CR des journées OZCAR 2018 Villa Clythia, Fréjus 3-5 avril 2018 - INRA
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CR des journées OZCAR 2018 Villa Clythia, Fréjus 3-5 avril 2018 1. Synthèse générale Les journées de l’IR OZCAR, qui se sont déroulées à Fréjus du 03 au 05 avril 2018, ont réuni une soixantaine de participants. Ce deuxième meeting de l’IR OZCAR avait trois ambitions : permettre aux participants de mieux se connaître, engager les chantiers transverses et mettre au point un mode de gouvernance interne. Ces journées ont été organisées autour d’ateliers de travail centrés sur le développement des WPs d’OZCAR. Chaque atelier était précédé d’exposés introductifs permettant d’éclairer les questions abordées dans les ateliers. • En introduction, Isabelle Braud a présenté un bilan des actions réalisées depuis les journées de lancement en février 2017. Un point sur le projet d’infrastructure européenne eLTER a aussi été fait par Nicolas Arnaud. • L’atelier WP2, Interface modèles-données, a permis de réfléchir à une représentation partagée du fonctionnement de la zone critique et aux observations et modélisations nécessaires. • L’atelier WP3, Instrumentation, a permis de faire un point sur les projets reçus à l’appel d’offre interne CRITEX et de commencer à réfléchir aux variables essentielles de la zone critique. • L’atelier WP4, Structuration, animation et gouvernance d’OZCAR, a abordé la question de la structuration interne et de la gouvernance d’OZCAR. • L’atelier WP1, Construction du portail de données/métadonnées Theia/OZCAR, a permis de présenter l’état d’avancement du portail et de réfléchir en groupes aux fonctionnalités attendues. Principales conclusions des journées : • OZCAR se développe. Il faut travailler pour que les acteurs se connaissent mieux pour pouvoir organiser la vie scientifique permettant de maximiser la plus-value de l’IR. Chacun doit y participer. • OZCAR doit se doter d’une matrice structurante en zones géographiques et en thèmes scientifiques fédérateurs. Les thèmes scientifiques transverses sont reconnus comme importants pour le développement d’OZCAR. Leur mise en place constituera un des Work Packages de l’IR. • Les thèmes scientifiques feront l’objet d’un appel d’offre interne. • OZCAR est un groupement d’observatoires, eux même constitués d’un ensemble de sites. Les observatoires, labélisés par les organismes de recherche sont les briques de base d’OZCAR. • Le budget annuel d’OZCAR (un budget d’animation) sera élaboré non plus en tenant en compte les contours des anciens SOERE mais avec la nécessité de développer les Works Packages (figure 1). 1
• La nécessité d’acquérir un nombre de paramètres en commun est acquise. La liste de ces paramètres communs reste à affiner. • Un schéma de représentation physique de notre objet d’étude est à l’étude avant l’été. • La gouvernance est revue pour être plus représentative des observatoires et plus seulement des anciens SOERE. Le comité exécutif est totalement revu pour inclure un titulaire (et son suppléant) par observatoire au delà d’un certain nombre d’ETPT. Les plus petits observatoires sont réunis en trois groupes. • Sur le plan des réunions de l’IR OZCAR, les réunions du comité exécutif sont mensuelles et virtuelles. Les Journées des OZCAR sont annuelles et sont ouvertes à tous les participants. Le comité de pilotage (ou comité inter-organismes) se réunit deux fois l’an. Un conseil scientifique international doit être organisé. Un colloque scientifique est envisagé tous les trois ans. Figure 1 : Les principaux axes de travail de l’IR OZCAR Les paragraphes suivants proposent des synthèses un peu plus détaillées par WP. 2. WP2 : Interface données- modèles (03/04/2018) L’atelier a débuté par trois présentations. La première, par un grand témoin, F. Habets, a illustré les travaux de modélisation réalisés dans le projet Aqui-FR. Les deux autres, par B. Hector et O. Fovet, ont illustré des travaux réalisés dans OZCAR sur la modélisation des transferts d’eau et de contaminants dans la zone critique. 2
Travail en groupes : Vers une représentation partagée de la Zone Critique Une présentation introductive a permis de faire le bilan des informations recueillies grâce au questionnaire qui avait été diffusé auprès des modélisateurs où 43 modèles ont été documentés par 41 scientifiques. Les outils de modélisation déployés dans OZCAR abordent les différents compartiments de la zone critique, avec un nombre plus important du nombre de modèles pour l’hydrosphère (surface et souterrain) et le sol. Les échelles étudiées sont très larges et vont du laboratoire au globe, avec un nombre plus important pour les échelles intermédiaires (bassins de quelques km2 à quelques centaines de km2). L’ensemble des données collectées dans les observatoires d’OZCAR, ainsi que les données de télédétection ou des couches SIGs sont utilisées soit pour le forçage, l’estimation des paramètres ou encore pour l’évaluation des modèles. Le questionnaire n'ayant pas touché tout le monde, une seconde diffusion est envisagée pour enrichir le bilan des activités d'OZCAR1. Dans un deuxième temps, l’assistance a été séparée en 3 groupes afin de réfléchir à une « représentation partagée de la zone critique » en s’appuyant sur le schéma de la zone critique figurant dans le projet de plaquette de l’IR OZCAR. Les participants ont ainsi pu exprimer leur avis sur ce schéma, en particulier sur les manques. Le principal manque identifié concerne l’absence d’une représentation des activités humaines qui sont pourtant au cœur des préoccupations de nombres d’observatoires. Le travail en groupe a aussi permis à chaque participant de positionner son questionnement scientifique sur ce schéma en indiquant de quelles données il avait besoin en entrée et quelles étaient les informations qu’il produisait. Ce travail a été apprécié par les participants car il a permis à chacun de s’exprimer et à tous de mieux connaitre ce que font les autres et leurs questionnements. Pour ce premier exercice, les participants se sont plutôt focalisés sur leur propre problématique de recherche et le temps imparti à l’exercice n’a pas permis de travailler sur la vision d’ensemble. Ce travail de prise de recul et de synthèse reste à faire. Suite de l’atelier Avant l’été, les animateurs du WP, en lien avec la direction de l’IR OZCAR, retravailleront à partir des éléments produits durant les ateliers, pour faire évoluer le schéma de synthèse de représentation de la zone critique qui avait servi de support aux journées de Fréjus. L’objectif est de proposer une nouvelle version qui fasse bien apparaitre les grandes questions abordées au sein d’OZCAR. Cette nouvelle proposition sera discutée lors d’un autre atelier à organiser avant la fin de l’année et qui réunirait un nombre limité de participants, représentatifs des différentes questions scientifiques/compartiments abordés dans OZCAR afin de converger vers une représentation où l’ensemble des participants à OZCAR puissent se retrouver. 3. WP3 Instrumentation Une présentation rapide par leurs porteurs est faite des projets soumis à l’appel d’offre interne CRITEX. Ces projets seront dans les semaines à venir relus en détail par la direction de CRITEX. Compte tenu du degré très variable de maturation de ces différents projets, il est prévu des discussions avec les porteurs afin de les rendre plus transverses et plus pluridisciplinaires dans la mesure du possible. A noter que la date limite de l’utilisation des crédits de la tranche T2 de CRITEX va être repoussée de quelques années (informations recueillies lors de la réunion administrative de 1 https://framaforms.org/wp2-ozcar-interface-donnees-modeles-1518105231 3
fin de tranche T1 qui a eu lieu quelques semaines après la réunion de Fréjus). Ceci nous donne un peu plus de temps pour lancer les financements. Travail en groupes : Vers la définition de variables essentielles de la zone critique Les groupes ont réfléchi à la définition d’un jeu de variables essentielles qui pourrait caractériser la zone critique. Cette réflexion s’est organisée à partir des jeux de variables/paramètres communs définis par le réseau RBV et les éléments présents dans le document déposé pour eLTER. Globalement les variables proposées par RBV ont été confirmées et d’autres variables manquantes ont été évoquées. Chaque participant a pu s’exprimer sur les variables essentielles par rapport à ses propres problématiques. Mais le temps a manqué pour avoir une vision plus générale au niveau de la zone critique. L’atelier a permis une première sensibilisation des participants à cette question de la définition des variables essentielles. Il a aussi fait émerger un consensus sur la pertinence de cette démarche et la nécessité de la poursuivre. Suite de l’atelier Travail sur les projets soumis à l’appel d’offre CRITEX et navettes avec les porteurs. Concernant les variables essentielles, une difficulté de l’exercice, pointée par les participants, est liée au fait qu’un préalable à la définition des variables essentielles est de se mettre d’accord sur les questions auxquelles on souhaite répondre avec ces variables. D’où l’importance d’avancer sur la définition d’une représentation partagée de la zone critique (travail du WP2), et des grandes questions qu’on souhaite y aborder, afin de mieux cibler la réflexion sur les variables essentielles. 4. WP4 : Structuration et gouvernance d’OZCAR Introduction à l’atelier Un questionnaire avait été diffusé en préalable à ces discussions. Il a recueilli 45 réponses. Les contributeurs ont confirmé le besoin de définir des briques de bases, formées soit de sites, soit d’observatoires. Les contributeurs étaient aussi unanimes à souhaiter la suppression du niveau SOERE, mais souhaitent néanmoins qu’il existe une structuration dans OZCAR combinant une organisation thématique et géographique/territoriale. Pour la gouvernance d’OZCAR et la composition du comité exécutif, outre une représentation des WPs, une représentativité des disciplines est le souhait principal des contributeurs. Les sondés pensent qu’il est nécessaire d’avoir une forme d’Assemblée Générale d’OZCAR annuelle à laquelle participeraient toute personne se sentant appartenir à la communauté zone critique. Il est également ressenti l’importance d’un colloque scientifique, organisé tous les n années permettant un moment scientifique d’échange. Les groupes de travail ont ensuite réfléchi spécifiquement aux questions suivantes : définition d’un site et d’un observatoire/quelle représentation pour le comité exécutif/quelle structuration interne Travail en groupes : résultats. Il ressort des synthèses les points suivants : a. Sites/Observatoires : 4
Site : unité géographique/objet instrumentée par rapport à une question scientifique et qui peut contenir plusieurs stations de mesures (typiquement les entités qui ont été référencées sous DEIMS) Observatoire : Un observatoire est un regroupement de sites qui répond à une ou des questions scientifiques qui peuvent évoluer au cours du temps. Ils sont construits sur la durée et sont labellisés par un ou des organismes. Ils fournissent un ensemble de variables qualifiées qui sont accessibles sur un intervalle de temps longs. Il y a un engagement des organismes vis-à-vis de ces observatoires. b. Trois types de propositions ont émergé des groupes pour la structuration : • Une structuration thématique autour de grandes questions scientifiques qui pourraient être des « think-tanks » sur des questions scientifiques nécessitant une approche pluridisciplinaire. Ces pôles se verraient doter d’argent pour de réunir, éventuellement pour conduire un petit projet de recherche, pour déposer un projet ANR, H2020, ERC… Le choix de ces thématiques transverses se ferait sur un appel d’offre interne et un système d’évaluation léger. • Une structuration géographique/territoriale fait sens pour les raisons suivantes : anticipation de eLTER et rapprochement avec les zones ateliers ; gain en lisibilité en affichant des enjeux territoriaux qui sont plus parlants pour les gestionnaires de ces territoires ; les territoires sont aussi beaucoup nos financeurs quand les projets type ANR se font rares. Il faudrait néanmoins mettre des garde-fous pour éviter : qu’une structuration territoriale cloisonne trop les équipes qui auraient un intérêt thématique à travailler ensemble (d’où l’importance d’une animation sur des thèmes transverses) ; qu’il n’y ait pas de sites qui restent orphelins • D’ou une structuration matricielle combinant une organisation territoriale (avec co- localisation de sites avec d’autres IR comme ICOS, ANAEE, RZA) et une organisation scientifique/thèmes transverses. c. Gouvernance : Une gouvernance a été proposée à l’issue du meeting qui a été ensuite perfectionnée dans les semaines qui ont suivi la réunion. Un document spécifique est annexé à ce compte rendu présentant l’évolution des réflexions qui ont suivi la réunion de Fréjus. Ce document sur la gouvernance a été discuté et approuvé par le comité exécutif. La gouvernance prévoit : • Un bureau • Un comité exécutif, constitué des représentants des WP et d’un représentant titulaire (+un suppléant) par observatoires pourvu que son nombre d’ETPT soit suffisant. Les « petits observatoires » sont regroupés en trois groupes. • Un comité des tutelles (pilotage) • Un comité scientifique international Les réunions seraient les suivantes : • Réunion virtuelle mensuelle du comité exécutif • Deux réunions par an du comité des tutelles • Une réunion annuelle, équivalente à une AG de l’infrastructure OZCAR. • Un colloque scientifique pluriannuel organisé sur le mode d’une conférence scientifique. 5
5. WP1 : Portail de données métadonnées Theia/OZCAR (05/04/2018) La mise en place du Système d’Information (SI) in situ du Pôle de données Thiea a démarré en commun avec l’Infrastructure de Recherche (IR) OZCAR (Observatoires de la Zone Critique Applications et Recherches). L’objectif est d’avoir un portail unique des données d’observation des surfaces continentales pour les utilisateurs qui permettra un accès transparent aux données quel que soit leur site d’hébergement (centre de données). Il s’agit d’un portail qui ne stocke pas les données qui sont déjà archivées par ailleurs mais qui fait le lien sur les bases de données des fournisseurs de données et les mette en visibilité de façon normalisée et suivant les critères internationaux d’interopérabilité. Les observatoires de l’IR OZCAR offrent une gamme variée de données, représentatives des données collectées sur les surfaces continentales. Bilan du travail réalisé en 2017-2018 En 2017, l’équipe projet a visité l’ensemble de ces observatoires et des centres de données qui les hébergent pour recueillir leurs besoins/attentes par rapport au SI Theia-OZCAR. Le niveau de développement des SI des 22 observatoires est très divers, allant du SGBDR2 à des listes de fichiers déposés sur un ftp. Figure 2 : Schéma de l’architecture du Système d’Information (SI) Theia-OZCAR et du flux d’informations 2 SGBDR : Système de Gestion de Bases de Données Relationnelles 6
Il a été mis en avant que l’élément d’intérêt est la variable. L’ensemble des variables mesurées par les 22 observatoires labellisés d’OZCAR a été recensé et mis en correspondance avec le vocabulaire hiérarchisé des sciences de la terre GCMD3. Le recensement a identifié près de 300 variables mesurées in situ, dont la moitié sont des mesures chimiques. Chaque variable a été documentée par des liens vers des thésaurus publiés (AGROVOC, EARTh Thesaurus, GACS Core Beta 3.1, NAL Thesaurus, UNESCO Thesaurus, LC Subject Headings, ANAEE). L’architecture du futur portail a aussi été définie (Figure 1) : afin de rester toujours à jour, on organise un flux d’information continu. Les données restent chez les fournisseurs qui les poussent vers le SI Theia-OZCAR à l’aide d’un script d’extraction. Ce script répond aux spécifications du format pivot Theia-OZCAR. Le format pivot spécifie l’ensemble des métadonnées nécessaires pour répondre aux requêtes formulées par les utilisateurs, aux standards d’interopérabilité (Inspire, ISO 19115, etc.) et à la déclaration de DOI (Figure 1). Travail en groupes durant les journées OZCAR Les journées OZCAR de Fréjus ont été l’occasion de travailler avec les futurs utilisateurs du portail pour définir leurs attentes et aider à la configuration de l’Interface Homme Machine (IHM). Les participants ont été divisés en deux groupes, correspondant à deux profils d’utilisateurs différents : le profil « utilisateur scientifique » et le profil « responsable de données (PI, responsable d’observatoire) ». Pour le profil « utilisateur scientifique », les participants ont pu exprimer leurs souhaits sur ce la manière dont ils souhaitent rechercher des données sur le portail, afficher les résultats de leur recherche, consulter les métadonnées, visualiser les données sélectionnées et les exporter. Pour le profil « responsable de données », les participants ont exprimer leurs attentes sur la nature des informations/métadonnées à transmettre au SI Theia/OZCAR en fonction des interrogations/résultats qu’ils espèrent réaliser sur le portail. Ces dernières ont aussi été répertoriées : statistiques de téléchargement, sur les utilisateurs, taux de disponibilité des données, liens avec les publications. Les deux ateliers ont aussi permis de pointer des lacunes dans la bancarisation actuelle sur des données auxiliaires, plutôt descriptives des bassins versants ou des sites (MNT, occupation des sols, propriétés des sols, données de géophysique), pour lesquelles il n’existe pas encore vraiment de solution et qui n’ont, pour le moment, pas été traitées dans la réflexion du portail, qui s’est concentrée sur les séries temporelles. Suites de l’atelier et prochaines actions à réaliser : • Les retours des utilisateurs ont été pris en compte pour faire évoluer la liste des métadonnées qui seront demandées aux observatoires et seront utilisées pour la définition de l’IHM du portail • Le format pivot (métadonnées obligatoires, recommandées et facultatives) est en cours de finalisation en collaboration avec les centres de données in situ, et le volet satellite de Theia, et en intégrant les retours des utilisateurs issus de l’atelier de Fréjus • Les fournisseurs de données devront écrire le script d’extraction de leurs métadonnées avec l’aide de l’équipe projet L’objectif est d’avoir un prototype de portail Theia-OZCAR in situ à la fin de l’année 2018. 3 GCMD : Global Change Master Directory. Ce vocabulaire hiérarchisé est régulièrement mis à jour par sa communauté. https://earthdata.nasa.gov/about/gcmd/global-change-master- directory-gcmd-keywords 7
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