Étude Blockchain : les applications pour optimiser votre supply chain
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ELECTRON IC DATA T RANSFER Le conteneur, inventé dans les années 50 par Malcom Mclean a bouleversé le commerce international. Désigné des années plus tard par le magazine Forbes comme « l’un des quelques hommes qui ont changé le monde » a permis, de façon non-négligeable, la croissance économique du XXème siècle. En effet, des études montrent que l’utilisation du conteneur a eu un impact positif sur le commerce international : 790% de croissance en 20 ans et une réduction de 97% du coût du transport maritime. Cette innovation a ainsi profondément modifié le secteur. Certains ports ont pu se développer rapidement, au détriment de ports plus traditionnels ne s’étant pas adapter à ce standard. La nouvelle technologie qu’est la blockchain, pourraient constituer une nouvelle vague d’innovations capable de transformer profondément le commerce international. A l’image du conteneur, la blockchain permettrait de réduire les coûts du secteur et accélérer les transports de marchandises. La blockchain représente un nouveau modèle de standardisation et de digitalisation des supply chain. Depuis 2016, de nombreux tests ont été mené dans une multitude de secteur : agroalimentaire, industrie pharmaceutique, distribution, industrie lourde, luxe, etc. Les premiers résultats tendent vers un énorme potentiel. Encore faut-il surmonter des limites pour une généralisation. 2|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Table des matières Transport maritime ................................................................................................................4 Agroalimentaire......................................................................................................................5 Les scandales alimentaires : un défi majeur .........................................................................5 Renforcer la transparence et la détection de contamination ...............................................6 Une désincitation à la fraude ...............................................................................................7 Développement de projet dans le monde ...........................................................................8 Les projets dans d’autres secteurs ..........................................................................................9 Luxe ....................................................................................................................................9 Vin.....................................................................................................................................10 Industrie pharmaceutique .................................................................................................10 Conclusion ............................................................................................................................12 3|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Transport maritime Les acteurs du transport maritime portent de plus en plus leur attention sur la blockchain. Ils y voient notamment la possibilité d’un gain en coût non négligeable. En effet, 9 marchandises sur 10 transportées dans le monde le sont par voie maritime. Les coûts de traitement et d’administration de la documentation commerciale représenteraient 1/5 des coûts du fret maritime. Fin 2016, le port de Rotterdam, plus grand port d’Europe, avait intégré un consortium dont l’objectif est de développer des applications concrètes pour le fret maritime. Une quinzaine d’entreprises et institutions néerlandaises ont rejoint ce projet. Début 2017, Maersk, leader mondial du fret maritime, avait annoncé le lancement d’un projet pilote avec IBM, nommé TradeLens. Basé sur la technologie blockchain Hyperledger Fabric, l’objectif était de numériser toute sa chaîne d’approvisionnement pour gérer le fret maritime international entre les différents acteurs du réseau : expéditeurs, transitaires, transporteurs maritimes, ports et autorités douanières. Aujourd’hui, le projet est déployé et plus de 100 organisations y participent. Concrètement, lorsqu’un des partenaires de la chaîne signe un document lié à un conteneur, une version numérique sera créée. Une empreinte unique et cryptée associée à ce document sera alors inscrite sur la blockchain, accessible à tous les acteurs de l’écosystème. En cas de litige, chacun pourra relire le registre et vérifier qu’il n’y a eu aucune modification. L’utilisation de capteurs permettraient de collecter facilement et d’inscrire automatiquement des données sur la localisation des cargaisons, son état ou ses conditions de transport sur une blockchain. La mise en place d’une blockchain permettrait d’améliorer la traçabilité, réduire, voire éliminer la fraude et les erreurs tout en raccourcissant les détails de transit. Arvind Krishna, directeur de la recherche d’IBM, affirmait lors du Consensus 2017 que la blockchain fera « économiser plusieurs milliards de dollars » au secteur du transport maritime, en rationalisant et simplifiant les étapes d’inspections des cargaisons. 4|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Une expédition internationale nécessite, en moyenne, d’être contrôlée, par 30 organismes durant son trajet. Ces processus reposent en grande partie sur des vérifications papiers et manuelles. Si un document est manquant, l’ensemble des conteneurs sont immobilisés, retardant le transport de plusieurs jours et allant jusqu’à la nécessité de jeter l’ensemble du conteneur, faute de bonnes conditions de stockage. La dématérialisation de l’ensemble de la supply chain, via la blockchain, pourrait faire économiser jusqu’à 20% du coût du transport maritime internationale, selon Arvind Krishna. Agroalimentaire Les scandales alimentaires : un défi majeur Depuis quelques années, le secteur agroalimentaire fait face à de nombreux scandales sanitaires. La supply chain alimentaire doit donc simplifier la traçabilité des produits, lutter contre la fraude et réduire le gaspillage durant le transport des marchandises. Selon une étude Pwc de 2016, le coût de la fraude s’élèverait à 40 milliards de dollars par an. En 2013, le scandale de la viande de cheval avait mis en avant les points faibles du système de traçabilité dans toute l’Europe : plus de 4 millions de plats préparés contenaient en réalité de la viande de cheval, au lieu de la viande de bœuf. Plus récemment, en Février 2019, une autre affaire éclate : des stocks de viande avariée provenant de Pologne ont été exportés vers 13 pays. France 3, Pologne : un scandale de viande avariée touche la France, 02/02/2019 5|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Ce type d’affaires n’est pas uniquement présent en Europe. Aux Etats-Unis, en 2015, de nombreux restaurants ont été frappés par un scandale de contamination à la bactérie E.coli : plus de 55 personnes furent infectées, dont plusieurs durent être hospitalisées. Ces nombreux scandales montrent une absence de transparence des chaînes logistiques de l’industrie agroalimentaire, un manque d’anticipation, de réactivité et de contrôle en temps réel. Renforcer la transparence et la détection de contamination En tant que registre distribué, transparent et incorruptible, la blockchain peut être utilisée pour améliorer le suivi des supply chain et accélérer la détection des sources de contamination. « La blockchain permet également à tous les participants de partager des informations rapidement et avec confiance sur un réseau de confiance solide », Franck Yiannas, VP sécurité alimentaire Walmart Chacun acteur d’une chaîne logistique devra inscrire dans un registre blockchain ses différentes étapes de fabrication d’un produit spécifique, de sa production jusqu’à sa mise en vente en physique. Chaque partie prenante ayant une autorisation d’accès à cette blockchain pourra vérifier les données inscrites par les autres, l’heure, la date, etc. Cela donne donc une transparence et une gestion partagée de la supply chain. Toutes suppressions ou modifications individuelles sont donc impossibles. Les acteurs de l’industrie peuvent détecter en temps réel où et quand une faute ou une fraude a lieu. Il existe deux façons de gérer la remontrer des données dans le registre : ▪ manuelle : photographie ou scan de document, puis mise en ligne sur une plateforme ▪ automatique : utilisation de capteurs connectés pour faire remontrer les données souhaitées selon le produit (localisation, température, humidité, etc…) Par exemple, dans le cas de viande, il s’agira d’enregistrer les données d’abattage, le numéro d’agrément de l’abattoir et de l’établissement de découpe. 6|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Numéro d'agrément de Numéro d'agrément Données d'abattrage l'abattoir l'entreprise de découpe Le défi est important car en cas d’intoxication alimentaire, il faut minimum deux semaines pour repérer le produit contaminé, selon le responsable de la sécurité alimentaire de Walmart. L’utilisation de la blockchain permettrait de l’identifier rapidement et de mettre en œuvre un plan d’action. Pour aller plus loin, cela permettait de répondre aux interrogations de plus en plus croissantes des consommateurs : ▪ quelle est la provenance des produits ? ▪ quel est le mode de fabrication ? ▪ quel est l’impact écologique de leurs productions ? ▪ comment sont traités les animaux ? Aujourd’hui, les consommateurs doivent faire confiance aux labels. Demain, avec la blockchain, ils pourront vérifier toute l’historique d’un produit. Une désincitation à la fraude Pour que ce processus fonctionne, il faut que tous les acteurs d’une chaîne de production et de distribution soient partie prenante de ce système. La difficulté est de taille : pour envoyer des produits frais d’Afrique de l’Est vers l’Europe, il faut la validation de 30 personnes et de plus de 200 interactions entre organismes : services de santé, autorités douanières, etc. Les relations internationales constituent le principal obstacle au développement de ces solutions. Il est donc primordial de démontrer un intérêt commun à digitaliser leur process de façon incorruptible : ▪ meilleure fiabilité ▪ meilleure transparence 7|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER ▪ amélioration de la confiance entre les acteurs Malgré tout, la blockchain est pertinente dans le cas où des entreprises ne se faisant pas confiance doivent collaborer ensemble. En effet, chacune d’entre elles sont responsables de ce qu’elles inscrivent dans le registre, améliorant ainsi la qualité et la fiabilité des données. La désincitation à frauder est donc forte, car plus facilement et rapidement identifiable. Développement de projet dans le monde Une multitude de projet se développe partout dans le monde. Voici quelques exemples : ▪ Provenance. Créée en 2014, la startup permet aux consommateurs de connaître l’origine d’un produit, de ses ingrédients et ses différentes étapes de fabrication. Aujourd’hui, la startup travaille avec 200 détaillants du secteur alimentaire et boissons. ▪ Seafood – Supply Chain Traceability. Projet lancé par Intel, il consiste à utiliser la blockchain et des capteurs connecté pour suivre les données de poissons, tout au long de la chaîne logistique. ▪ Carrefour. Annoncé en Février 2017, le groupe souhaite utiliser la blockchain pour améliorer la transparence de ses filières animales. En mars 2018, le poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour (FQC) est le premier produit à intégrer la technologie blockchain. 8|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Les projets dans d’autres secteurs Luxe Everledger, startup créée en 2015 se base sur la blockchain pour lutter contre la fraude dans le domaine du luxe. Son premier marché était celui de l’industrie du diamant. Le concept était simple : construire un registre numérique recensant les transactions de diamants. L’objectif étant de rendre ce marché transparent, des mines jusqu’aux joailliers. En effet, via un effet de réseau, le système devient dissuasif pour la fraude : si un vendeur ne peut prouver (par preuve cryptographique) qu’il possède les droits sur le diamant, la valeur de la gemme diminuerait significativement. Pour enregistrer un diamant, Everledger recense 40 attributs. Elles constituent ainsi 40 métadonnées à partir desquelles un numéro de série unique est généré. Il est ensuite gravé de façon microscopique et ajouté à la blockchain, avec les métadonnées. Le registre n’appartenant pas à un acteur unique et étant inaltérable, cela permet d’impliquer facilement de grands acteurs du secteur. 9|P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Vin Le groupe français Tesson, spécialiste de la logistique, s’est intéressé à la blockchain dans le but d’optimiser la supply chain du secteur du vin. Les avantages à cette application sont nombreux : - améliorer la traçabilité des bouteilles - garantir leur intégrité - lutter contre la contrefaçon et le vol - dématérialiser le processus logistique du vin A Shangaï, la startup BitSE a créé un service nommé VeChain focalisé sur la traçabilité de tout type de produits. Il est principalement utilisé par un importateur de bouteilles de vins pour que chacune de ses bouteilles soit équipée d’une puce NFC ou d’un QR code. Concrètement, la bouteille est scannée chaque fois qu’elle change de propriétaire. Ce mouvement est automatiquement inscrit sur une blockchain, permettant aux clients d’accéder à l’historique. Le même projet s’est développé en Italie avec la startup EZLab. Elle est aujourd’hui présente dans l’ensemble du secteur agroalimentaire. Industrie pharmaceutique La chaîne logistique pharmaceutique connaît également de nombreux enjeux de traçabilité et de lutte contre la fraude. Entre 10 à 30% des médicaments circulant dans les pays en développement sont des faux médicaments, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cela entraînerait près de 700 000 décès par an. La mise en place d’un registre transparent et inaltérable, grâce à la technologie blockchain, permettrait de lutter contre ces pratiques. L’idée serait d’enregistrer les données de chaque étape de la chaîne de fabrication et de distribution d’un médicament. Les patients, ainsi que tous les acteurs pourront vérifier la provenance et l’intégrité des médicaments. Des startups comme Chronicled ou BlockPharma se sont déjà positionnées que ce marché. 10 | P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER En 2016, Chronicled avait initié un projet baptisé « CryptoSeal ». Alliant la technologie NFC avec la blockchain, l’idée était d’apposer la puce sur les boîtes de médicaments pour obtenir des données, puis les authentifier sur la blockchain. Ce système permettait un suivi fiable. Aujourd’hui Chronicled a étendu ses solutions sur d’autres marchés, comme l’agriculture, la chimie ou l’automobile. Aujourd’hui Chronicled a étendu ses solutions sur d’autres marchés, comme l’agriculture, la chimie ou l’automobile. 11 | P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
ELECTRON IC DATA T RANSFER Conclusion Les chaînes logistiques reposent encore trop souvent sur des documents papiers, sources de fraude ou d’erreurs, même si la tendance à la digitalisation croît. Dans le futur, la blockchain pourra être la technologie dominante des chaînes logistiques dématérialisées. L’enjeu résidera à lier le monde physique et le monde digital. L’association de la blockchain et de l’IoT (puces NFC, smart contracts, etc.) permet d’exploiter au maximum le potentiel de la blockchain appliqué à la supply chain. Globalement, la technologie de la blockchain est adéquate dès lors où différentes parties prenantes ne partagent pas les mêmes intérêts ou ne se font pas confiance, doivent collaborer. Certes, elle ne résoudra pas tous les problèmes de fraude ou de traçabilité, mais permettra de les minimiser. Pour pousser la réflexion, il est possible, qu’à l’avenir, elle puisse faire de la supply chain d’une entreprise un réel argument marketing : cela pourrait améliorer significativement la confiance des consommateurs envers ses produits. Par exemple, la marque américaine Baby Ghost a utilisé la blockchain avec la technologie des puces NFC et QR code pour sa collection printemps/été 2017. Grâce à ce système, les consommateurs ont pu accéder à l’historique du vêtement et vérifier l’authenticité de leurs achats. 12 | P a g e Source : « Supply chain, traçabilité et blockchain », étude de Blockchain Partner
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