PERLES CLINIQUES POUR LE CONSULTANT EN PÉDIATRIE - Dre Chrisane Gagnon Dr Jean Turgeon - AWS

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PERLES CLINIQUES POUR LE CONSULTANT EN PÉDIATRIE - Dre Chrisane Gagnon Dr Jean Turgeon - AWS
PERLES CLINIQUES POUR LE CONSULTANT
             EN PÉDIATRIE

          Dre Chris)ane Gagnon
            Dr Jean Turgeon

             21 novembre 2018
PERLES CLINIQUES POUR LE CONSULTANT EN PÉDIATRIE - Dre Chrisane Gagnon Dr Jean Turgeon - AWS
LE RAISONNEMENT CLINIQUE

•   Processus de pensée qui permet au clinicien de prendre des décisions appropriées
    dans un contexte de résolu)on de problèmes de santé.
•   Pour ce faire, le clinicien synthé)se l’informa)on obtenue dans une situa)on
    clinique donnée, l’intègre avec ses connaissances et ses expériences antérieures et
    les u)lise pour prendre des décisions diagnos)ques et de prise en charge
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ÉLÉMENTS ESSENTIELS

•   Stratégies générales de résolu)on de problèmes
•   Bagage de connaissances spécifiques adaptées aux tâches cliniques
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L’IMPORTANCE DES HYPOTHÈSES

•    Tous les cliniciens génèrent des hypothèses très rapidement lorsqu’ils se trouvent
     devant un problème clinique.
•    Ce qui dis)ngue les experts des débutants, ce n’est pas le nombre ou la vitesse
     d’appari)on des hypothèses, mais plutôt leur qualité et leur per)nence par rapport
     à la situa)on.
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GÉNÉRATION D’HYPOTHÈSES

•   Processus analyBque: recherche délibérée et consciente d’hypothèses explica)ves.
    Surtout lorsqu’on est face à une situa)on peu familière.

•   Processus non-analyBques (automa)ques, inconscients): relèvent de la
    reconnaissance d’un schéma (paQern recogni)on). Processus prévalent lorsqu’on
    est familier avec une situa)on.
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SCRIPTS DE MALADIE

•   Un clinicien expérimenté mobilise très rapidement des connaissances faites de
    mul)ples liens entre la maladie, ses signes, ses condi)ons d’appari)on, ses
    caractéris)ques évolu)ves et ses op)ons d’inves)ga)on et de traitement.

•   Ces connaissances organisées, les scripts, se développent grâce à l’exposi)on
    clinique à de nombreux pa)ents.

•   Plus on génère de scripts, plus on génère d’incer)tude
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« On mesure l’intelligence d’un individu à la
quanBté d’incerBtudes qu’il est capable de
supporter »

                                Emmanuel Kant
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PONDÉRATION DES SCRIPTS

Ø Approche diagnos)que doit tenir compte de deux axes
  qu’il faut apprendre à conjuguer et à croiser:

   • Du diagnos)c le plus fréquent au plus rare

   • Du diagnos)c le plus grave au moins sévère
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PATTERN RECOGNITION

•   Most doctors follow familiar paQerns and rules, oWen improvising around those
    rules. In their methods of working they are more like jazz musicians than scien)sts.
                    Richard Smith, editor, BMJ 2004;328:0.9

                                                                                     10
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L’ART DU DIAGNOSTIC
azz
Il tousse toujours docteur…
RGO?
PRÉSENTATION DU PETIT BONHOMME
Garçon de 2 ans 4/12
Tousse depuis l’âge de 2 mois
Essai IPP infructueux
Vu en ORL œdème du larynx → IPP
Revu tousse toujours, référé en gastro pour RGO réfractaire

Boit bien, aucune irritabilité, pas d’infec)on, pas de sillement, pas d’essai de
pompes CSI ou BACA, développement normal, pas d’étouffement en buvant
Grossesse et accouchement sp
Pas d’antécédent familial d’atopie, pas d’irritant iden)fié
EP: suit sa courbe, SP, mais toux occasionnelle et grasse durant l’entrevue
SYMPTÔMES DE RGO
          Rosen et al                                                                                                JPGN   #   Volume 66, Number 3, M

          TABLE 1. Symptoms and signs that may be associated with gastro-                       17 years old (28). In this study, there were no definiti
          esophageal reflux disease in infants and children 0 to 18 years old                   positive test was defined so calculation of specificity
                                                                                                was not possible.
          Symptoms                                                      Signs

          General                                         General                               Other Considerations for the Use of B
            Discomfort/irritability
                                    !
                                                            Dental erosion                      Imaging
            Failure to Thrive                               Anemia
            Feeding refusal                                                                             Other studies, while not meeting inclusion c
            Dystonic neck posturing                                                             shown that reflux events can be detected in as man
               (Sandifer syndrome)                                                              children undergoing radiologic imaging, regardless o
          Gastrointestinal                                Gastrointestinal                      As such, routine use of upper GI barium contra
            Recurrent regurgitation with/                   Esophagitis                         the evaluation of infants and children with GERD
               without vomiting in the older child          Esophageal stricture                uncomplicated GERD, is not supported by literatur
            Heartburn/chest painy                           Barrett esophagus                   practice.
            Epigastric painy                                                                            While the use of upper GI barium contrast to
            Hematemesis                                                                         negate a diagnosis of GERD in infants and children is n
            Dysphagia/odynophagia                                                               by literature nor clinical practice, the test does carry so
          Airway                                          Airway                                the evaluation of infants and children with alarm signs
            Wheezing                                        Apnea spells                        with symptoms that are particularly intense or not r
            Stridor                                         Asthma                              traditional therapies in order to evaluate for anatomic ab
            Cough                                           Recurrent pneumonia                 The test can be used to evaluate for other condition
            Hoarseness                                        associated with aspiration        mimic or predispose to GERD such as hiatal hernia,
                                                            Recurrent otitis media              pyloric stenosis, duodenal web, duodenal stenosis,
                                                                                                esophageal narrowing, Schatzki’s ring, achalasia, esop
             BRUE ¼ brief resolved unexplained event; GERD ¼ gastroesophageal                   ture, and esophageal extrinsic compression. One
          reflux disease.                                                                       important roles for barium imaging is in the evaluatio
             !
               If excessive irritability and pain is the single manifestation, it is unlikely   who have had anti-reflux surgery who are sympt
          to be related to GERD.                                                                persistent typical or atypical reflux symptoms, dysph
             y
              Typical symptoms of GERD in older children.                                       barium imaging can be helpful to differentiate an
                                                                                                fundoplication with esophageal stasis from a slipp
                                                                                                fundoplication (35,36).
          TABLE 2. ‘‘Red flag’’ symptoms and signs that suggest disorders other than gastroesophageal reflux disease

          Symptoms and signs
                                       Pediatric_Gastroesophageal_Reflux_Clinical.33.pdf
                                                                        Remarks

          General
            Weight loss                                                    Suggesting a variety of conditions, including systemic infections
L’EXAMEN ORL

THE JOURNAL OF PEDIATRICS • www.jpeds.com                                                              ORIGINAL
                                                                                                       ARTICLES
  The Edematous and Erythematous Airway Does Not Denote Pathologic
                      Gastroesophageal Reflux
     Rachel Rosen, MD, MPH1, Paul D. Mitchell, MS2, Janine Amirault, BS1, Manali Amin, MD3, Karen Watters, MD4, and
                                                   Reza Rahbar, MD4

Objective To determine if the reflux finding score (RFS), a validated score for airway inflammation, correlates
with gastroesophageal reflux measured by multichannel intraluminal impedance (MII) testing, endoscopy, and quality
of life scores.
Study design We performed a prospective, cross-sectional cohort study of 77 children with chronic cough un-
dergoing direct laryngoscopy and bronchoscopy, esophagogastroduodenoscopy, and MII testing with pH (pH-MII)
between 2006 and 2011. Airway examinations were videotaped and reviewed by 3 blinded otolaryngologists each
of whom assigned RFS to the airways. RFS were compared with the results of reflux testing (endoscopy, MII, symptom
scores). An intraclass correlation coefficient was calculated for the degree of agreement between otolaryngolo-
gists’ RFS. Receiver operating characteristic curves were created to determine the sensitivity of the RFS. Spear-
man correlation was calculated between the RFS and reflux measurements by pH-MII.
                                                                           J Pediatr. 2017 Apr;183:127-131
Results The mean ± SD RFS was 12 ± 4. There was no correlation between pH-MII variables and mean RFS
(|r| < 0.15). The concordance correlation coefficient for RFS between otolaryngologists was low (intraclass corre-
CORRÉLATION SCORE ORL DE REFLUX ET RGO
  THE JOURNAL OF PEDIATRICS • www.jpeds.com                                                                               Volume 183

                                                                                          Junior: r = 0.01
                                                                                          Senior: r = 0.06
                                                                                          Midlevel: r - 0.11

  Figure 2. Lack of correlation between RFS and total number of reflux events (open circle: junior otolaryngologist; solid circle:
  midlevel otolaryngologist; star: senior otolaryngologist).

  of 5 procedures as part of their diagnostic evaluation for         our finding that there is a lack of relationship between the RFS
  extraesophageal reflux disease. The results of our study suggest   and reflux, acid suppression trials fail to consistently improve
  that DLB has a low positive predictive value for diagnosing        laryngeal findings; in a meta-analysis by Guo et al,14 the authors
  GERD, and it should be removed from the list of diagnostic                          J Pediatr. 2017 Apr;183:127-131
                                                                     found that the RFS did not predict PPI responsiveness; only
  tests for extraesophageal reflux disease.                          1 out of 4 studies showed a positive relationship between RFS
CORRÉLATION SCORE ORL DE REFLUX ET RGO

Conclusions de l’étude:
•   Le score visuel de l’examen ORL ne peut diagnos)quer un reflux
    gastro-oesophagien pathologique
•   On ne devrait pas de baser sur examen ORL pour prescrire un
    traitement contre le reflux gastro-oesophagien

                                         J Pediatr. 2017 Apr;183:127-131
vided from this report can indeed be helpful in convincing
colleagues and families to temper the use of hypothermia for            short-term outcomes of therapeutic hypothermia in preterm neonates 34-
                                                                        35 weeks gestational age with hypoxic-ischemic encephalopathy. J Pediatr
preterm infants until randomized trials are conducted. ■                2017;183:37-42.
                                                                     6. Shankaran S, Laptook AR, Ehrenkranz RA, Tyson JE, McDonald SA,
                                    Abbot R. Laptook, MD                Donovan EF, et al. Whole-body hypothermia for neonates with hypoxic-
                               Neonatal Intensive Care Unit             ischemic encephalopathy. N Engl J Med 2005;353:1574-84.
                                                                     7. Walsh WF, Butler D, Schmidt JW. Report of a pilot study of cooling four

CONCLUSION DES ORLS
                 Women and Infants Hospital of Rhode Island
                                                                        preterm infants 32-35 weeks gestation with HIE. J Neonatal Perinatal Med
                                     Alpert Medical School              2015;8:47-51.
                                          Brown University           8. Committee on Fetus and Newborn. Hypothermia and neonatal encepha-
                                  Providence, Rhode Island              lopathy. Pediatrics 2014;133:1146-50.

                Questioning the Utility of Laryngoscopy in the Evaluation
                         of Pediatric Gastroesophageal Reflux

G
          astroesophageal reflux disease (GERD) is a common            endpoint of symptom and examination improvement as an al-
          and well-known problem throughout medicine, and              ternative to more invasive testing. Most of this work has been
          its extraesophageal manifestations have been well-           done in adults and extrapolated to the treatment of children.
documented. As the organ at the junction of                                              In both populations, this evaluation is com-
the respiratory tract, the gastrointestinal tract,      See related article, p 127       monly accomplished by office-based
          • Les conclusions de l’étude sont bonnes
and the pharyngeal airway, the larynx is
uniquely at risk for exposure to the effects of gastric refluxate,
                                                                                         fiberoptic laryngoscopy. A general anes-
                                                                       thetic with diagnostic laryngoscopy in the operating room, com-
          • Ne pas généraliser à toutes les situa)ons cliniques
and is particularly susceptible to the effects of gastric contents.1,2
This clinical diagnosis is commonly known as laryngopha-
                                                                       bined with 24-hour pH-impedance (pH-MII) probe, as
                                                                       performed in the study by Rosen et al in this volume of The
          • Ne pas prescrire les IPP comme des bonbons
ryngeal reflux disease (LPRD). A myriad of symptoms in the
pediatric population have been attributed to or exacerbated
                                                                       Journal,3 to guide treatment decisions for non–life-threatening
                                                                       symptoms attributed to reflux, is not usual practice. Such an

            à tous les enfants qui toussent
by GERD and LPRD ranging from non–life-threatening symp-
toms that impact quality of life, such as chronic cough, globus
                                                                       approach is more often reserved for children with life-
                                                                       threatening or complex aerodigestive disorders refractory to
sensation, and dysphonia, to major aerodigestive problems such         treatment or those undergoing complex airway surgery, in
as laryngomalacia, dysphagia, failure to thrive, infant apnea,         whom reflux is a known contributor to complications in sur-
and laryngotracheal stenosis. Otolaryngologists combine                gical intervention of the upper airway.4-6
symptom presentation with diagnostic laryngoscopy to diag-                Empiric proton pump inhibitor therapy and its unknown
nose LPRD and may recommend empiric therapy with an                    long-term side effect profile, combined with the high cost of

 GERD     Gastroesophageal reflux disease
                                                                                                     J Pediatr. 2017 Apr;183:9-11
                                                                         The authors declare no conflicts of interest.
 LPRD     Laryngopharyngeal reflux disease
 pH-MII   pH-Impedance                                                   0022-3476/$ - see front matter. © 2017 Elsevier Inc. All rights reserved.
                                                                         http://dx.doi.org10.1016/j.jpeds.2017.01.035
INVESTIGATION DES SYMPTÔMES
EXTRAOESOPHAGIENS DE RGO
• Test thérapeu)que aux IPP n’apporte rien et n’est pas
  recommandé
   o   Sauf si manifesta)ons claires de RGO pathologique,
       ou examen diagnos)c posi)f
• Vidéofluoroscopie / repas baryté
• Impédance pH-métrie
• Endoscopie oesophagienne:
   o   Pour exclure les mascaradeurs
   o   À faire sans traitement

                           Pediatric_Gastroesophageal_Reflux_Clinical.33.pdf
LA FIN DE L’HISTOIRE
• Impédance pH-métrie
   o   Néga)ve: aucun reflux, acide ou non acide

• Retour au diagnos)c différen)el de toux chronique:
   o   Rayon X du poumon et des )ssus mous du cou
   o   Test de suda)on :
       Fait 2 x valeurs intermédiaires 36 et 40
LA FIN DE L’HISTOIRE
• Vu en pneumologie:
   o   Suspicion de FKP
   o   Ciprofloxacin 2 semaines
   o   Culture de gorge posi)ve pour Pseudomonas
       aeruginosa
   o   Salin hypertonique en inhala)on bid
   o   DDx: FKP, cils immobiles, bronchiectasie
LES POINTS RETENUS

• Les trouvailles à l’examen ORL du larynx ne peuvent
  permeQre de diagnos)quer un RGO et ne peuvent
  déclencher un traitement contre le RGO
• Revenir au diagnos)c différen)el de la toux chronique
• Inves)guer avant de traiter si le rgo n’est évoqué que par
  des manifesta)ons respiratoires
Un garçon de presque 4 ans est
référé pour lombalgie et boiterie
PRÉSENTATION CLINIQUE
•   Syndrome d’allure viral il y a 5 jours avec IVRS, céphalée, perte d’appé)t sans
    fièvre
•   Quelques jours plus tard, se plaint de douleurs aux OGE, sans symptômes
    urinaires
•   Appari)on progressive d’une douleur lombaire et boiterie gauche sans fièvre
•   À l’examen physique, l’enfant est irritable et semble très souffrant,
    par)culièrement lorsqu’on lui touche la région lombaire.
•   SV normaux, pas de fièvre
•   Tes)cule droit semble augmenté de volume, douloureux avec une légère
    rougeur du scrotum
•   Le MIG est en rota)on externe, la flexion des hanches est douloureuse et il n’y a
    pas de signes d’arthrite
INVESTIGATION INITIALE
•   Formule sanguine complète normale
•   CRP à 5,7
•   Créa)nine normale
•   Albumine à 32
•   ALT et CK normaux
•   Écho tes)culaire compa)ble avec une épididymite
•   Écho abdominal normal sauf pour la présence d’un peu de liquide libre pelvien
•   Écho de surface lombaire montre un aspect infiltré et hétérogène de la graisse
    sous-cutanée
•   Ct-Scan montre en plus un rehaussement du fascia superficiel des muscles para-
    lombaires
IMPRESSIONS INITIALES
•   Lombalgie sévère avec image radiologique de fasciite lombaire
•   Boiterie
•   Épididymite gauche

•   Hypothèse de tableau viral demeure la plus probable
•   Couverture empirique avec cefotaxime et clindamycine
ÉVOLUTION
•   L’enfant demeure très souffrant, ne peut se mobiliser et est par)ellement
    soulagé par la morphine
•   Appari)on d’un œdème temporal gauche
•   Au deuxième jour d’hospitalisa)on quelques pétéchies aux membres supérieurs
•   Le lendemain les pétéchies progressent aux membres inférieurs
•   Au quatrième jour appari)on d’une ecchymose derrière le genou gauche avec
    douleur ar)culaire
DIAGNOSTIC FINAL
        Purpura d’Henoch-Schönlein

Pt revu une semaine plus tard: douleur
lombaire disparue, rash typique aux MI et
douleurs ar)culaires migratoires aux genoux
et chevilles
Dosage IgA à 2,05 (0,3 – 1,50)
PURPURA D’HENOCH-SCHÖNLEIN

•   Le rash typique comme présenta)on ini)ale survient chez environ 75% des cas.
•   Dans de très rares cas, il peut même être absent…
•   Le dx de PHS doit donc être considéré dans le diagnos)c différen)el chez un
    pa)ent présentant des douleurs abdominales ou musculo-squele~ques
    inexpliquées.
Il ne fait plus rien docteur…
DÉPRESSION CATATONIQUE ?
PRÉSENTATION DE CET ADOLESCENT
• Garçon de 17 ans, né au Québec, parents d’origine
  pakistanaise, consanguinité
• J1 première consulta)on pour insomnie, référé en psychiatrie
  pour insomnie, blocage de la pensée et isolement social;
  Rx : Olanzapine
• J22 consulte urgence pour insomnie sévère, ne fait rien,
  diminu)on des résultats scolaires; EP normal, ralen)ssement
  cogni)f, bilan sanguin ALT 90 ré olanzapine
  Diagnos)c psychose, référé à hôpital psychiatrique
• Trouble dépressif majeur épisode isolé, modéré à sévère sans
  caractéris)que psycho)que, ni élément de dangerosité
  Rx : fluoxé)ne, quiétapine
PRÉSENTATION DE CET ADOLESCENT
• J29 mère reconsulte, détérioré sous médica)on, ne boit
  plus, ne s’alimente plus:
  Insomnie, mu)sme, confusion, anxiété
  EP : catatonique, raideur diffuse
       test challenge au benzodiazépine à l’urgence

                     Hospitalisa)on
ADO CATATONIQUE
•   Vu en psy: confusion mentale liée à problème organique ou
    dépression majeure
•   EEG normal
•   CT Scan cérébral: normal
•   IRM cérébrale: normale
•   Labos:
     o   ALT 172 diminuent ad 82 spontanément en quelques jours, GGT
         76
     o   Phosphatase alcaline, bili, protéines, albumines, INR, amylase,
         CK, FSC, ferri)ne : Normales
•   Entre temps va un peu mieux, veut retourner à la maison
ADO CATATONIQUE
•   Céruloplasmine 0,09 (N>2)
•   Dosage du cuivre urinaire: en aQente
•   Échographie abdominale:
    Foie de texture neQement anormale d'échogénicité accrue et d'une texture
    diffusément micronodulaire qui est dans le contexte clinique men)onné doit
    faire penser à un foie cirrho)que avec nodules de régénéra)ons, ce qui pourrait
    naturellement être confirmé par des biopsies hépa)ques.

                                Dx: Maladie de Wilson
MALADIE DE WILSON
•   1/30 000
•   Début à tous les âges
•   Age médian de présenta)on 17 ans
•   Fréquence de la présenta)on ini)ale grands ados:
     neurologique > asymptoma)que > hépa)que
•   Présenta)on neurologique: changement de comportement, de personnalité,
    anxiété et dépression
•   ALT peu élevés dans la présenta)on neurologique
•   Étude familiale nécessaire: transmission autosomale dominante

                                          Can J Gastroenterol Vol 26 No 6 June 2012
CUIVRE ALIMENTAIRE
Hepatic (n=13)   4 (3
                                                                             Neurological     8 (5
                                                                              (n=15)
                                                                             Hepatic and      3 (5
                                                                              neurological
WILSON, PRÉSENTATION NEUROLOGIQUE                                             (n=6)
                                                                             Total (n=48)     23 (
                                                                             Treatment at review
                                                                             Asymptomatic      1(
                                                                              (n=14)
                                                                             Hepatic (n=13)   3 (2
                                                                             Neurological     3 (2
                                                                              (n=15)
                                                                             Hepatic and      1 (1
                                                                              neurological
                                                                              (n=6)
                                                                             Total (n=48)     8 (1
                                                                             Data presented as n (%

                                                                             seven on a benzodia
                                                                             typical antipsychotic

                                                                            Latest laboratory va
                                                                            At the time of t
      Figure 2) Presenting hepatic (A) and neurological symptoms (B) for    (Supplementary Tab
      patients who had hepatic and mixed (n=20), and neurological and mixed treatment was 10.1 y
      (n=21) presentations, respectively                                    with access to follow
                                           Can J Gastroenterol Vol 26 No 6exclusively
                                                                              June 2012 on zinc
                                                                            Median urinary copp
Moores et al
WILSON, PRÉSENTATION HÉPATIQUE
                                                       TABLE 3
                                                       Initial treatmen
                                                       review accordi

                                                       Presentation, n
                                                       Initial treatment
                                                       Asymptomatic
                                                        (n=14)
                                                       Hepatic (n=13)
                                                       Neurological
                                                        (n=15)
                                                       Hepatic and
                                                        neurological
                                                        (n=6)
                                                       Total (n=48)        2
                                                       Treatment at revie
                                                       Asymptomatic
                                                        (n=14)
                    Can J Gastroenterol Vol 26 No 6 June 2012
                                                     Hepatic (n=13)
                                                       Neurological
WILSON DIAGNOSTIC
 me 66, Number 2, February 2018                                                                                                                       Wilson’s Disease
           JPGN   "   Volume 66, Number 2, February 2018                                                                                  Wilson’s Disease in Children

                           • Clinical evalua!on      for hepato-splenomegaly,
                                        • Clinical evalua!on                               ascites,
                                                              for hepato-splenomegaly, ascites,  K-FK-F
                                                                                                    ring ring
   JPGN    "               • Liver tests:
               Volume 66, Number        •ALT/AST,
                                   2, February         bilirubin
                                                    2018
                                          Liver tests: ALT/AST,      total/direct,
                                                                bilirubin total/direct,INR,   AP
                                                                                        INR, AP                                   Wilson’s Disease in Children
                               I step
                  I step • Biochemical tests of copper metabolism: serum ceruloplasmin, 24h urinary copper excre!on
                                        • Biochemical tests of copper metabolism: serum ceruloplasmin, 24h urinary copper excre!on

                                          • Clinical evalua!on for hepato-splenomegaly, ascites, K-F ring
                                              • Molecular
                                          • Liver          tes!ng bilirubin
                                                  tests: ALT/AST, (commontotal/direct,
                                                                            muta!ons, whole
                                                                                       INR, gene
                                                                                            AP sequencing)
                                    II step
                                •I Molecular tes!ng (common muta!ons, whole gene sequencing)
                                  step • Biochemical tests of copper metabolism: serum ceruloplasmin, 24h urinary copper excre!on
                  II step
                                                • Liver copper (if molecular tes!ng inclonclusive or not available)
                                           • Molecular tes!ng (common muta!ons, whole gene sequencing)
                                    III step
                                II step
                                • Liver copper  (if score
                                            Ferenci molecular
                                                          calculatedtes!ng    inclonclusive
                                                                     at each step;               orconfirm
                                                                                   4 points or more not available)
                                                                                                           diagnosis- once diagnosis is confirmed

                 III step                       further tes!ng is not required to start therapy

           FIGURE 1. Diagnostic approach• to
                                           Liver copperdisease.
                                              Wilson’s   (if molecular
                                                                ALT ¼ tes!ng
                                                                       alanineinclonclusive or not AP
                                                                               aminotransferase;   available)
                                                                                                      ¼ alkaline phosphatase; AST ¼ aspartate aminotransferase.
                                III step
                                Ferenci score calculated at each step; 4 points or more confirm diagnosis- once diagnosis is confirmed
         asymptomatic patients  (68,70).
                             further     Furthernot
                                     tes!ng        studies  are needed    to evaluate        and the monitoring of compliance and early detection of
                                        Ferenciisscore  required
                                                       calculated  atto  start
                                                                      each  step;therapy
                                                                                  4 points or more confirm diagnosis- once diagnosis is confirmed
                                        further tes!ng is not required to start therapy complications. Prognosis is excellent provided compliance to ther-
         its diagnostic accuracy in children  with   liver disease.
                 Recommendations of the ESPGHAN Hepatology Committee                         apy is adequate.
 agnostic
  FIGURE
              approach
         are1.shown       to
                     in Table
                Diagnostic
                              Wilson’s
                              1.
                           approach
                                          disease.     ALT    ¼  alanine       aminotransferase;          AP ¼ alkaline phosphatase; AST ¼ aspartate amin
                                      to Wilson’s disease. ALT ¼ alanine aminotransferase; AP ¼ alkaline phosphatase; AST ¼ aspartate aminotransferase.
                 The diagnostic approach is illustrated in Figure 1.                         Treatment Options
                                                                                                    D-penicillamine was introduced in 1956, and remains the
c patients
  asymptomatic (68,70).  Further
                   patients (68,70).studies    are needed
                                     Further studies              to evaluate
                                                         are needed     to evaluate          and
                                                                                             and     the
                                                                                                   the
                                                                                             standard       monitoring
                                                                                                         monitoring
                                                                                                      treatment  for WD.         of compliance
                                                                                                                         ofIt chelates
                                                                                                                               compliancecopperand    earlyand
                                                                                                                                                 and favors         early of d
                                                                                                                                                            itsdetection
                                                                                                                                                                urinary
  its    The Importance
      diagnostic
  accuracy      in accuracy
                    children in  of Family
                                children
                                with      with
                                       liver     Screening
                                                  liver
                                              disease.   disease.  for Wilson’s              complications.
                                                                                             complications.            JPGND-penicillamine
                                                                                                               Prognosis    is
                                                                                                                    Prognosis
                                                                                             excretion. Experimentally,         2018;66:
                                                                                                                               excellent
                                                                                                                                    is            334–344
                                                                                                                                            provided
                                                                                                                                         excellent     compliance
                                                                                                                                                  also provided
                                                                                                                                                        has a copper to ther-
                                                                                                                                                                     compli
         Disease
          Recommendations of the ESPGHAN Hepatology Committee                                apy  is adequate.
                                                                                             ‘‘detoxifying’’  effect by inducing the endogenous hepatic metal-
mmendations        of the
  are shown in Table 1.    ESPGHAN          Hepatology           Committee                   apy   is adequate.
                                                                                             lothionein, a cytosolic metal-binding protein, which sequesters
SCORE DE FERENCI
Therapeutic Advances in Psychopharmacology 8(7)

                  Table 2. The scoring system (Ferenci score) for the diagnosis of Wilson’s disease developed at the 8th
                  International Meeting on Wilson’s Disease and Menkes Diseases, Leipzig 2002.
                   K–F rings                     Present (2 points)             Absent (0 points)
                   Neuropsychiatric              Yes (2 points)                 No (0 points)
                   symptoms suggest WD
                   (or typical brain MRI)
                   Coombs negative               Yes (1 point)                  No (0 points)
                   hemolytic anemia
                   24 h urinary copper           Normal (0 points)              1–2 × ULN (1 point)     >2 × ULN, or normal,
                   excretion (in the                                                                    but >5 × ULN after
                   absence of acute                                                                     challenge with 2 × 0.5
                   hepatitis)                                                                           g D-penicillamine (2
                                                                                                        points)
                   Liver copper                  Normal (−1 point)              5 × ULN (2 points)
                   quantitative
                   Rhodanine-positive            Absent (0 points)              Present (1 point)
                   hepatocytes (only
                   in case of lack of
                   Cu quantitative
                   assessment)
                   Serum ceruloplasmin           Normal (0 points)              10–20 mg/dL (1 point)   20 mg/dL)
                   Mutation analysis             Disease causing                Disease causing         No mutation detected (0
                                                 mutations on both              mutations on one        points)
                                                 chromosomes (4 points)         chromosome (1 point)
                   Assessment of the WD diagnosis score:
                   ⩾4 points: diagnosis of WD highly likely.
                   2–3 points: diagnosis of WD probable, more investigations needed.
                   0–1 point: diagnosis of WD unlikely.
                   MRI, magnetic resonance imaging; ULN, upper limit of normal.

                                         Therapeu)c Advances in Psychopharmacology 8(7) · March 2018
RECOMMANDATIONS ESPGHAN
1 WD should be considered in the differen)al diagnosis of children older than 1
year presen)ng with any sign of liver disease ranging from asymptoma)cally
increased serum transaminases to cirrhosis with hepatosplenomegaly and
ascites or ALF. Grade 1A (level of agreement: 86%)
2 WD should be ruled out in any teenager with unexplained cogni)ve,
psychiatric, or movement disorder. Grade 1A (96%)

3 Diagnos)c tes)ng for WD in suspected pa)ents should include liver func)on
tests (serum transaminases, conjugated and total bilirubin; alkaline
phosphatase and prothrombin )me/INR), serum ceruloplasmin, and 24-hour
urinary copper. Grade 1A (96%)

4 The Ferenci scoring system should be applied to children for diagnosis of WD.
Muta)on analysis of the ATPB7 gene may facilitate the diagnosis. Grade 1A
(91%)
                                                           JPGN 2018;66: 334–344
RECOMMANDATIONS ESPGHAN
1 La maladie de Wilson doit faire par)e du diagnos)c différen)el de tout enfant
de plus d’un an présentant n’importe quel signe de maladie hépa)que: de la
découverte asymptoma)que de transaminases élevées à la cirrhose avec
hépatosplénomégalie, ascite et/ou insuffisance hépa)que aigue (Niveau 1A,
accord 86%)
2 La maladie de Wilson devrait éliminée chez tout adolescent avec un trouble
inexpliqué cogni)f, psychiatrique ou du mouvement (Niveau 1A, accord 96%)
3 Les tests diagnos)cs des pa)ents chez qui on suspecte une maladie de Wilson
devraient inclure des fonc)ons hépa)ques (transaminases, bili totale et directe,
phosphatase alcaline et INR), céruloplasmine sérique, cuivre urinaire sur
collecte de 24h (Niveau 1A, 96%)
4 Le score de Firenci devrait être calculé chez les enfants pour le diagnos)c de
la maladie de Wilson. La recherche de la muta)on du gène ATPB7 peut faciliter
le diagnos)c

                                       Traduc)on libre de JPGN 2018;66: 334–344
ADO CATATONIQUE
LA FIN DE L’HISTOIRE
•   Transfert en gastroentérologie pédiatrique:
    o   Cuivre urinaire très augmenté
    o   Biopsie hépa)que J 35: fibrose et stéatose
    o   Traité avec du zinc
    o   Test géné)que:
         Pa)ent porteur de la muta)on ATPB7
         Frère aussi, asymptoma)que

•   Hospitalisa)on 6 mois plus tard en psychiatrie pour trouble maniaque
    o   Bipolaire primaire ou secondaire à maladie de Wilson?
LES POINTS RETENUS

• La maladie de Wilson peut se présenter uniquement avec
  des symptômes neuro-psychiatriques chez l’adolescent
• Les fonc)ons hépa)ques et le dosage de la
  céruloplasmine sont les premiers tests à faire pour
  l’éliminer
Un garçon de 5 ans est référé pour une
arthrite sep)que de la hanche
PRÉSENTATION CLINIQUE
•   Un garçon de 5 ans préalablement en bonne santé est admis pour boiterie
    intermiQente depuis 3 semaines avec fièvre objec)vée mais inconstante
•   À l’examen ini)al, l’enfant est en BEG, T à 38,1 buccal
•   L’examen locomoteur révèle une légère boiterie de la jambe gauche avec
    douleur élicitée lors de mise en tension de la hanche
•   Le reste de l’examen physique est en)èrement normal
•   FSC normale (leuco à 7.98, Hb à 112, pt à 337)
•   VS à 51
•   CRP à 52,3
SUITE D’INVESTIGATION ET ÉVOLUTION
•   Rx bassin et fémurs normaux
•   Écho de la hanche gauche montre la présence d’un épanchement ar)culaire
•   Scin)graphie osseuse montre une légère capta)on de l’épine iliaque inférieure
    gauche (ostéomyélite?) de même qu’une légère capta)on diaphysaire des
    fémurs (plus marquée à gauche) s’étendant sur 7 à 8 cm orientant davantage
    vers un processus trauma)que qu’infec)eux

•   Traitement avec Céfazolin IV pour infec)on ostéo-ar)culaire très probable
    (Kingella kingae ?)
•   Le lendemain l’enfant va beaucoup mieux, mise en charge et amplitudes de
    mouvement sont normaux.
•   L’enfant s’est cependant plaint la nuit suivante d’une douleur exquise à la jambe
    droite, auto-résolu)ve
IRM HANCHES ET MEMBRES INFÉRIEURS
•   AQeinte mul)focale qui touche les diaphyses et les métaphyses des fémurs,
    crêtes iliaques, ailes iliaques, régions supra-acétabulaires, rameaux pubiens,
    sacrum et rachis…

•   Compa)ble avec métastases ou processus proliféra)f
DIAGNOSTIC FINAL

Leucémie
lymphoblasBque
aigüe
POURTANT TOUS SES BILANS DE BASE SONT
NORMAUX!
•   Formules sanguines incluant fro~s normal
•   Acide urique, LDH normaux
•   Rx pulmonaire normal
•   Échographie abdominale normale
LLA: PRÉSENTATION CLASSIQUE
•   Hépatomégalie
•   splénomégalie
•   Lymphadénopathie
•   Fièvre inexpliquée
•   Pâleur
•   Ecchymoses ou saignements
•   Douleurs musculosquele~ques
LLA: AUTRES MODES DE PRÉSENTATION
•   Symptômes neurologiques (HTIC)
•   AQeinte tes)culaire
•   Symptômes compressifs d’une masse médias)nale (syndrome veine cave
    supérieure, douleurs thoraciques, dyspnée, toux, stridor, wheezing, dysphagie)
Rhabdomyolyse: soluté pour la nuit svp!

OK…?
ADOLESCENT AVEC RHABDOMYOLYSE
•   Appel de la résidente en médecine interne pour adolescent de 17 ans avec
    CK augmentées suite à anesthésie générale pour travaux dentaires.
    Avait déjà subi anesthésie prolongée sans problème l’année dernière.
•   Asperger, inves)gué pour retard moteur en bas âge, pas de consanguinité,
    origine Ukrainienne, famille juive ashkenase
•   Labos:
          CK                              10 000
          Myoglobine                      1924
          Créa)nine                       79
          Calcium                         0,89
          Phosphore                       0,36
          Magnésium                       0,31
RHABDOMY0LYSE
Quelle que soit l’é)ologie:
Perte de l’intégrité de la membrane musculaire →
Éléva)on du sodium et du calcium intracellulaire → mort
cellulaire →
Relâchement dans le plasma de composants intracellulaire:
CK, myoglobine…
→ Complica)ons rénales

Préven)on: hydrata)on 2-3 ml/kg/h

                       Clinical Decisions in Pediatric Nephrology, Springer 2008
                       American journal of emergency medecine 2005, 23, 1-7
LE NON-DIT
• Anesthésie interrompue ré CO2 expiré augmenté subitement
  de 40 à 100, avec augmenta)on de la TA rapide de 80/40 à
  140/80
• Température reste toujours normale
• Diagnos)c de l’anesthésiste:
                     Hyperthermie maligne
• Rx: Dantrolène IV stat et transfert en milieu hospitalier

• Antécédents familiaux:
    Oncle maternel décédé durant une anesthésie à 14 ans
HTTPS://WWW.MHAUS.ORG/
CONSULTATIONS
• Anesthésie
• Néphrologie
• Neurologie
HYPERTHERMIE MALIGNE
•   Incidence: pédiatrique 1/15 000 > adulte1/40 000
•   Surtout, mais pas seulement, chez les jeunes hommes..
•   50% des pa)ents ont déjà eu une anesthésie à un agent précipitant
    sans problème
•   Précipité par les gaz anesthésiants, et la succinylcholine
•   Signes précoces: augmenta)on CO2 expiré, tachycardie,
    rigidité musculaire et hyperthermie
•   Complica)ons sévères si dantrolène retardé ou omis
•   Géné)que: muta)on du récepteur ryanodine (Ryr1)

                Morgan & Mikhails’s Clinical Anesthesiology, 6th edi)on, Lange, 2018
HYPERTHERMIE MALIGNE
LA FIN DE L’HISTOIRE
• Labos
ÉVOLUTION CK
90000
80000
70000
60000
50000
                                Normale
40000
                                CK Pa)ent
30000
20000
10000
   0
        1   2   3   4   5   6
ÉVOLUTION MYOGLOBINE
2500

2000

1500
                           Normale
1000                       Myoglobine Pt

500

  0
       2    3     4    5
HYPERTHERMIE MALIGNE
LA FIN DE L’HISTOIRE

• CK ad 78 000 en 24h, créa)nine maintenue avec soluté
• Soluté jusqu’à CK < 5000
• Bracelet Medic Alert® suggéré au départ de l’hôpital
• Aver)r toute la famille du problème
• Retour des CK à la normale en 2 semaines
• EMG néga)f
• Muta)on Ryr1 fréquente de l’Europe de l’Est retrouvée chez le
  garçon
• Référé en géné)que adulte
LES POINTS RETENUS

• Lors d’un épisode de rhabdomyolyse la créa)nine ini)ale
  est un facteur pronos)c important
• Le soluté est nécessaire jusqu’à ce que les CK < 5000
• Le pa)ent avec hyperthermie maligne est souvent
  normothermique
• Dans l’hyperthermie maligne il faut exclure les causes
  musculaires possiblement associées
Tachypnée persistante chez un garçon
de 4 mois
PRÉSENTATION CLINIQUE
•   Garçon de 4 mois, né à terme, poids 3,525, AVS, aucune complica)on néonatale
•   Tachypnée et )rage remarqués vers 3 mois de vie
•   Première consulta)on, Rx pulmonaire démontre de légères opacités linéaires
    lobe inférieur gauche d’allure mécanique (atélectasie) et un peu de
    péribronchite
•   Essai tx avec amoxil: aucune améliora)on
•   Essai avec prévacid car étouffements aux boires: améliore étouffements mais
    tachypnée persiste
•   Finalement admis pour suite d’inves)ga)on, d’autant plus qu’il commençait à
    avoir un ralen)ssement pondéral malgré apports inchangés
•   Examen physique normal sauf pour tachypnée fluctuante avec RR de 45-60/min,
    )rage intercostal et quelques crépitants inspiratoires. Satura)on à l’éveil et à
    AA est de 95%
SUITE ET INVESTIGATION
•   FSC et biochimie incluant gaz capillaire normaux
•   Test à la sueur normal
•   Recherches microbiologiques (PCR viral, bactérien, chlamydia) néga)ves
•   Bilan immunologique normal
•   TSH normal
•   Écho cardiaque normal
•   Scopie ORL normale
•   Étude de déglu))on normale
•   Oxymétrie nocturne à AA anormale
•   Ph-métrie sans tx anormale (Ph < 4 sur 8% du temps)
ÉVOLUTION
•   Support nutri)onnel avec TNG pour raQrapage pondéral
•   Tx empirique avec azythromycine
•   Oxygène en permanence à 0,6 l/min
CT-SCAN THORACIQUE
•   Aspect en verre dépoli symétrique touchant les segments postérieurs et apicaux
    des deux lobes supérieurs, de même que le lobe moyen et la lingula, le tout
    typique d’un…
NEHI
NEUROENDOCRINE CELL HYPERPLASIA OF
INFANCY
•   Maladie rare décrite en 2005
•   Proliféra)on de cellules neuroendocriniennes dans les voies aériennes distales
    (infiltrat inters))el)
•   É)ologie inconnue
•   Présenta)on insidieuse chez un nourrisson au préalable normal dans les premiers
    mois de vie de tachypnée et de )rage
•   Souvent aQribué ou mis en évidence lors d’une IVRS
•   Souvent aQribué au RGO et micro-aspira)ons (qui est très souvent associé lorsque
    recherché)
•   Peu de toux
•   Retard pondéral fréquent
•   Hypoxémie devient invariable mais n’est pas toujours présente au début
•   Outre la tachypnée et le )rage, on entend souvent des crépitants inspiratoires à
    l’ausculta)on
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
•   Infec)ons aigues ou chroniques
•   Asthme
•   Immunodéficience
•   Dyskinésie ciliaire
•   Fibrose kys)que
•   Cardiopathie
•   Hypothyroïdie (brain-lung-thyroid syndrome par muta)on NKX2.1)
•   Pneumopathies inters))elles
CT-SCAN
ÉVOLUTION
•   Support en oxygène à moyen long terme
•   Support nutri)onnel
•   Tx du RGO si présent
•   Généralement bon pronos)c
EN CONCLUSION

— Démontrer que l’art de la médecine repose davantage sur
  une judicieuse ges)on de l’incer)tude que sur des
  connaissances scien)fiques sta)ques
— Se sensibiliser au fait que même si la médecine n’est pas une
  science exacte, son applica)on nécessite rigueur et précision
— Encourager à réviser au fil du temps notre liste personnelle
  de diagnos)cs qu’on ne veut pas manquer
— Reconnaître qu’en médecine on n’aQeint jamais une « zone
  de confort » et qu’il faut constamment demeurer à l’affut!
Merci!
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