CHIKUNGUNYA : HALTE AUX RUMEURS - Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles

La page est créée Fabrice Leduc
 
CONTINUER À LIRE
CHIKUNGUNYA : HALTE AUX RUMEURS - Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles
CHIKUNGUNYA : HALTE AUX RUMEURS

Le Chikungunya fait naître les rumeurs les plus folles
1                         LA MALADIE EST DANS L’AIR

Le chikungunya se transmet exclusivement par le moustique Aedes aegypti.

Ce virus est uniquement transmis à l’homme par le moustique (genre Aedes et principalement Aedes
aegypti aux Antilles). Il s’agit du même moustique que pour la dengue.
2        LE MOUSTIQUE NE JOUE AUCUN RÔLE
                           DANS L’ÉPIDEMIE

Le moustique se contamine en piquant un malade du chikungunya, ensuite chacune de
ses piqûres transmettra la maladie.

Le moustique contracte le virus en piquant une personne malade et, quelques jours après, il contamine
à son tour ceux qu’il pique tout au long de sa vie.
C’est une maladie qui peut aussi être transmise par une mère infectée à son nouveau-né (transmission
materno-néonatale).
3                  DES LABORATOIRES ONT LAISSÉ
                            S’ÉCHAPPER LE VIRUS

Le virus existe depuis des siècles, il a été identifié en 1952 en Tanzanie.

Le virus Chikungunya est connu depuis les années 1950, période durant laquelle il a provoqué des
épidémies importantes en Asie du Sud-est et en Inde. Il a refait parler de lui récemment en raison
d’épidémies « explosives » qui ont notamment touché les îles de l’Océan Indien en 2005 et 2006, puis
l’Inde, et au cours desquelles des millions de cas ont été recensés. À la Réunion et à Mayotte, l’infection
a touché plus d’un tiers de la population.
4                                 C’EST UNE MALEDICTION
                                         SUR LES ANTILLES

Le chikungunya est une maladie qui se répand par les voyages de personnes malades.
On la retrouve sur plusieurs continents.

Le virus se propage grâce au déplacement de personnes malades. Si un porteur du virus se retrouve
dans un pays où des moustiques du genre Aedes sont présents, ces derniers pourront récupérer le virus
sur lui et le transmettre localement. C’est ce qui a failli se produire en Polynésie Française (arrivée d’un
Guadeloupéen porteur du virus dans cette région où des Aedes sont présents) ou qui risque fort de
se produire dans le Sud de la France métropolitaine (Antillais ou personnes ayant séjourné aux Antilles
porteurs du virus qui se feraient piquer par Aedes albopictus présent localement).
   5              ON PEUT ATTRAPER PLUSIEURS
                          FOIS LE CHIKUNGUNYA

Une fois qu’on a attrapé le virus, on est immunisé.

Chez certains patients, les manifestations de type rhumatologiques, persistent pendant plusieurs
mois, voire plusieurs années bien que le virus ne soit plus présent dans l’organisme.
6       Il N’Y A QUE LES POPULATIONS NOIRES
                    QUI CONTRACTENT LE VIRUS

Il n’y a pas de différence face à la maladie, toutes les populations quelles qu’elles soient
sont concernées.

Le moustique ne fait aucune différence entre les couleurs de peau !

Le Chikungunya n’a pas épargné l’Europe. Des cas sont survenus en Italie en 2007 et dans le sud-ouest
de la France métropolitaine en 2010 chez des personnes piquées par un moustique implanté localement
(Aedes albopictus).
7                              L’AUTOMEDICATION EST
                                        SANS DANGER

Les traitements non recommandés par les médecins et les pharmaciens peuvent
présenter des risques pour la santé.

Il n’existe pas de médicaments efficaces contre le virus du Chikungunya. Le traitement de la maladie
est donc uniquement symptomatique.
À la phase aiguë, il repose principalement sur l’administration de médicaments contre les douleurs
(antalgiques) et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.
   8                            LES POUVOIRS PUBLICS
                                        SONT INACTIFS

Sous l’égide du Préfet, les pouvoirs publics œuvrent au quotidien dans la lutte contre
l’épidémie, mais il appartient à chacun d’éliminer les gîtes larvaires et de se protéger
contre les piqures de moustiques.

L’État, les collectivités, les communes et communautés d’agglomérations, les grands opérateurs
sont tous mobilisés depuis le début de l’épidémie. Chacun à leur niveau ils interviennent dans
la prévention, la lutte, la destruction des gîtes, l’information, la veille sanitaire etc.
Cependant, la lutte contre les moustiques est l’affaire de tous, singulièrement quand il s’agit
d’Aedes aegypti, un moustique domestique retrouvé dans des gîtes présents dans chaque
maison. Il n’y a pas moyen pour les autorités de se substituer à chaque citoyen. Chacun, à titre
individuel ou collectif doit éliminer les gîtes dans et autour de son domicile, de manière régulière,
et se protéger des piqûres de moustiques !

    9                    LES PULVÉRISATIONS SONT
                     LA SOLUTION POUR ÉRADIQUER
                                   LE MOUSTIQUE

Les études montrent que le moustique développe une résistance croissante aux produits
utilisés pour les pulvérisations.

Si la pulvérisation aérienne s’avère efficace au début d’une épidémie conscrite en un lieu, elle montre
ses limites sur une épidémie étendue à toute une île comme la nôtre.
La solution la plus efficace est alors la protection contre les piqûres de moustiques et la destruction des
gîtes larvaires sur l’ensemble du territoire qui ne peut se faire sans la participation de tous !
   10            CERTAINES COMMUNES DE
         MARTINIQUE NE SONT PAS TOUCHÉES

Toutes les communes de la Martinique sont touchées par l’épidémie, et il y a des gîtes
larvaires partout.
CHIKUNGUNYA : HALTE AUX RUMEURS
Vous pouvez aussi lire