France Bleu Paris - 6 juin 2019 Exposition : les routes du futur Grand Paris

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France Bleu Paris - 6 juin 2019 Exposition : les routes du futur Grand Paris
Revue de Presse – Inauguration de l’exposition « Les Routes du
         Futur du Grand Paris », Pavillon de l’Arsenal, 6 juin 2019

France Bleu Paris – 6 juin 2019

Exposition : les routes du futur Grand Paris
Jeudi 6 juin 2019 à 17:25 -
Par Sylvie Charbonnier, France Bleu Paris

Une exposition, à partir de ce vendredi, au pavillon de l'Arsenal, pour nous
montrer à quoi pourraient ressembler nos grandes routes franciliennes, d'ici
2050. Des transports électriques et intelligents, des pistes cyclables
suspendues sur le périphérique... des architectes présentent leur travail.

Exposition au pavillon de l'arsenal © Radio France - Sylvie Charbonnier

Paris, France

Quatre équipes internationales d'architectes, d'urbanistes, d'économistes ont travaillé
pendant plus d'un an sur l'avenir de nos transports en Ile de France. Pour eux, le
bitume gris des autoroutes et la pollution du périphérique, appartiennent au passé.
France Bleu Paris - 6 juin 2019 Exposition : les routes du futur Grand Paris
Demain se veut vert, propre, intelligent et connecté. Ils présentent leur travail, à partir
de ce vendredi, au pavillon de l'Arsenal, à Paris. Leurs noms : L'Atelier des mobilités
[ D&A Devilliers&Associés], le collectif Holos [Richez_Associés], New deal pour les
voies du Grand Paris [Seuro Architectes] et Shared utility networks-SUN [Rogers
Stirk Harbour & Partners]. Leur terrain d'études s'appuie sur 1000 km du réseau
francilien existant. Ils ont imaginé un nouvel usage de la route et des transports en
commun.

Exposition des routes du futur Grand Paris au pavillon de l'Arsenal © Radio France - Sylvie Charbonnier

Une visite dans le temps

La visite commence par toute une série d'écrans montrant, en noir et blanc, des films
d'époque. On y voit l'évolution des routes et des transports, à Paris, depuis le début
du XXe siècle, la création du périphérique, dans les années 60, construit sur une
période de 15 ans, sur les vestiges des fortifications de Paris; les nouvelles rocades
franciliennes des années 70, pour relier les villes nouvelles à la capitale, puis les
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premières crises des autoroutes, dans les années 90, jusqu'à l'intégration de ces
autoroutes dans le tissu urbain, dans les années 2010. Car, comme le dit Sylvain
Cognet, le directeur général du Forum Métropolitain du Grand Paris, "pour savoir où
l'on va, il faut savoir d'où l'on vient".

Exposition les routes du futur Grand Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier
Des projets intelligents

Le réseau francilien est saturé, c'est un constat. Il est indispensable de le repenser.
Les voitures intelligentes, autonomes, connectées, arrivent sur le marché, les
usagers ne supportent plus la pollution et l'inconfort des encombrements. Les quatre
équipes pluridisciplinaires d'architectes ont imaginé les routes du futur. Pour l'Atelier
des Mobilités, entre autres, il faudrait un plan logistique, dès 2030, pour réserver
l'A86 et la Francilienne, uniquement aux camions propres et très chargés. Pour le
collectif Holos, abaisser les vitesses, pour mieux respirer, avec des autoroutes
"multimodales", davantage de transports en commun et plus de covoiturage. New
deal propose des routes végétalisées, des lignes de bus express, en grande
couronne, sur des bandes d'arrêt d'urgence, par exemple. Le collectif SUN propose
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des autoroutes vertes, avec un système de ramassage basé sur des wagons
électriques modulables, avec des drones de livraison.

Exposition les routes du futur Grand Paris au pavillon de l'Arsenal © Radio France - Sylvie Charbonnier
Aux élus de jouer

Une synthèse des différents projets sera présentée en octobre aux élus. Mais il ne
s'agit pas d'un appel d'offre et ce ne seront pas forcément ces propositions-là qui
seront retenues. Le Forum métropolitain du Grand Paris, qui a lancé l'étude, a
rassemblé autour de la même table, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente
de la région Ile de France, Valérie Pécresse, l'Etat, la Métropole, les départements et
les territoires. En attendant les décisions, l'exposition part en itinérance, dans une
dizaine de territoires partenaires, elle sera présente à la première biennale
d'architecture et de paysage de la Région et dans des lieux aussi divers que la
maison de l'Environnement de Roissy que le centre commercial de Bercy 2, afin que
tous les publics puissent découvrir les travaux et les visions des architectes.
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Le Parisien – 6 juin 2019

     Voici le futur visage des routes d’Ile-de-
                                           France

|Jean-Gabriel Bontinck|06 juin 2019, 6h01|16

Le collectif Holos suggère de faire des grandes routes entre la Francilienne et l’A86 des « avenues
métropolitaines », avec voies dédiées aux bus et vitesse limitée à 70 km/h. Ici une projection sur
le viaduc de Gennevilliers sur l’A15 (Collectif Holos.)

Une grande exposition s’ouvre ce vendredi au pavillon de l’Arsenal à Paris,
présentant les travaux de quatre équipes d’architectes sur le devenir des
grandes routes franciliennes. Tous imaginent un nouveau réseau de
transports en communs propres sur des axes apaisés. Résumé.

Et si le bon vieux morceau de bitume recouvert de gros véhicules et de gaz d’échappement
n’était qu’une parenthèse de l’histoire ? Une chose semble acquise : dans quelques années, les
routes et autoroutes de l’agglomération francilienne ne ressembleront plus vraiment à celles
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d’aujourd’hui… C’est ce qui ressort des travaux de quatre équipes de spécialistes
internationaux sur « les routes du futur du Grand Paris ».
Nous vous dévoilons en avant-première quelques images étonnantes des travaux de ces
architectes, urbanistes, économistes… qui ont planché pendant plus d’un an sur le devenir de
ces quelque 1 000 km de voiries structurantes (Périph, A1, A3, A4, A6, A13, A12, A86,
N104…), à l’horizon 2030 puis 2050. Des travaux qui seront exposés à partir de ce vendredi
au Pavillon de l’Arsenal à Paris, puis dans onze lieux d’Ile-de-France jusqu’en octobre*.

Tous les élus autour de la table
Qu’adviendra-t-il de ces scénarios futuristes, qui imaginent, pêle-mêle, des autoroutes à vélos
sur l’A86, des chaussées électrifiées pour faire circuler des trains de camions, ou la
végétalisation de 1200 stades de foot sur ces axes ? Si une synthèse sera présentée aux élus en
octobre, rien n’oblige les décideurs politiques à reprendre ces propositions.
C’était semble-t-il le prix à payer pour parvenir à réunir, autour de la même table, Anne
Hidalgo, maire de Paris, et Valérie Pécresse, présidente de région, ainsi que l’Etat, la
métropole, des départements et territoires franciliens, autour du Forum métropolitain du
Grand Paris qui a lancé l’étude.
Des différentes propositions des équipes, se dégagent toutefois certaines mesures fortes : faire
de ces routes, uniquement dédiées à la voiture, des réseaux de mobilités multiples, et
considérer le réseau comme un tout, entre le RER, le futur métro du Grand Paris et ces routes
de futur.

 « La saturation des transports en Ile-de-France n’est pas une fatalité ! Repenser l’usage de la
route pour qu’elle puisse absorber l’augmentation des usagers tout en étant plus propre et
moins polluante, c’est l’objectif de cette grande consultation », salue Vincent Jeanbrun, maire
LR de L’Hay-les-Roses et président du Forum.
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VOICI LES DIFFÉRENTS PROJETS
« Atelier des mobilités » : nouveau réseau de transports en commun et de livraisons

(Ateliers des Mobilités.)
Le projet consiste à créer 1 000 km de voies réservées aux transports collectifs et partagés sur
les routes actuelles. Ces voies NOE (pour véhicules au nombre d’occupants élevés)
s’accompagneraient de 60 nouvelles « stations servicielles urbaines », des sortes de gares
routières améliorées.
L’équipe propose aussi un plan logistique 2030 : l’A86 et la Francilienne ne seraient réservées
qu’aux camions propres et très chargés, qui s’arrêteraient dans des stations NCE (pour nombre
de colis élevés), et se déverseraient dans la métropole via des vélos cargos. Pour 2050, les
autoroutes seraient même électrifiées pour faire rouler des trains de camions électriques sans
problème de batterie !
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« Collectif Holos » : abaisser les vitesses pour mieux respirer

Projection sur le viaduc de Gennevilliers sur l’A15 (Collectif Holos.)
Là aussi, il s’agit de faire des autoroutes « multimodales », avec des transports en commun,
du covoiturage, etc.. pour augmenter le nombre d’usagers de l’infrastructure… et ainsi
réserver certaines voies aux livraisons et besoins vitaux (santé, déchets alimentaires).
Pour faire cohabiter tout le monde et abaisser les nuisances sonores et la pollution, le collectif
prône un abaissement des vitesses à 50 km/h sur le périph’, appelé à devenir à terme une «
chaussée communale » verte et cyclable, et à 70 km/h sur les autoroutes, transformées en «
avenue métropolitaine ».
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« New Deal » : routes végétalisées en 2050

(New deal pour les voies rapides.)
Ce collectif imagine un développement en trois phases : d’abord, 200 nouvelles lignes de bus
express en grande couronne, sur des bandes d’arrêt d’urgence, pour désaturer les routes de
voiture. Puis, en 2030, de nouvelles voies express sur l’A86 et en petite couronne, avec bus,
navettes et covoiturage.
A terme, le trafic pourrait ainsi être réduit de 50 % en 2050, diminuant d’autant la pollution,
et permettant de libérer… 6 millions de mètres carrés sur l’espace public, l’équivalent de
1200 stades de foot ! De quoi revégétaliser la ville.
France Bleu Paris - 6 juin 2019 Exposition : les routes du futur Grand Paris
« SUN » : une nouvelle route modulable sur des conteneurs

(SUN.)
Ce collectif estime que le réseau routier francilien est sous-exploité. Il imagine, grâce à la
technologie, faire circuler un concept révolutionnaire de bus-tram-train (ou ART, autonomous
rail transit), avec des modèles de véhicules plus ou moins grand se regroupant en un seul pour
circuler ensemble sur les grands axes.
Tout ceci se ferait sur une surprenante route modulable : un système de conteneur se poserait
sur les routes actuelles, pour la modifier de façon souple et progressive. En dessous, des datas,
des réseaux énergétiques ou numériques, et au-dessus, des autoroutes cyclables, des réseaux
routiers intelligents, ou même une « charpente forestière métropolitaine »…
*Exposition du 7 juin au 1er septembre au pavillon de l’Arsenal, 21, boulevard Morland
(Paris IVe). Entrée libre.
Le Parisien – 6 juin 2019 (version papier)
Le Journal du Grand Paris – 7 juin 2019

Les élus unis sur les Routes du futur
7 juin 2019

Le Pavillon de l’Arsenal et 11 lieux franciliens présentent, du 7 juin au 13 octobre
2019 l’exposition « Les Routes du futur du Grand Paris ». Jeudi 6 juin,
l’inauguration a montré des élus rassemblés.
Ambiance des grands jours dans un Pavillon de l’Arsenal plein à craquer, pour inaugurer
l’exposition sur les routes du futur du Grand Paris, organisée par un Forum métropolitain
du Grand Paris au mieux de sa forme. Oubliées, le temps d’un soir, les vaines querelles
et les petites phrases assassines. Si, à fleuret moucheté, Anne Hidalgo et Valérie
Pécresse ont opposé leurs visions, l’une soulignant la pollution automobile qui tue,
l’autre défendant la route comme un vecteur de liberté, l’heure était à l’union sacrée et
non feinte ce jeudi 6 juin 2019.

Les élus et le préfet de région rassemblés autour de Vincent Jeanbrun, président du Forum métropolitain du Grand
Paris. © Jgp
Valérie Pécresse, Patrick Ollier, Anne Hidalgo et Vincent Jeanbrun. © Jgp

« Nous vivons une accélération du changement », a déclaré la maire de Paris, qui a
comparé le lancement de cette exposition présentant les travaux des quatre équipes de
la consultation internationale sur l’avenir des autoroutes urbaines à celui de la
consultation de 2009 sur la métropole post-Kyoto, fondatrice du Grand Paris actuel.
Vincent Jeanbrun, président du Forum métropolitain, a salué quant à lui l’aboutissement
d’un travail de longue haleine, rendant hommage à ses prédécesseurs à la présidence
du Forum métropolitain du Grand Paris.

Intelligence collective
Le maire de L’Haÿ-les-Roses s’est félicité de l’esprit de construction qui a présidé aux
travaux du forum sur la question du devenir des autoroutes urbaines, « qui fait honneur à
la politique ». Le président du Forum métropolitain n’a pas manqué de souligner la
vocation unique « d’ensemblier » qu’exerce le syndicat mixte, qui fêtera ses dix ans à
l’automne prochain, et auquel l’ampleur du succès remporté par cette démarche semble
donner une nouvelle jeunesse.
« La question de l’avenir des routes, souvent exacerbée, et trop facilement érigée en
ligne de fracture politique, aurait pu rendre la composition de ce tour de table impossible.
C’est avant tout la réussite de l’intelligence collective, que nous célébrons », a poursuivi
Vincent Jeanbrun. Patrick Ollier a rappelé les grandes étapes de la construction
métropolitaine en Ile-de-France, citant la charte du bois de Boulogne, initiée par Bertrand
Delanoë en 2003, la création de Paris métropole en 2009, ou sa transformation en
Forum métropolitain du Grand Paris, plus récemment, « qui aboutit aujourd’hui, avec ce
magnifique concours, à des résultats exceptionnels ».
« Je suis particulièrement fière d’avoir dit oui au président du Forum métropolitain du
Grand Paris, pour rejoindre cette formidable aventure, qui nous permet de parler d’un
sujet tabou, qui crispe parfois », a fait valoir Valérie Pécresse. Le préfet de région Michel
Cadot s’est enfin engagé à prendre des initiatives pour poursuivre le travail initié par le
Forum métropolitain du Grand Paris.
Vincent Jeanbrun, avec Jean-Louis Missika et Jean-Yves Le Bouillonnec. © Jgp

Un nouveau champ des possibles
Quel devenir pour le réseau routier du Grand Paris ? Quelles transformations mener pour
améliorer les mobilités, réduire les nuisances et favoriser l’insertion du réseau dans son
environnement ? Quatre équipes pluridisciplinaires sélectionnées par les collectivités au sein
du Forum métropolitain du Grand Paris, avec la mairie de Paris, la région Ile-de-France et
l’Etat, à l’issue d’une consultation internationale, engagent, au travers de cette exposition,
des réflexions prospectives et ouvrent un nouveau champ des possibles.

Les quatre équipes
Cette exposition au Pavillon de l’Arsenal est doublée d’une expo itinérante et d’un
ouvrage. Les quatre équipes pluridisciplinaires composées d’architectes, d’urbanistes,
d’ingénieurs, de paysagistes, d’experts en mobilité, en environnement et en analyse de
trafic sont :

   L’Atelier des mobilités (D&A Devillers&associés) ;
   le Collectif Holos (Richez_associés) ;
   New deal pour les voies du Grand Paris (Seura architectes) ;
    Shared utility networks Ŕ SUN (Rogers Stirk Harbour & partners).

Leur terrain d’études s’appuie sur un réseau existant qui totalise près de 1 000 km
d’axes structurants franciliens, comprenant notamment le boulevard périphérique, l’A86,
la Francilienne, les autoroutes, les voies rapides nationales et les autres voies
structurantes jusqu’à la Francilienne. Leurs travaux montrent comment la route peut être
repensée pour en faire le support d’un système de transports en commun interconnecté
avec les autres modes de mobilité, que ce soit les transports en commun ferrés,
l’autopartage, le vélo ou la marche. L’exposition permet de repenser l’insertion des
routes dans la ville ainsi que l’aménagement des voies ; des focus revisitent le
périphérique et les grands axes ou nœuds d’interconnexions (A1, A6, etc.).
« « La consultation internationale « Les Routes du futur du Grand Paris » est une
démarche unique d’intelligence collective qui associe les structures parties prenantes
dans la gouvernance des routes du Grand Paris pour partager un diagnostic et trouver
des pistes de solutions communes, font valoir ses organisateurs. Elle a également
associé les habitants, les élus, les acteurs socio-économiques et tous les publics
concernés directement ou indirectement par le devenir des routes au moyen d’enquêtes,
de visites, de conférences ou de cahiers d’acteurs. »
Jacques Paquier
Le Moniteur – 7 juin 2019

Les routes du Grand Paris engagent leur
transition
Laurent miguet | le 07/06/2019 | Autoroutes, peripherique, Architectes, Pavillon de l'Arsenal, Grand Paris

Ma newsletter personnalisée
Sujet de discorde entre la capitale et la région Ile-de-France, les routes du
Grand Paris ont rassemblé la foule des grands jours, le 6 juin. L’exposition
inaugurée au Pavillon de l’Arsenal synthétise les visions des quatre équipes
pluridisciplinaires sélectionnées à l’issue de la consultation internationale
pilotée par le forum métropolitain du Grand Paris.

Mis en scène dans le carton d’invitation signé par 16 grands élus et le préfet de
région, le consensus célébré par tous dissimule à peine les divergences suscitées
par le thème de l’exposition inaugurée le 6 juin 2019 à Paris, au Pavillon de l’Arsenal
: quel avenir pour les 900 km d’autoroutes franciliennes sélectionnées par le
forum métropolitain du Grand Paris ?

Quatre équipes ont finalisé leurs propositions, à l’issue de deux ans-et-demi de
travaux. Onze lieux franciliens s’ajoutent au Pavillon de l’Arsenal pour les présenter
au public jusqu'au 13 octobre.

Co-construction
« De la rédaction du cahier des charges de la consultation au montage de
l’exposition en passant par l’analyse des travaux, le comité de pilotage a pris la
totalité de ses décisions à l’unanimité », se réjouit Vincent Jeanbrun, président du
forum métropolitain. Et de se féliciter de la réussite de « l’esprit de co-construction »
qui a permis de tenir le « challenge formidable », grâce à « l’intelligence collective ».

Les convergences entre les quatre équipes ont facilité le résultat : plus forte
connexion entre route et transports collectifs ; accueil des nouveaux usages ;
gommage des ruptures brutales ; ancrage des visions dans la réalité d’aujourd’hui ;
nécessité de repenser la gouvernance des transports.
Vincent Jeanbrun, président du forum métropolitain du Grand Paris, inaugure
l'exposition, le 6 juin à Paris, entouré de Valérie Pécresse (à gauche) et Anne
Hidalgo (deuxième à droite).

Véhicules non polluants
Mais sans sortir du registre de l’échange courtois, les deux principales oratrices n’ont
pas manqué de laisser transparaître deux visions opposées autour de ce que la
présidente de région désigne comme « un sujet tabou qui crispe »...

Convaincue que « pendant de nombreuses années, la route restera un puissant
réducteur d’inégalités », Valérie Pécresse rêve que l’Ile-de-France devienne « le lieu
d’invention et de production du véhicule non polluant et silencieux ».

Urgence climatique
« La technologie nous aide beaucoup, mais elle ne va pas nous sauver, ni décider à
notre place », rétorque la maire de Paris.
Aux « routes qui nous enferment et nous étouffent », Anne Hidalgo oppose «
l’urgence climatique et politique » et prône « l’accélération du changement de
modèle en cours ». Et de prophétiser : « Une autre histoire de la route commence…
».

Planter vite et beaucoup
De cette histoire à écrire, voici quelques bribes recueillies auprès des paysagistes de
trois des quatre équipes (il y manque New Deal, conduite par Seura). Grand prix
national du paysage, Michel Desvignes adopte une attitude pragmatique, au sein de
l’équipe Shared Utility Network conduite par Rogers Stirk Harbour & Partners :
planter vite beaucoup d’arbres dans les dépendances autoroutières.

« Rien que dans notre lot qui comprenait un morceau de l’A1, de l’A4 et du
périphérique, nous avons identifié 268 hectares disponibles à la plantation, non
constructibles et appartenant aux collectivités publiques ».

En extrapolant, le paysagiste en déduit qu’avant même de reconditionner la voirie, la
plantation de milliers d’hectares permettrait aux routes du Grand Paris de combler le
retard végétal qu’elles accusent par rapport à celles de la plupart des métropoles
nord-américaines et européennes.

Bouclier microfiltrant
Autre intervention à court terme imaginée par Frédéric Charles Aillet (agence
Sempervirens), membre de l’équipe Atelier des mobilités, pilotée par Devillers &
Associés : planter les talus avec des espèces capables de capter des particules
fines, grâce à leur pilosité.

La connexion de ces talus à un brumisateur et à une soufflerie garantirait l’efficacité
de ce bouclier microfiltrant développé avec le centre scientifique et technique du
bâtiment.

Changer de modèle
Majoritairement composé de paysagistes, le collectif Holos assume une vision
urbaine radicale : « La suppression des trémies du périphérique ramène les
infrastructures au sol ; les autoroutes A1, A4 et A 13 s’arrêtent non plus au
périphérique parisien, mais à l’A 86 ; entre cette dernière et la francilienne, des arrêts
viennent regreffer la ville aux infrastructures », s’enthousiasme Claire Gautier
(agence Folléa Gautier), partie prenante du collectif menée par Richez_Associés.

Cerise sur le gâteau, la porte nord de Paris devient un « parc des vestiges du
périphérique », en connexion avec le parc Valbon de La Courneuve. Chantre de la
lenteur, l’équipe n’hésite pas à remettre en cause un modèle qui exige toujours plus
de mobilité.

Pour passer aux travaux pratiques et au phasage, le préfet Michel Cadot donne
rendez-vous aux grands élus en octobre, avec deux échéances proches : les jeux
olympiques de 2024 et la mise en service du métro du Grand Paris en 2030.
News tank cities – 7 juin 2019
À quoi ressembleront « Les Routes du futur du Grand
Paris » ? #GrandParis @NTCities @jlmissika @paris
JUIN 07

                                    Source : News Tank Cities

« La saturation des transports en Île-de-France n’est pas une fatalité. Repenser
l’usage de la route pour qu’elle absorbe la demande de mobilité des Franciliens tout
en étant plus propre et moins polluante, c’est l’objectif de la grande consultation Les
Routes du futur du Grand Paris, résultat des travaux des 4 équipes choisies par les
collectivités du Forum métropolitain du Grand Paris, la Ville de Paris, la Région Île-
de-France et l’État. Nous devons définir le rôle des autoroutes, boulevard
périphérique, voies rapides et structurantes à horizon 2030 et 2050 », indique
Vincent Jeanbrun, maire de L’Hay-les-Roses et président du Forum métropolitain du
Grand Paris, lors de l’inauguration « Les routes du futur du Grand Paris » au Pavillon
de l’Arsenal à Paris, le 06/06/2019.

Les 4 équipes sont L’Atelier des mobilités (D&A Devillers & Associés), le Collectif
Holos (Richez Associés), New deal pour le Grand Paris (Seura Architectes) et
Rogers Stirk Harbour & Partners (Sun). L’exposition du Pavillon de l’Arsenal
présente, du 06/06 au 06/10/2019, leurs travaux et projets.

« J’espère que les travaux des 4 équipes ne seront pas vains et qu’on obtiendra les
conclusions des travaux dès l’automne 2019. À la demande du préfet, une synthèse
sera présentée à la préfecture de Région, aux élus du Forum métropolitain, de la
Ville de Paris, de la Région Île-de-France, de la MGP en octobre 2019 », déclare
Vincent Jeanbrun, en présence de Anne Hidalgo, maire de Paris, Christophe
Najdovski, adjoint au maire de Paris chargé des Transports, Jean-Louis Missika,
adjoint à l’urbanisme, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France,
Michel Cadot, préfet de Paris et de Région, Patrick Ollier, président de la MGP, des
présidents des départements et territoires franciliens et représentants du Forum
métropolitain du Grand Paris, auteur de l’étude. Des initiatives sont attendues
« dès octobre 2019 pour poursuivre le travail initié par le Forum métropolitain du
Grand Paris », selon le préfet de Région, Michel Cadot.

Publié le 7 juin 2019, dans Actualités, Infrastructures, et tagué grand paris, mobilité,
Paris, transports, Trottinette
Usbek & Rica – 7 juin 2019

Quels avenirs pour                                                     les
autoroutes urbaines ?

Commissaire de l'exposition « Les Routes du Futur du Grand Paris
» au Pavillon de l'Arsenal, Mathieu Mercuriali s'est penché sur les
autoroutes urbaines et leur avenir, en plein projet de loi d'orientation
des mobilités, discuté en ce moment à l'Assemblée.

La transition numérique a bouleversé tous les domaines industriels et sociaux,
à l'exception des infrastructures de mobilité. La promesse de dronescapable de
transporter les hommes et les marchandises doit se confronter à une réalité
autre : les nuisances engendrées par les autoroutes et la prise de conscience
que les ressources énergétiques fossiles comme le pétrole ne sont pas infinies.
Si les voitures autonomes et les transports à la demande - VTC, covoiturage,
voitures, vélos et trottinettes à la location - ont été développés grâce aux
applications mobiles, ils ne peuvent pas se passer des chaussées bitumées. Ces
infrastructures, supports de cette mobilité, vont-elles échapper à cette
révolution ? Quel sera leur avenir dans la ville de demain ?
80,9 % des Français possèdent une
voiture et 70,2 % utilisent leur
véhicule pour se rendre au travail
Aujourd’hui, la France compte près de 12 000 kilomètres d’autoroutes, dont
1250 uniquement en Île-de-France, soit 10 % de la totalité. Concurrencée par
le rail et l’aérien, la route reste, au quotidien, le lieu du déplacement des
personnes et des marchandises : plus de 4 millions d’automobilistes
parcourent quotidiennement les routes nationales et autoroutes d’Ile-de-
France. Selon les données de l’INSEE de 2015, 80,9 % des Français possèdent
une voiture et 70,2 % utilisent leur véhicule pour se rendre au travail. Ainsi, les
enjeux de mobilité représentent le sujet incontournable du développement des
métropoles et s’imposent dans le cadre des prochaines élections municipales.

Développement et nuisances
Afin de comprendre le territoire d’aujourd’hui, il faut remonter aux Trente
Glorieuses. Dans les années 1970, avec la mise en œuvre des programmes de
villes nouvelles et l’expansion des zones de lotissements pavillonnaires,
l’urbanisation par la voiture est en marche. Des rocades périphériques dans les
métropoles et des rocades de contournement dans les plus petites
agglomérations ont favorisé une industrialisation du territoire, qui est devenu
un support de la logistique du quotidien, en accélérant le développement des
franges périurbaines. La ville se construit autour de la mobilité.

Par la suite, la concurrence du rail va faire rage, avec un contrôle du territoire
par les lignes à grande vitesse qui suivent souvent les tracés pionniers des
autoroutes. Dès les années 1990, la congestion de certains tronçons, tel celui
de l’A1 entre Paris et l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, fait apparaître un
système autoroutier qui n’est plus adapté. Les travaux de transformation des
autoroutes déjà construites - élargissement, changement de chaussée, création
d’échangeurs - prennent le pas sur la construction de nouvelles. Les pouvoirs
publics passent d’une vision technocratique du territoire à une gestion des
usages et des nuisances suite aux réactions des habitants et des usagers. Le
système se grippe, et deux nouvelles formes d’intervention vont s’enclencher
sur le territoire : l’une, high-tech, avec des projets de grandes ampleurs,
l’autre, low-tech, avec des interventions liées à la transition écologique.

L’arrivée des géants de la tech
Pour répondre aux nuisances sonores et à la pollution de l’air provoquées par
le trafic autoroutier, des projets titanesques d'enfouissement vont voir le jour à
la fin des années 1990 comme le tunnel duplex de l’A86 à l’ouest de l’Ile-de-
France qui a pris presque 20 années à se réaliser. Plus récemment en 2017, le
projet « E39 Coastal Highway Route » en Norvège propose de construire 1100
kilomètres d’autoroutes dont la majeure partie sera des voies en tunnel et
immergées : une vision progressiste qui associe l’ingénierie des grands travaux
et environnement. Aux Etats-Unis, Elon Musk, PDG de Tesla, a créé son
entreprise pour investir dans ce marché grandissant : la Boring Company a mis
au point un tunnelier de nouvelle génération qui permet d’accélérer les
travaux, dont un premier tronçon a été creusé à Los Angeles.

En parallèle, des expériences hyper-technologiques sont opérées sur les
véhicules comme les transports par drones d’Airbus ou les voitures autonomes
de Google, invention apparue en 1925 sous le nom d’ « American Wonder »
conçue par l’ingénieur Francis P. Houdina, qui traversa Broadway à New York,
et mise en oeuvre sous la forme de nombreux prototypes de navettes à partir
des années 1970 avec l’arrivée de la télématique. Malgré ces projets utopiques,
les voitures autonomes ne pourront pas se passer des autoroutes, qui devront
s’adapter à ces nouveaux usages et ainsi participer à la transition écologique,
sans pour autant voir leur destruction immédiate rendue impossible par la
quantité de matière à transformer.

Sans ces avancées technologiques,
l’aventure de la vitesse n’aurait pas
eu lieu
L’intégration des autoroutes dans le tissu urbain passe par des avancées
technologiques et des changements d’usage. La matière déversée sur les routes
et les mouvements de terrains pour en dessiner leur tracé sont au cœur du
débat. Les premiers enrobés arrivent en France à partir de 1871 et, dès les
années 1920, les avancées techniques permettent la réalisation à grande
échelle de revêtements de route en goudron, en bitume, puis en tarmacadam
(mélange de goudron et de gravillons), ainsi qu’en béton. Sans ces avancées
technologiques, l’aventure de la vitesse n’aurait pas eu lieu. Aujourd’hui le
Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC), avec l’Institut français des
sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux
(IFSTTAR), travaille sur la « route de 5e génération », qui associe la mise en
œuvre de matériaux récents, la diminution de l’empreinte carbone, la
résilience    face    aux    phénomènes      climatiques,     l’autodiagnostic,
l’accompagnement dans la sûreté. Grâce à ces recherches, les autoroutes
franciliennes offrent un terrain de recherche pour la transformation des
infrastructures existantes.

La voie nous appartient
En parallèle, depuis une vingtaine d’années, plusieurs initiatives d’occupation
temporaire des autoroutes ont vu le jour en région parisienne, démontrant les
potentiels du patrimoine routier. En 1994, les voies sur berges sont rendues
aux piétons et cyclistes le dimanche, du 10 juillet au 30 octobre : cet
évènement marque le début d’un changement d’usage possible des voies
rapides. À partir de 2002, les voies sur berges rive droite se transforment
chaque été en Paris plage. Le changement d’usage devient définitif en 2012,
pour les voies rive gauche et en 2016 pour la rive droite, qui deviennent
piétonnes, formant avec la rive gauche le parc Rives-de-Seine.
Le Journal du Grand Paris – 8 juin 2019

Portfolio – Routes du futur : les projets
des 4 équipes en images
Transport
8 juin 2019

Les équipes lauréates de la consultation internationale initiée par le Forum
métropolitain du grand Paris, dont les travaux sont exposés au Pavillon de
l’Arsenal jusqu’au 13 octobre prochain, proposent, chacune à leur façon, de
rompre avec le règne absolu de la voiture sur le réseau magistral viaire d’Ile-de-
France pour en faire des voies plurifonctionnelles et décarbonées.

L’Atelier des mobilités (D&A architectes), Holos (Richez-Associés), New Deal pour les
voies rapides du Grand Paris (Seura architectes) et Shared utility networks (Roger Stirk
Harbour + Partners) ont répondu à la consultation internationale sur l’avenir du réseau
routier francilien, lancée par le Forum métropolitain du Grand Paris, par une série de
propositions axées sur l’usage, la multimodalité, les nouvelles technologies routières et
la progressive disparition des motorisations thermiques. Revue de projets en images.

L’Atelier des mobilités
L’Atelier des mobilités propose une stratégie globale, à destination des usagers mais
aussi des flux de marchandises. L’équipe préconise ainsi la création de 1000 kilomètres
de voies réservées aux transports collectifs et partagés, qu’ils soient publics ou privés
(réseau Noë).
Les stations servicielles urbaines de l’Atelier des mobilités.

L’Atelier des mobilités propose un «[insec]plan logistique 2030[insec]», pour réduire fortement le nombre de kilomètres
parcourus en zone dense pour la livraison de marchandises, et la pollution associée.

Partant du principe que la mobilité n’est pas une somme de déplacements, mais un
programme d’activités, ces stations servicielles sont pensées « comme de véritables
lieux de vie, capables de faciliter le quotidien des usagers du réseau ». 60 stations sont
ainsi facilement accessibles aux « piétons augmentés » (vélo, trottinettes), ainsi qu’en
bus urbains. En zone très peu dense, le rabattement en voiture individuelle est facilité
par le réservation de places de stationnement en station.

Plan logistique 2030 et réseau de routes ferrées
L’Atelier des mobilités propose également un « plan logistique 2030 », pour réduire
fortement le nombre de kilomètres parcourus en zone dense pour la livraison de
marchandises, et la pollution associée. Ce plan repose sur l’interdiction progressive,
entre 2020 et 2030, de l’accès à la zone dense aux camions « non-consolidés », c’est-à-
dire partiellement remplis et non propres. Ce plan prévoit 4 niveaux de plateformes
logistiques intermodales, connectées au fer et au fleuve.

A l’horizon 2050, l’Atelier des mobilités propose d’électrifier partiellement le réseau
autoroutier sur les axes de transit afin d’impulser à l’échelle européenne la création
« d’un réseau de routes ferrées », propres, complémentaire du réseau ferré saturé, en
éliminant le principal obstacle actuel à l’émergence du camion électrique : la batterie.

L’Atelier                               des                                  mobilités
Maîtrise d’œuvre : D&A architecte, urbaniste, paysagiste (mandataire) ; Setec (BET), 6-
t (bureau de recherche), APRR (gestionnaire d’autoroute) . Experts : Atelier des
giboulées (communication), Logicités (logistique), Transversal (stratégie foncière),
Sempervirens (paysagiste), Philippe Vasset (écrivain), Martin Etienne (illustrateur), Jean-
Pierre Orfeuil (économiste), Francis Beaucire (géographe), Antoine Picon (historien),
Alain Bourdin (sociologue), Laetitia Dablanc (logistique), Mathieu Chassignet (ingénieur),
Jean-Marc Offner (urbanisme).

Le collectif Holos
Pour le collectif Holos, l’infrastructure de demain doit « tenir compte des contextes et des
besoins et mobilité différents. Elle doit être capable de prendre en compte la notion du
temps et l’évolution possible des techniques par une transformation progressive,
soutenable économiquement et par une gouvernance globale et des solutions locales,
plaçant l’usager en son centre ». Holos fonde ainsi sa proposition sur « Les voies
métropolitaines du Grand Paris », concept de voie flexible, adaptable, au service du
métabolisme des territoires.
Avant.

Après.

L’autoroute devient un ruban multimodal, la bande d’arrêt d’urgence est supprimée, en
partie ou entièrement. Holos propose des « avenues métropolitaines » entre la
Francilienne et l’A86. « Aujourd’hui déconnectées de leur contexte, elles ont vocation à
retrouver plus de contact avec la ville ». A l’intérieur de l’A86, sont préconisées des
« chaussées communales », s’insérant totalement dans la trame viaire, avec la priorité
donnée aux piétons, grâce à de larges trottoirs.
Avant.

Après.

Le                                     collectif                                     Holos
Maîtrise d’œuvre : Richez_Associés, architectes, urbanistes, paysagistes (mandataire) ;
Folléa-Gautier (paysagistes, urbanistes), Transitec (BET mobilité et trafic), Trans-Faire
(BET           qualité         environnementale,           experts              écologues).
Experts : IRT System X (experts mobilité innovante), Airparif (association de
surveillance de la qualité de l’air), Arter (agence de production artistique), Mobility in
Chain (mobilité à l’échelle mondiale), Urban Water (hydrologie urbaine et
environnement), Bruno Housset (pneumologue, spécialiste de la pollution et de la santé
publique), Isabelle Nicolaï (géographe-économiste), Philippe Montillet (historien des
territoires), Sohrab Baghery (économiste des infrastructures et ouvrages), Stéphanie
Vincent-Geslin (sociologue), L’Œil du pigeon (illustrateur), MyLuckyPixel+Lou Kat
(perspectivistes), Vincent Pfrunner (photographe) et François Vuillet (maquettiste).

New Deal pour les voies rapides du Grand Paris
New Deal pour les voies rapides du Grand Paris entend traiter la congestion depuis les
limites de la mégalopole jusqu’en son centre. En proposant à tous ceux qui n’ont pas
aujourd’hui d’alternative à l’autosolisme un nouveau réseau de transport en commun sur
route, desservant les territoires en profondeur, « complémentaire et indispensable à la
réussite du Grand Paris express ». Ce réseau de transport en commun sur routes
s’appuiera sur des stations ou relais répartis sur le réseau, des « places
métrovillageoises », servant de carrefour de mobilité et d’activité.

L’équipe New Deal propose de déployer sur toutes les voies rapides une voie dédiée aux véhicules de transport collectif
et aux véhicules en covoiturage.

Grâce à la mobilisation de tous les moyens qu’offrira la technologie (véhicules
connectés, délégation de conduite, internet des objets), les voies New Deal pourront
absorber de hauts débits de trafic réduisant d’autant la circulation des véhicules
autosolistes.

A terme, prévoit New deal, le trafic serait réduit de 50% dans le coeur de la mégapole, et
« la pollution atmosphérique ne sera plus qu’un mauvais souvenir ». La pollution sonore
serait parallèlement réduite de moitié par la baisse de trafic, les nouvelles technologies
routières faisant le reste.

Ainsi, le périphérique deviendrait, à l’horizon 2050, un grand boulevard métropolitain,
avec un trafic réduit de moitié, 50% de ces voiries étant réservés à la végétalisation.

New       Deal      pour      les      voies      rapides       du      Grand        Paris
Maîtrise d’œuvre : Seura architectes, architectes, urbanistes (mandataires), Jornet Llop
Pastor (architectes urbanistes, paysagistes), Marina Cervera et Anna Zahonaro
(paysagistes), Carlo Ratti associati, (design, innovation, prospective), Leonard
(plateforme de prospective et d’innovation de Vinci), Ingerop (mobilité et trafic), C31,
assembleur de mobilités. Experts : Jean Grébert (système de mobilité), Laurent Taupin
(mobilité innovante) Ecov Thomas Montagne (solutions de mobilité partagée), Transamo
Guillaume de Tillière (transports en commun), FUB Olivier Schneider (promotion du vélo
au quotidien), Yves Crozet (économiste), Michel Savy (économiste).

Shared utility networks – Sun
Sun propose d’exploiter le fait que le réseau viaire magistral constitue « une armature de
territoire connectée unique et précieuse à l’échelle métropolitaine ». Cette infrastructure
« qu’il serait impossible de créer aujourd’hui, a une immense valeur », estime également
le groupement conduit par Roger Stirk Harbour + partners. Le projet est de la mettre au
défi pour passer d’une exploitation monoculturelle à une diversité de fonctions.

Dans un premier temps, l’horizon 2030, Sun envisage de diminuer de 30% la capacité
des autoroutes et voies rapides, dans un périmètre situé à l’intérieur de l’A86. Aucun
changement hors de périmètre de l’A86 n’est envisagé. A l’horizon 2050, est proposée
une réduction plus radicale, à 50% des voies actuelles à l’intérieur de l’A86 et à 25% en
dehors de l’A86.

Sun propose, par ailleurs, d’abaisser à 50 km/h la vitesse de référence pendant les
périodes de pointe à l’intérieur de l’A86. « En dehors de cette zone, une limitation à 70
km/h nous paraît le meilleur compromis entre des fonctions urbaines plus lâches et le
besoin de maintien de la capacité sur des territoires offrant moins d’alternatives à
l’automobile.

L’équipe dirigée par Roger Stirk Harbour + Partners crée « ART » comme « Autonomous
Rail Transit », un concept de bus-tram-train exploitant le réseau magistral, composé de
nombreux modules dispersés lorsqu’ils desservent un tissu urbain. Le fameux
« platooning », cher à Jean-Louis Missika, qui fut, avec Stéphane Beaudet, Jean-
François Vigier, et Jean-Yves Le Bouillonnec, un des inspirateurs de cette fructueuse
consultation internationale, initiative concrétisée par Vincent Jeanbrun, président du
Forum, et les équipes du Syndicat mixte, dirigées par Sylvain Cognet.
Sun créé également un réseau de « vélos à haut niveau de service » de près de 800 km,
soit 410 km pour l’A86 et ses voies rapides et 363 km pour la Francilienne et ses voies
départementales et nationales internes.

« Je vois dans cette exposition un immense mérite, résumait Dominique Alba, lors de
son inauguration : celle de briser un tabou, de permettre enfin à chacun d’échanger sur
le sujet de l’avenir du réseau viaire, en se laissant du temps. Il a fallu des décennies,
rappelait la directrice générale de l’Atelier parisien d’urbanisme, pour passer de l’idée
d’une fermeture de voies sur berge à sa réalité « .

Sun souligne que, dans l’ensemble des versions de l’avenir que l’équipe présente, la technologie sous toutes ses
formes joue un rôle essentiel dans la transformation des autoroutes.
Sun propose une stratégie de végétalisation et renaturation à grande échelle.

Shared                        utility                     networks              –       Sun
Maîtrise d’œuvre : Roger Stirk Harbour + Partners architectes et urbanistes
(mandataire), Arep Ville, (architectes et urbanistes ingénieurs), Artelia Ville et transports
(ingénieurs), Michel Desvignes paysagistes (paysagistes), EY (consulting Economistes)
Experts : Pierre Veltz (chercheur en sciences humaines), Nicolas Meihlan (consultant en
stratégie), Sonia Lavadinho (sociologue), François Bellanger (prospectiviste), Sanef
(concessionnaire d’autoroutes), Cerema (centre de recherche), EIVP (enseignement et
recherche), Mike Berners-Lee (directeur Small world consulting), Philippe Rode,
Executive director de LSE cities et fellow à la London school of economics.
parisinfo.com
Des initiatives citoyennes se mettent en place :« La Voie est Libre » à
Montreuil propose depuis 2009 l’occupation d’une bretelle de la RN186 ou
l’événement « Lamaze, enlève tes bretelles » depuis 2013, à Saint-Denis, agit
pour la suppression et l’enfouissement de l’autoroute A1. Ces actions
citoyennes montrent le désir d’évolution des autoroutes urbaines, qui ont
coupé des quartiers entiers de la périphérie des métropoles. Également au
cœur de cette évolution, le boulevard périphérique parisien devra muter pour
absorber la densification de ses abords avec les différents projets de bâtiments
lancés lors des concours d’architecture Réinventer Paris et Reinventing cities,
qui viendront s’insérer en alignement le long des voies ou même en les
franchissant sous la forme de bâtiment-pont.
Pour répondre aux besoins d’une ville qui souhaite enfin franchir et inclure le
périphérique, la consultation « Les routes du futur du Grand Paris »organisée
par le Forum du Grand Paris, avec la région Ile-de-France et la ville de Paris
propose une réflexion sur l’avenir des autoroutes franciliennes pensées par
quatre équipes d’urbanistes et présentées au Pavillon de l’Arsenal à partir du 7
juin. Les hypothèses annoncées de transformation et adaptation de ces
infrastructures urbaines anticipent les sujets qui seront énoncés par Loi
d’orientation des mobilités proposées par le Ministère des Transports. Pour
développer un territoire résilient et accessible à tous, il ne suffira pas de
réfléchir sur les modes de déplacements, leur coût et leur impact, mais
également sur les infrastructures routières : penser l’avenir des routes signifie
anticiper nos déplacements futurs provoqués par les changements climatiques.
BATIACTU – 7 juin 2019

Les futures routes du Grand Paris inauguration © RD pour Batiactu

EXPOSITION. Ce jeudi 6 juin 2019, de nombreux élus d'Île-de-France
étaient réunis au Pavillon de l'Arsenal (4e arrondissement de Paris) pour
inaugurer une exposition intitulée : "Les routes du futur Grand Paris".
Jusqu'au 13 octobre 2019, quatre équipes pluridisciplinaires présentent
leurs travaux concernant les principales voies qui sillonnent la région.
"Quel avenir pour les routes en Île-de-France ?", se demande Valérie Pécresse,
présidente de la région, lors de l'inauguration de l'exposition "Les routes du futur
Grand Paris". Ce jeudi 6 juin 2019, un grand nombre d'élus et personnalités de la
région étaient réunis au Pavillon de l'Arsenal (4e arrondissement de Paris) pour
mettre à l'honneur les études de quatre cabinets pluridisciplinaires sur les
différentes routes franciliennes. Parmi eux, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, maire
de Paris, Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, ou encore Michel
Cadot, préfet de Paris, qui ont tous pris la parole.

"L'étude de ces routes et les perspectives qui en résultent permettent de travailler de
manière concrète", se réjouit Patrick Ollier, qui pointait notamment les difficultés de
financement de ce type de programme une décennie auparavant. De son côté, le préfet
de Paris a qualifié le Pavillon de l'Arsenal "d'Église pour ceux qui croient en l'urbanisme".
Il ajoute : "C'est encourageant de voir que tous les niveaux de collectivités sont réunis. A
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