L'UNIVERS DE L'ÉRABLE, C'EST BIEN PLUS QUE DU SIROP! - EXPLORER LES DIFFÉRENTES FACETTES DE LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE À TRAVERS L'EXPÉRIENCE DE ...
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L’UNIVERS
DE L’ÉRABLE,
C’EST BIEN PLUS
QUE DU SIROP!
EXPLORER LES DIFFÉRENTES FACETTES DE LA SOCIÉTÉ
QUÉBÉCOISE À TRAVERS L’EXPÉRIENCE DE L’ÉRABLE
Guide pédagogique – Édition hiver 2020SOMMAIRE
1. QUI SOMMES-NOUS ? .................................................................................................................................................... 3
2. NOTRE PROGRAMME DE FORMATION ................................................................................................ 4
2.1 La mission de l’école au Québec ........................................................................................................................................ 4
2.2 Les orientations du programme de formation .......................................................................................................... 5
2.3 Les critères d’évaluation du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) .......... 5
2.4 Les domaines généraux de formation .......................................................................................................................... 6
3. LE PROGRAMME DES PRODUCTEURS ET PRODUCTRICES
ACÉRICOLES DU QUÉBEC (PPAQ)................................................................................................................ 7
3.1 Les ateliers d es PPAQ .......................................................................................................................................................... 7
3.2 La présentation des PPAQ ................................................................................................................................................ 8
3.3 La visite d’une cabane à sucre .......................................................................................................................................... 8
4. ACTIVITÉ
L’érablière, un trésor à protéger .......................................................................................................................... 9
5. ACTIVITÉ
Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es ! ........................................................................ 28
6. ANIMATION DANS VOTRE ÉCOLE :
À LA DÉCOUVERTE DE L’ÉRABLE ...................................................................................................................................... 46
6.1 Dimension didactique de l’animation ............................................................................................................................46
7. NOUS JOINDRE ................................................................................................................................................................ 47
21.
QUI
SOMMES-
NOUS?
Créée en 1966, l'organisation des Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) regroupe
plus de 11 300 producteurs et productrices de produits d’érable du Québec.
Propres à l’Amérique du Nord, et plus particulièrement au Québec, l’eau d’érable, le sirop d’érable et
leurs dérivés sont des produits naturels ne contenant ni colorants ni additifs et faits uniquement à
partir de la sève de l’érable à sucre (Acer saccharum).
Les produits d'érable font partie intégrante de notre culture québécoise. Bien plus qu’un simple
aliment issu de la tradition, le sirop d’érable est l’un des éléments culturels associés aux Québécois et
aux Canadiens partout dans le monde. Irremplaçable dans de nombreux mets traditionnels, le sirop
d’érable demeure l’un des ingrédients phares de la cuisine québécoise et internationale du XXIe siècle.
L’un des mandats des PPAQ est de mieux faire connaître ces différentes facettes des produits d’érable.
32.
NOTRE
PROGRAMME
DE FORMATION
Notre programme a pour objectif de vous outiller afin d’explorer avec vos élèves, par l’intermédiaire
du monde de l’érable, des sujets d’actualité et des préoccupations de notre société, comme
la santé, le vivre-ensemble et l’environnement. Nos ateliers ont été conçus en conformité avec
le programme pédagogique du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS).
Notre programme de formation s’adresse aux élèves du troisième cycle du primaire (5e et 6e années),
mais il peut être utilisé dans le cadre des autres cycles.
2.1 LA MISSION DE L’ÉCOLE AU QUÉBEC
Notre programme d’activités s’inspire de la mission de l’école québécoise1, qui s’articule autour de
trois axes : instruire, avec une volonté réaffirmée ; socialiser, pour apprendre à mieux vivre
ensemble ; qualifier, selon des voies diverses2.
Plus particulièrement, le programme de formation proposé par les PPAQ contribue à :
• L’acquisition de nouvelles connaissances
• La maîtrise des savoirs
• La transmission d’un patrimoine commun
• L’alimentation d’un sentiment d’appartenance à la
collectivité
• L’intégration sociale
• La diversification et l’enrichissement du parcours scolaire
1
http://www.mels.gouv.qc.ca
2
INSTRUIRE, AVEC UNE VOLONTÉ RÉAFFIRMÉE. Tout établissement scolaire a comme première responsabilité la formation de l’esprit de chaque
élève. Même si l’école ne constitue pas le seul lieu d’apprentissage de l’enfant, elle joue un rôle irremplaçable en ce qui a trait au développement
intellectuel et à l’acquisition de connaissances. Énoncer cette orientation, c’est réaffirmer l’importance de soutenir le développement cognitif aussi
bien que la maîtrise des savoirs.
SOCIALISER, POUR APPRENDRE À MIEUX VIVRE ENSEMBLE. Dans une société pluraliste comme la société québécoise, l’école joue un rôle
d’agent de cohésion en contribuant à l’apprentissage du vivre-ensemble et au développement d’un sentiment d’appartenance à la collectivité. Il lui
incombe donc de transmettre le patrimoine des savoirs communs, de promouvoir les valeurs à la base de sa démocratie et de préparer les jeunes
à devenir des citoyens responsables. Elle doit également chercher à prévenir en son sein les risques d’exclusion qui compromettent l’avenir de trop
de jeunes.
QUALIFIER, SELON DES VOIES DIVERSES. L’école a le devoir de rendre possible la réussite scolaire de tous les élèves et de faciliter leur
intégration sociale et professionnelle, quelle que soit la voie qu’ils choisiront au terme de leur formation. À cette fin, le ministère de l’Éducation
définit le curriculum national de base. Toutefois, les établissements scolaires ont la responsabilité d’offrir à chaque élève un environnement
éducatif adapté à ses intérêts, à ses aptitudes et à ses besoins en différenciant la pédagogie et en offrant une plus grande diversification des
parcours scolaires. Il incombe à chaque établissement, dans le cadre de son projet éducatif, de préciser ses propres orientations et les mesures
qu’il entend prendre pour mettre en œuvre et enrichir le Programme de formation, de façon à tenir compte des caractéristiques particulières des
élèves et du principe de l’égalité des chances pour tous.
42.2 LES ORIENTATIONS DU PROGRAMME DE FORMATION
Le programme d’activités des PPAQ stimule le développement des habiletés intellectuelles requises
de nos enfants afin qu’ils puissent s’épanouir dans une société du savoir en mouvance. Pour ce faire,
le programme proposé par les PPAQ concourt à :
• Approfondir la compréhension du monde
• Favoriser le développement personnel
• Encourager la socialisation
• Acquérir des savoirs disciplinaires
• Ancrer les apprentissages dans un contexte actuel et culturel
2.3 LES CRITÈRES D’ÉVALUATION DU MELS
Le MELS rappelle qu’un ensemble didactique est notamment composé d’un guide d’enseignement et
de documents pour l’élève. Si l’un et l’autre servent, entre autres, à l’appréciation de l’enseignement,
ils doivent aussi viser le rehaussement culturel et la promotion de valeurs sociétales.
Afin de soutenir ces objectifs, le Bureau d’approbation du matériel didactique du MELS a établi
une liste de critères d’évaluation du matériel pédagogique. Celle-ci sert également à la sélection des
outils utilisés par les enseignants à l’école. Ces critères visent à :
• Permettre l’acquisition de compétences et la transmission d’un savoir rigoureux
• S’assurer d’une représentation adéquate de la diversité de la société québécoise
• Promouvoir une utilisation optimale des outils (faits de matériaux durables et aisés à consulter)
• S’assurer de l’absence de promotion d’un produit qui pousserait à sa consommation
ou à la consultation de sites Web à caractère commercial
Le programme de formation des PPAQ respecte scrupuleusement ces balises ministérielles.
52.4 LES DOMAINES GÉNÉRAUX DE FORMATION
Les domaines généraux de formation établis par le MELS regroupent l’ensemble des grandes questions
que les jeunes doivent explorer. Ils rapprochent les savoirs disciplinaires (français, mathématiques, etc.)
des préoccupations quotidiennes de l’élève et lui donnent plus de prise sur la réalité.
Le MELS retient cinq domaines qui recouvrent diverses facettes des intérêts ou des besoins de l’élève et
qui répondent à des attentes sociales importantes en matière d’éducation. Parmi ces domaines, nous en
avons choisi deux dans le cadre desquels nous avons élaboré des activités pédagogiques, soit :
• Environnement et consommation
Intention éducative : « Amener l’élève à entretenir un rapport dynamique avec son milieu, tout en
gardant une distance critique à l’égard de l’exploitation de l’environnement, du
développement technologique et des biens de consommation. »
Activité proposée par les PPAQ : L’érablière, un trésor à protéger
• Vivre-ensemble et citoyenneté
Intention éducative : « Permettre à l’élève de participer à la vie démocratique de l’école ou de
la classe et de développer des attitudes d’ouverture sur le monde et de respect de la diversité. »
Activité proposée par les PPAQ : Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es !
Ces domaines agissent comme de véritables lieux de convergence favorisant l’intégration des
apprentissages. Ils servent de points d’ancrage au développement des compétences transversales et
des compétences disciplinaires, sans pour autant constituer de simples contextes d’apprentissage. Ils
servent de support à la continuité des interventions éducatives tout au long de la scolarité et leurs
visées débordent largement le cadre de la classe. Ces axes peuvent servir de points de départ de
situations d’apprentissage intellectuellement stimulantes. Les domaines agissent aussi comme lieux
de transfert où s’exercent les compétences disciplinaires et transversales.
63.
LE
PROGRAMME
DES PPAQ
3.1 LES ATELIERS DES PPAQ
Mode d’emploi
• Les activités proposées par les PPAQ correspondent à ce que vous, comme enseignant,
pouvez faire en classe avec vos élèves. Afin de vous accompagner efficacement, chaque
activité comporte un synopsis et quatre volets.
Le synopsis résume l’activité dans son ensemble.
Le premier volet définit les dimensions didactiques de l’activité. Vous y trouverez :
> La durée de l’activité
> Le domaine général de formation visé par l’activité
> Les objectifs généraux et précis de l’activité
> Les compétences transversales touchées
Le second volet présente, de manière schématique, les principales caractéristiques des trois
temps de chaque activité.
Au troisième volet, vous trouverez:
> Les objectifs associés à chacun des trois temps des activités
> La durée de chaque temps
> Une courte description du temps
> Le matériel requis pour le réaliser
Enfin, le quatrième volet est consacré à la description, étape par étape et de manière détaillée,
de ce qui est à réaliser en classe pour chaque temps.
73.2 LA PRÉSENTATION DES PPAQ
Si votre école réalise les activités pédagogiques proposées par les PPAQ, elle a, du coup, la
possibilité d’accueillir, sans frais, une présentation suivie d’une dégustation. Dirigée par un animateur
et mettant en vedette un acériculteur (producteur de sirop d’érable), cette présentation se veut,
dans un premier temps, un court récapitulatif de certaines notions abordées en classe. Dans un
second temps, elle est une occasion de se familiariser avec le travail de l’acériculteur. Chaque
présentation se termine par une dégustation de produits d’érable.
Note : Il y a une présentation par niveau.
3.3 LA VISITE D’UNE CABANE À SUCRE
Nous vous recommandons de conclure cette aventure de l’érable par une visite dans une des nombreuses
cabanes à sucre du Québec. Une recherche sur Internet vous permettra de trouver rapidement celle
qui est la plus susceptible de vous intéresser.
84.
ACTIVITÉ 1
L’érablière,
un trésor à protéger
9ACTIVITÉ 1
L’érablière,
un trésor à protéger
EXPLORER LES DIFFÉRENTES FACETTES DE LA SOCIÉTÉ
QUÉBÉCOISE À TRAVERS L’EXPÉRIENCE DE L’ÉRABLE
Guide pédagogique – Édition hiver 2020SOMMAIRE
DIMENSION DIDACTIQUE DE L’ACTIVITÉ.............................................................................. 3
PLAN DE L’ACTIVITÉ.......................................................................................................................... 5
ATELIER PRATIQUE
Temps 1
Familiarisation avec la notion de « patrimoine mondial » ............................................ 6
Déroulement .......................................................................................................................................... 7
ATELIER PRATIQUE
Temps 2
Présentation des projets................................................................................................................ 10
Déroulement .......................................................................................................................................... 11
ATELIER PRATIQUE
Temps 3
L’étude du cas de l’érablière ...................................................................................................... 12
Déroulement ........................................................................................................................................ 13
NOTES ET BIBLIOGRAPHIE.......................................................................................................... 18
© 2020, Producteurs et productrices acéricoles du Québec
11ACTIVITÉ 1: L’ÉRABLIÈRE, UN TRÉSOR À PROTÉGER
DIMENSION DIDACTIQUE
DE L’ACTIVITÉ
Synopsis
L’activité vise à initier les élèves au concept de « patrimoine mondial de l’UNESCO » afin d’étudier la
valeur écologique et culturelle de l’érablière. L’activité proposée est divisée en trois temps distincts,
à raison d’un par semaine.
Premier temps (première semaine): Les élèves se familiariseront avec les différents types de «patrimoine
mondial de l’UNESCO» et les conditions à remplir pour être déclaré «patrimoine mondial de l’UNESCO».
Puis, les jeunes seront regroupés en équipes. Chaque équipe recevra le mandat de présenter un site
naturel déclaré «patrimoine mondial de l’UNESCO». Pour réaliser leur présentation, les équipes recevront
les consignes à suivre.
Deuxième temps (deuxième semaine): Les équipes présenteront le fruit de leurs recherches sur leur
site naturel du patrimoine mondial. L’objectif recherché ici est de leur faire connaître de manière plus
pointue le concept de «patrimoine naturel» et les critères de sélection. De plus, l’exercice permettra aux
jeunes d’exercer leur sens critique quant à cette notion.
Troisième temps (troisième semaine): Forts de leur «maîtrise» des critères de sélection des milieux
déclarés «patrimoine mondial de l’UNESCO», les élèves, guidés par leur enseignant, exploreront les
caractéristiques spécifiques au milieu de l’érablière. Cet exercice vise à donner aux jeunes une expérience
d’analyse critique en ayant recours à ces critères précis afin de déterminer si l’érablière est un milieu à
préserver et, dans l’affirmative, à leur permettre de trouver des moyens de protéger ce milieu unique.
12Animation
L’enseignant
Durée
3 ateliers de 45 à 50 minutes par classe
Domaine général de formation visé
Environnement et consommation
Objectif général
Comprendre les caractéristiques et les critères qui font de certains endroits, comme l’érablière, des
milieux uniques au monde devant être protégés afin d’assurer leur contribution à l’humanité et à son
histoire.
Objectifs précis (savoirs essentiels)
• Se familiariser avec la notion de «patrimoine mondial de l’UNESCO»
• Reconnaître des milieux biologiques déclarés «patrimoine mondial de l’UNESCO»
• Connaître les caractéristiques fondamentales d’une érablière
• Localiser, sur une carte du monde, les endroits où l’on retrouve réunies toutes les conditions
nécessaires à l’existence d’une érablière
• Décrire les principales caractéristiques socioéconomiques du milieu où l’on retrouve les érablières,
notamment:
> qui y vit
> où on y vit
> les principales activités qu’on y pratique
• Décrire les principaux changements qui se produisent dans les milieux où l’on retrouve des érablières
• Déterminer les principales menaces aux érablières
• Connaître des mesures de protection à prendre pour préserver les érablières
Compétences transversales touchées
Cette activité touche plusieurs des compétences transversales établies par le MELS, dont:
• Exploiter de l’information
• Résoudre un problème
• Exercer son jugement critique
• Communiquer de façon appropriée
13ACTIVITÉ 1: L’ÉRABLIÈRE, UN TRÉSOR À PROTÉGER
PLAN
DE L’ACTIVITÉ
TEMPS 1 45 à 50 minutes
FAMILIARISATION AVEC LA NOTION DE «PATRIMOINE MONDIAL »
Objectifs
• Comprendre la notion de « patrimoine mondial»
• Examiner la pertinence de la préservation de lieux dits patrimoniaux
• Comprendre que le caractère patrimonial s’applique à une diversité d’éléments
Déroulement
Étape 1: Familiarisation avec la notion de «trésor »
Étape 2: Conditions à remplir pour devenir un véritable «patrimoine mondial»
Étape 3: Préparation des projets
TEMPS 2 45 à 50 minutes
PRÉSENTATION DES PROJETS
Objectifs
• Approfondir la compréhension de la notion de « patrimoine mondial»
• Examiner la pertinence de la préservation de lieux dits patrimoniaux
• Comprendre les critères qui font qu’un lieu naturel peut être déclaré d’intérêt patrimonial
Déroulement
Étape 1 : Présentation des projets
Étape 2: Comparaison des éléments communs à toutes les présentations
Étape 3 : Annonce du sujet du prochain atelier
TEMPS 3 45 à 50 minutes
ÉTUDE DU CAS DE L’ÉRABLIÈRE
Objectifs
• Connaître les caractéristiques fondamentales d’une érablière
• Connaître les conditions nécessaires à l’existence d’une érablière
• Localiser sur une carte l’endroit où l’on retrouve réunies toutes les conditions nécessaires
à l’existence d’une érablière
• Reconnaître les principales caractéristiques socioéconomiques du milieu où l’on retrouve les érablières
• Reconnaître en quoi l’érablière est un milieu unique et spécial
• Déterminer les principales menaces aux érablières
• Connaître des mesures de protection à prendre pour préserver les érablières
Déroulement
Étape 1: Le cas de l’érablière
Étape 2: Les dangers qui menacent l’érablière
Étape 3: Comment contrer les menaces et préserver nos érablières
Étape 4 : Conclusion et retour sur l’activité
14ACTIVITÉ 1: L’ÉRABLIÈRE, UN TRÉSOR À PROTÉGER
ATELIER PRATIQUE
TEMPS 1
FAMILIARISATION AVEC LA NOTION DE «PATRIMOINE MONDIAL»
Objectif
À la fin de ce premier atelier, les élèves:
• se seront familiarisés avec la notion de «patrimoine mondial»;
• auront examiné la pertinence de la préservation de lieux dits patrimoniaux;
• auront compris que le caractère patrimonial s’applique à une diversité d’éléments.
Durée
45 à 50 minutes
Description
Le premier atelier (de trois) se divise en deux volets:
• Le premier se veut une exploration de la notion de «patrimoine mondial»
• Le second est l’organisation des projets à présenter
À pré avant de commenc
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requis))
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clopedie/fr
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/pour-les-pr
pour-les-profs.php
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> Un résumé des critères de sélection des sites déclarés «patrimoine mondial de l’UNESCO»
> Une courte liste des sites du «patrimoine naturel»
Matériel fourni par l’enseignant:
> Une carte du monde sur laquelle on peut écrire et effacer. Vous en trouverez, entre autres,
chez Brault et Bouthillier: www.bb.ca
> Un tableau blanc interactif (TBI) ou un projecteur numérique
15DÉROULEMENT
1 : FAMILIARISATION AVEC LA NOTION DE «TRÉSOR »
ÉTAPE 1:
Ouvrez une discussion avec les élèves sur la notion de «trésor» et faire une séance de remue-méninges
pour proposer une définition consensuelle.
• Écrire au tableau les idées et les concepts que les élèves associent au mot «trésor». Tenter de regrouper
les réponses des enfants par thèmes.
• Animer et orienter l’échange vers les sujets suivants: Un trésor, c’est…
> … unique (rare) ou fréquent?
> … précieux ou ordinaire?
> … quelque chose qu’on veut partager ou qu’on veut garder pour soi?
> … petit ou grand?
Donnez la définition de « trésor » au sens de l’UNESCO I et faites les rapprochements avec
la définition que les élèves auront proposée.
• L’UNESCO ne parle pas de «trésor», mais plutôt de «patrimoine mondial». Cette appellation s’applique
à des éléments ayant à la fois une importance qui dépasse les frontières d’un pays et une valeur
inestimable pour les générations actuelles et futures de l’humanité.
Il y a trois types de patrimoine de l’humanité:
• Le patrimoine culturel. Il s’agit de monuments, d’ensembles ou de sites qui ont une valeur exceptionnelle
du point de vue de l’histoire, de la beauté (esthétique), de l’art ou de la science1, 2.
Ressources
Afin d’étayer cette explication, voici quelques exemples de sites classés au «patrimoine
culturel» que vous pouvez montrer à vos élèves. (TBI ou projecteur numérique)
• Les pyramides d’Égypte
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DNZgnMMmMbk
• Le mausolée du premier empereur de Chine (Qin)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=DeSH8SUzT58
• Le château de Versailles (France)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pOlSRei5Ib4
• La cathédrale d’Aix-la-Chapelle (Allemagne) (trône de Charlemagne)
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tXkOZm6C9nU
1
Suggestions et variantes
Si vous présentez un ou des exemples pour illustrer les différents types de patrimoine, profitez-en pour les localiser sur la carte du monde.
Au préalable, demandez à vos élèves de situer le Canada, les provinces et les territoires et quelques-unes des principales villes du pays
(Ottawa, Toronto, Vancouver, etc.). Faites de même pour le Québec. Si possible, collez un signe distinctif à l’endroit où se trouve votre école.
2
Suggestions et variantes
Profitez de cet exercice pour présenter la région où se trouve l’élément classé au patrimoine mondial et mentionner quelques faits saillants,
comme la capitale du pays, les villes les plus importantes, les pays limitrophes, les langues parlées.
16• Le patrimoine culturel immatériel. Il est question ici de l’ensemble des traditions et des expressions
vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les
arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et les événements festifs, les connaissances et
les pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à
l’artisanat traditionnel.
Ressources
Voici une vidéo qui dresse un bon portrait des deux grands groupes d’Amérindiens
qui utilisaient l’eau d’érable: http://www.youtube.com/watch?v=aKpBt9Ko86U
• Le patrimoine naturel. Ce type de trésor fait référence à un monument naturel, à une formation
géologique ou à un site naturel d’une valeur exceptionnelle du point de vue de la science, de la
conservation ou de la beauté naturelle.
ÉTAPE 2 : CONDITIONS À REMPLIR POUR FIGURER SUR LA LISTE
DU «PATRIMOINE MONDIAL»
Pour figurer sur la liste du «patrimoine mondial», un trésor doit satisfaire à au moins un des dix critères
de sélectionII suivants3, 4 :
1. Être un chef-d’œuvre du génie créateur humain. Ex.: Le pont du Gard en France
http://whc.unesco.org/fr/list/344/
2. Témoigner d’un échange considérable d’influences pendant une période donnée ou dans une aire
culturelle déterminée. Ex.: La ville de Bamberg en Allemagne http://whc.unesco.org/fr/list/624/
3. Témoigner d’une tradition culturelle ou d’une civilisation vivante ou disparue.
Ex.: Le Mariachi, la musique à cordes, le chant et la trompette au Mexique
http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=fr&pg=00011&RL=00575
4. Être un exemple d’un type de construction ou de paysage illustrant une ou des périodes importantes
de l’histoire humaine. Ex.: La Grande Muraille de Chine http://whc.unesco.org/fr/list/438/
5. Être un exemple de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer qui soit représentatif d’une
culture (ou de cultures) ou de l’interaction humaine avec l’environnement. Ex.: Le paysage culturel
du café de la Colombie http://whc.unesco.org/fr/list/1121/
6. Être directement ou matériellement associé à des événements ou à des traditions vivantes, à des
idées, à des croyances ou à des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle
exceptionnelle. Ex.: La ville de Brasilia au Brésil http://whc.unesco.org/fr/list/445/
3
Suggestions et variantes
Les critères de sélection de l’UNESCO peuvent être difficiles à comprendre et à expliquer. Pour en améliorer la compréhension,
illustrez le critère avec l’exemple proposé.
4
Suggestions et variantes
Profitez de cet exercice pour situer les exemples proposés sur la carte.
177. Représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthé-
tique exceptionnelles. Ex.: La Grande Barrière de corail en Australie http://whc.unesco.org/fr/list/154/
8. Être un exemple représentatif des grands stades de l’histoire géologique de la Terre, y compris le
témoignage de l’évolution de la vie. Ex.: Le parc provincial Dinosaur en Alberta
http://whc.unesco.org/fr/list/71/
9. Être un exemple éminemment représentatif de processus écologiques et biologiques en cours
dans l’évolution et le développement des écosystèmes et des communautés de plantes et d’animaux
terrestres, aquatiques, côtiers et marins. Ex.: La forêt de Bwindi en Ouganda
http://whc.unesco.org/fr/list/682/
10. Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ
de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur
universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation. Ex.: Le parc national
Wood Buffalo dans les Territoires du Nord-Ouest et en Alberta http://whc.unesco.org/fr/list/256/
De ces dix critères de l’UNESCO, identifier, avec vos élèves, ceux qui s’appliquent au patrimoine naturel.
(Pour bien les distinguer, ces critères sont indiqués dans le texte ci-dessus à l’aide de flèches.) Ce seront
ceux avec lesquels vous devrez travailler.
ÉTAPE 3: PRÉPARATION DES PROJETS
Afin de bien comprendre les caractéristiques d’un bien déclaré «patrimoine naturel», regroupez les
élèves en équipes de quatre ou cinq. Chaque équipe devra faire une étude de cas d’un site déclaré
«patrimoine naturel».
• Constituer les équipes
• À chaque équipe, attribuer un site du patrimoine naturel de l’UNESCO
(la liste de trouve au http://whc.unesco.org/fr/list/ 5)
• Chaque équipe a une semaine pour monter son étude de cas
• La durée de la présentation doit être de cinq à huit minutes
• Chaque équipe devra6 :
> Indiquer où se trouve le site (pays, région)
> Localiser le site sur la carte du monde
> Décrire les principales caractéristiques du site
> Expliquer en quoi ce site est unique et quels sont les critères remplis
> Donner son opinion sur la valeur du site
RÉFÉRENCE À UTILISER
Toute l’information nécessaire se trouve sur le site de l’UNESCO: http://whc.unesco.org/fr/list/
5
Suggestions et variantes
Pour que les présentations soient une occasion de faire un tour du monde, assurez-vous de choisir des lieux répartis sur les cinq continents.
6
Suggestions et variantes
Si vous choisissez d’évaluer la présentation, voici les critères que vous pourriez utiliser : respect de la consigne de contenu, respect de la durée,
contenu clair et précis, originalité de la présentation et participation de tous les membres de l’équipe.
18ACTIVITÉ 1: L’ÉRABLIÈRE, UN TRÉSOR À PROTÉGER
ATELIER PRATIQUE
TEMPS 2
PRÉSENTATION DES PROJETS
Objectif
À la fin de ce deuxième atelier, les élèves:
• auront approfondi leur compréhension de la notion de «patrimoine mondial»;
• auront examiné la pertinence de la préservation de lieux dits patrimoniaux;
• auront compris les critères qui font qu’un lieu naturel peut être déclaré d’intérêt patrimonial.
Durée
Durée
45 à 50 minutes
minutes
Description
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pour-les-profs.php
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Un résumé des critères de sélection des sites déclarés «patrimoine mondial de l’UNESCO»
>
Une courte liste des sites du patrimoine naturel
>
Matériel fourni par l’enseignant:
> Une carte du monde sur laquelle on peut écrire et effacer. Vous en trouverez, entre autres,
chez Brault et Bouthillier: www.bb.ca
> Un tableau blanc interactif (TBI) ou un projecteur numérique
19DÉROULEMENT
ÉTAPE 1: PRÉSENTATION DES PROJETS
Au moment de faire les présentations, rappelez les grandes lignes de l’activité:
• Ce qui fait d’un trésor un vrai trésor.
• Certains lieux ont été déclarés «patrimoine mondial» parce qu’ils représentent un bien précieux
à conserver.
• Parmi ces lieux, certains sont des milieux naturels.
Nommez les lieux et les équipes associées à chaque lieu.
Commencez la période des présentations et demandez à chaque équipe de situer son site naturel
sur la carte du monde.
ÉTAPE 2 : COMPARAISON DES ÉLÉMENTS COMMUNS
À TOUTES LES PRÉSENTATIONS
À la fin des présentations, faites un tour de classe afin de savoir ce que les élèves ont aimé ou appris.
ÉTAPE 3 : ANNONCE DU SUJET DU PROCHAIN ATELIER
Annoncez-leur que, la semaine suivante, vous utiliserez la même grille pour parler de l’érablière avec eux.
20ACTIVITÉ 1: L’ÉRABLIÈRE, UN TRÉSOR À PROTÉGER
ATELIER PRATIQUE
TEMPS 3
L’ÉTUDE DU CAS DE L’ÉRABLIÈRE
Objectif
Ce troisième atelier vise à explorer l’érablière comme s’il s’agissait d’un site patrimonial.
À la fin de cet atelier, les élèves:
• connaîtront les caractéristiques fondamentales d’une érablière;
• connaîtront les conditions nécessaires à l’existence d’une érablière;
• sauront localiser sur une carte du monde l’endroit où l’on retrouve réunies toutes les conditions et les
caractéristiques nécessaires à l’existence d’une érablière;
• reconnaîtront les principales caractéristiques socioéconomiques du milieu où l’on retrouve les
érablières, notamment:
> qui y vit;
> où on y vit;
> les principales activités qu’on y pratique;
• sauront reconnaître en quoi l’érablière est un milieu unique et spécial;
• pourront déterminer les principales menaces aux érablières;
• connaîtront des mesures de protection à prendre pour préserver les érablières.
Durée
Durée
45 à 50 minutes
minutes
Description
L’atelier consis
consistte en une présenta
présentation
tion formelle
formelle fait
faite
e par l’enseignant.
l’enseignant.
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> Un résumé des critères de sélection des sites déclarés «patrimoine mondial de l’UNESCO»
> Une courte liste des sites du patrimoine naturel
Matériel fourni par l’enseignant:
> Une carte du monde sur laquelle on peut écrire et effacer. Vous en trouverez, entre autres,
chez Brault et Bouthillier : www.bb.ca
> Un tableau blanc interactif (TBI) ou un projecteur numérique
21DÉROULEMENT
ÉTAPE 1: LE CAS DE L’ÉRABLIÈRE
Ouvrez la présentation de l’étude de cas en rappelant les faits suivants:
• Au cours des dernières semaines, nous avons étudié les notions de « trésor » et de « patrimoine
mondial ».
• Nous avons vu que certains milieux, certains endroits, ont tellement de valeur qu’ils ont été déclarés
«site du patrimoine mondial».
• Ces endroits importants répondent à des critères précis (les rappeler).
• Certains milieux sont aussi des trésors même s’ils ne sont pas des sites du patrimoine mondial.
• L’activité d’aujourd’hui vise à savoir si les érablières sont de véritables trésors dignes de devenir des sites
du patrimoine mondial.
Posez à vos élèves la question suivante :
Qu’est-ce qu’une érablière?
• Une érablière est une forêt propice à la production de sirop d’érableIII.
• Une érablière n’est pas une cabane à sucre.
• Une cabane à sucre est le lieu où l’on fait du sirop d’érable et, généralement, elle se trouve au
milieu d’une érablière. La cabane à sucre n’est pas un restaurant.
Quelles sont les principales caractéristiques des érablières IV ?
• Les érablières font partie des écosystèmes offrant la plus grande biodiversité au Québec.
• L’érablière contribue, d’un point de vue environnemental, à la captation de CO2, à la production
d’oxygène ainsi qu’au contrôle de la température et de l’humidité en milieu périurbain et urbain V.
• À part les érables à sucre, bien entendu, on y trouve également de nombreuses plantes: bouleau,
frêne, cerisier, cèdre, trille, fougère, ail des bois et gingembre.
• Elle abrite également un grand nombre d’animaux: grand-duc, harfang des neiges, grenouille des bois,
raton laveur, écureuil, taupe, mouffette, cerf de Virginie, renard roux, corneille d’Amérique, porc-épic,
lièvre d’Amérique, geai bleu, gélinotte huppée, couleuvre rayée, mésange à tête noire, sittelle à poitrine
rousse, pic flamboyant et ours noir.
• On y compte aussi un grand nombre d’insectes.
22Où trouve-t-on les érablières7 ?
On trouve les érablières exclusivement en Amérique du Nord, dans une zone qui s’étend de la
Nouvelle-Écosse au Manitoba, puis de l’État du Missouri jusqu’à l’Abitibi.
• Les plus importantes
importantes érablièr
érablières
es se conc
concentr
entrent
ent dans le bassin
bassin du fleuve
fleuve Saint-Laurent,
Saint-Laurent, là où le sol est
est
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réparties à peu pr près
ès également ttout
out au long de l’l’année
année8.
Quelles sont les caractéristiques du territoire où on retrouve les érablières?
• C’est la région où se concentre l’essentiel de la population. Près de 97% de la population du Québec
habite le territoire des érablières. Pourtant, ce territoire ne représente que 20% de la superficie du
Québec VI.
Ressources
L’Institut de la statistique du Québec a conçu une carte interactive portant sur la densité de la
population. Bien qu’elle ne couvre pas tout le Québec, elle permet de montrer la concurrence
entre la population et les érables pour occuper le territoire.
• 80% de la population du Québec habite la vallée du Saint-Laurent. Elle se concentre surtout à Montréal
et dans ses environs9.
• C’est également sur ce territoire que l’on retrouve les principales activités économiques du Québec:
> les services (écoles, hôpitaux, banques, etc.);
> le commerce;
> les usines;
> l’agriculture (2% du territoire québécois).
7
Suggestions et variantes
Demandez aux élèves de localiser ce territoire sur :
• la carte du monde;
• puis sur celle de l’Amérique du Nord;
• et enfin sur celle du Québec.
8
Suggestions et variantes
Assurez-vous que les élèves comprennent qu’on ne retrouve les érablières que dans la zone décrite. En conséquence, il s’agit d’un milieu
unique au monde.
9
Suggestions et variantes
Sur la carte du Québec, montrez :
• où se concentre l’essentiel de la population québécoise;
• où se trouve la vallée du Saint-Laurent, territoire où habite 80% de la population du Québec;
• où se trouve la région du Grand Montréal.
Les élèves doivent comprendre de cet exercice qu’il y a une forte pression de la population pour occuper le territoire des érablières. Il s’agit
donc d’une menace bien réelle.
23Qu’est-ce qui fait de l’érablière un milieu unique et spécial?
• C’est l’écosystème où on retrouve la plus grande biodiversité au Québec.
• C’est le seul endroit au monde où poussent les érables à sucre.
• C’est le seul endroit au monde où il est possible de récolter la sève, ou l’eau d’érable, pour en faire du
sirop d’érable et une foule d’autres produits.
• C’est un exemple de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui est représentatif d’une
culture (ou de cultures) ou de l’interaction humaine avec l’environnement (un des critères de sélection
de l’UNESCO pour établir les sites du patrimoine mondial).
• Elle témoigne d’une tradition culturelle ou d’une expression vivante (un des critères de sélection de
l’UNESCO pour établir les sites du patrimoine mondial).
Cette tradition remonte aux Amérindiens qui récoltaient l’eau d’érable et la chauffaient. C’est à eux que
l’on doit le concept de se réunir en famille et entre amis au printemps. L’eau d’érable était alors un
produit de subsistance, une source d’énergie à un moment de l’année où la nourriture se faisait rare.
Grâce aux Français et à leur chaudron en fer, on a pu chauffer l’eau d’érable plus longtemps et produire
ainsi du sucre d’érable. Les colons vivant à la campagne à l’époque de la Nouvelle-France devaient être
autosuffisants en ce qui concernait leur alimentation. Le sucre d’érable était donc pour eux une source
d’énergie alimentaire importante durant les périodes difficiles de l’année.
ÉTAPE 2 : LES DANGERS QUI MENACENT L’ÉRABLIÈRE
Quelles menaces guettent les érablières?
• La pollution liée à l’utilisation de carburants fossiles, comme le pétrole et le gaz. Elle nuit aux
érablières principalementVII:
> Par le rejet dans l’atmosphère d’oxydes d’azote et de dioxyde de soufre. Mélangés à de la vapeur
d’eau, ces deux produits provenant de la combustion des carburants fossiles forment de l’acide
nitrique et de l’acide sulfurique. C’est ce qu’on appelle les pluies acides. Celles-ci contribuent à
appauvrir le sol dont se nourrissent les érables, causant leur dépérissement. Bien que cette menace
soit moins importante aujourd’hui que dans les années 1980 et 1990, elle est néanmoins bien
présente10.
Suggestions et variantes
10
Demandez aux enfants s’ils savent ce qu’est un carburant fossile?
• Les carburants fossiles sont généralement le pétrole, le charbon et le gaz naturel.
Demandez aux enfants ce qui fonctionne au carburant fossile:
• Les moyens de transport (voitures, camions, motos, etc.).
• Certains systèmes de chauffage.
• Les usines qui produisent de l’électricité (ailleurs qu’au Québec).
Demandez-leur aussi s’ils connaissent une des principales raisons expliquant pourquoi on utilise davantage de carburants fossiles aujourd’hui.
Voici quelques réponses possibles :
• Ce qui a peu changé ou n’a pas changé entre 2000 et 2009 :
> Chaque voiture parcourt en moyenne 17 000 km par an.
> La consommation moyenne des véhicules a peu changé.
• Ce qui a changé entre 2000 et 2009:
> Le nombre de voitures sur nos routes passait de près de 3,4 millions à plus de 4,2 millions, soit une augmentation de 24%.
> Au cours de cette période, la consommation de carburant s’est accrue en raison de l’augmentation du nombre de véhicules.
24> Par l’émission de gaz carbonique qui contribue au phénomène des changements climatiques. Il s’agit
d’un problème très sérieux. Les hivers plus courts et moins rigoureux au Québec modifient l’habitat
de l’érable à sucre. Ces conditions climatiques défavorables rendent l’érable à sucre plus vulnérable
aux insectes nuisibles et ce phénomène suscite de vives inquiétudes. Ce problème est d’autant plus
grave qu’on assiste à l’arrivée de nouvelles espèces d’insectes qui s’attaquent aussi à l’érable à sucre.
• L’urbanisation
> La population du Québec augmente et se concentre toujours dans la vallée du Saint-Laurent et dans
les centres urbains:
• 1851 : 890 261 habitants
• 1901 : 1 648 898 habitants
• 1951 : 4 055 681 habitants
• 1971 : 6 137 305 habitants
• 1980 : 6 505 997 habitants
• 1990 : 6 996 986 habitants
• 2000: 7 356 951 habitants
• 2010 : 7 905 087 habitants
• 2020 : 8 574 571 habitants
L’Union des product
producteurs
eurs agricoles
agricoles soutient que 4 000 à 5 000 hectarhectares
es de terres
erres agricoles
agricoles (ce qui
comprend
omprend souvent
souvent des érablièr
érablières
es)) sont déjà per
perdus
dus au pr
profit
ofit du dév
développement rrésidentiel
ésidentiel et commercial
ommercial
des villes et des banlieues.
25ÉTAPE 3: COMMENT CONTRER LES MENACES ET PRÉSERVER
NOS ÉRABLIÈRES
Amorcez une discussion avec la classe sur les moyens à mettre de l’avant pour protéger les érablières.
Toutes les solutions sont bonnes si elles permettent d’apporter des solutions aux problèmes mentionnés
plus tôt11.
ÉTAPE 4: CONCLUSION ET RETOUR SUR L’ACTIVITÉ
Revenez sur les critères de sélection de l’UNESCO pour l’établissement des sites du patrimoine
mondial et amorcez une discussion en posant les deux questions suivantes :
1. Faut-il protéger nos érablières?
2. L’érablière est-elle un trésor digne de faire partie de la liste des sites du patrimoine mondial
de l’UNESCO?
Si vous en avez l’occasion, nous serions heureux que vous nous fassiez part du résultat
de la discussion dans votre classe. Vous pouvez nous le faire parvenir à l’adresse suivante:
ppaq.promotion@upa.qc.ca
11
Suggestions et variantes
Voici quelques moyens pour protéger les érablières:
• Réduire l’usage de la voiture en :
> utilisant son vélo ou en marchant plutôt que de prendre sa voiture;
> organisant du covoiturage;
> limitant ses déplacements.
• Protéger le territoire agricole en:
> fréquentant les commerces locaux plutôt que les grandes surfaces et en optant pour des produits locaux;
> choisissant de vivre dans des secteurs plus densément habités afin de contribuer au ralentissement de l’étalement urbain.
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