HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue

 
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
HERVÉ
                      DI ROSA
                      du 2 juillet au 2 octobre 2011
                      L’Isle-sur-la-Sorgue
                      Détours du monde
                      1998-2011

                      Exposition organisée par la Ville
                      de L'Isle-sur-la-Sorgue en partenariat
                      avec la Galerie Louis Carré & Cie

                                 dossier de presse - Juin 2011
©Pierre Schwartz
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Sommaire

                   «Hervé Di Rosa - Détours du monde»                p-3

                   Interview d’Hervé Di Rosa par Philippe Bouchet    p-4 à 7

                   Biographie                                        p-8 à 10

                   oeuvres autour du monde                           p 11 à 14

                   Expositions personnelles                          p 15 à 18

                   Campredon - Centre d’art                          p-19

                   Informations, Contacts & autour de l’exposition   p-20

©Pierre Schwartz
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
«Hervé Di Rosa - détours du monde»                                                                 3

                   Pour l’été 2011, la ville de L’Isle-sur-la-Sorgue vous invite
                   à découvrir une grande rétrospective consacrée au peintre
                   français (cofondateur de la Figuration Libre) : Hervé Di Rosa.

                   Du 2 juillet au 2 octobre 2011, l’exposition intitulée «Hervé
                   Di Rosa – Détours du monde, 1998-2011» rassemble une
                   soixantaine d’œuvres (toiles, bois gravés, bâches, sequins)
                   réalisées au Mexique, Cameroun, Haïti, Paris, Israël, Miami
                   et Séville, entre 1998 et 2011. Conçue en étroite collaboration
                   entre l’artiste, la Galerie Louis Carré & Cie et le centre d’art
                   Campredon, l’exposition présente également des sculptures
                   en bronze, bois et résine, et une série de carnets de voyages,
                   d’aquarelles et de dessins.

                   C’est en 1993 qu’Hervé Di Rosa entreprend son tour du monde
                   durant lequel il s’inscrira dans un métissage artistique liant
                   les techniques locales à sa vision picturale de globe-trotter
                   passionné. Ainsi, tout au long de son aventure, il réalise une
                   série de travaux utilisant les cultures et les modes d’expression
                   de chaque pays où il séjourne.

                   «À chaque escale, Hervé Di Rosa est avec les artistes du pays
                   comme il est dans son atelier. Seulement, il fait son travail avec
                   leurs moyens. Il n’apprend pas leurs pratiques, ni ne se soumet
                   à leurs traditions. Il se plie à leurs règles. Il travaille dans leurs
                   ateliers, avec leurs méthodes. Il met leurs savoir-faire au service
                   de ses dessins. Il travaille avec eux.»
                                           Jean Seisser, catalogue de l’exposition «DirosAfrica»

                      Vernissage le vendredi 1er juillet à partir de 18h

©Pierre Schwartz
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Interview                         Hervé Di Rosa par Philippe Bouchet                                                   4

                      « Associé au mouvement de la Figuration libre des années 80 dont il est l’un des créateurs
                      majeurs, Hervé Di Rosa compte aujourd’hui parmi les artistes les plus reconnus de sa génération.
                      Ses oeuvres narratives aux vives tonalités sont en effet connues de tous et attestent d’une
                      richesse d’inspiration hors du commun. Drôle, parfois caustique, le message qu’il délivre laisse
                      souvent place à un humanisme teinté de poésie sociale, tout à la fois issu de son quotidien et de
                      sa culture multiple. Alimentant sa motivation de peindre, rythmant son parcours créatif, l’itinérance
                      géographique dont il a fait le choix depuis les années 90 est devenue l’inaltérable moteur de
                      son oeuvre et contribue à faire de lui une figure atypique, incontournable de la scène artistique
                      française.»
                      Philippe Bouchet // Extrait du catalogue « L’Atelier d’Hervé Di Rosa » Collection Ateliers d’Artistes,
                      Thalia Edition Édité à l’occasion de l’exposition : «Hervé Di Rosa, détours du monde 1998 -
                      2011».

                      Philippe Bouchet est historien de l’art et commissaire d’exposition. Ses centres d’intérêt très variés
                      l’ont conduit à écrire aussi bien sur des figures historiques que sur des artistes d’aujourd’hui. Chez
                      Thalia Édition, il a dirigé la publication d’une monographie de référence sur Charles Lapicque
                      pour laquelle il a reçu le prix Bordin de l’Académie des beaux-arts en 2009. Dans la collection «
                      Ateliers d’Artistes », il a publié un ouvrage sur Serge Mansau.

                      Ph. B. : À revoir la chronologie, on constate qu’au moment où tu fais ton apparition sur la scène
                      artistique, en 1981, tu n’as toujours pas d’atelier. Alors que tu es associé au mouvement de la
                      Figuration libre avec Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas, c’est aussi le
                      temps des premières expositions personnelles. Pourtant, tu peignais essentiellement de petites
                      oeuvres, profitant parfois d’espaces prêtés par des amis pour entreprendre de plus grandes
                      toiles. As-tu encore aujourd’hui cette capacité à travailler dans des conditions très différentes,
                      souvent inconfortables ?

                      H. Di R. : Plus qu’une capacité, c’est ma démarche créatrice même qui se caractérise par
                      mon goût pour le nomadisme.

                      Ph. B. : Ton premier long séjour à l’étranger date de 1983 lorsque, bénéficiaire d’une bourse de la
                      villa Médicis hors les murs, tu passes une année à New York. Quels souvenirs en gardes-tu ?

                      H. Di R. : Celui d’un moment formidable ! Je peux dire que j’y ai retrouvé mes repères, ceux de
                      la culture rock, des comics. La ville n’était pas celle d’aujourd’hui évidemment, elle était moins
                      aseptisée, il y avait encore les quartiers avec les dealers, le monde des paumés et des drogués,
                      les prostituées et les travestis, les soirées underground où l’on croisait Andy Warhol et Jean-
                      Michel Basquiat [...]. Mais, finalement, ce qui m’intéresse dans l’atelier, c’est l’endroit où il
                      se trouve car la situation est plus importante que sa grandeur.

                      Ph. B. : Comment perçois-tu le partage dans ce qui est devenu, peu à peu, un projet global ?

                      H. Di R. : Je le vois comme un échange de savoirs et de savoir-faire, à l’exact opposé du
                      monde tout de même très unilatéral dans lequel nous vivons. Ce sont toujours les mêmes qui
                      donnent, toujours les mêmes qui prennent, surtout dans l’art me semble-t-il ! Plus que tout, ce qui
                      m’intéresse, c’est le changement permanent, la surprise qui intervient dans mon œuvre [...].
                      Je me suis beaucoup interrogé avant de réaliser que la liberté pouvait être amenée, certes par
                      de nouvelles pratiques de ma part, mais surtout par la main de l’autre. C’est en ce sens que je
                      parle de surprise, quand la main de l’artisan intervient dans mon travail, qu’elle lui insuffle son
                      énergie. J’aime aussi l’idée qu’il puisse s’emparer de mon inspiration en la réinterprétant. Ce
                      n’est pas toujours le cas, mais il y a des endroits où l’interaction joue à plein et d’autres lieux
                      où cela ne marche pas car la culture, les règles et les traditions ne s’y prêtent absolument pas.
                      En revanche, partout, la curiosité domine. On imagine mal à quel point il y a dans tous
                      ces pays un désir de savoir, d’échanger, de questionner, un intérêt pour Paris, pour la
                      France.

©Pierre Schwartz   Kippot, 2010
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Interview                         Hervé Di Rosa par Philippe Bouchet                                                        5

                                                Ph. B. : L’appropriation successive de ces nouvelles techniques
                                                t’oblige-t-elle à repenser tes images ?

                                                H. Di R. : En effet, la technique induit le style. En Afrique du Sud
                                                par exemple, lorsque j’ai travaillé avec des artisans à une série de
                                                travaux de vannerie en câbles de téléphone, les « Baskets-mandalas
                                                », cela m’a obligé à modifier mes images pour qu’elles soient
                                                réalisables, qu’elles s’adaptent aux formes, rondes en l’occurrence.
                                                Finalement, ce qui me séduit, c’est le hasard et l’incidence du
                                                geste d’une autre personne que je ne contrôle pas. Parfois, il
                                                y a une volonté de ma part de ne pas maîtriser totalement la
                                                situation du point de vue technique pour laisser mon oeuvre
                                                dériver vers autre chose. À mes débuts, je ne me préoccupais
                                                ni du support ni de la technique. Désormais, la rencontre de
                                                techniques ancestrales avec le langage contemporain qui est
                                                le mien, basé sur une forte culture urbaine, favorise aisément le
                                                renouvellement de ma peinture et de ma sculpture.

                                                Ph. B. : Peut-on dire que les techniques acquises au fil du temps se
                                                nourrissent les unes les autres ?

                                                H. Di R. : En fait, j’ai longtemps pensé les choses assez cloisonnées
                                                avant de m’apercevoir que ce n’était pas si vrai. Il m’arrive d’employer
                                                dans certaines oeuvres des techniques auxquelles j’ai été initié dans
                                                le passé, comme la technique pyramidale de la tempera qui a resurgi
                                                dans des séries assez récentes à l’univers totalement décalé. Je l’ai
                                                constaté ces dernières années, avec les « Di Rosa Classic », lorsque
                                                j’ai redonné vie aux personnages que je ne peignais plus depuis
                                                des années, mais qui vivaient en moi, me servant intellectuellement
                                                pour mille choses. En étant attentif, on peut constater que mes
                                                nouvelles séries, depuis 2006 ou 2007, bénéficient de toutes les
                                                pratiques de peinture différentes que j’ai pu expérimenter depuis
                                                près de vingt ans. Elles me servent aujourd’hui et mon idéal
                                                serait qu’un tableau résume un jour ma démarche, concentre
                                                des techniques différentes pour rappeler ma vision du monde
                                                et mon nomadisme.

                                                Ph. B. : Comment l’as-tu préparé ce nomadisme ?

                                                H. Di R. : D’une manière très pragmatique, en fonction de
                                                mes envies, j’ai listé des endroits, rassemblé une importante
                                                documentation, acheté de nombreux livres que je collectionne par
                                                ailleurs. Certains projets, comme le Mexique, ont demandé dix
                                                ans pour se concrétiser, parce qu’il fallait trouver un chef de projet
                                                sur place, quelqu’un qui connaisse bien les artisans locaux, qui
                                                comprenne le projet. Cela repose aussi sur les rencontres et les
                                                opportunités, sur le cheminement de ma vie. En rentrant à Paris,
                                                après avoir passé quatre ans à Miami, j’ai commencé les premières
                                                peintures de la série « Paris nord », réalisant tout à la fois que cette ville
                                                m’était aussi étrangère que Mexico ou Miami, qu’elle allait constituer
                                                une nouvelle étape, qu’elle était belle aussi. Le nomadisme n’est
                                                pas une fin en soi, je tente de me renouveler, de rebondir sur
                                                d’autres idées, d’autres pratiques qui me plaisent.

                                                Ph. B. : Cette itinérance géographique a-t-elle engendré chez toi
                                                une nouvelle façon de travailler ?
Immigration Building, 2004 ©Galerie Louis Carré & Cie
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Interview                     Hervé Di Rosa par Philippe Bouchet                                                 6

                                          H. Di R. : Dès que j’ai commencé ce tour du monde, j’ai renoué avec
                                          la plus grande diversité des pratiques dans des lieux très différents,
                                          parfois en collaborant avec des équipes techniques de dix personnes
                                          dans d’immenses ateliers, à d’autres moments en déroulant ma toile,
                                          seul dans une chambre d’hôtel ou sous une tente bédouine, en plein
                                          désert. Il peut s’agir d’un projet léger, peu coûteux, qui me permet
                                          toute liberté d’action et de création, ou au contraire d’une entreprise
                                          nécessitant du matériel adapté, une assistance lourde, des budgets
                                          relativement importants, comme quand j’ai fait des sculptures en
                                          résine avec d’énormes moules. En définitive, tout m’intéresse. Je
                                          ne souhaite ni m’enfermer dans un mode de production, ni être
                                          catalogué. Au fond, je ne m’impose aucune règle. Je sais simplement
                                          que j’ai toujours eu du mal à être seul dans mon atelier, raison pour
                                          laquelle à mes débuts j’ai travaillé avec François [Boisrond], Robert
                                          [Combas], Louis [Jammes] ou mon frère Buddy pendant dix ans.
                                          Puis, à partir de 1993, j’ai eu beaucoup de collaborateurs à chacune
                                          de mes étapes dans les différents pays où j’ai voyagé, où je me suis
                                          installé pour vivre. Personnellement, je ne crois pas du tout à l’idée
                                          de l’artiste éclairé qui cultive seul son génie, au-dessus des autres,
                                          alors que je suis fasciné à l’idée que l’on puisse travailler ensemble en
                                          partageant ses idées. La réflexion vient du partage et je ne pense
                                          pas que l’on puisse réfléchir seul. On focalise très vite sur soi,
                                          ses problèmes, ses passions, on a du mal à capter les énergies.
                                          L’art est au contraire une manière de participer au monde, d’en
                                          livrer une juste vision.

                                          Ph. B. : Peux-tu me dire quelques mots des principales étapes de ton
                                          parcours à travers le monde ?

                                          H. Di R. : Bien sûr, l’idée de condenser un récit aussi long est séduisante.
                                          Pour la Bulgarie, en 1993, c’est le désir d’aller à la rencontre d’une
                                          nouvelle culture, de m’initier à une technique ancestrale émanant
                                          de la grandeur de Byzance, celle de la peinture à l’oeuf utilisée
                                          pour les icônes, qui a été le moteur de ma motivation. J’y voyais la
                                          possibilité de visiter à ma façon les croyances contemporaines. J’ai
                                          trouvé en Roumène Kirinkov, restaurateur de la Galerie nationale de
                                          Sofia, un pédagogue remarquable. Cela a amené la deuxième étape,
                                          celle du Ghana dont la logistique a été assurée par mon ami Jean
                                          Seisser. Là, je voulais aborder une technique qui fasse la jonction
                                          entre le monde traditionnel et le monde occidental. Utilisant des
                                          couleurs glycérophtaliques industrielles, j’y ai peint, dans l’atelier
                                          d’Almighty God à Kumasi, entouré de sa dizaine d’apprentis et
                                          élèves, des panneaux de bois directement inspirés des enseignes
                                          publicitaires, celles des coiffeurs, des garagistes, des rôtisseurs
                                          ou des cordonniers. J’ai puisé également dans les panneaux
                                          commerciaux, les publicités, les lettrages et les calligraphies
                                          locales. Le soir, sur le lit de l’hôtel, je dessinais sur le bois à l’encre
                                          de Chine les xylogravures de la « Suite africaine », reprenant les
                                          thèmes notés la journée sur mes carnets.

©Pierre Schwartz   Atelier, 2010
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Interview                        Hervé Di Rosa par Philippe Bouchet                                                     7

                            Ph. B. : À l’image de ces deux étapes, as-tu abordé chaque fois une nouvelle technique ?

                            H. Di R. : Oui, de manière presque systématique. C’est ce qui me motive. Parexemple,
                            mon séjour au Bénin en 1995 m’a permis de toucher au textile. Je réalisais des épures
                            sur calque et je traçais des patrons en carton avant que les artisans ne découpent et
                            cousent des lés de coton suivant la pratique traditionnelle des tisserands des anciens rois
                            D’Aborney. Ce n’était plus de la peinture, je revenais à Matisse et à ses papiers collés
                            qui m’avaient tant émerveillé. L’année suivante, à Addis Abeba, j’ai constaté que les
                            médecins éthiopiens soignaient leurs patients en leur donnant des rouleaux d’images
                            faites sur des cuirs tannés, très fins, ce qui m’a incité à peindre à l’acrylique sur
                            des peaux de chèvre et de zébu tendues sur de gros châssis en bois. En 1997, en
                            Corse, je me suis familiarisé avec la pratique a fresco. Puis, je suis retourné au Vietnam
                            à plusieurs reprises, pendant plusieurs années, afin de parfaire mon apprentissage des
                            panneaux de laque incrustés de nacre dans l’atelier du maître Lê Nghiêm, au bord des
                            rizières de Binh Duòng. C’est là que j’ai découvert la technique du pochoir qui m’a servi
                            quelques années plus tard, à Miami et à Paris. L’Afrique du Sud a apporté une nouvelle
                            fois l’alternance à la peinture puisque j’ai utilisé, comme le font les artisans zoulous,
                            des câbles de téléphone pour des travaux de vannerie et des perles en verre pour des
                            tableaux, là encore en étroite collaboration avec plusieurs personnes. Enfin, dans l’Ouest
                            camerounais, en pays bamoun, j’ai travaillé dans des fonderies traditionnelles pour
                            produire des bronzes à l’aspect de métal brut, des sculptures de différentes tailles
                            réalisées d’après mes dessins.

                            Ph. B. : Certaines étapes ne se sont-elles pas prolongées au-delà de la période initialement
                            prévue ?

                            H. Di R. : C’est en effet le cas pour le Mexique où j’ai vécu plusieurs années, mais aussi
                            pour Miami et Séville aujourd’hui. Mexico est une ville que j’ai visitée dès 1983 et je l’ai tout
                            de suite aimée. Pour moi, elle incarne très fortement la capitale des arts modestes,
                            le lieu où se concentre une multitude de pratiques artisanales et par conséquent d’objets
                            très divers liés aux Aztèques : des masques, des arbres de vie… Cet univers m’a donné
                            l’envie de m’approprier ces savoir-faire et a nourri mon travail pendant plusieurs années,
                            notamment mon goût pour le modelage de la terre. Quant à Miami, j’ai eu le sentiment
                            d’arriver dans une ville sans passé, une ville de carte postale née de l’épanouissement
                            de l’économie touristique, incarnant elle aussi à sa manière un autre versant de l’art
                            modeste, un monde familier pour moi, celui des comics et de la bande dessinée. Mais
                            ce sont les paysages cachés de Miami, son architecture vernaculaire, les lieux les
                            plus banals que je fréquentais au quotidien, les quartiers de Little Haïti, qui ont inspiré
                            les « Miami Landscape » aux compositions simples, plastiquement neutres. Et si le rêve
                            américain a trouvé à s’incarner dans mon travail, ce sont les sculptures en résine,
                            matériau de Disneyland et des décors de film, qui lui ont donné vie.

                            Ph. B. : Avec les toiles de Miami, puis celles de la série « Paris nord », n’es-tu pas devenu
                            un peintre de paysages ?

                            H. Di R. : C’est probablement l’une des facettes inattendues de mon travail le plus
                            récent. Dans les oeuvres de Miami, il y a des personnages qui habitent l’espace alors
                            qu’ils ont quasiment déserté les rues de Paris. J’ai rarement fait des portraits, mais, à
                            présent, j’ai très envie de m’attaquer à ce genre, un des plus importants de l’histoire
                            de l’art. Quand le ferai-je ? J’espère que l’une des prochaines étapes de mon itinérance
                            géographique m’en donnera l’occasion, qui sait ?

©Pierre Schwartz   Mont des oliviers, 2010
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Biographie autour du monde                                                                         8

                   1959
                   Naissance à Sète (Hérault).

                   1978
                   Reçu au concours d’entrée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de
                   Paris. Ses personnages apparaissent pour la première fois dans deux publications
                   du magazine « Charlie Mensuel » dirigé par Georges Wolinski.

                   1979
                   Peint une série de petites oeuvres sur papier intitulée «À travers le monde »
                   aujourd’hui jugée comme les signes annonciateurs de son parcours futur à travers
                   les continents.

                   1981
©Pierre Schwartz   Membre du groupe de la Figuration libre qui rassemble Rémi Blanchard,
                   François Boisrond et Robert Combas.

                   1982
                   Premières expositions personnelles dans des galeries à Amsterdam,
                   Düsseldorf et Paris. Développe ses personnages qui peuplent désormais sa
                   peinture et constitueront au fil du temps la « Diromythologie », univers complexe
                   mêlant la bande dessinée, la culture de l’image, l’art classique et la création
                   contemporaine.

                   1983
                   Lauréat de la fondation Médicis, part à New York pour une année.

                   1984
                   Rencontre et travaille avec Keith Haring, Chuck Nanney et Kenny Scharf.
                   Expositions personnelles dans des galeries new-yorkaises. Rentre en France pour
                   peindre la « Dirosapocalypse », immense toile dans laquelle disparaissent ses
                   personnages mythiques devenus à ses yeux trop présents.

                   1986
©Pierre Schwartz   Première exposition rétrospective au Groninger Museum aux Pays-Bas.

                   1987
                   Avec son frère Richard et Hervé Perdriolle, crée la Dirosarl qui produit des
                   objets Di Rosa (figurines, chaussettes, pull-overs, blocs-notes, assiettes, tapis,
                   bijoux, montres, T-shirts, etc.).

                   1989
                   Première collaboration avec des artisans d’un autre continent à l’occasion de la
                   réalisation de deux sérigraphies dans un atelier publicitaire de Tunis. Son travail y
                   trouve un nouvel élan.

                   1990
                   Ouverture à Paris de la boutique-galerie d’Art modeste qui regroupe ses
                   activités de création, d’édition et d’exposition.

                   1992
                   Entame la série « Autour du monde » où chaque voyage dans un pays est
                   l’occasion de produire des oeuvres en rapport avec les cultures et modes
                   d’expressions locaux auxquels il est très attentif.

©Pierre Schwartz
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Biographie autour du monde                                                                           9

                   1993
                   Séjourne à Sofia (Bulgarie), première étape de son tour du monde,
                   et s’initie aux techniques classiques de l’icône dans l’atelier de restauration
                   de Roumène Kirinkov. Apprend le maniement des couleurs à la détrempe
                   à l’oeuf pour ses « Dirosaïcônes ». Se rend au Ghana, deuxième étape de
                   son itinéraire aléatoire, dans l’atelier d’Almighty God Art Works à Kumasi.

                   1995
                   Au Bénin, troisième étape de son périple, réalise une série d’appliqués.
                   Fait également un premier séjour au Vietnam qui deviendra la septième
                   étape de son voyage autour du monde. Travaille des panneaux de laque
                   enrichis d’incrustations de nacre et de coquilles d’oeuf chez le maître
                   laqueur Lê Nghiêm à Binh Dùong.

                   1996
©Pierre Schwartz   Addis Abeba, en Éthiopie, devient la quatrième étape de son parcours.
                   En recourant aux techniques locales, peint sur des peaux de zébu
                   tendues sur des cadres en bois d’eucalyptus. Séjour à la Réunion pour
                   préparer une mosaïque en scories volcaniques et débris de corail blanc
                   destinée à la médiathèque de la ville de Saint-Pierre

                   1997
                   Effectue plusieurs séjours au Vietnam afin de poursuivre le travail
                   entrepris dans l’atelier du maître Lê Nghiêm. À l’occasion de la sixième
                   étape, à Patrimonio en Haute-Corse, guidé par Joseph Orsolini,
                   il s’initie à la peinture à fresque.Se rend également en Afrique du Sud
                   pour y préparer une série de travaux de vannerie en câbles de téléphone
                   tels qu’en font les artisans zoulous. Part au Mexique pour y préparer un séjour.

                   1998
                   À la maison de la Culture d’Amiens (Somme), une exposition réunit
                   pour la première fois des oeuvres réalisées au cours des six premières
                   étapes de son tour du monde. Séjourne à Durban, en Afrique du Sud,
                   huitième étape de son périple autour du monde, afin de poursuivre les travaux
                   de vannerie en câbles de téléphone et les tableaux de perles avec
                   les artisans locaux.
©Pierre Schwartz
                   2000
                   Dans la ville de la Havane, dessine sur les pierres lithographiques
                   du Taller du arte grafico, autrefois spécialisé dans l’impression des bagues
                   et des étiquettes des boîtes de cigarettes. En Afrique du Sud, achève les
                   «Baskets-mandalas» en tressage de câbles et les tableaux de perles.
                   Ses travaux autour du monde sont présentés à la 5e Biennale d’art
                   contemporain de Lyon, «Partages d’exotisme». Retourne au Mexique
                   où il décide de s’installer. Avec Bernard Belluc, fonde à Sète le musée
                   international des Arts modestes (MIAM), lieu destiné à mettre en regard
                   l’art contemporain et d’autres formes d’expressions artistiques plus marginales.

                   2001
                   Vit et travaille désormais à Mexico. Peint à la manière des ex-voto
                   mexicains ou des muralistes et élabore avec des artisans de la ville
                   de Métepec des «arbres de vie» en terre cuite peinte. Le musée de Gravelines
                   présente la presque totalité des estampes «Impressions autour du monde»
                   réalisées parallèlement à ses peintures durant ses différents séjours du tour
                   du monde. Crée ses premiers «molas» (tissus cousus) en Colombie.

©Pierre Schwartz
HERVÉ DI ROSA Détours du monde 1998-2011 - du 2 juillet au 2 octobre 2011 L'Isle-sur-la-Sorgue
Biographie autour du monde                                                                          10

                   2002
                   Expositions itinérantes des oeuvres mexicaines dans les musées d’Oaxaca,
                   Monterry, Merida, Puebla et Mexico. Avec «Hervé Di Rosa. Tout un monde.»,
                   le centre d’Art et d’Histoire de Vascoeuil retrace les dix étapes de son parcours.
                   S’installe en Floride, à Miami Beach, douzième étape de son voyage
                   tour du monde.

                   2003
                   Entreprend la série des paysages de Miami, des sculptures en résine
                   de polyester et les premières «Miami Pieces», suite de petites oeuvres sur
                   papier de différentes techniques. À Foumban, dans l’ouest du Cameroun,
                   nouvelle étape de son tour, réalise avec les artisans bamouns une série de
                   plus de cent sculptures en bronze à la cire perdue selon une technique très
                   ancienne des bronziers de cette région.

©Pierre Schwartz   2004
                   Avec la communauté haïtienne de Miami, entreprend une série
                   d’oeuvres réalisées suivant la technique des «vaudous flags» haïtiens,
                   préfiguration de la quatorzième étape autour du monde à Port-au-Prince.

                   2005
                   Exposition à New York à la Galerie Haim Chaïm: « Hervé Di Rosa. The
                   Solo group Show ».
                   Exposition à la Galerie Louis Carré & Cie à Paris : « Hervé Di Rosa.
                   Autour du monde, 12e étape : Miami Beach ».

                   2007
                   Retour à Paris. Dans son nouvel atelier parisien, commence les premiers
                   tableaux de la série « Paris nord ». Dans des oeuvres signées «Di Rosa Classic»,
                   réinterprète dans le même temps les personnages de la «Diromythologie»
                   disparus de ses peintures en 1984. Au Musée botanique de Bruxelles, au musée
                   Denis-Puech de Rodez (Aveyron) et à l’espace MC2a à Bordeaux (Gironde),
                   exposition « DirosAfrica » où ses oeuvres cotoient objets populaires et
                   traditionnels venus des différents lieux visités. «Tout l’oeuvre peint de Hervé Di Rosa»
                   au musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne (Vendée) propose
                   une nouvelle lecture de son travail.

                   2008
                   À la Maison des arts de Bagneux (Hauts-de-Seine), « Le monde est à
                   nous » réunit des oeuvres sur papier réalisées durant ses nombreux voyages.
                   Exposition des sculptures réalisées au Cameroun: « Hervé Di Rosa.
                   Autour du Monde 11e étape, Foumban » à la galerie AD à Béziers (Hérault).

                   2009
                   Revient sur l’île de la Réunion pour achever le cabinet de curiosités
                   commencé quelques années plus tôt au Lieu d’art contemporain (LAC) de la
                   fondation Mengin-Lecreulx à la Ravine des Cabris sur la commune de
                   Saint-Pierre. Lors d’une mission exploratoire au Canada, découvre la scène
                   artistique de Winnipeg. Quitte Paris pour Séville où il installe un nouvel atelier.

                   2010
                   Exposition de ses premières oeuvres numériques à la
                   galerie d’Eric Linard à La Garde-Adhémar (Drôme).

                   2011
                   Poursuit son travail entre Séville et Paris tout en programmant de nouvelles
©Pierre Schwartz
                   étapes à son itinérance géographique : Jérusalem et Tel Aviv.
                   Il coproduit l’exposition «My Winnipeg» avec le musée international des Arts
                   modestes (MIAM) et La Maison rouge, dont il est un des trois commissaires.
œuvres autour du monde                                                                         11
Amoureux et mariachis, 2002
                                                           Mexique

                         CONTACT PRESSE
                         Romane Dargent
                         Agence Sylvia Beder
                         Communication Culture
                         Tel. : 01 42 18 09 41
                         communication@sylviabeder.com
                         www.sylviabeder.com

©Galerie Louis Carré & Cie

Robot, 2009, bois,            Robot japonais, 2008, bronze,
62 x 33,5 x 23,5 cm           25,5 x 16,9 cm
                                                               Cameroun

©Galerie Louis Carré & Cie    ©Galerie Louis Carré & Cie

                              Robot tête tube, 2008, bronze,   Robot scarifié, 2008, bronze,
                              35,5 x 19,5 x 13 cm              31,5 x 14 x 12,5 cm

                              ©Galerie Louis Carré & Cie       ©Galerie Louis Carré & Cie
œuvres autour du monde                                                                                             12

Israël                                     Mont des oliviers, 2010, acrylique sur toile
                                           141 x 160 cm courtesy Galerie Keza

                                                                                            ©Pierre Schwartz
Jérusalem, 2010, acrylique sur toile
141 x 160 cm coll.privée, Paris ©Pierre
                                           Kippot, 2010, courtesy Galerie Keza, acrylique          Atelier, 2010, collection privée,
Schwartz
                                           sur toile 141 x 160 cm                                  acrylique sur toile 128 x 173 cm

                                           ©Pierre Schwartz                                          ©Pierre Schwartz
   Miami
   Immigration Building, 2004             Suite $495, 2003

   ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie    ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie
œuvres autour du monde                                                                                        13

  Kwik Stop, 2004, acrylique et polyuréthane sur toile,       Containers, 2005, acrylique et polyuréthane sur toile,
  91 x 122 cm ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie             91 x 122 cm ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie

  Truck Rentalls, 2004, acrylique et polyuréthane sur toile, 61 x 122 cm ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie

Print Rite Co, 2005, acrylique et polyuréthane sur      Thai Food, 2005, acrylique et polyuréthane sur toile, 121 x 152 cm
toile, 121 x 152 cm ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie ©courtesy Galerie Louis Carré & Cie
œuvres autour du monde                                                                                        14

 Paris
Derrière la rue des Panoyaux, 2009, acrylique sur
toile et vernis 168 x 79 cm                              Place des fêtes, 2009, acrylique sur toile et vernis, 110 x 160 cm

 ©Galerie Louis Carré & Cie                              ©Galerie Louis Carré & Cie

Noël, 2009, acrylique sur                                                                        Rue Léon, 2009, acrylique
toile et vernis, 168 x 79 cm   Ciné Sex, 2009, acrylique sur toile et vernis, 90 x 180 cm        sur toile et vernis, 110 x 50 cm

                                ©Galerie Louis Carré & Cie

©Galerie Louis Carré & Cie      Rue Gérando , 2009, acrylique sur toile et vernis 100 x 200 cm ©Galerie Louis Carré & Cie
                                ©Galerie Louis Carré & Cie
Expositions personnelles                                                           15

              1981
              Amsterdam, galerie Swart.
              Düsseldorf, galerie Eva Keppel.

              1982
              Düsseldorf, galerie Eva Keppel, « Sauvage ».
              Amsterdam, galerie Swart. Paris, galerie Gillespie-Laage-Salomon,
Robot, 2009    « Dr Tube, Hank, Mimi, la Pêteuse, Raoul, ? Question Mark, Mr V. ».

              1983
              New York, Barbara Gladstone Gallery (photos Louis Jammes).
              Paris, galerie Gillespie-Laage-Salomon.
              Amsterdam, galerie Swart.
              Flaines, centre d’Art contemporain.

              1984HORAIRES
              NewDuYork, Tony
                     mardi  auShafrazi
                               dimancheGallery, « Ils arrivent tous par air, terre, mer ».
              Londres,
                  De 10h à 13h et de 14h30 à «18h30
                       Robert Fraser Gallery,    Dirozoo ».
              Saint-Paul-de-Vence,
                  ouverture excpetionnelle le lundi 15 Issert.
                                   galerie Catherine    août 2011

              1985TARIFS
              Paris, galerie
                  Visites deGillespie-Laage-Salomon,
                             l’exposition            « Di Rosa Magazine ».
              Amsterdam,    galerie
                  Général : 6€      Swart.
                  Réduit (étudiants, groupe de 10 personnes) : 5€
              1986Gratuit : L’Islois, chômeurs, Rmistes, personnes à
              Groningen,
                  mobilitéGroninger
                            réduite et Museum,  « Les
                                       moins de 14 ansAventures   d’Hervé
                                                        (hors groupe       et Richard Di Rosa.»
                                                                       scolaire)
              Anvers, galerie   121.
                  Conférence et visite guidée
              Nice,Général
                    galerie :Le  Chanjour, « Hervé et Richard Di Rosa ».
                              7,20€
              Sète,
                  Réduit : 5,10€Valéry,
                    musée    Paul         « Les
                                    (Rmiste,    Aventures
                                             chômeurs, PMR,d’Hervé  et Richard Di Rosa ».
                                                              L’Islois)
                  Groupes scolaires : 26,90€
              1987Visite en famille : 8€
              Paris, galerie Laage-Salomon, « La Forme, le Concept et la Figure ».
              Montpellier,
                  CONTACT  Artothèque (rétrospective d’estampes) et salle St-Ravy Sofia (peintures),
              «Viva  Di Rosa
                  CAMPREDON   ShowCentre
                                     » (Di Rosa
                                           d’Art Magazine no 3).
                  20, rue du Docteur Tallet
              1988L’Isle-sur-la-Sorgue
              San campredon@mairie-islesurlasorgue.fr
                   Francisco, Wolf Schulz Gallery, « The Di Rosa Brothers ».
              Lausanne,   galerie Rivolta, « Di Rosa 88 ».
                  www.mairie-islesurlasorgue.fr
              Liège, Cirque divers, « Diros Pornos Show ».
              Sierre, Hôtel de ville, « Hervé et Richard Di Rosa », festival international de la BD.
              Paris, musée des Enfants du musée d’Art moderne de la ville de Paris, « Viva Di Rosa ».

              1989 CONTACT PRESSE
              Cavaillon,  CentreDargent
                       Romane      culturel, « Viva Di Rosa ».
              Vitrolles,Agence
                         Office municipal   de la culture, « Viva Di Rosa ».
                                 Sylvia Beder
              Montbéliard,    centre d’Art contemporain,
                       Communication Culture                « Viva Di Rosa ».
              Mulhouse,    musée   des  Beaux-Arts,
                       Tel. : 01 42 18 09 41          « Hervé  et Richard Di Rosa »,
              monde, communication@sylviabeder.com
                        première étape ».
              Frontignan,   Musée, « Les Di Rosa et l’art modeste ».
                       www.sylviabeder.com
              Patrimonio, fondation Orenga de Gaffory, « Di Rosa chez Orenga ».
              Paris, Fiac-Grand Palais, galerie Louis Carré & Cie, « Spleen et Idéal ».
Expositions personnelles                                                     16

              1994
              Aubigny-sur-Nère, Bibliothèque municipale, « L’Alphabet Di Rosa ».
              Cayenne, Drac, « Hervé Di Rosa. Estampes et aquarelles ».
              Montpellier, Préfecture, « Hervé Di Rosa. Un invité en plus ».
              Paris, fondation Coprim, « À Jules Verne, Hervé Di Rosa.»
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Hervé Di Rosa.
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Suame Junction, Kumasi (Ghana) ».
              Amsterdam, galerie Reflex, « Richard Di Rosa, beelden en Hervé Di Rosa,
              schilderijen ».

              1995
              Andorre, sala d’exposicions del Govern, « Di Rosa Andorra ».
              Bruxelles, galerie Bastien, « Hervé & Richard Di Rosa ».
              Los Angeles, Louis Stern Fine Arts, « Hervé Di Rosa, Paintings & Works on Paper ».
              Cotonou, Sixième Sommet de la francophonie, « Hervé Di Rosa et
Robot, 2009   Romuald Hazoumé, les pays de la francophonie ».

              1996
              Paris, musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie,
              «Romuald Hazoumé et Hervé Di Rosa, géographie tapissée ».
              Limoges, galerie du C.A.U.E., « Hervé Di Rosa : livres, estampes et
              voyages autour du monde ».
              Saint-Yrieix-la-Perche, salle Attane, « Hervé Di Rosa : livres, estampes et voyages»
              Paris, espace Hérault, « Hervé Di Rosa et les 49 cantons de l’Hérault ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Asmara Road, Addis Abeba (Éthiopie) ».

              1997
              Amiens, Maison de la chasse, « Les Di Rosa et le Gibier d’eau ».
              Amiens, Le Grand Wazoo, « Di Rosa atypique ».
              Sérignan, espace Gustave Fayet, « Hervé Di Rosa. Travaux d’Afrique ».
              Balaruc-le-Vieux, salle polyvalente,« Les Di Rosa et le Gibier d’eau ».
              Blois, musée de l’Objet, « Di Rosa et l’art modeste ».
              Marchin, « Rétrospective des estampes ».

              1998
              Amiens, Maison de la culture, « Autour du monde. Hervé Di Rosa ».
              Paris, hôtel Square, « Autour du Mondial ».
              Patrimonio, domaine Orenga de Gaffory, « Hervé Di Rosa. Di Rosa Corsica ».
              Paris, musée en Herbe/Jardin d’acclimatation, « Africabrak. Hervé Escale à Merida ».
              Paris, Fiac-espace Eiffel-Branly, galerie Louis Carré & Cie, « Tuong Binh Hiêp,
              Binh Dùong (Viêt Nam) ». Saint-Léonard-de-Noblat, espace Denis-Dussoubs,
              «Hervé Di Rosa ». Le Cailar, maison Mathieu et mas du Pont-de-Laute,
              «Hervé Di Rosa, du Viêt Nam au Cailar ».

              1999
              Bastia, centre culturel Una Volta, « Una Volta, Di Rosa in Corsica ».
              Annecy, Bonlieu scène nationale, « Hervé Di Rosa sur scènes ».

              2000
              Chambéry, carré Curial ; Grenoble, parc Paul-Mistral ; Blois ; Maubeuge
              ; Istres, berges de l’étang de l’Olivier, « Dirosatlas 2000 ».
              Crans-sur-Sierre, Grand Hôtel du golf, « 2 000 têtes pour l’an 2000 ».
              Orléans, collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, « Impressions de voyage ».
              Paris, musée en Herbe, « Vietnamabrak ».
              Montpellier, banque Dupuy de Parseval, « Les cantons de l’Hérault ».
              Durban, The Bat Center ; Johannesburg, Standard Bank Gallery, « Dirozulu ».
              L’Isle-sur-la-Sorgue, hôtel Donadéï de Campredon, « Hervé Di Rosa,
              Peintre ? ».
Expositions personnelles                                                 17

              2001
              Gravelines, musée du Dessin et de l’Estampe originale,
              « Hervé Di Rosa, impressions autour du monde ».
              Mexico D.F., Museo de la Ciudad, réalisation d’une carte gigantesque
              sur le mur d’une des salles d’exposition.
              Angers, salle Chemellier, « Bons baisers de partout »,
              abbaye Ronceray, « Le monde de l’homme », centre régional d’Art
              textile, « Mes tissages », château d’Angers, « Dirosapocalypse ».
              Nantes, festival de l’Erdre (gravures).

              2002
              Oaxaca, museo de Arte contemporaneo, « Mexique 10e étape -
              Escale à Oaxaca ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Hervé Di Rosa. Sierra Leona 370,
Robot, 2009   México D.F. (10e étape du tour du monde) ».
              Vascoeuil, château, centre d’Art et d’Histoire, « Hervé Di Rosa.
              Tout un Monde ».
              Conques, festival, « Exposition d’estampes ».
              Monterrey, bibliothèque Magna « Raúl Rangel Frías » de la universidad
              autónoma de Nuevo León, « Mexique 10e étape - Escale à
              Monterrey ».
              Merida, galerie du théâtre Peón Contreras, « Mexique 10e étape -
              Escale à Merida ».
              Mexico D.F., Antiguo palacio del Arzobispado, centro histórico,
              « Mexique 10e étape - Escale à Mexico ».
              Vailhan, Salle des fêtes, hameau Saudadier, association « Arts Vailhan
              » (Blasons de l’Hérault).
              Vailhan, atelier 37, hameau de Trignan, association « Arts Vailhan »
              (Éditions du Vietnam).
              Bruxelles, Dewart gallery.
              Paris, Fiac-Paris-expo, Pasnic Éditeur (gravures).

              2003
              Lyon, galerie Iufm/Confluence(s), « Les Voyages en papier d’Hervé Di Rosa ».
              Paris, L’Entrepôt, « Hervé Di Rosa. Les Voyages en papiers. Les René ».
              Aix-en-Provence, espace Sextius, « Hervé Di Rosa. Autour du monde,
              10e étape Mexico ».

              2004
              Aix-en-Provence, galerie Susini, « Hervé Di Rosa. Les Érotiques ».
              Paris, galerie Speerstra, « Crash/H. Di Rosa collaboration ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Hervé Di Rosa. Sierra Leona 370,
              México D.F. (10e étape de tour du monde - 2e partie) ».
              Villeneuve-d’Ascq, ferme d’En-Haut, Maison folie, « Hervé Di Rosa,
              Autour du monde, 10e étape : Mexique ».
              Paris, galerie Arts Factory, « Le Tour du monde en dirovision ».

              2005
              New York, galerie Haim Chanin Fine Art, « Hervé Di Rosa. The Solo
              Group Show ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Hervé Di Rosa. Miami Landscape.
              Autour du monde, 12e étape : Miami Beach ».
              Collioure, galerie du Tenyidor, « Le Monde sauvage d’Hervé Di Rosa ».
              Montceau-Les-Mines, L’Embarcadère, centre de Culture et de
              Congrès, « Autour du monde ».
              Miami Beach, Bass Musem of Art, « Crack House ».
Expositions personnelles                                                    18

              2006
              Tunis, musée de la Ville de Tunis, palais Kheireddine, « Retour à Tunis ».
              Seoul, Dr. Park Art Gallery, « Korea Fantasia ».
              Bobigny, Mairie, nouvelle salle des mariages, « Dire oui à Bobigny ».
              Châtellerault, galerie de l’Ancien Collège, école d’Arts plastiques,
              « La Série mexicaine ».
              Miami Beach, Bass Musem of Art, « Made in Miami ».
              Châtillon-sur-Seine, Maison des arts, « Hervé Di Rosa. Dirosafrica ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Changements d’adresses ».
              Santa Fé, Evo Gallery, « Made in Miami».

              2007
              Le Havre, école des Beaux-Arts, « Dirographie ».
              Bruxelles, Le Botanique, « Dirosafrica ».
              Bruxelles, Dewart gallery, « Bons Baisers d’Afrique et du Mexique ».
              Bruxelles, Espace Art 22, « Les Hétéronymes de Hervé Di Rosa ».
              Aigues-Mortes, chapelle des Capucins, « La Vie des pauvres ».
              Rodez, musée Denys-Puech, « Dirosafrica ».
              Casablanca, Villa des arts, « Autour du monde. Hervé Di Rosa ».
              Les-Sables-d’Olonne, musée de l’Abbaye Sainte-Croix, « Tout l’oeuvre
Robot, 2009   peint ».
              Fontenoy, centre d’Art contemporain, château de Tremblay, « Leçon
              d’anatomie grotesque en Puisaye ».
              Parly, centre d’Art graphique de la métairie Bruyère, « Leçon d’anatomie
              grotesque en Puisaye ».
              Bordeaux, MC2a (Migrations culturelles Aquitaine Afriques),
              « Dirosafrica ».
              Béziers, AD Galerie, « Hervé Di Rosa Classic ».

              2008
              Pauillac, château Lynch-Bages, « Les Festins cosmopolites d’H. Di Rosa ».
              Frontignan-la-Peyrade, Musée municipal, « La Leçon d’anatomie grotesque
              d’Hervé Di Rosa ».
              La Baule, galerie Jean-Charles et Marcel Billy, « Grotesque ».
              Béziers, AD Galerie, « Hervé Di Rosa. Autour du monde 11e étape,
              Foumban ».
              Bagneux, Maison des arts de Bagneux, « Le monde est à nous ».

              2009
              Saint-Ouen, Espace 1789, « Foumban Saint-Ouen ».
              La Ravine-des-Cabris – Saint-Pierre (île de la Réunion), Lieu d’art
              contemporain, « Retour à La Réunion ».
              Paris, Pinacothèque de Paris, « Carte blanche à Hervé Di Rosa.
              Hommage à Maurice Utrillo ».
              Avignon, galerie des Augustins, « Hervé Di Rosa en Avignon ».
              La Baule, galerie Jean-Charles et Marcel Billy, « Hervé Di Rosa 2009 ».
              Lyon, galerie Iufm/Confluence(s), « Hervé Di Rosa extra-large ».
              Serris, espace La Vallée, « Hervé Di Rosa ».
              Oyonnax, centre culturel Aragon, salle Gustave Miklos,
              « Hervé Di Rosa. Les Robots du Noun ».
              Paris, galerie Louis Carré & Cie, « Hervé Di Rosa. Autour du monde,
              17e étape : Paris nord ».

              2010
              Arles, Saint-Laurent, Le Capitole, « H. Di Rosa Autour du monde ».
              Eyzines, centre d’Art contemporain, « Work in progress ».
              La Garde-Adhémar, espace Main-Forte, « Numérique Di Rosa ».

              2011
              Paris, Drawing Now-Carrousel du Louvre, AD Galerie.
              Paris, Art Paris-Grand Palais, AD Galerie.`
              L’Isle-sur-la-Sorgue, Campredon Centre d’art «Hervé Di Rosa, détours du monde 1998-2011»
Campredon - Centre d’art                                                               19

Campredon - Centre d’art

©Studio JPVC

L’hôtel Donadéï de Campredon est une belle demeure du XVIIIe siècle en partie
protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1979. Il a été édifié en 1746, le
long de l’actuel quai Frédéric-Mistral, pour Charles-Joseph de Campredon, membre
d’une vieille famille de propriétaires terriens dont les origines remontent au XIVe
siècle. Les plans en furent commandés à Esprit-Joseph Brun. Architecte L’Islois de
grand talent, on lui doit de nombreuses réalisations à L’Isle-sur-la-Sorgue, mais aussi
à Aix-en-Provence et à Marseille, le château Borély en particulier. Présentant une
façade sur la rue et une autre sur le jardin, l’hôtel de Campredon déploie une belle
architecture pleine d’équilibre sur trois niveaux. L’élégante fontaine, au fond du jardin,
est due à Jean-Ange Brun. L’hôtel a été vendu le 18 janvier 1865 par le Marquis de
Lespine, héritier des Campredon, aux religieuses de Saint-Charles. Acquis par la ville
en 1978, il a été restauré avec l’aide du Conseil Général de Vaucluse.
Informations & Contacts
                      Autour de l’exposition                                                                                  20

                                                HORAIRES
                                                Du mardi au dimanche
                                                De 10h à 13h et de 14h30 à 18h30
                                                ouverture excpetionnelle le lundi 15 août 2011

                                                TARIFS
                                                Visites de l’exposition
                                                Général : 6€
                                                Réduit (étudiants, groupe de 10 personnes) : 5€
                                                Gratuit : L’Islois, chômeurs, Rmistes, personnes à
                                                mobilité réduite et moins de 14 ans (hors groupe scolaire)
                                                Conférence et visite guidée
                                                Général : 7,20€
                                                Réduit : 5,10€ (Rmiste, chômeurs, PMR, L’Islois)
                                                Groupes scolaires : 26,90€
                                                Visite en famille : 8€

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Communication Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue     CAMPREDON Centre d’Art                     Romane Dargent
Tel. : 04 90 38 79 31 / 04 90 38 79 36          20, rue du Docteur Tallet                  Agence Sylvia Beder
communication@mairie-islesurlasorgue.fr         L’Isle-sur-la-Sorgue                       Communication Culture
                                                campredon@mairie-islesurlasorgue.fr        Tel. : 01 42 18 09 41
                                                www.mairie-islesurlasorgue.fr              communication@sylviabeder.com
                                                                                           www.sylviabeder.com

                               Autour de
                                      l’exposition
                               PROJECTION D’UN FILM DE PIERRE SCHWARTZ à l’auditorium
                               VISITES EN FAMILLE
                               Samedis 23 juillet et 24 septembre (14h30-17h)
                               VISITES GUIDÉES
                               Samedis 9 et 16 juillet / 6, 13 et 20 août / 10 et 17 septembre pour les « Journées du
                               Patrimoine » et 1er Octobre (15h-16h)
                               ATELIER JEUNE PUBLIC
                               Mini-stage les mardi 12 et mercredi 13 juillet (14h30-16h30)
                               VISITE GUIDÉE POUR LES ENSEIGNANTS
                               Mercredi 7 septembre (14h30-15h30)
                               VISITES DÉCOUVERTES DE L’EXPOSITION
                               pour les scolaires à partir du 8 septembre
                               Renseignements et inscriptions au 04.90.38.17.41
                               CONCERTS « DÉTOURS DU MONDE »
                               Vendredi 12 août : «Concert Mandingue» Groupe «Mali Dembé»
                               Musique Mandingue (Mali-Guinée) - De 20h à 21h : visite de l’exposition «Hervé Di Rosa»
                               et concert dans la cour à 21h - Tarif 5 euros.
                               Samedi 13 août : dans le cadre de la «Nuit des chineurs», organisée durant la Foire
                               Internationnale Brocante & Antiquités, Duo Oud/Percussions (Musique orientale
                               d’aujourd’hui teintée d’influences jazz) - Visite de l’exposition «Hervé Di Rosa» et concert
                               dans la cour à 21h - Entrée libre.Soirées organisées par le service culture de la Ville.

                               OUVERTURE EXCEPTIONNELLE
                               Lundi 15 août durant la Foire Internationale Brocante & Antiquités.
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