Act uEco L'actualité économique et financière - La Banque Postale
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Du 9 au 15 mars 2020
Act uEc o
L’actualité économique et financière
De la crise sanitaire à la crise économique
L’essentiel – Les mesures de confinement se multiplient, en particulier en Europe, suite à la
propagation de l’épidémie de Covid-19. Des pans entiers de l’économie sont touchés (tourisme,
commerce, restauration, transports, etc.). D’autres secteurs vont souffrir très rapidement de
l’insuffisance de personnel. Le choc économique dans les semaines qui viennent va être d’une
ampleur considérable. Les réponses des politiques économiques sont dès lors essentielles.
Elles doivent avoir un triple objectif. D’abord éviter qu’une fois l’épidémie maîtrisée dans quelques
mois, les dégâts causés au système économique ne se montrent durables, notamment suite à des
faillites massives d’entreprises. D’autre part, faire en sorte qu’une crise financière ne vienne pas
gripper les rouages du financement de l’économie. Enfin, soutenir la demande lorsqu’une
éclaircie se dessinera sur le plan sanitaire. Les banques centrales sont pour l’instant à la
manœuvre. Les mesures annoncées par la BCE lors de son Conseil des gouverneurs jeudi
avaient déçu les investisseurs. Dimanche, la banque centrale américaine (la Fed) a encore
abaissé son taux directeur (pas moins de 100 points de base) pour le ramener dans une
fourchette comprise entre 0 et 0,25 %. Elle a aussi réactivé son programme d’achats d’actifs. Les
deux baisses massives des indices boursiers lundi et jeudi montrent que les investisseurs sont
très inquiets. Il ne faudrait pas que resurgissent des incertitudes quant à la situation financière des
banques qui conduiraient à des tensions sur le marché monétaire, comme en 2008. Pour l’instant les
politiques budgétaires se sont concentrées sur un soutien au secteur de la santé et une aide aux
PME pour passer le cap de la perte d’activité de l’épidémie liée à la crise sanitaire. Dans les semaines
qui viennent, la relance budgétaire devra être plus massive et les annonces récentes venant de
toute part devront être mises en œuvre, et ce de manière coordonnée. Le plongeon du prix du
pétrole, dû à la diminution de la demande et à l’abondance de l’offre suite la hausse des livraisons de
l’Arabie Saoudite après la rupture de l’accord de maîtrise de la production qui la liait à la Russie, va
mettre en difficulté les pays exportateurs. Mais il constitue aussi un gain de revenu pour les pays
importateurs qui va amortir la crise économique. Pour finir, les bonnes nouvelles nous viennent de
…Chine. Selon les données officielles, l’épidémie paraît jugulée et l’activité économique reprend
doucement. Puisse cela présager de ce qui pourrait se produire ailleurs dans le monde dans les mois
à venir.
Alain Henriot
Niveau le Variation sur
13/03/2020 la semaine
Taux refi BCE (%) 0,00 Stable
Taux des Fed Funds US (%) 1 - 1,25 Baisse
Euribor 3 mois (%) -0,43 Stable
OAT 10 ans (%) -0,01 Hausse
CAC 40 (points) 4 118,4 Baisse
Euro (1 € = …$) 1,11 Baisse
Pétrole (baril de Brent en $) 34,8 Baisse
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C1 - Interne
-1-À RETENIR CETTE SEMAINE
ETATS-UNIS – La confiance des ménages résiste ROYAUME-UNI – Soutien budgétaire et monétaire
entre état d’urgence et intervention de la Fed
La croissance britannique avait souffert fin 2020 de
La très forte correction boursière enregistrée ces l’incertitude politique liée au Brexit. Alors que les agents
dernières semaines pouvait laisser craindre une perte économiques paraissaient avoir retrouvé un peu
de confiance significative de la part des ménages, en d’optimisme en début d’année, comme le suggérait
répercussion de la détérioration de leur patrimoine l’amélioration des enquêtes de climat des affaires, les
financier. En restreignant leur consommation et leurs conséquences de l’épidémie de coronavirus
investissements immobiliers, ces derniers amputeraient assombrissent de nouveau les perspectives
l’économie américaine de ses deux principaux moteurs. économiques.
Une première estimation de l’indice de confiance des Royaume-Uni : indices PMI (en points)
consommateurs produit par l’université du Michigan pour
70
le mois de mars indique que les développements Services
récents n’ont pas trop amputé le moral des ménages.
60
L’indice a perdu 5 points par rapport à son niveau de
février (95,9 contre 101). Il demeure à un niveau
historiquement élevé. Pour mémoire, entre septembre et 50
octobre 2008, il avait reculé de près de 13 points, en
Industrie manufacturière
partant d’un niveau beaucoup plus bas. Le détail des 40
composantes indique que les anticipations à un an se
sont dégradées plus fortement (-6,8 points) que 30
l’appréciation de la situation courante (-2,3 points).
La résilience affichée par la confiance des ménages
est plutôt rassurante même si son étiolement semble Source : IHS, LBP
inéluctable au cours des prochaines semaines,
d’autant que la situation sanitaire est en train de se Le gouvernement a de fait annoncé un plan ambitieux
dégrader très rapidement outre-Atlantique. Le risque (de 30 Md£ entre avril 2020 et mars 2021) pour
est que cela transforme le choc d’offre initial en un choc soutenir l’économie dans les mois qui viennent. Ce
de demande. Cette crainte est sans doute l’une des plan porte sur trois aspects : soutenir les services de
raisons qui incitent les autorités monétaires à intervenir santé, alléger les règles sur les allocations familiales,
aussi vigoureusement. La Fed a en effet déjà indiqué que paiement par le gouvernement des allocations maladie,
son action aurait des conséquences d’une ampleur normalement couvertes par les entreprises, pendant les
limitée face aux problématiques d’offre soulevées par la quatorze premiers jours de la maladie. Ces mesures
diffusion de l’épidémie de coronavirus. coûteraient environ 7 Md£. Le reste du plan porte sur des
dépenses d’infrastructure.
L’institution vient d’annoncer une nouvelle baisse du
taux des fonds fédéraux (-100 points de base). Pour Lors du Comité de politique monétaire du 29 janvier, la
mémoire ce dernier avait déjà été abaissé de 50pb en Banque d’Angleterre (BoE) n’avait pas modifié son
début de mois. Il évolue désormais dans une taux directeur (fixé à 0,75 % depuis août 2018). Il
fourchette comprise entre 0 et 0,25 %, retrouvant paraissait délicat d’engager un mouvement monétaire à
ainsi son niveau de la crise de 2008. En plus de ses l’aube du Brexit. Deux membres sur 9 avaient cependant
interventions sur le marché monétaire, la Fed a aussi voté en faveur d’une baisse du taux directeur à 0,50 %.
décidé de relancer ses achats d’actifs pour un montant Avec les risques liés à l’épidémie de coronavirus, la
de 700 Md$ dont 500 Md$ en bons du Trésor et 200 Md$ BoE est passée à l’acte (le 11 mars, sans attendre le
en titres adossés à des créances hypothécaires Comité de politique monétaire prévu le 26 mars. Elle
(mortgage-backed securities) sans en préciser le a baissé son taux directeur de 0,75 % à 0,25 %. En
calendrier. Enfin, la Réserve fédérale s’est engagée à outre elle a introduit un nouveau programme de
faciliter l’accès à la liquidité pour les banques refinancement des prêts aux banques pour faciliter
commerciales nationales et étrangères. les prêts aux PME. A noter toutefois que dans un
contexte de forte aversion pour le risque, la livre s’est
Sur le plan budgétaire, D. Trump a proposé un plan nettement dépréciée, la monnaie britannique étant
de relance de 700 Md$ (montant relativement proche de délaissée par les cambistes dans un contexte de forte
celui qui avait été débloqué en 2008) qui prévoit aversion pour le risque. Cela tient aux incertitudes liées
notamment de supprimer les charges sociales jusqu’à au Brexit. Les négociations entre le Royaume-Uni et l’UE
la fin de l’année. En l’état, cette proposition s’est heurtée pour définir leurs relations futures ont débuté le 2 mars
à l’opposition des élus du Congrès mais elle pourrait pour un premier cycle de quatre jours. A ce stade les
servir de base de discussion en vue de l’établissement positions des deux parties paraissent antagonistes.
d’un plan d’urgence. En attendant, le président Les négociateurs ont jusqu’à la fin de l’année pour
américain a déclaré vendredi l’état d’urgence, ce qui rapprocher leurs points de vue.
permettra à l’Etat fédéral de débloquer 50 Md$ pour
lutter contre le virus. Cela s’ajoutera aux 8,3 Md$ déjà
débloqués par le Congrès. Alain Henriot
Romain Sarron
C1 - Interne
-2-FOCUS
BCE – Des annonces insuffisantes pour rassurer les marchés financiers
Le Conseil des gouverneurs s’était réuni le 23 janvier. Lors du Conseil des gouverneurs du 12 mars elle a
Sans surprise, les taux directeurs étaient restés ainsi annoncée les mesures suivantes :
inchangés et le programme d’achats d’actifs n’avait pas
- maintien du taux de la facilité de dépôt à 0,5 % ;
été modifié, les échanges s’étaient concentrés sur la
revue de stratégie de politique monétaire que mènera la - lancement d’un nouveau programme de prêts pour
BCE tout au long de l’année 2020. les banques (juin 2020-juin 2021), destiné à faciliter
l’accès au crédit des PME en difficulté ;
Près de deux mois plus tard l’atmosphère a bien changé.
Le débat a de plus en plus porté sur le rôle que peut jouer - l’achat complémentaire de 120 Md€ d’actifs d’ici la
la politique monétaire pour amortir le choc économique fin de l’année en plus des 20 Md€ mensuels. Ces
lié à l’épidémie de coronavirus et aux mesures de achats concerneront plus particulièrement la dette
confinement mises en œuvre pour la juguler. obligataire des entreprises ;
La décision de la Fed de baisser son taux directeur - un relâchement temporaire des contraintes de fonds
de 50 points de base le 3 mars dernier (en dehors des propres et de liquidité pour les banques.
réunions de son Comité de politique monétaire) a mis
la BCE sous pression. La BCE s’était contentée de Le taux de la facilité de dépôt n’a pas été abaissé car
la BCE considère il n’y a pas à ce jour de tensions sur
publier un communiqué la veille se disant « prête à
le marché monétaire. Mais cela pourrait changer si les
prendre des mesures appropriées ».
marchés continuent à dévisser.
De nouveau, comme en 2008, la réaction des deux
institutions monétaires a paru bien différente. La Fed Les investisseurs ont surtout été déçus de la faible
se montre très réactive, agissant presque de manière révision des prévisions de croissance. La BCE les a à
préventive puisque l’économie américaine est au plein peine rabotées (de 0,3 point pour 2020, en passant d’une
projection pour le PIB de 1,1 % à 0,8 %). C’est un peu
emploi et qu’il y n’y avait quasiment pas de signe de
comme si l’institution n’avait pas pris la mesure du
ralentissement. Elle a d’ailleurs abaissé le dimanche 15
mars son taux directeur de 100pb pour tenter de stabiliser ralentissement économique en cours qui, il est vrai
les marchés financiers. La BCE s’est dite vigilante mais paraît devoir être de plus en plus prononcé au fur et à
elle est restée très prudente dans ses actes. Il y a sans mesure que les mesures de confinement se renforcent.
doute deux raisons à cela. Même si elle dispose encore De toute évidence, la BCE va devoir aller plus loin
d’outils pour assouplir sa politique monétaire, la BCE dans un contexte de ce que l’on peut aujourd’hui
avait peu de marges de manœuvre au niveau des taux qualifier de crise financière. Elle devra sans doute
d’intérêt. Le taux de refinancement est nul et le taux de baisser le taux de la facilité de dépôt, en élargissant le
la facilité de dépôt était déjà négatif. Par ailleurs, la zone périmètre de l’exonération des banques, déjà très
euro demeure, dix ans après la crise de la dette, une chahutées sur les marchés financiers. En soi, cette
mosaïque de situation économique et politique. mesure aura peu d’effet, mais elle pourra temporiser de
Même si la BCE doit se situer au-dessus des intérêts nouvelles pressions sur l’euro. De nouvelles mesures
nationaux, elle ne peut complètement les ignorer. Les vont aussi être nécessaires pour aplatir la courbe des
gouverneurs ont d’ailleurs un ancrage national. taux. La BCE ira-t-elle jusqu’à déformer la structure de
Après la première baisse du taux de la Fed, la BCE s’est ses achats de titres, par exemple pour calmer la tension
retrouvée sous pression car l’euro avait commencé à sur les taux italiens ? Les règles actuelles ne le
s’apprécier. Dans un contexte de forte incertitude, cela permettent pas. Mais en période crise inédite, il est
peut être un élément supplémentaire de parfois bon de faire évoluer les règles.
ralentissement de l’activité, en détériorant la
compétitivité des exportateurs. La BCE ne pouvait
l’ignorer.
Euribor 3 mois, Eonia et taux directeurs de la BCE
Niveaux hebdomadaires (vendredi), %
6
5
Taux principal de refinancement
4 Taux de la facilité de dépôt
EONIA
Euribor 3 mois
3
2
1
0
-1
07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19
Source: Refinitiv Datastream, LBP
Alain Henriot
C1 - Interne
-3-L’ACTUALITÉ DES MARCHÉS
PETROLE – Effondrement du cours du baril
Le cours du baril de Brent de la mer du Nord a fini la Cours du baril de Brent (en dollars)
semaine à 34,8 $. Il perd pas moins de 23 % sur la 80
semaine. Les craintes d’un effondrement de la demande 70
continuent à peser sur les cours. Dans le même temps,
l’Arabie Saoudite inonde le marché après la fin de l’accord 60
de limitation de la production avec la Russie. Elle y voit 50
l’occasion de reprendre le leadership, en asphyxiant aussi
les producteurs américains, comme en 2014. 40
30
avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. janv. févr. mars
2019 2020
Source: Refinitiv Datastream, LBP
BOURSE – Une semaine très agitée
Les principales places boursières ont connu une semaine
Bourses
particulièrement tumultueuse, avec des indices de volatilité 4000 6500
au plus haut. Lundi et jeudi les indices boursiers ont EuroStoxx 50 6000
enregistré un décrochage brutal, avec des replis en 3500
séance plus fort qu’en 2008 lors de la crise financière. CAC 40 (D) 5500
Vendredi, Wall Street a bénéficié d’un net rebond après S&P 500 5000
3000
l'instauration de l'urgence nationale, annoncée par 4500
Donald Trump, laissant attendre des mesures de soutien
importantes. L’indice américain S&P 500 a ainsi regagné 2500 4000
plus de 9 % en une séance. Son repli sur la semaine 3500
demeure toutefois marqué (-8,8 %). De son côté, le CAC 40 avr. mai juin juil. août
2019
sept. oct. nov. déc. janv. févr.
2020
a perdu 19,9 % sur la semaine, à 4 118 points et Source: Refinitiv Datastream, LBP
l’Euro Stoxx 50 20 %.
TAUX A LONG TERME – Remontée
Les rendements des emprunts d'Etat sont remontés Taux des obligations d'Etat à 10 ans (%)
pendant la semaine. L’atténuation de l’aversion des 3,5 3,5
investisseurs pour le risque a pu jouer vendredi. Surtout, ces 3,0 3,0
États-Unis
derniers considèrent que les mesures de soutien à l'activité 2,5 2,5
économique devraient conduire de nombreux Etats à 2,0 2,0
augmenter leurs émissions. Le maintien du taux de la 1,5 1,5
1,0 France 1,0
facilité de dépôt de la BCE a aussi joué, alors qu’une 0,5 0,5
baisse était largement anticipée. Le Bund regagne ainsi 0,0 0,0
14 points de base (pb) sur la semaine, à -0,59 %. Le -0,5 -0,5
Allemagne
rendement de l’OAT 10 ans a augmenté de 35pb pour -1,0 -1,0
avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. janv. févr.
s’afficher à -0,01 %. La dette italienne est sous tension, le 2019 2020
taux à 10 ans approchant 2 % (à 1,81 %, +73pb sur la Source: Refinitiv Datastream, LBP
semaine). Le rendement des T-Notes a gagné 25pb à 0,95 %
vendredi avant l’intervention de la Fed.
CHANGE – Affaiblissement de l’euro
Après les annonces de la BCE, l’euro s’est affaibli. Les Taux de change
investisseurs avaient anticipé une baisse du taux de la 120 1,30
facilité de dépôt qui n’a pas eu lieu. L’euro termine la
116 1,25
semaine à 1,11 $/€. Le yen n’a pas continué à jouer son rôle
$ pour 1€ (D)
de valeur refuge. Il perd 2,4 % contre le dollar à 107,9 112 Yens pour 1$ 1,20
yens/$. De son côté, la livre a fortement reculé face à
108 1,15
l’euro (-4,4 % d’un vendredi à l’autre, à 0,90 £/€), du fait de
la baisse de taux directeur de la Banque d’Angleterre. 104 1,10
100 1,05
avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. janv. févr.
2019 2020
Source: Refinitiv Datastream, LBP
Alain Henriot
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-4-REPERES
BOURSE
NIVEAUX PERFORMANCE
en m onnaie locale en euros
Plus bas Plus haut 13/03/20 En Depuis le En Depuis le
ETATS-UNIS en 2020 en 2020 2019 1/1/2020 2019 1/1/2020
Dow Jones 21 200,62 29 551,42 23 185,62 22,3% -18,8% 25,2% -18,0%
S&P 500 2 480,64 3 386,15 2 711,02 28,9% -16,1% 31,9% -15,3%
Nasdaq Composite 7 201,80 9 817,18 7 874,88 35,2% -12,2% 38,3% -11,4%
JAPON
Nikkei 225 17 431,05 24 083,51 17 431,05 18,2% -26,3% 21,5% -24,2%
ZONE EURO
Euro Stoxx 50 2 545,23 3 865,18 2 586,02 24,8% -31,0%
France (CAC 40) 4 044,26 6 111,24 4 118,36 26,4% -31,1%
Allemagne (Dax 30) 9 161,13 13 789,00 9 232,08 25,5% -30,3%
Espagne (IBEX 35) 6 390,90 10 083,60 6 629,60 11,8% -30,6%
Italie (FTSE MIB) 14 894,44 25 477,55 15 954,29 28,3% -32,1%
EUROPE
FTSE 100 (RU) 5 237,48 7 674,56 5 366,11 12,1% -28,9% 19,3% -33,5%
Stoxx 294,93 433,90 299,16 23,2% -28,1%
MONDE
MSCI-Monde 1 776,53 2 434,95 1 881,64 25,2% -20,2% 28,1% -19,5%
MSCI-Emerging Markets 883,13 1 146,83 891,20 15,4% -20,0% 18,1% -19,3%
TAUX À LONG TERME TAUX DE CHANGE
Taux à 10 ans déc-18 févr-20 06-mars 13-mars Taux de change déc-18 févr-20 06-mars 13-mars
Allemagne 0,25 -0,43 -0,73 -0,59 1 euro = ... dollars 1,14 1,09 1,13 1,11
France 0,70 -0,18 -0,36 -0,01 1 euro = ... yens 127,54 119,96 119,12 118,58
Italie 2,95 0,96 1,08 1,81 1 euro = ... sterling 0,90 0,84 0,86 0,90
Espagne 1,43 0,27 0,21 0,61 1 dollar = ... yens 112,15 110,03 105,30 107,91
Etats-Unis 2,83 1,51 0,71 0,95 1 sterling = ... dollars 1,27 1,30 1,30 1,23
Japon 0,04 -0,06 -0,14 0,00 1 dollar = ... yuans 6,88 7,00 6,93 7,00
Royaume-Uni 1,27 0,57 0,23 0,41
COURBE DES TAUX FRANÇAIS % %
0,8 0,8
déc-18 févr-20 06-mars 13-mars
Déc-17
Zone euro - taux 0,4 0,4
déc-14 janv-19 févr-19 févr-19 Déc-18
interbancaires
Déc-19
EONIA -0,36 -0,45 -0,46 -0,46 13/03/2020
0,0 0,0
Euribor 3 mois -0,31 -0,41 -0,47 -0,43
France - taux des
déc-14 janv-19 févr-19 févr-19 -0,4 -0,4
emprunts d'Etat*
3 mois -0,81 -0,58 -0,65 -0,73
6 mois -0,71 -0,57 -0,62 -0,74 -0,8 -0,8
1 an -0,61 -0,58 -0,66 -0,65
-1,2 -1,2
2 ans -0,45 -0,62 -0,72 -0,66
3 mois
6 mois
9 mois
10 ans
102 mois
105 mois
108 mois
111 mois
114 mois
117 mois
2 ans
3 ans
4 ans
5 ans
7 ans
1 an
15 mois
18 mois
21 mois
27 mois
30 mois
33 mois
39 mois
42 mois
45 mois
51 mois
54 mois
57 mois
63 mois
66 mois
69 mois
72 mois
75 mois
78 mois
81 mois
87 mois
90 mois
93 mois
96 mois
99 mois
3 ans -0,29 -0,59 -0,70 -0,58
4 ans -0,13 -0,57 -0,69 -0,47
5 ans 0,03 -0,49 -0,63 -0,30
7 ans 0,26 -0,35 -0,51 -0,18
10 ans 0,70 -0,18 -0,36 -0,01
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Romain Sarron, Adjoint au responsable des études économiques
Flore Deschard, Économiste
Ranto Rabeantoandro, Chargé d’études statistiques sur les marchés de l’épargne, du crédit et de l’immobilier
Les analyses et prévisions qui figurent dans ce document sont celles du service des Etudes Economiques de La Banque Postale. Bien que ces
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