Stratégie de développement de la mobilité douce

 
Stratégie de développement de la mobilité douce
PROJET D’AGGLOMERATION
                    LAUSANNE-MORGES (PALM)

                   Stratégie de développement
                       de la mobilité douce

            Première phase adoptée au COPIL du 19 novembre 2007
                                       (Corrigé au 22 novembre 2007)

Service des routes et de la mobilité
Rue du Port-Franc 18
1002 Lausanne
021 315 54 15
www.lausanne.ch
routes-mobilite@lausanne.ch
Stratégie de développement de la mobilité douce
Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

Organisation de l’étude concernant la mobilité douce

Mandant :
Projet d’agglomération Lausanne – Morges (PALM), Comité de pilotage (COPIL)

Réalisation de l’étude :
Ville de Lausanne
Service des routes et de la mobilité
Rue du Port-Franc 18
1002 Lausanne
021 315 54 15
routes-mobilite@lausanne.ch
Responsables de l’étude : Frédérique Roth et Jean-Christophe Boillat

Groupe de suivi de l’étude :
Etat de Vaud : Pierre-Yves Delcourt, Fabian Schwab
SDRM : Jean-Jacques Lehmann
Ville de Morges : Lilli Monteventi Weber
SDOL : Ariane Widmer
Ville de Lausanne : Marie-Noëlle Domon-Aubort, Frédérique Roth, Jean-Christophe Boillat
SDNL : Stéphane Auer
SDEL : Denis Richter, Frédéric Beyeler

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Stratégie de développement de la mobilité douce
Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

Table des matières
1      Introduction.................................................................................................................. 4
    1.1        Bases pour l’élaboration de cette étude ................................................................. 4
    1.2        Périmètre d’étude................................................................................................... 5
    1.3        Public cible............................................................................................................. 6

2      Situation actuelle et objectifs à l’horizon 2020.......................................................... 7
    2.1        Part modale de la mobilité douce dans le trafic d’agglomération ............................ 7
    2.2        Mesures déjà réalisées en matière de mobilité douce ............................................ 7
    2.3        Potentiel de développement de la mobilité douce et objectifs................................. 9

3      Réseau de mobilité douce et identification des points faibles................................11
    3.1        Déplacements à pied ............................................................................................11
    3.2        Déplacements à vélo ............................................................................................13

4      Mesures proposées ....................................................................................................15

5      Suite des études .........................................................................................................18
    5.1        Calendrier .............................................................................................................18
    5.2        Conclusion ............................................................................................................19

6      Références ..................................................................................................................20

7      Annexes ......................................................................................................................20

Liste des figures
Figure 1 : Périmètre d’étude .................................................................................................................... 5
Figure 2 : Choix du moyen de transport selon les agglomérations (nombre d’étapes), 2005 [14] ......... 7
Figure 3 : Campagne lausannoise « Plus vite à pied ».......................................................................... 8
Figure 4 : Schéma des principaux effets de coupure de l’agglomération compacte ............................ 12
Figure 5 : Représentation topographique de l’agglomération Lausanne-Morges ................................. 13

Liste des tableaux
Tableau 1 : Objectifs à l’horizon 2020. .................................................................................................. 10
Tableau 2 : Synthèse des mesures proposées pour la mobilité douce ................................................ 16

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Stratégie de développement de la mobilité douce
Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

1 Introduction
La mobilité douce (déplacements à pied ou à vélo), doit être considérée comme un des trois
piliers de la politique des transports au même titre que les transports individuels motorisés et
les transports publics1. Dans les zones urbanisées, la mobilité douce constitue un mode de
transport très concurrentiel par rapport aux autres modes. Pour les distances inférieures à
cinq kilomètres, il s’agit souvent du moyen de déplacement le plus rapide. Le potentiel de
croissance de ce mode de transport est loin d’être épuisé et des mesures ciblées peuvent
améliorer notablement sa part modale. En outre, des études ont démontré que le rapport
coût/utilité de la mobilité douce était parmi les plus favorables dans le domaine des
transports [16].
Le présent rapport a pour objectif d’approfondir et concrétiser les principes établis dans le
domaine de la mobilité douce dans le rapport final du Projet d’agglomération de Lausanne-
Morges (PALM) de février 20072. Il constitue la première phase de la mise en place d’une
stratégie de mobilité douce à l’échelle de l’agglomération. Durant l’année 2008, les points
concernant le rapport coût/utilité des différentes mesures proposées ainsi que l’organisation
institutionnelle seront finalisés. Dans le même délai, une consultation sera organisée et les
communes et régions partenaires seront invitées à approuver formellement les objectifs et
mesures prévus en matière de mobilité douce dans l’agglomération Lausanne-Morges.
Ce rapport a été élaboré, sous la direction de la Ville de Lausanne, par un groupe technique
regroupant des représentants des schémas directeurs de l’est lausannois (SDEL), du nord
lausannois (SDNL), de l’ouest lausannois (SDOL), de la région morgienne (SDRM), de la
ville de Morges et du canton de Vaud. Son contenu a été approuvé par le Comité de Pilotage
du PALM dans sa séance du 19 novembre 2007.

1.1 Bases pour l’élaboration de cette étude
Les travaux du présent document tiennent compte des exigences de la Confédération en
matière de mobilité douce dans les projets d’agglomération. Ils sont basés en premier lieu
sur les fiches de coordination et principes figurant dans le rapport final du PALM, ainsi que
sur les principes et itinéraires retenus pour la mobilité douce dans les schémas directeurs
régionaux (SDRM3, SDOL4, SDNL5, SDEL6, Plan directeur communal lausannois7, Plan
directeur communal de Morges8).
Le niveau de développement est très variable selon les différents schémas directeurs
(certains sont en démarrage, d’autres sont déjà au stade de chantiers d’étude détaillés).
Ainsi, lorsque l’information était disponible, les itinéraires et problèmes recensés dans ce
rapport ont repris les propositions des chantiers d’étude des différents schémas directeurs.
Pour les secteurs en développement, les itinéraires et mesures proposés ont été coordonnés
avec les représentants des groupes techniques de chaque schéma directeur.
Les mesures proposées dans le cadre de cette étude sont également basées sur les
principes figurant dans le plan des mesures d’assainissement de l’air pour l’agglomération
Lausanne-Morges (Plan des mesures OPair 20059). Leur réalisation permettra de contribuer
de manière sensible à l’amélioration de la qualité de l’air au sein de l’agglomération.

1
  Voir [9] : La mobilité douce dans les projets d’agglomération, p. 9.
2
  Voir [1] : PALM, pp. 38-39.
3
  Voir [4] : SDRM, chapitre mobilité douce.
4
  Voir [5] : SDOL, chantier 5 mobilité douce et chantiers sectoriels.
5
  Voir [6] : SDNL, volet mobilité douce.
6
  Voir [7] : SDEL.
7
  Voir [2] : Plan directeur communal lausannois, pp. 121-128.
8
  Voir [3] : Plan directeur communal de Morges.
9
  Voir [8] : Plan des mesures OPair 2005, en particulier fiches MO-20 Hiérarchisation des modes et moyens de transports
privilégiant la mobilité non-motorisée, MO-21 Réalisation d’infrastructures de stationnement pour vélos et MO-22 Incitation à
une pratique quotidienne de la mobilité douce.

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Enfin, ce document tient compte de diverses études déjà réalisées en matière de mobilité
douce dans l’agglomération (voir [10], [11], [12] et [13]).

1.2 Périmètre d’étude
L’étude de mobilité douce se concentre sur l’analyse des déplacements à pied et à vélo au
sein de l’agglomération compacte telle que définie dans le rapport définitif du PALM
(Figure 1). Les itinéraires cyclables, le diagnostic et les mesures sectorielles proposées sont
donc situés pour l’essentiel dans ce périmètre regroupant 27 communes. Ce choix se justifie
notamment par la volonté de développer l’utilisation de la mobilité douce comme moyen de
déplacement dans les secteurs de vie déjà urbanisés10.

Figure 1 : Périmètre d’étude
(en jaune : périmètre OFS, en rouge : périmètre de l’agglomération compacte - 27 communes)

Liste des 27 communes de l’agglomération compacte :
Belmont-sur-Lausanne, Bussigny-près-Lausanne, Chavannes-près-Renens, Cheseaux-sur-
Lausanne, Chigny, Crissier, Denges, Echandens, Echichens, Ecublens, Epalinges,
Jouxtens-Mézery, Lausanne, Le Mont-sur-Lausanne, Lonay, Lully, Lutry, Morges, Paudex,
Préverenges, Prilly, Pully, Renens (Vaud), Romanel-sur-Lausanne, Saint-Sulpice (Vaud),
Tolochenaz, Villars-Sainte-Croix.

10
     Voir [1] : PALM, p.11 et p.27.

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1.3 Public cible
Cette étude se concentre sur les réseaux de mobilité douce (piétons et vélos). Leur analyse
prend en compte aussi bien les déplacements professionnels, utilitaires que ceux de loisirs,
leurs besoins étant bien spécifiques :
        Le réseau de déplacements utilitaires doit répondre aux besoins des personnes
         actives (déplacement domicile – travail ou école, achats, déplacements
         professionnels). Cela se traduit par des itinéraires rapides, directs, sécuritaires et
         aisés reliant le domicile, le lieu de travail et les commerces.
        Le réseau de loisirs se doit quant à lui de répondre aux besoins de la population en
         matière de loisirs et de détente de proximité, en offrant des itinéraires sûrs,
         confortables et protégés des nuisances.

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2 Situation actuelle et objectifs à l’horizon 2020
2.1 Part modale de la mobilité douce dans le trafic d’agglomération
Au niveau suisse, la mobilité à pied et à vélo représente la moitié des déplacements
quotidiens11 en ce qui concerne le nombre d’étapes12. Comme on peut le voir à la Figure 2,
la répartition modale est toutefois très différente si l’on observe ce qui se passe au sein des
principales agglomérations suisses (Zurich, Bâle, Genève, Berne et Lausanne).

Figure 2 : Choix du moyen de transport selon les agglomérations (nombre d’étapes), 2005 [14]
En 2005, la part modale de la marche (en nombre d’étapes) pour l’agglomération Lausanne-
Morges est de 48%, soit légèrement inférieure à celle des autres agglomérations.
La part modale du vélo (en nombre d’étapes) est de l’ordre de 1%. Ce chiffre est nettement
inférieur à celui des autres agglomérations. Les particularités topographiques de la région
lausannoise expliquent en partie cette différence, mais le manque d’infrastructures adaptées
à la mobilité douce est également mis en cause par les usagers. La question de la pente
nord-sud dans la région lausannoise doit ainsi être prise en compte pour l’élaboration de
mesures favorisant la mobilité douce mais elle ne doit pas servir de repoussoir à toute
tentative de développer ce mode de transport. A ce titre, la complémentarité avec les
transports publics joue un rôle particulièrement important dans l’agglomération Lausanne-
Morges.
Entre 2002 et 2006, une évolution très positive est à relever au centre-ville de Lausanne
puisque les observations récentes font état d’une augmentation de plus de 50% du nombre
de cyclistes sur 4 points d’observations13.

2.2 Mesures déjà réalisées en matière de mobilité douce
Depuis plusieurs années, la prise en compte des déplacements à pied et à vélo fait partie
des préoccupations des communes de l’agglomération Lausanne-Morges. A titre d’exemple,
le plan directeur communal de la Ville de Lausanne considère la marche comme mode
préférentiel dans l'organisation des déplacements sur le territoire communal, avant les
transports publics, les vélos, les deux-roues et les transports individuels motorisés.

11
   Voir [14] : Microrecensement 2005, p. 41.
12
   Voir [14] : Microrecensement 2005, p. 35. Une étape est définie par l’utilisation d’un moyen de transport déterminé (pour une
distance d’au moins 25 m). Un déplacement (par exemple domicile-travail) est composé d’une ou plusieurs étapes (par exemple
vélo + train + marche).
13
   De 2002 à 2006, une évolution de plus de 50% du nombre de déplacements en vélo a pu être observée sur quatre points de
comptage ponctuels au centre-ville de Lausanne (Avenue du Chablais, Pont Chauderon, Rue des Terreaux et Grand-Pont)
[Source : Ville de Lausanne, Service de routes et de la mobilité, 2006].

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Bien que les questions techniques et d’infrastructure forment le cœur de ce rapport en lien
avec les exigences de la Confédération, le PALM prévoit également d’accompagner ces
mesures par la poursuite et le développement d’initiatives promouvant la marche à pied et le
vélo au quotidien (actions de coordination, de communication et de promotion).

Déplacements à pied
Pour veiller au respect du principe de hiérarchisation des modes de déplacements, un poste
de délégué lausannois aux piétons a été créé par la Municipalité. Son cahier des charges est
de garantir un réseau piétonnier de qualité répondant aux besoins spécifiques de l’ensemble
des usagers, de recevoir leurs demandes et doléances et de promouvoir la marche.
Les zones piétonnes ont été étendues au centre-ville et l’offre en transports publics
améliorée. En parallèle, d’autres actions indirectes ont été entreprises pour contenir le trafic
motorisé et favoriser les modes de déplacement doux. Un accent important a été mis sur la
réalisation de cheminements piétonniers de loisirs. A titre d’exemple, des itinéraires de
promenades ont été mis en place le long de la Coulée verte (entre les stations du métro m2
d’Ouchy et de Grancy), le long de la Vuachère (sur les traces du Renard) et dans la Vallée
de la Jeunesse. De nouveaux itinéraires sont planifiés ou en cours de réalisation, à
l’exemple de la promenade est-ouest à travers les coteaux de Cour.
D’autres mesures de promotion de la marche à pied sont également mises en application
dans l’agglomération Lausanne-Morges.
        Le Pédibus, concept d’accompagnement des élèves à l’école à pied, est un bon
         exemple de promotion de la marche. Il apprend aux jeunes usagers à apprivoiser
         l’espace urbain et les habitue à un mode de déplacement doux. Le réseau lausannois
         actuel compte 30 lignes réparties dans toute la ville. Plusieurs autres communes de
         l’agglomération compacte (Ecublens, Epalinges, Morges, Préverenges, Romanel et
         Saint-Sulpice) ont également mis en place des lignes de Pédibus.
        Les campagnes « Plus vite
         à pied », proposant des
         dépliants présentant des
         cartes d’itinéraires piétons
         (Figure 3), informent sur les
         temps de parcours à pied
         depuis     les     principaux
         nœuds de transports publics
         et encouragent la marche à
         pied en complément des
         transports     publics.    Un
         concept de signalisation
         semblable est envisagé aux
         stations du futur métro m2.
                                                 Figure 3 : Campagne lausannoise « Plus vite à pied »

        Les campagnes de sensibilisation telles que la « Semaine de la Mobilité »
         (anciennement journée « En ville sans ma voiture ») contribuent à la promotion des
         modes doux en incitant les usagers à changer leurs habitudes de déplacement.

Déplacements à vélo
La Ville de Lausanne a mis en place un poste de délégué vélo de façon à coordonner les
questions liées aux deux-roues légers au sein de l'administration, mais également pour
prendre en compte des demandes extérieures (groupe deux-roues légers (GDRL) réunissant
les représentants des usagers cyclistes) et pour promouvoir l'utilisation du vélo à Lausanne.

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Quelque 35 km d'aménagements cyclables étaient réalisés sur le territoire communal à fin
2007. De nombreux nouveaux projets sont planifiés, notamment en complémentarité avec la
réalisation du métro m2 (bandes et pistes cyclables, dispositifs de stationnement, etc.).
Dans l’ouest lausannois (SDOL), une réflexion est en cours depuis plusieurs années et
intègre la mobilité douce (chantier 5).
A Morges, un groupe Vélo a été récemment mis sur pied pour prendre en compte les
demandes des usagers cyclistes et informer les associations au sujet des projets en cours.
L’association des communes de la région morgienne (ACRM), dans l’élaboration de son plan
directeur, prévoit également une prise en compte du vélo comme mode de transport. Un
accent particulier est mis sur les projets concernant l’intermodalité (réaménagement dans le
secteur de la gare de Morges), l’accès aux sites d’intérêt régional (Marcelin) ou les liaisons
avec les communes voisines.
Diverses mesures de promotion et de communication à l’échelle locale ou au niveau de
l’agglomération ont permis de sensibiliser le public aux avantages de la petite reine en milieu
urbain:
            Edition d'une carte des itinéraires cyclables recommandés (juin 2006) ;
            Participation active à la semaine de la mobilité (depuis 2000) ;
            Poursuite de l'expérience pilote de la brigade de police à vélo à Lausanne ;
            Soutien financier par les différentes communes et le canton à l'association Lausanne
             Roule et Renens Roule pour la mise à disposition de vélos en prêt.
Signalons encore qu’un projet-pilote de vélos en libre-service (système type Velo’V à Lyon
ou VeLib à Paris) est prévu pour l’année 2008 sur le site des Hautes-Ecoles (UNIL-EPFL) et
ses abords.
Enfin, en relation avec le contexte topographique particulier de l’agglomération Lausanne-
Morges, deux mesures importantes permettent de favoriser l’usage du vélo :
            Le développement de l’usage du vélo électrique (subvention à l’achat dans plusieurs
             communes de l’agglomération) ;
            La possibilité d’embarquer le vélo, lorsque la place le permet, dans tous les véhicules
             des transports publics de la région lausannoise, depuis le 21 juin 2007. La mise en
             service du métro m2 en 2008 permettra également l’embarquement des vélos.

2.3 Potentiel de développement de la mobilité douce et objectifs
La mobilité douce est une solution attractive pour des déplacements en milieu urbain,
lorsque ceux-ci sont inférieurs à un kilomètre pour les déplacements à pied, ou à 5
kilomètres pour les déplacements à vélo14 (pour autant que la dénivellation ne soit pas trop
importante).
Les données du Microrecensement 2005 [14] permettent de connaître la proportion de
déplacements effectués en fonction de la longueur des trajets. Cette information n’est pas
disponible de manière distincte pour chaque agglomération, mais elle permet toutefois de se
faire une idée globale du potentiel de report modal vers la mobilité douce.
A titre d’exemple, plus de 60% des déplacements domicile-travail font moins de 5 km dans
les communes centrales des agglomérations15. Une part importante de ces déplacements
pourraient être effectués à vélo, mais aussi en combinant la marche ou le vélo avec les
transports publics (concept Bike & Ride (B+R)).

14
     Voir [9] : La mobilité douce dans les projets d’agglomération, p. 10.
15
     Voir [14] : Microrecensement 2005, p.45, tableau T5.5.

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Objectifs à l’horizon 2020
L’objectif principal du PALM en matière de mobilité douce est de créer des réseaux
piétonniers et cyclables fonctionnels, attractifs et performants, qui puissent faire en sorte que
l’augmentation des besoins en mobilité soit absorbée par les transports publics et la mobilité
douce16. Les objectifs en matière de parts modales sont ici exprimés en termes d’étapes de
déplacement, de manière à prendre en compte la combinaison entre étapes de mobilité
douce et étapes en transport public.
Une étude du programme national de recherche PNR41 montre qu’il existe un fort potentiel
inexploité en terme de mobilité douce [17]. Cette situation est particulièrement marquée dans
l’agglomération Lausanne-Morges, au vu de la part modale actuellement très faible des
déplacements à vélo.
Les objectifs en termes de parts modales des déplacements à pied et à vélo dépendent
fortement des mesures incitatives projetées. Dans le cadre du PALM, les objectifs fixés sont
ambitieux mais de loin pas irréalisables. Pour l’échéance 2020, les objectifs sont les
suivants :

 Piétons                       Faire évoluer la part modale de 48% des étapes en 2005 à 55%-60%
                               des étapes en 2020
 Vélos                         Faire évoluer la part modale de 1% des étapes en 2005 à 4-5% des
                               étapes en 2020 pour les secteurs à topographie favorable
Tableau 1 : Objectifs à l’horizon 2020.
En absolu, l’objectif est ainsi de quadrupler la part modale des vélos. Cet objectif correspond
également à l’objectif volontariste exprimé dans l’étude de complémentarité entre vélos et
transports publics [12] ainsi que dans les fiches de coordination du projet d’agglomération
Lausanne-Morges [1].

Remarque : la notion de parts modales par étape utilisée ici pour définir les objectifs 2020
peut être délicate à interpréter selon les cas. En effet, un trajet de plus de 25 m étant
considéré comme étape de déplacement, un automobiliste ayant garé sa voiture à plus de
25 m de son lieu d’habitation ou lieu de travail effectuera deux étapes à pied lors de son
déplacement, alors que le piéton n’empruntant pas d’autre mode ne fera qu’une étape lors
de son déplacement.
Pour le suivi de l’évolution de la mobilité douce, un monitoring plus fin des déplacements
sera donc nécessaire. Dans ce cadre, l’étude détaillée du microrecensement vaudois 2005
proposant une analyse par boucles de déplacement pourra s’avérer fort utile (analyse
actuellement en cours, disponible au courant 2008).

16
     Voir [1] : PALM, p. 26.

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3 Réseau de mobilité douce et identification des points
  faibles
L’objectif de ce chapitre est de déterminer les réseaux de mobilité douce puis d’identifier les
points faibles les plus critiques pour les déplacements à pied ou à vélo à l’intérieur de
l’agglomération compacte.
Une approche multimodale, considérant la mobilité douce au même titre que les autres
modes de déplacements, est utilisée pour aborder tous les projets d’aménagement de
l’agglomération. A l’échelle du PALM, la mobilité douce est traitée comme mode de
déplacement en soi, mais également en combinaison avec les transports publics.

3.1 Déplacements à pied
La marche à pied doit être considérée comme composante du trafic d’agglomération. Sa
prise en compte en tant que moyen de déplacement dans une chaîne de transport ou
comme étape unique concerne principalement des distances de l’ordre du kilomètre (15
minutes de marche).
Le propre d’un réseau piétonnier de qualité est qu’il permet à tout un chacun de se rendre
n’importe où, sans détour, avec confort et sécurité. Selon que l’on se situe à l’intérieur ou
hors des secteurs urbanisés et centralisés, les besoins liés au réseau piétonnier sont
quelque peu différents :
        En zone urbanisée, la notion de proximité prévaut. Le réseau piétonnier se doit d’être
         avant tout attractif et clairement séparé du trafic individuel motorisé sur les axes à fort
         trafic, afin de pouvoir rallier facilement des polarités locales (commerces, écoles, …),
         atteindre les interfaces de transport et les points d’arrêts desservis par les transports
         publics, tout en assurant la sécurité des usagers.
        Hors des secteurs urbanisés, le réseau piétonnier doit éviter autant que possible les
         grands axes dévolus aux transports individuels motorisés, tout en privilégiant la
         mixité avec les cycles.
        Les réseaux de randonnées pédestres doivent quant à eux offrir des itinéraires et un
         revêtement favorisant la pratique de cette activité dans de bonnes conditions.
Comme la marche à pied intervient dans une chaîne de transports, une attention particulière
doit être portée au niveau des plates-formes d’échange avec les transports publics (gares,
arrêts de bus). Les accès doivent être sûrs, rapides et adaptés aux besoins de l’ensemble
des usagers.
Les besoins spécifiques des enfants, des personnes âgées, des malvoyants, des personnes
à mobilité réduite et des personnes se déplaçant avec une poussette, doivent être traités
avec le plus grand soin lors de l’étude des déplacements à pied.
Enfin, le principe des éco-quartiers propose une réponse attrayante aux besoins des piétons,
en offrant une mixité fonctionnelle qui garantit des emplois et des logements au même
endroit. Prônant un urbanisme « vers l’intérieur », il rend le quartier autonome et non
sectorisé. Les besoins en déplacements motorisés sont ainsi réduits de manière importante,
l’ensemble des lieux des différentes activités (domicile, travail, achats, loisirs) étant
accessibles à pied. D’importants projets de développement d’éco-quartiers sont actuellement
à l’étude dans l’agglomération, à l’exemple du quartier de Malley, de celui de Morges Gare-
sud ou encore de l’éco-quartier de la Pontaise à Lausanne.

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Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

Points faibles identifiés pour le réseau piétonnier
L’échelle des réflexions menées dans le cadre du projet d’agglomération Lausanne-Morges
est vaste (zone d’étude de plus de 16 kilomètres de long). Il n’est donc pas raisonnable de
vouloir représenter graphiquement l’entier du réseau piétonnier dont le maillage serait
beaucoup trop fin. Une localisation de tous les points faibles du réseau piétonnier semble
donc utopiste. Néanmoins, partant du principe que l’ensemble du territoire devrait être
accessible à pied, on peut relever, sans être exhaustif, les éléments majeurs qui créent un
effet de coupure du territoire (Figure 4). Dans l’agglomération compacte, il s’agit
principalement :
        Des lignes de transports publics en site propre (CFF, métro m1 et chemin de fer
         Lausanne-Echallens-Bercher), en noir sur le schéma ci-dessous ;
        Des axes routiers d’importance nationale (autoroutes A1 et A9), en rouge sur le
         schéma ci-dessous ;
        Des barrières naturelles (vallonnements et cours d’eau), en bleu sur le schéma ci-
         dessous.

Figure 4 : Schéma des principaux effets de coupure de l’agglomération compacte
(en noir : lignes de transports publics en site propre, en rouge : axes routiers d’importance nationale,
en bleu : barrières naturelles)
Ces éléments créent de véritables coupures du tissu urbain. Ainsi, pour assurer la continuité
du réseau piétonnier, la présence de passages dénivelés (passages inférieurs ou
supérieurs) répartis le long de ces coupures est nécessaire. Dans les secteurs où la densité
de ces aménagements n’est pas suffisante, des points faibles (rupture d’itinéraires)
nécessitant la création de nouveaux ouvrages de franchissement, peuvent ainsi être
clairement identifiés (voir [C]).
D’autres points faibles sont présents dans le périmètre d’étude, mais non localisés (pour des
raisons évidentes d’échelle). C’est notamment le cas des problèmes liés :

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Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

            A la sécurité : absence ou exiguïté de trottoirs, défaut de traversées piétonnières
             balisées sur des routes à trafic important, exiguïté de l’espace disponible créant des
             conflits avec les autres usagers ;
            Au confort : carrefours mal aménagés et/ou mal régulés, défaut d’éclairage,
             inadéquation des aménagements pour les personnes en situation de handicap
             (absence de rampes et d’abaissement de trottoirs, goulets d’étranglement),
             signalisation déficiente et panneaux d’information absents ou incomplets.

3.2 Déplacements à vélo
Comme nous l’avons vu précédemment, l’usage du vélo comme moyen de déplacement en
milieu urbain est particulièrement adapté pour des déplacements inférieurs à 5 kilomètres et
des montées inférieures à une centaine de mètres. Dans le contexte spécifique de
l’agglomération Lausanne-Morges, la topographie est nettement plus favorable dans l’ouest
de l’agglomération que dans l’est, marqué par de fortes pentes nord-sud, comme on peut le
voir à la Figure 5.

Figure 5 : Représentation topographique de l’agglomération Lausanne-Morges
Cette particularité topographique ressort de la manière suivante dans la détermination du
réseau cyclable :
            Dans l’est de l’agglomération, priorité sur des itinéraires horizontaux ou à topographie
             favorable (liaison est-ouest). Dans le reste de l’agglomération, le maillage sera plus
             serré et orienté dans toutes les directions.
            Rabattement des liaisons sur les axes forts de transports publics pour les liaisons
             nord-sud dans les secteurs à forte déclivité17 (centre et est de l’agglomération avec le
             métro m2 notamment).

17
     Voir [13] : Complémentarité vélo et transport public, principes de base, p.6

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Ces principes de base permettent de définir le réseau cyclable structurant à l’horizon 2020
(voir [A]). Compris dans le périmètre compact du PALM, ce réseau structurant s’étend sur
une longueur totale de 210 km.
Le choix des itinéraires structurants définis au niveau de l’agglomération se base en premier
lieu sur les documents de planification existants ou en cours d’élaboration (SDRM, SDOL,
SDCL, SDNL, SDEL). Certains itinéraires, considérés comme structurants à l’échelle d’un
schéma directeur ne le sont pas forcément à l’échelle du PALM ; ils ont ainsi été mentionnés
comme itinéraires secondaires du réseau d’agglomération.
En second lieu, le choix des itinéraires structurants s’appuie sur des études
complémentaires concernant le vélo (voir [10], [11], [12] et [13]). Il tient compte des
principales centralités actuelles et futures de l’agglomération : zones d’habitation et d’activité
principales, stations importantes de transports publics (trains, métros, arrêts stratégiques des
principales lignes tl) ainsi que des secteurs de développements planifiés ou des sites
d’exception tels que définis dans le PALM.
Les itinéraires de loisirs (notamment Suisse à vélo n° 1, 5, 22 et 44 [15]) figurent également
sur la carte des itinéraires cyclables (voir [A]) et se recoupent parfois avec les itinéraires
utilitaires, en particulier dans les zones urbaines.

Points faibles identifiés pour le trafic cycliste
En raison de la topographie particulière, un effort important doit être apporté pour les projets
favorisant l’intermodalité entre le vélo et les transports publics. Comme pour les piétons, les
critères principaux sont la qualité des connexions (accès directs, continuité des itinéraires) et
la sécurité (par rapport au trafic motorisé).
Pour les itinéraires définis dans le réseau cyclable d’agglomération, les principaux points
faibles ont été déterminés. Il ne s’agit pas d’une liste totalement exhaustive, puisque des
améliorations peuvent également être apportées hors de ce réseau, en lien par exemple
avec de nouveaux projets d’urbanisation ou de réaménagements qui ne seraient pas connus
à ce jour.
La carte du diagnostic du réseau cyclable (voir [B]) identifie d’une part les coupures dans le
réseau cyclable (tronçon manquant à créer), mais également les tronçons posant des
problèmes de sécurité ou de confort. Ces différents points faibles sont priorisés selon leur
degré de d’importance dans le réseau et leur dangerosité. Enfin, les besoins en
stationnement sécurisé pour vélos aux abords des principales stations du réseau de
transport publics régional figurent également sur cette carte.
Cette carte intègre les informations provenant des différents schémas directeurs ainsi que
les points faibles déterminés dans le cadre du rapport de ProVelo Lausanne-Morges [10].

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4 Mesures proposées
Les projets actuellement en cours de réalisation ainsi que ceux dont la réalisation débutera
avant 2011 ne sont pas co-finançables par la Confédération. Parmi ceux-ci figurent par
exemple les mesures d’accompagnement liées au métro m2 (création de B+R, signalétique
et création d’itinéraires piétons et vélos pour l’accessibilité aux quartiers), la création et
l’assainissement de plusieurs franchissements le long du train Lausanne-Echallens-Bercher
(LEB), la requalification de la route cantonale RC1 dans les secteur UNIL/EPFL, ou encore la
création de cheminements pour la mobilité douce entre Morges et Monnaz/Echichens. Une
liste des principales mesures connues à ce jour est présentée en annexe, avec une
estimation des montants (voir [E]). Au total, ce sont ainsi plus de 25 millions de francs qui
vont être investis pour la mobilité douce d’ici à 2011.
Pour parvenir aux objectifs fixés en matière de mobilité douce (Tableau 1, page 10), une liste
de mesures à réaliser dès 2011 est proposée (voir [D]), sans toutefois être totalement
exhaustive au vu de l’échelle et du périmètre d’étude.
Conformément aux fiches de coordination du PALM18, les différentes mesures proposées
sont regroupées dans 6 catégories principales :
    4a - Information, communication et promotion : cette catégorie s’intègre dans la
       stratégie générale du PALM et fait référence aux fiches PALM 4a – Planification et
       marketing pour la mobilité douce et 4b – Services pour la mobilité durable.
    4c - Réseaux mobilité douce : cette catégorie comprend les mesures
       permettant d’assainir les itinéraires piétonniers et cyclables et fait référence à
       la fiche PALM 4c – Développement des réseaux de mobilité douce.
           4d - Franchissement des infrastructures et des coupures topographiques :
            cette catégorie comprend les mesures permettant d’assainir et de créer des
            ouvrages de franchissements des infrastructures et des coupures
            topographiques. Elle fait référence à la fiche PALM 4d – Franchissements
            dénivelés des infrastructures de transports pour la mobilité douce.
           4e - Interfaces multimodales et arrêts de transports publics : cette catégorie
            comprend les mesures permettant d’améliorer les interfaces de transport en
            terme d’accessibilité, de confort et de parkings vélos. Elle fait référence à la
            fiche PALM 4efg – Stationnement pour les vélos aux gares principales, aux
            haltes de chemin de fer, aux arrêts des métros et des bus.
           4h - Modération dans les quartiers : cette catégorie comprend les mesures
            permettant de développer les zones piétonnes, les zones de rencontre, les zones
            30 km/h et les places publiques. Elle fait référence à la fiche PALM 4hi –
            Aménagement de zones à régime spécial.
           5 - Requalification de routes principales : cette catégorie comprend les mesures
            permettant de requalifier les routes principales et fait référence à la fiche PALM 5 –
            Réaménagement de routes principales en agglomération pour tranquilliser le trafic.
La catégorie de mesure 4a regroupe des mesures de promotion et de sensibilisation qui ne
sont pas co-finançables par la Confédération. Ces mesures sont toutefois indispensables si
l’on entend favoriser et promouvoir les modes de déplacement doux à large échelle. Elles
sont indiquées en grisé dans les tableaux de mesures.
Les catégories de mesures 4c, 4d et 4e sont des mesures constructives qui ont toutes
une incidence directe sur la mobilité douce. Elles sont chiffrées dans ce document et
font l’objet d’une demande de co-financement de la Confédération pour la mobilité
douce.

18
     Voir [1] : PALM - Annexe 5.

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Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

Les catégories de mesures 4h et 5 découlent de projets multimodaux, pour lesquels la part
liée directement à la mobilité douce ne peut pas être chiffrée distinctement. Leur financement
n’est donc pas décrit dans cette étude. Elles sont toutefois indiquées en gris sur les cartes et
tableaux puisqu’il s’agit de mesures ayant une forte incidence sur la mobilité douce.
Le Tableau 2 ci-après représente la synthèse des mesures proposées pour la mobilité douce.

                                                                                                                                                 Intégré à des
                                                                                                                     A 2011-2014

                                                                                                                                    B dès 2015
                                                                                               Piétons

                                                                                                                                                     projets
                                                                                                         Vélos
          Synthèse des mesures pour la mobilité douce

       INFORMATION, COMMUNICATION ET PROMOTION
  4a
       (fiches PALM 4a et 4b)
       Mise à disposition de vélos en libre-service                                                                                                  x
       Coordination de la mobilité douce au niveau de l'agglomération                                                                               x
       Mesures de sensibilisation et de communication                                                                                               x
       Mise en place de comptages détaillés de la mobilité douce                                                                                    x
       Cartes mobilité douce (itinéraires et temps de parcours)                                                                                     x

       RESEAUX MOBILITE DOUCE
  4c                                                                                                             22'370'000 CHF
       (fiche PALM 4c)
       Assainissement de cheminements pour la mobilité douce                                                      8'250'000         x
       Création de nouveaux cheminements pour la mobilité douce                                                     600'000         x
       Amélioration de la sécurité dans les carrefours                                                            3'500'000         x
       Jalonnement des itinéraires pour la mobilité douce                                                         1'600'000
       Création de nouvelles traversées piétonnières                                                               4'920'000         x
       Amélioration de l'éclairage le long des itinéraires                                                        3'500'000

       FRANCHISSEMENT DES INFRASTRUCTURES ET COUPURES TOPO.
 4d                                                                                                              55'910'000 CHF
       (fiche PALM 4d)
       Assainissement de passages supérieurs et/ou inférieurs                                                     8'360'000         x
       Création de nouvelles passerelles et/ou passages inférieurs                                               47'550'000         x

       INTERFACES MULTIMODALES ET ARRETS DE TRANSPORTS PUBLICS
  4e                                                                                                              7'140'000 CHF
       (fiche PALM 4efg)

       Création d'une vélo-station aux Gares de Morges, Renens et Lausanne                                         5'040'000
       Développement de stationnement sécurisé pour vélos aux arrêts principaux                                    1'000'000
       Amélioration de l'accessibilité aux interfaces (infrastructure, signalétique...)                            1'100'000         x

 4h MODERATION DANS LES QUARTIERS (fiche PALM 4hi)
       Développement de zones piétonnes, rencontre, 30 km/h et places publiques                                                                     x

  5    REQUALIFICATIONS DE ROUTES PRINCIPALES (fiche PALM 5)
       Requalification RC1 (Morges-Tolochenaz 5.RM4 et Venoge-Morges 5.RM11 )                                                                       x
       Requalification RC1 (St-Sulpice-Venoge 5.OL1)                                                                                                x
       Requalification avenue du Tir Fédéral (5.OL2 et 5.OL3)                                                                                       x
       Requalification de la Rte de Chavannes - secteur nouvelle jonction d'Ecublens (5.OL5)                                                        x
       Requalifications liées aux études "axes-forts" (5.OL19, 5.OL20, 5.CL12 et 5.EL2)                                                             x
       Requalifications liées au projet "Métamorphose" (4d.CL23, 5.CL1, 5CL14)                                                                      x
       Requalification de la RC 601 Route de Berne (5.CL17 et 5.CL18)                                                                               x
       Requalification liée au développement du secteur Les Marais (4d.NL9, 5.NL3)                                                                  x
       Requalification liée à l'étude "sous-Gare" et Est-lausannois (4d.CL4, 5.EL1)                                                                 x

       Montant total* des investissements en liste A (2011-2014)
                                                                                                         85'420'000                CHF
         *fiches PALM 4c, 4d et 4efg

Tableau 2 : Synthèse des mesures proposées pour la mobilité douce

                                                                                                                                           Page 16
Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

Les différentes mesures proposées sont classées selon deux horizons de référence (Horizon
A : 2011-2014 et Horizon B : dès 2015) en fonction de la maturité des projets d’une part, et
de la priorité des problèmes à résoudre d’autre part. Les mesures intégrées à des projets en
cours ne sont pas identifiées selon un horizon de réalisation, certaines décisions n’étant à ce
jour pas encore connues. C’est le cas par exemple des axes forts de transports publics dont
la définition aura une forte influence sur la réalisation de certaines mesures favorables à la
mobilité douce.
Chaque mesure ou paquet de mesures figurant dans les tableaux peut être principalement
destiné aux piétons (), aux cycles () ou aux deux (
                                                      ).
Les mesures sont présentées sous forme de paquets de mesures si elles concernent
plusieurs situations similaires décrites de manière générale ou sous forme de mesures
isolées lorsque celles-ci concernent un objet particulier traité indépendamment et formant un
tout en soi.
La carte des mesures proposées (voir [C]) permet de localiser l’ensemble des mesures
favorisant piétons et/ou vélos. La liste détaillée de ces mesures est présentée en annexe
(voir [D]). Chaque mesure proposée pour l’horizon A (2011-2014) y est décrite à l’aide d’une
fiche, avec identification de la problématique à résoudre, description précise de la mesure
corrective envisagée et chiffrage de celle-ci.

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Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

5 Suite des études
Ce document constitue la première étape de la stratégie de mobilité douce dans le projet
d’agglomération Lausanne-Morges. Il fixe les principales orientations en la matière ainsi que
les mesures et paquets de mesures planifiés à l’horizon 2011-2014. Ces éléments ont été
validés par le Comité de pilotage du Projet d’agglomération Lausanne-Morges (COPIL -
PALM) dans sa séance du 19 novembre 2007.
Ce rapport ne constitue pas une fin en soi, mais la première étape d’une réflexion commune
en matière de mobilité douce au niveau de l’agglomération. Cette démarche est appelée à se
poursuivre dans les années à venir, notamment pour préciser le mode d’organisation pour la
mise en œuvre des mesures décrites (clé de répartition financière, modalités institutionnelles
Communes / Schémas Directeurs / Canton / Confédération) ainsi que pour coordonner la
réalisation de l’ensemble des projets liés à la mobilité douce au niveau de l’agglomération.
Le Groupe Spécialisé (GS) Mobilité douce est ainsi appelé à poursuivre ses réflexions dans
les années à venir pour permettre une amélioration sensible et un développement accru de
la mobilité douce en tant que mode de déplacement à part entière.

5.1 Calendrier
Compte tenu des éléments qui précédent, les travaux suivants sont planifiées pour les
années à venir :
2008 Validation des mesures détaillées en faveur de la mobilité douce (27 communes)
         Estimation des coûts d’exploitation des mesures
         Evaluation du rapport coût/utilité des mesures pour la mobilité douce et intégration
         dans l’étude générale du PALM (mandat Infras)
         Définition de l’organisation institutionnelle pour la mobilité douce
         Précision de la clé de répartition financière de manière détaillée par mesure
         Compléments sectoriels en fonction de l’évolution des schémas directeurs
         Publication du rapport final sur la mobilité douce dans l’agglomération

2009 Avancement dans les projets de détail pour les mesures de liste A (2011-2014)
         Calcul détaillé des coûts d’investissement et d’exploitation des mesures
         Etudes préliminaires pour les projets de la liste B (dès 2015)

2010 Projets d’exécution des mesures de la liste A (2011-2014)
         Avant-projets pour les mesures de la liste B (dès 2015)

2011 Réalisation des premières mesures de la liste A

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Projet d’Agglomération Lausanne-Morges - Stratégie de développement de mobilité douce – Rapport 2007

5.2 Conclusion
La mobilité douce fait l’objet d’investissements financiers importants dans les différentes
communes du périmètre compact du PALM. Au total, ce sont ainsi plus de 25 millions de
francs qui seront investis pour les piétons et les cycles jusqu’à 2010.
A l’échelle de l’agglomération, la mise sur pied d’un Groupe Spécialisé Mobilité douce est
une dynamique nouvelle. Par la réalisation d’une première réflexion d’ensemble et par
l’importance des mesures proposées, un constat s’impose : la mobilité douce est reconnue
comme un mode de déplacement à part entière. Elle est même appelée à jouer un rôle
fondamental dans la politique des déplacements au niveau de l’agglomération pour les
années à venir.
Cette première étape de stratégie de développement de mobilité douce a permis d’identifier
les itinéraires structurants du réseau cyclable au niveau de l’agglomération ainsi que les
principales coupures du réseau piétonnier. Partant du diagnostic, les mesures prioritaires à
réaliser à l’échéance 2011-2014 (liste A) ou dans un deuxième temps, dès 2015 (liste B) ont
ensuite pu être définies. Pour l’ensemble de l’agglomération, ce sont ainsi quelque
85 millions de francs qui seront investis pour la mobilité douce dans la période 2011-2014,
montant pour lequel un co-financement de la Confédération à hauteur de 50% est demandé.
Sous réserve de modifications, un montant sensiblement identique sera quant à lui investi
dès 2015.

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