Eco 360 Septembre 2020 - La Banque Postale
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Eco 360
Septembre 2020
Les analyses et prévisions qui figurent dans ce document sont celles du service des Études Économiques de La Banque Postale. Bien que
ces informations soient établies à partir de sources considérées comme fiables, elles ne sont toutefois communiquées qu’à titre indicatif. La
Banque Postale ne saurait donc encourir aucune responsabilité du fait de l’utilisation de ces informations ou des décisions qui pourraient
être prises sur la base de celles-ci. Il vous appartient de vérifier la pertinence de ces informations et d’en faire un usage adéquat.
Alain Henriot / Romain Sarron /Thibaud Marie-Regnault
Direction de la Stratégie et de l’Innovation / Etudes Economiques Achevé de rédiger le 6 septembre 2020Vue d’ensemble
Après un rebond mécanique hétérogène ces derniers mois, les interrogations sur la consolidation de la reprise sont multiples
Alors que les mesures de confinement ont conduit à un repli de l’activité inconnu en temps de paix plus ou moins
marqué selon les pays en fonction de la sévérité des mesures et de leur calendrier, un rebond « mécanique » de l’activité
est intervenu une fois ces contraintes progressivement levées. La production industrielle mondiale demeure
cependant encore 10 % en deçà de son point haut de fin 2019.
Ce ressaut est toutefois hétérogène. En Europe, la consommation des ménages a retrouvé dès le mois de juin son
niveau de février. Elle s’en est aussi rapprochée aux Etats-Unis, sans toutefois l’atteindre. Mais la production
industrielle reste à la traine des deux côtés de l’Atlantique. Sur ce point, le bon niveau de certains indices de climat
des affaires (PMI) ne doit pas faire illusion : après un choc négatif de l’ampleur de celle observée au 1er semestre,
beaucoup d’entreprises indiquent que leur situation s’améliore. Mais cela ne nous dit rien sur le niveau absolu de l’activité. A
l’inverse, si la production industrielle en Chine est supérieure à son niveau de l’an passé, ce n’est pas encore le cas
des ventes au détail. Le rebond de l’économie chinoise s’est notamment appuyé sur les exportations. Quant au Japon,
l’activité reste atone malgré le bond des revenus des japonais qui paraissent avoir « peur de consommer ». La
situation économique est aussi très différente selon les pays émergents avec un recul impressionnant du PIB en
Inde au 2ème trimestre et beaucoup plus limité en Russie.
De nombreuses interrogations subsistent pour les mois à venir. Tout d’abord, la situation sanitaire reste très fragile. En
Europe, le nombre de cas est reparti à la hausse alors que le virus demeure très actif dans de nombreux pays. L’espoir de
l’arrivée d’un vaccin après des annonces récentes de plusieurs laboratoires pourrait toutefois être source d’optimisme si
les essais cliniques étaient couronnés de succès.
L’environnement politique des prochains mois va être compliqué, avec notamment l'élection présidentielle
américaine en novembre. Son issue reste incertaine et ses conséquences pour l’économie, encore difficilement
mesurables.
Dans ce contexte, les politiques économiques vont encore être beaucoup sollicitées. Après les décisions intervenues
au printemps, une sorte de statu quo semble être de rigueur du côté des banques centrales (sans oublier néanmoins
les annonces récentes du président de la Fed). Sur le plan budgétaire, l’heure est au plan de relance. C’est vrai pour
l’Europe, en particulier en France. C’est aussi une perspective outre-Atlantique même si des blocages institutionnels ont
LA BANQUE
ajourné POSTALE
la mise en œuvre de nouvelles mesures de soutien à l’économie.
C1 - InterneTendances mondiales
Un rebond en demi-teinte
A retenir
- Chute sans précédent du PIB au 2ème trimestre. Les pays de l’OCDE
enregistrent une baisse de 9,8 % d’un trimestre à l’autre (contre -1,8 % au
T1 2020) ou -10,8 % par rapport au 2ème trimestre 2019.
- Le commerce mondial mesuré par le volume d’importations a atteint
un point bas en mai (-17,2 % sur un an). Depuis, il a légèrement rebondi
en juin mais reste en retrait de 9,8 % par rapport à juin 2019.
- L’indice PMI mondial manufacturier (nouvelles commandes à
l’exportation) anticipe un prolongement de ce rebond mais il reste
cependant en territoire de contraction pour le mois de juillet (46,9).
- La production industrielle mondiale a rebondi depuis son point bas
d’avril. Néanmoins, elle reste largement en deçà de son niveau d’avant
crise (-7,2 % sur un an en juin). La zone euro apparaît à la peine et
enregistre un recul de 11,9 % par rapport à juin 2019.
A surveiller
- Après une stagnation lors du mois d’août à son niveau le plus élevé,
le nombre de nouveaux cas quotidiens positifs au coronavirus semble
s’infléchir à l’échelle de la planète. Néanmoins, certains pays, à l’image
de l’Espagne ou de la France, voient ce nombre augmenter depuis
plusieurs semaines. Le mois de septembre, synonyme de reprise
d’activité après les vacances estivales apparaît donc comme un test
de la lutte contre l’épidémie.
LA BANQUE POSTALE
C1 - InternePétrole
Légère hausse du cours du baril de Brent
A retenir
- Légère tendance haussière du cours du baril de Brent pendant les mois
de juillet et août (progression de 3$/baril pour s’installer à ± 45$) ;
- Mouvements de prix dépendants des anticipations de reprise de l’activité
internationale et du rebond de la demande.
- Rééquilibrage progressif du marché avec une consommation supérieure
à la production pour le mois de juillet.
- Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont chuté à leur niveau le plus
faible depuis avril lors de la semaine du 21 août (507,8 millions de barils).
- La fermeture temporaire de 84% de la production de pétrole dans le golfe
du Mexique en prévention de l’arrivée de l’ouragan Laura devrait permettre
une réduction encore plus importante des stocks de pétrole brut.
- Les cours des métaux industriels ont nettement rebondi depuis le point
bas de mars pour retrouver son niveau d’avril 2019. Cela s’explique
Production et consommation mondiales de pétrole notamment par une reprise de la demande chinoise couplée à une production
(MM3, millions de barils par jour) pénalisée par les mesures sanitaires.
105 15
A surveiller
-
100 10
La hausse des tensions entre la Turquie et la Grèce au sujet
juil. 20
d’explorations pétrolières et gazières en méditerranée pourrait avoir des
95 5
88,1 conséquences importantes sur la stabilité politique de la région.
90 0
- Les importations indiennes de pétrole ont atteint un point bas de plus de
10 ans des suites des difficultés à endiguer l’épidémie de Covid19.
- Le débat politique aux Etats-Unis semble s’éloigner du commerce avec
juil. 20
-1,2 juil. 20
85 89,3 -5
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
la Chine et se concentrer sur la politique interne mais à l’approche des
Consommation Production Ecart (D) élections le discours de Donald Trump pourrait évoluer.
Source: Refinitiv Datastream, estimation EIA, LBP
LA BANQUE POSTALE
C1 - InterneEtats-Unis
L’accord sur un nouveau plan de soutien budgétaire se fait attendre
A retenir
- Le PIB a reculé de 9,1% au 2ème trimestre sous l’effet d’un repli très marqué de l’ensemble de
ses composantes. Seules les dépenses de l’Etat fédéral ont constitué un facteur de soutien, en
lien notamment avec le stimulus budgétaire mis en place dans le cadre du Paycheck Protection
Program.
- Les enquêtes PMI s’inscrivent à leur plus haut niveau depuis février 2019. Dans l’industrie,
l’indice PMI a atteint 53,1 en août contre 50,9 au cours du mois précédent. Dans les services,
l’indice PMI ressort à 54,8 contre 50,0 en juillet. Ce redressement traduit surtout les effets
positifs du déconfinement sur la consommation des ménages ainsi que l’impact favorable
de la baisse du dollar sur les commandes industrielles.
- Les créations nettes d’emplois salariés ont atteint 1,8 million en juillet, dont l’essentiel sont
issues des secteurs les plus affectés par la 1ère phase de l’épidémie (hôtellerie-restauration,
distribution). Le repli du taux de chômage s’est poursuivi (10,2 % en juillet). Parallèlement, le
nombre de nouvelles demandes d’allocations chômage a notablement reflué, même s’il demeure
élevé.
Politique économique
- Politique monétaire : la Fed abandonne sa stratégie de ciblage de l’inflation. L’institution
se donne désormais pour objectif de maintenir une inflation moyenne autour de 2%. Les
autorités monétaires américaines ont justifié cette décision par la baisse tendancielle de la
croissance potentielle, des taux d’intérêt et de l’inflation ainsi que par une moindre réaction de
l’inflation aux tensions sur le marché du travail. Cela augure d’une politique monétaire ultra-
accommodante pour longtemps.
- Politique budgétaire: les négociations entre parlementaires Démocrates et Républicains sur
un nouveau plan de relance (CARES 2) piétinent notamment en raison de désaccords
concernant son ampleur et son champ d’application. Plusieurs programmes étant arrivés à
expiration, D. Trump a donc été contraint de prolonger certaines mesures de soutien via une
série d’actes exécutifs.
A surveiller
- Les dernières projections du CBO indiquent que la dette publique dépasserait les 100 %
du PIB en 2021. La dérive des comptes publics, déjà largement entamée avant la pandémie, va
nettement s’accélérer, ce qui augure de finances publiques durablement dégradées.
LA BANQUE POSTALE - La reprise de l’activité et l’amélioration de la situation sanitaire dans des Etats décisifs pour
l’élection pourraient expliquer la réduction de l’écart dans les sondages qui demeurent toutefois
sensiblementC1 -en faveur de J. Biden.
InterneChine
La consommation reste à la peine
A retenir
- La Chine a enregistré un net rebond de son PIB au 2ème trimestre (+3,2% sur un an contre
une chute de 6,8% au 1er trimestre) largement soutenu par la reprise des exportations (notamment
la machinerie électrique, l’électroménager et les articles d’habillement)
- Le secteur industriel a poursuivi sa progression pendant les mois de juin et juillet (+4,8
% en glissement annuel). Le retard du cumul depuis le début de l’année par rapport à la même
période de l’année précédente n’est plus que de 0,2%. Néanmoins, le rythme de croissance reste
en dessous de sa croissance moyenne de 2019 (~5,8%).
- Le climat des affaires du secteur manufacturier évalué par l’indice PMI Caixin se redresse
légèrement au mois d’août (+0,3 à 53,1), suggérant la pérennité du rebond industriel pour les
entreprises privées exportatrices. Concernant les entreprises publiques, l’indice du NBS apparaît
plus atone (-0,1 à 51).
- Les ventes au détail n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2019 et enregistrent une
nouvelle baisse de 1,1% en juillet.
- Du côté des services, l’indice PMI Caixin a perdu 4,3 points depuis son point haut de juin pour
redescendre à 54. Celui mesuré par le NBS a quant à lui continué sa progression pour atteindre
55,2 en août.
Politique économique
- Le faible reprise de la consommation en Chine s’expliquerait par des mesures de
soutien ne visant pas directement les ménages. En effet, les projets d’infrastructures
pourraient mettre plus de temps a se transformer en une consommation plus importante de la part
des particuliers.
- Ainsi, des mesures supplémentaires à celles annoncées au Congrès national du peuple
pourraient s’avérer nécessaires pour relancer durablement la demande domestique.
A surveiller
- Plusieurs arrestations de personnes ouvertement critiques envers le gouvernement chinois ont
eu lieu depuis l’adoption de la loi de sécurité à Hong Kong. Cela pourrait engendrer des sanctions
de la part des puissances occidentales.
LA BANQUE POSTALE
C1 - InterneJapon
L’activité peine à rebondir
A retenir
- Chute historique du PIB au deuxième trimestre (-7,2% d’un trimestre à
l’autre), principalement expliquée par une baisse de la consommation privée et
des exportations.
- Les ventes au détail n’ont pas retrouvé leur niveau de 2019 malgré un
programme de relance généreux de la part des autorités. En juillet, elles
affichent encore une baisse de 2,8% par rapport à juillet 2019.
- Le revenu disponible réel des ménages atteint un niveau historiquement
élevé mais les dépenses réelles ne rebondissent que très légèrement au mois
de juin. Phénomène d’épargne de précaution ?
- La confiance des ménages apparait déterminante pour la reprise de la
consommation. En août, elle perd 0,2 point à 29,3.
- La production industrielle rebondi elle aussi timidement depuis son
point bas de mai. Sur un an, elle reste en recul de 15,3% pour le mois de juillet.
Politique économique
- Démission du premier ministre Shinzo Abe pour des problèmes de santé.
Questionnement autour de son successeur et de la capacité/volonté de ce
dernier à poursuivre la politique économique soutenue par M. Abe (connue sous
le nom d’« Abenomics »).
A surveiller
- Le risque de déflation et le montant de plus en plus important de la
dette japonaise pourraient remettre en cause la viabilité budgétaire du
Japon et déstabiliser le secteur financier ainsi que l’économie réelle.
LA BANQUE POSTALE
C1 - InternePays émergents
Le déconfinement soutient la reprise
A retenir
PMI Manufacturier
65
- Poursuite généralisée du redressement des indices PMI en juillet et août
60 sur fond de déconfinement
55
- Au Brésil, la crise sanitaire peine à être endiguée (1 000 décès par jour en
50
moyenne ces trois derniers mois). Le PIB a connu un recul historique de 9,7%
45 au 2ème trimestre. Sur un an, la chute de l’activité atteint 11,4%. Le programme
40 d’aide urgence est prolongé jusqu’à la fin de l’année, ce qui devrait soutenir la
35 consommation. Par ailleurs, le plan de relance massif promis par le président
30 Bolsonaro se fait toujours attendre.
25 - En Russie, le repli de l’activité de janvier à juillet a atteint « seulement »
3,8% sur un an, en raison notamment de mesures de confinement restées peu
Chine Philippines Russie Corée du sud
intenses. La production industrielle a inscrit une baisse de 8% sur un an en juillet
Thaïlande
Source: Refinitiv Datastream, LBP
Inde Brésil Vietnam tandis que les ventes au détail ont reculé de 2,6%. Le taux de chômage a
plafonné (6,3% contre 6,2% en juin). Même s’il demeure positif, le solde
commercial a fondu (-57% sur un an en juin), pénalisé non seulement par la
faiblesse de l’activité mais aussi par les quotas pétroliers.
- En Inde, l’activité a reculé de 24% sur un an au 2ème trimestre, en dépit
d’un fort soutien apporté par la consommation publique. Ce profond repli
s’explique notamment par la mise en place de mesures de confinement très
strictes en avril et mai qui a fortement pesé sur la consommation privée. Une
reprise sensible serait intervenue depuis, surtout dans le secteur industriel et
plutôt dans les territoires ruraux. Toutefois la pérennité de cette reprise semble
en partie liée à la mise en place d’un plan de soutien budgétaire au cours des
prochains mois. Par ailleurs, les autorités monétaires s’inquiètent du niveau
élevé de l’inflation (6,9% en juillet).
A surveiller
- Brésil : le ministre de l’économie Paulo Guedes, garant de la trajectoire des
LA BANQUE POSTALE finances publiques, est de plus en plus isolé et contesté.
C1 - InterneZone euro
Net rebond de la consommation mais la production industrielle reste à la traîne
A retenir
- La consommation (de biens) a nettement rebondi avec le
déconfinement. En juin, les ventes au détail en volume étaient
supérieures à leur niveau de février, avant de légèrement se replier en
juillet.
- Ce ressaut n’a que peu entraîné la production industrielle pour
l’instant : achats de rattrapage ou d’anticipation (primes pour l’achat
d’automobiles) a conduit les industriels à puiser dans leurs stocks, le
secteur des biens d’équipement (interrogations sur l’investissement).
- L’inflation est très faible (-0,2 % sur un an en août) : poursuite du
recul du prix de l’énergie sur un an, net tassement de la hausse des prix
des services (on observe une des gains salariaux par tête dans plusieurs
pays lié à un ajustement de baisse de la rémunération variable).
Politique économique
- Politique budgétaire :
• Un plan de relance ambitieux et de rupture (émission
d’obligations européennes)… mais étalé dans le temps.
- Politique monétaire :
• La BCE va surveiller l’euro de prêt
A surveiller
- L’appréciation de l’euro pourrait freiner le rebond des exportations
et peser sur l’inflation
- Effets de la montée en puissance des mesures de soutien à
LA BANQUE POSTALE l’économie/effets négatifs de second tour de la crise sanitaire (emploi,
défaillance)
C1 - InterneRoyaume-Uni
Net rebond des indices PMI durant l’été à prendre toutefois avec précaution
A retenir
- Le redressement du climat des affaires (indices PMI) s’est poursuivi
durant l’été. Attention toutefois au prisme peut-être trop optimiste de ces
enquêtes. Les carnets de commandes restent très dégarnis dans l’industrie.
- Le salaire moyen (y compris bonus) est en recul sur un an en juin
- Les prix de l’immobilier résistent toujours (+3,9 % sur un an en juillet)
Politique économique
- Politique budgétaire :
• Un paln de relance ambitieux annoncé début juillet … qui va
devoir probablement être renforcé
- Politique monétaire :
• Pas de nouvelle annonce mais la possibilité d’un taux directeur
négatif n’est pas écartée.
A surveiller
- Les tensions sur le Brexit vont se raviver avec le rapprochement de
l’échéance de décembre : frein ou accélérateur pour la confiance.
LA BANQUE POSTALE
C1 - InterneFrance
Normalisation rapide la consommation mais la production n’en a pas totalement bénéficié
A retenir
- Les ménages ont très vite normalisé leurs dépenses (en biens) : achats
de rattrapage pour les produits manufacturés, vif rebond de l’automobile.
- Mais les indices de climat des affaires (Insee) montrent que l’activité
demeure encore affaiblie. En juin, la production manufacturière était
inférieure de 13 % à son niveau de février.
- Les industriels anticipent un repli supérieur à 10 % de leurs
investissements en 2020 (c’est quand même beaucoup moins qu’en 2009).
Politique économique
- Après le plan de sauvegarde (PGE, chômage partiel) et les nombreux
plans de soutien sectoriels, le gouvernement a présenté un plan de
relance de 100 Md€ (dont 40Md€ financés par l’UE). Trois piliers de taille à
peu près équivalente : favoriser la transition énergétique (rénovation des
bâtiments, soutien à la SNCF) ii/ Renforcer la compétitivité des entreprises
(réduction des impôts à la production) iii/ Mesures sociales (pour les
soignants, financement du chômage partiel, formation des jeunes)
A surveiller
- Marché du travail : son évolution récente est difficile à lire (faiblesse
des recherches d’emploi durant le confinement a fait baissé le taux de
chômage, l’intérim à exercer un effet de stop and go sur les effectifs, le
passage des demandeurs d’emploi d’une catégorie à l’autre (exerçant ou non
une activité réduite) influe sur les statistiques de Pôle emploi.
- Quelle évolution du crédit pour les entreprises ? Forte hausse ces
derniers mois (PGE) mais aussi augmentation des dépôts à vue. Comment va
LA BANQUE POSTALE évoluer la trésorerie ?
C1 - InterneMarchés financiers
Les banques centrales et le secteur de la tech concentrent l’attention des marchés
Indices boursiers
- Rebond très hétérogène des indices boursiers. Les Etats-Unis voient leurs
principaux indices battre de nouveaux records, soutenus par une performance
impressionnante du secteur des technologies depuis le point bas de mars
(+68%, +54%, +55%, +33% pour le Nasdaq, le S&P 500, le Dax 30 et le CAC 40,
respectivement). L’indice français reste quant à lui en retrait de 17% sur 2020.
- Les différences de compositions des différents indices expliquent en
partie les divergences de performances. En effet, les entreprises
technologiques représentent 12% de l’Euro Stoxx 50 contre 50% pour le Dow
Jones. A l’inverse, les entreprises du secteur des biens de consommation, plus
durement touchées par les mesures sanitaires, sont les plus représentées dans
les indices européens (35 % du CAC 40). L’appréciation de l’euro pèse aussi sur
les indices européens.
Taux
- Resserrement de l’écart de taux entre le 10 ans américain et le 10 ans
allemand (110 points de base (pb), soit le niveau le plus bas depuis la mise en
place du programme d’achat d’actifs par la BCE en 2015).
- La politique monétaire expansionniste de la Réserve Fédérale américaine
(Fed) et son objectif d’inflation moyenne devrait maintenir les taux américains à
des niveaux historiquement bas pendant une période prolongée.
Changes
- L’euro progresse de 6% face au dollar depuis le début de l’année et
retrouve son niveau de 2018 à ±1,18$/€ (notamment à cause de la réduction
de l’écart de taux entre les Etats-Unis et la zone euro).
- Néanmoins, la BCE a manifesté son malaise face à un euro trop fort qui
pourrait pénaliser la reprise européenne et éloigner un peu plus la banque
centrale de son objectif d’inflation de 2%.
LA BANQUE POSTALE
C1 - InterneVous pouvez aussi lire