L'AQUACULTURE COMMERCIALES - DES PECHES ET DE PORTRAIT DE L'INDUSTRIE GASPÉSIE-BAS-SAINT-LAURENT - MAPAQ
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PORTRAIT DE L’INDUSTRIE
DES PECHES ET DE
AQUACULTURE
L’
COMMERCIALES
GASPÉSIE–BAS-SAINT-LAURENT
Évolution de 1985 à 2016
1PORTRAIT DE L’INDUSTRIE
DES PECHES ET DE
AQUACULTURE
L’
COMMERCIALES
GASPÉSIE–BAS-SAINT-LAURENT
Évolution de 1985 à 2016TABLE DES MATIÈRES
1. PRÉSENTATION DU SECTEUR........................................................................................................... 47
2. PORTRAIT DE LA CAPTURE............................................................................................................... 69
2.1. Volumes et valeurs par espèce ........................................................................................................... 69
2.2. Statistiques portant sur les espèces principales..................................................................................10
7
2.3. Relève dans la capture...................................................................................................................... 12
15
2.4. Évolution du nombre de pêcheurs..................................................................................................... 13
16
2.5. Pêche d’espèces d’eau douce, anadromes ou catadromes .............................................................. 14
17
2.6. Pêche autochtone.............................................................................................................................. 15
18
3. 21
PORTRAIT DE L’AQUACULTURE ....................................................................................................188
3.1. Mariculture......................................................................................................................................... 18
21
22
3.2. Dulciculture........................................................................................................................................ 19
4. 25
PORTRAIT DE LA TRANSFORMATION ............................................................................................ 22
25
4.1. Volumes et valeurs par territoire........................................................................................................ 22
27
4.2. Main-d’œuvre dans le domaine de la transformation ........................................................................ 24
5. 29
CONCERTATION ET SERVICES........................................................................................................ 26
6. 33
INNOVATION ET RECHERCHE ......................................................................................................... 30
7. 35
FORMATION ....................................................................................................................................... 32
8. 37
PRINCIPAUX ENJEUX ET PERSPECTIVES...................................................................................... 34
37
8.1. Capture.............................................................................................................................................. 34
37
8.2. Aquaculture ....................................................................................................................................... 34
37
8.3. Transformation .................................................................................................................................. 34
9. 41
CONCLUSION ....................................................................................................................................378
Pour éviter la divulgation de données nominatives, certains tableaux et figures sont présentés, dans ce
document, par secteur (Gaspésie Nord, Gaspésie Sud et Bas-Saint-Laurent) plutôt que par municipalité
régionale de comté (MRC).
Les données utilisées dans ce portrait proviennent des bases de données de Pêches et Océans Canada
(2016), sauf celles portant sur l’aquaculture, qui proviennent du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et
de l’Alimentation (2016).
251. PRÉSENTATION DU SECTEUR
L’industrie des pêches et de l’aquaculture est d’une importance considérable pour l’économie du Québec,
particulièrement dans les régions maritimes. Pour la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent, la valeur des
débarquements de pêche commerciale était de 142 millions de dollars en 2016, ce qui représentait 53 % de
la valeur totale des débarquements du Québec. Le secteur est présent dans chacune des cinq MRC de la
Gaspésie ainsi que dans quatre MRC du Bas-Saint-Laurent. Ces régions accueillent plus d’un millier de
pêcheurs et d’aides-pêcheurs. On y trouve environ 40 usines de transformation de produits marins, qui
emploient plus de 2 000 personnes et génèrent des ventes de plus de 300 millions de dollars, soit 61 % de
la valeur totale des expéditions du Québec. Une vingtaine d’entreprises aquacoles employant près de 70
personnes sont aussi présentes sur ce territoire.
Tableau 1. Apport de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent à l’industrie halieutique du Québec
en 2016
Gaspésie et
Québec Pourcentage
Bas-Saint-Laurent
Débarquements ($) 266 M 142 M 53 %
Capture
Débarquements
54 037 32 241 60 %
(milliers de kilogrammes)
Production ($) 10,75 M 1,44 M 13 %
Aquaculture
Production
1 457 226 15 %
(milliers de kilogrammes)
Expéditions ($) 503 M 308 M 61 %
Transformation
Expéditions
46 898 28 098 60 %
(milliers de kilogrammes)
La Direction régionale de la Gaspésie (DRG) du Sous-ministériat aux pêches et à l’aquaculture
commerciales (SMPAC) est la porte d’entrée du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de
l’Alimentation (MAPAQ) pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent
(sauf pour les MRC de Kamouraska et de Rivière-du-Loup). Ces régions limitrophes peuvent être
considérées comme un ensemble avec des atouts et des possibilités en ce qui concerne les pêches
maritimes, l’aquaculture et la transformation.
472. PORTRAIT DE LA CAPTURE
2.1. Volumes et valeurs par espèce
L’importance de la pêche en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent est en partie liée à la forte abondance
d’espèces comme la crevette nordique, le crabe des neiges, le homard et le flétan du Groenland. Ces
espèces, bien que majoritaires, sont accompagnées d’un nombre important d’espèces secondaires.
Réparties tout le long des côtes de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, elles apportent une diversification
nécessaire au bon développement des pêches durables et à la pérennité de l’industrie.
Tableau 2. Volumes et valeurs des espèces capturées en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent en 2016
Volume
Valeur Valeur Volume
Espèce (milliers de
(k$) (%) (%)
kilogrammes)
Crevette 48 091 16 382 33,5 50,3
Crabe des neiges 45 465 5 877 31,7 18,0
Homard 32 278 2 247 22,5 6,9
Flétan du Groenland 7 795 2 186 5,4 6,7
Flétan de l’Atlantique 3 749 330 2,6 1,0
Hareng 1 655 3 037 1,2 9,3
Oursin vert 965 255 0,7 0,8
Concombre de mer 895 511 0,6 1,6
Buccin 694 404 0,5 1,2
Maquereau 546 506 0,4 1,6
Crabe commun 481 364 0,3 1,1
Morue 378 179 0,3 0,5
Sébaste 152 133 0,1 0,4
Thon rouge 146 11 0,1 0,0
Pétoncle 36 89 0,0 0,3
Plie canadienne 29 32 0,0 0,1
Plie rouge 12 20 0,0 0,1
Merluche blanche 3 4 0,0 0,0
Autres 4 8 0,0 0,0
TOTAL 143 374 32 575 100,0 100,0
TOTAL Gaspésie 124 297 27 483 86,7 84,3
TOTAL Bas-Saint-Laurent 19 077 5 092 13,3 15,7
69Les espèces les plus importantes en valeur comprennent donc la crevette (34 %), le crabe des neiges
(32 %) et le homard (23 %). La crevette représente la majorité des débarquements en ce qui a trait au
volume avec 50 %, suivie par le crabe des neiges, dont la proportion est de 18 %. Il importe aussi de noter
que les espèces à gros volume ne sont pas nécessairement celles à forte valeur. Par exemple, le hareng,
qui correspond à plus de 9 % des volumes capturés, ne représente que 1,2 % de la valeur totale. Cela
témoigne des moyens à mettre en place pour valoriser davantage certaines espèces.
2.2. Statistiques portant sur les espèces principales
Figure 1. Évolution des quantités débarquées (kg) pour les quatre espèces
principales de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
30 000 000
2M 2M
3M
25 000 000 2M 2M
3M 6M
1M 6M
10 M 6M
1M
20 000 000
6M 2M 2M
2M
2M
1M
1M
15 000 000
2M 7M
2M
10 000 000 2M 1M 20 M
7M 18 M
1M 18 M
15 M 16 M 16 M
1M
5 000 000 9M 10 M
6M
-
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Crevette Homard Crabe des neiges Flétan du Groenland
Tableau 3. Évolution des quantités débarquées pour les quatre espèces principales
de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
Espèce Quantité (milliers de kilogrammes) Variation 2005-2016
2005 2010 2016
Flétan du Groenland 2 326 2 423 2 186 ↓6%
Homard 763 1 010 2 247 ↑ 195 %
Crevette 16 316 20 448 16 382 0%
Crabe des neiges 9 594 2 955 5 877 ↓ 39 %
7
10Les volumes capturés de crabe des neiges et, dans une moindre mesure, de flétan du Groenland sont
moins grands aujourd’hui qu’en 2005. Dans le cas du crabe des neiges, son cycle de vie particulier peut
expliquer cette variation. Quant au homard, il connaît la meilleure croissance des captures. Cela est
notamment dû à des conditions environnementales favorables et à une excellente gestion de la ressource.
Les captures de crevettes ont d’ailleurs diminué entre 2010 et 2016, ce qui est lié à des changements dans
les conditions affectant l’espèce, dont le réchauffement des eaux et le retour du poisson de fond.
Figure 2. Évolution de la valeur totale des débarquements pour les quatre
espèces principales de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
140 000 000 $
8M
120 000 000 $ 7M
100 000 000 $ 45 M
8M 38 M
3M
80 000 000 $ 3M
5M 37 M
26 M 32 M
60 000 000 $
52 M 32 M 39 M
5M 18 M
40 000 000 $ 10 M
13 M 11 M 9M
1M 2M 49 M 48 M
20 000 000 $ 11 M
9M 6M 33 M
3M 4M 16 M 24 M 22 M 23 M
- $ 7M 10 M
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Crevette Homard Crabe des neiges Flétan du Groenland
Tableau 4. Évolution de la valeur totale des débarquements pour les quatre espèces principales
de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
Espèce Valeur ($) Variation 2005-2016
2005 2010 2016
Flétan du Groenland 5,0 M 5,1 M 7,8 M ↑ 57 %
Homard 10,9 M 9,1 M 32,3 M ↑ 197 %
Crevette 22,1 M 22,5 M 48,1 M ↑ 118 %
Crabe des neiges 39,0 M 10,3 M 45,5 M ↑ 17 %
Les valeurs des débarquements pour ces différentes espèces présentent une augmentation depuis 1985.
Le crabe des neiges est la seule espèce ayant connu des variations importantes au cours des années de
cette période, ce qui est directement lié à son cycle de vie, qui entraîne des hausses et des baisses de
contingent à intervalles réguliers.
8
11Figure 3. Répartition des volumes débarqués des espèces principales (crevette,
crabe des neiges, homard et flétan du Groenland) par secteur en 2016
Gaspésie Sud
(Le Rocher-Percé,
Bonaventure et Avignon)
22 %
Gaspésie Nord
(La Côte-de-Gaspé et
La Haute-Gaspésie)
Bas-Saint-Laurent 61 %
(La Matanie, La Mitis,
Rimouski-Neigette et
Les Basques)
17 %
Figure 4. Répartition de la valeur des débarquements pour les espèces principales (crevette,
crabe des neiges, homard et flétan du Groenland) par secteur en 2016
Gaspésie Nord
(La Côte-de-Gaspé et
Gaspésie Sud La Haute-Gaspésie)
(Le Rocher-Percé, 43 %
Bonaventure et Avignon)
44 %
Bas-Saint-Laurent
(La Matanie, La Mitis,
Rimouski-Neigette et
Les Basques)
13 %
Tableau 5. Volume débarqué et valeur des quatre espèces principales (crevette, crabe des neiges,
homard et flétan du Groenland)
Volume (milliers de
MRC Valeur ($)
kilogrammes)
Bas-Saint-Laurent 4 414 17,2 M
Gaspésie Nord 16 334 58,1 M
Gaspésie Sud 5 943 58,2 M
9
12Figure 5. Évolution des volumes débarqués et des prix au débarquement
pour la crevette depuis 1990
25 000 $3,50
2,94 $
20 448 $3,00
2,68 $
20 000
17 983
Volumes (milliers de kilogrammes)
$2,50
Prix au débarquement ($/kg)
16 316 18 211 16 382
15 105
15 000
$2,00
1,70 $
1,35 $ 1,82 $ $1,50
10 000 1,19 $ 9 662 1,60 $
1,10 $
8 618 $1,00
5 000
$0,50
- $-
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Figure 6. Évolution des volumes débarqués et des prix au débarquement
pour le crabe des neiges depuis 1990
12 000 $9,00
7,88 $ 7,74 $
$8,00
10 000 9 594
$7,00
Volumes (milliers de kilogrammes)
6,12 $ 5,97 $ Prix au débarquement ($/kg)
5,74 $
8 000 $6,00
6 566 6 358 $5,00
5 973 5 877
6 000 5 649 4,07 $
3,47 $ $4,00
4 000 2,48 $ $3,00
2 955
2 416 $2,00
2 000
$1,00
- $-
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
13
10Figure 7. Évolution des volumes débarqués et des prix au débarquement
pour le homard depuis 1990
2 500 $16,00
14,24 $ 14,36 $
2 123 $14,00
2 247
2 000
11,63 $ $12,00
Volumes (milliers de kilogrammes)
1 776
Prix au débarquement ($/kg)
12,20 $
$9,95
9,05 $ $10,00
1 500
9,96 $
1 137
$8,00
1 098
1 010
1 000
4,51 $ $6,00
763
803 $4,00
500
$2,00
- $-
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Figure 8. Évolution des volumes débarqués et des prix au débarquement
pour le flétan du Groenland depuis 1990
3 000 $4,00
3,57 $
2 574 $3,50
2 500 3,18 $
2 423
2 326
3,14 $ 2 279
2 186 $3,00
Volumes (milliers de kilogrammes)
Prix au débarquement ($/kg)
2 000 1 874
1 834 $2,50
2,13 $
2,13 $ 2,12 $
1 500 1 448 $2,00
1,71 $
$1,50
1 000
1,22 $
$1,00
500
$0,50
- $-
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
14
112.3. Relève dans la capture
De manière générale, le secteur de la capture en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent est vieillissant. En
1995, c’était 35 % des pêcheurs actifs qui avaient moins de 40 ans, tandis qu’environ seulement 9 % des
pêcheurs avaient plus de 60 ans (figure 9).
Figure 9. Répartition par âge des pêcheurs
actifs en 1995
80 ans ou plus
De 70 à 79 ans 0% De 20 à 29 ans
0% 4%
De 60 à 69 ans
9%
De 30 à 39 ans
De 50 à 59 ans 31 %
20 %
De 40 à 49 ans
35 %
La tendance au vieillissement du secteur de la capture se matérialise en 2005. En effet, les pêcheurs de
moins de 40 ans ne représentent plus alors que 15 % de l’effectif du secteur. Parallèlement, la proportion
des pêcheurs de plus de 60 ans a augmenté, en passant de 9 % à 14 % (figure 10).
Figure 10. Répartition par âge des pêcheurs
actifs en 2005
80 ans ou plus
De 70 à 79 ans 0% De 20 à 29 ans
1% 3%
De 60 à 69 ans
13 % De 30 à 39 ans
12 %
De 40 à 49 ans
38 %
De 50 à 59 ans
33 %
15Depuis, la tendance s’est accentuée. Les pêcheurs de moins de 40 ans ne forment maintenant plus que
13 % de l’effectif du secteur, tandis que ceux qui ont plus de 60 ans en représentent 27 %. Cela témoigne
des enjeux d’une importance capitale aujourd’hui quant à la relève des entreprises de capture. Le prix de
permis qui est en constance augmentation en est un exemple concret. Il est de plus en plus difficile pour les
pêcheurs de la relève de concurrencer ceux qui sont établis pour l’achat de ces permis. Des mesures
d’appui financier et d’accompagnement sont donc nécessaires pour soutenir de manière adéquate les
jeunes pêcheurs qui sont appelés à revitaliser l’industrie de la capture (figure 11).
Figure 11. Répartition par âge des pêcheurs
actifs en 2016
80 ans ou plus
0% De 20 à 29 ans
De 70 à 79 ans 5%
3%
De 30 à 39 ans
8%
De 60 à 69 ans
24 %
De 40 à 49 ans
17 %
De 50 à 59 ans
41 %
2.4. Évolution du nombre de pêcheurs
Figure 12. Nombre de pêcheurs actifs pour chacune des espèces
principales
250
Nombre de pêcheurs actifs
200
150
100
50
0
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Crevette Crabe des neiges Homard Flétan du Groenland
16Le graphique montre un nombre de pêcheurs actifs très variable d’une espèce à l’autre. Bien que des
variations importantes aient été observées depuis 1990, le nombre de permis est relativement stable depuis
2014. Ce graphique montre également que des efforts de rationalisation ont fait diminuer le nombre de
permis actifs pour certaines espèces, particulièrement le homard. Le nombre total de pêcheurs de la région
a d’ailleurs suivi cette tendance. Il est passé de plus de 600 en 1990 à 465 en 2000, puis à environ 370 en
2016.
2.5. Pêche d’espèces d’eau douce, anadromes ou catadromes
La pêche commerciale de poissons anadromes (poissons vivant en eau salée, mais se reproduisant en eau
douce) est aussi pratiquée dans la région. La DRG gère en fait les permis commerciaux de pêche
d’espèces d’eau douce, anadromes ou catadromes (poissons vivant en eau douce, mais se reproduisant en
eau salée) en Gaspésie, où sont seulement délivrés des permis pour la pêche à l’éperlan arc-en-ciel. La
grande majorité des permis actifs sont concentrés dans le secteur de Miguasha. La pêche y est pratiquée
en hiver, directement sur la banquise, à l’aide d’engins fixes installés sous la glace. Cette pratique
ancestrale, artisanale et culturelle permet actuellement à une quinzaine de pêcheurs de profiter de cette
ressource.
Figure 13. Évolution des captures commerciales d'éperlan arc-en-ciel à
Miguasha depuis 1990 (en milliers de kilogrammes)
200 184
180 164
Captures d'éperlan (milliers de
160
140
117
kilogrammes)
120
100
77
80
60
36 31
40 24
20 4
0
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
La diminution importante des captures au cours des dernières années s’explique notamment par une
réduction de l’effort de pêche ainsi que par les conséquences significatives des changements climatiques.
En effet, depuis quelques années, la banquise est stable sur de plus courtes périodes, ce qui empêche
fréquemment les pêcheurs d’accéder aux sites de pêche et complexifie la conservation des prises. Il est à
noter que l’hiver 2016 a été particulièrement chaud et court, ce qui n’a permis que très peu de captures. Le
potentiel de cette pêcherie demeure important, par exemple par une meilleure valorisation des captures
sous la forme d’une appellation contrôlée.
14
172.6. Pêche autochtone
Figure 14. Évolution des volumes débarqués (milliers de kilogrammes)
et de la valeur des captures (M$) des Premières Nations
de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
7 000 6 419 30,0 $
6 250
Volumes débarqués (milliers de kilogrammes)
6 206
5 908
6 000 23 M$ 25,0 $
Valeur des débarquements (M$)
26 M$
5 000
18 M$ 20,0 $
4 011
4 000
15,0 $
3 000
8 M$ 9 M$
10,0 $
2 000 1 419
1 000 3 M$ 5,0 $
0 M$
7
- - $
1997 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Les Premières Nations de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, soit la Première Nation Malécite de Viger,
la nation Mi’gmaq de Gespeg, la nation Mi’gmaq de Gesgapegiag et la nation Mi’gmaq de Listuguj, sont de
plus en plus impliquées dans l’industrie des pêches et de l’aquaculture. En effet, les volumes débarqués par
les titulaires des permis de pêche de ces nations ont explosé entre 2000 et 2016. Les pêcheries
autochtones représentaient 18 % du volume et de la valeur des débarquements de la région en 2016. Le
graphique ci-dessous montre d’ailleurs que 84 % de cette valeur provenait du crabe des neiges et de la
crevette. On y voit aussi que les Premières Nations sont impliquées dans la capture d’espèces aux marchés
émergents comme l’oursin et le concombre de mer.
Figure 15. Répartition de la valeur des débarquements par espèce pour les
Premières Nations de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent en 2016
Oursin Autres
2% 1% Concombre de mer
Homard 2%
9%
Flétan du Groenland
2%
Crabe des neiges
42 %
Crevette
42 %
18 1520
3. PORTRAIT DE L’AQUACULTURE
Environ 15 % des volumes de production aquacole du Québec proviennent de la Gaspésie et du Bas-Saint-
Laurent. L’aquaculture demeure aujourd’hui une filière en développement soumise à des enjeux particuliers.
Elle est divisée en deux sous-secteurs, soit l’élevage en mer (mariculture) et l’élevage en eau douce
(dulciculture).
3.1. Mariculture
Au Québec, la mariculture concerne non seulement l’élevage de mollusques, principalement la moule bleue,
l’huître américaine et le pétoncle géant, mais aussi la culture de macroalgues. Ce secteur est en plein
développement dans la région. Bien que les sites maricoles soient concentrés dans la baie de Gaspé et la
baie des Chaleurs, d’autres se situent ailleurs, autour du littoral. Jusqu’en 2010, l’élevage de la moule bleue
et du pétoncle géant composait la grande majorité de la production maricole. Cependant, l’industrie doit
depuis faire face à des défis importants, particulièrement à la prédation des stocks de moules par les
canards de mer.
Récemment, la production d’espèces comme les macroalgues et l’huître américaine s’est développée. Cette
dernière, produite en volumes moins importants que la moule bleue, est toutefois plus lucrative, ce qui
contribue à la forte augmentation de la valeur totale de la production maricole observée dans la région ces
dernières années. De plus, des oursins sont élevés dans le Bas-Saint-Laurent. Ainsi, en 2016, 960 000 kg
de ressources ont été produits pour une valeur totale de 585 000 $.
Figure 16. Évolution de la production maricole depuis 2000
350 700 000 $
304 584 307 $
300 600 000 $
250 227 500 000 $
Valeur totale ($)
Volume total (t)
395 776 $
200 400 000 $
300 517 $
150 244 582 $ 300 000 $
125
155 96
100 200 000 $
50 100 000 $
121 920 $
2. Dulciculture
0 - $
2000 2001-2005 2006-2010 2011-2015 2016
18
213.2. Dulciculture
Au Québec, la dulciculture se fait essentiellement en étang ou en bassin terrestre. Ce domaine de
l’aquaculture est en croissance en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent. Les espèces produites dans les
différentes MRC sont l’omble de fontaine (truite mouchetée), qui est principalement vendu pour
l’ensemencement de plans d’eau (étangs de pêche, pourvoiries, etc.), et l’omble chevalier, vendu pour le
marché de la table. La Gaspésie est d’ailleurs la principale région productrice d’omble chevalier du Québec.
Malgré des volumes de production moins importants que dans le sud du Québec, la région se démarque
par ses produits à forte valeur. En 2016, 128 000 kg de ressources ont été produits pour une valeur totale
de 860 000 $.
Figure 17. Évolution de la production dulcicole depuis 2007
140 857 876 $
1 000 000 $
883 978 $
900 000 $
120
130 130 800 000 $
664 451 $ 674 175 $
100 700 000 $
Valeur totale ($)
Volume total (t)
98 600 000 $
80
82
500 000 $
60
400 000 $
40 300 000 $
200 000 $
20
100 000 $
0 0$
2007-2010 2011-2014 2015 2016
19
2224
4. PORTRAIT DE LA TRANSFORMATION
4.1. Volumes et valeurs par territoire
Le territoire de la Gaspésie ainsi que la portion du Bas-Saint-Laurent couverte par la DRG accueillent des
usines de transformation ayant différentes spécialisations pour plusieurs espèces. On compte 34
entreprises détentrices de permis de transformation de produits marins sur ce territoire.
Le côté sud de la Gaspésie représente la plus forte valeur d’expédition avec plus de 187 millions de dollars,
soit 61 % de la valeur d’expédition totale de l’ensemble du territoire couvert par la DRG. L’importance de ce
territoire est due à la présence de grandes entreprises de transformation de crabe des neiges et de homard,
principalement à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, à Grande-Rivière et à Paspébiac. Le côté nord de la Gaspésie
occupe la seconde place avec plus de 87 millions de dollars d’expéditions, soit 28 % de la valeur totale, en
raison principalement des usines de transformation de crevette du Grand Gaspé.
Figure 18. Répartition de la valeur des expéditions entre
les transformateurs des MRC de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent
en 2016
Gaspésie Nord
(La Côte-de-Gaspé et
La Haute-Gaspésie)
28 %
Gaspésie Sud
(Le Rocher-Percé,
Bonaventure et Bas-Saint-Laurent
Avignon) (La Matanie,
61 % La Mitis, Rimouski-
Neigette et
Les Basques)
11 %
Tableau 6. Volume et valeur des expéditions pour les entreprises de transformation du territoire
de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent desservi par la DRG en 2016
Volume (milliers de
Acheteur Valeur ($)
kilogrammes)
Bas-Saint-Laurent 2 552 33,5 M
Gaspésie Nord 7 995 87,9 M
Gaspésie Sud 14 677 187,3 M
22
25Figure 19. Évolution des expéditions des usines de transformation
en millions de kilogrammes et en millions de dollars
45 350 $
308 M$
Volumes d'expédition (millions de kilogrammes)
39
40 290 M$
300 $
35 33
32 32 32 32
Valeur des expéditions (M$)
30 250 $
30 27
25 221 M$ 200 $
158 M$
20
20 138 M$
150 $
115 M$
15 134 M$
72 M$ 72 M$ 100 $
10
50 $
5
0 - $
1985 1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Depuis 1985, les usines de transformation ont considérablement augmenté la valeur totale de leurs
expéditions. En effet, en 1985, cette valeur était de 72 millions de dollars pour l’ensemble des
transformateurs, alors qu’en 2016, elle était plus de 4 fois plus importante, soit de 308 millions de dollars.
Cette croissance est d’autant plus notable que les volumes d’expédition n’ont pas augmenté. Ils sont en fait
passés de 39 millions de kilogrammes en 1985 à 30 millions de kilogrammes en 2016.
Les raisons de cette croissance sont multiples telles que la diversification des espèces transformées,
l’augmentation des captures d’espèces à forte valeur comme le homard ou le crabe des neiges et une
meilleure valorisation de ces mêmes espèces par des processus de gestion et de suivi de qualité et
supérieurs.
Des enjeux persistent toutefois pour ce secteur, par exemple les coproduits de transformation, qui
demeurent peu valorisés aujourd’hui. Ces coproduits devraient constituer une source de revenus
supplémentaires plutôt qu’un coût d’exploitation pour les entreprises.
23
264.2. Main-d’œuvre dans le domaine de la transformation
Figure 20. Évolution du nombre d'emplois et du nombre estimé d'heures
travaillées dans les usines de transformation
2 500 2 355 1 600
2 286
Estimation du nombre d'heures travaillées (en milliers)
2 219
2 062 2 022 1 400
1 993 2 004
2 000 1 415
1 878
1 304 1 301 1 200
1 269 1 227 1 224
Nombre d'emplois
1 121 1 000
1 500
903 800
1 000
600
400
500
200
- -
1990 1995 2000 2005 2010 2014 2015 2016
Nombre d'emplois Estimation des heures travaillées (en milliers)
Le nombre d’emplois en usine de transformation ainsi que les heures travaillées sont relativement constants
depuis 1990. Ce secteur doit toutefois faire face à des défis dans la rétention de la main-d’œuvre de même
que le recrutement. En effet, un nombre important d’employés prennent leur retraite et il est difficile de
trouver du personnel pour les remplacer. Le renouvellement de la main-d’œuvre est essentiel au maintien
des opérations des usines de transformation. Cependant, l’automatisation permet d’assumer de grandes
charges de travail et contribue à assurer une capacité de transformation malgré le manque de personnel
grandissant.
24
2728
5. CONCERTATION ET SERVICES
Plusieurs associations de pêcheurs sont situées en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent et représentent les
pêcheurs auprès des instances publiques ou privées :
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG);
Regroupement des pêcheurs professionnels du nord de la Gaspésie (RPPNG);
Association des capitaines-propriétaires de la Gaspésie (ACPG);
Association des crabiers gaspésiens;
Association des morutiers traditionnels de la Gaspésie;
Association des pêcheurs côtiers de Saint-Joachim-de-Tourelle;
Association des pêcheurs de crevettes de Matane;
Association des crabiers de la Baie;
Association des pêcheurs de Les Méchins;
Association des pêcheurs polyvalents du havre de Sainte-Anne-des-Monts;
Association des morutiers de Gaspé;
Association des crabiers de la zone 17.
L’industrie maricole possède aussi sa propre association, le Regroupement des mariculteurs du Québec
(RMQ), qui représente toutes les entreprises de ce secteur au Québec. Les entreprises de pisciculture en
eau douce sont membres de l’Association des aquaculteurs du Québec (AAQ), qui agit à l’échelle du
Québec. Il en est de même pour l’industrie de la transformation, qui est représentée par l’Association
québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) à l’échelle de la province. La Première Nation Malécite de
Viger, la nation Mi’gmaq de Gespeg et la nation Mi’gmaq de Gesgapegiag sont également représentées par
l’Association de gestion halieutique autochtone Mi’gmaq et Malécite (AGHAMM). Cette dernière favorise
leurs intérêts et leur participation dans le secteur halieutique par la réalisation de projets de recherche et
développement.
Par ailleurs, la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent se sont dotés d’organismes de concertation et de services
qui favorisent l’essor du secteur :
Le Créneau Ressources, sciences et technologies marines (RSTM) appuie le développement, la
création et le dynamisme des entreprises des filières de la capture et de la transformation, de
l’aquaculture ainsi que des technologies et des biotechnologies marines.
Technopole maritime du Québec (TMQ) vise à accélérer le développement du secteur des
sciences, des technologies et des biotechnologies marines en offrant un soutien au rayonnement,
au réseautage industrie-recherche et à l’avancement des projets de développement.
Le Comité sectoriel de main-d’œuvre des pêches maritimes (CSMOPM) a pour mission d’analyser,
de développer et de diffuser un ensemble d’informations, de connaissances et de solutions
permettant d’accroître le développement et la valorisation des ressources humaines de l’industrie
québécoise des pêches et de l’aquaculture commerciales.
26
29 GÎMXPORT et Innov & Export PME, deux organismes régionaux d’exportation (ORPEX)
desservant respectivement la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent, ont pour mandat d’aider les
exportateurs potentiels à effectuer une démarche à l’exportation et à mieux se structurer pour
vendre sur un marché hors Québec.
Certaines associations de pêcheurs offrent également du soutien technique (fourniture de glace, parc
d’hivernage pour les bateaux, fourniture d’agrès de pêche, etc.).
De plus, les chantiers navals, par exemple Réparation BNR (Les Méchins), Chantier naval Forillon (Gaspé),
Méridien maritime (Matane), Conception navale FMP (Newport) ou Les Entreprises maritimes Bouchard
(Rivière-au-Renard), offrent aux armateurs des services allant de la construction à la réparation de navires.
Enfin, une dizaine de commerces fournissant des agrès ainsi que des équipements de pêche et de
navigation sont établis à proximité des principaux ports de pêche.
Ces différents services contribuent positivement au développement de l’industrie des pêches et de
l’aquaculture et jouent un grand rôle dans l’économie locale.
27
3032
6. INNOVATION ET RECHERCHE
En ce qui concerne le secteur des pêches et de l’aquaculture, la Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent recèlent
une importante force de recherche s’appuyant sur des centres et un regroupement de recherche. Ces
régions comptent aussi plusieurs centres et réseaux actifs en sciences et en technologies de la mer de
même qu’en technologies et en biotechnologies marines qui mettent une part de leur expertise au service
de ce secteur.
Merinov, dont deux des quatre unités de recherche sont situées à Gaspé et à Grande-Rivière,
intervient dans les domaines de la capture, de l’aquaculture, de la transformation des produits
aquatiques et de la valorisation de la biomasse marine. Merinov est aussi reconnu comme centre
collégial de transfert de technologie.
L’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Pêches et Océans Canada, situé à Mont-Joli, fournit au
gouvernement fédéral et à la communauté une base scientifique pour la gestion et la conservation
des ressources halieutiques marines ainsi que la protection de l’environnement marin.
Le Centre de transfert et de sélection des salmonidés (CTSS), qui se trouve à Nouvelle en
Gaspésie, est voué à la sélection génétique des ombles d’élevage.
Le Centre de recherche sur les biotechnologies marines (CRBM), situé à Rimouski, s’intéresse aux
biotechnologies marines et à la valorisation de la biomasse marine.
L’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), affilié à l’Université du Québec à Rimouski
(UQAR), s’intéresse aux écosystèmes et aux environnements côtiers et marins.
Le regroupement stratégique de recherche universitaire Ressources aquatiques Québec (RAQ)
exerce des activités en milieu marin et en eau douce. Les quelque 40 chercheurs membres
viennent de 8 établissements universitaires et de centres partenaires.
Plusieurs autres centres et regroupements, par exemple Innovation maritime, le Réseau Québec maritime
(RQM) ou l’Observatoire global du Saint-Laurent (OGSL), sont spécialisés dans ce secteur ou des
domaines connexes comme le génie maritime, la diffusion de données océanographiques ou la navigation.
30
3334
7. FORMATION
La Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent disposent d’établissements d’enseignement ainsi que d’organismes
aidant à la formation et à l’accréditation de la main-d’œuvre dans les différents secteurs de l’industrie.
L’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (EPAQ), située à Grande-Rivière, offre de la formation
professionnelle, technique et continue dans les domaines de la capture, de la navigation mécanique, de
l’aquaculture et de la transformation.
Dans le Bas-Saint-Laurent, l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) offre de nombreux programmes
portant sur le milieu marin (océanographie, gestion de ressources maritimes, etc.) et permet la formation de
chercheurs qui contribuent à une meilleure compréhension du milieu. L’Institut maritime du Québec (IMQ),
aussi situé à Rimouski, participe à la formation de main-d’œuvre en ce qui a trait au transport maritime
(pilotage, construction navale) et à la plongée professionnelle.
Enfin, des organismes comme le Bureau d’accréditation des pêcheurs et des aides-pêcheurs (BAPAP)
assurent l’accréditation des pêcheurs ayant suivi une formation afin d’aider à la délivrance des permis.
32
3536
8. PRINCIPAUX ENJEUX ET
PERSPECTIVES
8.1. Capture
Retour du sébaste (remise à niveau des engins de pêche, mise en place d’une politique de
gestion, adaptation des usines de transformation, etc.)
Variation de l’abondance des stocks exploités (en ce qui concerne notamment le flétan du
Groenland et la crevette), en partie due aux changements climatiques
Politique de gestion des mammifères marins (conséquences sur les pêcheries de crabe des neiges
et de homard par une réduction des saisons de pêche et des fermetures de zones)
Renouvellement de la flotte de pêche
Relève (accessibilité à l’acquisition d’une entreprise de pêche)
Recrutement et rétention de la main-d’œuvre travaillant à bord des navires
Défis de gestion d’une entreprise de pêche
8.2. Aquaculture
Difficulté d’investissement dans les actifs aquacoles
Offre de services techniques aux entreprises
Mise en marché et visibilité des produits
Concertation dans le développement du secteur
Diversification des productions
Environnement et catastrophes naturelles (prédation des stocks par les canards de mer, grandes
crues printanières, floraisons d’algues toxiques, etc.)
8.3. Transformation
Diversification des activités des usines en réponse à l’instabilité des ressources
Recrutement et rétention de la main-d’œuvre
Développement de nouveaux marchés intérieurs et extérieurs
Acquisition de certifications dans une optique de différenciation des produits
Innovation et recherche pour des produits à valeur ajoutée, notamment en lien avec la gestion des
coproduits de transformation
Automatisation et robotisation des chaînes de production
Modernisation des infrastructures
34
37D’un point de vue sectoriel, la concertation du milieu, la valorisation des produits et l’image du secteur
ressortent comme des enjeux importants et prioritaires. Pour relever ces défis, le secteur se doit d’être bien
au fait de ses forces, de ses faiblesses, des opportunités qui s’offrent à lui et des menaces auxquelles il doit
faire face.
FORCES FAIBLESSES
Produits marins de qualité Concertation entre les différents acteurs et
maillons de l’industrie
Grande diversité des espèces capturées
Faible présence sur le marché intérieur
Industrie au cœur de l’économie régionale
associée à une faible visibilité des produits
Organismes de soutien et établissements de
Valorisation non optimale des produits et des
formation de qualité
coproduits
Centre de recherche et d’innovation de
Difficulté d’investissement pour les entreprises
qualité
aquacoles
Forte capacité de transformation des usines
Instabilité au regard de la main-d’œuvre en
Capacité d’investissement importante dans lien avec la saisonnalité des activités
les pêches et la transformation, avec le
Sous-valorisation de l’image et des métiers du
soutien des gouvernements
secteur
Capacité d’innovation considérable
OPPORTUNITÉS MENACES
Développement de l’écocertification pour une Vieillissement et rareté de la main-d’œuvre
meilleure différenciation
Instabilité de l’abondance de certaines
Développement de la pêche au sébaste ressources
compte tenu de la levée imminente du
Changement des paramètres d’exportation
moratoire
vers le marché américain (principale
Demande croissante de produits du terroir destination des expéditions)
régionaux sur le marché intérieur
Compétition entre les différentes régions pour
Demande croissante de produits marins la réouverture de la pêche au sébaste et
québécois ou canadiens à l’échelle l’approvisionnement en matières premières
internationale
Importantes mesures de précaution pour la
Innovation et recherche pour le protection des mammifères marins
développement durable du secteur
Conséquences des changements climatiques
Relance de la Société de développement de pour le secteur (déplacement de certains
l’industrie maricole stocks, présence d’espèces
envahissantes, etc.)
Développement d’une approche de chaîne de
valeur
38 3540
9. CONCLUSION
Ce portrait du secteur des pêches et de l’aquaculture commerciales en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent
confirme l’importance de cette industrie pour l’économie de ces régions ainsi que pour leur vitalité et
l’occupation du territoire. Il montre également le potentiel de développement considérable de ce secteur
encore inexploité. Des occasions se présentent pour soutenir la croissance de celui-ci et l’industrie doit les
saisir. Le retour de la pêche au sébaste, la diversification des productions aquacoles et l’engouement pour
des produits régionaux, durables et santé chez les consommateurs québécois ne sont que quelques
exemples parmi une multitude de possibilités à explorer et à exploiter.
Le MAPAQ vise à soutenir le développement de l’industrie des pêches et de l’aquaculture, notamment par
le Plan d’action ministériel 2018-2025 pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales du
Québec, dans lequel le développement durable du secteur est prioritaire.
Ce plan d’action fait d’ailleurs référence à la Politique bioalimentaire 2018-2025 (Alimenter notre monde),
qui vise à offrir des produits répondant aux besoins des consommateurs, à favoriser le développement
d’entreprises prospères, durables, innovantes, attractives et responsables ainsi qu’à mettre en valeur des
territoires dynamiques contribuant à la prospérité du bioalimentaire. Les objectifs de cette politique
s’inscrivent directement dans les possibilités de croissance de l’industrie. D’ailleurs, les objectifs de la
Stratégie maritime du Québec sont aussi de dynamiser l’économie des régions côtières du Québec, en plus
d’exploiter les capacités de nouvelles filières industrielles et de valoriser le potentiel du fleuve Saint-Laurent
et du golfe du Saint-Laurent.
Il en est de même pour la Stratégie gouvernementale pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires
2018-2022, qui exige de l’administration gouvernementale qu’elle tienne compte des priorités des régions.
Cette stratégie permettra également au gouvernement du Québec de soutenir l’industrie des pêches et de
l’aquaculture de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent dans la mise en œuvre de ses projets.
38
41Pour information, veuillez-vous adresser à la :
Direction régionale de la Gaspésie
Sous-ministériat aux pêches et à l’aquaculture commerciales
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
96, montée de Sandy Beach, bureau 2.06
Gaspé (Québec) G4X 2V6
Téléphone : 418 368-7676
Télécopieur : 418 360-8851
Courriel : drg@mapaq.gouv.qc.ca
Site Internet : www.mapaq.gouv.qc.ca
Révision linguistique
Isabelle Tremblay (Des mots et des lettres)
Édition
Direction des communications, MAPAQ
Photographie
Éric Labonté, direction des communications, MAPAQ
Dépôt légal 2018
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada
ISBN : 978-2-550-82639-2 (imprimé)
ISBN : 978-2-550-82640-8 (PDF)
© Gouvernement du Québec, 2018
4344 18-0176
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