SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D'EAU LITTORALES DU BASSIN - Agence de l'Eau Seine-Normandie
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2 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
Définir l’état des milieux aquatiques littoraux
pour mieux préserver Ce document présente
l’état des masses d’eau
la ressource et les écosystèmes littorales du bassin
Seine-Normandie sur
la période 2008-2013
(SDAGE 2016-2021)
et leur évolution,
selon les principes
posés par la Directive-
cadre européenne sur
l’eau 2000/60/CE (DCE).
CARACTÉRISTIQUES
ET DÉLIMITATIONS DES MASSES TYPOLOGIE DES MASSES
D’EAU LITTORALES
D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
C1, Côte rocheuse, méso-
à macrotidale, peu profonde
La typologie des masses d’eau, Une masse d’eau côtière se situe
C11, Côte principalement
définie par la circulaire 2005-11 dans la zone marine comprise sableuse macrotidale
du 29 avril 2005, a permis de dé- entre la côte et une distance d’un C15, Côte rocheuse
finir au niveau national 26 milieux mille marin (1852 m) au-delà de macrotidale profonde
aquatiques littoraux homogènes la ligne de base servant à la dé- C16, Rade de Cherbourg
(macrotidale, profonde,
du point de vue de certaines ca- limitation des eaux territoriales. à sédiments mixtes)
ractéristiques naturelles (sali- C17, Côte à grande zone intertidale
nité, marnage, profondeur, dé- Une masse d’eau de transition et à mosaïque de substrat
bit…) et des pressions pouvant est une masse d’eau partielle- C3, Côte vaseuse
avoir une influence structurante ment saline en raison de l’in- modérément exposée
sur la répartition géographique fluence des apports d’eau douce C7, Côte à grande zone intertidale
et à dominante vaseuse
des organismes biologiques. Le en zone littorale. Seuls les mi-
T4, Estuaire mésotidal
Bassin Seine-Normandie compte lieux estuariens correspondent très peu salé et à débit moyen
27 masses d’eau côtières et de à cette définition dans le bas- T5, Estuaire, petit ou moyen,
transition, définies comme suit : sin Seine-Normandie. Nouvel- macrotidal fortement salé,
à débit moyen
lement ajoutée, la masse d’eau
19 masses d’eau Villes principales
HT08-Estuaire de la Dives, sera
côtières
prise en compte pour la période Limites départementales
8 masses d’eau 2016-2021 et sa typologie reste Rivières principales
de transition encore à définir.AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 3
Les cartes d’état des masses à des conditions pas ou peu
d’eau sont établies à partir perturbées. Pour cela, des
des données acquises par les objectifs environnementaux
réseaux de surveillance, avant sont définis au sein du Schéma
d’être analysées par des experts Directeur d’Aménagement et de
thématiques. À terme, toutes les Gestion des Eaux (SDAGE) pour
masses d’eau doivent atteindre chacune des masses d’eau.
le bon état, c’est-à-dire que leur Le nouveau SDAGE 2016-2021
fonctionnement corresponde a été adopté en 2015.
L’ÉTAT D’UNE MASSE D’EAU
LITTORALE EST COMPOSÉ D’UN
ÉTAT ÉCOLOGIQUE ET CHIMIQUE
L’état écologique d’une masse L’état chimique d’une masse L’état global est déterminé par Le réseau de contrôle de surveil-
d’eau de surface est d’abord dé- d’eau littorale est déterminé à le paramètre le plus déclassant. lance (RCS) a pour but d’évaluer
terminé par les espèces bio- partir d’une liste de polluants Les réseaux de surveillance lit- les changements à long terme de
logiques considérées comme (DCE 2000/60/CE). Les valeurs toraux regroupent de nombreux l’état général, qualitatif et quanti-
pertinentes au sein de la masse seuils des éléments chimiques sites de prélèvement, appelés tatif, des masses d’eau à l’échelle
d’eau et indicatrices de la bonne sont établies par rapport à leurs stations, permettant le suivi de du bassin. Il porte aujourd’hui sur
qualité du milieu. L’état écolo- effets toxiques sur l’environ- la qualité du milieu. une sélection de 12 masses d’eau
gique tient aussi compte des nement et la santé, il s’agit de La définition du programme de côtières (passant à 16 pour la pé-
conditions environnementales Normes de Qualité Environne- surveillance pour les eaux dlitto- riode 2016-2021) et de 5 masses
en tant que support à la biologie : mentales (NQE) (2008/105/CE)*. rales est encadrée par les circu- d’eau de transition, prenant en
l’hydromorphologie (courants, laires DCE 2007-20 et 2007-25 du compte leur typologie, ainsi que la
profondeur des fonds…) et la phy- *La dernière Directive NQE 2013/39/CE ministère de l’écologie, qui défi- nature et l’intensité des pressions
établit de nouveaux seuils qui seront
sicochimie (oxygène dissous, nu- utilisés lors du prochain état des lieux.
nissent les paramètres et les fré- anthropiques qui s’y exercent.
triments…) sont des paramètres quences de suivi, repris par l’ar- Le réseau de contrôle opération-
pouvant potentiellement déclas- rêté du 25/01/2010 (revu par les nel (RCO) vise spécifiquement les
ser la biologie a posteriori. arrêtés du 27/07 et du 07/08/2015). masses d’eau en Risque de Non
Atteinte des Objectifs Environ-
nementaux (RNAOE). Complé-
ÉTAT D’UNE MASSE
D’EAU LITTORALE ÉTAT CHIMIQUE mentaire au RCS, il permet de
Élément de qualité suivi suivre l’évolution de l’état de ces
dans les masses d’eau : ÉTAT ÉCOLOGIQUE Substances masses d’eau jusqu’à leur retour
de transition uniquement spécifiques au Bon Etat en contrôlant le(s)
continentales uniquement
élément(s) de qualité et le(s) pa-
ramètre(s) non conformes aux
attentes de la DCE. Au niveau du
bassin Seine-Normandie, il porte
sur 12 masses d’eau côtières
Biologie (passant à 8 pour la période 2016-
Hydromorphologie Physicochimie 2021) et 7 de transition.
Phytoplancton
Flore autre que Oxygène dissous
phytoplancton
Macroalgues Nutriments
Angiospermes Température
Macroinvertébrés Transparence
Poissons Salinité4 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
À SAVOIR
Le paramètre « phytoplancton » tantes de température. Les orga- turbidités plus fortes peuvent être Le paramètre « salinité » n’est
n’est pas pertinent dans les masses nismes marins (faune et flore) qui trouvés. Des activités entraînant pas considéré comme pertinent
d’eau turbides car l’énergie lumi- peuplent ces systèmes sont adap- une forte érosion des sols, qui au- en eaux littorales, au vue des don-
neuse nécessaire à la photosyn- tés à ces conditions. Bien que ces rait pour effet d’augmenter la tur- nées disponibles actuellement.
thèse est diminuée dans la colonne deux paramètres aient été décla- bidité, pourraient modifier la nature Néanmoins, en eaux de transition,
d’eau, ce qui ralentit sa croissance. rés non pertinents dans les MET du peuplement en place. Il existe les experts s’accordent à dire que
Les paramètres « transparence et par l’IFREMER, certains experts et des seuils au delà desquels les la salinité est un facteur structu-
température » ne sont pas pris en les Agences de l’eau mentionnent poissons, à différents stades de dé- rant pour les communautés es-
compte en masse d’eau de transi- l’influence des matières en sus- veloppement, sont mis en détresse tuariennes et lagunaires. Elle est
tion à l’heure actuelle car les es- pension sur certaines espèces de physiologique. Néanmoins, tout le parfois le reflet des apports amont
tuaires, dans leur majorité, sont na- poissons. En effet, dans certains monde s’accorde à dire que les ré- en eau douce et ses variations sont
turellement affectés par une forte estuaires peu turbides, des orga- seaux actuels ne permettent pas de également révélatrices du confine-
turbidité et des variations impor- nismes assez peu tolérants à des répondre à ces préoccupations. ment ou des échanges.
ÉLÉMENTS DE QUALITÉ BIOLOGIQUE SUIVIS PAR MASSE D’EAU
pour la période 2016-2021
Macroalgues Macroalgues Macroalgues
Phytoplancton
intertidales subtidales opportunistes
Macroinvertébrés Macroinvertébrés
Angiospermes Poissons
intertidaux subtidaux
Masses d’eau Masses d’eau
côtières de transitionAGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 5
Le paramètre « poisson » est donc par la méthodologie d’analyse. Par
lui exclusivement utilisé en masse exemple, le paramètre « angios-
d’eau de transition car l’approche perme » n’est pertinent que dans
du suivi est de type pression-impact, les trois masses d’eau accueil-
l’intérêt étant de mettre en évidence lant des herbiers de Zostera mari-
l’effet des activités humaines sur na (HC01, HC03 et HC05). Un autre
le peuplement de poissons et ainsi exemple montre que les « macroal-
permettre d’évaluer la qualité éco- gues subtidales » ne sont pas per-
logique de la masse d’eau pour cet tinentes dans les masses d’eau de
élément. Enfin, le suivi d’un para- transition, du fait de leur sensibilité
mètre dépend surtout de sa pré- à la turbidité.
sence dans une masse d’eau dans
des conditions telles que définies
PARAMÈTRES D’ÉVALUATION
DES MASSES D’EAU
EDL1 SDAGE2 EDL SDAGE
Document socle
2004 2010-2015 2013 2016-2021
Données utilisées 1999-2003 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Phytoplancton 2001-2003 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Macroalgues
Éléments de qualité / Années de suivis utilisées pour l’évaluation
2011 2011
interdidales
Macroalgues
2008 2008
Flore autre que subtidales
phytoplancton Macroalgues
2008-2011 2008-2013
opportunistes
Su3 : 2008 Su : 2008
Angiospermes
St4 : 2010 St : 2013
MEC : 2010 MEC : 2010
Macroinvertébrés 2007
MET : 2011 MET : 2011
Poissons 2010 2010-2012 2010-2012
Température 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Transparence 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Physicochimie
O2 dissous 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Nutriments (NID)5 2008-2013
Hydromorphologie 2010 2010
Eau 2012-2013 2012-2013
Chimie Biote Suivi des tendances
Sédiment Suivi des tendances
1- EDL : État Des Lieux
2- SDAGE : Schéma Directeur
d’Aménagement et de Gestion des Eaux
3- Su : Surfacique
4- St : Stationnel
5- NID : Azote Inorganique Dissous
Les travaux de recherche ont per- et 13 pour le SDAGE 2016-2021.
mis la mise en place et l’interca- L’intercalibration doit permettre
libration au niveau européen de la comparaison au niveau euro-
nouvelles méthodes pour ana- péen des résultats obtenus. Ces
lyser davantage de paramètres ajouts peuvent influencer le ré-
définissant l’état des masses sultat de l’évaluation en déclas-
d’eau : 2 paramètres pour l’EDL sant une masse d’eau au regard
2004 contre 12 pour l’EDL 2013 d’un nouveau paramètre.6 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
MÉTHODOLOGIE
PAR ÉLÉMENT DE QUALITÉ
CHOIX DES STATIONS DE PRÉLEVEMENT Dunes de Lindbergh
©Larrey&Roger / Conservatoire du littoral
Pour chaque masse d’eau, la l’importance des zones interti-
localisation du ou des points dales, pouvant atteindre jusqu’à
d’échantillonnage est définie 50% de la surface de certaines 52°N
selon les critères suivants, masses d’eau et impliquant un
propres au milieu littoral : couplage des suivis en zones
51°N
subtidale et intertidale ;
les stations des réseaux de
surveillance préexistants l’étendue spatiale des masses 50°N
(poursuites des séries chro- d’eau et leurs caractéristiques
nologiques pertinentes) et les hydrodynamiques, la perti-
49°N
campagnes exploratoires de nence de la localisation des
2005-2006 visant à localiser points de prélèvement d’eau
les peuplements biologiques ayant été vérifiée au moyen 48°N
visés par la DCE ; des modèles hydrodynamiques ∞
10,0
et des données satellitales de 7,5
5,0 47°N
la répartition géographique couleur de l’eau (pour la bio- 3,5
2,0
hétérogène des habitats éco- masse phytoplanctonique) 1,5
logiques et des éléments de
1,0
(Cf. Carte chlorophylle-a simulée 0,9 46°N
qualité biologique associés, en surface ©previmer) ;
0,8
0,7
en particulier en domaine ben- 0,6
0,5
thique (conduisant à sélection- les spécificités méthodolo- 0,4
0,3
45°N
ner plusieurs points d’échan- giques pour le suivi de cer- 0,2
0,1
tillonnage par masse d’eau) ; tains éléments de qualité, 0,0
44°N
Unité : µg / L
telles que la surveillance zo-
nale à l’aide de moyens aéro-
portés pour les peuplements 7°W 6°W 5°W 4°W 3°W 2°W 1°W 0°E 1°E 2°E 3°E 4°E
phytobenthiques (macroal-
gues notamment). CHLOROPPHYLLE-A SIMULÉE EN SURFACE le 13/09/2015 ©previmerAGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 7
ÉTAT ÉCOLOGIQUE : ÉLÉMENTS DE QUALITÉ BIOLOGIQUE
PHYTOPLANCTON
PLAN DE GESTION Le phytoplancton est suivi dans Abondance : pourcentage
(en années)
les masses d’eau côtières et de d’échantillons pour lesquels
1 transition (MEC/MET), excepté un taxon dépasse une valeur
6 2 dans les masses d’eau turbides seuil (valeurs seuil = 100 000
(HT03 et HT05). Néanmoins, le cellules/l pour les espèces
INDICATEUR
PHYTOPLANCTON choix a été fait en Seine Nor- de taille 20 μm ; 250 000 cel-
5 3 mandie de continuer l’acquisi- lules/l pour les espèces de
tion de données sur ces MET. Le taille entre 5 et 20 μm).
4
phytoplancton est caractérisé
par trois critères : la biomasse, Pour chaque métrique, le rapport
PÉRIODE / FRÉQUENCE PAR AN l’abondance et la composition. (valeur de référence1/valeur me-
(en mois) Les métriques et grilles de clas- surée) permet de normaliser les
D J sification sont disponibles et va- grilles d’évaluation avec des va-
N F lidées pour les deux premiers leurs comprises entre 0 et 1 : ce
O M
critères et les travaux d’interca- sont les Ratios de Qualité Écolo-
INDICATEUR libration sont en cours : gique (RQE). De la moyenne des
PHYTOPLANCTON
S A métriques « biomasse » et « abon-
A M Biomasse : mesurée par le dance » résulte le RQE de l’indica-
J J percentile 90 de la concen- teur « phytoplancton » pour toutes
tration de surface en chloro- les masses d’eau côtières (MEC) et
phylle-a (μg/l) ; de transition (MET). La métrique
2 relevés par mois composition est toujours en cours
de mars à octobre
sur les secteurs à enjeux de développement.
et dans le cadre de la DCSMM
1- Valeur de référence établie sur des
sites de références peu ou pas impactés Bouteille Niskin pour le prélevement
par les pressions anthropiques. du phytoplancton ©Stéphanie Pédron
FLORE AUTRE QUE PHYTOPLANCTON
Angiospermes
1 L’élément de qualité « angios- la vitalité (densité, biomasse Les valeurs obtenues pour ces
6 2 permes » (comprenant les zos- ou recouvrement), évaluée par deux métriques « vitalité » et
tères marines et naines) est dé- un suivi stationnel : Pour Zos- « extension spatiale » sont trans-
INDICATEUR
ANGIOSPERMES veloppé pour les masses d’eau tera marina, elle est estimé en formées en RQE intermédiaires.
5 3 côtières et de transition mais n’a mesurant les densités (nombre Les valeurs de référence sont
été retrouvé que dans deux masses de pieds/m²) et les biomasses spécifiques à chaque masse
4
d’eau côtières en Seine-Norman- (g/m²). Pour Zostera noltei, d’eau, elles correspondent a prio-
die (Chausey et Ouest Cotentin)2. l’analyse de photographies est ri au meilleur état possible des
Il repose sur trois métriques : utilisée pour estimer un taux herbiers au cours de la période
D J de recouvrement. La métrique historique durant laquelle on dis-
N F
la composition taxonomique, est mesurée par le change- pose d’informations. La grille de
O
INDICATEUR
M dont le RQE est défini en fonc- ment de la densité par rapport classification pour cet indicateur
ANGIOSPERMES tion de la situation : apparition aux conditions de référence, en est encore en cours de dévelop-
S A
ou maintien des espèces, dis- pourcentage de perte. pement mais la proposition a été
A M parition de Z. marina, dispari- faite d’effectuer une moyenne
J J
tion de Z. noltei ou disparition l’extension spatiale des her- des RQE intermédiaires des
1 seul relevé sur toute des deux espèces. biers, évaluée par un suivi sur- 3 métriques.
la période identifiée facique, une fois par plan de
gestion. La surface de recouvre- 2- Des explorations ont montré la
présence de Zostera marina dans HC05
ment des herbiers (ha) est com- et de Zostera noltei dans HC09 et HT06,
parée aux données historiques mais les échantillonnages ont lieu
seulement depuis 2014.
lorsqu’elles existent afin d’ob-
tenir un pourcentage d’exten-
sion ou de régression. La mé-
trique correspondante est la
modification de l’extension par
rapport aux conditions de réfé-
rence, en pourcentage de perte.8 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
Macroalgues « intertidales » de substrats durs (MAI)
Marais de Réthoville
©Larrey&Roger / Conservatoire du littoral
1
L’indicateur CCO (Cover – Cha- l’importance relative de l’importance des espèces
racteristic and Opportunis- chaque ceinture d’algues pré- opportunistes (en % de cou-
6 2 tic species) développé pour les sente (en % de couverture, verture noté de 0 à 30) tient
INDICATEUR masses d’eau côtières est en noté de 0 à 40 du moins bon au compte du couvert des es-
MAI
partie intercalibré au niveau eu- meilleur). Un rang est attribué pèces ou groupe d’espèces
5 3 ropéen (intercalibré avec le CFR à chaque ceinture algale en opportunistes présentes dans
4 espagnol et le MarMAT portugais fonction de son étendue. Une chacune des ceintures. Les
mais en cours avec le RSL Britan- note est ensuite déterminée en valeurs obtenues par ceinture
nique). Pour les masses d’eau de fonction de ce rang et du pour- sont sommées pour atteindre
J
transition de Manche Atlantique, centage de recouvrement. La un maximum de 30, lorsque
D
N F l’indice ABER (Algal Belts Estua- somme des notes maximales les opportunistes sont 5%
rine Ratios) est en cours d’appli- attribuées à toutes les cein- partout.
O M
INDICATEUR cation à l’ensemble de la façade tures algales d’une même
MAI
S A Manche-Atlantique. À partir de masse d’eau est 40. L’indicateur CCO des « macroal-
A M
2 paramètres descriptifs, éten- gues intertidales » correspond à
J J due et composition, 3 métriques le nombre d’espèces caracté- la somme des notes attribuées
sont obtenues pour l’élément ristiques de chaque ceinture aux métriques pour obtenir une
1 seul relevé sur toute
la période identifiée
« macroalgues intertidales » : noté de 0 à 30. Les espèces ca- note sur 100. Ce résultat est divi-
ractéristiques prises en compte sé par 100 pour obtenir un ratio
figurent sur une liste dressée de qualité écologique (RQE) com-
selon des spécificités du sec- pris entre 0 et 1.
teur étudié et doivent avoir une
couverture moyenne par cein-
ture 2,5%. Une note est don-
née pour chaque ceinture en
fonction du nombre d’espèces
caractéristiques présentes et
de leur pourcentage de couver-
ture. La valeur de la métrique
correspond à la somme des
valeurs obtenues par ceinture
algale rapportée à 30 points.AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 9
Macroalgues « subtidales » de substrats durs (MAS)
SUPERTYPE A
Cap Lévi ©Ceva
SUPERTYPE B
Chausey
©Larrey&Roger / Conservatoire du littoral
DÉFINITION DES LIMITES D’EXTENSION EN PROFONDEUR
Infralittoral supérieur Infralittoral inférieur
Limite de profondeur
inférieure du niveau 3
Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3 Niveau 4
Zone à laminaires ou grandes Zone à laminaires ou grandes Zone sans algues brunes
algues brunes denses algues brunes clairsemées ou laminaires mais avec encore
des algues dressées
1
Le travail d’intercalibration n’a pas rieure calculée/profondeur de ré- ture algale est obtenue en calcu-
été effectué pour ce sous élément férence), où la valeur de référence lant la moyenne (rapportée sur
6 2 de qualité car il est compliqué et est définie selon le super-type au- 100 points) des notes obtenues
INDICATEUR coûteux à mettre en place. L’in- quel appartient la masse d’eau pour chacun des niveaux. Le RQE
MAS
dicateur prend en compte 7 mé- (Super-type A : Côte rocheuse peu « macroalgues subtidales » cor-
5 3 triques, auxquelles une note est turbide ; B : Côte sablo-vaseuse respond au rapport « indice de
4 attribuée en fonction du résul- peu turbide ; C : Côte rocheuse qualité calculé/indice de réfé-
tat. La première métrique corres- ou sablo-vaseuse turbide. Seuls rence » où les indices de réfé-
pond aux limites d’extension en les super-types A et B sont pré- rence ont été établi pour chaque
J
profondeur des différentes cein- sents sur notre littoral). Ce ré- super-type. Dans les cas où plu-
D
N F tures algales. À chaque niveau est sultat multiplié par 30 donne la sieurs ceintures d’algues sont
attribué une note correspondant valeur de la métrique. La valeur étudiées dans la même masse
O M
INDICATEUR au rapport (profondeur limite infé- de l’indice de qualité de la cein- d’eau, un RQE moyen est calculé.
MAS
S A
A M MÉTRIQUES ET CALCUL DU RQE « MACROALGUES SUBTIDALES »
J J
Infralittoral supérieur Infralittoral inférieur
1 seul relevé sur toute
la période identifiée
Note limite d’extension des ceintures algales Note limite d’extension
Note Densité et Composition des espèces des ceintures algales
Métriques
définissant l’étagement
Métriques
Note Composition spécifique Note Composition spécifique
Note Richesse spécifique totale Note Richesse spécifique totale
Note Longueur des stipes de Laminaria
3
Note Longueur des stipes de Laminaria
hyperborea et recouvrement des épibioses4 hyperborea et recouvrement des épibioses
Note moyenne Note moyenne
Indice de qualité (I.Q.)
(/100 pointvs)
3- Stipes : « tige » principale présente
chez certaines algues comme les laminaires
4- Épibiose : type d’association Très bon
entre deux espèces dans laquelle
I.Q. Bon
l’une (l’épibionte) utilise l’autre (l’hôte)
comme support, sans lui causer de préjudice. RQE = Moyen
I.Q. référence
Mauvais
Très mauvais10 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
Macroalgues opportunistes (MAO)
À SAVOIR SURVOLS RÉALISÉS
POUR LE SUIVI DES MARÉES VERTES EN 2015 fin de la prospection
(Contrôle de surveillance DCE Seine-Normandie) pour les survols de mai et juillet
Pour pouvoir comparer les dépôts
entre eux (entre sites ou sur un SOMME
même site au cours de la saison et
entre années), le CEVA a défini une
surface dite « équivalent 100% »
de couverture (taux de couverture SEINE-MARITIME
x surface de dépôt). Elle est cal-
fin de la prospection
culée à partir de la digitalisation pour le survol de septembre
de l’ensemble des dépôts par site
et des sorties terrain permettant
l’estimation du taux de recouvre-
ment au sein des surfaces digita- MANCHE CALVADOS EURE
lisées. Les photo-interprétations
sont rationalisées par l’utilisation
d’un catalogue de référence illus- Trajet en avion
Programme de surveillance
trant des recouvrements types. en mai, juillet, septembre
Trajet
Surveillance littorale
0 25 50 km
Cet indicateur est intercalibré au Marées vertes de type 1 : Marées vertes de type 3 :
1
niveau européen. Les paramètres correspondent à des déve- se retrouvent sur les subs-
6 2 mesurés pour décrire et évaluer loppements massifs d’algues trats vaseux. À l’inverse des
INDICATEUR la qualité écologique des masses vertes dans les grandes baies deux autres types de marées
MAO
d’eau au regard des macroalgues sableuses. Les algues sont vertes, les algues sont, dans ce
5 3 opportunistes sont l’importance présentes à la fois échouées cas, peu mobiles.
4 et la durée des blooms (ou ma- sur la plage mais également
rées vertes). Le suivi est effectué flottantes au bas de l’eau. Dans le bassin Seine-Norman-
par trois campagnes de survols die, les deux premiers types de
aériens annuels (accompagnés Marées vertes de type 2 (ou marées vertes sont principale-
D J
N F de missions de validation sur le marées vertes « d’arracha- ment retrouvés. Des métriques
terrain lorsque nécessaire). ge ») : se retrouvent également ont été élaborées pour chaque
O M
INDICATEUR Il existe 3 types de marées vertes sur substrat sableux. Contrai- type de marées vertes. La valeur
MAO
S A et pour chacune d’elles une mé- rement aux marées vertes de de chaque métrique est trans-
thodologie est définie : type 1, elles ont une phase de formée en un RQE. L’indicateur
A M
J J développement fixée sur pla- « macroalgues opportunistes »
tier rocheux préalablement à correspond à la moyenne de ces
leur échouage sur la plage. RQE intermédiaires.
DESCRIPTION DES MÉTRIQUES RETENUES PAR TYPE DE MARÉES VERTES
Marées vertes type 1 Marées vertes type 2 Marées vertes type 3
*L’aire potentiellement colonisable Pourcentage maximum Pourcentage des dépôts Pourcentage maximum
se définit comme l’aire de substrat Métrique de l’aire potentiellement printaniers d’ulves (mai) de l’aire potentiellement
meuble (sable + vase) de la zone
intertidale (zone comprise entre
1 colonisable* recouverte par rapport à la surface colonisable recouverte
le trait de côte et la limite théorique par les algues vertes (%) de substrat rocheux (%) par les algues vertes (%)
de plus basse mer, matérialisée
par l’isobathe 0 des cartes marines).
Colonisation moyenne Pourcentage moyen
d’une masse d’eau des dépôts estivaux
Métrique Aire affectée
par les algues vertes d’ulves (juillet/septembre)
2 par les algues vertes (ha)
par rapport à son potentiel par rapport à la surface
maximum (%) de substrat rocheux (%)
Fréquence des dépôts Pourcentage maximum
Métrique
d’algues vertes 1,5 % de l’aire de substrat meuble touché
3
potentiellement colonisable par des échouages d’ulves (%)AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 11
MACRO-INVERTERTÉBRÉS BENTHIQUES DE SUBSTRATS MEUBLES
1
Les macro-invertébrés benthi- l’indice AMBI, indique l’abon- site. La grille de classification du
ques de substrats meubles sont dance relative des espèces M-AMBI, s’applique aux eaux cô-
6 2 classifiés à l’aide d’un outil mul- dans 5 classes de polluo-sen- tières. Pour les eaux de transi-
INDICATEUR timétrique, le M-AMBI. sibilité. Cet indice est basé tion, la grille de classification est
M-AMBI
L’échantillonnage a lieu en zone sur la pondération de chaque en cours de développement mais
5 3 subtidale (complété de la zone groupe écologique par une le M-AMBI est néanmoins appli-
4 intertidale si son étendue est constante qui représente le ni- qué à titre provisoire à certaines
importante au sein de la masse veau de perturbation auquel masses d’eau de transition dont
d’eau). Cet indicateur s’appuie les espèces sont associées. le fonctionnement est sous forte
D J
sur les métriques suivantes : dominante marine.
N F L’indicateur global M-AMBI est
la richesse spécifique S cor- calculé en combinant les trois NB : certains points de suivis
O M
INDICATEUR respond au nombre d’espèces métriques citées ci-dessus. La peuvent être suivis tous les ans.
M-AMBI
S A présentant au moins un indivi- valeur du M-AMBI obtenue est
A M
du pour la station étudiée. comparée à une grille de classifi-
J J cation pour l’évaluation de la qua-
la diversité spécifique H’ lité de la masse d’eau. Lorsqu’il
1 seul relevé sur toute
la période identifiée évaluée par l’indice de Shan- existe plusieurs sites d’étude au
non-Weaver, calcule la propor- sein d’une même masse d’eau,
tion d’une espèce par rapport la qualité globale correspond à la
au nombre total d’individus. moyenne des M-AMBI de chaque
POISSONS
L’état écologique des estuaires
1
prend également en compte les
6 2 peuplements de poissons avec
INDICATEUR une stratégie de surveillance
ELFI
adaptée à ces milieux, basée sur
5 3 des pêches au chalut à perche.
4 Les peuplements de poissons
estuariens sont analysés avec
un outil de classification multi-
métrique (ELFI) validé et interca-
D J
N F libré au niveau européen, repo-
sant sur 3 paramètres descrip-
O M
INDICATEUR tifs : l’identification des espèces,
ELFI
S A la maturité des individus et le
nombre d’individus.
A M
J J
L’indicateur « poisson » est en-
2 campagnes de prélèvement
(1 au printemps et 1 en automne)
suite basé sur 7 métriques : la
densité totale de poissons ; la
densité des poissons diadromes ;
la densité de poissons juvéniles
marins (pas en secteur oligoha-
lin) ; la densité de poissons d’eau
douce (uniquement en secteur
oligohalin) ; la densité de pois-
sons résidents des estuaires ; la
densité de poissons benthiques ;
la richesse taxonomique.
Campagne de pêche DCE au chalut
avec le bureau d’étude SEANEO
©Stéphanie Pédron
Chalut à perche
©Mathieu Foulquié / SEANEO12 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
ÉTAT ÉCOLOGIQUE : ÉLÉMENTS D J D J
DE QUALITÉ PHYSICO-CHIMIQUES
N F N F
O M O M
TEMPÉRATURE OXYGÈNE
S A S DISSOUS A
A M A M
J J J J
TBE = 95 % des valeurs RQE = Percentile 10
mesurées comprises dans concentrations mesurées
l’enveloppe de référence / valeur de référence
D J D J
N F N F
O M O M
TRANSPARENCE NUTRIMENTS
S A S A
A M A M
J J J J
RQE = valeur de référence / Valeurs seuils basées sur la
percentile 90 de la valeur correspondance entre concentration
de la turbidité en NID et concentration en
chlorophylle-a dans le milieu
La qualité physico-chimique et du nitrate), le phosphate, et le
d’une masse d’eau est évaluée silicate. À ce jour, la pertinence
grâce à 4 paramètres mesurés des indices phosphate et silicate
tous les ans. Concernant les nu- est toujours à l’étude, l’indica-
triments, dont la présence en ex- teur intègre donc uniquement
cès dans le milieu perturbe le bon les concentrations en NID.
fonctionnement des écosystèmes, Substances spécifiques : La liste
l’indicateur DCE prend en compte des substances spécifiques à
l’Azote Inorganique Dissous (NID, contrôler dans les MEC et MET
somme de l’ammonium, du nitrite est en cours de développement.
Prise de mesure physico-chimique
dans l’eau ©IFREMER
ÉTAT ÉCOLOGIQUE :
HYDRO-MORPHOLOGIE Survol de Port en Bessin
©CEVA
La modification des paramè- ne le restera que si elle est aus-
tres hydrodynamiques (cou- si en très bon état hydromor-
rant, exposition aux vagues…), phologique. Sinon elle sera dé-
morphologiques (profondeur, classée en bon état écologique.
structure du fond…) et sédi- La méthodologie de l’évaluation
mentaires par les pressions an- consiste à recenser les pres-
thropiques est susceptible d’al- sions exercées sur chaque masse
térer le bon fonctionnement d’eau et d’en estimer l’étendue et
des écosystèmes marins. C’est l’intensité selon une échelle al-
pourquoi leur suivi est réalisé lant de 1 à 3 (avec 1-perturbation
1 fois par plan de gestion. L’hy- faible ou négligeable et 3-pertur-
dromorphologie n’intervient dans bation majeure). Un indice de fia-
la classification qu’au niveau du bilité est attribué en fonction de
très bon état. Ainsi, une masse l’origine des données sources de
d’eau en très bon état écologique, l’expertise.
GRILLE DE CLASSIFICATION « HYDROMORPHOLOGIE »
Surface d’impact
Localisée 1 Moyenne 2 Généralisée 3
Intensité
Négligeable 1 1-1 1-2 1-3
Mineure 2 2-1 2-2 2-3
Négligeable 3 3-1 3-2 3-3AGENCE DE L’EAU SEINE-NORMANDIE 13
ÉTAT
CHIMIQUE
Falaise Mur Blanc
©Larrey&Roger / Conservatoire du littoral
La stratégie de surveillance dé- l’évaluation de l’état chimique trations inférieures à cette limite,
finie au titre de la DCE (Cf. Circu- à partir de suivis effectués mauvais état pour des concentra-
laire 2007/20 du MEEDDM et arrêté du dans l’eau tous les mois pen- tions supérieures. Les substances
27 juillet 2015 et arrêté du 7 août 2015) dant une seule année sur le pour lesquelles la matrice analy-
a déterminé une liste de 41 subs- plan de gestion. sée (biote ou sédiment) ne pos-
tances à suivre, appartenant aux sède pas encore de NQE définie
familles des métaux, pesticides L’évaluation des tendances en peuvent être évaluées selon les
et polluants industriels. La direc- concentration des substances seuils de la convention des mers
tive fille 2013/39/CE augmente le par des suivis effectués 1 fois régionales OSPAR. Cette dernière
nombre de ces substances à 53 par an tous les ans dans le propose 2 critères d’évaluation :
pour l’évaluation de l’atteinte du biote, et 1 fois par an tous les
bon état en 2027. 6 ans dans le sédiment. BAC = Background
En parallèle, le suivi des 20 subs- Assessment Criteria
tances OSPAR dans les co- Par référence à des limites, les
quillages (Plomb, Cadmium, Normes de Qualité Environnemen- EAC = Environmental
Mercure, Tributylétain, 9 Hydro- tales (NQE) établies pour la subs- Assessment Criteria
carbures, 7 Polychlorobiphényles) tance ou famille de substances et (ou ERL, Effect Range
est réalisé chaque année dans la qui ne doivent pas être dépassées Low concentration)
moitié des masses d’eau rete- afin de protéger la santé humaine acceptable
nues pour le contrôle de surveil- et l’environnement, la DCE dis- mais à mesures
acceptable surveiller à prendre
lance de la DCE. Pour répondre tingue deux états chimiques pos-
aux attentes DCE, sont réalisées : sibles : bon état pour les concen-
BAC EAC, EACPassive
ERL14 SURVEILLANCE ET ÉTAT DES MASSES D’EAU LITTORALES DU BASSIN SEINE-NORMANDIE
Herbiers de zostères (Zostera marina) Afin d’orienter ses actions Les études et les réseaux de L’Agence de l’eau Seine Normandie
à Chausey ©Thomas Abiven et d’éclairer les décisions des surveillance littoraux financés par peut ainsi définir, planifier
acteurs, l’Agence de l’eau Seine- l’Agence de l’eau Seine-Normandie et programmer les solutions
Normandie contribue aux études contribuent à une meilleure techniques à mettre en place pour
sur le fonctionnement des milieux connaissance des milieux aquatiques atteindre le bon état des eaux
aquatiques, sur les causes permettant de mieux préserver côtières et de transition, mais aussi
d’évolution de la contamination la ressource et les écosystèmes évaluer ses actions, informer
des milieux et sur les sources et de dresser un état des et sensibiliser tous les publics.
de pollution, avec pour objectif, milieux aquatiques littoraux afin
la mise en place d’actions visant d’en rendre compte aux instances
le bon état des milieux aquatiques. locales, nationales et européennes./ CODE - NOM DE LA MASSE D’EAU
COMMENT LIRE
LES FICHES ?
LOCALISATION
DE LA MASSE D’EAU
Caractéristiques physiques SUR LA FAÇADE
Superficie
Bassin versant
Courantologie
Statut de protection
(Natura 2000, arrêté de biotope)
Statut et réseaux
dans le cadre de la DCE :
RCS Réseau de Contrôle de Surveillance
RCO Réseau de Contrôle Opérationnel
RCB Réseau Complémentaire de Bassin
POINTS DE SUIVI
CARACTÉRISTIQUES PAR ÉLÉMENT DE QUALITÉ
DE LA MASSE D’EAU DANS LA MASSE D’EAU
ACTIVITÉS EXERCÉES
SUR LA MASSE D’EAU Estran
Survol / zones d’échouages
CULTURES / ÉLEVAGE macroalgues opportunistes
DU BASSIN VERSANT
ÉLÉMENTS DE TYPE DE TYPE DE CULTURES /
QUALITÉ SUIVIS MASSE D’EAU ÉLEVAGE
DANS LA MASSE D’EAU
Masses d’eau
Prairie
côtières
Masses d’eau
PRESSIONS EXERCÉES Céréales (orge, blé…)
de transition
SUR LA MASSE D’EAU
Maïs
Icône Activités Pressions Impacts
Colza
Rejets polluants (eaux pluviales et usées) ; Qualité : Micropolluants, enrichissement excessif
Industries
rejets refroidissement ; déchets en Azote/Phosphore, température, turbidité Légumes
Verger
Navigation /
Ports de commerce
Lin
Artificialisation du milieu, Dommage physique - abrasion - perte
aménagements ; dragage; rejets d’habitats ; perturbation sonore ; espèces
Navigation /
polluants (carénage, avitaillement, invasives ; extraction d’espèces (pêche) Élevage
Ports de pêche
eaux usées…) ; déchets ; Qualité : Micropolluants, microbiologie,
arts trainants (pêche) turbidité…
Navigation / Ports
de plaisance, mouillage ÉLÉMENTS DE
QUALITÉ BIOLOGIQUE
Phytoplancton et
physicochimie associée
Colmatage, étouffement des espèces
Immersion des
et habitats Macroinvertébrés
sédiments de dragage
Qualité : Micropolluants, turbidité benthiques intertidaux
Macroinvertébrés
benthiques subtidaux
Aménagements, artificialisation, Perte d’habitats ; exposition aux aléas
Habitats urbains Macroalgues
imperméabilisation ; rejets eaux Qualité : Micropolluants, enrichissement excessif
et infrastructures benthiques intertidales
pluviales et usées ; déchets… en Azote/Phosphore, microbiologie, turbidité
Macroalgues
benthiques subtidales
Élevage (bâtiments, épandages, Modification / perte d’habitats écologiques
Agriculture Macroalgues
divagation) ; Qualité : Micropolluants, enrichissement opportunistes
cf. détail type de
Culture (fuite de nutriments, pesticides, excessif en Azote/Phosphore, microbiologie,
cultures / élevage
intensification…) turbidité Angiospermes
Poissons
Aménagements ; piétinement Modification du milieu
Conchyliculture
de l’estran ; déchets Qualité : Turbidité
CHIMIE
Pêche Piétinement de l’estran ; Extraction d’espèces ;
à pied fréquentation ; déchets modification de l’habitat Chimie eau
Chimie
Fréquentation ; piétinement Dérangement des espèces ; matière vivante
Tourisme
de l’estran ; déchets dommages physiques
Chimie sédiment
Sources d’information
État des lieux 2013 du bassin de la Seine et cours d’eau côtiers normands / Plan territorial d’actions prioritaires 2013-2018 rivières de Basse-Normandie
et Seine-Aval / Registre français des émissions polluantes / Atlas des zones conchylicoles (ARS) / Enquêtes de fréquentation (Life+, pap-côte-de-nacre,
Pap-Caux) / Recensement Agricole 2010 / Registre Parcellaire Graphique 2013 / INSEEÉTAT ÉCOLOGIQUE
ÉTAT ÉTAT ÉTAT
BIOLOGIQUE PHYSICOCHIMIQUE HYDROMORPHOLOGIQUE
L’échelle suit le Nutriments (NID) Aménagement du territoire,
code couleur DCE poldérisation
O2 dissous
Température Ouvrages de protection
1 0,75 0,38 0,20 0,13 0 Extraction/rejet
TRÈS BON BON MOYEN Transparence
0,70 = Ratio de Qualité Écologique (RQE)
ÉLÉMENTS UTILISÉS POUR
Pêche
ÉCHELLE D’ÉVALUATION L’ÉVALUATION Exploitation
MÉDIOCRE MAUVAIS INCONNU
SPÉCIFIQUE À CHAQUE ÉLÉMENT
DE QUALITÉ BIOLOGIQUE CODE COULEUR
Espèces invasives
DCE PRÉSENTANT Nettoyage de plage
L’ÉTAT DES MASSES D’EAU
Modification apports eau
douce et intrusion eau salée
GROUPES DE PRESSION
PRIS EN COMPTE POUR L’ÉVALUATION
ÉTAT CHIMIQUE
La DCE fixe des Normes de Qualité En- Tous les paramètres sont pris en compte Parmi les substances suivies dans le
vironnementales (NQE) pour un cer- et l’évaluation se fait comme suit : cadre de l’évaluation de l’état chimique
tain nombre de substances utilisées Aucun dépassement des masses d’eau, il existe des subs-
pour évaluer l’état des masses d’eau. de NQE(s) = BON ÉTAT tances dites « ubiquistes » pour les-
L’évaluation de l’état chimique présenté quelles les mesures de gestion de-
Au moins 1 paramètre
dans ce document est basé sur l’ana- en MAUVAIS ÉTAT meurent difficiles à mettre en œuvre :
lyse des substances dans l’eau, matrice = Masse d’eau en MAUVAIS ÉTAT les Hydrocarbures Aromatiques Poly-
pour laquelle les NQE sont établies. cycliques (HAP) et le phtalate DEHP.
On distingue les : BON ÉTAT MAUVAIS ÉTAT L’état des lieux fait la différence entre
NQE – CMA = Concentration l’état chimique global et l’état chimique
Maximale Admissible de la Norme HORS UBIQUISTES (HU). C’est ce der-
de Qualité Environnementale NQE – MA nier qui est exposé dans les fiches
« Masses d’Eau » qui suivent.
NQE – MA = Concentration BON ÉTAT MAUVAIS ÉTAT
Moyenne Annuelle de la Norme
de Qualité Environnementale
NQE – CMA
ÉTAT CHIMIQUE ÉVOLUTION DE L’ÉTAT
Description de l’état de la masse d’eau Description de l’évolution de l’état de la
sur la période 2008-2013 masse d’eau au cours des différentes
PRÉSENCE D’UN RISQUE DE NON ATTEINTE évaluations successives :
ÉCOLOGIQUE CHIMIQUE
DES OBJECTIFS ENVIRONNEMENTAUX EN 2021 (RNAOE) SDAGE
RNAOE 2021 RNAOE ÉCOLOGIQUE RNAOE CHIMIQUE 2010-2015
ÉTAT.
EDL 2013 ÉCOLOGIQUE /.
NON OUI CHIMIQUE.
SDAGE
Objectifs BE 2015 BE 2027 HU 2016-2021 ÉVALUATION. SDAGE EDL SDAGE
BE 2027 2010-2015 2013 2016-2021
et Délais NON DÉGRADATION (HORS UBIQUISTES)
PÉRIODE UTILISÉE. 2003-2008 2006-2011 2008-2013
Origine du risque TBT, HAP TBT
BON ÉTAT (BE) OU BON POTENTIEL 2015
BIOLOGIE
BON ÉTAT (BE) OU BON POTENTIEL 2021
BON ÉTAT (BE) OU BON POTENTIEL 2027
ÉLÉMENTS DE QUALITÉ.
ÉCOLOGIQUES UTILISÉS.
POUR L’ÉVALUATION.
HYDROM PHYSICO-CHIMIE
T°C T°C T°C
O2 d O2 d O2 d
T°C = Température
Transp. Transp. Transp.
O2 d = O2 dissous
Nutt
Transp. = Transparance
Nut = Nutriments
t
HydroM = Hydromorphologie HydroM HydroMFRHC01 - CHAUSEY
106 km² dont 76 km²
de zone intertidale (72 %).
Présente un fort marnage
(11 m pour un coefficient de 95).
Bassins versants :
Inexistants car HC01 est
une masse d’eau « du large ».
La courantologie décrit
une trajectoire ovale autour
de l’archipel, lui conférant
un caractère confiné.
Masse d’eau de référence
pour l’évaluation de l’état.
Suivie dans le cadre du RCS.
Protégée au titre de N2000
par une ZSC et une ZPS.
Évaluation sur 2008-2013
ÉTAT ÉTAT
ÉCOLOGIQUE CHIMIQUE
ÉTAT ÉTAT L’état chimique basé sur les analyses
BIOLOGIQUE PHYSICO-CHIMIQUE sur eau réalisées en 2012-2013 montre
La concentration du phytoplancton en Nutriments : Cette masse d’eau est un TRÈS BON ÉTAT de la masse d’eau
1 chlorophylle-a est en moyenne faible classée en TRÈS BON ÉTAT au regard HCO1. Seulement 7,6 % des mesures
et la masse d’eau ne présente pas de des nutriments, avec des stocks hi- ont pu être quantifiées (plomb, nickel,
1 0,75 0,38 0,20 0,13 0
pics importants. Peu de blooms y sont vernaux de l’ordre de ceux rencontrés DEHP, TBT) et présentent des concen-
observés (21 blooms 100 000 cellules dans les eaux ouvertes de la Manche trations inférieures aux Normes de
par litre depuis 2001). et témoignant d’un milieu présentant Qualité Environnementales (NQE).
un niveau de dystrophie très faible.
Le classement en BON ÉTAT au regard
0,65 des « Invertébrés benthiques » est O2 dissous, turbidité et température :
principalement lié à la valeur assez La masse d’eau apparaît très bien oxy-
1 0,77 0,53 0,39 0,20 0
moyenne de la métrique « diversité génée. Elle est peu turbide et aucune
spécifique ». Cette note pourrait s’ex- variation anormale de température
pliquer par l’envasement de la sta- n’est observée, justifiant le TRÈS BON
tion de prélèvement, privilégiant ainsi ÉTAT de la masse d’eau au regard de
des espèces à cycle de vie court. Pour ces indicateurs.
mieux comprendre ce phénomène et
s’assurer qu’il ne s’est pas généralisé
sur Chausey, 1 station en zone interti- ÉTAT
dale et 2 stations en subtidale ont été HYDROMORPHOLOGIQUE
rajoutées depuis 2014. Cette masse d’eau présente un TRÈS
BON ÉTAT hydromorphologique et
La note associée à la métrique ce, malgré la présence d’exploitation
0,69
« nombre d’espèces caractéristiques » conchylicoles, de l’extraction de vases
classe la masse d’eau en BON ÉTAT au en faibles volumes et de la pêche aux
1 0,80 0,60 0,40 0,20 0
regard de l’indicateur « macroalgues arts traînants.
intertidales » selon les évaluations de
2008 et 2011.
Les métriques « extension » et « den-
0,97 sité » classent la masse d’eau en TRÈS
BON ÉTAT au regard de l’indicateur
1 0,80 0,60 0,40 0,20 0
« angiosperme ». Aucune disparition
d’espèce n’est observée sur la période
2008-2013. L’herbier à Zostera marina
apparaît en bonne santé et présenter
une bonne extension.
La présence de maërl a été observée
dans la masse d’eau. Bien que non retenu
pour l’évaluation de la qualité écologique
des masses d’eau par la DCE, il fait néanmoins
l’objet d’un suivi tous les 3 ans.
Des études sont en cours pour mieux
caractériser cet habitat.FRHC01 - CHAUSEY
Chausey ©A. Guigny / SyMEL
ÉTAT
GLOBAL
Les données acquises depuis 2001 La masse d’eau HC01 est classée en RNAOE 2021 RNAOE ÉCOLOGIQUE RNAOE CHIMIQUE
indiquent que la masse d’eau HC01 est BON ÉTAT sur la période 2008-2013,
oligotrophe et sans risque d’eutrophi- les éléments de qualité « invertébrés NON NON
sation. Cette masse d’eau est d’ailleurs benthiques » et « macroalgues inter-
retenue comme masse d’eau de réfé- tidales » ne permettant pas l’atteinte Objectifs BE 2015
BE 2015 BE 2015 HU
et Délais NON DÉGRADATION
rence au regard de la DCE. du TRÈS BON ÉTAT.
Origine du risque
/ report de délai
ÉVOLUTION DE L’ÉTATPAR RAPPORT AUX PRÉCÉDENTES ÉVALUATIONS
Le phytoplancton reste en TRÈS BON Zostera marina est présente dans la
ÉTAT par rapport aux évaluations pré- masse d’eau alors qu’elle avait dis-
cédentes. La physico-chimie, intégrant paru, historiquement touchée par le
les nutriments (non prises en compte « wasting disease » dans les années
SDAGE EDL SDAGE
sur 2006-2011), montre également 30. Le paramètre « densité » était en 2010-2015 2013 2016-2021
un état TRÈS BON et ne modifie pas régression au cours de la période 2006- 2003-2008 2006-2011 2008-2013
l’évaluation physico-chimique qui a 2011 (493,7 pieds/m² en 2007 à 406,7
été faite lors de l’état des lieux 2013. en 2010) mais les dernières mesures
semblent montrer une amélioration
À l’avenir, des stations supplémen- (281,7 pieds/m² en 2012 à 679,2 pieds/
BIOLOGIE
taires seront échantillonnées pour m² en 2013). La métrique « extension »
l’indicateur « macroinvertébrés ben- étant basée sur des données de 2008,
thiques » qui était classé en TRÈS BON il serait intéressant d’observer la ten-
ÉTAT en 2007 (en limite inférieure de dance affichée par les nouvelles don-
seuil néanmoins) et est maintenant nées 2014 et les années suivantes.
PHYSICO-CHIMIE
T°C T°C T°C
classé en BON ÉTAT. En effet, les herbiers présentent une O2 d O2 d O2 d
grande variabilité spatio-temporelle Transp. Transp. Transp.
et il semble important de disposer de Nutt
nombreuses données pour statuer de HydroM HydroM
leur évolution. Néanmoins, des travaux
cartographiques sont en cours pour
évaluer leur dynamique à terme.Vous pouvez aussi lire