillés. L’ignorance et
l’attachement à nos désirs incontrôlés
sont les principales causes qui nous
empêchent de nous élever
spirituellement et nous maintiennent
alors enchainés à ce cycle de souffrance
sans fin. L’intention de Jann Gallois est
de rendre manifeste cette vision du
monde en la symbolisant par un
enchevêtrement de longues guindes
dans lesquels les danseurs se retrouvent
emmêlés, attachés les uns aux autres et
soumis à une « machine » qui les
surplombe et relance sans cesse un nouveau cycle de vie. Ce processus de création dans la contrainte est
une habitude dans le travail de la chorégraphe, qui souhaite ici rendre cette contrainte matérielle, afin de
prendre le contre point sur cette réalité invisible à l’œil nue.Axe 2 : l’action
La problématique de l’action de lier, mettre ensemble, relier est un champ exploratoire infini avec les élèves .
Que pouvons nous construire ? Comment faire pour que ça tienne ? Comment mettre ensemble des éléments
hétéroclites ? Comment faire de partie un tout sans colle ? ….
Vous trouverez de nombreuses situations dans lesquels placer les élèves pour qu’ils cherchent, qu’ils
expérimentes, en posant des contraintes de matériel ou des objectifs de représentation…
Des repères culturels : œuvres, artistes
Pour proposer des rencontres aux élèves et pour avoir des idées….
La sculpture d’assemblage
L'assemblage est un mode de création à part entière né au début du
XXème siècle, il s'oppose à l'oeuvre classique, homogène.
C'est une technique consistant à confronter différents éléments (objets
manufacturés, fragments d'objets) fixés entre eux.
Pablo Picasso, Guitare, 1912
Les sculptures d’assemblages de Picasso qui témoignent souvent de la
précarité des ajustements et des montages présentent une grande
diversité de matériaux : bois, carton, tôle, ficelle. Picasso cherche à
transposer ces recherches formelles dans le domaine de la sculpture. Il
rompt avec la tradition sculpturale en utilisant la technique de
l'assemblage et la construction, en choisissant des matériaux pauvres et
en assemblant au sein d'une même sculpture des éléments hétérogènes.
Le choix d'un accrochage au mur dans certaines de ses sculptures de
guitares est également inhabituel.
ETIENNE-MARTIN
Le Manteau, 1962
Le Manteau (1962), sculpture-vêtement en
métal, toile de bâche, tissu, passementerie,
corde et cuir avait fait largement connaître
l’artiste et constitue la première sculpture en
tissu de l’histoire de l’art moderne. plus
qu'une sculpture, ce manteau est une réelle
oeuvre graphique, notamment par le jeu des
cordes tressées, les différences de tissus et de
métal.Michel Nedjar
Michel Nedjar naît en 1947 à Soisy-sous-Montmorency dans le Val d’Oise. Son père algérien sépharade et sa
mère polonaise ashkénaze ont émigré en France au début des années vingt. Il est le troisième rejeton d’une
famille nombreuse. Enfant, il prend plaisir à jouer avec les poupées de ses sœurs contre l’avis parental et à
accompagner sa grand-mère aux Puces où elle est chiffonnière. Il créera ainsi, jeune adolescent, sa première
poupée avec les restes d’un poupon brisé.
Toute son œuvre est constituée de tissus, de
chiffons de récupération : de shmattes pour
reprendre le terme yiddish employé par sa grand-
mère auxquels s'ajoutent toutes sortes de
matériaux glanés au fil de ses journées.
Un inventaire à la Prévert totalement assumé par
Michel Nedjar qui « donne pour titre d’une œuvre
de 2008, Paquet d’objets arrêtés, associant une
expression directement empruntée au vocabulaire
créole de Saint Martin. Ce titre constitue en lui-
même un véritable petit monstre sémantique, à
l’instar de la sculpture qu’il désigne. Celle-ci
enchevêtre une caméra, un crâne, un talon et une
bottine, le tout enveloppé dans des tissus blancs
cousus de fils rouges et bleus. »3 Tout matériau
peut être matière à création : « J’en suis arrivé au point où tout devenait poupée. »4
Si Michel Nedjar emprunte au textile sa matière première, il en reprend aussi les techniques allant du
repassage qu'il applique à ses tableaux au « coudrage » qui lui sert à assembler les différentes parties d'un
objet. Poupées, tableaux sont « coudrés » pour reprendre un
néologisme propre à Michel Nedjar. Peut-être pour se
démarquer du travail de tailleur qui assemble de façon
invisible des pièces destinées à s'assembler. La sonorité
beaucoup plus dure de « coudré » renvoie à un assemblage
brut, au geste de coudre (le nom est un décalque du verbe).
Michel Nedjar constitue ainsi la plupart de ses poupées à
gros points colorés : certains utiles à l'assemblage, d'autres
rappelant uniquement le travail de l'aiguille . Il utilise
également des agrafes dans ses compositions.L’installation
L'installation est généralement un agencement d'objets et d'éléments indépendants les uns des autres, mais
constituant un tout, souvent éphémère.
L'installation est réalisée dans des conditions spécifiques. Elle prend en compte les relations qui peuvent
apparaître entre la mise en scène et l'espace environnant, lieux d'exposition ou lieux extérieurs. Le terme
désigne également l'œuvre ainsi obtenue.
- VASCONCELOS Joana (née en
1971), Contamination, 2008-2010,
vue de l'installation à la Biennale de Venise,
Palazzo Grassi, 2011,
travaux colorés de couture, de crochet et tricot
(boudins, tentacules, peluches) sont accrochés
et suspendus aux éléments d'architecture
(façade, rampes d'escalier) ou gisent sur le sol.
KELLEY Mike (1954-2012), Deodorized
Central Mass with Satellites,
détail, 1991/1999,
installation aux dimensions variables, une
quinzaine de sphères suspendues faites de
peluches cousues sur bois et de fils cadres avec
du matériel d'emballage en styromousse, corde
de nylon, poulies, matériel en acier et plaques
suspendues, fibre de verre, peinture de voiture
et désinfectant,
New York, MoMA.
Chiharu Shiota,
Dialogue from DNA,
2004.Axe 3 : le matériel
Et si ce qui nous sert à lier, à attacher devenait l’élément principal de la production ? Si l’enjeu de
l’expérimentation des élèves était de le faire passer du statut de l’outil au médium ?
Ces questionnements vont inévitablement déboucher sur des phases exploratoires variées : à plat, en relief,
en volume…. En mélangeant les attaches ou pas….
Des repères culturels : œuvres, artistes
Pour proposer des rencontres aux élèves et pour avoir des idées….
Sheila Hicks
Sheila Hicks est une artiste textile américaine née en 1934 à Hastings,
Nebraska, États-Unis. Elle vit et travaille à Paris depuis 1964.
Américaine du Middle-west, Sheila Hicks se destinait à la peinture quand elle
découvre les textiles du Pérou précolombien. Elle parcourt le Mexique,
l’Amérique du Sud, s’initiant aux techniques des tisserands indigènes. La
pratique de Sheila Hicks privilégie et s'inspire des moments d'irrégularités qui
défient le modèle de la grille, un outil de structure dans la pratique
traditionnelle du tissage6. Elle attribue l'origine de ses œuvres monumentales à
sa rencontre avec le directeur du Museum of Modern Art, Alfred Barr qui lui
avait communiqué son souhait de voir ses œuvres tissées sur grande échelle.
Pillar of Inquiry/Supple Column
2013–2014Judith Scott
Judith Scott naît en même temps que sa sœur jumelle Joyce le 1er mai 1943 à Cincinnati, Ohio, dans une
famille de classe moyenne. Contrairement à sa sœur, Judith naît avec la trisomie 21. Au cours de son enfance,
elle est atteinte de la scarlatine, ce qui lui fait perdre l'audition, condition qui sera découverte beaucoup plus
tard.
Elle travaillait à partir de fils et de tissus qu’elle utilisait pour
enrouler des objets dans des pelotes qui les dissimulaient
complètement.
Il est parfois possible de
distinguer l’objet de départ
avec sa forme générale mais
ça reste souvent un mystère
et on a dû utiliser des radios
pour deviner ce qui était
emballé de la sorte.
Avec ses interventions elle a
ainsi momifié et préservé
dans des cocons de nombreux
objets et est devenue une grande figure de l’art brut. Ses œuvres
sont aujourd’hui dans les collections des plus grand musées d’art
contemporain du monde entier. Elle est morte en 2005 à l’âge de
61 ans.
Marc Chevalier
Marc Chevalier est né en 1967 à Paris. Il vit et
travaille à Nice, Paris et Berlin. Sa recherche se
porte sur les valeurs symboliques et les symboles
sans valeurs. Le non-sens d'un mot qui parle
suggère une peinture qui réfléchit sur elle-même
tout en se faisant ; la peinture fait sa propre
critique, entame un discours sur elle-même et
tente de définir une chose irréductible au langage.
A partir d'un détail particulier qui est déjà là,
comme un bout de scotch, il tente de se
rapprocher de cette représentation mentale qu’il
se fait de la peinture. Que voyons-nous quand
nous entendons le mot peinture ? Il semble que
cette question soit à la source de son travail. Il
réalise alors une longue série de tableaux
entièrement en scotch, sans toile, ni peinture. Il
tente d'élaborer un vocabulaire pictural à partir de
ce matériau.
Sans titre, 2007Janaina Mello Landini
Prenez une corde et commencez à la détisser. Détissez et déliez ses composants, encore et encore, jusqu’à
réussir à subdiviser en unités son unité. Poursuivez en libérant de leur torsion ces milliers de fils emprisonnés
qui la composent. Dégagez la de son poids et de sa masse. À la fin, que vous reste-t-il ? Un fil : une unité
indivisible. C’est par le biais de cette déconstruction que l’artiste brésilienne Janaina Mello Landini cherche le
moyen de connecter les fils des cordes de nylon, de dipado ou de coton qu’elle découd. Depuis 2010, c’est
cette logique qui est au cœur de sa série Ciclotrama. Un mot qu’elle a inventé et que l’on pourrait définir de la
sorte : une succession de cycles (cyclo), de trames (trama) de fils se déployant en un cercle continu
(Ciclotrama 121). L’évolution de son œuvre atteste de la complexité d’une technique en perpétuel
renouvellement, mettant de côté l’apparente facilité de ce processus.
Janaina Mello Landini Janaina Mello Landini,
Ciclotrama 139, 2019 Ciclotrama 121, 2018,
blue ropes on sailing boat fabric corde en dipado brodée sur toile de lin
200 x 200 cm.
D’autres œuvres…
Kounellis janis (né en 1936).
Untitled, 1968 HESSE eva (1936-1070),
Bois et laine londrès, Untitled (Rope Piece), 1070
Tate Modern Dernière œuvre de l’artiste,
ordre et ficelle recouvertes de
latex, capuchon métalliques,
New-York, Whitney Muséum
Abakanowicz (née en 1930), of American Art
Installation de cordes, 1970Axe 4 : la contrainte
La contrainte est source de création. Elle est indispensable à l’école. Elle permet de réduire le champ des
possibles pour proposer un cadre d‘actions et elle ouvre en même temps à la multiplicité des réponses quand
on laisse les élèves chercher et expérimenter des solutions pour la surmonter.
La contrainte peut être au centre de la consigne. Ici, il s’agirait de proposer aux élèves de trouver le moyen de
faire des liens entre des éléments que vous imposez. Soyez créatifs vous-mêmes pour imaginer ce que vous
allez proposer à la classe !
Des repères culturels : œuvres, artistes
Pour proposer des rencontres aux élèves et pour avoir des idées….
Des liens entre le passé et le présent
David Ambarzumjan
Dans sa dernière série “Brushstrokes in Time” (Des coups de pinceau
dans le temps) David Ambarzumjans’exerce à juxtaposer ce qui a été,
ce qui est et ce qui pourrait être en explorant différents lieux. Une
manière très créative et personnelle de montrer comment l’humanité
a façonné la Terre face à la nature.
Ses œuvres conservent toujours le même gimmick : un immense coup
de pinceau parcourt le tableau dans lequel on devine une autre vision
du paysage présenté en arrière plan.
Recover, 2021
Richard McGuire
Artiste inclassable de 58 ans, Richard McGuire a
imaginé un procédé narratif en 1989, s’inspirant
des fenêtres d’un écran d’ordinateur. Dans Ici,
Richard McGuire couvre des milliards d’années,
de l’apparition de la vie sur Terre jusqu’à un
futur lointain, depuis un seul et unique point de
vue : l’angle d’un salon, celui d’une maison de
Perth Amboy, New Jersey, où l’auteur a grandi.
Sur chaque double page – du moins de 1907 à
2111, entre la construction et la destruction du
bâtiment, deux murs, l’un percé d’une fenêtre,
l’autre paré d’une cheminée, se rejoignent à la
charnière du livre. Dans un coin de l’image, un
cartouche donne la date. Sur la plupart des
pages se superposent des cases, datées elles
aussi. Elles montrent d’autres épisodes advenus en ce lieu précis, à une autre époque. Un vertige naît du
rapprochement de ces scènes, fragments d’une chronique familiale, d’instants historiques, cataclysmes,
scènes futuristes.Des liens entre des éléments hétéroclites
Mohanad Shuraideh
L’art du collage se décline de mille et une façons.
Mohanad Shuraideh recycle des photos vintage
pour en faire de véritables oeuvres d’art surréalistes.
Il établit un lien formel entre 2 vieux clichés afin de
créer des compositions insolites.
Des liens de cause à effet
Sylvain Coissard et Alexis Lemoine
En fixant à jamais une Joconde ou un déjeuner sur l’herbe,
l’artiste immortalise indifféremment un sourire ou un brin
d’herbe. Mais que se passe-t-il avant que le peintre n’appuie
sur la touche "pause" de sa palette ? Et si le peintre fixait
aussi vite la réalité que le photographe ? La scène pourrait
très bien avoir un "avant" et un "après"...
Le sourire du sujet aurait-il été le même une minute avant le
coup de pinceau et si la pluie était tombée sur une bataille,
aurait-elle été moins violente ? Le facteur temps est
évidemment à prendre en compte quand il est question
d’immortalité.
L’histoire de l’art est faite de petites histoires, de légendes, d’explications très pragmatiques ou
psychanalytiques du geste de l’artiste. Devant l’œuvre, l’esprit vagabonde au gré des lignes et des sujets.
Celui de Sylvain Coissard imagine ce qui se passe quelques minutes avant le tableau et propose une relecture
très drôle de l’histoire de l’art.
Sous la forme de "strips" de trois
cases, l’œuvre connaît un avant et
subit un événement fondateur
drôle et anachronique.Des liens entre le fond et la forme
Ce que je lis n'est pas ce que je vois !
Cette incitation invite les élèves à donner
une forme pratique au mot qui contrarie
son sens.
Travaux d’élèves, site académie de Nantes.
Joseph Kosuth, 1965, Néon.
L’écriture devient lumineuse. L’artiste fait voir et
lire le mot « néon » : le spectateur oscille entre
l’image et le texte. Que voit-il : le néon ou le mot
« néon ». C’est ce jeu entre ce que je lis et ce que je
vois qui est frappant dans cette installation de néon.
Mémo Arts Plastiques
Toutes vos idées prendront forme dans des séances en arts plastiques. C’est en jouant avec les constituants
plastiques que les élèves pourront faire des choix personnels pour leur propre expression.
Ils seront parfois imposés, parfois laissés au choix. Es variables sont au coeur de la préparation des séances
en arts plastiques.Les constituants plastiques
Un constituant plastique : c’est un élément qui, avec d’autres éléments essentiels, entre effectivement dans
la constitution d’un tout, d’une chose complexe, qui fait partie intégrante d’un tout. Nous pouvons en
distinguer 3 : Les notions, les variables et les opérations.
Les notions
Une notion : Connaissance immédiate, intuitive de quelque chose. Connaissance d’ensemble, élémentaire,
acquise de quelque chose. Idée générale et abstraite qui implique les caractères essentiels de l’objet.
Lignes Formes Couleurs Matières Espaces
Monochrome, Épaisse, souple,
Contour, forme, Géométriques, lumière, valeur, liquide, solide, pâteux,
Format, forme,
traits, pointillés, perspective, contraste, nuances, texture, rugueux, lisse,
cadre, hors-cadre,
courbes, traces, frontières, opaque, tramé, ondulé, encre,
plans, volume,
motif, courte, étendues, transparent, gouache, craies,
aplat…
longue, fines… rythmes... ombres, aplat, fusain, pastel, sable,
touche, mélange… tissu…
Buren, Christo,
Smithson, Kusama,
Klein, Malevitch, Udo
Adami, Mondrian, Arman, Picasso,
Viallat, Toroni, Rothko, Matisse, Volume : Picasso,
Kandinsky, Keith Cragg, Long, de Stael,
Buren, Warhol Klee, Mondrian, Lewitt, St Phalle,
Hering Villeglé
Kusama Giacometti,
Chaissac, Duchamp,
Klein, Calder
Les opérations plastiques
Les opérations plastiques sont des pensées appliquées aux arts plastiques et mises en œuvre grâce à des
actions. Elles se regroupent en 4 familles principales : Isoler, reproduire, transformer, associer (RITA)
Isoler: consiste à agir sur un élément dans un contexte (le priver de ce contexte ou le mettre en valeur par
rapport à celui-ci). On agit alors sur le sens ou l’identité de cet élément qui était ou qui est lié au contexte.
Supprimer, cacher, cadrer, extraire, montrer, différencier…
Reproduire: l’image et l’objet reproduits exercent un pouvoir de fascination. C’est aussi un moyen
d’appréhender le monde, de se l’approprier. copier, doubler, photocopier, calquer, photographier,
refaire, répéter…
Transformer: c’est modifier une forme, une couleur, une matière, un volume... pour les faire devenir
autres. modifier, dissocier, fragmenter, effacer, ajouter, supprimer, combiner, inverser, alterner,
déformer, allonger, raccourcir, changer d’échelle, exagérer, changer la technique (outils, supports,
couleur, matière, formats …)
Associer: la pratique des arts plastiques donne la possibilité de créer des combinaisons originales. On
associe des éléments différents (images, couleurs, matières, objets, volumes...), au sein d’un même espace, ce
qui entraine des modifications de forme et de sens. rapprocher, juxtaposer, superposer, relier, opposer,
multiplier, assembler, rassembler, imbriquerLes variables
Une variable : Qui est divers, différent selon les cas, dont les caractéristiques sont modifiables et se prêtent à
divers usages. Qui change qui n'est pas stable/fixe. En arts plastiques ce sont quatre variables plastiques
modifiables à l’infini en fonction des objectifs.
Support, caractérisé par :
- son format : du plus petit au plus grand - du mur à graffiti à l’étiquette…
- sa forme : formes géométriques simples - formes composées - formes libres…
- sa texture : lisse - rugueuse - irrégulière - ondulée - absorbante…
- ses qualités : souple - transparent ; en plan - en volume...
Médium, caractérisé par :
- son état : solide – pâteux – en poudre – liquide…
- sa texture : lisse – granuleuse – épaisse…
- ses qualités : opaque – transparent – souple – accrochant le support…
- sa couleursa luminosité : terne – mate – brillante…
Outil, caractérisé par :
- sa forme : brosse large – pinceau – raclette – pointe fine /épaisse…
- son mode d’action : brosser – frotter – taper – gratter ….
- ses qualités mécaniques : rigide – souple…
Geste, caractérisé par :
- les parties du corps impliquées : doigts - main - bras - corps - bouche
- l’ampleur du mouvement : étendu - serré
- le type de mouvement : rythmé - doux - de bas en haut - en rond - en zigzag – ondulé - spiralé
Les variables SMOG
Supports Médiums Outils Gestes
Eau, peinture à l’huile, Rapide, lent,
Papier blanc ou couleur, Pinceaux, brosses, stylos,
aquarelle, pastels secs, pastels saccadé, doux,
calque, crépon, kraft, pochoir, crayons, craies,
gras, gouache, encre, stencils, amples, restreints,
buvard, cristal, soie, feutres, fusains, rouleaux,
gomme liquide, colle, sable, précis, tamponner,
journal, emballage, éponges, plumes,
tissu, laine, ficelle, bois, balayer, rouler,
Carton épais, ondulé, languettes de bois,
journaux, plâtre, verre, terre, étaler, appuyer,
mince… bambous, taillés, gouges,
pierre, lino, bois aggloméré, frotter, lisser,
Tissu drap, coton, ciseaux, cutter, bombe,
bois contreplaqué, bois gratter, tacher,
feutrine, voile, effaceur, fixateur, doigt,
stratifié, encre, clous, projeter, coller,
moquette… main, peigne, fourchette,
emballages, cylindre de mouiller, découper,
Bois lisse, rugueux, brosse à dents, gomme,
carton, allumettes, pailles, déchirer,
enduit, aggloméré, grillage, bougie, stylo
savon, boutons, graines, déchiqueter, griffer,
contreplaqué, stratifié… évidé, vaporisateur, coton
coquillages, bouchons, lacérer, trouer, plier,
Autre liège, verre, lino, tige, roues, boulons, clous,
végétaux, mousse de froisser, entrelacer/
plastique, cailloux… couteau, perforatrice
polystyrène tisser, inclureVous pouvez aussi lire