Des jardins Re sidence partage e du printemps 2020 - Vivons Lagrasse

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Des jardins Re sidence partage e du printemps 2020 - Vivons Lagrasse
Maison du Banquet et des générations

             Résidence partagée du printemps 2020

                                  Des jardins

Le village de Lagrasse – 530 habitants – est situé au cœur du massif des Corbières, dans le
département de l’Aude, entre Carcassonne et Perpignan. Le bourg médiéval – un des plus beaux
villages de France – accueille chaque année de nombreuses manifestations culturelles.

Depuis 1995, l’association Le Marque-Page fait le pari de l’étude et du partage des savoirs à
travers de nombreuses manifestations, les Banquets du Livre, des colloques et des ateliers, des
rencontres et des séminaires. À l'origine du Banquet du Livre, il y a cette idée de faire lieu. Pour
que s’y retrouvent des créateurs et des chercheurs que la spécialisation des savoirs et
l’organisation de plus en plus fermée des différentes institutions condamnent à une solitude
chaque fois plus grande.
Des jardins Re sidence partage e du printemps 2020 - Vivons Lagrasse
Maison du Banquet et des générations / Résidences partagées

Le Banquet du livre d'été a toujours rempli directement cette fonction, qui permet à des
romanciers, des philosophes, des poètes, des chercheurs en sciences sociales, des cinéastes, des
artistes plasticiens d'échanger, de confronter leurs expériences, leurs recherches, leurs réflexions.

Si le Banquet du livre d'été réussit ce pari, c’est qu'il organise matériellement, pendant une
semaine, une vraie coexistence. Une semaine ensemble, à écouter les conférences ou les ateliers
des autres, à partager les repas, cela suffit le plus souvent pour que commencent à circuler les fils
invisibles qui, d’une réflexion à l’autre, vont tisser des échanges, de nouvelles relations, produire
une pensée qui est plus que l’addition de chacune d’entre elles, et qui se poursuit bien souvent
par des initiatives se prolongeant au-delà du Banquet.

Notre projet est donc parti de cette expérience, faire lieu en dehors de cette semaine magique
annuelle. Faire lieu, c'est pour nous d'abord réinventer la notion de résidence...
Notre idée principale est de ne plus réserver les résidences aux seuls écrivains, mais de les ouvrir
aux chercheurs de toutes les sciences de l’homme et aux gens d’image, dessinateurs, cinéastes et
photographes, en croisant les spécialités, en organisant des résidences communes à trois
participants à la fois.

Chaque année, nous ouvrons une résidence d’un mois, au printemps, qui réunit trois créateurs de
disciplines différentes, avec des projets singuliers, sur un objet commun.

Nous soumettons à l’avance, bien en amont, lors d’un appel à candidature, un thème choisi. Par
exemple en 2018 (deux cessions) la frontière, Des ruines. En 2019, Exhumer. En 2020, Des jardins.
Un jury sélectionne alors trois projets, dans des disciplines différentes, qui semblent pouvoir
résonner (raisonner) ensemble. Nous savons qu’en cessant l’isolement des disciplines et en
organisant ces rencontres, quelque chose naîtra, que nous n’attendions pas.

La résidence se déroule toujours en deux temps : les quatre semaines de création sont suivies, six
mois plus tard, par une semaine de restitution des travaux.
Le Retour de résidence réunit dans le courant du Banquet d’automne les trois participants de la
résidence de printemps. Puis ils sont reçus, dans les jours suivant par les médiathèques, les
librairies, les collèges, les lycées et les associations de notre territoire.

Le jury chargé de désigner les lauréats de ces résidences est composé de :
Dominique Blanc, anthropologue et traducteur
Serge Bonnery, journaliste et auteur. Président du Marque-Page
Jacques Comets, cinéaste
Laëtitia D’Amico, chef du service culture du Conseil départemental de l’Aude
Cécile Jodlowsky-Perra, directrice déléguée d’Occitanie Livre et Lecture
Jean-Michel Mariou, journaliste et réalisateur
Colette Olive, éditrice
Benoit Rivero, éditeur
Résidence partagée / Printemps 2020 / Des jardins

Estelle Chauvard, designer fiction. Trois jardins imaginaires

                                 Estelle Chauvard est designer fiction. Elle a travaillé à la
                                 communication de plusieurs marques, événements, projets
                                 associatifs ou culturels et s’intéresse, par ailleurs, à la réalisation
                                 de films d’animation (Le Bel Enfant, 2014 ; Tombé du ciel, 2016). Le
                                 Design fiction consiste à créer des objets de design selon des
                                 usages fictifs, dans une visée spéculative et/ou critique.

                                    « Ce projet est un moyen de raconter, à travers la fiction, des
problématiques contemporaines soulevées par le jardin. Les trois œuvres [à Lagrasse] de la
paysagiste imaginaire Danielle Dixe explorent trois façons différentes d’envisager le jardin :
comme métaphore du cheminement initiatique, comme harmonie entre l’homme et la nature et,
enfin, comme objet social et politique. Envisager les problématiques écologiques sous le seul angle
du mode de vie individuel me semble être une impasse. Or, le jardin pose dans ce cadre un
paradoxe intéressant : espace clos, fermé sur soi, traditionnellement associé à la propriété privée
et à l’intimité, il est récemment devenu, avec des initiatives comme les Zones à Défendre (ZAD), le
guerrilla gardening ou plus simplement les potagers partagés, un instrument et un enjeu de lutte
et de gestion collective. Je souhaite proposer aux habitants rencontrés de contribuer à la fiction en
inventant la relation qu’ils auraient pu avoir avec cette paysagiste imaginaire ».

Adrien Genoudet, écrivain, cinéaste et historien. Boutures

                                 Adrien Genoudet est écrivain, cinéaste, chercheur en histoire
                                 visuelle. Il est l’auteur de Dessiner l’histoire. Pour une histoire
                                 visuelle [Le Manuscrit, 2015], L’Étreinte [Inculte, Actes Sud, 2017]
                                 et de plusieurs films d’arts. Il est rédacteur en chef de la revue
                                 Entre-Temps.

                                   « Tout part des jardins d’Albert Kahn.. [à Paris] Depuis quelques
                                   années, comme un lieu étendu, sans bords et sans limites, les
jardins de ce banquier-philanthrope resté presque inconnu ne cessent d’ouvrir des désirs. Il paraît
que, lorsque l’on se promène dans les jardins et les forêts, notre corps aspire l’essence des plantes
et des arbres, qu’il se fait habitacle et que, au gré de la marche, nous finissons par devenir un
terrain fertile où des corps étrangers, bienveillants, se mettent à éclore. J’aimerais rencontrer
toute personne, à Lagrasse et aux alentours, qui entretient un lien singulier avec les plantes et les
jardins (particuliers, viticulteurs, agriculteurs, gardes forestiers, jardiniers etc.). Ces rencontres
feront l’objet d’un projet filmique documentaire accompagné de textes littéraires (déambulations,
comptes rendus de rencontres, journal intime) que j’écrirai lors de la résidence, et qui seront lus
sous forme de performance en accompagnement des images filmées. De plus, cet ensemble sera
mêlé (par le montage), à des reprises d’images du fonds Albert Kahn »

Louise Piélat, - paysagiste – Fragments

                          Louise Piélat est paysagiste DPLG. Elle a travaillé à divers projets en France
                          et en Espagne, notamment la mise en scène paysagère d’un site
                          archéologique, la réalisation de jardins privés, de festivals et
                          l’aménagement d’espaces publics. Elle a toujours un carnet dans la poche
                          pour dessiner.

                          « L’enjeu sera de mettre en relief la relation de l’homme au vivant par le
                          dessin et de travailler sur un format étiré, de faire un pas de côté et me
requestionner sur le rapport au vivant que l’homme entretient dans un jardin, me confronter à
d’autres regards, d’autres façons d’aborder l’imaginaire du jardin. Entrer dans un jardin comme on
part en voyage. Je propose comme point d’ancrage de partir à la rencontre des jardins de
Lagrasse. M’appuyer sur une réalité de terrain pour alimenter ma réflexion. Le jardin est pris au
sens large, avec ou sans jardinier. Il peut se retrouver dans un délaissé, un recoin enfriché, la rive
d’une rivière, il peut se cacher derrière de hauts murs, à l’abri des regards, ou être ouvert à tous
les vents, il peut être nourricier, il peut être historique ou contemporain... Je collecterai dans ces
jardins, par le dessin, à la façon d’un carnet de voyage, ce qui les compose, les caractérise, ce qui
m’aimante dans chacun d’entre eux. Le jardin est la mise en scène du dialogue entre la volonté
humaine et la nature, ou au contraire la tension entre ce que l’homme veut maîtriser et ce qui lui
échappe. Par une approche presque ethnoécologique du jardin, je tenterai de retranscrire cette
cohabitation ».

Les activités de la Maison du Banquet et des générations sont organisées avec le soutien du
Conseil départemental de l’Aude, la Région Occitanie, la DRAC, le CNL, la SOFIA/Copie
privée, Occitanie Livre et Lecture, la Communauté de commune de la région Lézignanaise
Corbières et Minervois et la commune de Lagrasse.

Communication
Lucie Combret 04 68 91 46 65 06 43 38 43 75
lucie.combret@lamaisondubanquet.fr / www.lamaisondubanquet.fr
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