35 Économie ÉDITION 2019 - Montfort Communauté
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Observatoire économique
de l’Ille-et-Vilaine
Économie
35 ÉDITION 2019
Une publicationSommaire Éditorial 03 Synthèse 04-05 Cartographie de l’Ille-et-Vilaine 06-07 Conjoncture 2018 08-09 Population 10 - 11 Emploi 12 - 13 Relations internationales 14 - 15 Enseignement et formation 16 - 17 Agriculture et pêche1 18-19 IAA1 20-21 Automobile 22-23 BTP 24-25 Commerce de détail 26-27 Tourisme 28-29 Numérique 30-31 Services aux entreprises 32-33 Transports et logistique 34-35 1. Chapitre rédigé par les Chambres d’Agriculture de Bretagne Merci à nos partenaires d’études : • Cellule Économique de Bretagne • Chambres d’Agriculture de Bretagne • Comité Départemental du Tourisme de Haute Bretagne • Observatoire Régional des Transports de Bretagne • Urssaf Bretagne
Édito
En 2018, l’économie française s’inscrit dans le ralentissement général
de l’activité en Europe et la montée des tensions sur le commerce
mondial. Le taux de croissance s’établit à 1,7 %, nettement en deçà
des 2,3 % de 2017. A ces facteurs extérieurs, j’ajouterais le mouvement
des gilets jaunes, venu perturber le fonctionnement des entreprises
sur les derniers mois de l’année.
Dans ce contexte 2018 plutôt défavorable, notre économie dépar-
tementale a encore montré sa forte capacité de résilience. Le
ralentissement de l’activité au second semestre, souligné par notre
observatoire économique, n’a pas entamé l’optimisme des chefs
d’entreprise bretilliens. Ils ont continué à investir et à recruter. Le
taux de chômage est tombé à 6,5 % en fin d‘année, 2 points de moins
que la moyenne nationale.
L’édition 2019 d’Economie 35 montre que les principaux secteurs
d’activités ont poursuivi leur développement. Je citerais notamment
la vigueur du secteur numérique et ses 3 000 emplois créés en 5 ans,
ou le cap symbolique des 100 000 véhicules franchi par PSA Rennes
en 2018. De telles performances sont rendues possibles par un
écosystème alliant un bassin d’emploi riche, une offre de formation
complète et une volonté partagée par les acteurs publics d’œuvrer
pour le développement de l’Ille-et-Vilaine. En 2019, il constitue plus
que jamais un atout précieux dans un contexte international toujours
marqué par beaucoup d’incertitudes.
Emmanuel Thaunier
Président de la CCI Ille-et-Vilaine
03Synthèse
L’ÉCONOMIE DÉPARTEMENTALE MOBILISATION SUR TOUS LES FRONTS
RALENTIT EN 2018 POUR LE SECTEUR AGROALIMENTAIRE
En 2018, l’évolution de l’économie bretillienne Si le bilan économique et social du secteur reste
s’inscrit dans la tendance nationale et mondiale globalement positif, 2018 sonne l’apparition d’un
marquée par un ralentissement. Il touche notam- climat d’incertitude, entre Brexit et pression de
ment le commerce départemental, affecté par la la grande distribution. Débouchés, segmenta-
décélération de la consommation des ménages et tion, compétitivité, attractivité… les acteurs de
les mouvements sociaux intervenus sur le dernier l’agroalimentaire redoublent d’efforts.
trimestre. Après 3 années de baisse, le nombre
de liquidations judiciaires se stabilise. Mais cette
conjoncture moins favorable n’entame pas le PSA RENNES DÉPASSE LE CAP
dynamisme structurel de notre économie. Les DES 100 000 VÉHICULES PRODUITS
entreprises ont continué à investir et à recruter,
preuve de leur confiance dans l’avenir. En 2018, l’Ille-et-Vilaine renforce sa vocation
dans la construction automobile et la mobilité.
La production de PSA Rennes dépasse les 100 000
L’EMPLOI SALARIÉ DU SECTEUR PRIVÉ véhicules, grâce au succès commercial du nouveau
POURSUIT SA CROISSANCE 5008 et du C5 Aircross. Une performance d’autant
À UN RYTHME PLUS MODÉRÉ plus remarquable dans un marché automobile qui
a marqué le pas sur l’année. Le territoire s’est par
En 2018, l’emploi départemental continue en ailleurs donné l’ambition d’être un laboratoire des
effet sa progression malgré le recul de l’intérim. nouvelles formes de mobilités. C’est notamment
Le mouvement de croissance perd de sa vigueur, l’objectif de la 1re édition de l’évènement In Out,
avec 4 500 postes supplémentaires contre 9 500 porté par Rennes Métropole et qui a accueilli 900
l’année précédente. La quasi-totalité des activités professionnels et 20 000 participants.
économiques, à l’exception de l’industrie, a connu
une hausse de ses effectifs. Toutefois, les services
demeurent les principaux pourvoyeurs d’emplois. LA CONSTRUCTION S’INSCRIT DANS
Le taux de chômage du département s’établit à UNE PÉRIODE DE CROISSANCE
6,5 % au 4e trimestre 2018, en légère baisse sur
un an (- 0,1 point). Il s’affiche bien en deçà des 2018 confirme la dynamique déjà observée sur
moyennes régionale (7,2 %) et nationale (8,5 %). 2017. Avec plus 10 000 nouveaux logements mis
en chantier sur l’année, la construction neuve
reste particulièrement bien orientée. Le marché
AGRICULTURE : OBJECTIF MONTÉE des bâtiments non résidentiels connaît également
EN GAMME un fort développement. Cette orientation positive
bénéficie à l’emploi salarié (+ 450 postes supplé-
Dans la foulée des Etats Généraux de l’Alimen- mentaires) et génère pour certaines compétences
tation, les filières agricoles œuvrent à la montée des difficultés de recrutement.
en gamme de leurs produits. L’augmentation des
coûts de production, liée à la remontée des prix
de l’énergie et à ceux de l’alimentation animale
pour les filières d’élevage, marque aussi l’année.
Du côté des prix de vente, la tendance est au
mieux à la stabilité.
04LE COMMERCE DE DÉTAIL SE DÉVELOPPE LES SERVICES AUX ENTREPRISES
ET CRÉE DES EMPLOIS RESTENT DYNAMIQUES MALGRÉ LE
RALENTISSEMENT DE FIN D’ANNÉE
Malgré une conjoncture défavorable sur le 2e
semestre, le commerce départemental a pour- Les services aux entreprises occupent une place
suivi son développement en 2018. Sur un an, déterminante dans l’attractivité et le développe-
il affiche 276 établissements et 1 000 emplois ment économique du territoire. Le secteur (hors
supplémentaires. La grande distribution propose activités numériques) emploie en Ille-et-Vilaine
un plancher commercial en hausse de 26 000 m². 58 500 salariés dans les 6 250 entreprises recen-
La croissance du chiffre d’affaires du commerce sées début 2019. Particulièrement contributrices à
s’appuie principalement sur la démographie la création d’emplois sur le département (+ 13 700
de l’Ille-et-Vilaine. Parmi les formes de vente salariés en 5 ans), ces activités n’ont cependant
qui en profitent le plus : la grande distribution pas été épargnées par le ralentissement éco-
spécialisée et le e-commerce. nomique du 2e semestre 2018, notamment les
services opérationnels, le conseil et l’ingénierie
présentant eux de meilleures dispositions.
LA SAISON TOURISTIQUE PORTÉE
PAR LE DYNAMISME DE LA CLIENTÈLE
ÉTRANGÈRE L’ILLE-ET-VILAINE RENFORCE
SA VOCATION LOGISTIQUE
Après l’excellente saison 2017, la fréquentation
touristique bretillienne continue sa progression. Très dépendante de la conjoncture économique,
Les nuitées dans les hébergements touristiques l’activité des transporteurs et logisticiens de l’Ille-
augmentent tant pour l’hôtellerie (+ 1,8 %) que et-Vilaine a ralenti au 2e semestre 2018. Mais ce
pour les campings (+ 2,4 %). Cette hausse s’ex- trou d’air ponctuel n’entame pas le dynamisme
plique par le dynamisme de la clientèle étrangère structurel du secteur. Les entreprises ont continué
qui a su notamment profiter d’une meilleure à recruter, souvent avec difficultés, et à investir,
accessibilité aérienne et ferroviaire de notre comme l’illustre la création de la nouvelle plate-
territoire. Le bilan touristique 2018 se caracté- forme Intermarché d’Erbrée. Avec 42 % des sur-
rise par une très bonne fin de saison, après un faces d’entrepôts mises en chantier dans la région,
printemps plus contrasté. le département confirme son rôle logistique au
sein de la Bretagne, et au-delà, du grand Ouest.
La création de nombreuses entreprises au cours
L’ÉCOSYSTÈME NUMÉRIQUE FAVORISE de l’année traduit quant à elle un phénomène
LA CROISSANCE DU SECTEUR d’uberisation de certaines activités logistiques,
comme la livraison de repas à domicile.
Les 1 833 entreprises appartenant à la filière
numérique départementale emploient aujourd’hui
près de 23 000 salariés. Avec plus de 2 800 emplois
créés sur les 5 dernières années (+ 14 %), les
entreprises du numérique et particulièrement
celles des activités de services contribuent
très largement à la croissance économique du
département. Cette vitalité est appuyée par un
écosystème dense et diversifié qui accompagne
le développement des entreprises (incubateurs
et accélérateurs, structures d’accompagnement,
écoles et centres de recherche, financeurs…) et
s’inscrit notamment sur des marchés métamor-
phosés par la mutation digitale (cybersécurité,
e-santé, mobilité intelligente…).
05Cartographie de l’Ille-et-Vilaine
LES INTERCOMMUNALITÉS EN 2018
SAINT-MALO
CÔTE AGGLOMÉRATION
D’EMERAUDE
PAYS DE DOL ET DE LA BAIE
6 775 KM2 (25 % de DU MONT-SAINT-MICHEL
la superficie régionale)
CÔTES D’ARMOR
4 ARRONDISSEMENTS
Rennes, Saint-Malo,
Redon et Fougères/Vitré
BRETAGNE COUESNON MARCHES
7 PAYS ROMANTIQUE DE BRETAGNE
Brocéliande, Fougères,
Redon Bretagne Sud,
Rennes, Saint-Malo, FOUGÈRES
Vallons de Vilaine, Vitré AGGLOMÉRATION
Porte de Bretagne VAL D’ILLE-AUBIGNÉ
SAINT-MÉEN
27 CANTONS MONTAUBAN LIFFRÉ-CORMIER
depuis 2015, contre COMMUNAUTÉ
53 avant le redécoupage
de 2014 MONTFORT
COMMUNAUTÉ
18 EPCI 1 RENNES
(14 Communautés MÉTROPOLE VITRÉ
de communes, PAYS DE COMMUNAUTÉ
3 communautés BROCÉLIANDE CHÂTEAUGIRON
d’agglomération
et 1 Métropole)
333 COMMUNES VALLONS DE
HAUTE BRETAGNE
AU PAYS
COMMUNAUTÉ
DE LA ROCHE
1. Établissement Public de
Coopération Intercommunale
AUX FÉES
BRETAGNE
PORTE DE LOIRE
REDON
AGGLOMÉRATION
MORBIHAN LOIRE-ATLANTIQUE
06LES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
SAINT-MALO
DINARD
N176
D137
D177
D155 Port
D175
D794 FOUGÈRES
Aéroport
Aérodrome
D794 N12
Autoroute
A84 D178 Nationale
N12 Départementale1
RENNES
N164 Voie ferroviaire
Ligne LGV
D166 VITRÉ
N24 1. Les tronçons 2x2 voies
de moins de 10 kms ne sont
N157 pas représentés
D777
D41
N137
D177 D178
D41
D772
REDON
07CONJONCTURE
L’économie départementale
ralentit en 2018
En 2018, l’évolution de l’économie bretillienne s’inscrit dans la tendance
nationale et mondiale marquée par un ralentissement. Il touche
notamment le commerce départemental, affecté par la décélération de la
consommation des ménages et les mouvements sociaux intervenus sur
le dernier trimestre. Après 3 années de baisse, le nombre de liquidations
judiciaires se stabilise. Mais cette conjoncture moins favorable n’entame
pas le dynamisme structurel de notre économie. Les entreprises ont
continué à investir et à recruter, preuve de leur confiance dans l’avenir.
+ 3,7 % UN RECUL DU COMMERCE MONDIAL Dans la zone euro, la croissance de l’activité
s’établit à + 1,8 % contre + 2,4 % en 2017. La zone
Croissance mondiale En 2018, l’économie mondiale a subi les consé- a été soumise à plusieurs influences. L’Allemagne,
en 2018 quences des tensions commerciales entre les 1re économie européenne, a vu sa production
Etats-Unis et la Chine. Le développement du industrielle chuter de 4 % sur un an sous l’effet
+ 1,7 %
commerce international en a été directement de perturbations ponctuelles dans l’industrie
affecté passant, selon le FMI, de + 5,3 % en 2017 automobile et plus généralement du ralentisse-
à + 4 % en 2018. Le ralentissement de l’économie ment des échanges mondiaux. L’Italie est, quant
en France chinoise (+ 6,6 % contre + 6,9 % en 2017) a éga- à elle, entrée en récession en fin d‘année. Plus
lement pesé sur l’activité mondiale, entraînant généralement, les incertitudes sur les modalités
27 %
l’ensemble des pays émergents (+ 4,6 % contre du Brexit ont eu un impact négatif sur l’investis-
+ 4,7 % un an plus tôt). Aux Etats-Unis, la croissance sement et l’activité européenne.
économique a été stimulée par une politique
des chefs d'entreprise budgétaire marquée par des baisses d’impôts et L’économie française a également ralenti, avec
indiquent un chiffre une hausse de la dépense publique. C’est la seule un PIB en hausse de + 1,7 % en 2018, après une
d'affaires en hausse zone à afficher une accélération de la croissance année 2017 particulièrement dynamique (+ 2,3 %).
comparé à 2017 (+ 2,5 % contre + 2,2 %). La consommation des ménages, premier moteur
de l’économie tricolore, décélère légèrement
sur l’année, à + 0,8 % contre + 1,1 % au cours
de l’exercice précédent. L’effet « gilets jaunes »
Évolution du PIB réel
impacte notamment les dépenses du 4e trimestre.
8%
L’investissement ralentit, modérément pour les
6% entreprises (+ 3,9 % contre + 4,4 % en 2017) et de
façon plus marquée pour les ménages (+ 2,0 %
+ 4,6 %
4%
+ 3,7 %
contre + 5,6 % en 2017). Le commerce extérieur
contribue positivement à la croissance, caracté-
2% + 1,8 %
risé par une hausse plus forte des exportations
+ 1,7 %
0% (+ 3,1 %) que des importations (+ 1,1 %). Mais
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 comparé à 2017, les ventes, comme les achats
- 2% extérieurs, ralentissent sous l’effet de la situation
- 4%
du commerce mondial.
- 6%
Monde Pays émergents et en développement Zone Euro France
Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine selon FMI
08L’ACTIVITÉ DES ENTREPRISES
D’ILLE-ET-VILAINE DÉCÉLÈRE SUR Évolution du chiffre d’affaires des
LA 2e PARTIE DE 2018 entreprises d’Ille-et-Vilaine
41,2 %
L’économie départementale ralentit en 2018,
33,2 % 35,2 %
impactée notamment par la situation du com-
merce. Les enquêtes de conjoncture menées
28,9 % + 22,8
par l’Observatoire économique de l’Ille-et-Vi- 27,3 %
laine soulignent un rythme moins soutenu dans 18,4 %
l’évolution de l’activité départementale, parti- + 4,3
culièrement net sur le second semestre. Pour - 7,9
la première fois depuis 2014, les entreprises 2016 S2 2017 S2 2018 S2
sont plus nombreuses à indiquer une baisse de
Solde d’opinion Hausse Baisse
chiffre d’affaires plutôt qu’une hausse. Le solde
d’opinion 1 est ainsi négatif, à - 7,9 points, pour Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine
la première fois depuis 2014. Ce ralentissement
est essentiellement imputable au commerce,
impacté par une consommation des ménages
moins dynamique et les manifestions des « gilets
jaunes » ayant eu lieu sur l’ensemble des samedis QUASI-STABILITÉ DES LIQUIDATIONS
à partir de mi-novembre. Les secteurs de l’indus- JUDICIAIRES APRÈS 3 ANNÉES DE BAISSE
trie, du BTP et des services présentent des soldes
à l’équilibre 2 sur le second semestre. Le nombre de liquidations judiciaires augmente
très légèrement en 2018 (+ 1 %), après un recul
LES ENTREPRISES CONTINUENT DE continu de 2015 à 2017. Elles ont concerné 460
RECRUTER ET D’INVESTIR, MAIS À UN établissements, soit une baisse de 27 % compa- 1. Le solde d’opinion mesure la
différence entre la part des
RYTHME MOINS SOUTENU rée au pic atteint en 2014. 40 % des procédures réponses à la hausse (27,3 % au S2
touchent le commerce (en baisse de 11 % sur 2018) et la part des réponses à la
baisse (35,2 % au S2 2018)
Ce ralentissement conjoncturel de l’activité n’en- un an) et 35 concernent les activités de services
tame pas le dynamisme structurel de l’économie (en hausse de 5 % en 2018). Après 4 années de 2. Le nombre d’entreprises
bretillienne. Confiantes dans l’avenir, 20 % des baisse, le nombre de liquidations judicaires dans indiquant une hausse ou une
baisse du chiffre d‘affaires est
entreprises interrogées ont même accru le niveau le secteur de la construction repart à la hausse quasiment le même (solde
de leurs investissements au second semestre. en 2018 (+ 23 %). d’opinion proche de 0)
Pour l’industrie, ce taux monte à 30 %. Malgré
un rythme moins soutenu, les recrutements ont
fait preuve d’un certain dynamisme en 2018.
Globalement, l’emploi salarié privé gagne 4 500 Évolution annuelle du nombre de liquidations judiciaires
postes (contre + 9 500 en 2017), porté en parti-
100
culier par le secteur des services (+ 3 565 sala-
riés). Conséquence, le taux de chômage baisse
légèrement, à 6,5 % en fin d’année (- 0,1 point sur 50
un an), nettement plus faible que la moyenne
nationale (8,5 %). Dans ce contexte, le marché 0
du travail reste tendu et 70 % des entreprises
interrogées font part de difficultés dans leurs - 50
recrutements début 2019.
- 100
- 150
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Ensemble des secteurs dont :
Services Commerce Construction Industrie
Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine
09POPULATION
Croissance démographique
continue
Au 1er janvier 2019, l’Ille-et-Vilaine compte 1 076 330 habitants.
Avec près de 99 000 habitants de plus en dix ans, le département
assure les deux tiers de la croissance démographique bretonne.
Dynamique et plutôt jeune, le département bénéficie à la fois
de l’excédent migratoire, porté par l’attractivité économique du
territoire et d’un solde naturel positif. Accompagner une croissance
démographique parmi les plus fortes sur le plan national est
un véritable challenge pour nos territoires bretilliens (mise à
disposition de logements, d’équipements et de services associés).
+ 99 000
habitants en 10 ans
UN TERRITOIRE ATTRACTIF… le département au 9e rang français, en termes
de croissance démographique. Ce dynamisme
Département le plus peuplé de Bretagne, l’Ille-et- est porté, à parts quasi-égales, par l’attractivité
38 ans Âge médian
Vilaine compte, début 2019, 1 076 330 habitants.
C’est également le plus dynamique en termes
de croissance démographique. Avec une hausse
du territoire (solde migratoire) et par le solde
naturel (excédent des naissances sur les décès).
L’Ille-et-Vilaine est le seul département breton
de la population de près de 99 000 habitants en dix ans, l’Ille-et- à conserver un solde naturel positif, du fait
Vilaine contribue aux deux-tiers de l’augmen- notamment de la jeunesse de sa population. Il
26 792 €
revenu moyen en 2016
tation totale de la population bretonne sur la
période. Son poids démographique au sein de
la région passe ainsi de 30,8 % à 32,3 %. Sur les
bénéficie d’un développement démographique
concentré autour de Rennes, porté par l’arrivée
de jeunes générations. La métropole rennaise
dix dernières années, la population du départe- est en effet classée à la 4e place des métropoles
44 %
des ménages imposés
ment a progressé en moyenne de 1,0 % par an,
soit un rythme deux fois plus rapide que celui
de la population française, positionnant ainsi
françaises pour son dynamisme démographique
sur les 5 dernières années, après Montpellier,
Bordeaux et Nantes.
L'Ille-et-Vilaine : une part croissante dans la population bretonne
Évolution annuelle
Population Part de la Part de la
moyenne (en %)
population bretonne population bretonne
2009 2019 2009-2019 en 2009 (en %) en 2019 (en %)
Côtes d'Armor 587 519 596 518 0,2 % 18,5 % 17,9 %
Finistère 893 914 905 238 0,1 % 28,1 % 27,2 %
Ille-et-Vilaine 977 449 1 076 330 1,0 % 30,8 % 32,3 %
Morbihan 716 182 751 309 0,5 % 22,6 % 22,6 %
Bretagne 3 175 064 3 329 395 0,5 % 100,0 % 100,0 %
France métropolitaine 62 465 709 64 812 052 0,4 % / /
Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine d’après Insee, estimation de population au 01/01
10Répartition de la population par âge :
une population bretillienne plutôt jeune
… ET PLUTÔT JEUNE
19,9 %
19,9 %
19,8 %
19,7 %
19,3 %
19,2 %
19,0 %
18,3 %
18,2 %
17,9 %
17,8 %
16,7 %
16,6 %
15,6 %
L’Ille-et-Vilaine se caractérise par une population
13,8 %
relativement jeune puisqu’un Bretillien sur deux
10,5 %
9,3 %
est âgé de moins de 38 ans (l’âge médian étant
8,5 %
de 42 ans en Bretagne et 40 ans sur l’ensemble
du territoire national). 39 % de la population a
moins de 30 ans (34 % en Bretagne et 36 % en 0-14 ans 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans 75 ans et +
France) tandis que 22 % a plus de 60 ans (27 % en
Bretagne et 25 % en France). Cette situation s’ex- Ille-et-Vilaine Bretagne France métropolitaine
plique notamment par l’attractivité économique
du territoire favorisant l’arrivée de jeunes actifs Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine d’après Insee, Recensement de la population
et par la présence d’un appareil de formation
supérieure important (universités, grandes écoles,
IUT, STS…) accueillant une population estudiantine PLUS DE REVENUS D’ACTIVITÉS
significative sur le département. EN ILLE-ET-VILAINE
UN IMPACT POSITIF DE L’ACTIVITÉ Le revenu moyen des foyers fiscaux bretilliens
ÉCONOMIQUE SUR LE DYNAMISME s’élève à 26 792 euros en 2016. Il s’agit du revenu
DÉMOGRAPHIQUE moyen le plus élevé des quatre départements
bretons, supérieur de 2 120 € à la moyenne des
Le développement de l’économie départementale 3 autres départements. La part des ménages
explique pour partie la croissance de la popula- imposés y est également plus forte (44,2 % pour
tion. L’analyse de l’indicateur de concentration une moyenne régionale de 42,2 %). Les salaires
d’emploi 1 ou le rapport Emplois/Actifs mesure la et traitements contribuent plus largement à la
vocation d’un territoire. Plus ce rapport est élevé, formation des revenus dans le département 1. L'indicateur de concentration
plus le territoire a une vocation de pôle d’emploi, (71,1 %) au regard de la moyenne régionale (64,1 %), d'emploi est égal au nombre
d'emplois dans la zone pour 100
plus il est faible, plus le territoire est à vocation mettant en exergue un rôle plus important de actifs ayant un emploi résidant
résidentielle. En Ille-et-Vilaine, cet indicateur l’activité économique. dans la zone
atteint 101,7, pour une moyenne régionale de 98,9,
signifiant que le département bénéficie d’une Un revenu fiscal plus élevé et plus largement alimenté par les salaires
attractivité économique certaine. Le dévelop-
Revenu fiscal Part des salaires Part des ménages
pement des entreprises entraîne une migration moyen et traitements imposés
des populations pour motifs professionnels vers
Ille-et-Vilaine 26 792 71,1 % 44,2 %
notre territoire. De plus, le taux d’activité est
également plus élevé en Ille-et-Vilaine (59 %) Bretagne 25 347 64,1 % 42,2 %
qu’en moyenne régionale (55,2 %).
France 26 444 69,7 % 43,7 %
DES CSP SUPÉRIEURES PLUS Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après DGFIP- IRCOM revenus 2016
NOMBREUSES
La structure et l’évolution de la population active
Un poids plus significatif des CSP supérieures
sont le reflet de l’activité économique du dépar-
tement. La part des cadres et professions intel-
30,9 %
lectuelles supérieures est largement plus forte
27,2 %
25,6 %
16,4 %
15,9 %
15,9 %
16,1 %
15,5 %
15,2 %
14,3 %
14,2 %
sur le département (9,8 %) que sur l’ensemble
13,6 %
13,5 %
13,3 %
12,6 %
de la région (7,2 %), en lien avec des activités
9,8 %
9,3 %
7,2 %
de services plus nombreuses, l’implantation
3,5 %
3,5 %
3,1 %
1,4 %
1,2 %
0,8 %
de sièges sociaux et la présence de la capitale
régionale. Il en est de même avec les professions
Agriculteurs Artisans, Cadres, Professions Employés Ouvriers Retraités Intactifs,
intermédiaires (respectivement 15,2 % et 13,6 %). exploitants commerçants, professions intermédiaires autres
chefs intellectuelles
Ces catégories poursuivent leur développement, d’entreprise supérieures
indiquant l’accroissement du phénomène de
Ille-et-Vilaine Bretagne France métropolitaine
métropolisation du territoire (+ 0,5 point sur les
5 dernières années pour les cadres et + 0,6 pour Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d'après Insee, Recensement de la population,
les professions intermédiaires). Population de 15 ans ou plus selon la catégorie socioprofessionnelle
11EMPLOI
L’emploi salarié du secteur privé
poursuit sa croissance à un rythme
plus modéré
En 2018, l’emploi départemental continue sa progression malgré le recul
de l’intérim. Le mouvement de croissance perd de sa vigueur, avec 4 500
postes supplémentaires contre 9 500 l’année précédente. La quasi-
totalité des activités économiques, à l’exception de l’industrie, a connu
une hausse de ses effectifs. Les services demeurent les principaux
pourvoyeurs d’emplois. Le taux de chômage du département s’établit
à 6,5 % au 4e trimestre 2018, en légère baisse sur un an (- 0,1 point). Il
s’affiche bien en deçà des moyennes régionale (7,2 %) et nationale (8,5 %).
320 200
salariés fin 2018,
UNE CROISSANCE DE L’EMPLOI PRIVÉ
PLUS RALENTIE : + 4 500 EMPLOIS
SALARIÉS SUPPLÉMENTAIRES EN UN AN
Cependant, la dynamique de croissance amorcée
en 2016 (+ 6 100 emplois) et confortée en 2017
(+ 9 500 emplois) s’essouffle quelque peu. Les
soit 1,4 % sur un an services (hors intérim) contribuent toujours très
Au 1er janvier 2019, les entreprises implantées en largement à cette création nette d’emplois avec
+ 4 500
Ille-et-Vilaine emploient 320 200 salariés, soit 39 % 3 565 salariés supplémentaires sur un an (+ 2,4 %),
de l’effectif régional (source Urssaf). Avec 4 500 et plus particulièrement les services de conseils
postes supplémentaires enregistrés en 2018, la aux entreprises et d’ingénierie (+ 5,0 %) et les
salariés sur un an création d’emplois par le secteur privé reste sou- activités informatiques (+ 4,3 %). L’année 2018
tenue sur le département. Le taux de croissance demeure favorable à l’emploi dans le commerce
6,5 %
moyen des effectifs sur l’année atteint 1,4 %, soit et l’hébergement-restauration : les effectifs aug-
une évolution annuelle supérieure à celle enregis- mentent respectivement de 779 (+ 1,6 %) et 669
trée tant au niveau régional (+ 1,1 %) qu’au niveau salariés (+ 4,3 %). L’orientation est également
taux de chômage national (+ 0,9 %). Hors intérim, la hausse atteint positive pour l’emploi dans la construction
1,8 % (+ 5 260 postes). L’Ille-et-Vilaine contribue en (+ 447 postes, soit + 1,8 %). L’industrie s’en sort
2018 à plus de la moitié des créations d’emplois moins bien avec une perte nette de 204 emplois
salariés bretons (52 %) du secteur marchand. salariés (- 0,4 %).
L’emploi salarié dans le secteur marchand 4 500 postes salariés créés + 3 565
poursuit sa croissance entre le 4e trimestre 2017 et
le 4e trimestre 2018
120
(secteur marchand)
115
110
105
100 + 779 + 669
+ 447
95
- 204 - 740
10
11
12
13
14
15
16
20 17
4
04
05
06
07
08
09
4
-T
-T
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
18
03
20
Industrie BTP Commerce Cafés, Services Intérim
Ille-et-Vilaine (+ 17,6 %) Bretagne (+ 10,6 %) France (+ 5,3 %) hôtels,
restaurants
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après Insee
Estimations d’emplois à fin de trimestre - emploi salarié marchand Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine d’après Urssaf
12Un poids significatif de l’Ille-et-Vilaine dans les services, particulièrement
dans les activités de l’informatique et des télécommunications
Part de l’Ille-et-Vilaine dans la masse salariale versée par les entreprises bretonnes
74 %
47 %
UN RECOURS À L’INTÉRIM 38 % 40 % 37 % 36 %
42 % 40 % 41 %
MOINS SOUTENU, NOTAMMENT 31 %
DANS L’INDUSTRIE
Fin 2018, les entreprises bretilliennes du secteur
IA e
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privé emploient pour des missions ponctuelles
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17 890 intérimaires, représentant près de 6 % des
ue
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salariés. Avec 740 postes de moins, le recours à
ic
M
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l’intérim a été moins soutenu en 2018 que l’an-
Co
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après Urssaf
née précédente (année remarquable en matière
d’activité intérimaire). La baisse s‘est opérée prin-
cipalement dans l’industrie (- 3,3 %), à l’exception Un nombre de demandeurs d'emplois qui se stabilise
du secteur agro-alimentaire qui maintient une
Fin 2017 Fin 2018 2018/2017
activité soutenue (+ 9,4 %). Les besoins du secteur
matériels de transport (et de son principal acteur, Catégorie A 43 550 42 970 - 1,3 %
PSA) demeurent élevés mais sont en léger retrait dont - de 25 ans 6 540 6 440 - 1,5 %
par rapport à 2017 (- 5,7 %). Les industries de biens Catégories B et C 38 240 38 790 1,4 %
d’équipement ont également fait moins appel à
Ensemble 81 790 81 760 -0,04 %
l’intérim en 2018 (- 11,7 %). Quant au secteur de la
construction, il connaît une légère augmentation Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d'après Pôle emploi-Dares, STMT,
traitement DR Pôle Emploi-Direccte Bretagne
(+ 2,5 %). Les activités tertiaires enregistrent
également une progression (+ 7,7 %), en grande
partie imputable aux secteurs des transports et UNE MASSE SALARIALE DE 9,1 MILLIARDS
D’EUROS VERSÉE PAR LES ENTREPRISES
+ 3 565
de l’entreposage (+ 16,8 %), alors que le commerce
est quasi-stable (+ 0,9 %). D’ILLE-ET-VILAINE EN 2018
UN TAUX DE CHÔMAGE EN BAISSE Les salaires versés par les entreprises du départe- salariés dans les
ET UN NOMBRE DE DEMANDEURS ment s’élèvent à 9,1 milliards d’euros en 2018, soit entreprises de services
D’EMPLOI STABLE en euros courants, une hausse de 4,1 % sur un an,
+ 779
une progression supérieure à celle enregistrée au
La progression de l’emploi enregistrée en 2018 a niveau régional (+ 3,5 %). Selon cet indicateur de la
permis de diminuer très légèrement le taux de masse salariale versée, l’Ille-et-Vilaine représente
chômage moyen de l’Ille-et-Vilaine. En fin d’année, 40,6 % de l’économie régionale. Cette part est en salariés dans le
il atteint 6,5 %, en baisse de 0,1 point sur un an. Le hausse régulière (38,3 % en 2000, 39,3 % en 2010) commerce
nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A et varie fortement selon les secteurs d’activités
204
(sans activité), servant de base au calcul du taux (de 36 % pour l’industrie à 45 % pour les services).
de chômage, baisse de 1,3 % sur un an (42 970 Elle illustre les spécificités de l’économie dépar-
personnes fin 2018). La situation a bénéficié plus tementale, et notamment, le poids des services à
particulièrement aux demandeurs d’emploi de haute valeur ajoutée : les services informatiques emplois perdus dans
plus de 50 ans (- 2,9 %) et aux hommes (- 1,8 %). (74 %) et les services aux entreprises (47 %). Elle l’industrie
La demande d’emploi de longue durée quant à est moins importante pour l’industrie notamment
elle ne fléchit pas (+ 3,3 %). Les inscrits depuis l’agroalimentaire (31 %).
plus d’un an représentent 45 % de la demande
d’emploi du département (un point de moins
qu’au niveau régional). Au total, le nombre de Un taux de chômage inférieur au niveau national et orienté à la baisse
demandeurs d’emplois tenus de rechercher un 11 %
emploi ayant ou non effectué une activité réduite 10 %
9%
au cours du mois (ensemble des catégories A, B 8,5 %
8%
et C), reste globalement stable à fin 2018 (un total 7% 7,2 %
de 81 760 inscrits à Pôle Emploi en décembre 2018 6% 6,5 %
5%
contre 81 790 l’année précédente). 4%
3%
2%
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
T4 T4
France métropolitaine Bretagne Ille-et-Vilaine
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après Insee
13RELATIONS INTERNATIONALES
Une balance commerciale
toujours déficitaire
En 2018, les échanges commerciaux ont augmenté mais la balance
commerciale demeure déficitaire (- 297 M€). Ce déséquilibre s’accroît,
comparé à 2017 (- 57 M€). Cette orientation défavorable s’explique par
un recours plus important aux produits d’importation, notamment pour
les activités de l’automobile (+ 176 M€, soit + 28,6 %). Avec 70 % des
exportations et 64 % des importations, les pays de l’Union Européenne
demeurent nos principaux partenaires commerciaux, au premier rang
desquels figure l’Allemagne.
L’Ille-et-Vilaine UN SOLDE DES ÉCHANGES DES VENTES À L’ÉTRANGER
représente COMMERCIAUX QUI SE DÉTÉRIORE EN LÉGÈRE HAUSSE
43 % Au terme de l’année 2018, la balance commerciale
de l’Ille-et-Vilaine présente un déséquilibre
Les exportations restent relativement bien orien-
tées en 2018 (+ 1,3 %) après une année 2017 parti-
du commerce négatif (- 297 M€). Le déficit s’accroît au regard culièrement dynamique (+ 12 %), grâce notamment
extérieur breton des années antérieures (- 57 M€ en 2017, - 141 M€ à de bonnes performances des secteurs matériels
en 2016). Cette évolution négative de la balance de transports (+ 87 millions, soit + 6,9 %), équi-
70 %
commerciale tient notamment à la hausse signi- pements électriques et ménagers (+ 50 millions,
ficative des importations (+ 6,1 % par rapport à soit + 27,3 %), métaux-mécanique (+ 38 millions,
2017). Les exportations ont également augmenté soit + 6,1 %) et produits informatiques, électro-
des exportations mais ont connu une progression plus modeste niques et optiques (+ 20 millions, soit + 6,8 %). Les
bretilliennes réalisées (+ 1,3 %). En 2018, les exportations bretilliennes ventes à l’étranger de produits agroalimentaires
avec l’Union pèsent 4,9 milliards d’euros et les importations ont enregistré des performances plus en retrait
Européenne 5,2 milliards d’euros. en 2018 (- 4,7 %) tout comme celles des produits
de la chimie, pharmacie, cosmétiques (- 8,6 %).
64 %
L’Ille-et-Vilaine se taille une place significative
dans le commerce extérieur breton, avec 43 % des Les ventes ont principalement été portées par les
échanges commerciaux régionaux. Cependant, la échanges avec les partenaires européens (+ 123
des importations Bretagne n’assure que 2,4 % des exportations et millions d’euros, soit + 3,5 %). Elles ont permis
bretilliennes réalisées 2,2 % des importations nationales, alors qu’elle aux entreprises exportatrices de compenser la
avec l’Union représente 4,2 % du PIB français. Notre région moindre vitalité de leurs échanges avec le reste
Européenne demeure toujours en 2018, la 12e région de France du monde (- 4,4 %, - 60 millions). En 2018, les
en matière de commerce extérieur. ventes ont été particulièrement dynamiques à
destination de l’Allemagne (+ 30,1 %, + 89 millions),
de l’Espagne (+ 10,8 %, 67 millions), de la Norvège
(+ 94 %, + 51 millions) et de la Pologne (+ 38,1 %,
Balance commerciale 2018 de l'Ille-et-Vilaine
+ 32 millions).
UN RECOURS PLUS IMPORTANT
Exportations
Importations AUX PRODUITS D’IMPORTATION
4 911 M€ 5 208 M€
Les importations à destination de l’Ille-et-Vilaine
ont augmenté de près de 300 millions en 2018
par rapport à l’année antérieure (+ 6,1 %). Ce sont
Solde
avant tout les achats du secteur matériels de
- 297 M€
transports (+ 176 millions d’euros, + 28,6 %) qui
Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine
d’après Direction Régionale des Douanes expliquent cette croissance.
141 384
1 342 Commerce extérieur de l'Ille-et-Vilaine selon les produits (en millions d'euros)
Exportations Importations Solde
833 845
786
664
598 601 576
509
417 417
309 332 339
280
237 232 200 195
103
- 181 - 22 - 185 - 102 - 48 - 472 28 - 172 - 222
Industrie Matériels de Métaux- Produits Chimie, pharmacie, Caoutchouc, Équipements Textiles, Bois, papier Autres
agroalimentaire transports mécanique informatiques, cosmétiques plastiques électriques habillement, cuir et carton
électroniques et ménagers et chaussures
et optiques
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d'après Direction Régionale des Douanes - données 2018
Cette hausse est principalement due à un accrois-
Commerce extérieur de l’Ille-et-Vilaine selon les régions du monde
sement des achats en provenance des pays euro- (en millions d’euros)
péens (+ 9,8 %), le reste du monde affichant un Exportations Importations Solde
repli (- 1,0 %). L’Allemagne (+ 86 millions d’euros
d’achat, soit + 12,6 %), l’Espagne (+ 40 millions,
Europe
+ 10,9 %) et la Pologne (+ 36 millions, + 26,1 %) (hors UE)
sont les pays européens fournisseurs les plus 178
UE 187
dynamiques en 2018. 3 415 -9
3 345 Proche et
Amérique 70 Moyen Orient Asie
LE COMMERCE EXTÉRIEUR DE 384 107 581
1 181
L’ILLE-ET-VILAINE DOMINÉ PAR 201
183
16
91 - 600
L’AGROALIMENTAIRE ET L’AUTOMOBILE Afrique
224
204
20
Deux postes contribuent à plus de la moitié des
ventes à l’étranger : les produits agroalimentaires
(lait, viandes, boulangerie-pâtisserie), avec 1,4
milliard d’euros (28 %) et le poste matériels
de transports avec 1,3 milliard d’euros (27 %). Observatoire économique de l’Ille-et-Vilaine d’après Direction Régionale des Douanes
L’industrie des métaux et de la mécanique (et
principalement l’activité machines et équipe-
ments) occupe la troisième position et la vente alimentaires, matériels de transports, produits Principaux partenaires
à l’étranger de ses produits représentent 14 % informatiques et électroniques) et 22,7 % de nos à l’export
des exportations. importations (textile-habillement-chaussures,
14,1 %
l’électroménager et la téléphonie). La balance 9,5 % 9,4 %
Quant aux achats à l’étranger, la nature des commerciale avec cette zone se présente en Allemagne
Belgique Espagne
produits est plus diversifiée (métaux-méca- déficit de 600 millions d’euros en 2018.
nique, agroalimentaire, matériels de transports,
chimie-pharmacie-cosmétiques, textile-habille- Principaux partenaires
QUELLES RÉPERCUSSIONS DU BREXIT SUR LE
ment-cuir-chaussures, produits électroniques, à l’import
COMMERCE EXTÉRIEUR BRETILLIEN ?
électroménagers).
4 e destination pour les exportations, le 15,5 %
10,5 % 8,7 %
PLUS DES 2/3 DES ÉCHANGES Royaume-Uni est un partenaire important
Allemagne
dans les échanges commerciaux du dépar- Chine
COMMERCIAUX RÉALISÉS Belgique
tement. En 2018, les ventes de produits des
AVEC L’UNION EUROPÉENNE entreprises bretilliennes à destination de Observatoire économique de l’Ille-
et-Vilaine d’après Direction régionale
ce pays ont atteint 385 millions d’euros, en des Douanes - données 2018
Avec 70 % de la valeur des exportations et 64 % hausse sensible par rapport à l’année anté-
de la valeur des importations, l’Union Européenne rieure (+ 30 %, moyenne tous pays + 1 ,3 %). La
représente notre premier partenaire commercial. balance commerciale est largement excéden-
Matériels de transports et agroalimentaire sont taire (183 millions d’euros).
les 2 premiers postes d’échanges avec l’Union Par leur forte présence dans les échanges ex-
Européenne. Parmi les pays européens, l’Alle- térieurs outre-Manche, les secteurs des ma-
magne avec 14 % des exportations et 15 % des tériels de transports (28 % des exportations
à destination du Royaume-Uni), de l’agroa-
importations fait figure de partenaire privilégié.
limentaire (25 %), du machinisme industriel
(13 %), de l’électronique (10 %) ou encore de la
L’Asie tient une place significative également dans cosmétique (10 %) risquent, entre autres, d’être
nos échanges commerciaux en assurant 11,9 % de directement touchés par le renforcement des
nos débouchés à l’export (principalement produits barrières douanières et non-douanières.
15ENSEIGNEMENT ET FORMATION
Une offre de formation
riche et de qualité
Bénéficiant d’une réussite aux examens supérieure à la moyenne
nationale, les formations dispensées en Ille-et-Vilaine attirent
au-delà des frontières départementales. 56 % des étudiants
bretons y viennent faire leurs études. Après une décennie de
croissance soutenue et ininterrompue, les effectifs en formation
supérieure affichent un léger recul en 2018 (- 1 %). La formation
par alternance séduit de plus en plus d’étudiants (+ 8,5 %),
71 030
notamment dans le supérieur.
étudiants
DE TRÈS BONS RÉSULTATS LA FORMATION PAR APPRENTISSAGE
AU BACCALAURÉAT EN HAUSSE
56 %
des étudiants bretons
Le département présente traditionnellement un
taux de réussite au baccalauréat parmi les plus
Les formations par alternance séduisent un
nombre croissant d’étudiants. 7 110 apprentis
en Ille-et-Vilaine élevés au niveau national. Pour la session 2018, suivent cette forme d’enseignement en 2018 en
il s’élève pour le baccalauréat général à 93,9 %, Ille-et-Vilaine, soit une augmentation de 8,5 %
2e
soit un taux de réussite supérieur de 2,8 points par rapport à 2017 (+ 557 apprentis). La hausse
à la moyenne nationale (91,1 %). Le baccalauréat concerne davantage les niveaux supérieurs, de
technologique comme la section professionnelle bac + 2 à bac + 5 (+ 15 %, soit un effectif supplé-
rang national pour le affichent des résultats tout aussi satisfaisants, mentaire de 326 étudiants de niveaux I, II ou III)
taux de réussite en 3 ans respectivement (93,1 % contre 88,9 % et 87,0 % que les niveaux CAP, BEP, Bac Pro (+ 5 %, + 231
des étudiants de licence contre 82,6 %). pour les niveaux IV et V). Les effectifs bretilliens
représentent 36 % des apprentis bretons.
Trois secteurs professionnels sont particulière-
ment sollicités : le bâtiment et les travaux publics
Baccalauréat - session 2018 : de meilleurs résultats (1 247 apprentis), les activités commerce-hôtelle-
en Ille-et-Vilaine que la moyenne nationale rie-restauration-tourisme (1 246 apprentis) et les
Ille-et-Vilaine France métiers de l’industrie (1 047 apprentis).
93,9 % UN PÔLE D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
93,1 %
91,1 % D’IMPORTANCE
88,9 %
87,0 % Premier département breton en matière d’ensei-
gnement, l’Ille-et-Vilaine compte 71 030 étudiants
82,6 % sur l’année 2017/2018, soit 56 % des effectifs étu-
diants de la région. Le poids du département est
encore plus prégnant pour les formations univer-
sitaires (59 % des effectifs régionaux), d’ingénieurs
Bac général Bac technologique Bac professionnel (59 %) et pour celles dispensées dans les écoles
de commerce, gestion et comptabilité (88 %).
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après Rectorat et Ministère
de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse Au 9e rang des départements français en termes
d’effectifs étudiants, le dispositif d’enseignement
supérieur bretillien bénéficie d’une attractivité
16qui va au-delà des limites départementales, 7 110 apprentis en formation en Ille-et-Vilaine au 31/12/2018
grâce à une offre de formations supérieures qui selon les niveaux
couvre la quasi-totalité des filières et disciplines
enseignées en France (les établissements rennais
11 %
couvrent 94 % des disciplines répertoriées par le
4%
Conseil National des Universités). Ce positionne- Niveau V : 2 767
ment repose en grande partie sur la présence de Niveau IV : 1 817 39 %
deux universités Rennes I et Rennes II dont les 20 %
Niveau III : 1 430
45 323 étudiants représentent 64 % des effectifs
Niveau II : 310
de l’enseignement supérieur. Les enseignements
dispensés bénéficient d’un taux de réussite en Niveau I : 786
trois ans des étudiants de licence supérieur à la
26 %
moyenne française, positionnant les universités
de Rennes au deuxième rang national derrière
l’université de Lyon.
Niveaux I et II Sorties avec un niveau de 2e ou 3e cycle, ou un diplôme de grande école
Niveau III Sorties avec un diplôme bac+2 (BTS, DUT)
Niveau IV Sorties des classes terminales ou abandons des scolarisations post-baccalauréat
Établissements Effectif par filière % avant d'atteindre le niveau III (bac, brevet professionnel)
fréquentés (2017–2018) Bretagne Niveau V Sorties de l'année terminale des seconds cycles courts professionnels (CAP, BEP
ou mention complémentaire)
Universités 45 323 59 %
Sections de
techniciens supérieurs 5 300 34 %
(STS) et assimilés selon les secteurs professionnels
Écoles d'ingénieurs 4 878 59 %
Agriculture - Horticulture - Paysage et Pêche 532
Écoles de commerce,
4 245 88 %
gestion et comptabilité Agroalimentaire et métiers de bouche 867
Écoles paramédicales Industrie (hors agroalimentaire) 1 047
2 531 43 %
et sociales
Bâtiment et TP 1 247
Écoles supérieures art
2 113 77 % Commerce-vente et Hôtellerie
et culture Restauration - Tourisme 1 246
Classes préparatoires Transports - logistique 279
aux grandes écoles 1 902 46 %
(CPGE) Sanitaire et social et Soins personnels 651
Gestion administration finance informatique
École Supérieure du 738
et Communication et techniques graphiques
Professorat et 1 468 49 %
de l'Éducation - ESPE Environnement - Propreté - Sécurité 407
Autres 3 270 53 % Sport - Animation et Arts et spectacles 96
Total 71 030 56 %
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d'après Conseil Régional de Bretagne - décembre 2018
Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d'après Ministère
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation
DES EFFECTIFS DANS LE SUPÉRIEUR,
EN LÉGÈRE BAISSE EN 2018 Évolution des effectifs étudiants en Ille-et-Vilaine
75 000
Alors que la croissance des effectifs étudiants 71 030
a été particulièrement soutenue depuis 2008 70 000
(+ 23 %, soit 13 315 étudiants supplémentaires),
la rentrée 2017/2018 accuse un léger recul du 65 000
+ 13 315 étudiants
nombre d’inscrits dans le supérieur (- 1 %, - 724 58 837 + 23 %
60 000
inscrits). Cette baisse touche principalement les
universités, les classes préparatoires aux grandes 55 000
écoles et les formations au professorat. Les
écoles de commerce et les écoles d’ingénieurs 50 000
poursuivent leur développement.
08
9
0
1
2
3
4
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6
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Observatoire économique de l'Ille-et-Vilaine d’après Ministère de l’Enseignement supérieur,
de la Recherche et de l’Innovation
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