(promotion et de l'intermodalité) des voies navigables - Wallonie
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(promotion
des voies navigables
)
et de l’intermodalité
Éditeur responsable : Yvon Loyaerts, Directeur général (Direction générale opérationnelle « Mobilité et Voies hydrau-
liques ») • Rédacteur en chef : Christel Job (DPVNI) • Comité de rédaction : Marc Delaude (DPVNI), Pascal Moens (DPVNI)
et Pierre Warnier (DPVNI) • Ont également collaboré à ce numéro : Stéphane Barlet (Direction des Voies hydrauliques de
Liège), Jean-michel Baijot (Direction des Impacts économiques et environnementaux), Émile-Louis Bertrand (PAL), Damien
Borsu (Direction des Impacts économiques et environnementaux), Maryse Carlier (Direction de la Réglementation et des
Droits des usagers), Muriel Chaidron (Direction des Voies hydrauliques de Liège), Christian Charlier (DPVNI), Dirk De Smet
(PAC), Albert Debruycker (Direction des Études techniques), Claude Dermience (Direction des Voies hydrauliques de Liège),
Benoît Flahaut (Cellule ferroviaire de la Direction du Transport de personnes), Jacques Laurent (Département des Études
et de l’Appui à la gestion), Alain Lefebvre (PACO), Claude Martin (Direction des Impacts économiques et environnementaux),
Albert Plumier (Direction des Études techniques), Christophe Vanmuysen (Direction des Voies hydrauliques de Mons) et
Ann-Françoise Wiame (PAN) • Graphisme : Johan Flamey (Direction de l’Édition) • Impression : JCBGAM • Tirage à
6 000 exemplaires.
Les Voies hydrauliques et l’intermodalité sur le Net : http://voies-hydrauliques.wallonie.be
La Mobilité sur le Net : http://mobilité.wallonie.be
Le SPW sur le Net : http://spw.wallonie.be
SERVICE PUBLIC DE WALLONIE
DIRECTION GÉNÉRALE OPÉRATIONNELLE DE LA MOBILITÉ ET DES VOIES HYDRAULIQUES
DPVNI
Direction de la Promotion des Voies navigables et de l’Intermodalité
Rue Forgeur, 2
B-4000 LIÈGE
Tél. : +32 (0)4 220 87 50
Fax : +32 (0)4 220 87 60
Mél : dpvni@spw.wallonie.be
Internet : chapitre « promotion des voies navigables et de l’intermodalité » à partir de http://voies-hydrauliques.wallonie.beles infos de la voie d’eau
À la une
(sommaire)
p. 3 L’édito d’Yvon Loyaerts, Directeur général de la DGO «Mobilité pp. 36-39 Carte des terminaux intermodaux en Wallonie – Coordon-
et Voies hydrauliques». nées des terminaux.
Du neuf p. 40 La Wallonie, région le plus sexy d’Europe en terme d’attrac-
pp. 4 à 8 La DRDU, la Direction de la Réglementation et des Droits tivité logistique.
des usagers – Une nouvelle police domaniale – Vers une réglemen-
tation européenne des déchets – Adaptation de la réglementation
de la navigation de 1935. Plan wallon
pp. 41 à 47 Le nouveau Plan 2008-2013, c’est
pp. 9 à 11 La DIEE, la Direction des Impacts quoi ? – Les cinq mesures – Les chiffres 2009
économiques et environnementaux – Le projet du Plan wallon – Bilan global des différents
Seine-Escaut Est : les études socio-écono- Plans wallons – Focus sur les aides aux entre-
miques et environnementales. prises – Focus sur les aides à la modernisa-
tion de la flotte wallonne – L’impact du Plan
pp. 12 à 13 Le programme européen d’aide wallon en 2009.
Marco Polo.
Ports autonomes
p. 14 Dow Corning transfère un trafic de matières pp. 48 à 55 PAL, PAN, PACO et PAC : les 4 ports
premières de la route vers la voie d’eau. autonomes wallons.
pp. 15 à 17 VNF Intermodal Meetings – Transport & Logistics – La Semaine Statistiques
internationale du Transport et de la Logistique. pp. 56 à 60 Les sta-
tistiques 2009 du
Préparer l’avenir transport fluvial en
pp. 18 à 21 Le Plan Marshall, 1er du nom – Le Plan Marshall 2. vert. Wallonie.
p. 22 Gestion des boues de dragages. Transport fluvial en
Europe
pp. 23 à 25 Une nouvelle écluse à Ivoz-Ramet, point de transit clef pp. 61 à 64 Bilan
en Wallonie – Ampsin-Neuville : une écluse à grand gabarit – Une 2009 des actions
quatrième écluse à Lanaye. d’INE – Sorties de
presse – Les priorités
Intermodalité 2010-2013 d’INE – Le transport fluvial, toujours moins de carbone.
pp. 26-28 Les brèves de la multimodalité.
Tourisme fluvial
pp. 29-31 Journée du transport fluvial et de l’intermodalité en Wal- p 65 Naviguer en Wallonie : un permis de circulation obligatoire,
lonie – Les Calcaires de la Sambre, prix 2009 de la DPVNI. mais gratuit.
p. 32 Une nouvelle connexion ferroviaire entre Charleroi et Dresde. p. 66 Salon Belgian Boat Show – Sortie de presse.
pp. 33-34 Le réseau ferroviaire en Wallonie. pp. 67 à 69 Rencontre avec un couple de plaisanciers.
pp. 35 La Cellule ferroviaire du SPW. pp. 70 à 73 La médiathèque de la voie d’eau et de l’intermodalité.les infos de la voie d’eau
3
La sortie de crise. On en parle, on l’évoque,
(édito de Monsieur Yvon Loyaerts, Directeur général)
on la convoque presque. Reprise des L’intermodalité, la clé d’une mobilité
marchés, redressement des indicateurs et d’un développement durables
économiques, relance d’outils industriels,
trafic en hausse…
La sortie de crise est là, à bien des égards,
juste à notre portée, fragile encore…
La Direction générale opérationnelle
« Mobilité et Voies hydrauliques » et ses
partenaires n’ont pas attendu qu’elle
se manifeste, chacun ayant conscience
de travailler sur des outils nécessaires
à la relance et au développement de la
Wallonie.
Des projets démarrent, d’autres abou-
tissent… Les plateformes prévues au
Plan Marshall prennent corps. Les sédi- Du secteur public comme du privé, la
ments peuvent enfin être traités. Des présente lecture illustre par de mul-
permis aboutissent, des financements tiples facettes celles et ceux qui conti-
se libèrent. nuent à entreprendre et qui nous don-
nent des raisons de croire, ensemble,
De nombreux signaux positifs qui doivent au rôle que nous jouons à la construc-
nous pousser en avant malgré les diffi- tion d’une Wallonie où l’intermodalité
cultés rencontrées, les obstacles juri- nous permet à tous d’avancer vers une
diques, organisationnels, budgétaires… mobilité et un développement durables.
La crise qui semble s’estomper laisse
derrière elle des traces profondes et bien
des craintes. Le budget régional doit faire
face à de nombreux besoins vitaux et né-
cessite des choix douloureux. Certains
secteurs et notamment celui des trans-
ports continuent à subir une pression
énorme mais, en ce second semestre
2010, regardons plutôt vers le futur.les infos de la voie d’eau
du neuf
4
(La Direction de la Réglementation
et des Droits des usagers)
Une nouvelle direction au sein de la Direction générale
opérationnelle « Mobilité et Voies hydrauliques »
Lors de la modernisation de l’admi- voies hydrauliques, en passant par la
nistration wallonne, une nouvelle réglementation sur la navigation et la
direction a été créée au sein du Dépar- sécurité routière.
tement Stratégie de la mobilité de la
Direction générale opérationnelle Concrètement, la DRDU assure le sui-
« Mobilité et Voies hydrauliques » : la vi et la coordination des projets pour
Direction de la Réglementation et des lesquels la Direction générale opéra-
Droits des usagers - DRDU. Comme tionnelle «Mobilité et Voies hydrau-
liques» a obtenu le concours des fonds
européens (FEDER, FEADER, INTERREG).
Par exemple, des projets relatifs aux
voies hydrauliques tels que l’amé-
Les avis à la batellerie, une information fondamentale pour les bateliers navigant sur notre réseau. ©SPW-DPVNI
les autres directions du département, nagement de Liège Trilogiport ou de la
la Direction de la Réglementation plateforme multimodale Garocentre à La
et des Droits des usagers traite à la Louvière, ou concernant le transport
fois des matières relevant des trans- de personnes comme la création d’un
ports et des voies hydrauliques. Elle a parcours en site propre pour les bus
comme particularité le fait d’être im- circulant à Seraing.
plantée sur deux sites géographiques
distincts, à savoir Namur et Angleur, La DRDU est également chargée du
où était implantée l’ancienne « Divi- suivi des dispositions européennes et
sion de l’Exploitation » des Voies hy- internationales, ainsi que de leur trans-
drauliques. position en droit au niveau régional. Actuel-
lement, elle travaille à la transposition
de la Directive relative au transport intérieur
Des compétences de marchandises dangereuses sur la voie
particulièrement étendues … d’eau (ADN) qui doit être totalement
Ses missions vont du suivi des ma- transposée pour le premier janvier
tières européennes sur le plan ju- 2011 ou encore la Convention relative
ridique et en matière de cofinance- aux déchets rhénans1. Dans ce cadre,
ments, à la gestion du domaine des la DRDU est régulièrement amenée
1 Convention relative à la collecte, au dépôt et à la réception des déchets survenant en navigation rhénane et intérieure. Voir article p.7.les infos de la voie d’eau
du neuf
5
à participer aux groupes de travail et
de concertation avec le Service pubic
fédéral « Mobilité et Transports »,
que ce soit dans le domaine maritime
ou terrestre, en ce compris le fluvial.
La Direction de la Réglementation et
des Droits des usagers exerce aussi
une tutelle sur les règlements com-
plémentaires pris par les communes
pour l’application du code de la route
sur les voiries communales.
L’aspect réglementaire de l’exploitation des
voies navigables relève des compétences de la
DRDU. ©SPW-DPVNI
Gestion du domaine et exploi- navigation sur les différentes voies Direction de la Réglementation
tation des voies navigables d’eau afin de les diffuser par le biais et des Droits des usagers
Via sa cellule d’Angleur, la DRDU est d’avis à la batellerie. Un nouvel arrêté Boulevard du Nord, 8
responsable de la gestion et de l’uti- concernant la navigation est en cours B-5000 Namur
lisation du domaine le long des voies de préparation. Il transposera en droit Tél. : +32 (0)81 77 31 50
hydrauliques. Á terme, elle gardera régional les dispositions du règlement Fax : +32 (0)81 77 38 22
principalement un rôle transversal et de la navigation de 19352.
centralisateur, de manière à uniformi- Enfin, la DRDU est chargée de réorga-
ser le traitement des demandes intro- niser la police domaniale le long de la
duites par les utilisateurs du domaine voie d’eau, conformément aux dispo-
auprès des directions territoriales. sitions du Décret du 19 mars 2009 relatif
Un nouvel arrêté précisant les règles à la gestion du domaine régional3.
d’utilisation du domaine est d’ailleurs
en préparation ! Maryse Carlier
La DRDU est également responsable
de la partie réglementaire de l’exploi-
tation des voies navigables. La cellule
d’Angleur centralise les conditions de
2 Voir article p.8.
3 Voir article p.6.les infos de la voie d’eau
du neuf
6
Le 19 mars 2009, le Parlement wallon
(Une nouvelle police domaniale)
a adopté un Décret relatif à la conserva- La Wallonie entend protéger son domaine
tion du domaine public régional routier et
des voies hydrauliques. Ce décret vise à tive. Ils seront amenés à dresser des infliger l’amende administrative cor-
préciser les conditions d’occupation et procès-verbaux d’infraction qui seront respondante. Un dispositif qui se veut
d’utilisation du domaine public. Il rap- systématiquement transmis au par- dissuasif !
pelle notamment que toute occupation quet. Ils pourront également adresser
doit faire l’objet d’une autorisation qui des avertissements selon les cas et la
est toujours accordée à titre précaire. gravité des faits constatés. Un officier Actuellement, ces dispositions ne
Les conditions d’octroi de ces autori- de police judiciaire (OPJ) coordonnera sont pas encore applicables, les arrê-
sations ainsi que les redevances qui leur travail et assurera la liaison avec tés d’exécution indispensables étant
s’y rapportent sont fixées par le Gou- les différents parquets. Dans l’exercice en préparation au sein des directions
vernement wallon. Un arrêté précisant de leur fonction, les APJ seront habi- générales opérationnelles « Routes et
toutes ces conditions est actuellement lités à demander aux contrevenants la Bâtiments » et « Mobilité et Voies
en préparation. présentation de la carte d’identité ou hydrauliques » du Service public de
de toute autre pièce d’identification, à Wallonie.
En cas d’infraction, le décret a prévu interroger toute personne sur les faits
des amendes pénales dont le montant dont la connaissance est utile à leur Maryse Carlier
varie de 50 à 10 000 euros selon la gra- mission, à obtenir tout document (pièce,
La Direction générale opérationnelle « Mobilité et Voies hydrauliques » est en charge de la gestion du domaine public des voies navigables. ©SPW-DPVNI
vité de l’infraction constatée. Parmi les titre, …) nécessaire à leur mission,
infractions prévues : le mauvais usage l’emporter ou en garder photocopie,
des poubelles, conteneurs ou réci- à arrêter les véhicules ou bâtiments
pients placés le long du domaine pu- flottants et en vérifier le chargement
blic régional (art 5, §2, 2°), l’occupation ainsi qu’à requérir l’assistance de la
ou l’usage du domaine public régional police fédérale ou locale. Dès réception
excédant les conditions de l’autorisa- d’un procès-verbal, le parquet dispo-
tion accordée (art 2, §1, 2°), etc. sera de nonante jours pour se pronon-
cer. Passé ce délai, une amende ad-
Afin de pouvoir constater ces infrac- ministrative pourra être appliquée au
tions, le décret a prévu la mise en contrevenant. Celle-ci sera infligée par
place d’une nouvelle police domaniale. un fonctionnaire sanctionnateur désigné
Les agents régionaux chargés de la par le Gouvernement wallon. Le mon-
constatation des infractions seront dé- tant des amendes administratives
signés par le Gouvernement wallon et variera, lui aussi, de 50 à 10 000
revêtus de la qualité d’agent de police euros selon la gravité des infractions
judiciaire (APJ), après avoir prêté ser- constatées. Le fonctionnaire sanctionna-
ment devant le tribunal de première teur disposera d’un délai de 180 jours à
instance de leur résidence administra- dater du procès-verbal de constat pourles infos de la voie d’eau
DU NEUF
7
Le 9 septembre 1996, la Belgique signait
(Traitement des déchets)
à Strasbourg la Convention relative à la Vers une réglementation européennes des déchets
collecte, au dépôt et à la réception des
déchets survenant en navigation rhénane La convention en elle-même ne fixe que Si l’instrument de ratification de la
et intérieure. les principes de base. Les modalités convention a été déposé au cours de
pratiques sont établies dans l’annexe 2 l’année 2009, il reste encore, au niveau
Cette convention, à laquelle ont égale- Règlement d’application qui comporte trois belge, des tâches importantes à réali-
ment adhéré l’Allemagne, la France, le parties correspondant aux trois types ser pour que toutes les mesures d’exé-
Luxembourg, les Pays-Bas et la Suisse, de déchets survenant à bord et pour cution soient prêtes. En vue de déter-
a pour but de mettre en place un sys- lesquels la convention est d’applica- miner le rôle de chaque autorité, un
tème harmonisé au plan international tion : les déchets huileux et graisseux accord de coopération a été élaboré. Le
pour éviter la pollution des voies navi- survenant lors de l’exploitation du bâ- gouvernement fédéral et les gouver-
gables par la navigation intérieure en timent, les déchets liés à la cargaison nements des trois Régions ont d’ores
pratiquant le principe du « pollueur- y compris la cargaison restante et les et déjà marqué leur accord de principe
payeur ». Il s’agit ainsi de contribuer résidus de manutention, et les autres sur son contenu qui consiste entre
à l’image écologique de la navigation déchets survenant lors de l’exploitation autre à la mise en place d’une régle-
intérieure tout en veillant à ne pas per- du navire tels que les eaux usées domes- mentation spécifique au financement
turber les relations de concurrence sur tiques, les ordures ménagères, etc. de la collecte et de l’élimination des
le bassin rhénan. différents types de déchets, précisant
Les voies navigables, un mode de transport écolo-
gique. ©SPW-Direction de l’Édition
les droits et obligations du conducteur,
définissant les infractions et les sanc-
tions pénales et administratives qui y
seront liées.
La mise en œuvre concrète de la
Convention rhénane devrait survenir dans
les mois qui viennent. Des séances
d’information seront alors organisées
pour le secteur.
Maryse Carlierles infos de la voie d’eau
du neuf
8
En Belgique, la navigation intérieure
(Fameux coup de jeune pour la réglementation
est régie depuis 1935 par les dispositions
réglementant la police de la navigation
de la navigation !)
dont le Règlement général des voies navi- Un projet d’arrêté du Gouvernement wallon
gables - RGVN -1 et par les règlements en cours de rédaction
particuliers propres à certaines voies Région doit donc élaborer les arrêtés
navigables. Aujourd’hui, cette régle- nécessaires. En ce qui concerne les
mentation est obsolète. compétences relevant de la Région
wallonne, le projet d’arrêté du Gou-
En 1986, un Code européen des voies de vernement wallon est en cours de
navigation intérieure - CEVNI a été adop- rédaction et devrait lui être soumis
té par le Groupe de travail des transports cette année. Il sera basé sur le dé-
par voies navigables du Comité des Trans- cret du 19 mars 20093 relatif à la conser-
ports intérieurs de la Commission écono- vation du domaine public régional routier
mique pour l’Europe de l’ONU. Le CEVNI et des voies hydrauliques. Il interprète le
étant déjà intégré dans les légis- décret en ce qu’il décrit les compor-
lations néerlandaise et française, il tements considérés comme normaux
importait donc, dans un but d’harmo- pour l’utilisation du domaine et ceux
nisation, de faire de même en droit qui mettent en danger la conservation
Transport de produits chimiques sur la Meuse. ©SPW-Direction de l’Édition
belge. Les matières concernées sont de celui-ci. Il sera donc un instrument
tantôt de compétence fédérale, tan- indispensable à l’exercice de la police
tôt de compétence régionale, voire de gestion domaniale.
mixtes. Aussi a-t-on mis sur pied des
groupes de travail, composés de Maryse Carlier
représentants du fédéral et du régio-
nal, afin de faire la part des choses.
Le CEVNI, code européen des voies de navi-
Aujourd’hui, au niveau du pouvoir gation intérieure en cours de transposition
dans la législation belge. ©CEVNI
fédéral, cela a conduit à la rédaction
d’une loi pour fixer un cadre légal qui
était jusqu’alors inexistant, ainsi qu’à
la rédaction du Règlement de navigation
pour les eaux intérieures - RNI -2. L’autorité
fédérale se charge d’abroger les articles
du RGVN relevant de ses compétences.
Afin d’achever la modernisation du
RGVN et de compléter la transposi-
tion en droit belge du CEVNI, chaque
1 RGVN : arrêté royal du 15 octobre 1935 et ses suites.
2 RNI : arrêté royal du 24 septembre 2006.
3 Moniteur belge du 8 mai 2009.les infos de la voie d’eau
DU NEUF
9
La Direction des Impacts économiques
(La Direction des Impacts économiques
et environnementaux – DIEE – a pour
missions principales l’analyse tant
et environnementaux)
économique qu’environnementale, des Une expertise transversale pour un développement
impacts liés à la mobilité et aux voies et une mobilité durables
hydrauliques. Dans ce cadre, elle est wallonne dans les orientations et objec-
chargée non seulement des analyses tifs des politiques de développement et
ponctuelles de projets spécifiques, de mobilité durables.
mais aussi des analyses stratégiques
liées aux aspects économiques et en- La DIEE suit actuellement les études
vironnementaux des projets et déci- pilotées par Voies Navigables de
sions opérationnelles et réglementaires France (VNF) relatives à la tarification
prises en matière de mobilité, tant au de la future liaison Seine-Nord, ainsi
niveau régional que national ou interna- que l’étude d’internalisation des coûts
tional. externes du corridor Paris-Amsterdam.
Ces missions confèrent à la DIEE un Par ailleurs, la DIEE dirige les études
rôle essentiel d’expertise et de col- relatives à l’évaluation des retombées
laboration transversales, non seule- socio-économiques du projet Seine-
ment envers les autres directions de Escaut pour la Région wallonne, de
La DIEE se spécialise dans l’évaluation environnementale des projets de développement des infrastructures fluviales. ©SPW-Direction de l’Édition
la Direction générale opérationnelle même que l’étude de l’évaluation envi- Direction des Impacts économiques
« Mobilité et Voies hydrauliques », ronnementale stratégique de la liaison et environnementaux
mais aussi vis-à-vis des autres Direc- Seine-Escaut Est pour la Wallonie. Enfin, Boulevard du Nord, 8
tions générales du Service public de elle pilote également l’élaboration d’un B-5000 Namur
Wallonie, - « Routes et Bâtiments », « compte transport » pour la Région wal- Tél. : +32 (0)81 77 32 32
« Agriculture, Ressources naturelles et lonne. Fax : +32 (0)81 77 39 77
Environnement » et «Aménagement du
Territoire, du Logement, du Patrimoine Jean-Michel Baijot
et de l’Énergie ». Enfin, la DIEE peut
également être amenée à remettre des
avis ou à collaborer avec les instances
européennes et les Régions limitrophes.
Ce nouveau service du Département
de la Stratégie de la mobilité s’avère
être un maillon essentiel d’impulsion
et de conseil stratégique de la Direc-
tion générale opérationnelle « Mobilité
et Voies hydrauliques » et de la Régionles infos de la voie d’eau
DU NEUF
10
Les projets Seine-Escaut
(Impacts socio-économiques et environnementaux
et Seine-Escaut Est du projet Seine-Escaut Est)
En créant un nouvel axe de navigation
majeur entre les grands ports de la
Deux études pilotées par la Direction des Impacts
mer du Nord et le bassin parisien, le économiques et environnementaux
projet Seine-Escaut vise à harmoni-
ser le réseau de navigation intérieure
européen dans une zone géogra-
phique où la pression des transports
est considérable et ainsi à favoriser
des échanges commerciaux plus
compétitifs à l’intérieur de l’Europe,
mais aussi avec le reste du monde.
Cette nouvelle liaison redynamisera
le réseau fluvial et contribuera au
désengorgement des autoroutes,
s’inscrivant ainsi dans une politique
de développement durable. Ce pro-
jet d’importance européenne fait
partie des trente projets prioritaires
à réaliser dans le cadre des Réseaux
transeuropéens de transport (RTE-T) et
s’accompagne d’un soutien financier
très important de la Commission euro-
péenne.
La Région wallonne s’est résolument
inscrite comme partenaire du projet
et participe activement à sa gestion
internationale à travers la Commission
intergouvernementale (CIG) qui supervise
le projet. Sur le terrain, la Région wal-
lonne a inscrit dans le cadre du projet
Seine-Escaut de multiples améliora-
tions de son propre réseau : l’améliora-
tion du gabarit de la Lys mitoyenne, du
Haut Escaut et de la dorsale wallonne
(canal Nimy-Blaton-Péronnes, canal
Le projet Seine-Escaut Est est la partie wallonne du projet RTE-T européen Seine-Escaut ©SPW-DPVNI
du Centre, versant Sambre du canal
Charleroi-Bruxelles) avec le canal de
Pommerœul à Condé, débarrassé des les complète par une étude de mar- sions de CO2, etc.), l’emploi, la valeur
sédiments qui l’encombrent, comme ché auprès des utilisateurs actuels des investissements wallons et leur
point d’accès. L’ensemble de ces tra- et potentiels de la voie navigable wal- évolution dans le temps, notamment
vaux de raccordement est présenté sous lonne. Cette enquête doit établir leur en fonction des aides européennes,
l’appellation de projet Seine-Escaut Est. situation actuelle et leurs intentions etc. La situation sera évaluée à l’hori-
futures au terme des travaux. Dans la zon 2020 et 2050 et intègrera une esti-
Complément d’étude socio- seconde phase, des scénarios devront mation de la rentabilité des investisse-
être définis pour évaluer les évolu- ments. L’étude a été confiée au bureau
économique sur la partie wal- tions socio-économiques possibles Technum-Tractebel Engineering et doit être
lonne du projet Seine-Escaut dans différents cas de figure allant finalisée pour la mi-septembre 2010.
L’objet de cette étude est d’évaluer de la non réalisation du projet à des
plus particulièrement les retombées réalisations partielles ciblées. Ces Grâce à cette étude, le Service public
socio-économiques du projet Seine- scénarios intégreront l’évolution d’un de Wallonie disposera d’éléments ob-
Escaut Est, ainsi que la contribution certain nombre de paramètres tels jectifs précis concernant l’impact réel
spécifique des investissements wal- que la variation des coûts de trans- en Wallonie de la mise en œuvre du
lons sur les retombées du projet glo- port, la variation du coût d’entretien projet Seine-Escaut, tant sur le plan du
bal Seine-Escaut. La première phase des infrastructures, la variation du développement régional que sur ceux de
de l’étude doit exploiter les informa- temps de trajet, les avantages liés à l’environnement, de l’aménagement du
tions déjà collectées par ailleurs et l’environnement (impacts des émis- territoire et du développement durable.les infos de la voie d’eau
DU NEUF
11
Seine-Escaut. Étude stratégique - les aspects pertinents de la situa-
environnementale tion environnementale et son évolu-
Depuis quelques années, en appli- tion probable si ces infrastructures
ne sont pas réalisées ;
cation d’une directive européenne,
- les caractéristiques environnemen-
le Code du droit de l’Environnement wal-
tales des zones susceptibles d’être
lon prévoit l’obligation, pour les pro-
touchées de manière notable, et en
grammes d’investissements impor-
particulier les zones sensibles qui
tants, de procéder à une évaluation doivent être protégées en vertu de
environnementale stratégique (EES). Il directives communautaires (zones
s’agit pour l’auteur du projet de mener Natura 2000, etc.) ;
une étude très large sur l’ensemble de - les mesures envisagées pour réduire
son programme. C’est l’occasion de et compenser toute incidence néga-
mettre en évidence l’influence, positive tive de la réalisation des infrastruc-
comme négative, d’un plan d’action sur tures projetées sur l’environnement ;
toutes les facettes de notre environne- - la description des mesures de suivi
ment. L’évaluation environnementale envisagées, pour être en mesure de
stratégique précède, relie et met en réaliser les mesures correctrices si
perspective les études d’impact qui nécessaire.
Les travaux prévus dans le cadre du projet Seine-Escaut Est font l’objet d’une évaluation environnementale stratégique. ©SPW-DPVNI
seront menées sur chacun des Le rapport sur les incidences environ-
sites de chantier. Le projet Seine- nementales sera soumis à une enquête
Escaut, par son ampleur, est bien publique ainsi qu’à des consultations
entendu soumis à cette procédure transfrontalières. Á l’issue de celles-ci,
qui vise à assurer un niveau élevé un rapport intitulé Déclaration environne-
de protection de l’environnement mentale, intégrant les avis et remarques
et à contribuer à l’intégration des recueillis, sera soumis pour approba-
considérations environnementales tion au Gouvernement wallon. L’éva-
dans la mise en œuvre des infras- luation environnementale stratégique
tructures. L’étude a été confiée au est une étape déterminante du projet
bureau Ecorem le 15 janvier 2010. Seine-Escaut en Région wallonne.
Concrètement, le consultant doit Damien Borsu et Claude Martin
établir un rapport sur les inci-
dences environnementales des
infrastructures projetées compor-
tant :
- les objectifs principaux des infras-
tructures projetées ;les infos de la voie d’eau
du neuf
12
En Europe, le transport routier est, et
(Plus de souplesse pour le programme européen
restera indispensable à la distribu-
tion des produits vers les entreprises
d’aide Marco Polo)
et les consommateurs. Aujourd’hui, Avec une procédure administrative simplifiée
le secteur de la route en général est et des critères d’éligibilité assouplis,
responsable de 20 % des émissions
Marco Polo devient enfin accessible
de gaz à effet de serre. D’ici 2030, le
transport routier de marchandises va au secteur du transport fluvial !
encore progresser de 50 % en Europe et
de 60 % en Belgique. Cette augmenta-
tion du trafic routier constitue une grave
menace pour la santé et la sécurité de
la population, sans parler de son coût
pour la collectivité.
Marco Polo, c’est quoi ?
Marco Polo est un programme mis en
place par l’Union européenne. Il vise
à réduire la congestion routière en
Europe et à favoriser les modes de
transport de marchandises plus res-
pectueux de l’environnement : le ferro-
viaire, le fluvial et le maritime (naviga-
tion maritime à courte distance).
But
L’objectif chiffré de ce programme
est de désencombrer les routes euro-
péennes d’un volume de marchandises
de 20 milliards de tonnes.kilomètres.
Á titre illustratif, ceci représente un flux
de 700 000 camions par an entre Paris
et Berlin. Pour atteindre cet objectif,
la deuxième édition du programme
Marco Polo (2007-2013) dispose d’un
budget annuel d’environ 60 millions
d’euros. Les projets financés par Marco
Polo II devraient induire des avantages Le programme européen d’aide Marco Polo. ©Marco Polo
environnementaux, économiques et
sociaux pour l’Europe, évalués à plus Ce seuil impressionnant excluait pra- qu’il est de 13 millions de t.km pour le
d’un milliard d’euros. tiquement tous les projets fluviaux du fluvial.
programme. C’est ainsi qu’entre 2003 et
Action « modal shift » 2009, à peine 4 % des dossiers approu- 13 millions de t.km, cela représente un
Le programme Marco Polo comprend vés concernaient le transport fluvial. Dès flux de marchandises de 100 000 tonnes
cinq types d’actions dont la principale, lors, après concertation avec plusieurs sur une distance de 130 kilomètres. La
« transfert modal », a pour objectif organisations représentant le transport durée maximale de l’aide est de 3 ans et
d’encourager le transfert de fret de la fluvial dont Inland Navigation Europe (INE), le montant accordé est de 2 euros par
route vers le rail, le fluvial et le mari- l’Union européenne a décidé d’abaisser 500 t.km.
time. Elle représente 79 % des projets cette limite et de réserver une partie de
introduits entre 2003 et 2009. l’enveloppe budgétaire du programme
Précédemment, pour être éligible à aux dossiers fluviaux déposés au cours
l’action « modal shift », il fallait trans- de cette année 2010.
férer un minimum de 250 millions de
tonnes.kilomètres sur une période de De nouveaux critères assouplis
trois ans, soit un trafic annuel de mini- Aujourd’hui, le seuil minimum à atteindre
mum 300 000 tonnes sur une distance est de 60 millions de t.km par an pour les
de plus de 275 kilomètres ! projets ferroviaires et maritimes, tandisles infos de la voie d’eau
DU NEUF
13
Les quatre autres mesures ainsi qu’en Norvège, en Islande, en a été publié courant mars 2010 et s’est
L’« effet catalyseur » a pour objectif Croatie ou au Liechtenstein. Ils doivent clôturé le 18 mai 2010.
de soutenir les innovations pour pallier être viables financièrement et com-
les insuffisances structurelles à l’exten- mercialement au plus tard à la fin de Pierre Warnier
sion de modes de transport non routier la période de subvention de Marco Polo.
(exemple : harmoniser des normes tech-
niques). Quelques conseils pour l’éla-
La mesure « autoroutes de la boration de votre projet
mer » veut pousser à recourir à ces La préparation d’un projet Marco Polo
dernières en combinaison avec d’autres ne se réalise pas au pied levé ou en
modes de transport. Les autoroutes de quelques semaines…
la mer (motorways of the seas) sont des Votre dossier doit être précis, clair, cré-
liaisons maritimes de porte-à-porte régu- dible, viable après la période d’octroi
lières, fréquentes et de haute qualité. Le des aides, innovant, ne pas engendrer
transport maritime à courte distance (short de distorsions de concurrence, démon-
sea shipping) est le mode de transport le trer votre détermination à la réalisation
plus important dans le concept des auto- d’un transfert modal important entraî-
routes de la mer. nant des bénéfices environnementaux
La mesure « évitement de trafic » vise pour la société, reposer sur un parte-
Pour plus d’information en ligne : http://ec.europa.eu/marcopolo • Mél. : eaci-marco-polo-enquiries@ec.europa.eu
à réduire le besoin en transport de nariat solide, et évidemment répondre
marchandises grâce à l’amélioration aux différents critères d’éligibilité du
de la logistique ainsi qu’à des pratiques programme.
plus efficaces.
Enfin, la mesure « apprentissage en
commun » veut encourager la forma- Bilan
tion conjointe et l’usage de services et Entre la création de Marco Polo en 2003
systèmes logistiques communs afin de et 2009, plus de 125 projets impliquant
faciliter les changements modaux et 513 entreprises européennes ont béné-
les opérations intermodales. ficié d’une subvention pour un montant
global supérieur à 221 millions d’euros.
Conditions Le programme Marco Polo est géré par
Pour être éligibles, les projets doivent l’Agence exécutive pour la Compétitivité et
comporter un trafic transfrontalier, l’Innovation (EACI) pour le compte de la
impliquer au minimum deux organi- Direction générale Mobilité et Trans-
sations (privées ou publiques) basées ports de la Commission européenne.
dans un ou plusieurs pays parmi les 27 Le dernier appel à propositions au
États membres de l’Union européenne, programme communautaire Marco Pololes infos de la voie d’eau
DU NEUF
14
Siège européen de Dow Corning Corporation,
(Malgré la crise,
Dow Corning Europe S.A. est un centre de
pointe pour les technologies innovantes
certaines entreprises se lancent à l’eau …)
à base de silicium en Europe. Sur le C’est le cas de Dow Corning qui transfère de la route
site de Seneffe, des équipes dévelop- vers la voie d’eau un trafic de matières premières
pent des nouveaux produits, fournissent entre Anvers et Seneffe !
un support technique et commercial et
offrent des solutions innovatrices à des
clients actifs dans de nombreux secteurs cette matière première entre le port de déchargement pour produit liquide.
industriels à travers l’Europe et ailleurs d’Anvers et le site de Seneffe. L’entreprise a pu compter sur le soutien
dans le monde. de la Direction générale opérationnelle
Bernard Simon, le Directeur du site « Mobilité et Voies hydrauliques » et
Le site de Dow Corning à Seneffe abrite Dow Corning à Seneffe, nous livre les sur celui du Port autonome du Centre
également le centre de fabrication de nombreux avantages de ce transfert et de l’Ouest pour la construction d’une
produits finis à base de silicone le plus modal : « La réduction du nombre de camions zone portuaire publique, à proximité de
diversifié au monde ! Il produit des circulant sur le site, la diminution du nombre son site de production, le long du canal
mastics, des produits de granulation, de documents administratifs à traiter, le renfor- Charleroi-Bruxelles.
des antimousses, des émulsions cos- cement de la sécurité des travailleurs lors des
métiques et industrielles, etc. Et ce, opérations de déchargement, la diminution du Pierre Warnier
Déchargement de matières premières liquides d’un bateau-citerne pour le compte de Dow Corning à Seneffe. ©SPW-DPVNI
pour de nombreuses industries telles risque de contamination du produit durant le
que la construction, l’automobile, les transport, une meilleure flexibilité grâce à des
cosmétiques, les produits d’entretien, bateaux allant de 350 à 1 350 tonnes et évi-
l’électronique, le textile, le traitement demment la réduction des coûts de transport ».
du papier, … Le site de Dow Corning Il ajoute : « Ce choix logistique améliore l’effi-
cacité de notre chaîne d’approvisionnement via
Seneffe emploie actuellement environ
une meilleure fiabilité des livraisons et une ges-
600 personnes et tourne 24 heures sur 24,
tion de nos stocks plus efficace ».
365 jours par an. Il fêtera cette année
ses quarante années d’existence.
Le choix de la voie d’eau pour ce flux
de marchandises permet également à
Dow Corning Corporation doit transporter
Dow Corning de réduire ses émissions
une de ses matières premières essen-
de CO2 d’environ 200 tonnes par an, ce
tielles entre deux sites de production
qui correspond aux émissions d’une
européens, situés respectivement à
voiture familiale qui roulerait durant
Barry en Grande-Bretagne et à Seneffe
environ 940 000 kilomètres !
en Belgique. Depuis le mois d’avril 2009,
une péniche, affrétée spécialement pour Pour concrétiser ce choix logistique,
le compte de Dow Corning, remplace les l’entreprise a dû construire un réservoir
camions citernes pour le transport de de stockage ainsi qu’une installationles infos de la voie d’eau
DU NEUF
15
(VNF Intermodal Meetings)
Les 7 et 8 décembre 2009,
la DPVNI a participé à une convention d’affaires fluviale
En décembre 2009, Voies navigables de qu’il souhaite rencontrer, via un site
France (VNF) a organisé au Parc des internet spécifique.
Expositions de Colmar (Haut-Rhin) sa
deuxième convention d’affaires dédiée C’est ainsi que durant ces deux jours,
au transport fluvial et intermodal, bap- une centaine de chargeurs français et
tisée VNF Intermodal Meetings. européens ont pu rencontrer 49 expo-
sants européens. Voies navigables de
Son objectif principal est de dévelop- France a enregistré 1 050 rendez-vous
per le transport fluvial, notamment au cours de la manifestation, dont 835
en aidant les chargeurs à intégrer étaient préprogrammés via internet.
la voie navigable dans leurs chaînes
logistiques. L’originalité de ce salon La Direction de la Promotion des Voies
consiste en ce que chaque visiteur navigables et de l’Intermodalité a partici-
peut solliciter avant la manifestation pé à cet évènement en tant qu’exposant
des rendez-vous avec les exposants afin d’informer les chargeurs (majori-
Le salon VNF Intermodal Meetings 2009 à Colmar. ©VNF
tairement) français, sur les potentialités
du réseau fluvial wallon, sur sa moder-
nisation future en relation avec le projet
Seine-Nord Europe et, le cas échéant, les
aider dans leurs projets logistiques trans-
frontaliers.
Une initiative innovante pour le secteur
fluvial et surtout particulièrement bien
ciblée et efficace !
Pierre Warnierles infos de la voie d’eau
DU NEUF
16
Pour cette 7ème édition du salon Transport &
(Salon Transport & Logistics)
Logistics, la Direction de la Promotion des Du 20 au 22 octobre 2009 à Anvers
Voies navigables et de l’Intermodalité a
partagé un stand avec le Port d’Anvers et
le Port autonome de Liège.
navigables et sur les aides au déve- alternatives à leurs chaînes d’approvision-
L’objectif principal de cette participa- loppement du transport fluvial et de la nement actuelles ?
tion était de présenter à un public pro- logistique portuaire en Wallonie.
fessionnel le transport par voie navi- Christel Job
gable en tant que mode de transport Malgré la récession économique dans
régional et national, ainsi que de le secteur des transports, l’édition 2009
mettre en avant le réseau wallon des de Transport & Logistics a fait le plein d’ex-
voies navigables et ses ports comme posants (340) et de visiteurs (près de 9
hinterland et base arrière naturelle 000), deux chiffres en hausse par rapport
pour des flux de transport à destina- aux éditions précédentes. Le climat ac-
tion ou en provenance des ports mari- tuellement morose dans bon nombre de
times de la mer du Nord. Plus particu- secteurs économiques pousse peut-être
lièrement, la DPVNI a mis l’accent sur certaines sociétés à rechercher de nou-
les atouts du réseau wallon des voies velles solutions logistiques ou à étudier des édition 2009 du salon Transport & Logistics à Anvers
©SPW-DPVNIles infos de la voie d’eau
DU NEUF
17
(La Semaine internationale du Transport
et de la Logistique)
Quelque 800 exposants, une fréquen- Du 23 au 26 mars 2010 à Paris Nord - Villepinte
tation de plus de 42 000 profession-
nels sur une surface d’exposition de collaboration avec Logistics in Wallonia. velée lors de la prochaine édition de
45 000 m², voici les chiffres clés de la la SITL, en 2012.
27ème édition de la Semaine internationale Pour la Direction générale opéra-
du Transport et de la Logistique (SITL). tionnelle « Mobilité et Voies hydrau- Pierre Warnier
liques » du Service public de Wallo-
Pour cette occasion, la DPVNI était nie, la DPVNI y présentait notamment
présente avec des partenaires pu- le transport fluvial et intermodal en
blics (dont le Port autonome de Liège tant que modes de transport réso-
et celui du Centre et de l’Ouest) et lument internationaux, modernes et
privés (dont la SOMEF, société d’opé- durables.
rations maritimes et fluviales) sur un
stand wallon organisé sous l’égide Appréciée par tous les participants
de l’Agence wallonne à l’Exportation à ce stand wallon, cette formule effi-
et aux Investissements étrangers en cace et cohérente devrait être renou-
Stand wallon organisé par l’OFI lors de la SITL 2010 ©SPW-DPVNI
L’AWEX, c’est quoi exactement ?
L’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements
étrangers (AWEX) est issue de la fusion en 2004 entre l’Agence
wallonne à l’Exportation et l’Office for Foreign Investors
(OFI). Ce département de la Région wallonne est en charge de
la promotion du commerce extérieur et de l’accueil des inves-
tisseurs étrangers.
http://www.awex.be
Logistics in Wallonia ?
Logistics in Wallonia est le pôle de compétitivité créé pour
développer le secteur du transport et de la logistique en
Wallonie et le promouvoir à l’extérieur de ses frontières, en
coordonnant les actions, en définissant une stratégie com-
mune et en optimisant les moyens humains et technologiques.
http://www.logisticsinwallonia.beles infos de la voie d’eau
préparer l’avenir
18
Le Plan Marshall a officiellement démarré
(Le Plan Marshall, premier du nom)
en 2006 en s’appuyant sur un Décret- Mobilisation des forces vives pour redynamiser la Wallonie
Programme de 2005. Aujourd’hui, avec
l’avènement du Plan Marshall 2.vert, on Les actions du Pôle Transport et Logistique
oublie facilement que les actions du Plan ont débouché principalement sur le
Marshall initial sont toujours en cours et développement de filières de forma-
que le Plan Marshall 2.vert s’est largement tions spécialisées et la recherche de
appuyé sur les acquis de son prédéces- nouveaux investissements.
seur. Au-delà de l’émergence de ce pôle, deux
actions importantes relatives aux voies
Le Plan Marshall, c’est quoi ? navigables ont également vu le jour :
Il a pour principal objectif de stimuler - la suppression des droits de navigation
l’activité économique, notamment en en 2006, qui s’est traduite par une dimi-
favorisant la recherche et l’innovation et nution de perception sur le secteur de
en améliorant la formation. près de 5,4 millions d’euros par an ;
Le Plan Marshall a créé 5 pôles de com- - le renforcement de l’équipement des
(a) Représentation du projet Garocentre, pla-
pétitivité, chacun rassemblant sous zones portuaires afin de développer teforme multimodale. © Bureau d’études
une même coupole tous les acteurs l’intermodalité et le recours à la voie Greisch
d’un secteur phare afin de développer d’eau. Un mécanisme de financement (b) Le quai de Strépy et ses nouvelles infrastruc-
tures logistiques. ©SPW-DPVNI
(a) (b)
Pour plus d’informations, voyez également les articles consacrés aux différents ports autonomes, pp. 48 à 55.
(c)
des synergies nouvelles et de maximiser alternatif, assuré par la Sowafinal , a 1
l’efficacité wallonne dans un domaine ainsi été mis en place en novembre 2005.
déterminé. Les secteurs concernés Cette dernière mesure inclut des projets
sont les sciences du vivant (pharmacie- tels que Liège Trilogiport (PAL) ; la plate-
santé), l’agroalimentaire, l’ingénierie forme multimodale d’Auvelais (PAN) ;
mécanique, le transport et la logistique, les zones portuaires du Dria, de Bonne-
ainsi que l’aéronautique et l’aérospatial. Espérance, du Grand Ban (Farciennes) et
Chaque pôle regroupe des entreprises, de Tubize (PAC) ; les plateformes multi-
des centres de formation et des unités modales de Garocentre (La Louvière), de (c) Représentation du projet de plateforme bimo-
de recherche. Vaulx et le quai de Strépy-Bracquegnies dale à Vaulx. © Bureau d’études Greisch
(PACO).
Petit retour sur le secteur des Dans la plupart des cas, les études et/
transports en général et des ou travaux ont été entamés. Quant aux
voies navigables en particulier échéances, elles s’étalent de 2010 à 2013.
Parmi les cinq pôles de compétitivité, le
Pôle Transport et Logistique, dont la struc- Pascal Moens
turation progressive a abouti en 2007 à
la création de Logistics in Wallonia, donne
une voix à la Wallonie en ce qui concerne
ce domaine clef.
1 Société wallonne pour la Gestion d’un financement alternatif, filiale de la Société régionale d’Investissement de Wallonie (SRIW).les infos de la voie d’eau
préparer l’avenir
19
(Le Plan Marshall 2.vert)
Entretien avec Bernard Piette, Manager de Logistics in Wallonia
Contexte du Plan Marshall 2.vert Soulignons qu’un axe transversal « développement
Quatre ans après le premier Plan Marshall, la durable » accompagne l’ensemble des actions.
mise en place du nouveau gouvernement PS- CDH-
Écolo voit émerger le Plan Marshall 2.vert avec Si on détaille les mesures, des aspects impor-
6 axes prioritaires : tants apparaissent pour le secteur du transport
- axe I : le capital humain, un atout à valoriser ; et de la logistique. Ainsi, l’axe IV prévoit une action
- axe II : les pôles de compétitivité et les réseaux spécifique pour l’assainissement des friches
d’entreprises, un succès à amplifier ; connectées à la voie d’eau et au réseau ferré,
- axe III : faire de la recherche scientifique un moteur ou encore un positionnement plus affirmé de la
d’avenir ; Wallonie à l’échelon international, dans lequel
- axe IV : mettre en place un cadre propice à la la logistique doit jouer un rôle moteur…
création d’activités et d’emplois de qualité ;
- axe V : les alliances emploi - environnement, une Au premier plan des mesures, on notera la péren-
stratégie d’avenir ; nisation du Pôle Transport et Logistique !
- axe VI : conjuguer emploi et bien-être social.
Bernard Piette, Manager de Logistics in projets qui n’y sont pas soumis. En Logistics in Wallonia est là pour accompa-
Wallonia, nous livre ses impressions sur outre, la mise en place des pôles a gner les entreprises dans la conception
le Plan Mashall 2.vert en se prêtant au jeu amorcé une culture de l’évaluation qui de leur projet.
des questions/réponses. était trop souvent absente en Région
wallonne. Le fait que le Plan Marshall 2.vert Enfin, la troisième opportunité vient
En première approche, le Plan réaffirme le rôle du Pôle Transport et Lo- des actions de promotion à l’étranger,
Marshall 2.vert semble reconduire les gistique est un signal fort : la plupart des menées par le Pôle Transport et Logistique
mesures du premier plan pour ce qui projets dépassent la durée d’une législa- en collaboration avec l’AWEX, telles
concerne le secteur du transport et de ture et il est essentiel de mener une poli- que des participations à des salons,
la logistique. Pouvez-vous nous dire, tique à long terme pour faire émerger les des missions, … Il s’agit bien de faire
en quelques mots, ce qui est nouveau potentiels. Un autre effet du pôle est le connaître le potentiel et le savoir-faire
ou ce qui s’amplifie désormais ? développement d’une logique régionale wallon mais aussi d’attirer chez nous
plutôt que locale. de l’activité nouvelle.
On constate, ailleurs en Europe, que
les régions qui réussissent sont des Concrètement, de quelles opportuni- Les moyens suivent-ils les ambi-
régions qui font des choix clairs. Á cet tés peuvent profiter les entreprises du tions ? Pourra-t-on voir des résultats
égard, la reconnaissance par le Gou- secteur ? concrets ?
vernement wallon de l’importance du
secteur du transport et de la logis- Rappelons que le Pôle Transport et Logistique Le Gouvernement wallon a établi un
tique et son soutien actif à travers les est issu du Cluster Transport & Logistique, budget spécifique très significatif pour
pôles de compétitivité ont le mérite de lequel avait essentiellement pour voca- les projets des pôles. Il manifeste aussi
créer une dynamique en décloison- tion la mise en réseau des acteurs. Cette une volonté politique claire de sou-
nant les acteurs d’un secteur qui est logique perdure et constitue la première tien à ces projets. On peut donc dire
au départ extrêmement fragmenté. On opportunité pour le secteur : renforcer la que l’essentiel est de rassembler de
y rencontre en effet une multitude de mise en réseau, rompre l’isolement des bons projets. Les moyens sont là pour
stratégies et d’intervenants d’horizons acteurs, favoriser la découverte de parte- les soutenir. D’ailleurs, les actions
très divers... nariats. concrètes sont en cours et les pre-
miers projets aboutissent cette année.
Aujourd’hui, cette dynamique initiée au La deuxième occasion à saisir est le
sein du Pôle Transport et Logistique n’a financement de projets innovants
pas abouti à l’émergence d’une grande menés conjointement par au moins
coupole sectorielle mais, par contre, on deux entreprises et deux centres de
constate que le pôle a un effet d’entraî- recherches. Ces projets peuvent bénéfi-
nement et sert de réceptacle et de cataly- cier d’un financement de 40 à 80 % pour
seur pour les idées et initiatives. Au point peu qu’ils entrent dans les balises éta-
que des écoles, entreprises et centres blies. Cela inclut des projets non techno-
de recherches sollicitent l’avis du Pôle logiques, ce qui peut s’avérer essentiel
Transport et Logistique même pour des dans le domaine de la logistique.Vous pouvez aussi lire