Formation en enseignement primaire et spécialisé - INSTITUT UNIVERSITAIRE DE FORMATION DES ENSEIGNANTS (IUFE)
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INSTITUT UNIVERSITAIRE DE FORMATION
DES ENSEIGNANTS (IUFE)
Formation en
enseignement
primaire et spécialisé
Guide / Programme
2014-2015Autant vaut le maître, autant vaut l'école elle-même. Et quel heu-
reux ensemble de qualités ne faut-il pas pour faire un bon maître
d'école ?
François GUIZOT
Rapport sur l'instruction publique
1833
Plus l’écolier est jeune et plus l’enseignement est difficile ainsi que
gros de conséquences pour l’avenir.
Jean PIAGET
La formation des maîtres du premier et du second degré
1965
La qualité d’un établissement ne peut excéder celle de ses ensei-
gnants. Des pays qui ont amélioré leurs résultats ont par exemple
entrepris d’améliorer la qualité du personnel enseignant, d’ajouter
parmi les exigences à satisfaire celle d’être titulaires d’un certificat
d’aptitude pédagogique [et] d’inciter les sujets brillants à embrasser
la profession d’enseignant.
PISA
Rapport final de l’enquête 2012
2014Table des matières
I. Informations générales................................................................................. 4
1) Conditions réglementaires ............................................................................................................ 4
2) Contacts généraux UNIGE et IUFE ............................................................................................... 6
3) Dates, cours, examens, vacances ................................................................................................. 8
4) Séances d’informations ................................................................................................................. 9
5) Echéances administratives ............................................................................................................ 9
II. Formations et objectifs de l’IUFE ............................................................... 10
III. Formation en enseignement primaire (FEP) ..............................................11
1) Introduction .................................................................................................................................... 13
2) Objectifs de la formation des enseignants primaires genevois .......................................... 16
3) Organisation des études .............................................................................................................. 19
4) Les domaines de formation ......................................................................................................... 22
5) Dispositif, emploi du temps et dispositions règlementaires ............................................... 26
6) Travail sur le terrain ..................................................................................................................... 28
7) Parcours détaillé et listes des unités de formation du BSEP ................................................. 31
IV. Certificat complémentaire en enseignement primaire (CCEP) ............. 34
1) Parcours détaillé et listes des unités de formation ................................................................ 34
2) Planification des UF compactes sur l’année 2014-2015.......................................................... 43
V. Maîtrise en enseignement primaire (MAEP) ........................................... 44
1) Objectifs de la formation............................................................................................................. 44
2) Parcours détaillé et listes des unités de formation ................................................................ 46
VI. Maîtrise en enseignement spécialisé (MESP) ...........................................53
1) Objectifs de la formation............................................................................................................. 53
2) Dispositif de la MESP .................................................................................................................... 54
3) Parcours détaillé et listes des unités de formation ................................................................ 56
4) Calendrier des stages ................................................................................................................... 61
VII. Directives concernant la remise du mémoire de fin d’études .............. 63
VIII. Plagiat .......................................................................................................... 64
IX. Liens utiles .................................................................................................... 65
N.B. : Le masculin est utilisé dans l’ensemble du guide/programme au sens générique ; il désigne autant les femmes
que les hommes.Informations générales
I. Informations générales
1) Conditions réglementaires
INSCRIPTIONS AUX COURS ET EXAMENS
L’inscription aux cours implique l’inscription automatique aux examens
Les étudiants accèdent au(x) formulaire(s) d'inscription aux cours IEL (en ligne) par le biais de leur propre espace
personnel, communément appelé « Portail » (http://portail.unige.ch). Et ce au début de chaque semestre
(automne, printemps).
Les étudiants seront avertis par un courrier électronique lorsque le ou les formulaire(s) d'inscription sera mis à
leur disposition sur le Portail.
Les étudiants devront soumettre leur formulaire au moment où ils quitteront le portail, s'ils désirent que le
résultat de leur saisie soit enregistré. Tant que la date de remise n'est pas atteinte, ils pourront rappeler en tout
temps leur formulaire, le modifier et le soumettre à nouveau. Une fois validé, le formulaire doit être imprimé
et conservé, en cas de contestation.
- Les UF semestrielles prévues au semestre d’automne et les UF annuelles doivent être inscrites au plus tard
trois semaines après le début des cours.
- Les UF semestrielles prévues au semestre de printemps doivent être inscrites au plus tard deux semaines
après le début des cours.
Les inscriptions ne sont pas acceptées après le délai réglementaire. Les inscriptions tardives doivent faire l’objet
d’une demande écrite adressée à la Direction de l’IUFE. Toutefois, seules les demandes dont le motif est reconnu
valable et dûment attesté peuvent se voir acceptées.
- L’inscription à une UF annuelle peut être annulée pendant la période d’inscription aux enseignements
du semestre de printemps.
L’inscription à une UF implique l’inscription automatique aux deux sessions d’examens. Une UF semestrielle ne
peut être désinscrite, l’étudiant est donc obligatoirement soumis à l’évaluation à la fin du semestre
correspondant.
- Il n’est pas possible de se représenter ou de réinscrire une UF pour laquelle les crédits ont déjà été acquis.
- Lorsque l’étudiant a échoué ou ne s’est pas présenté à la première session d’examen, il est
automatiquement inscrit à la session de rattrapage d’août/septembre suivante.
Pour inscrire un enseignement hors Faculté auprès du secrétariat, l’étudiant doit attester, sur le formulaire ad
hoc, de l’accord écrit de l’enseignant concerné.
ÉVALUATION DES UNITÉS DE FORMATION
Veuillez consulter attentivement les Règlements d’études, articles « Evaluation et attribution de crédits ».
Toute UF est évaluée et est soit acquise, soit non acquise. Lorsque l’étudiant obtient une note entre 4 et 6, les
crédits sont acquis et versés dans le relevé de notes. Lorsque l’étudiant obtient une note inférieure à 4, l’UF est
considérée comme non acquise et aucun crédit n’est attribué.
RÉSULTATS D’EXAMENS
Le procès-verbal de chaque étudiant est publié sur son Portail (http://portail.unige.ch) après chaque session
d’examen.
Le délai de 30 jours pour une opposition commence à courir le jour où les résultats sont publiés en ligne.
Seuls les procès-verbaux (signés par la Direction de l’IUFE) attestant la réussite du diplôme sont adressés par
courrier à l’étudiant. L’étudiant peut néanmoins obtenir une copie de son procès-verbal « d’étape » en
s’adressant auprès du secrétariat des étudiants.
4Informations générales
QUE VEUT DIRE « ÉCHEC » ?
Une UF est dite en échec lorsque l’étudiant obtient deux résultats inférieurs à 4, c’est-à-dire lorsque l’étudiant a
échoué à la première session d’évaluation qui suit immédiatement la fin du semestre et à la session de
rattrapage d’août/septembre suivante. Un résultat insuffisant à la première session d’examens n’est pas
encore considéré comme un échec.
Après un échec en septembre, l’étudiant peut réinscrire la même UF une deuxième fois une autre année
académique. En cas de nouvel échec, il n’est pas possible d’inscrire cette même UF une troisième fois. Lorsque
l’étudiant subit un ou plusieurs échecs, il doit compléter son programme d’études selon les dispositions
réglementaires du plan d’étude dans lequel il est inscrit.
Les échecs sont comptabilisés dans la situation académique de l’étudiant et tolérés jusqu’à concurrence du
nombre de crédits éliminatoires, et ceci même lorsque l’UF a finalement été acquise lors d’une seconde
inscription.
CONDITIONS DE RÉUSSITE ET ÉLIMINATION
Il est impératif de consulter le règlement d’études de votre diplôme (disponible sur le site web).
Lorsque l’on parle de nombre de crédits à valider au terme d’une année académique, on parle toujours des
résultats acquis au final en septembre, au terme des deux sessions d’examens prévues dans l’année pour
chaque examen.
DEMANDE DE PROLONGATION D’ÉTUDES OU DEMANDE DE CONGÉ
Le formulaire de demande de prolongation ou de congé doit être rempli par l’étudiant et remis à la conseillère
aux études. Ces formulaires sont disponibles au secrétariat des étudiants ou dans l’intranet des étudiants.
MÉDECIN-CONSEIL
En cas d’impossibilité de se présenter aux examens (maladie, accident), l’étudiant doit remettre dans les trois
jours un certificat médical pertinent. Le cas de force majeure demeure réservé. Aux fins d’assurer le respect des
exigences réglementaires, l’IUFE peut décider de soumettre à l’examen d’un médecin-conseil les certificats
médicaux produits par l’étudiant. L’étudiant qui présente un certificat médical doit indiquer l’adresse et le
numéro de téléphone auquel il peut être atteint en permanence en vue, le cas échéant, d’une visite de contrôle.
FRAUDE ET PLAGIAT (cf. chapitre VII)
La fraude et le plagiat peuvent être durement sanctionnés. En cas de fraude ou de tentative de fraude,
l’enseignant responsable ou, le cas échéant, le surveillant fait immédiatement rapport à la direction. Les
règlements d’études prévoient que toute fraude, tout plagiat, toute tentative de fraude ou de plagiat dûment
constatée correspond à un échec à l’évaluation concernée. En outre, le Comité de direction de l’IUFE peut
annuler tous les examens subis par l’étudiant lors de la session ; l’annulation de la session entraîne l’échec du
candidat à cette session. Le Comité de direction de l’IUFE peut également considérer l’échec à l’évaluation
concernée comme définitif. Le Comité de direction de l’IUFE peut en outre décider de dénoncer la fraude, le
plagiat, la tentative de fraude ou de plagiat au Conseil de discipline de l’Université.
CONTACTS ENTRE L’IUFE ET L’ÉTUDIANT
Lors de son inscription à l’Université de Genève, chaque étudiant reçoit une adresse e-mail et un mot de passe.
La plupart des informations diffusées par la Direction, le secrétariat et la conseillère aux études aux étudiants se
faisant par le biais du message électronique, l’étudiant est tenu de consulter régulièrement son e-mail étudiant.
5Informations générales
2) Contacts généraux UNIGE et IUFE
Service des admissions : Uni Dufour – 2ème étage – bureau 222 – 022 379 71 11
Réception : tous les jours ouvrables de 9h à 13h
Renseignements : Immatriculations à l’UNIGE, taxes, etc.
Consulter l’adresse suivante :
http://www.unige.ch/dife/admission.html
https://admissions.unige.ch/kayako/
Secrétariat IUFE des étudiants M. Ivan VAAMONDE
CCEP, MAEP et MESP : Uni Mail – 3ème étage – bureau 3193
40, bd du Pont d’Arve – 1205 Genève
Permanence étudiants :
Lundi et mercredi Tél : +41 (0)22 379 97 15
De 9h30 à 12h et de 13h30 à 16h30
DIRECTION IUFE :
Directrice Pavillon Mail – 1er étage – bureau 106
Mme Isabelle MILI Tél : +41 (0)22 379 06 34
Isabelle.Mili@unige.ch
Directeur adjoint Pavillon Mail – 1er étage – bureau 108
M. Walter LOOSLI Tél : +41 (0)22 379 04 40
Walter.Loosli@unige.ch
Administratrice Pavillon Mail – 1er étage – bureau 115
Mme Sonia BÜHLER Tél : +41 (0)22 379 04 36
Sonia.Buehler@unige.ch
Assistant de direction Pavillon Mail – 1er étage – bureau 121
M. Alexandre FOUCHAULT Tél : +41 (0)22 379 04 41
Alexandre.Fouchault@unige.ch
Secrétariat de direction Pavillon Mail – 1er étage – bureau 112
Mme Laurence VERDESI Tél : +41 (0)22 379 04 00
Laurence.Verdesi@unige.ch
6Informations générales
CONTACTS POUR LA FORMATION EN ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (FEP)
Coordination du programme FEP
Olivier MAULINI +41 (0)22 379 91 78 Olivier.Maulini@unige.ch
Bureau M3366
Carole VEUTHEY +41 (0)22 379 92 46 Carole.Veuthey@unige.ch
Bureau M3374
Secrétariat de la coordination FEP
Elisabeth HAEFELIN +41 (0)22 379 90 86 Elisabeth.Haefelin@unige.ch
Bureau M3197
Président de la Commission d’admission aux études FEP
Charles HEIMBERG +41 (0)22 379 04 18 Charles.Heimberg@unige.ch
Bureau PM206
Responsable de l’organisation des temps de terrain et des stages FEP
Cristian BOTA +41 (0)22 379 91 36 Cristian.Bota@unige.ch
Bureau M3199
Secrétariat de la formation sur le terrain FEP
Catherine LENOIR +41 (0)22 379 91 35 Catherine.Lenoir@unige.ch
Bureau M3193 +41 (0)22 379 91 39 (fax) terrainfep@unige.ch
Conseillère aux études (BSEP-CCEP-MAEP et programmes de mobilité)
Aline MEYER +41 (0)22 379 90 37 Aline.Meyer@unige.ch
Bureau M3124
Secrétariat des étudiants BSEP
Patricia DARRE +41 (0)22 379 90 13 Patricia.Darre@unige.ch
Bouchaib BELKOUCH +41 (0)22 379 90 14 Bouchaib.Belkouch@unige.ch
Bureau M3105 / 07
Secrétariat des étudiants CCEP-MAEP
Ivan VAAMONDE +41 (0)22 379 97 15 Ivan.Vaamonde@unige.ch
Bureau M3193
Association des étudiants en FEP (ADEFEP)
Bureau M3355 adefep@unige.ch
Pages Web
Présentation de la FEP et ressources en ligne :
http://www.unige.ch/fapse/lesetudes/formations/fep.html
Bureau d'organisation des temps de terrain et des stages :
http://www.unige.ch/fapse/lesetudes/formations/fep/terrain.html
CONTACTS POUR LA MAITRISE EN ENSEIGNEMENT SPECIALISE (MESP)
Direction de la MESP
Greta PELGRIMS +41 (0)22 379 90 47 Greta.Pelgrims@unige.ch
Bureau M3359
Responsable des stages et des formateurs de terrain
Coralie DELORME +41 (0)22 379 88 26 Coralie.Delorme@unige.ch
Bureau M3335
Conseillère aux études (y compris programmes de mobilité)
Aline MEYER +41 (0)22 379 90 37 Aline.Meyer@unige.ch
Bureau M3124
Secrétariat des étudiants
Ivan VAAMONDE +41 (0)22 379 97 15 Ivan.Vaamonde@unige.ch
Bureau M3193
7Informations générales
3) Dates, cours, examens, vacances
SEMESTRES UNIVERSITAIRES 2014-2015
SEMESTRE AUTOMNE 2014
Début des cours Lundi 15 septembre 2014
Fin des cours Vendredi 19 décembre 2014
EXAMENS Session janvier/février
Début des examens Lundi 12 janvier 2015
Fin des examens Vendredi 30 janvier 2015
SEMESTRE PRINTEMPS 2015
Début des cours Lundi 16 février 2015
Fin des cours Jeudi 2 avril 2015
Vacances de Pâques
Reprise des cours Lundi 13 avril 2015
Fin des cours Vendredi 22 mai 2015
EXAMENS Session mai/juin
Début des examens Mardi 26 mai 2015
Fin des examens Vendredi 12 juin 2015
SESSION DE RATTRAPAGE POUR LES COURS DES SEMESTRES D'AUTOMNE ET DE PRINTEMPS 2014-2015
Début des examens Lundi 17 août 2015
Fin des examens Vendredi 4 septembre 2015
LES HORAIRES ET SALLES DES EXAMENS SONT AFFICHES
EME
AVANT LE DEBUT DE CHAQUE SESSION AU 3 ETAGE D’UNI-MAIL,
AINSI QUE DANS LE PORTAIL UNIGE DE CHAQUE ETUDIANT
8Informations générales
4) Séances d’informations
LUNDI 15 SEPTEMBRE 2014 : JOURNEE D’INFORMATION
Les cours débuteront dès le mardi 16 septembre 2014
IL EST IMPERATIF D’ASSISTER A LA SEANCE D’INFORMATION QUI VOUS CONCERNE
16h30 – M2160 Séance d’information concernant la Maîtrise en enseignement spécialisé (MESP)
Séance d’information concernant le Certificat complémentaire en enseignement
18h15 – MR290
primaire (CCEP) et la Maîtrise en enseignement primaire (MAEP)
LUNDI 22 SEPTEMBRE 2014
Séance d’information concernant les séjours de mobilité pour les étudiants du
18h15 – M2170 Baccalauréat en sciences de l'éducation orientation enseignement primaire (BSEP) et
du Certificat complémentaire en enseignement primaire (CCEP)
5) Echéances administratives
Procédures : Délai :
à l’Université de Genève
Réimmatriculation, demandes de congé et
Au plus tard 1 mois avant le début d’un semestre
demandes de prolongation de délai d’études
Immatriculation http://www.unige.ch/dife/sinscrire.html
Changement d’adresse Dans les plus brefs délais, au service des admissions
à l’IUFE
Demande d’équivalences académiques Au plus tard 1 mois après le début des cours
Ultime délai de remise des mémoires auprès du
Dernier jour de la session d'examens
secrétariat des étudiants
Remise des dossiers de candidature pour la MESP 13 mars 2015
Voir guide pratique de l’étudiant : http://www.unige.ch/dife/etudiantplus.html
9Informations générales
II. Formations et objectifs de l’IUFE
Le Grand Conseil genevois a voté le 17 décembre 2009 la création d’un Institut universitaire de formation des
enseignants (IUFE). Une convention établie entre cet Institut et le Département de l’instruction publique (DIP)
prévoit que « l’Université s’engage à mettre en place et à développer la qualité des cursus de formation initiale et
continue des enseignants ». L’institut regroupe donc sous le même toit la formation des enseignants primaires
(niveau certificat), celle des enseignants secondaires (obligatoire et post-obligatoire), diverses maîtrises de
spécialisation en enseignement (dont une maîtrise en enseignement spécialisé), des unités et des diplômes de
formation continue, ainsi que des diplômes de formation des cadres (par exemple, la formation des directeurs
d’établissements).
Deux éléments au moins définissent le statut de l’IUFE. D'abord, c’est une unité d’enseignement et de recherche de
l’Université (article 26, al. 5b de la Loi sur l’Université). Ensuite, c’est un institut interfacultaire, directement rattaché
au Rectorat de l’Université de Genève.
Ses missions sont notamment de développer et organiser la formation professionnelle initiale des enseignants, de
développer et organiser la formation et le perfectionnement professionnel des cadres dans le domaine des
politiques et des gestions scolaires, et de promouvoir la recherche dans le domaine des didactiques et de la
formation des enseignants.
L’IUFE établit un partenariat renforcé entre l’Université, le DIP et les associations professionnelles. Ce partenariat
implique également des représentants des associations des étudiants. Il s’organise à l’intérieur de structures de
consultation, de décision et de gestion : Comités de programme, Assemblée générale, Conseil, Comité de direction,
et autres structures participatives.
L'Institut universitaire de formation des enseignants offre un large éventail de formations, à l’intérieur du cadre
règlementaire établi par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) :
La formation pour l'enseignement primaire (FEP) consiste en un Baccalauréat (Bachelor) pris en charge par la
Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (Baccalauréat universitaire en sciences de l'éducation
orientation enseignement primaire) suivi d'un Certificat complémentaire en enseignement primaire. Une Maîtrise
en enseignement primaire est offerte également depuis septembre 2012. Après une première année de tronc
commun, l’accès au second cycle du baccalauréat est soumis à une procédure d’admission.
Les formations pour l'enseignement secondaire (FORENSEC) s’adressent aux personnes qui se destinent à
l’enseignement secondaire obligatoire ou post-obligatoire, dans une première ou dans une deuxième discipline
d’enseignement. Les formations proposées consistent en une Maîtrise spécialisée en enseignement secondaire, qui
peut s'accompagner d'un Certificat de spécialisation en didactique d'une deuxième discipline d'enseignement. Le
Certificat complémentaire en didactique de la discipline et en sciences de l'éducation peut donner accès à la Maîtrise
en enseignement secondaire.
La formation pour l'enseignement spécialisé consiste en une Maîtrise en enseignement spécialisé (MESP). L'accès
à l'ensemble de la maîtrise est conditionné par une procédure d'admission.
Le cursus complet de chacune de ces formations de base articule étroitement pratique, formation et recherche, en
combinant stages sur le terrain, sensibilisation à la profession enseignante et au développement professionnel. Un
travail de réflexion et d’analyse de pratiques scolaires est mené dans les ateliers consacrés à l’organisation du travail
en classe et dans les établissements.
L'IUFE participe activement à la formation continue. Par le biais de certificats, de diplômes ou de maîtrises d’études
avancées (CAS, DAS, MAS), il assure d’ores et déjà la formation en cours d’emploi des enseignants chargés du soutien
pédagogique, des maîtres de disciplines artistiques/sportives et des suppléants (au degré primaire), des personnes
engagées par le DIP pour l'enseignement de disciplines comme le textile, l'alimentation, les travaux manuels et la
diction (au degré secondaire), des directeurs d’établissements scolaires (primaires et/ou secondaires).
10Maîtrise en enseignement primaire - MAEP
III. Formation en enseignement primaire (FEP)
Baccalauréat en sciences de l’éducation orientation enseignement primaire
et Certificat complémentaire en enseignement primaire
Principaux sigles utilisés :
ADEFEP Association des étudiants de la Formation en enseignement primaire
AISE Maîtrise universitaire en sciences de l’éducation, orientation analyse et
intervention dans les systèmes éducatifs
BSEP Baccalauréat en sciences de l’éducation, orientation enseignement primaire,
deuxième cycle
BSSE Baccalauréat en sciences de l’éducation, premier cycle
CCEP Certificat complémentaire en enseignement primaire
CDIP Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique
CFO Complément de formation ordinaire pour l'enseignement spécialisé
cr. Nombre de crédits
EAT Domaine Enseignement et Approches Transversales
ECTS European Credits Transfer System
ED Domaine Enseignement et Didactiques des disciplines
EDS Maîtrise universitaire en sciences de l'éducation, orientation éducation spéciale
EI Domaine Enseignement et Intégration des savoirs, savoir-faire, et développement
de la personne
EO Domaine Enseignement et Outils et méthodes de travail et de recherche
ES Domaine Enseignement et Stages en responsabilité
FEP Formation en enseignement primaire
FPSE Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation
IUFE Institut universitaire de formation des enseignants
LME Licence en sciences de l’éducation mention enseignement
MAEP Maîtrise universitaire en enseignement primaire
MESP Maîtrise universitaire en enseignement spécialisé
NN Enseignant non nommé
S Nombre de semaines
SSED Section des sciences de l’éducation
St Nombre de semaines de terrain
UF Unité de formation
11Formation en enseignement primaire – FEP
1) Introduction
Cette brochure s’adresse en priorité aux étudiantes et étudiants, aux formatrices et formateurs de terrain et aux
enseignantes et enseignants universitaires impliqué-e-s dans le programme de formation en enseignement
primaire (FEP). C’est leur référence commune. C’est un outil d’orientation, complémentaire au Guide-programme de
la Section des Sciences de l’éducation et autres ressources en ligne sur le site de l’Institut universitaire de formation
des enseignants1. Ces documents, plus généraux, présentent des informations sur les divers cursus d’études en
sciences de l’éducation et à l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE), le premier cycle, les diplômes
spécifiques, les études post-graduées.
On se reportera également aux Règlements d’études de la Section des sciences de l’éducation et aux autres textes
adoptés par les instances officielles de la Section et de l’IUFE, qui font foi en cas de litige. Au besoin, les étudiants
peuvent s’adresser à la Conseillère aux études pour obtenir des compléments d’information. L’ensemble de ces
documents est disponible sur le site de la FPSE et de l’Institut.
La présente brochure concerne spécifiquement la formation des enseignants primaires genevois pour l’année
académique 2014-2015, selon un cursus conforme aux directives de Bologne et du Département de l’Instruction
publique du Canton.
a) Un parcours en deux temps
La présente brochure concerne spécifiquement la formation des enseignants primaires genevois pour l’année
académique 2014-2015, selon un cursus conforme aux directives de Bologne et du Département de l’Instruction
publique du canton.
1. D’abord, un baccalauréat en Sciences de l’éducation de trois années (180 crédits). Ce baccalauréat se déroule en
deux phases :
- La première année (premier cycle) est celle d’un « tronc commun » pour tous les étudiants inscrits en
sciences de l’éducation (abrégé BSSE). Ce premier cycle donne accès à deux orientations possibles :
orientation enseignement primaire et orientation éducation et formation.
- Les étudiants admis à la formation en enseignement primaire à la fin du premier cycle, poursuivent en
deuxième et troisième années (deuxième cycle) le baccalauréat en sciences de l’éducation, orientation
enseignement primaire (abrégé BSEP2 et BSEP3).
2. Ensuite, les étudiants souhaitant poursuivre leur formation d’enseignants primaires à la clé du BSEP ont accès
à un certificat complémentaire en enseignement primaire (60 crédits, abrégé CCEP).
Le cursus est organisé par l’Université. Le diplôme de BSEP est délivré par la Section des sciences de l’éducation et le
diplôme de CCEP par l’Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE) au même titre que les différents
diplômes post-grades en formation des enseignants2.
Ce cursus de quatre années (baccalauréat + certificat = 240 crédits) a succédé à l’ancienne licence mention
Enseignement primaire, titre que la Conférence suisse des chefs de départements de l’instruction publique (CDIP)
avait reconnu conforme (en date du 29 mars 2005) à son Règlement du 10 juin 1999 concernant la reconnaissance
des diplômes de hautes écoles pour les enseignantes et enseignants des degrés préscolaire et primaire3. Il fait en ce
moment l’objet d’une nouvelle procédure de reconnaissance, conformément à l’alinéa 4 de l’article 122 de la loi
genevoise sur l’instruction publique, qui stipule que « dans l’enseignement primaire, la nomination est subordonnée
à l’obtention d’un baccalauréat universitaire (Bachelor) et d’un certificat complémentaire – mention enseignement
primaire – de l'Université de Genève ou d'une formation jugée équivalente par la Conférence suisse des directeurs de
l'instruction publique ; les titulaires d'un baccalauréat obtenu dans une haute école d'un autre canton ne sont pas
astreints à une formation complémentaire »4.
1
Site : http://www.unige.ch/iufe/enseignements/formations/enseignementprimaire.html
2
Formation des enseignant-e-s du secondaire (FORENSEC), des enseignants de la division spécialisée (Maitrise en enseignement spécialisé – MESP), des
cadres de l’enseignement (formation des directrices et directeurs d’établissement – FORDIF), formation continue des enseignant-e-s primaires et
secondaires. Voir le chapitre II.
3
www.edk.ch
4
http://www.ge.ch/legislation. Important : La Direction de l’enseignement obligatoire vient présenter chaque année aux étudiant-e-s qui sont en passe de
terminer leurs études les conditions pour être engagé dans l’enseignement primaire public genevois (divisions élémentaire et moyenne). La date de cette
13Formation en enseignement primaire – FEP
Cette brochure présente d’abord le Baccalauréat en sciences de l’éducation, orientation enseignement primaire et
notamment le programme conseillé qui permet de parcourir le deuxième cycle en deux ans en inscrivant les unités
de formation dans l’ordre le plus judicieux. Ensuite, la brochure présente le programme du Certificat
complémentaire en enseignement primaire. Celui-ci diffère de l’ancienne dernière année de la Licence Mention
enseignement en instaurant une logique fondée sur trois domaines : des approfondissements disciplinaires en
didactiques et en sciences de l’éducation, la formation à la recherche, et l’intégration et le développement
professionnel. Ces domaines seront explicités plus loin quant à leurs objectifs et contenus.
Avant d’entrer dans la présentation des programmes, nous invitons les lecteurs à lire attentivement les informations
qui suivent. Elles retracent brièvement l’histoire de la formation des enseignants primaires à Genève. Ensuite, elles
exposent les modifications importantes qui découlent des plus récentes réformes, notamment en matière de
qualifications des enseignants genevois, de nouveaux débouchés et de perspectives d’avenir.
b) Une longue histoire
Le lien entre l’Université et la formation initiale des enseignants primaires est une histoire ancienne à Genève. Dès
1929, les Études pédagogiques de l’enseignement primaire formaient les enseignants au niveau maturité+3, dont un
an en sciences de l’éducation, dans un Institut dont Edouard Claparède et Jean Piaget furent deux des principales
figures.
En 1996, après trois ans de travaux préparatoires, la formation des enseignants primaires genevois passait
entièrement à l’Université. Le canton faisait œuvre pionnière, puisque le mouvement s’est depuis lors accéléré au
niveau européen : désormais, à peu près partout dans l’Union Européenne, les enseignants du primaire sont formés
dans des institutions universitaires. Certes, les formules et les dispositifs varient selon les pays, mais la tendance est
nette et probablement irréversible.
Les traits saillants de la formule genevoise sont expliqués en détail dans cette brochure. Notons cependant d’emblée
les six caractéristiques suivantes :
1. Une « licence en sciences de l’éducation, mention Enseignement » (LME) a été développée de 1993 à 1995 par un
groupe-projet de douze personnes (six enseignants universitaires, six enseignants primaires détachés). Ce
groupe a travaillé en partenariat avec l’enseignement primaire, tant la direction que la profession. Il a conçu un
référentiel de compétences, un dispositif d’alternance, des programmes, un budget et des postes
d’enseignants. Ces travaux ont été entérinés en 1995 à l’unanimité des partis représentés au Grand Conseil,
pour une ouverture du programme à la rentrée 1996 (projet de loi 7245 modifiant la loi sur l’instruction
publique).
2. La nouvelle formation a d’emblée fait une large place à la profession, avec 35% du temps de formation dans les
classes et institutions de l’enseignement primaire genevois, ce qui sollicite le tiers du corps enseignant primaire
habilité au titre de formateurs de terrain. Les études durent quatre ans. Elles ne voient pas se succéder des
cours théoriques puis des stages pratiques pour terminer, mais consistent en un dispositif intensif d’alternance
et d’articulation théorie-pratique, permettant une prise de responsabilité progressive des étudiants.
3. En sciences de l’éducation, tant les apprentissages que le travail des enseignants sont des objets de recherche,
en didactique des disciplines aussi bien qu’en approches transversales (évaluation, relations famille-école,
relations interpersonnelles et interculturelles, etc.). Si bien que la formation a été étroitement articulée à la
recherche, à ses méthodes et à ses acquis. Plus de 40 enseignants universitaires interviennent dans le
programme, avec la collaboration de 600 titulaires de classe, soit le tiers du corps enseignant primaire habilité.
4. La licence mention Enseignement a travaillé avec les Hautes écoles pédagogiques (HEP) de Suisse Romande dès
le départ et a alimenté une partie de leur réflexion sur les objectifs et les démarches de formation. Elle a été
reconnue par la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique en 2005 comme
entièrement conforme aux normes suisses d’homologation des diplômes d’enseignantes et enseignants des
séance d’information est communiquée par courrier électronique et par affichage. Pour postuler, les étudiants qui terminent leur certificat complémentaire
en enseignement primaire devront attester d'une parfaite maîtrise de la langue française et d'une connaissance des langues allemande et anglaise au
niveau requis pour l’enseigner dans les classes primaires, à savoir le niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues. Dans tous les
cas, de bonnes compétences linguistiques en expression et en compréhension sont attendues par la Direction de l'enseignement obligatoire. Les candidats
devront aussi présenter une copie de l'attestation : 1. de premiers secours validée par le Service genevois de santé de la jeunesse confirmant
l’accomplissement, il y a moins de 6 ans, d’un cours de sauveteur ; 2. du test réussi de natation délivré par la Société Suisse de Sauvetage (SSS) niveau « base
pool ». Pour plus de détails, consulter la page http://www.geneve.ch/dip/doc/travailler/ep_procedure_engagement.pdf
14Formation en enseignement primaire – FEP
degrés préscolaires et primaires. Le souci de former des professionnels compétents est au cœur du dispositif qui
a inspiré d’autres plans de formation dans les pays francophones.
5. La formation comporte les domaines nécessaires à l’exercice de la profession d’enseignant : les didactiques de
toutes les disciplines présentes à l’école primaire, l’analyse des pratiques pédagogiques, l’histoire de
l’éducation, l’étude des systèmes éducatifs et de leurs effets, la psychologie de l’enfant, la sociologie de
l’éducation, l’enseignement spécialisé. Elle offre ainsi une vision large et plurielle de la réalité éducative
qu’affrontera le futur enseignant.
6. Les étudiants sont, au cours de leurs études, intégrés dans dix écoles différentes, pour des périodes de deux à
cinq semaines. Ils collaborent avec dix titulaires de classes différents et souvent davantage lorsqu’ils sont
accueillis par des équipes. L’articulation entre formation, recherche et activité professionnelle en situation de
classe se fait naturellement compte tenu de la diversité des personnes qui interviennent dans le parcours : la
formation est assurée, en partenariat, par des enseignants chercheurs (qui ont pour la plupart exercé le métier
d’enseignant du premier ou du second degré) et des formateurs de terrain.
À partir de la rentrée 2012-2013, le titre de licence s’est transformé en un Certificat complémentaire en enseignement
primaire, pour les cycles 1 et 2 (de 1P à 8P). La condition d’engagement dans l’enseignement spécialisé exige le
diplôme de la Maîtrise en enseignement spécialisé (MESP).
Deux faits sont à l’origine du nouveau programme Baccalauréat – Certificat : le processus de Bologne et la réforme
cantonale de la formation des enseignants primaires et secondaires.
Premièrement, dans le cadre du processus de Bologne, les universités suisses ont réorganisé l’ensemble de leurs
filières d’études pour qu’elles s’inscrivent dans l’espace académique européen. Dans chaque domaine, deux titres
successifs sont devenus, ensemble, équivalents au diplôme de licence :
- Un premier cursus de trois ans d’études (soit 180 crédits européens) conduit à un Bachelor ou Baccalauréat
universitaire.
- Les titulaires d’un baccalauréat peuvent ensuite s’engager dans un second cursus, dit de maîtrise ou master, de
90 ou 120 crédits.
Deuxièmement, le Conseil d’Etat a voté le 17 décembre 2009, à la suite d’un long processus de discussions politiques,
la création d’un Institut universitaire de formation des enseignants (IUFE). Cet institut regroupe désormais sous le
même toit la formation des enseignants secondaires (cycle d’orientation et post-obligatoire), la formation des
enseignants primaires (niveau certificat), la maîtrise en enseignement spécialisé, ainsi que des diplômes de
formation continue et de formation des cadres (par exemple, formation des directeurs d’établissements).
La nouvelle loi 134A sur l’Instruction publique stipule que le titre pour enseigner dans la division ordinaire de l’école
primaire genevoise est un Certificat complémentaire en enseignement primaire, ou tout autre titre correspondant
au Règlement de la Conférence suisse des chefs de départements de l’instruction publique. Tout enseignant formé à
Genève pour l’enseignement primaire et désirant postuler un emploi dans les écoles publiques cantonales devra
donc avoir obtenu le diplôme BSEP + CCEP. La formation est organisée sur quatre années, soit : 180 crédits BSEP + 60
crédits CCEP.
Le cursus est valable pour les enseignants qui veulent s’orienter vers les cycles 1 et 2 de l’enseignement primaire. Le
principe est de former des enseignants généralistes, capables d’enseigner toutes les disciplines dans tous les degrés
de la 1P à la 8P (voir la rubrique « Objectifs de la formation »).
Les enseignants qui souhaitent s’orienter vers la division spécialisée devront de leur côté obtenir une maîtrise en
enseignement spécialisé (MESP, 120 crédits). L’accès à cette maîtrise pour les titulaires du BSEP, du CCEP ou de la LME
dépend d’un processus d’admission. Des équivalences pour les diplômés CCEP admis à cette maîtrise sont prévues.
Une maîtrise en enseignement primaire (MAEP) de 90 crédits est offerte par l’IUFE. Elle contient, en plus de la
réalisation d’un mémoire de recherche, les équivalences légalement acceptables dans le cadre des maîtrises selon les
directives de Bologne et les orientations définies par la conférence des recteurs des universités de Suisse Occidentale
(CUSO). Ce titre est principalement destiné aux titulaires du CCEP qui voudraient compléter leur formation en
obtenant le diplôme requis aux niveaux national et international pour accéder à des études doctorales et aux
métiers de la recherche en sciences de l’éducation et en enseignement.
15Formation en enseignement primaire – FEP
2) Objectifs de la formation des enseignants primaires genevois
Le parcours du Baccalauréat en sciences de l’éducation, orientation enseignement primaire, suivi du Certificat
complémentaire en enseignement primaire maintient un certain nombre de principes qui ont soutenu le
programme de la licence créée à la SSED en 1996. Cette formation :
- prépare à l’enseignement fondamental, à l’intervention et à la recherche didactique et pédagogique dans
toutes les disciplines scolaires et en contexte ordinaire ;
- vise la construction de compétences de haut niveau, une forte articulation entre théorie et pratique, la
mobilité et l’intégration des étudiants dans l’espace européen de l’enseignement supérieur ;
- alterne les stages et les séminaires, les expériences vécues et leur analyse tout au long du parcours, sous la
conduite coordonnée de formateurs du terrain et de l’Université ;
- élabore progressivement des moyens de réflexion et d’action, une responsabilité, une expertise et une
éthique professionnelles adossées aux sciences de l’éducation ;
- se définit par son caractère de formation d’un enseignant généraliste, capable d’enseigner toutes les
disciplines dans les différents degrés des cycles 1 et 2. Ce généraliste de haut niveau pourra en outre
approfondir certains domaines de sa profession ;
- ouvre sur d’autres professions de l’enseignement et de la formation, la recherche et l’innovation en
éducation, la mobilité et le développement professionnels à long terme.
La première année (BSSE, premier cycle) est une introduction aux pratiques et aux sciences de l’éducation. Cette
première année inclut d’emblée un module de formation en milieu de pratiques (Observation et analyse des terrains
éducatifs scolaires, 50h de temps terrain). Par la suite (BSEP, deuxième cycle), environ 20 semaines – 45% du temps
du BSEP – sont consacrées à une alternance intégrant les cours à l’université et les pratiques dans les classes, avec
des aménagements progressifs et variés de la responsabilité pour l’étudiant. Un stage en responsabilité formatif est
également inclus en troisième année du BSEP.
Au certificat, la formation pratique se focalise sur la prise en responsabilité complète de classes dans le cadre de
stages (deux compacts et un filé), à raison de quinze semaines, soit environ 35% du temps de la formation, et en lien
avec des séminaires d’analyse et de régulation des pratiques professionnelles et la tenue d’un dossier de
développement professionnel. Durant cette année décisive de professionnalisation, la formation théorique est
accentuée à travers des unités de formation d’approfondissements disciplinaires (didactiques et transversaux). Des
unités de formation à la recherche jalonnent également cette année de certificat.
Plus de 600 enseignants primaires collaborent à la formation en tant que formateurs de terrain. Avec les formateurs
universitaires, ils aménagent les objectifs de la formation par l’alternance et les stages en responsabilité selon une
progression en termes de prise en charge du travail des élèves.
L’ensemble de la formation vise à permettre aux étudiants d’acquérir :
- une culture scientifique de base en sciences humaines et sociales dans les domaines touchant à
l’éducation ;
- des compétences orientées vers l’analyse de situations éducatives complexes, l’intervention et la recherche
en éducation ;
- des compétences professionnelles permettant d’enseigner dans une classe ou d’exercer d’autres fonctions
pédagogiques dans l’enseignement primaire.
L’enjeu de la formation initiale en enseignement primaire est de permettre aux nouveaux enseignants d’assumer
leur cahier des charges dès la première année de travail. Mais la construction des compétences professionnelles d’un
généraliste de haut niveau ne s’achève pas pour autant avec la formation de base. Elle se poursuit au contraire tout
au long de la carrière professionnelle de chacun. Dans cette optique, la formation initiale est ouverte. Elle offre des
démarches propres à rendre les enseignants capables d’évaluer leurs forces, d’analyser leurs pratiques et leurs
savoirs professionnels entre formation théorique et expérience, d’identifier leurs besoins de formation continue, et
de former des projets pour y répondre, notamment en fonction de leur insertion professionnelle. Dans cette logique,
cette formation articule constamment l’appropriation des savoirs des sciences de l’éducation, la formation à la
recherche, la formation par la pratique dans les classes, et l’analyse réflexive. Entre autres outils orientés vers cette
16Formation en enseignement primaire – FEP
triple articulation, elle utilise un référentiel de douze compétences qui définissent des axes principaux pour former
un professionnel de l’enseignement. Défini dès la création de la LME en 1996, ce référentiel de compétences est
destiné à s’adapter à l’évolution des exigences de la formation du point de vue de l’université, des attentes
institutionnelles et de la profession. Déjà enrichi notamment par les outils de suivi et d’évaluation des temps de
terrain et des stages, il implique également d’identifier les savoirs de référence académiques et professionnels
auxquels s’adossent les compétences, ainsi que la progression de leur appropriation au fil de la formation initiale,
préparant ainsi l’entrée dans la profession et l’activité de travail spécifique qu’elle suppose.
Cette adaptation du référentiel est prévue dans l’exposé des motifs du règlement du Certificat (extrait) :
Ce nouveau cursus de formation universitaire des enseignants genevois s’inscrit dans les orientations
curriculaires et pédagogiques qui organisent les systèmes européens et internationaux de formation
universitaire des enseignants. Tout en préservant l’autonomie de la recherche et des modes d’enseignement
universitaires, il prend également en compte les attentes sociopolitiques en matière d’orientations assignées
aux missions de l’école et d’harmonisation des curriculums scolaires. Enfin, il tend à prendre en compte les
continuités entre la scolarité primaire et secondaire, et entre la formation initiale, l’entrée dans la profession et
la formation continue. Il prévoit dans ce sens la constitution de référentiels de compétences liées aux
approfondissements selon la double perspective professionnalisante et académique.
Voici les douze compétences du référentiel actuel :
a) Maîtriser et exercer la profession d’enseignant
Enseigner est un métier qui s’exerce dans le cadre d’une organisation publique ou privée à laquelle il appartient de
prescrire les finalités de l’enseignement et de structurer le cursus, souvent de définir de façon plus ou moins
détaillée des programmes et des horaires plus ou moins contraignants, parfois de proposer ou d’imposer des
démarches didactiques et des moyens d’enseignement. La formation doit préparer à respecter les cahiers des
charges fixés par les organisations scolaires tout autant qu’à faire évoluer le métier vers davantage d’autonomie et
de responsabilité. On visera donc à former des professionnels capables de penser et d’agir de façon autonome et
responsable à partir d’objectifs généraux et de principes éthiques.
b) Réfléchir sur sa pratique, innover, se former
La formation visera à former des praticiens capables d’analyser leur action et de l’infléchir au gré de l’expérience.
Cette compétence s’acquiert par un rapport théorique – distancié, étayé par des grilles d’intelligibilité – au travail
observé et vécu dès le début de la formation initiale. Cette dernière tendra à leur donner les moyens scientifiques et
cliniques d’analyser chaque situation, d’identifier les obstacles et les problèmes, de construire et d’adapter les
solutions. Cette orientation suppose non seulement une capacité d’analyse et de décision, mais également des
attitudes : prise de risques, capacité de reconnaître ses erreurs, de demander de l’aide, d’identifier ses besoins de
formation en termes de développement de sa propre personne et d’enseignant en devenir, autant que sur le plan de
la maîtrise des savoirs théoriques.
c) Maîtriser les disciplines à enseigner et leurs didactiques
Le but de la formation est de faire passer les étudiants de la maîtrise personnelle des connaissances et des savoir-
faire disciplinaires à leur mise en œuvre en situation didactique et leur appropriation active par les élèves. Cela
suppose une familiarisation avec les contenus d’enseignement conçus comme élaborations complexes,
historiquement constituées, contraintes par le système d’enseignement, puis l’appropriation de concepts, de savoirs
et de savoir-faire relevant au premier chef, des didactiques des disciplines, mais aussi de la didactique comparée et
des différentes approches consacrées aux processus de l’enseignement et de l’apprentissage dans les contextes
scolaires ou encore, aux dimensions pluri- ou interdisciplinaires.
d) Se servir des sciences humaines et sociales comme base d’analyse des situations éducatives
complexes
Les savoirs accumulés par les sciences humaines et sociales ne peuvent prétendre guider pas à pas la pratique
pédagogique. Ils constituent en revanche une référence essentielle :
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