PROGRAMMATION 2021-2022 - Collège - Lycée ESPAGNOL - Cinélangues
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PROGRAMMATION ESPAGNOL CINÉLANGUES 2021-2022
COLLÈGE/Seconde LYCÉE (Seconde-Cycle Terminal)
Avant-première Soirée CINELANGUES
27 septembre 2021 14 septembre 2021
Cinéma Les 7 Parnassiens Cinéma Le Lincoln
TRIM. 1
(Oct-Déc.)
TRIM.2
(Janv.Mars)
TRIM.3
(Avril-Juin)
Et toujours à la demande: Coco de Lee Unkrich, Adrian Molina, avec Andrea Santamaria, Ary
Abittan, François-Xavier Demaison, USA, 2017,1h45
2PRESENTATION GENERALE
Après deux années chaotiques pour le cinéma, nous espérons pouvoir vous offrir à
nouveau la possibilité d’organiser des séances scolaires avec vos élèves et de
rattraper le temps “suspendu”. Nous sommes heureux de vous proposer cette année
de nombreux nouveaux films en langue espagnole et de vous inviter à un voyage
cinématographique dans cinq pays du monde hispanique. Argentine, Cuba,
Colombie, Chili et bien sûr Espagne… La programmation Cinélangues 2021-2022
vous permettra d’aborder en classe de nombreux thèmes relatifs à ces pays, qu’ils
soient d’ordre sociaux, historiques ou culturels.
Un des grands thèmes qui traverse cette nouvelle programmation est celui de la
famille et des relations familiales. Le film de Fernando Trueba, L’oubli que nous
serons, nous propose une fresque familiale lumineuse qui nous emporte dans la
Colombie des années 80 par le truchement de Héctor Abad, auteur du roman
éponyme et personage principal du film. Moins de lumière sans doute dans la famille
monoparentale émigrée au Mexique de Los lobos mais une tendresse maternelle et
une capacité d’adaptation des enfants qui laissent l’avenir ouvert et prometteur.
Le passage de l’enfance à l’adolescence est un autre thème transversal de la
programmation. Dans Las niñas (4 Prix Goya 2021), la petite Celia passe
douloureusement de l’insouciance de l’enfance à la complexité de l’adolescence où
l’on découvre soudain des “secrets de famille” et où les relations mère/fille sont
bouleversées. Dans Rara, la réalisatrice aborde le problème de la différence et de la
difficulté à vivre dans un schéma social hors norme, à travers le regard de la jeune
Sara qui, elle aussi, perd brutalement son innocence enfantine.
L’actualité cinématographique nous permet avec deux long-métrages de grande
qualité, Une vie secrète (La trinchera infinita), récompensé en 2020 par deux Prix
Goya, et Josep, film d’animation retraçant le drame humain des républicains
espagnols jetés sur les routes de l’exode vers la France, de vous proposer de
travailler, au 2ème trimestre, sur la Guerre civile espagnole.
Quant au 3ème trimestre, il sera plus léger et essentiellement argentin : Medianeras,
que nous avons souhaité reprogrammer car il n’a rien perdu de son actualité, nous
entraînera dans la solitude urbaine et la recherche désespérée de l’amour sur les
réseaux sociaux. La conspiration des belettes nous fera découvrir le nouvel opus de
Juan José Campanella, absent des écrans depuis Dans ses yeux et qui nous offre,
10 ans après, non plus un thriller angoissant mais une comédie à l’italienne loufoque
et déjantée. Le biopic cubain Yuli nous conduira enfin sur les pas du danseur Carlos
Acosta et de son incroyable destin international de danseur étoile.
Nous espérons que cette programmation – entre nouveautés et reprises -
correspondra à vos attentes et vous permettra d’enrichir vos programmes culturels
de langue.
Belle année cinématographique 2021-2022!
Odile MONTAUFRAY
odilemont@gmail.com
3Synopsis et Avis Cinélangues
1er trimestre (Octobre-décembre 2021)
Collège/Seconde
►Las niñas, de Pilar Palomero, avec Andrea Fandos, Natalia de Molina, Carlota
Gurpegui, Espagne, 2020,1h 30min, 4 Prix Goya 2021
1992. Celia est une jeune fille de 11 ans qui vit avec sa mère à Saragosse et étudie
dans un collège pour filles dirigé par des bonnes sœurs. Brisa, une nouvelle
camarade arrivant de Barcelone, l'entraîne vers une nouvelle étape de sa vie,
l'adolescence.
Avis Cinélangues: Las niñas, le premier long-métrage de Pilar Palomero, se situe
en 1992, l'année où l'Espagne organise les JO de Barcelone, l’Exposition Universelle
de Séville et semble s’ancrer définitivement dans la modernité. Pourtant, le film nous
dévoile peu à peu que l’héritage du franquisme n’est pas bien loin et que le
conservatisme social et religieux est toujours là, notamment en province, et dans
l'éducation catholique des jeunes filles. Ce sont ces dernières que le film met en
avant, à un âge-charnière (12 ans), au confluent de l'enfance et de l'adolescence.
Entre l'école, ses amies et sa mère, la petite Celia grandit et passe de l’insouciance
enfantine à l’angoisse et aux questionnements sur ses origines. De manière
impressionniste, Las niñas se met à hauteur d'enfant avec sensibilité et délicatesse.
Le film pourra être étudié en classe à plusieurs niveaux. Pour les plus jeunes, on
s’attachera à réfléchir sur les relations amicales et familiales, la vie à l’école. Pour les
lycéens, on pourra analyser plus précisément le fond historique du film et les valeurs
conservatrices qu’il dénonce.
Public conseillé : Collège/Lycée
Collège: Les relations familiales
Axes Lycée:
Seconde: Art de vivre ensemble/Vivre entre générations/Le passé dans le présent
Cycle terminal : Espace privé/Espace Public – Diversité et inclusion -Territoire et
Mémoire-
Dossier pédagogique à venir
►Los lobos, de Samuel Kishi Leopo, avec Martha Reyes Arias, Maximiliano Nájar
Márquez, Leonardo Nájar Márquez, Mexique, 2019, 1h35
Max, 8 ans et Leo, 5 ans quittent le Mexique pour les Etats-Unis avec leur mère
Lucia à la recherche d'une meilleure vie. Ils passent leurs journées à l'intérieur d'un
petit appartement en attendant le retour de leur mère qui travaille sans relâche. Lucia
leur fait la promesse de les emmener à Disneyland, rêve auquel ils s'accrochent
durant leurs longues journées de solitude.
Avis Cinélangues : Alors que la majorité des films sur l’émigration mexicaine vers
les Etats-unis mettent en scène la violence et les drames humains qu’elle génère,
Los lobos choisit de mettre l’accent, sans misérabilisme, sur la vie au quotidien des
4enfants « déplacés » qui doivent se réinventer seuls une nouvelle vie, dans un
nouveau lieu dont ils ne parlent pas la langue. Une belle idée de scénario qui montre
comment l’émigration contraint les parents les plus aimants à laisser seuls leurs
enfants et comment ces nouvelles conditions de vie modifient les relations familiales
dans leur intimité. Point de drame dans ce film mais une immersion dans les longues
journées de solitude des enfants, portés par l’attente du retour d’une mère harassée
par le travail, et distraits par le monde de fantaisie qu’ils s’inventent.
Une œuvre cinématographique poignante et sensible, toute en subtilité qui s’adresse
à tous les publics scolaires et permet de travailler de nombreuses thématiques en
classe. Une belle réussite.
Public conseillé: Collège/Lycée –Tous publics
Collège: Voyages et migrations - Rencontres avec d'autres cultures- Les relations
familiales
Axes Lycée:
Seconde: Art de vivre ensemble/Vivre entre générations – Les univers
professionnels/ le monde du travail/les migrations - Le village, le quartier, la ville
Cycle terminal : Gestes fondateurs et mondes en mouvement /Identités et
échanges/Espace privé/Espace Public - Fictions et réalités
Dossier pédagogique : cinelangues.netlify.com
►L’oubli que nous serons, de Fernando Trueba, avec Javier Cámara, Nicolas
Reyes, Juan Pablo Urrego, Espagne, Colombie, 2021, 2h16
Colombie, années 1980. Le docteur Hector Abad Gomez lutte pour sortir les
habitants de Medellin de la misère. Malgré les menaces qui pèsent sur lui, il refuse
d’être réduit au silence. Le destin de ce médecin engagé et père de famille dévoué
se dessine à travers le regard doux et admiratif de son fils. Adapté de faits réels,
L’OUBLI QUE NOUS SERONS est à la fois le portrait d’un homme exceptionnel, une
chronique familiale et l’histoire d’un pays souvent marqué par la violence.
Avis Cinélangues: Une grande fresque familiale lumineuse qui emporte le
spectateur dans la Colombie des années 80, minée par les groupes armés, la
pauvreté, la corruption des politiciens…Mais si cet aspect est en arrière-fond
du film, cela n’en fait pas le sujet essentiel : c’est ce qui fait son intérêt dans la
mesure où il s’écarte des représentations violentes de la Colombie habituelles
au cinéma. Tiré du roman éponyme, L’oubli que nous serons relate une
émouvante relation père/fils à travers le regard et l’intimité du fils, auteur du
roman, qui voit son père, médecin et professeur d’Université, engagé pour les
droits de l’homme à Medellin, comme un véritable héros du quotidien.
Fernando Trueba brosse le portrait d’une famille unie, joyeuse, dans laquelle
les parents ont à cœur de transmettre à leurs enfants des valeurs éducatives
fortes et une certaine idée du bonheur du vivre ensemble. La richesse
thématique du film offre de nombreux axes d’étude. En fonction des
programmes et du niveau des classes, on privilégiera l’analyse des relations
familiales ou l’histoire récente et encore troublée de la Colombie.
Public conseillé : Collège/Lycée
Collège: Les relations familiales
5Axes Lycée:
Seconde: Art de vivre ensemble/Vivre entre générations/Le passé dans le présent
Cycle terminal : Territoire et Mémoire- Espace privé/Espace Public - Innovations
scientifiques et responsabilité; Fictions et réalités
Dossier pédagogique: Zéro de conduite et supplément Vocable sur
cinelangues.netlify.com
2ème trimestre (Janvier- Avril 2022)
►Rara, de Pepa San Martín, avec Mariana Loyola, Agustina Muñoz, Julia Lübbert,
Argentine, Chili, 2017, 1h28
Depuis le divorce de leurs parents, Sara, 12 ans, et sa petite sœur Cata vivent avec
leur mère et la compagne de celle-ci. Leur quotidien, fait de tendresse et de
complicité, ressemble à celui d’autres familles. Lorsque leur père tente d’obtenir leur
garde, l’équilibre de la famille semble mis à l’épreuve…
Avis Cinélangues : A travers une mise en scène délicate et intelligente, Pepa San
Martin, dont c’est le premier long métrage, aborde le problème de la différence et de
la difficulté à vivre dans un schéma social hors norme. Le spectateur plonge, à
travers le regard de la petite Sara, dans le quotidien d’une famille de deux femmes
confrontées aux préjugés de la classe moyenne chilienne. Sara, qui vit dans
l’harmonie joyeuse de cette famille particulière, écoute les conversations et tente de
comprendre les conflits qui l’entourent. A l’orée de l’adolescence, elle aborde l’étape
de tous les questionnements et commence à porter un nouveau regard sur ses
parents et sa famille. Primé à Berlin et au Festival de San Sébastien, ce film
courageux et fin inspiré par un cas judiciaire chilien, permettra de réfléchir en classe,
à tous les niveaux, du Collège à la Terminale, sur « l’Art de vivre ensemble », les
préjugés sociaux et la nécessité d’apprendre la tolérance.
Public conseillé: Collège/Lycée
Collège: Ecole et société
Axes Lycée:
Seconde : Art de vivre ensemble/Vivre entre générations – Représentation de soi et
rapport à autrui
Cycle Terminal: Gestes fondateurs et mondes en mouvement - Espace privé et
espace public – Diversité et inclusion.
Dossier pédagogique : cinelangues.netlify.com
►Josep, de Aurel, avec Sergi López, Gérard Hernandez, Bruno Solo, France,
Espagne, Belgique, 2020, 1h14 (Animation)
Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le
gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les
barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De
Barcelone à New York, l'histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et
artiste d'exception
Avis Cinélangues : Il est rare que le cinéma d’animation se penche sur des sujets
aussi graves et Josep le fait avec brio. Rare également que soit abordé au cinéma ou
6même dans les manuels d’espagnol ou d’histoire, le traitement indigne réservé aux
républicains espagnols réfugiés en France par le gouvernement français de l’époque.
Avec ce film magnifique, Aurel lève le voile d’un coup de crayon sur un drame
humain peu connu –tout au moins par les jeunes générations- qui est celui des
opposants au régime franquiste enfermés par la France dans d’immondes camps
d’internement. Il ressuscite cette époque grâce au récit émouvant d’un grand-père à
son petit-fils mettant en scène l’importance de la transmission intergénérationnelle
qui sauve de l’oubli la tragédie de l’histoire. Il réalise une belle œuvre de mémoire qui
rend hommage de manière magistrale à l’art graphique. Le film pourra être présenté
aux élèves dans le cadre d’une séquence sur la Guerre Civile et complètera la
projection du film Une vie secrète, également programmé au 2ème trimestre.
Public conseillé : Lycée
Axes Lycée:
Seconde: Art de vivre ensemble/ Le passé dans le présent.
Cycle terminal : Gestes fondateurs et mondes en mouvement /Identités et
échanges/Art et pouvoir - Fictions et réalités – Territoires et mémoire
Dossier pédagogique: cinelangues.netlify.com
► Une vie secrète (La trinchera infinita) de Jon Garaño, Aitor Arregi, José Mari
Goenaga, avec Antonio de la Torre, Belén Cuesta, José Manuel Poga, Espagne,
2h27, 2020
Espagne, 1936. Higinio, partisan républicain, voit sa vie menacée par l’arrivée des
troupes franquistes. Avec l’aide de sa femme Rosa, il décide de se cacher dans leur
propre maison. La crainte des représailles et l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre
condamnent le couple à la captivité.
Avis Cinélangues : Le film relate l’histoire d’une « taupe », nom donné aux
républicains espagnols cachés chez eux, pendant la dictature franquiste, de
l’avènement de Franco en 1939 à la grâce accordée aux vaincus en 1969. Tiré de
faits réels, le film embarque le spectateur dans l’histoire incroyable de Higinio,
conseiller municipal qui vivra pendant 30 ans cloîtré chez lui entre deux murs, dans
des conditions à peine imaginables. Jon Garaño construit un thriller asphyxiant et
haletant dans lequel la peur et la terreur deviennent les ressorts essentiels de
l’action. Adoptant le point de vue d’Higinio pendant toute la (longue) durée du film, le
spectateur est immergé dans cette atmosphère angoissante, retenant sa respiration
et sursautant avec lui au moindre bruit suspect dans sa maison devenue prison. En
prenant appui sur des faits ignorés ou oubliés, le film est une belle réussite
cinématographique qui renouvelle avec talent le traitement de la guerre civile
espagnole. Après un travail de préparation en classe sur ce thème, il facilitera pour
les élèves la compréhension de ce qu’est au quotidien une guerre fratricide dans
laquelle ses propres voisins ont sur vous un pouvoir de vie et de mort.
Public conseillé : Lycée
Axes Lycée :
Seconde : Le passé dans le présent (La guerre civile espagnole)
Cycle terminal : Fictions et réalités; Territoire et mémoire (Loi d’Amnistie de 1977 et
Loi de Mémoire historique)
Dossier pédagogique : cinelangues.netlify.com
73ème trimestre (avril-juin 2022)
►Yuli, de Icíar Bollaín, avec Carlos Acosta, Santiago Alfonso, Kevyin Martínez,
Espagne, 2019, 1h50
L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal
Ballet de Londres
Avis Cinélangues : Ce film est un magnifique biopic sur la vie du danseur cubain
Carlos Acosta (qui joue son propre rôle à l'âge mûr), un ballet virevoltant oscillant
entre passé et présent, entre l’enfance pauvre de Carlos à Cuba et sa carrière
actuelle prolifique sur toutes les scènes de danse internationales. Le film retrace
l’incroyable destin de ce danseur contraint de se plier à la volonté d’un père qui n’a
qu’un objectif, faire de son fils un danseur professionnel alors que celui-ci renie son
talent de tout son être et n’aspire qu’à être un enfant “normal”. Yuli retraverse une
relation père-fils complexe, ambiguë, tendue et contradictoire avec un père de famille
rugueux et autoritaire, qui est convaincu que la danse est le seul moyen de sortir son
fils de la pauvreté et des rues de Cuba. C‘est cette relation qui est l'axe du film et
crée la tension dramatique. De nombreux numéros de danse, moments essentiels
dans la vie d'Acosta rythment également le film et sont un vrai bonheur pour le
spectateur. En classe, à l’issue de la projection, on pourra réfléchir sur de nombreux
thèmes, la relation père/fils autoritaire qui ne manquera pas d’interpeller nos élèves
tant elle est décalée de nos pratiques éducatives. Un père peut-il ou doit-il infléchir
de cette façon le destin de ses enfants, leur apportant certes la gloire et la célébrité
mais aussi la solitude de l’exil. Le désir de “normalité” de Carlos lié aux stéréotypes
sur la danse et à la peur d’être “différent”. La situation d’exilé et la difficulté à vivre
dans un pays différent du sien. Et enfin, on pourra travailler sur la situation à Cuba,
identifier les éléments du film qui montrent Cuba en toile de fond, débordant de vie et
de joie en apparence mais proche de l’implosion politique.
Public conseillé: Tous Publics-Collège/lycée
Collège: La personne et la vie quotidienne; Voyages et migrations; Rencontres avec
d'autres cultures.
Axes seconde: Vivre entre générations ; Les univers professionnels (la danse);
Représentation de soi et rapport à autrui (être danseur à Cuba/les représentations
machistes); Sport et société ; La création et le rapport aux arts
Axes cycle terminal: Art et pouvoir ; Diversité et inclusion
Accompagnement pédagogique : cinelangues.netlify.com
►Medianeras, de Gustavo Taretto avec Javier Drolas, Pilar López de Ayala, Inés
Efron, Argentine, 1h39, 2011
Martin est phobique mais se soigne. Petit à petit il parvient à sortir de son isolement,
de son studio et de sa réalité virtuelle. Il est web-designer.
Mariana sort d'une relation longue. Elle est perdue et confuse, à l'image du désordre
qui règne dans son appartement. Martin et Mariana vivent dans la même rue, dans
des immeubles l'un en face de l'autre mais ne se sont jamais rencontrés. Ils
fréquentent les mêmes endroits mais ne se remarquent pas. Comment peuvent-ils se
8rencontrer dans une ville de trois millions d'habitants? Ce qui les sépare les
rassemble...
Avis Cinélangues :
A travers l’histoire de Martin et Mariana, ce film, offre une réflexion passionnante sur
la modernité et le rôle des nouvelles technologies qui souvent éloignent davantage
les gens qu’elles ne les rapprochent. Gustavo Taretto souligne ici le désarroi d’une
génération qui souhaite rencontrer l'amour sans savoir comment le trouver…Il
cumule les audaces en termes de mise en images, avec des cadres fixes, qui
soulignent l'enfermement qui règle la vie des personnages. Ponctué de superbes
images de l'architecture de Buenos Aires, ce film urbain et original propose des
problématiques qui devraient toucher des élèves de lycée et faciliter la réflexion en
classe sur les mondes virtuels.
Public conseillé : Lycée
Axes Lycée:
Seconde: Vivre entre générations; la ville, le quartier (vivre ensemble en ville/la vie
dans une capitale comme Buenos-Aires)
Cycle terminal: Citoyenneté et mondes virtuels (les relations humaines via les
réseaux sociaux)
Liens pédagogiques sur le site : cinelangues.netlify.com
►La conspiration des belettes (El cuento de las comadrejas) , de Juan José
Campanella, avec Clara Lago, Graciela Borges, Oscar Martinez, Argentine/Espagne,
2021, 2h09
Quatre vieux amis : un réalisateur, un scénariste, une actrice et son mari partagent
une grande maison à la campagne. Ils mènent une vie paisible jusqu’à l’arrivée d'un
jeune couple d’agents immobiliers sans scrupules prêt à tout pour récupérer la
propriété… Mais c’est sans compter sur la malice de ces septuagénaires.
Avis Cinélangues : Plus de 10 ans après Dans ses yeux, Juan José Campanella
revient au cinéma avec un sujet plus léger et nous offre une comédie loufoque à
l’italienne comme savent bien le faire les argentins. Deux mondes vont s’affronter
sans vergogne et sans pitié: l’ancien monde en fin de parcours, celui de Mara, actrice
névrosée par sa célébrité d’antan et de ses acolytes (mari et vieux “amis”) et le
nouveau monde, celui de requins sans âme de l’immobilier, prêts à tout pour
récupérer la demeure décrépite de Mara. Avec un humour décapant et des scènes à
la limite du grand-guignol, le réalisateur entraîne le spectateur dans un thriller
implacable dans lequel alternent le rire jaune et l’humour malicieux. Parfaitement
adapté à l’axe Vivre entre générations, ce film savoureux permettra de s’interroger en
classe sur ce sujet et offrira en fin d’année aux élèves un moment de divertissement
mérité!
Public conseillé : Lycée
Axes Lycée:
Seconde: Art de vivre ensemble/Vivre entre générations – Les univers
professionnels – La création et le rapport aux arts.
Cycle terminal : Gestes fondateurs et mondes en mouvement /Espace privé/Espace
Public - Fictions et réalités
Liens utiles : à venir
9Et toujours « à la demande »
►Coco de Lee Unkrich, Adrian Molina, avec Andrea Santamaria, Ary
Abittan, François-Xavier Demaison, USA, 2017,1h45
Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel.
Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un
musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz. Bien décidé à prouver
son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé
dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié
avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont
accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache
derrière celle de la famille de Miguel…
Avis Cinélangues
Une belle réussite des Studios Pixar, tant au niveau du scénario que des techniques
d’animation en images de synthèse qui atteignent ici leur apogée. Ce film est à la
fois une ode à la famille ainsi qu à la culture et au folklore mexicain. Le petit Miguel
s’en va vers un Royaume des Morts coloré et musical qui brille de par sa conception
artistique et son originalité et, ce qui devait être un court voyage, se transforme en
véritable voyage initiatique. Beaucoup d’émotion aussi dans ce vibrant et chatoyant
hommage à la culture mexicaine. Le film est tout public mais est parfaitement adapté
aux élèves de collège. Il permettra de travailler en classe sur les traditions
mexicaines et particulièrement bien sûr sur le « Día de Muertos », classé au
Patrimoine Mondial de l’Unesco. (Version originale espagnol sous-titrée en français)
Public conseillé: Collège
Collège : Repères géographiques (Le Mexique), et culturels (La fiesta de los
Muertos); L'imaginaire ; Rencontres avec d'autres cultures
Dossiers pédagogiques : Parenthèses Cinéma et Maison des Langues
FESTIVALS PARTENAIRES
Festival “Enfances dans le monde” (18-19 novembre 2021)
Cinéma les 7 Parnassiens
Réservations: gabriela.moreno@bice.org
Festival “Viva Mexico, Rencontres cinématographiques” – 9ème
édition- (6- 12 Octobre 2021)
Cinéma Luminor- Hôtel de ville
Programmation à venir : https://www.viva-mexico-cinema.org/
10 Films en sortie nationale à venir
►Libertad, de Clara Roquet, avec Vicky Peña, Nora Navas, David Selvas, Espagne,
2021, 1h30
Le film est présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de
Cannes 2021
L’amitié entre deux jeunes filles, Nora et Libertad, et leurs aventures estivales sur la
Costa Brava espagnole.
►Sans signe particulier (Sin Señas
Particulares), de Fernanda Valadez, avec
Mercedes Hernandez, David
Illescas, Juan Jesús Varela, Mexique,
2021, 1h35
Magdalena entreprend une traversée du
Mexique à la recherche de son fils,
disparu lors de son trajet vers la frontière.
Durant son parcours, Magdalena fait la
connaissance de Miguel, un jeune
homme qui vient d’être expulsé des
États-Unis. C’est ainsi qu’ils
s’accompagnent : Magdalena à la
recherche de son fils, Miguel attendant de
retrouver sa mère, dans un territoire
incertain où déambulent ensemble
victimes et bourreaux.
Avertissement : dans ce film, des
scènes, des propos ou des images
peuvent heurter la sensibilité des
spectateurs
11Collège
1er Las niñas, de Pilar Palomero, avec Andrea Fandos,
trimestre Natalia de Molina, Carlota Gurpegui, Espagne, 2020,1h
30min.
2ème Rara, de Pepa San Martín, avec Mariana
trimestre Loyola, Agustina Muñoz, Julia Lübbert,
Argentine, Chili, 2017, 1h28
Yuli, de Icíar Bollaín, avec Carlos Acosta, Santiago
3ème Alfonso, Kevyin Martínez, Espagne, 2019, 1h50
trimestre
Lycée
Seconde Cycle terminal
1er trimestre Los lobos, de Samuel Kishi Leopo, L’oubli que nous serons, de
avec Martha Reyes Arias, Maximiliano Fernando Trueba, avec Javier
Nájar Márquez, Leonardo Nájar Cámara, Nicolas Reyes, Juan Pablo
Márquez, Mexique, 2019, 1h35 Urrego, Espagne, Colombie, 2021,
2h16
2ème trimestre Josep, de Aurel, avec Sergi Une vie secrète (La trinchera
López, Gérard Hernandez, Bruno Solo, infinita) de Jon Garaño, Aitor
France, Espagne, Belgique, 2020, 1h14 Arregi, José Mari Goenaga,
(Animation) avec Antonio de la Torre, Belén
Cuesta, José Manuel Poga, Espagne,
2h27, 2020
Medianeras, de Gustavo Taretto La conspiration des belettes (El
3ème trimestre avec Javier Drolas, Pilar López de cuento de las comadrejas) , de Juan
Ayala, Inés Efron, Argentine, 1h39 José Campanella, avec Clara
Lago, Graciela Borges, Oscar
Martinez, Argentine, 2021, 2h09
Les niveaux de classe sont donnés à titre indicatif. Les professeurs ont aussi la
possibilité de choisir, par trimestre, le film qui leur convient le mieux parmi les films
disponibles et de construire ainsi leur propre programmation.
Pour retrouver tous les synopsis des films, les Avis Cinélangues et les
dossiers ou documentation pédagogique :
http://www. https://cinelangues.netlify.app
La programmation trimestrielle est diffusée à tous les établissements scolaires de Paris en
début de trimestre par la Délégation Académique aux Arts et à la Culture du Rectorat de Paris.
Si vous ne la receviez pas, vous pouvez la télécharger sur le site de Cinélangues.
Si vous souhaitez intégrer notre mailing « professeurs » pour être invités régulièrement à des
avant-premières, écrivez-nous à : odilemont@gmail.com
12POUR RÉSERVER DANS NOS SALLES PARTENAIRES A PARIS
Cinéma LE LUMINOR HOTEL DE VILLE
20, rue du Temple
75004 Paris
M°Hôtel de Ville
Réservations scolaires: 01 42 77 93 88
Mail : cinelangues@luminor-hoteldeville.com
Cinéma LES 7 PARNASSIENS
98, Boulevard du Montparnasse
75015 Paris
M° Vavin
Cinéma Les 5 CAUMARTIN
101, rue St Lazare
75009 Paris
M° St LazareHavre Caumartin
Réservations scolaires (pour les deux cinemas) : 06 22 38 18 61 (Ghislaine Masset)
Mail : ghislainemasset@free.fr
Cinéma L’ARCHIPEL
17 boulevard de Strasbourg
75010 Paris
M° : Strasbourg Saint-Denis (4, 8, 9) ; Château d'eau (4)
Réservations scolaires : 01 48 00 01 21
Mail : cinema@larchipel.net
Le Cinéma des cinéastes
7, Avenue de Clichy
75017 Paris
M° Place Clichy
Réservations scolaires: Sophie Fangain
sfangain@larp.fr
DULAC CINEMAS
Pour réserver dans ces 5 cinémas :
Lena Nilly
lnilly@dulaccinemas.com
Cinéma L'Arlequin
76, rue de Rennes
75006 Paris
M° St Sulpice
13Cinéma Le Reflet Médicis
3, rue Champollion
75005 Paris
M° St Michel
Cinéma L'Escurial
11, Bd du Port Royal
75013 Paris
M° Censier Daubenton
Cinéma Le Majestic Bastille
4, Bd Richard Lenoir
75011 Paris
M° Bastille
Cinéma Le Majestic Passy
18, rue de Passy
75016 Paris
M° Passy
Séances scolaires : Les séances scolaires ont lieu en matinée (9h30 ou 10h en
fonction de la durée du film), exceptionnellement l’après-midi (film en sortie nationale ou
effectif important). Laisser un message sur le répondeur téléphonique ou envoyer un
mail avec vos coordonnées personnelles précises ainsi que celles de votre
établissement scolaire. Vous serez recontactés dans les meilleurs délais.
Tarif groupe (à partir de 15 personnes) : 4 euros/élève
Gratuité pour un accompagnateur (pour 12 élèves)
14Vous pouvez aussi lire