Schwanengesang Manon Duboc - (mezzo soprano) - Clément Lambla
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Schwanengesang
Schwanengesang
Manon Duboc
&
(mezzo soprano)
Clément Lambla
(piano)
Cycle de lieder de Schubert01.
Synopsis
Sommaire
3
Qui contacter 4
Présentation détaillée 5
Pourquoi ce spectacle 6
Petit point historique 7
Biographies 8
Annexe 9
202. Synopsis
Nous proposons une multitude d’histoires contées, puis chantées, accompagnées au piano.
Au travers du cycle Schwanengesang, nous parcourons l’univers de Franz Schubert, maître du
lied romantique. Grâce à un travail approfondi autour du pianoforte (recherche sur le timbre,
les sonorités, les particularités liées à l’instrument d’époque…), nous cherchons à nous
rapprocher au plus près de ce compositeur et de ses intentions musicales.
303. Qui contacter
Clément Clément Lambla
Lambla
+336 41 61 92 47 contact@clementlambla.com www.clementlambla.com
404. Présentation détaillée
Ce projet naît à la Haute Ecole de Musique de
Lausanne en 2017 et sera proposé à la semaine
le portrait d’un homme au combat qui tente de se
donner du courage en repensant aux souvenirs
Ce terme n’a pas de traduction en français ; on
peut l’apparenter à la nostalgie, mais la nostalgie
des Masters sur les Ondes 2020, organisée en heureux avec sa bien aimée. On passe un de quelque chose qui n’a pas existé, la nostalgie
collaboration avec la radio Espace 2. Le but est moment avec une figure mythologique, l’Atlas, d’un rêve inaccessible, irréalisable.
de travailler et jouer sur un pianoforte dans portant sur ses épaules les peines du monde L’enjeu de ce récital est de plonger le spectateur
la mesure du possible (nous travaillons avec le entier. Et on touche à la folie avec un homme dans des univers très courts, très intenses,
pionnier actuel en la matière : Pierre Goy), pour face à la maison de ses amours passées, voyant et très différents les uns des autres. Si possible,
chercher à s’approcher au plus près du texte, son double souffrir jusqu’à la fin des temps. la représentation se fera avec un pianoforte pour
de la partition et des couleurs que Schubert Ce cycle présente, en contrepartie d’une amener l’auditoire au plus près du compositeur
entendait à l’époque. Nous souhaitons faire couleur de désespoir, plusieurs lieder aux et de ses couleurs si particulières.
redécouvrir au public ce cycle peu joué, avec thèmes plus légers, où un homme cherche
le timbre du pianoforte, encore très peu connu à séduire une fille de pêcheur, un autre
de nos jours. appelle sa bien aimée à le rejoindre dans la
La plus grande partie du cycle est teintée d’un nuit au mépris des yeux indiscrets, ou encore
profond tourment qui s’exprime avec des le souhait d’un homme de communiquer
couleurs très sombres et une écriture vocale et avec sa bien aimée au travers d’un ruisseau.
pianistique en constante Deux autres thèmes chers aux
évolution. On Allemands de cette époque sont
y dépeint l’absence et die Sehnsucht.
505. Pourquoi ce spectacle
Dans le domaine vocal, encore plus
qu’instrumental, l’identité d’une pièce passe
Au travers de notre duo piano-chant, nous
revendiquons donc le fait que Clément doit
La dernière raison qui nous tient à coeur quant
à la visibilité de ce programme sur lequel nous
au travers du filtre de l’interprète. Pour cette prendre une part active dans la narration, et que travaillons activement est que Schwanengesang
raison, il est peu probable d’entendre un jour le “je”, qui apparaît dans beaucoup des lieder de est rarement donné en concert dans son
une Zerlina (Don Giovanni, Mozart) homme, ou ce cycle dit “masculin”, (contrairement aux cycles intégralité, sans doute à cause du fait que les
un Don Giovanni femme. La catégorie du lied est Abschied von Frankreich ou Frauenliebe und atmosphères qui le composent sont hétéroclites
une catégorie formidable, car elle peut prendre -leben de Schumann, chantés essentiellement et que ce n’est pas un cycle pensé par
toutes les formes de la narration (le narrateur par des femmes) peut être associé aussi bien Schubert, comme expliqué ci-dessous.
interne - “je” - et le narrateur externe). A cela à la voix qu’au piano.
s’ajoute le fait que nombre de maisons d’édition Lorsque Winterreise a été chanté pour la
ont publié l’intégralité des lieder de Schubert première fois par une femme en 1928 - Elena
(et tant d’autres) dans trois tonalités à chaque Gerhardt - cette configuration a provoqué un
fois, offrant ainsi l’opportunité aux chanteurs tollé. Depuis, d’autres chanteuses s’en sont
dont les tessitures n’étaient pas adaptées aux emparées et en ont proposé des exécutions
tonalités originelles de pouvoir chanter ces remarquables, comme Nathalie Stutzmann,
chefs-d’oeuvre. Brigitte Fassbaender et Christa Ludwig.
606. Petit point historique
Rellstab avait demandé à Beethoven de mettre en musique une série
de ses poèmes, sans jamais obtenir de réponse de sa part. Beethoven
Rellstab-lieder (août 1828)
Nous trouvons dans ces textes un thème cher à Schubert : celui
de l’absence. Toutes les joies, les nostalgies, les évocations du passé
mort, Rellstab a abandonné tout espoir. Il fut très étonné quand il sont vécues dans l’absence de la bien-aimée. Dans ces lieder, rien
découvrit sept de ses poèmes dans un cycle de lieder de Schubert. de comparable au dramatisme et à l’atmosphère sombre, des
Ferdinand Schubert (son frère) avait retrouvé dans son grenier fois dérangeante de Winterreise (Voyage d’hiver). L’absence ne
2 cycles de lieder (treize au total). Ces deux cycles inachevés suppose pas, ici, un amour refusé au départ, mais simplement
(sur des poèmes de Rellstab et Heine) ont été transmis à un éditeur l’amour désiré, rêvé ; cette absence n’entraîne donc pas une fixation
(Haslinger), qui les a publiés en un seul cycle, sous le nom de tragique dans un état de solitude. La communion avec la nature est
Schwanengesang (en ajoutant Die Taubenpost). Tout porte à croire alors possible et les éléments n’apparaissent pas comme hostiles
que Schubert aurait mis en musique les poèmes que Beethoven au poète. Au contraire, il s’adresse par exemple au ruisseau comme
avait trouvés les plus intéressants étant donné que les manuscrits à son messager.
portaient quelques rares annotations de la main de Beethoven. Selon
Les Lieder de Schubert écrit par Dietrich Fischer-Dieskau, Beethoven Heine-lieder (composés après les Rellstab-lieder)
aurait demandé à Schubert de les mettre en musique car il ne se Schubert se procure Das Buch der Lieder (Livre des Chants)
sentait plus capable de le faire lui-même. Ces sept poèmes sont de Heine et met en musique six des poèmes faisant partie du
les sept premiers lieder de Schwanengesang. Schubert comptait cycle Die Heimkehr (Le Retour). Le climat des Heine-lieder rappelle
les publier comme une partie d’un cycle à venir. Quant aux beaucoup celui de Winterreise. Ces poèmes sont choisis par
Heine-lieder, il les avait également pensés comme une partie d’un Schubert en fonction de leurs thèmes littéraires (vision pessimiste
cycle à part entière. Le titre de la publication Schwanengesang du monde, souffrance et nostalgie devant l’absence de l’amour,
(Chant du cygne) ainsi que la réunion des Rellstab-lieder, des évocation de la bien-aimée), de leurs images poétiques (la mer, la
Heine-lieder et de Taubenpost, sont l’affaire de l’éditeur seul. fille du pêcheur, la lune, la nuit etc.), et certainement en fonction de
Taubenpost (poème de Seidl) est le dernier lied écrit par Schubert leur concision et de leur brièveté. Heine recherche une simplicité
en octobre 1828. C’est peut-être pour cette raison que Haslinger formelle dans son écriture, ce que nous retrouvons beaucoup dans
l’a ajouté à la fin de Schwanengesang. Rien n’indique que Schubert les lieder de Schubert. L’intensité est obtenue par une réduction
voulait le joindre aux autres lieder. volontaire des moyens, la voix se fait presque récitative, le piano
Ce cycle ne constitue pas, par conséquent, un réel bloc avec restreint considérablement sa marge d’intervention par rapport aux
une histoire continue ou une thématique définie comme Die Schöne Rellstab-lieder.
Müllerin ou Winterreise.
707. Biographies
Manon Manon Duboc Clément Clément Lambla
Duboc Lambla
Manon Duboc commence le chant à l’âge de 11 ans à Clément Lambla est un pianiste alsacien de 25
la Cigale de Lyon, chorale avec laquelle elle fait plusieurs ans. Il se forme dans sa région natale avec un
tournées (Belgique, Espagne et Chine). Elle étudie divers professeur particulier, puis intègre le conservatoire
domaines tels que la linguistique et la traduction en France, de Mulhouse en 2011, et en 2014, la classe de
Irlande et Australie, et s’engage comme sapeur-pompier à Pierre Goy - à la Haute Ecole de Musique de Lausanne - avec
Lyon pendant 6 ans. Elle se forme en chant lyrique avec Pierre Ribémont au qui il se perfectionne en piano moderne, mais également dans
Conservatoire Régional de Lyon avant d’entrer dans la classe de Stephan le jeu des claviers anciens, tels que le clavicorde et le pianoforte.
MacLeod à la Haute Ecole de Musique de Lausanne en 2016. Elle intègre Il a aussi travaillé avec Vincent Coq et Hanz Egidi. Il se produit
les chœurs de l’Ensemble Vocal de Lausanne et reçoit le soutien de la notamment dans le cadre de spectacles en collaboration avec des
fondation Max Jost courant 2017. chanteurs et pianistes, et dans des récitals de mélodies russes et
allemandes (Rachmaninov, Schubert, Schumann...). Parallèlement
à ces activités, il enseigne le piano dans la région de Lausanne. Il
terminera en juin 2019, son Master en pédagogie instrumentale.
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