Les troubles de l'attention - VANIA HERBILLON
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Difficultés de concentration, impulsivité, agitation : les troubles environ des adolescents et un à deux pour
de l’attention touchent un enfant sur vingt. Les causes cent des adultes. Une prédisposition géné-
de ce mal sont mieux connues, des pratiques éducatives et tique est suspectée puisque l’on retrouve
des thérapies adaptées se montrent efficaces. fréquemment des antécédents familiaux
au sein des fratries.
Ce trouble se définit par une triade de
symptômes$: l’inattention, l’impulsivité et
L’
l’instabilité motrice. Chaque symptôme
peut apparaître isolément ou associé aux
autres. On distingue la forme mixte qui les
associe tous les trois, la forme «$inattention
attention étant une fonction car le trouble de l’attention engendre par pure$» (sans hyperactivité ni impulsivité) et
cognitive indispensable à toute activité effet boule de neige échec scolaire, baisse la forme «$hyperactivité-impulsivité pure$»
humaine, un trouble de l’attention chez de l’estime de soi, manque de motivation sans inattention. Le trouble déficitaire de
l’enfant peut revêtir des conséquences et difficultés relationnelles. l’attention, avec ou sans hyperactivité, s’ex-
diverses. Difficultés de comportement prime de façon intense et précoce (avant
(agressivité, conflits), problèmes émotion- Une triade de symptômes l’âge de sept ans), quel que soit le contexte
nels (baisse de l’estime de soi, dépression), Le «$trouble déficitaire de l’attention ou l’environnement de l’enfant.
difficultés scolaires, troubles du langage, de avec ou sans hyperactivité$», tel que le nom- Les symptômes correspondent princi-
la lecture, de l’écriture ou des compétences ment les psychiatres, est une pathologie palement à un déficit des fonctions atten-
en mathématiques, agitation motrice qui correspond à un dysfonctionnement tionnelles et exécutives, dont le contrôle
excessive, etc. La liste est longue, et bien des chronique de l’attention et du système repose surtout sur des réseaux reliant
enfants atteints d’un trouble de l’attention exécutif regroupant des fonctions prises les régions préfrontales au striatum. Le
vont consulter l’orthophoniste, l’ergothé- en charge par la partie préfrontale du cer- trouble de l’attention avec hyperactivité
rapeute, le psychiatre, sans que l’origine veau. Ce syndrome affecte cinq pour cent semble être la conséquence d’une augmen-
attentionnelle du problème ne soit iden- des enfants d’âge scolaire (plus souvent tation des transporteurs de la dopamine,
tifiée. Ce diagnostic est pourtant crucial, les garçons que les filles), trois pour cent un neurotransmetteur, dans le striatum.
Thema / L’attention 50Ces transporteurs sont de grosses proté- cingulaire antérieur de ces enfants – deux Les origines du trouble de l’attention
ines qui réintroduisent dans un neurone régions clés du système exécutif, chef d’or- avec hyperactivité sont mal comprises
(présynaptique) la dopamine présente chestre de nos conduites – présenteraient et probablement multifactorielles. Des
dans la synapse, l’espace qui le sépare du une trop faible activation. gènes intervenant dans la régulation de la
neurone suivant (dit postsynaptique). Des travaux chez l’animal mettent transmission dopaminergique semblent
également en lumière le rôle de différents associés à certaines formes de troubles de
Une mauvaise liaison systèmes neuronaux$: l’un d’eux, utilisant l’attention. C’est aussi le cas de facteurs
cortex préfontal–striatum l’histamine comme neurotransmetteur, environnementaux tels que les complica-
Or l’augmentation des transporteurs module l’éveil, et un mauvais fonctionne- tions de la grossesse, des infections, l’ali-
dopaminergiques provoque une diminu- ment se traduirait par des troubles de la mentation, sans oublier le milieu social et
tion de la dopamine extracellulaire, de vigilance et de la motivation$; un système éducatif. En l’absence d’examen médical
sorte que la transmission des informations utilisant l’hypocrétine – un neuromédia- particulier (prise de sang ou IRM) permet-
neuronales au sein du réseau reliant le cor- teur impliqué dans le comportement loco- tant de détecter objectivement un trouble
tex au striatum ralentit, ce qui rendrait la moteur, la prise alimentaire et l’émotion –, de l’attention avec hyperactivité, le diagnos-
région frontale moins opérationnelle. La dont le dysfonctionnement provoque chez tic repose essentiellement sur une analyse
transmission nerveuse par la dopamine
serait alors moins efficace$: les régions fron- Le syndrome du trouble déficitaire de l’attention
tales contrôleraient moins bien l’activité avec ou sans hyperactivité affecte 5 % des enfants
des zones sous-corticales gérant les mou- d’âge scolaire – plus souvent les garçons que les
vements ou l’attention visuelle. filles –, 3 % des adolescents et 1 à 2 % des adultes.
Les régions frontales peuvent elles-
mêmes présenter un mauvais fonction- l’animal une agitation motrice excessive$; clinique des divers symptômes de l’enfant.
nement. Plusieurs études d’imagerie enfin, un système noradrénergique et séro- L’éclairage de l’entourage familial et sco-
cérébrale ont mis en évidence une réduc- toninergique lié aux activités cognitives laire est indispensable, parents et ensei-
tion du volume du cerveau, et plus particu- telles que l’attention, l’apprentissage, la gnants remplissant des questionnaires
lièrement des lobes frontaux. De surcroît, mémoire et la perception des situations pour décrire au mieux le comportement
le cortex préfrontal dorsolatéral et le gyrus stressantes$: l’attention dirigée serait altérée. de l’enfant dans des contextes différents$:
Thema / L’attention 51LE RÔLE DE LA DOPAMINE
La dopamine, mais également d’autres
neurotransmetteurs, serait impliquée
dans le trouble de l’attention. Le contrôle Striatum
de l’attention repose sur un réseau Cortex
préfontal
de neurones reliant le cortex frontal
au striatum. Normalement, la dopamine
présente est « recyclée » (flèche rouge
en bas), mais reste présente en quantité
suffisante dans la synapse (a).
Dans le trouble de l’attention, le recyclage
de la dopamine est trop important, si bien (a) Normal (b) Trouble de l‘attention
que le neurotransmetteur est présent Neurone présynaptique
en trop faible quantité dans les synapses (b). Synapse
Dopamine
R. Queruel / I. Roman - I. Tischenko - fivespots / Shutterstock
Transporteur
de la dopamine
Neurone postsynaptique
Thema / L’attention 52l’enfant est-il bien intégré dans sa classe$? par une hyperactivité excessive. Les spécia- par les mêmes signes cliniques d’inattention$:
Est-il en échec scolaire$? listes des pathologies du sommeil recom- c’est le cas de la dépression (qui perturbe
Les professionnels peuvent être gui- mandent, devant un enfant anormalement aussi les capacités d’attention), des troubles
dés par les critères établis par l’Associa- agité, de rechercher des difficultés respi- anxieux, telles les phobies, de l’anxiété de
tion américaine de psychiatrie. Un bilan ratoires pendant le sommeil ou un syn- performance (la peur de ne pas réussir un
neuropsychologique peut être indiqué drome des jambes sans repos. Ce dernier, test, par exemple, altère la concentration) ou
afin de caractériser le trouble de l’atten- qui touche huit pour cent de la population, de l’anxiété situationnelle (provoquée, par
tion par des tests psychométriques qui se définit par un besoin irrépressible de exemple, par un environnement nouveau).
Les troubles des conduites réactionnelles
Il n’est pas rare d’observer ces symptômes (agressivité, refus des normes, comporte-
chez des enfants dont les conditions sociales ment dangereux) ou les troubles envahis-
et éducatives sont très perturbées. sants du développement, tels que l’autisme
et la psychose infantile précoce, peuvent
évaluent les différentes composantes de remuer les jambes dès que l’on se trouve en entraîner des symptômes similaires.
l’attention et des fonctions exécutives. Il position immobile, notamment avant l’en- Parmi les causes environnementales,
est primordial de prendre en compte le dormissement$: un enfant sur cinq ayant il n’est pas rare d’observer ces symptômes
contexte psychologique, social et médical ce syndrome souffre d’un trouble de l’at- chez des enfants dont les conditions
pour différencier un trouble de l’attention tention, et les deux syndromes se caracté- sociales et éducatives sont très perturbées$:
primaire lié à un dysfonctionnement céré- risent par le même dysfonctionnement du attitudes parentales inadéquates ou inco-
bral, d’un trouble secondaire dû à un pro- système dopaminergique. hérentes, carence affective ou troubles
blème psychique ou social. psychiques chez l’un des parents, voire les
Les troubles du sommeil peuvent per- Pourquoi le diagnostic deux (troubles de la personnalité, troubles
turber l’attention, car ils ont des consé- est difficile à poser de l’humeur, etc.). L’absence de concerta-
quences néfastes sur la qualité de l’éveil Il faut aussi veiller à ne pas confondre tion entre les professionnels de la neuro-
diurne et sur les capacités d’attention. Un le trouble de l’attention avec certains autres logie et de la psychiatrie conduit souvent
enfant qui a mal dormi lutterait pendant troubles d’origine psychopathologique ou à une absence de diagnostic, voire à des
la journée contre son manque de sommeil environnementale qui peuvent se traduire erreurs de diagnostic.
Thema / L’attention 53Selon les cas, le médecin optera pour
un traitement médicamenteux, des amé-
nagements dans l’environnement ou le
milieu éducatif de l’enfant, ou pour des
thérapies cognitives et comportemen-
tales. Sur le plan des médicaments, le
traitement de référence est le méthylphé-
nidate, un psychostimulant figurant au
tableau des stupéfiants. Pourquoi donner
un excitant à un enfant déjà trop remuant$?
Cette molécule bloque la recapture de la
dopamine et de la noradrénaline, ce qui
renforce l’action de ces deux neurotrans-
metteurs$: le circuit qui relie le cortex
frontal et le striatum et qui est déficient
chez le jeune patient redevient efficace et
active les structures préfrontales néces-
saires au contrôle de l’attention. L’enfant
est plus attentif, recouvre une meilleure Les troubles du sommeil, notamment
sa fragmentation, entraînent des troubles
mémoire de travail et ses performances de l’attention. Le cortex préfrontal, essentiel
scolaires s’améliorent$; il commet moins pour le maintien de l’attention, est en effet
d’erreurs, se montrant tout à la fois plus sensible au manque de sommeil.
rapide, réfléchi, organisé et calme.
L’efficacité du méthylphénidate est
Shutterstock.com/stefansonn
établie$: il permet d’éviter l’apparition de
problèmes sérieux et de sortir certains
enfants de situations catastrophiques
Thema / L’attention 54d’échec scolaire, de redoublements multi- éducatif ferme et bienveillant, en évitant Toujours sur le plan éducatif, l’hygiène de
ples et de mauvaise orientation, ou même les sanctions systématiques, sans effet. Il vie, notamment sur le plan de l’alimenta-
d’exclusion sociale. À ce titre, le risque de faut rappeler très souvent les règles$: ne pas tion et du sommeil, compte également$: les
présenter à l’adolescence un syndrome couper la parole et attendre son tour, regar- boissons sucrées et excitantes doivent être
dépressif ou des conduites à risque, telles der avant de traverser la route. contrôlées – notamment le soir avant d’al-
la délinquance ou la toxicomanie, est bien ler au lit. Les heures de coucher doivent être
supérieur chez des enfants non traités que Des règles de vie à mettre régulières en semaine tout comme le week-
chez des enfants traités. Malgré ces avan- en place end, afin d’offrir une bonne récupération.
tages, la prescription de méthylphénidate Devant un surcroît d’agitation, on per- Un trouble attentionnel engendre
ne doit être envisagée que lorsque l’inten- mettra à l’enfant de se défouler, de se lever lenteur, erreurs et manque d’autonomie
sité des symptômes et leurs répercussions de table pour aller chercher l’eau ou le sel. dans le travail scolaire. Des adaptations
scolaires ou sociales le justifient pleine- Pour le travail scolaire le soir à la maison, pédagogiques simples sont par consé-
ment, et ce toujours en accord avec les il est impératif de réduire au maximum quent recommandées. Ainsi, il convient
parents et l’enfant. En France, ce médica- toutes les sources de distractions possibles de bien capter l’attention de l’enfant avant
ment est utilisé sur une courte période (un en évitant par exemple de faire les devoirs de lui donner une consigne, laquelle doit
ou deux ans), parfois uniquement pendant devant la télévision$; limiter les accessoires, être simple et concise afin de ne pas sur-
les jours d’école.
Parents et éducateurs jouent un rôle
de premier plan auprès de l’enfant présen- Pour les devoirs le soir à la maison, il est impératif
tant un trouble de l’attention. Tout d’abord,
de réduire au maximum toutes les sources
de distraction possibles : télévision, jouets, affiches
le diagnostic doit les aider à comprendre
devant le bureau, etc.
qu’il «$ne fait pas exprès$», qu’il ne s’agit
ni d’un problème de motivation ni d’un
trouble du comportement. Ses difficultés jouets et affiches présents devant ou sur le charger sa mémoire de travail. Les doubles
sont dues à un trouble de l’attention et à bureau. Toutes les situations offrant de mul- tâches doivent être évitées. Par exemple,
un manque de contrôle de son comporte- tiples stimulations gênent l’enfant en favo- on peut proposer à l’enfant de relire son
ment. Dès lors, il faut lui imposer un cadre risant l’éparpillement et la distractibilité. devoir, mais en vérifiant une règle à la
Thema / L’attention 55fois$: la première fois, il relira en vérifiant Par ailleurs, en plaçant l’enfant juste
que les noms sont correctement accordés devant le tableau et loin de la fenêtre, on
(singulier ou pluriel), puis cette tâche ter- réduit ses sources de distractions. L’aide
minée, il devra vérifier les conjugaisons, de l’enseignant est importante pour orga-
et ainsi de suite… niser les séquences d’apprentissage avec
Une telle approche évite à l’enfant des temps pédagogiques ni trop longs ni
de s’éparpiller sur les différents niveaux trop variés. Il faut toujours vérifier que
de l’analyse orthographique, ce qui effri- l’enfant a fini le travail engagé, note bien
terait ses ressources attentionnelles. Les les devoirs sur son agenda et s’équipe du
exercices «$à trous$» sont aussi conseillés. matériel adéquat.
Les parents ont un
rôle notable à jouer
pour aider un enfant
à se concentrer
sur ses devoirs.
Toutes les sources
de distraction doivent
Shutterstock.com/Voyagerix
être éliminées
et un dialogue avec
l’enfant est bénéfique.
Thema / L’attention 56De nombreux sites Internet proposent minutieusement les travaux en respec-
d’entraîner son attention. En fait, pour que tant la procédure de l’architecte (réalisa-
des exercices soient susceptibles de réédu- tion, précision), un autre encore est chef
quer les troubles de l’attention, ils doivent de chantier et contrôle la réalisation du
s’inscrire dans un travail thérapeutique travail (vérification, surveillance, analyse
avec un professionnel compétent qui défi- des erreurs, autocritique). Des exercices
nit, à partir du bilan initial ayant identifié sont proposés pour mettre en applica-
les troubles de l’enfant, les stratégies cogni- tion chacun de ces personnages. À la fin,
tives les plus appropriées. La thérapie passe l’enfant évalue ses performances avec le
par une étape indispensable$: la prise de thérapeute. L’entraînement peut reposer
conscience par l’enfant de ses difficultés, ce au début sur des exercices ludiques tels
que l’on nomme métacognition. Une série des jeux vidéo, puis être progressivement
d’exercices permet à l’enfant de mettre en remplacé par des exercices plus scolaires
application chaque stratégie visant à sa pour transférer à l’école les compétences
rééducation. acquises par le jeu.
Dans le cadre d’une thérapie com-
Des thérapies cognitives portementale, l’impulsivité peut être tra-
et comportementales vaillée au jour le jour dans des situations
efficaces où l’enfant aura pour tâche de freiner son
Dans le cadre d’une thérapie cogni- impulsivité naturelle pour ne pas se mettre
tive, l’enfant peut se mettre dans la peau en danger, et d’apprendre à réfléchir avant
d’un personnage auquel est attribuée d’agir. Le contrôle de l’impulsivité peut
une fonction cognitive$: l’un est un archi- aussi être renforcé avec des jeux de société
tecte qui construit les plans d’une mai- simples, comme le Uno où certaines cartes
son et organise chaque étape (réflexion imposent de passer son tour ou d’inverser
avant l’action, organisation, planifica- le sens de la partie, obligeant le joueur sui-
tion), l’autre est un menuisier qui réalise vant à ne pas abattre sa carte.
Thema / L’attention 57Ces approches sont des thérapies traiter en temps réel un nombre considérable
courtes, simples et efficaces. Elles ne per- d’informations sans avoir le temps d’analyser
mettent pas de guérir le trouble de l’at- et de réfléchir pour comprendre les phéno-
tention, mais elles apportent à l’enfant mènes qui nous entourent.
les armes pour lutter tout seul contre ses Savoir contrôler son attention de façon VANIA HERBILLON
causes et ses conséquences. Les facteurs à sélectionner les informations pertinentes est psychologue spécialisé
limitant leur utilisation sont l’âge (elles devient un enjeu essentiel aujourd’hui. La en neuropsychologie pédiatrique
au service Épilepsie, sommeil
sont difficilement utilisables chez les culture en général et la pédagogie en parti-
et explorations fonctionnelles
enfants âgés de moins de huit ans) et le culier doivent relayer, plus que jamais, les pédiatriques, à l’Institut des épilepsies
degré de participation de l’enfant à la thé- vertus de l’analyse et de la réflexion. de l’enfant et de l’adolescent (Idée),
rapie. Mais on ne peut que déplorer que ces hôpital Femme-mère-enfant, à Lyon.
thérapies soient rarement proposées aux Article publié dans Cerveau & Psycho n° 11,
septembre 2005
enfants en France, faute de professionnels
compétents formés à ces approches d’ins-
piration anglo-saxonne.
Vers une pédagogie
de l’attention BIBLIOGRAPHIE
Si le trouble de l’attention peut être pris G. Tripp et al., Neurobiology of ADHD,
Neuropharmacology, vol. 57(7-8),
en charge grâce à un diagnostic précis et des pp. 579-589, 2009.
thérapies appropriées, il convient d’avoir une M.-J. Challamel et al., Le Sommeil
réflexion sur les nouveaux modes de vie qui de l’enfant, Masson, 2009.
changent nos habitudes. Les rythmes de vie T. Brown, Attention deficit disorder:
s’accélèrent, les habitudes (horaires, alimen- The unfocused mind in children and adults,
Yale University Press, 2006.
tation) changent et les informations que
Association de parents d’enfants
nous recevons sont beaucoup plus rapides atteints de troubles de l’attention:
et plus nombreuses. Tout cela nous oblige à http://tdah-france.fr
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