PAS DE TEMPS À PERDRE - PRIORITÉS D'INVESTISSEMENT VISANT À METTRE FIN À LA MALNUTRITION AIGUË CHEZ LES ENFANTS - No Wasted Lives

 
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PAS DE TEMPS À PERDRE - PRIORITÉS D'INVESTISSEMENT VISANT À METTRE FIN À LA MALNUTRITION AIGUË CHEZ LES ENFANTS - No Wasted Lives
PAS DE TEMPS À PERDRE
      PRIORITÉS D’INVESTISSEMENT VISANT À METTRE FIN À LA
      MALNUTRITION AIGUË CHEZ LES ENFANTS

                                                                                         Photo: © Kim Winkler for Action Against Hunger, Nepal
                           À l’heure actuelle, près de 50 millions d’enfants de moins de
                           cinq ans sont émaciés, dont 14 millions en Afrique, et près de
                           34 millions en Asie1,i. Avec moins de 20 pour cent des enfants
                           ayant besoin d’un traitement mais n’en recevant pasii et des
                           progrès limités en matière de prévention efficace à grande
                           échelle, le fardeau mondial de l’émaciation a stagné largement
                           au fil des ansiii. Non seulement nous ne parvenons pas à prévenir
    STRATÉGIE DE PLAIDOYER l’apparition de cette forme de malnutrition potentiellement
                           mortelle, mais nous ne parvenons pas non plus à garantir que
    les enfants souffrant actuellement d’émaciation aient accès à un traitement sûr et
    efficace.
    No Wasted Lives est une coalition de partenaires ayant la vision d’un monde où
    aucun enfant ne souffre ou ne meurt d’émaciation. L’objectif de la coalition est de
    soutenir les Objectifs de développement durable (ODD), la communauté mondiale
    qui s’est engagée à mettre fin à toutes les formes de malnutrition et qui intègre
    l’objectif de l’Assemblée mondiale de la Santé de réduire et de maintenir le taux
    d’émaciation à moins de cinq pour cent d’ici 2025. Reconnaissant que les effets de
    la malnutrition ont des répercussions considérables sur la santé et le bien-être des
    enfants, les succès obtenus aujourd’hui en matière de traitement de l’émaciation
    seront essentiels pour atteindre les objectifs de développement durable afin de
    mettre fin aux décès d’enfants évitables et de garantir santé, progrès et possibilités
    pour tous les enfants d’ici 2030.
    Il est d’une importance cruciale d’acquérir des connaissances sur les moyens de
    prévenir efficacement l’émaciation et d’accélérer les mesures visant à réduire le
    fardeau mondial. La prévention de nouveaux cas d’émaciation est essentielle pour
    réduire le fardeau mondial élevé et pourrait être plus rentable que le traitement3.
    Toutefois, compte tenu de l’important fardeau mondial actuel, nous devons
    également veiller à ce que tous les enfants qui souffrent d’émaciation aient accès à
    un traitement qui leur sauvera la vie.
    Nous avons les connaissances, les solutions et l’expérience nécessaires pour
    y parvenir.
1
L’ÉMACIATION
    ET POURQUOI NOUS DEVONS NOUS EN SOUCIER
    L’émaciation menace la vie de millions d’enfants chaque année, les plongeant
    dans un cercle vicieux de malnutrition, de maladie, de vulnérabilité et de pauvreté.
    Cette forme spécifique de malnutrition à elle seule est la cause sous-jacente
    d’environ 800 000 décès d’enfants chaque année4, soit plus de 2 000 décès par jour.
    Cependant, la mortalité n’est pas la seule préoccupation : les enfants malnutris
    sont plus susceptibles de tomber malades et de subir des conséquences néfastes
    sur leur croissance et leur développement pendant les années critiques où leur
    corps se forme4.

    Veiller à ce que tous les enfants touchés reçoivent le traitement dont ils ont besoin
    n’est pas seulement un élément crucial des efforts mondiaux pour atteindre les
    objectifs de développement durable, c’est un impératif éthique. En outre, la mise à
    l’échelle du traitement de l’émaciation est un bon investissement. On estime que
    la mise à l’échelle du traitement de la malnutrition aiguë sévère (MAS) entraînerait
    une augmentation d’au moins 25 milliards de dollars de la productivité économique
    au cours de la vie productive des enfants qui ont bénéficié du programme, et
    chaque dollar investi dans le traitement se traduirait par au moins 4 dollars de
    retombées économiques3.

    IL EXISTE DES TRAITEMENTS EFFICACES DE L’ÉMACIATION QUI SAUVENT DES VIES
    Cependant, la faible disponibilité de ceux-ci et l’accès limité ont sapé leur impact
    potentiel sur l’émaciation et sur la santé et le développement des enfants. Au
    cours des quatre dernières décennies, des progrès significatifs ont été réalisés
    dans le traitement de la malnutrition aiguë sévère. Le développement des laits
    thérapeutiques au début des années 1990 a permis le succès du traitement en
    établissement de santé. Cependant, ce traitement exigeait beaucoup de ressources.
    Le développement d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi quelques années
    plus tard a permis une approche communautaire sûre et efficace du traitement.
    Cette approche a permis de réduire davantage les taux de mortalité et les coûts
    de traitement et d’améliorer la couverture par rapport à une approche de soins
    prodigués en établissement de santéiv. Pourtant, moins de 20 % des enfants atteints
    d’émaciation reçoivent actuellement le traitement dont ils ont besoinv, parce
    que les services ne sont pas accessibles ou disponibles. Les services de traitement
    doivent être rapprochés des communautés et mis à l’échelle pour qu’aucun enfant
    ne soit laissé pour compte.

    UN FINANCEMENT INSUFFISANT ET À COURT TERME EMPÊCHE TOUT PROGRÈS
    Le financement est nettement en deçà des besoins prévus en matière de mise à
    l’échelle du traitement de l’émaciation. En 2015, environ 224 millions de dollars
    ont été consacrés au traitement de la MAS5. Les besoins de financement estimés
    pour la mise à l’échelle du traitement de la MAS sont de 9,1 milliards de dollars sur
    10 ans3. Bien que les estimations des coûts de traitement de la malnutrition aiguë
    modérée (MAM) soient moins précises, on estime que 3,6 milliards de dollars par
    an sont nécessaires pour traiter la MAM6, vi.

    L’émaciation et d’autres formes de malnutrition sont étroitement liées et peuvent
    coexister chez une même personne7, mais les efforts déployés pour lutter contre
    différents types de malnutrition sont cloisonnés par des voies distinctes. Bien

2
qu’un nombre important d’enfants souffrant d’émaciation vivent en dehors des
    contextes humanitaires, l’émaciation a toujours été traitée essentiellement comme
    un problème humanitaire, ce qui signifie que les programmes de traitement
    étaient soutenus et largement dirigés par des ONG internationales et des acteurs
    humanitaires, et dépendaient de financements à court termevii. Cela a limité la
    planification et le financement à long terme pour soutenir la pleine intégration
    des programmes de traitement dans les systèmes de santé, ainsi que l’accès
    aux traitements et la disponibilité de ceux-ci. L’intégration dans les systèmes
    de santé permet non seulement de s’assurer que les traitements de routine sont
    disponibles, mais aussi que les systèmes et les structures sont en mesure de
    répondre rapidement aux pics de la demande dus à des tendances saisonnières ou
    à une situation d’urgence.

    Pour vraiment s’attaquer à la malnutrition sous toutes ses formes, le financement
    ne peut plus être cloisonné et doit inclure à la fois des investissements du
    secteur du développement ainsi que du secteur humanitaire aux fins de la lutte
    contre l’émaciation et des liens plus étroits avec les ressources sanitaires et
    nutritionnelles existantes. L’émaciation n’existe pas seulement en dehors des
    situations d’urgence et des environnements humanitaires, elle est également liée
    au retard de croissance8, une forme de malnutrition reconnue et acceptée comme
    un problème de développement. Comme dans le cas du financement des efforts
    de lutte contre le retard de croissance, nous devons assurer un financement à long
    terme, axé sur le développement, pour la lutte contre l’émaciation, étant donné les
    besoins urgents et toujours présents.

    DES SOLUTIONS ABORDABLES POUR UN MEILLEUR ACCÈS AUX TRAITEMENTS SONT À PORTÉE DE MAIN
    Tous les enfants qui souffrent d’émaciation devraient avoir accès à un traitement.
    Des approches novatrices, sûres et personnalisées pourraient résoudre certains
    des problèmes de disponibilité et d’accès, ce qui permettrait d’augmenter la portée
    des efforts et d’atteindre davantage d’enfants malgré des ressources limitées. Au
    cours des dernières années, la coalition No Wasted Lives et ses partenaires ont
    élaboré et mis à l’essai des approches simplifiées de traitement et des mécanismes
    de prestation modifiés qui pourraient permettre un dépistage plus précoce et un
    traitement plus rentable plus près des communautés. En continuant de produire
    des données probantes et d’en apprendre davantage sur les approches novatrices,
    nous pouvons obtenir une meilleure couverture et offrir des traitements sûrs,
    efficaces et abordables. Un plus grand nombre d’enfants peuvent et doivent avoir
    accès à des traitements qui sauveront leur vie.

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1 PB MÉNAGES
         INNOVATION :

    LE PROBLÈME : En raison de la faible couverture de traitement, la malnutrition aiguë
    est souvent dépistée tardivement lorsque l’enfant souffre de malnutrition
    depuis un certain temps ou est déjà gravement malnutri. Plus on dépiste la
    malnutrition aiguë tard, plus le traitement devient difficile et coûteux.
    L’IDÉE : Former les soignants à la détection de la malnutrition aiguë à l’aide d’un
    ruban adhésif pour mesurer le périmètre brachial (PB) (connu sous le nom de
    PB Ménages) pour permettre une détection et un traitement plus précoces et,
    en fin de compte, une couverture de traitement accrue.
    CE QUE NOUS SAVONS JUSQU’À PRÉSENT ET LES DONNÉES PROBANTES QU’IL RESTE À ACQUÉRIR : Les
    résultats d’une étude menée au Niger indiquent que les soignants sont
    effectivement en mesure de détecter en toute sécurité la malnutrition chez les
    enfants, ce qui entraîne une admission plus précoce et moins d’hospitalisations9.
    L’approche PB Ménages est maintenant largement utilisée dans plus d’une
    douzaine de pays comme un élément clé de soutien du dépistage précoce
    et de la mobilisation communautaire. Des données plus opérationnelles sont
    nécessaires, notamment en ce qui concerne la combinaison du PB Ménages
    et des approches simplifiées en matière d’innovation thérapeutique et
    l’intégration de la prise en charge de la malnutrition aiguë dans la PEC-C.

    2    INNOVATION :
          APPROCHES SIMPLIFIÉES ET DOSAGE OPTIMISÉ DES ALIMENTS THÉRAPEUTIQUES
          PRÊTS À L’EMPLOI (ATPE)READY-TO-USE THERAPEUTIC FOODS (RUTFS)
    LE PROBLÈME : La malnutrition aiguë s’étend sur une même gamme, mais la
    malnutrition aiguë modérée et la malnutrition aiguë sévère sont traitées
    séparément, avec des protocoles différents et par des organisations
    différentes, d’où des systèmes inefficaces et coûteux. Les aliments prêts à
    l’emploi (ATPE) sont une composante coûteuse du traitement et les pénuries
    d’approvisionnement ne sont pas rares, ce qui limite la disponibilité des
    traitements de MAM et de MAS.
    L’IDÉE : Tester des protocoles de traitement alternatifs, combinant les
    traitements de MAS et de MAM en les traitant comme une seule condition
    avec un seul produit de traitement, au sein d’un seul programme, une seule
    chaîne logistique avec un dosage optimisé d’ATPE. Cette approche peut
    réduire l’incidence de la MAS en plus de réduire la morbidité et la mortalité.
    L’optimisation du dosage baisse les besoins en approvisionnement et réduit
    les coûts de traitement.
    CE QUE NOUS SAVONS JUSQU’À PRÉSENT ET LES DONNÉES PROBANTES QU’IL RESTE À ACQUÉRIR : Une
    étude menée en Sierra Leone a démontré qu’un traitement intégré de la
    MAS et de la MAM avec un seul produit, l’ATPE, à un dosage optimisé, est
    une alternative acceptable aux soins standard10. D’autres études testant des
    approches simplifiées, dont certaines portent sur l’optimisation du dosage
    d’ATPE, sont en cours11-14 et devraient aboutir en 2019. Si un tel dosage s’avère
    efficace, il faudra davantage de données probantes relatives aux programmes
    à travers divers contextes et projets pilotes opérationnels à grande échelle,
    afin d’établir des données probantes liées à l’efficacité et à la rentabilité dans
    de nouveaux contextes.

4
3    INNOVATION :
         INTÉGRATION DU TRAITEMENT DE LA MAS DANS UN ENSEMBLE DE SOINS DE BASE
         DISPENSÉS PAR LES AGENTS DE SANTÉ COMMUNAUTAIRES (ASC)
    LE PROBLÈME : Les longues distances à parcourir pour se rendre aux établissements
    de santé constituent un obstacle courant à l’accès au traitement de la MAS.
    Cela limite la couverture du traitement traditionnel en établissement, même
    avec le modèle de traitement ambulatoire.
    L’IDÉE : L’inclusion du traitement de la MAS dans l’ensemble des interventions
    sanitaires fournies au sein de la communauté par les ASC a été proposée pour
    rapprocher le traitement des communautés, améliorer l’accès et accroître la
    couverture.
    CE QUE NOUS SAVONS JUSQU’À PRÉSENT ET LES DONNÉES PROBANTES QU’IL RESTE À ACQUÉRIR : Des études
    ont montré qu’avec une formation adéquate, les ASC pouvaient identifier et
    traiter les cas simples de MAS, atteindre des taux de guérison supérieurs aux
    normes minimales, réduire les taux d’abandon et améliorer la couverture (15).
    Les preuves sont toutefois limitées à ce jour et les résultats sont susceptibles
    d’être spécifiques au contexte. D’autres études visant à vérifier la faisabilité
    dans différents contextes ainsi que des études opérationnelles de grande
    envergure sont nécessaires pour s’assurer que les résultats peuvent être
    maintenus à l’échelle.

5
LES BONS INVESTISSEMENTS DANS LES
    BONNES SOLUTIONS :
    AFIN DE S’ASSURER QU’AUCUN ENFANT NE SOUFFRE OU NE MEURT D’ÉMACIATION, LA COALITION
    NO WASTED LIVES APPELLE À DES INVESTISSEMENTS MULTISECTORIELS ET DURABLES DANS LES
    PERSONNES, LES SYSTÈMES ET LES SERVICES.

    1. INVESTIR DANS LES GENS
    Il est essentiel d’investir dans les personnes qui vivent et travaillent dans les
    communautés touchées pour identifier rapidement l’émaciation et pour assurer la
    disponibilité et l’accessibilité de services de prévention et de traitement abordables.
    Cela inclut ce qui suit :
       • Mobiliser les communautés et les dirigeants communautaires pour qu’ils
         reconnaissent l’émaciation comme une priorité et exigent un traitement et
         une prévention pour leurs enfants;
       • Renforcer les capacités des familles et des communautés et leur donner les
         moyens de détecter la malnutrition aiguë. Une détection précoce permettra
         d’améliorer les résultats du traitement et d’éviter la détérioration sous les
         formes les plus graves et les plus mortelles. Voir l’encadré 1 sur le dépistage
         au sein de la communauté ;

       •   Former les agents de santé communautaire au diagnostic et au traitement de
           la malnutrition aiguë dans le cadre du programme de santé communautaire
           standard. Cela rapprochera le traitement des communautés dans le besoin
           et aidera à surmonter les obstacles à l’accès et à la prestation. Voir l’encadré
           2 sur l’intégration aux services de santé.

    2. INVESTIR DANS LES SYSTÈMES
    Il est essentiel d’investir dans des systèmes plus solides pour s’assurer que les
    plates-formes et les mécanismes essentiels sont en place afin de soutenir une
    prestation rentable et durable des services de prévention et de traitement à
    l’échelle, en particulier à mesure que les pays définissent la couverture universelle
    en matière de santé et poursuivent leur cheminement vers celle-civiii.
    Cela inclut ce qui suit :
       • Renforcer la capacité des systèmes de santé nationaux à intégrer la
         prévention et le traitement de l’émaciation en tant que service de santé de
         base fourni au niveau de la communauté, des consultations externes et des
         établissements;
       • Fournir des intrants techniques pour renforcer et diversifier la chaîne
         d’approvisionnement en produits de traitement pour toutes les formes de
         malnutrition aiguë afin de les rendre plus efficaces, plus rentables et plus
         réactifs aux pics de demande ;
       • Accroître la production locale et l’assurance de la qualité des produits de
         traitement, avec des options pour des formules alternatives utilisant des
         ingrédients locaux hautement nutritifs et sûrs ;
       • Soutenir l’élaboration de politiques nationales et infranationales, en veillant
         à ce qu’elles soient fondées sur les données les plus récentes, et fournir des
         orientations intersectorielles claires pour une prise en charge efficace de la
         malnutrition aiguë dans les contextes humanitaires et de développement ;
6
• Intégrer les indicateurs relatifs à l’émaciation dans les systèmes nationaux
         d’information sur la santé ainsi que dans les recherches et programmes
         en cours pour optimiser les systèmes existants afin de mieux comprendre
         l’émaciation.

    3. INVESTIR DANS LES SERVICES
    Il est essentiel d’investir dans les services destinés aux enfants souffrant d’émaciation
    afin de respecter leur droit fondamental à bénéficier de soins de santé. Nous devons
    absolument continuer à utiliser les données probantes les plus récentes pour faire
    en sorte que tous les services de prévention et de traitement soient efficaces et
    abordables afin d’appuyer la prestation à grande échelle.
    Cela inclut ce qui suit :
       • Investir dans la production de données probantes mettant en lumière les
         bonnes solutions de prévention efficace de l’émaciation à l’échelle à travers
         les contextes afin de soutenir les efforts accélérés. Compte tenu du peu de
         données probantes disponibles, il est essentiel de s’assurer que les efforts
         de prévention sont à la fois efficaces et rentables ;
       • Soutenir l’adoption et l’utilisation de nouvelles données probantes pour
         fournir une gamme d’options de traitement viables et rentables qui peuvent
         être facilement adaptées à différents contextes et qui peuvent être mises en
         œuvre à grande échelle. Bien que l’on en sache déjà beaucoup sur la façon
         de traiter efficacement la malnutrition aiguë, il faut davantage de données
         probantes pour fournir un ensemble élargi d’options de traitement avec le
         but ultime d’atteindre davantage d’enfants. Voir les encadrés de la page XX
         pour plus d’informations sur les innovations en matière de traitement de
         l’émaciation, y compris:
           •• Intégration aux programmes de santé et de nutrition : Les données
              probantes suggèrent que si elle est bien faite, elle peut avoir un impact
              positif à la fois sur les résultats en matière de nutrition et de santé (17).
              Un exemple d’intégration dans les programmes de nutrition et de santé
              est l’intégration du traitement de la malnutrition aiguë dans l’ensemble
              des interventions fournies par les agents de santé communautaires (voir
              encadré 3) ;
           •• Utilisation d’approches simplifiées du traitement (voir encadré 2).
       • Veiller à ce que l’assistance technique fournie par le biais des mécanismes
         existants soit pleinement accessible et mise à profit par les gouvernements
         et les partenaires au niveau des pays pour appuyer la mise à l’échelle de
         services de prévention et de traitement de la malnutrition aiguë à fort impact
         et fondés sur des données probantes (tant dans les situations humanitaires
         que les contextes de développement).

       ABOUT NO WASTED LIVES
       No Wasted Lives is a coalition of multi-sectoral partners who envision a
       world where no child suffers or dies from wasting. No Wasted Lives was
       launched to accelerate collective action for children affected by wasting by
       2020. The founding members of the Coalition are Action Against Hunger,
       Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), European Commission (ECHO),
       International Rescue Committee (IRC), innocent foundation, United Kingdom
       Department of International Development (DFID), United Nations Children
       Fund (UNICEF) and World Food Programme (WFP). More information can be
       found at: www.nowastedlives.org

7
NOTES FINALES ET RÉFÉRENCES
    NOTES FINALES
      i.   Le nombre d’enfants souffrant d’émaciation et nécessitant un traitement chaque
           année est potentiellement beaucoup plus élevé que les 49,5 millions recensés, car ce
           nombre ne tient compte que de la prévalence, c’est-à-dire du nombre d’enfants qui
           sont émaciés à un moment précis de l’année et non de nouveaux cas apparaissant
           au fil de l’année. Des travaux sont en cours pour déterminer les facteurs d’incidence,
           qui permettront de mieux comprendre le fardeau annuel. Ce nombre est encore plus
           élevé si l’on tient compte de la définition de cas de malnutrition aiguë qui, outre
           les enfants souffrant d’émaciation (enfants ayant un faible z-score poids-pour-taille),
           inclut les enfants dont le périmètre brachial est inférieur à 125 mm ou dont l’œdème
           bilatéral les rend admissibles au traitement.
      ii. 4,1 millions d’enfants atteints de MAS traités sur 16,9 millions en 2016. Nutridash.
           Édition 2016. 4,8 millions d’enfants atteints de MAS traités sur 35,1 millions en 2016.
           Données du PAM.
      iii. 51,5 million millions d’enfants émaciés en 20112 et 49,5 millions d’enfants émaciés
           en 20181.
      iv. Entre 2009 et 2017, le nombre d’enfants a quadruplé, passant de 1,1 à 4,4 millions.
      v. Ce nombre est probablement beaucoup plus faible si l’on tient compte de la charge
           de cas annuelle.
      vi. L’analyse plus à jour n’inclut pas les coûts ou les impacts du traitement de la
           malnutrition aiguë modérée, les données probantes et les lignes directrices de
           l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le traitement faisant défaut..
      vii. En 2015, 40 % des fonds destinés au traitement de la malnutrition aiguë ont été
           décaissés au titre de l’aide humanitaire. De tous les objectifs nutritionnels de l’AMS,
           c’est l’émaciation qui a reçu la plus grande part du financement décaissé au titre de
           l’aide humanitaire5.
      viii.La couverture universelle de santé (CUS) signifie que toutes les personnes et les
           communautés peuvent utiliser les services de soins de santé de promotion, de
           prévention, de traitement, de réadaptation et palliatifs dont elles ont besoin, d’une
           qualité suffisante pour être efficaces, tout en s’assurant que l’utilisation de ces
           services ne cause pas de difficultés financières à l’utilisateur16.

    REFERENCES
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