Des accouchements Le coût hospitalier
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Une publication des Mutualités Libres
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C O O R D I N AT I O N ➞ Pascale Janssens
L AY O U T ➞ Philippe Dieu
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(©) Mutualités Libres / Bruxelles, Novembre 2012
(N° d’entreprise 411 766 483)Contexte
de l’analyse
De nos jours, l’accouchement est de plus en plus médicalisé. La majorité des
femmes sont rassurées par les pratiques comme la péridurale, les césariennes ou
le monitoring fœtal. L’hôpital reste donc le lieu privilégié pour un accouchement.
Une tendance confirmée par l’analyse des données des patientes affiliées aux
Mutualités Libres : en 2010, 98,81% des accouchements se sont effectués en
milieu hospitalier classique, 0,42% des accouchements en one-day et seule-
ment 0,77% des accouchements à domicile. Chiffre marquant : 18,95% des
accouchements en milieu hospitalier se font par césariennes. Cette proportion
reste stable selon la région : 18,55% en Flandre, 18,06% à Bruxelles et 20,20% en
Wallonie. Cependant, ces taux dépassent largement le taux maximal de 15%
recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).12
98,81% des
Les pays voisins suivent la même tendance. En effet, selon une enquête du
accouchements sont Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) auprès de
effectués en milieu plus de 700 femmes enceintes en 2010, il ressort que, pour 64% des Françaises
interrogées, l’hôpital reste le lieu préféré pour accoucher, suivi de la clinique
hospitalier classique, (25%) alors que seulement 2% des femmes enceintes préféreraient accoucher
à domicile. Pour 77% des femmes enceintes interrogées, le corps médical est
0,42% en one-day “une assistance scientifique et technique indispensable”.3
et seulement 0,77% Notre étude se propose de donner une image des coûts relatifs aux pres-
à domicile tations d’accouchement en milieu hospitalier en Belgique, sur base des
données de facturation des patientes affiliées à l’une des sept mutualités
libres (MLOZ), et ce, pour l’année 2010. Elle cadre, de plus, dans un projet plus
large de création d’une base de données spécifique concernant les principales
pathologies ou prestations chirurgicales effectuées dans les hôpitaux belges
au cours d’une année déterminée. Nous suivrons l’évolution de ces chiffres au
cours du temps.
1 Lignes directrices pour la surveillance de la disponibilité et de l’utilisation des services
obstétricaux - texte complet. Lignes directrices pour la surveillance de la disponibilité et de
l’utilisation des services obstétricaux. UNICEF, WHO, UNFPA. August 1997
2 www.mutsoc.be/NR/rdonlyres/E50FF315-CDF2-4728-9A43-413B82F8C5F0/0/etude_
comparative_accouchements.pdf
3 Article 03 janvier 2011, http://www.lelivrebleu.fr/actualites/30-accoucher-a-l-hopital-reste-le-lieu-
prefere-des-francaises5
Sommaire
6 Résumé
6 Nombre d’interventions
6 ������������������������������ Nombre d’interventions par type et par lieu
6 ������������������������������ Nombre d’interventions selon le type d’accouchement et l’âge de
la patiente
7 Durée de séjour pour un accouchement
8 Coûts d’un accouchement
8 ������������������������������ Méthodologie
8 ������������������������������ Coûts moyens d’un accouchement (voie vaginale versus césarienne)
9 ������������������������������ Postes de dépenses liés à l’accouchement par césarienne
en hospitalisation classique
10 �������������������������� Postes de dépenses liés à l’accouchement par voie basse
en hospitalisation classique
11 �������������������������� Postes de dépenses liés à l’accouchement en hospitalisation de jour
11 �������������������������� Accouchement à domicile
12 �������������������������� Coûts moyens d’un accouchement par région
13 �������������������������� Coût moyen d’une intervention selon le statut socio-économique
des patientes
15 �������������������������� Variabilité des coûts d’une intervention selon les hôpitaux
17 �������������������������� Coûts d’un accouchement selon le statut universitaire
ou non de l’hôpital
18 Conclusions et recommandations6
Résumé de l’analyse
• Nous pouvons constater que 81,05% des interventions
Nombre d’interventions à l’hôpital concernent l’accouchement par voie basse
et 18,95% par césarienne. L’évolution de ce taux semble
stable depuis quelques années mais reste trop élevé. Cela
a un impact non seulement sur les coûts mais aussi en
termes de qualité des soins (indicateurs nationaux de
Nombre d’interventions par type qualité de soins).
et par lieu
• Les accouchements effectués en hospitalisation clas- Nous évaluerons, dans la seconde partie de cette étude,
sique représentent 98,81% des accouchements de la l’impact financier de la césarienne par rapport à l’accouche-
population des Mutualités Libres en 2010, alors que ceux ment par voie basse pour la patiente et l’assurance obliga-
effectués en one day ou à domicile représentent moins toire en 2010.
d’1% des accouchements des affiliées.
• En ce qui concerne le prestataire effectuant l’accouche-
ment : 98,5% se font par un spécialiste en gynécologie
et obstétrique et ce taux monte à 100% pour les accou-
Nombre d’interventions
chements par césarienne ; 0,6% des accouchements par selon le type d’accouchement
voie basse se font par un médecin autre qu’un obstétricien et l’âge de la patiente
et enfin 0,9% par des sages-femmes seules.
Figure 2
ventilation du nomBRe d’inteRventions paR type
Figure 1 d’accouchement et paR tRanche d’Âge
nomBRe d’accouchements paR lieu d’inteRvention
nomBRe d'accouchements7
Figure 3
taux d’accouchements paR type d’inteRvention Durée de séjour pour
paR tRanche d’Âge
un accouchement
Pour les séjours hospitaliers classiques, nous avons constaté
une certaine disparité entre les patientes quant à la durée
de séjour. Nous avons donc exclu de l’analyse des dépenses
les séjours anormalement longs de patientes qui devaient
souffrir vraisemblablement de pathologies annexes impli-
quant des hospitalisations longues et non entièrement liées
à l’accouchement.
■ Par voie basse / ■ Par césarienne Après élimination de ces “outliers”, nous remarquons :
• Pour un accouchement par césarienne : une patiente
séjourne à l’hôpital entre 6 et 7 jours facturés, soit 6,6
• L’âge moyen lors d’un accouchement par césarienne jours en moyenne indépendamment du type de chambre
est de 31 ans contre 30 ans pour un accouchement par ou du statut social5 de la patiente.
voie basse. Ceci correspond aux moyennes calculées par • Pour un accouchement par voie basse : une patiente
la cellule technique de l’INAMI, au niveau national. 1 séjourne à l’hôpital entre 4 et 5 jours facturés, soit 4,6
• La figure 3 nous montre que le taux de césariennes aug- jours en moyenne indépendamment du type de chambre
mente régulièrement avec l’âge de la femme et passe ou du statut social de la patiente.
de 13,51% chez les 45 ans.
Plus les femmes sont âgées, plus leur risque d’accoucher Ces moyennes correspondent aux chiffres de la cellule tech-
par césarienne est élevé. nique de l’INAMI qui a calculé une durée moyenne facturée
de 7 jours pour une césarienne et 5 jours pour un accou-
On obtient la même conclusion si on introduit l’âge dans chement par voie basse.
un modèle de régression logistique sous forme de variable
continue, chaque année supplémentaire est associée à un
risque de césariennes de 105% par rapport à l’année pré-
cédente (IC = [104,3 ; 105,7]) ; ce taux est en ligne avec les
conclusions d’une étude de l’INAMI effectuée en 2006.2
Bon À sAVoiR
Dans une étude effectuée par le professeur B Langer
de l’hôpital de Hautepierre, (Strasbourg) en 20083, les
facteurs influençant l’augmentation du taux de césa-
riennes sont répertoriés comme suit :
• l’âge moyen de la première grossesse
• l’augmentation progressive de l’âge des femmes
enceintes
• le poids moyen avant la grossesse et la taille du bassin 18,95% des accouchements se font
• les techniques de PMA4 sont connues pour augmen-
ter le taux des grossesses multiples, ce qui participe par césarienne, un taux dépassant
à l’augmentation du taux des césariennes largement les 15% recommandés par
l’Organisation mondiale de la santé
1 https://tct.fgov.be/webetct/etct-web/ (APR-DRG 540 CESARIENNE et
APR-DRG 560 PAR VOIE VAGINALE pour l’année 2008.)
2 http://www.nic-ima.be/library/documents/health_monitoring/CK%20
C%C3%A9sariennes_AIM_rapport_20060424.pdf
3 http://www.performances-medicales.com/gyneco/Encours/134/04.pdf
4 PMA: procréation médicalement assistée 5 (Bénéficiaire de l’intervention majorée (BIM) ou non)8
Coûts moyens d’un accouchement
Coûts d’un accouchement (voie vaginale versus césarienne)
La figure 4 ci-dessous réunit l’information sur les coûts
moyens d’un accouchement pour les patientes par type
Méthodologie d’hospitalisation et par type d’accouchement.
L’extraction des données pour les patientes des Mutualités
Libres ayant accouché en 2010 se base sur les codes de Figure 4
nomenclature suivants6 : coûts moyens d’une inteRvention paR type d’accouchement
paR type d’hospitalisation
424012- 424023
424071- 424082
423010- 423021
4226717 (SF8) – Accouchement par voie basse (voie vaginale)
423673 (SF)
423500
422656 (domicile/SF)
423651 (domicile/SF)
424093- 424104 – Accouchement par césarienne
Afin d’avoir une vue globale des coûts d’hospitalisation liés
à l’accouchement, nous avons regroupé les nomenclatures hospitalisation hospitalisation one day à domicile
césaRienne paR voie Basse
en 2 catégories :
1. Accouchement par voie basse
2. Accouchement par césarienne appelé aussi “accouche- ■ Supplément / ■ TM / ■ AO
ment par voie haute”, peut être effectué en urgence, en cours
d’accouchement par voie basse, ou programmé à l’avance.
• Les coûts moyens d’un accouchement par césarienne
Les modes d’anesthésie utilisés (péridurale, AG en cas de lors d’une hospitalisation classique sont significati-
césarienne) sont difficiles à déterminer à partir des codes de vement plus élevés que ceux des accouchements par
nomenclature à notre disposition (à cause de l’imprécision voie basse que ce soit au cours d’une hospitalisation clas-
de ceux-ci). sique, one-day ou à domicile.
• Le fait d’opter pour un accouchement à domicile11 par
Une fois les patientes détectées par les codes de presta- des sages-femmes coûte moins cher que les autres
tions listés ci-dessus, nous avons extrait toutes les presta- options, à la fois pour l’assurance obligatoire et pour la
tions (médicales, chirurgicales, pharmaceutiques et autres) patiente. Nous faisons remarquer que seuls les frais le jour
liées au séjour durant lequel a eu lieu l’accouchement. Nous de l’accouchement ont été pris en compte (pas les frais
avons détaillé les coûts par coût AMI9, TM10 et suppléments. pré- et post-partum) : il faut donc relativiser la différence
de coût.
• Les coûts de la grossesse et de l’accouchement n’ont
cessé de croître ces dernières années du fait notamment
de l’augmentation massive du taux de naissances par
césarienne, qui atteint aujourd’hui 19% dans nos hôpitaux
(qui dépasse le taux maximal de 15% recommandé par
l’Organisation mondiale de la santé).
6 Nous n’avons pas pris comme détecteur de séjour les surveillance et
assistance avant ou pendant le travail, même au domicile.
7 Les n°s 422656 et 422651 sont en vigueur depuis le 01.07.2010.
8 SF=Sage femme 11 Nous ne pouvons exclure que ces accouchements à domicile soient
9 Coût AMI : ce que paye l’assurance obligatoire peut-être des accouchements dans des “maisons de naissance” qui sont
10 TM : ticket modérateur au nombre de 7 en Belgique9
Postes de dépenses liés à l’accouchement par césarienne
en hospitalisation classique
Ta b l e au 2
Répartition des coûts moyens d’une césarienne par poste de dépenses en hospitalisation classique
RUBRIQUE AO EN € AO% TM EN € TM% SUPP EN € SUPP% TOTAL EN € PART. PATIENT /
TOTAL%
PRIX JOURNEE ENTRETIEN 2416,16 60,20% 103,90 62,57% 304,61 22,15% 2824,67 14,46%
HONORAIRE 886,12 22,08% 13,22 7,96% 861,44 62,65% 1760,78 49,67%
BIOLOGIE CLINIQUE 211,73 5,28% 6,72 4,05% 19,11 1,39% 237,56 10,87%
IMAGERIE MEDICALE 75,74 1,89% 5,78 3,48% 9,70 0,71% 91,22 16,97%
MEDICAMENTS 182,65 4,55% 3,89 2,34% 0 0% 186,54 2,09%
AUTRES 239,80 5,98% 32,42 19,52% 180,01 13,09% 452,23 46,97%
MATERIEL VISCEROSYNTHESE 1,11 0,03% 0,12 0,07% 0,05 0% 1,28 13,28%
TOTAL 4013,31 100% 166,05 100% 1374,92 100% 5554,28 27,74%
Nous avons vu dans l’analyse descriptive que la durée Pour les suppléments à charge des patientes, sur un total
moyenne de séjour pour un accouchement par césarienne moyen de 1375 € par séjour hospitalier, nous constatons
s’élève à quasi 6,6 jours (facturés). que :
• les suppléments d’honoraires médicaux atteignent
En valeur absolue et en moyenne, l’accouchement par 62,65% de ce montant, soit 861 € (dont 34,5% repré-
césarienne coûte à l’assurance obligatoire (dépenses AO) sentent les honoraires d’anesthésiste).
un montant de 4013,31 € dont : • les suppléments de chambre à 1 lit représentent 304 €
• quasi 60,2% concernent uniquement les frais de séjour en moyenne. Les suppléments à charge de la patiente
et de soins de la patiente lors d’un séjour en hospitalisa- pour “autres12” arrivent à 180 € en moyenne.
tion classique, soit 2416,16 €.
• 22,08% consistent en divers honoraires liés à l’accouche-
ment (gynécologue/obstétricien, anesthésiste,…) pour un
montant de 886,12 €. En conclusion :
• 5,28% des dépenses AO, soit 211,73 €, concernent la Une hospitalisation pour un accouchement par césarienne coûte
rubrique “autres”, qui regroupe des éléments variés 5554,28 € dont 28% à charge de la patiente, soit 1541 €, ce qui
comme les soins kinésithérapeutiques, l’alimentation reste fort élevé pour le portefeuille de la patiente.
médicale et d’autres prestations spéciales.
• La biologie clinique et l’imagerie médicale représentent
7,86% des dépenses AO lors d’un séjour hospitalier pour
une césarienne.
Si nous examinons les tickets modérateurs :
• 62,6% couvrent la quote-part de la patiente pour ses frais
de séjour et de soins (presque 104 € en moyenne).
• La quote-part du patient pour les examens techniques La biologie clinique et l’imagerie
complémentaires et les soins par kinésithérapie “autres”
représente 19,52% du total des tickets modérateurs. médicale représentent 7,86%
des dépenses AO lors d’un séjour
hospitalier pour une césarienne.
12 =poste “Divers” sur la facture10
Postes de dépenses liés à l’accouchement par voie basse
en hospitalisation classique
Ta b l e au 3
Répartition des coûts moyens d’un accouchement par voie basse par les différents postes de dépenses en hospitalisation classique
RUBRIQUE AO EN € AO% TM EN € TM% SUPP EN € SUPP% TOTAL EN € PART. PATIENT /
TOTAL%
PRIX JOURNEE ENTRETIEN 1762,41 59,94% 82,95 61,24% 222,31 23,16% 2067,67 14,76%
HONORAIRES 724,35 25,31% 9,81 7,24% 693,67 72,26% 1427,82 49,27%
BIOLOGIE CLINIQUE 167,55 5,85% 6,70 4,95% 10,95 1,14% 185,20 9,53%
IMAGERIE MEDICALE 63,22 2,21% 5,78 4,26% 4,05 0,42% 73,05 13,45%
MEDICAMENTS 144,28 5,04% 2,86 2,11% 0 0% 147,14 1,94%
AUTRES 47,13 1,65% 27,28 20,14% 28,97 3,02% 103,39 27,99%
MATERIEL VISCEROSYNTHESE 0,19 0,01% 0,07 0,05% 0,00 0% 0,26 54,41%
TOTAL 2909,13 100% 135,45 100% 959,96 100% 4004,53 27,35%
En valeur absolue, l’accouchement par voie basse coûte, Pour les suppléments à charge de la patiente, sur un total
en moyenne, à l’assurance obligatoire (dépenses AO) un moyen de 960 € par séjour hospitalier, nous constatons
montant de 2909,13 € : que :
• 60% concernent uniquement les frais de séjour et les • les suppléments de chambre à 1 lit représentent 222 €
soins de la patiente lors d’un séjour en hospitalisation en moyenne (soit 23% du total des suppléments)
classique, soit 1762,41 €. Nous avons vu dans l’analyse • les suppléments d’honoraires médicaux atteignent
descriptive que la durée moyenne de séjour pour ce 72% de ce montant, soit 694 € (dont 160 € pour l’anesthé-
type d’accouchement s’élève à un peu plus de 4,8 jours siste) sachant que 69,7% des patientes ont recours à l’anes-
(facturés). thésie et que les suppléments d’honoraires atteignent
• 25% des dépenses concernent les divers honoraires 300% du montant AO soit 570 € dans une chambre à 1 lit .
(gynécologue/obstétricien(s), anesthésiste,…) pour un
montant de 724 €.
En ce qui concerne les tickets modérateurs : En conclusion :
• 61,24% (83 €) couvrent la quote-part de la patiente pour Une hospitalisation pour un accouchement par voie basse coûte
les frais de séjours et les soins. 4004,53 €. La part à charge de la patiente pour un accouchement
• 20% (27 €) concernent le poste “autres” regroupant par voie basse représente 27% du coût total, soit 1095 €.
de nombreux éléments variés dont le plus important
concerne les soins kinésithérapeutiques. On trouve aussi
de l’alimentation médicale et des prestations spéciales.
les suppléments de chambre
à 1 lit représentent 222 €
en moyenne (soit 23% du total des
suppléments)11
Postes de dépenses liés à l’accouchement en hospitalisation de jour
Ta b l e au 4
Répartition des coûts moyens d’un accouchement par voie basse par les différents postes de dépenses en hospitalisation classique
RUBRIQUE AO EN € AO% TM EN € TM% SUPP EN € SUPP% TOTAL EN € PART. PATIENT /
TOTAL%
PRIX JOURNEE ENTRETIEN 230,04 27,13% 0 0% 0 0% 230,04 0,00%
HONORAIRE 492,25 58,05% 3,67 44,49% 194,18 87,77% 690,09 28,67%
BIOLOGIE CLINIQUE 77,19 9,10% 2,28 27,71% 2,42 1,09% 81,89 5,74%
IMAGERIE MEDICALE 1,93 0,23% 0,08 0,92% 0,18 0,08% 2,18 11,48%
MEDICAMENTS 8,91 1,05% 1,77 21,44% 15,38 6,95% 26,05 65,80%
AUTRES 37,68 4,44% 0,45 5,44% 9,08 4,10% 47,20 20,18%
TOTAL 848,00 100% 8,24 100% 221,23 100% 1077,47 21,30%
Pour rappel, en 2010, nous avons eu seulement 95 cas d’ac- • L’accouchement en hospitalisation de jour coûte, en
couchement par voie basse en one-day. En détaillant les moyenne, à l’AO (dépenses AO) un montant de 848 €
différents postes de dépenses, nous obtenons la ventilation dont 58% concerne uniquement les honoraires soit 492 €,
du tableau ci-dessus. Notons que nous ne prenons pas en suivis des frais de séjour et des soins du patient lors d’un
compte les dépenses qui entourent le jour de l’accouche- séjour en one-day, soit 230 €.
ment (par exemple, la kiné). • Pour les suppléments à charge de la patiente, sur un total
moyen de 221 € par intervention, nous constatons que les
suppléments d’honoraires médicaux et de sages-femmes
représentent 88% de ce montant, soit 194 €. Si nous exa-
minons la part à charge de la patiente pour un accou-
L’accouchement en hospitalisation de chement par voie basse, il représente 21% du coût total.
jour coûte, en moyenne
à l’AO, un montant de 848 €
Accouchement à domicile
Ta b l e au 5
Répartition des coûts moyens d’un accouchement par voie basse à domicile
RUBRIQUE AO EN € AO% TM EN € TM% SUPP EN € SUPP% TOTAL EN € PART. PATIENT /
TOTAL%
HONORAIRES 591,27 99,82% 0 - 0 0% 591,27 0,00%
BIOLOGIE CLINIQUE 0,84 0,14% 0 - 0 0% 0,84 0,00%
AUTRES 0,22 0,04% 0 - 0,13 100% 0,35 37,14%
TOTAL 592,33 100% 0 - 0,13 100% 592,46 0,02%
La plus grosse dépense AO concerne les honoraires mais Cette option doit être réservée à des patientes dont la gros-
en dehors de ce poste, les dépenses sont fort restreintes sesse ne présente pas de risque majeur mais elle ne fait
(voir tableau 4). pas l’unanimité auprès des futures mères qui ne se sentent
rassurées qu’en milieu hospitalier.12
Coûts moyens d’un accouchement par région
Figure 5
Coûts moyens par région, par type d’hospitalisation et par type d’accouchement
Bruxelles Flandre Wallonie Belgique Bruxelles Flandre Wallonie Belgique Bruxelles Flandre Wallonie Belgique
Césarienne Par voie basse Par voie basse
Hospitalisation classique One Day
■ Supplément / ■ TM / ■ AO
L’analyse des variations géographiques des coûts des presta- Le tableau 6 présente les indices bruts et les indices standar-
tions de soins de santé revêt un intérêt administratif (applica- disés par rapport à la moyenne nationale d’une intervention
tion uniforme de la législation) mais aussi de santé publique dans chaque région par type d’accouchement et par type
(identification des variations de besoins, de comportements d’hospitalisation en 2010.
de consommation et des inégalités de couverture de soins).
Les différences qui subsistent après une standardisation
Pour expliquer les différences régionales, nous ne pouvons en fonction de l’âge et du statut de bénéficiaire de l’inter-
pas utiliser les données brutes car ces montants recouvrent vention majorée (BIM) peuvent être liées à des différences
une multitude de réalités différentes. Il convient de standar- en termes de pratique médicale, de comportement de
diser les données de manière à éliminer, dans la mesure du recours aux soins,…ou de comportement de facturation
possible, l’influence de facteurs susceptibles d’induire un des hôpitaux.
biais dans les comparaisons. Nous avons donc “corrigé” les
montants en tenant compte de la structure de la population En analysant les indices standardisés du tableau 6, nous réa-
des Mutualités Libres fréquentant les hôpitaux de chaque lisons que pour les accouchements par voie basse effec-
région, de leur âge et de leur statut socio-économique. Dans tués en one-day, les hôpitaux de la région de Bruxelles
notre cas, nous avons retenu 3 strates d’âge et 2 strates pour facturent en moyen un supplément qui est 66.6% plus
le statut de remboursement du patient, soit 6 strates diffé- élevé que la moyenne nationale et deux fois plus élevé
rentes. Nous avons utilisé la méthode de standardisation que la moyenne de la Flandre et jusqu’à 3 fois plus que la
indirecte qui répond à la question suivante : “quel serait le Wallonie.
coût moyen de la région X si le coût moyen de chaque strate
était identique au coût moyen national de chacune de ces Pour les accouchements par césarienne en hospitalisa-
strates ou autrement dit, si le comportement de facturation tion classique, nous remarquons que la Flandre facture
des hôpitaux de la région X était identique au comporte- en moyenne un supplément qui est 25,05% au-dessus
ment de facturation de l’ensemble des hôpitaux belges en de la moyenne nationale et 22,4% de moins que Bruxelles.
fonction des caractéristiques de leurs patientes”.13
Ta b l e au 6
Indices bruts et standardisés AO TM Supplément
des coûts moyens d’une
intervention par région selon Indice brut Indice Différence Indice brut Indice Différence Indice brut Indice stan- Différence
le type d’hospitalisation par standardisé par rapport standardisé par rapport dardisé par par rapport
région et par par rap- à l'indice par rap- à l'indice rapport à la à l'indice
type d’accouchement port à la national* port à la national* moyenne national*
moyenne en % moyenne en % nationale en %
nationale nationale
Césarienne Hospita- Bruxelles 105,45 105,16 5,16 98,91 100,26 0,26 124,59 97,32 -2,68
lisation
classique Flandre 98,82 99,21 -0,79 106,02 102,94 2,94 77,11 74,95 -25,05
Wallonie 95,14 95,06 -4,94 95,36 96,73 -3,27 95,15 98,06 -1,94
Belgique * 100 100 100
Par voie Hospita- Bruxelles 106,96 106,84 6,84 101,10 102,70 2,70 126,26 115,05 15,05
basse lisation
classique Flandre 93,82 94,06 -5,94 102,75 99,68 -0,32 77,70 75,25 -24,75
Wallonie 97,84 97,73 -2,27 95,66 96,96 -3,04 90,78 93,53 -6,47
Belgique * 100 100 100
One-Day Bruxelles 101,89 102,78 2,78 85,92 88,92 -11,08 187,34 166,61 66,61
Flandre 93,82 100,01 0,01 100,73 109,15 9,15 58,11 64,36 -35,64
Wallonie 97,84 129,66 29,66 147,46 139,73 39,73 26,47 30,02 -69,98
Belgique * 100 100 100
Coût moyen d’une intervention selon le statut socio-économique des patientes
Figure 6
Coûts moyens d’une intervention selon le statut social de la patiente, du type d’hospitalisation et type d’accouchement
BIM NON BIM BIM NON BIM BIM NON BIM BIM NON BIM
HOSPITALISATION HOSPITALISATION ONE DAY À DOMICILE
Césarienne Par voie basse
■ Supplément / ■ TM / ■ AO14
Pour avoir une vue plus claire sur les coûts réels pour chaque Type de chambre
type d’intervention, il est indispensable de tenir compte du Pour les hospitalisations classiques, nous pouvons affiner les
statut socio-économique de la patiente dans un premier résultats en tenant compte du type de chambre occupée
temps et du type de chambre choisie par cette dernière par la patiente. Le tableau 7 ventile les différents types de
lors d’une hospitalisation classique dans un second temps. coûts en fonction du statut social de l’assurée et du type de
Le statut socio-économique de la patiente n’avait aucune chambre choisie par cette dernière : tant pour la césarienne
influence sur le type d’hospitalisation choisi (ou imposé) par que pour l’accouchement par voie vaginale, les patientes
la patiente (classique ou one-day). BIM choisissent une chambre à plus d’un lit.
Nous n’avons pas constaté de différences statistiquement
• Pour les hospitalisations classiques, le ticket modéra- significatives entre les moyennes des dépenses de l’AO
teur est 3 fois plus élevé pour les patientes non-BIM entre les BIM et les non-BIM selon le type de chambre. Par
versus les BIM (177 € vs 58) pour une césarienne ainsi que contre, pour les tickets modérateurs et les suppléments,
pour un accouchement par voie basse (146 vs 42 €) : ceci les patientes non-BIM paient statistiquement (beaucoup)
et dû au remboursement préférentiel pour les patientes plus que les patientes BIM, et les patientes installées dans
BIM. une chambre particulière paient plus de suppléments que
• De même, les suppléments à charge des patientes non celles installées dans une chambre “à deux lits ou commune”
BIM, pour un accouchement par césarienne sont 3 (Fisher, p15
Variabilité des coûts d’une intervention selon les hôpitaux
Les coûts moyens mentionnés jusqu’à présent, pour un avons le coût en euros et en abscisse, les interventions répar-
accouchement, cachent une certaine variabilité à l’intérieur ties sur 103 hôpitaux anonymisés et classés en fonction du
d’un même hôpital et entre les hôpitaux. Cette variabilité nombre d’accouchements. Par contre, le 104e hôpital repré-
touche aussi bien les coûts à charge de l’AO que les coûts à sente l’ensemble des données nationales des accouchements.
charge du patient (TM et suppléments). Cette variabilité peut s’expliquer par le fait qu’à l’intérieur d’un
même hôpital, nous pouvons trouver plusieurs prestataires
Les figures 7 et 8 présentent la variabilité du coût moyen d’un (obstétriciens et anesthésistes) qui ont leur propre façon de
accouchement par voie basse et par césarienne par hôpital, à travailler (habitudes chirurgicales, techniques de prise en
charge de l’AO en hospitalisation classique. En ordonnée, nous charge, examens techniques utilisés et type d’anesthésie, …).
Montant AO voie basse
Figure 7
Variabilité des coûts moyens AO intra- et inter hospitaliers pour les hospitalisations classiques pour un accouchement
par voie basse
Hôpitaux anonymes*(Les box plots des 103 hôpitaux anonymes- le 104 ème box plot représente l’ensemble des données nationales des accouchements par voie basse)
On remarque que certaines médianes et moyennes Cet écart est identique pour les interventions par césa-
s’éloignent largement de la moyenne et médiane nationale. rienne, illustré par la Figure 8 ci-dessous.
Montant AO Césarienne
Figure 8
Variabilité des coûts moyens AO intra- et inter hospitaliers pour les hospitalisations classiques
pour un accouchement par césarienne
Hôpitaux anonymes*(Les box plots des 102 hôpitaux anonymes- le 103 ème box plot représente l’ensemble des données nationales des accouchements par césarienne)16
Montant suppléments voie basse
Figure 9
Variabilité des coûts moyens des suppléments intra- et inter hospitaliers pour les hospitalisations classiques pour
un accouchement par voie basse
Hôpitaux anonymes*(*Les box plots des 103 hôpitaux anonymes- le 104 ème box plot représente l’ensemble des données nationales des accouchements par voie basse).
Le graphique ci-dessus montre d’une part une grande box-plots nous indiquent qu’il existe des grandes variations
variation des suppléments entre patientes et entre hôpi- de montant des suppléments entre patientes d’un même
taux d’autre part. hôpital et la médiane et la moyenne s’éloignent largement
de celles de la moyenne et médiane nationale.
Le 104e box-plot représente la distribution nationale des
suppléments demandés pour des accouchements par voie Cet écart est identique pour les interventions par césarienne
basse aux patientes des Mutualités Libres. Les 103 autres illustré par le graphique ci-dessous.
Montant suppléments césarienne
Figure 10
Distribution des suppléments pour les césariennes: évolution des dépenses entre et au sein des hôpitaux
(hôpitaux sont classés en fonction du nombre) d’accouchements
Hôpitaux anonymes* *Les box plots des 102 hôpitaux anonymes- le 103 ème box plot représente l’ensemble des données nationales des accouchements par césarienne.17
Coûts d’un accouchement selon le statut universitaire ou non de l’hôpital
Figure 11
Coûts moyens d’une intervention selon le statut social de la patiente, du type d’hospitalisation
le type d’accouchement et le type d’hôpital
BIM non BIM BIM non BIM BIM non BIM BIM non BIM BIM non BIM BIM non BIM
hôpital hôpital hôpital hôpital hôpital hôpital
universitaire universitaire non universitaire non universitaire non universitaire universitaire
Césarienne Par voie basse Par voie basse
HOSPITALISATION classique ONE DAY
■ Supplément / ■ TM / ■ AO
Ta b l e au 8
Coûts moyens d’une intervention selon le statut
socio-économique du patient, le type d’hospitalisation, BIM Non BIM
le type d’hôpital et le type de chambre
Type d'hospitalisation Type d'accouchement Type d'hôpital Type de chambre N AO TM Supplé- N AO TM Supplé-
ment ment
HOSPITALISATION CESARIENNE HOPITAL NON 1 lit 86 4000,04 62,46 1797,37 2462 3736,7 181,95 1944,27
UNIVERSITAIRE 2 lits ou commune 249 4200,6 60,16 25,22 840 3772,36 169,82 188,51
HOPITAL 1 lit 15 4968,24 43,36 1767,3 380 5024,52 169,34 1709,07
UNIVERSITAIRE 2 lits ou commune 46 4820,51 44,97 0 129 4882,17 159,23 18,09
PAR VOIE BASSE HOPITAL NON 1 lit 321 2867,98 46,69 1181,71 10626 2748,04 149,98 1385,07
UNIVERSITAIRE 2 lits ou commune 1222 2925,89 41,13 9,18 3658 2704,29 137,4 104,39
HOPITAL 1 lit 58 3670,53 43,72 1373,57 1360 3717,62 140,99 1241,9
UNIVERSITAIRE 2 lits ou commune 178 3554,42 37,63 8,38 575 3525,1 131 29,54
ONE-DAY PAR VOIE BASSE HOPITAL NON 7 1099,63 3,9 23,86 83 827,65 8,36 243,81
UNIVERSITAIRE
HOPITAL 1 631,44 0 0 4 884,13 15,46 153,45
UNIVERSITAIRE
A DOMICILE PAR VOIE BASSE 5 680,12 0 0,74 167 589,7 0 0,22
Le tableau 8 résume toute l’information disponible sur les Pour les accouchements réalisés en hospitalisation classique,
patientes dans les différents types d’hôpitaux ainsi que les les coûts moyens sont toujours plus élevés dans un hôpital
coûts moyens dans chacun de ceux-ci en fonction du statut universitaire (F Scheffé, p18
Conclusions et
recommandations
Les coûts de la santé croissent et ceux liés à l’accouchement n’échappent
évidemment pas à cette tendance. Une question centrale non seulement pour
l’AO mais aussi pour les patientes.
Quelles sont les tendances qui ressortent
de cette étude ? 1
• Nous avons constaté que le type d’accouchement, la durée de séjour, le type
d’hôpital et la situation socio-économique de l’accouchée sont des facteurs
qui influencent les dépenses remboursées.
• Plus de 98% de nos affiliées accouchent en milieu hospitalier (accouche-
ment par voie basse ou par césarienne). 0,42% des accouchements se font en
one-day et seulement 0,77% se passent à domicile.
• 81,05% des interventions en hôpital concernent l’accouchement par voie
basse et 18,95% par césarienne. L’évolution de ce taux de césariennes mérite
de faire l’objet d’une analyse continue dans les années à venir car un taux aussi
élevé a certainement un impact sur les coûts et la qualité des soins. On pourrait
approfondir l’analyse en recherchant les motifs de césariennes et notamment
la présence de plusieurs fœtus (FIV2)
Le type d’accouchement, • La durée moyenne de séjour pour un accouchement par césarienne s’élève
la durée de séjour, à quasi 7 jours. En valeur absolue et en moyenne, l’accouchement par césa-
rienne coûte donc plus cher à l’AO et aux patientes.
le type d’hôpital
• Le remboursement de l’AO est systématiquement supérieur pour les patientes
et la situation BIM par rapport aux non BIM.
socio-économique
de l’accouchée sont
des facteurs qui
influencent les dépenses
remboursées.
1 Tendances observées parmi les affiliées aux Mutualités Libres ayant accouché par voie basse ou par
césarienne en 2010
2 FIV: fécondation in vitro19
Nos recommandations :
des pistes de réduction des coûts
Le coût d’un • Diminuer le taux de césariennes : il faudrait mieux informer les futures mères
accouchement reste sur les risques liés à cette pratique. Surtout lorsque la césarienne est effectuée
suite à leur souhait propre et non par nécessité médicale. Plusieurs études3
très élevé pour la ont démontré que les femmes ayant subi une césarienne planifiée avaient un
patiente et encore risque trois fois plus élevé de développer des complications sévères (infections,
thrombose, …) après l’accouchement que les femmes ayant eu un accou-
plus lorsqu’elle choisit chement par voie basse planifié.
une chambre à un • Introduire un système de financement “all in” des hôpitaux : l’hôpital
recevrait un montant forfaitaire en fonction du nombre et de la nature de la
lit pour un peu plus pathologie (dans notre cas l’accouchement)4. On dispose déjà actuellement du
d’intimité système des montants de référence pour les accouchements par voie basse5.
• Plafonner les suppléments d’honoraires et de chambre pour les accou-
chements dans une chambre à un lit : le coût pour un accouchement, de
quelque type qu’il soit, reste très élevé pour la patiente et encore plus lorsqu’elle
choisit une chambre à un lit pour un peu plus d’intimité (visites nombreuses,
proximité avec son bébé, …). Nous recommandons de plafonner les supplé-
ments d’honoraires et de chambre dans ce cas précis.
• Réfléchir à l’alternative de l’accouchement en milieu extra-hospitalier :
ce mode d’accouchement reste très “confidentiel” en Belgique et réservé aux
patientes dont la grossesse ne représente pas de risque majeur.
3 Article du Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC), “Maternal mortality and severe
morbidity associated with low-risk planned cesarean delivery versus planned vaginal delivery at term”,
http://www.phac-aspc.gc.ca/rhs-ssg/factshts/pdf/factsheet07_f.pdf
4 Article “Evaluation du coût de revient des accouchements et des césariennes, étude réalisée dans
deux hôpitaux belges. M. Pirson, http://www.sesa.ucl.ac.be/
5 www.inami.fgov.be/care/fr/hospitals/specific-information/amounts-reference/pdf/prospectus.pdf__
vous aider
www.mloz.be
Des brochures
et des guides pour
L'Union Nationale des Mutualités Libres regroupe :
Editeur responsable : X. Brenez - Union Nationale des Mutualités Libres - Rue Saint-Hubert 19 - 1150 Bruxelles / 2012/05Vous pouvez aussi lire