Une Suisse innovante - impulser une dynamique de mise en réseau de la Suisse - SGVW
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Chères lectrices,
chers lecteurs,
Les technologies de l’information et de la communication (TIC),
qui représentent 5 % du produit intérieur brut, contribuent sensi
blement à la productivité et à la croissance de la Suisse ainsi
qu’à l’emploi. Elles sont en outre à l’origine d’innovations dans
toutes les branches et participent ainsi à leur croissance. Or,
l’immense potentiel des TIC a été trop peu exploité en Suisse
jusqu’à présent. Dans certains domaines, comme la cyber
administration, la Suisse a même du retard à rattraper.
En tant que président de l’association faîtière ICTswitzerland et
membre du groupe parlementaire «ePower pour la Suisse», je
soutiens tous les efforts qui sont déployés pour encourager le
transfert de connaissances et le dialogue entre les décideurs
issus des milieux économique, scientifique et politique, ce qui
a pour conséquence de renforcer la place économique suisse.
Les entreprises actives dans le domaine des TIC jouent un rôle
décisif pour ce qui concerne l’encouragement de l’innovation et
l’augmentation de la productivité, rôle qui vient s’ajouter à l’enga
gement des associations professionnelles et étatiques.
Le présent document de Cisco, «Une Suisse innovante», impulse
des idées qui revêtent une grande importance pour certains
aspects essentiels de la politique, comme l’économie, l’éduca
tion, la santé, l’énergie et l’environnement. Je salue également en
tant que politicien et parle-mentaire les initiatives de ce genre,
où des entreprises technologiques proposent, pour la Suisse,
des actions et des solutions qui reposent sur des analyses et
des exemples de bonnes pratiques. Le plus étonnant dans l’his
toire, c’est que ce qui paraissait récemment encore utopique
est au-jourd’hui déjà devenu réalité. Pour vous en convaincre, il
vous suffit de lire le présent document!
Sincèrement,
Ruedi Noser
Page titre
Discussion pendant la pause: les cafétérias de Conseiller national
Cisco à Wallisellen et Rolle sont reliées entre elles
grâce à TelePresence.
2Contenu
Sommaire 4
Résumé 6
Les nouveaux défis 8
Quatre idées-force 10
1re idée-force: 11
Augmenter la productivité des entreprises, des administrations
et des organisations
Utiliser la collaboration pour façonner de nouvelles formes de travail 11
et de vie
Flexibilisation et réduction des coûts grâce à de nouveaux 13
services TIC
La course de la Suisse pour rattraper son retard en matière 15
d’E-Government
2e idée-force: 17
Préserver et développer la force d’innovation de la Suisse
Encourager l’innovation économique et sociétale 17
3e idée-force: 19
Encourager l’éducation et la cohésion sociale
Développer le système éducatif en intégrant des formes d’enseigne 19
ment collaboratif
Développer la formation informatique professionnelle avec les C
isco 21
Networking Academies
Les réseaux smart grid génèrent des besoins en formation 22
Des réseaux intelligents pour apprendre tout au long de la vie 23
Connected Health – un système de santé en réseau pour plus de 24
s écurité et d’efficacité
4e idée-force:
Protéger et préserver les conditions naturelles de la vie 27
ontribuer à la protection du climat et à la réduction des émissions
C 27
de CO2
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 3Les TIC:
un élément-clé de l’innovation
En 2008 et 2009, l’économie mondiale a connu un terrible repli,
qui a accéléré le déplacement du pouvoir économique et poli
tique des nations industrielles occidentales vers d’autres régions
en plein développement. De nouveaux et vastes marchés, avec
une classe moyenne renforcée, sont en train de naître. On assiste
à une restructuration des chaînes mondiales de production et
de création de valeur, qui s’adaptent de manière dynamique.
Ces bouleversements ont des conséquences très profondes
sur la société, la culture, l’économie et le monde du t ravail. Les
technologies modernes de l’information et de la communication
(TIC) sont un élément-clé de cette évolution. Désormais, les
réseaux intelligents jouent un rôle majeur dans l’économie, le
secteur public et la vie quotidienne: ils modifient la manière
dont nous vivons, travaillons, apprenons et jouons.
La Suisse est aujourd’hui une des nations les plus compétiti
ves et les plus innovantes du monde. Elle dispose d’excel
lentes infrastructures dans de nombreux domaines. Outre la
stabilité politique, un marché du travail libéral, un excellent
système éducatif et l’ouverture de la société, les infrastruc
tures sont un important atout dans le cadre de la compétition
mondiale. Des idées et des solutions innovantes sont néces
saires pour pouvoir préserver et améliorer cette position de
leader. Pour la Suisse, c’est la seule solution si elle veut demeu
rer une place économique attractive pour les entreprises et
les organisations internationales.
L’excellent réseau de télécommunications, qui repose en grande
partie sur le protocole internet (IP), fait partie des infrastructures
susmentionnées. Il permet de transmettre la voix, des données et
des images vidéo en format numérique. La numérisation de la
radio et de la télévision ainsi que le transport des informations nu
mériques via des réseaux IP témoignent du fort potentiel de cette
technologie universelle de transmission des informations. Des
études montrent que la pénétration de l’internet à large bande
dans une certaine économie et l’augmentation de sa productivité
sont liées de manière manifeste. Jusqu’à présent, la Suisse était
à la pointe en termes d’infrastructures de réseaux à large bande.
Mais cela ne suffira plus dans l’avenir, car entre-temps, de nom
4Sommaire
breux pays se sont rendu compte de l’importance de cette tech
nologie et investissent massivement pour la généraliser.
C’est à travers une utilisation plus intelligente et plus efficace
de ces infrastructures de réseaux IP qu’un nouveau palier pourra
être atteint en matière d’encouragement de l’innovation et
d’augmentation de la productivité. Cela est tout particulièrement
valable pour la Suisse avec son processus de création de va
leur axé sur les connaissances et les services. Désormais, ce ne
sont plus la recherche fondamentale et le développement de
produits qui sont les moteurs de nombreuses innovations, mais
une utilisation avant-gardiste des TIC pour innover en matière
de processus et de modèles d’affaires ainsi que le démontrent
aujourd’hui déjà certaines branches comme le transport et la
logistique, le commerce ou encore les médias. Mais il y a en
core d’autres secteurs importants, comme la pharmaceutique,
les finances et les pouvoirs publics, où la création de valeur et
l’augmentation de la compétitivité se feront désormais de plus
en plus par le biais d’applications TIC innovantes.
Dans «Une Suisse innovante», C isco Suisse présente sa contri
bution à la croissance, à l’innovation et à une productivité accrue
dans une Suisse interconnectée. Outre de nouvelles formes de
collaboration, d’études et de participation, C isco propose des
approches concrètes pour relever des défis majeurs: l’utilisation
des TIC permet de mieux maîtriser certaines questions, comme
la protection du climat, la gestion de l’énergie, la santé, la forma
tion et la sécurité. A travers «Une Suisse innovante», C isco sou
haite donner une impulsion à l’innovation et à la croissance, ins
pirer la société, l’économie et l’Etat et les motiver à renforcer
encore la capacité d’innovation de la Suisse, à utiliser le poten
tiel stratégique des nouvelles technologies, à donner au pays
des avantages concurrentiels dans le cadre de la compétition
accrue que se livrent les places économiques et à aider ainsi
à préserver la prospérité du pays. Nous vous souhaitons une
lecture instructive.
Eric Waltert
Directeur général C
isco Suisse
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 5Résumé
Les technologies de l’information et de la communication (TIC)
jouent désormais un rôle majeur dans l’économie, le secteur
public et le quotidien des gens. Cela est tout particulièrement
valable pour la Suisse avec son processus de création de va
leur fortement axé sur les connaissances et les services. Etant
donné que, dans l’avenir, la création de valeur se fera de plus
par le biais d’applications TIC innovantes, la Suisse doit affirmer
son rôle de pionnier dans ce domaine. En tant qu’artères de
communication de l’ère numérique, les réseaux intelligents re
vêtent une très haute importance.
Dans «Une Suisse innovante», C isco Suisse présente sa contri
bution à l’innovation et à l’augmentation de la productivité en
Suisse. Au fil de quatre idées-force, C isco Suisse propose des
approches concrètes pour relever certains défis majeurs de
notre époque, donnant ainsi une impulsion à un avenir intercon
necté. Les différents chapitres sont structurés de manière iden
tique: une description de la situation précède la présentation
d’exemples de bonnes pratiques et la proposition d’actions
concrètes.
1re idée-force: augmenter la productivité des entreprises,
des administrations et des organisations. Les technologies
visant à améliorer la collaboration, comme l’ordinateur portable,
la téléphonie sur internet, le téléphone portable, la vidéoconfé
rence et internet, ont radicalement changé le quotidien profes
sionnel de nombreuses personnes et sont à l’origine de formes
de collaboration totalement nouvelles. Le cloud computing offre
beaucoup de valeur ajoutée aux PME et aux fournisseurs de ser
vices internet. La Suisse a du retard à rattraper dans le domaine
de la cyberadministration, où des plateformes web, comme les
guichets virtuels, l’utilisation du cloud computing et la création
de nouveaux univers de travail pourraient marquer un grand pas
en avant – pour l’administration ainsi que pour les citoyens.
2e idée-force: préserver et développer la force d’innovation
de la Suisse. Les innovations sont de plus en plus le fruit d’un
travail d’équipe. L’ouverture du processus d’innovation est donc
6Résumé
tendance. Elle débouche sur une utilisation stratégique du
monde extérieur, rendue possible par les technologies de colla
boration. C’est une option intéressante pour l’encouragement
de l’innovation par l’Etat et pour les entreprises privées.
3e idée-force: encourager l’éducation et la cohésion sociale.
Avec «Connected Class Room», les élèves et les étudiants sont
connectés entre eux ainsi qu’avec des spécialistes de l’ensei
gnement, de la recherche et de l’économie. Ce qui prime ici, ce
n’est pas d’aider les apprentis à emmagasiner individuellement
plus de connaissances, mais d’accroître les connaissances
en équipe, au-delà des barrières spatiotemporelles. Les plate
formes d’études interconnectées ne sont pas seulement essen
tielles pour la formation, mais aussi pour la formation continue.
Dans un monde économique qui bouge en permanence et de
plus en plus vite, l’apprentissage en réseau tout au long de la vie
est devenu une nécessité économique et sociale pour tous les
membres de la société. Le domaine de la santé présente égale
ment un très grand potentiel pour les applications TIC. Avec
«Connected Health», les acteurs sont interconnectés au-delà
des organisations – pour la prévention, le diagnostic, les soins et
la rééducation. Les informations concernant la santé et les pa
tients sont disponibles en permanence sous forme électronique
et peuvent être échangées. Grâce à l’utilisation de technologies
de télémédecine modernes, comme HealthPresence, il est pos
sible d’avoir un entretien personnel même quand le médecin et
le patient sont éloignés l’un de l’autre.
4e idée-force: protéger et préserver les conditions natu-
relles de la vie. En utilisant intelligemment les systèmes TIC
jusqu’en 2020, on pourrait réduire d’environ 15 % les émissions
de CO2, soit cinq fois la quantité due aux TIC. Des solutions
dans les domaines des centres de données, des vidéoconfé
rences, des systèmes de gestion de l’environnement ainsi que
des smart grids peuvent aider la Suisse à atteindre ses objec
tifs de réduction des émissions de CO2 et ce, de façon
significative.
Toutes les actions proposées requièrent une puissante infras
tructure à large bande de l’internet jusqu’au client final et inver
sement. C’est pourquoi il faudrait donner la priorité au dévelop
pement de l’infrastructure à fibre optique et à large bande.
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 7Les nouveaux défis
Après la crise économique et financière mondiale et dans le contexte d’un changement
technologique, sociétal et démographique encore plus rapide, l’économie, l’Etat et la
société suisses doivent faire face à de nouveaux défis. Une constatation s’impose: il ne
sert à rien de s’accrocher à des concepts économiques, financiers et de politique so
ciale qui étaient efficaces avant la crise, car ils ne fonctionnent plus. Les déséquilibres
commerciaux mondiaux, en particulier, exigent un changement de cap.
Pour la Suisse, il est essentiel de continuer à développer son excellente capacité d’expor
tation, mais aussi de préserver et de développer sa remarquable compétitivité, tout en
renforçant sa position en Europe et dans le monde sur le plan de la politique extérieure.
Ces dernières années, l’économie, la politique sociale et la technologie ont connu de pro
fondes transformations, qui ont été fortement soutenues par les technologies de l’infor
mation et de la communication interconnectées. Les réseaux intelligents sont les artères
de communication de l’ère numérique et revêtent donc une très grande importance.
Les changements technologiques modifient l’économie et boostent l’innovation
• Internet est à la fois le catalyseur et le carburant d’une économie globalisée. Les chaînes
mondiales de création de valeur reposent sur des infrastructures d’information, de com
munication et de collaboration en réseau, qui sont disponibles 24 heures sur 24. Ces
chaînes de création de valeur sont maintenant en train de se transformer en réseaux de
création de valeur, ce qui booste le temps d’exécution des processus ainsi que la ca
dence des innovations tandis que la pression concurrentielle augmente du fait que la
plupart des facteurs de production sont disponibles au niveau mondial.
• Les réseaux sociaux basés sur le web 2.0 progressent dans les entreprises. Ce sont
principalement des utilisateurs privés qui ont ouvert le potentiel du web 2.0 et des
réseaux sociaux il y a quelques années. Les entreprises se sont maintenant rendu
compte aussi que les outils web 2.0 et les applications de collaboration basées sur
ces derniers pouvaient leur apporter des avantages. Selon les chiffres publiés par
une étude de McKinsey1 en 2008, de plus en plus de personnes utilisent les blogs,
les wikis, les applications RSS et les réseaux sociaux. C’est devenu quelque chose
de tout à fait naturel pour près de 30 % des entreprises. L’utilisation croissante de ces
outils et applications débouche souvent sur un modèle de management différent,
basé sur de nouvelles formes de collaboration.
• Le web 2.0 et les outils de collaboration entraînent une modification fondamentale
des stratégies d’innovation dans les entreprises. Beaucoup intègrent dorénavant
leurs clients, collaborateurs et partenaires dans un processus d’innovation ouvert.
Formation, démographie et nouveaux médias: des défis sociétaux
• Grâce à internet, le savoir et les talents sont aujourd’hui disponibles à l’échelle mon
diale. Les économies bien implantées et axées sur les connaissances et les services,
comme celle de la Suisse, devront adapter leur offre de formation ainsi que la qualité
de la formation à des exigences qui évoluent rapidement.
1 Ian Davis: The new normal, March 2009, McKinsey Quarterly, www.mckinseyquarterly.com
8Les nouveaux défis
• Les changements démographiques transforment la Suisse: les gens vieillissent en
meilleure santé et les besoins en prestations de santé, de prise en charge, de forma
tion et de distractions augmentent.
• En raison des changements démographiques, les régions rurales, où les infrastructures
sont moins développées, doivent faire face à des défis encore plus grands – internet a ici
un impact positif sur l’offre d’informations et de formations ainsi que sur les soins de santé.
• Internet est devenu un média de masse. En Suisse, plus de 80 % de la population est
désormais en ligne. Dans le groupe des 14 à 29 ans, on atteint même 95 %. L’utilisa
tion intensive d’internet par ce groupe cible est en particulier due aux réseaux
sociaux. Mais c’est dans le groupe des plus de 55 ans que l’augmentation du nombre
d’internautes a été la plus forte.
• Les exigences en matière d’informations et de transparence ont augmenté. La diver
sité des informations générée par les produits multimédia s’oppose aujourd’hui à
la complexité croissante des problèmes. C’est pourquoi les citoyens exigent de plus
en plus de transparence de la part du gouvernement et des administrations, comme
base de leur engagement potentiel.
Les changements technologiques apportent des avantages et exigent des
investissements dans les infrastructures et le savoir-faire
• Internet est en passe de devenir disponible partout. L’internet mobile réalise sa percée
en permettant d’être en ligne partout et à tout moment. Les volumes de données aug
mentent en permanence sous l’effet de nouvelles applications et de nouveaux services.
L’augmentation devrait atteindre les 500 % d’ici 2013, surtout en raison des services vidéo.
Sur le réseau mobile de Swisscom, par exemple, le volume des données double tous les
sept mois. Une pression commence à s’exercer sur les frais d’infrastructure, car les opéra
teurs de télécommunications doivent faire très attention aux prix des nouveaux services.
• Les infrastructures à large bande et à haute performance donnent naissance à de
nouvelles plateformes de collaboration basées sur la communication et internet, qui
permettent d’échanger des informations en toute sécurité et fiabilité. De plus en plus
souvent, les données et les applications sont mises à disposition depuis le réseau.
Cette tendance du cloud computing2 va faire avancer l’industrialisation des TIC. Les
réseaux intelligents s’enrichiront ainsi de services de stockage de données et de
puissance de calcul, qui pourront être fournis en fonction des besoins. Cette infra
structure et les nouvelles applications Cloud transforment le monde du travail,
rendent le poste de travail plus mobile et permettent une gestion plus durable et
donc plus économique et plus écologique.
• Avec la virtualisation des fichiers de données, on pourra, dans l’avenir, combiner plus faci
lement entre elles des données (mashup) qui étaient jusqu’à présent mémorisées sur
plusieurs serveurs dans des formats différents. Cela renforcera l’importance des réseaux
intelligents comme éléments de base pour interconnecter l’Etat, l’économie et la société.
2 Cloud Computing: étant donné qu’internet est souvent représenté comme un nuage (cloud en anglais),
l’informatique basée sur internet est appelée cloud computing (informatique en nuage). Elle se caracté
rise par une utilisation partagée des infrastructures (ordinateurs, mémoires, réseaux) et des logiciels
(systèmes d’exploitation, applications) en fonction des besoins des utilisateurs.
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 9Quatre idées-force
En tenant compte des changements économiques, sociétaux et technologiques pré
sentés ainsi que des opportunités et des défis qui en découlent, on peut émettre, en
relation avec la crise financière et économique, quatre idées-force pour le programme
de croissance et de renouvellement de la Suisse:
Augmenter la productivité des entreprises, des administrations et des
organisations
Préserver et développer la force d’innovation de la Suisse
Encourager l’éducation et la cohésion sociale
Protéger et préserver les conditions naturelles de la vie
Ces quatre idées-force sont précisées ci-après en suivant un plan thématique. Après
une description de la situation illustrée d’exemples, C
isco propose des actions
concrètes. Il s’agit de sa contribution aux programmes de croissance et de réformes
économiques de la Suisse.
101re idée-force
1re idée-force:
Augmenter la productivité
des entreprises, des administrations
et des organisations
Utiliser la collaboration pour façonner rences web, la collaboration vidéo, TelePresence et des réseaux
de nouvelles formes de travail et de vie sociaux comme Facebook, Xing et Twitter.
Certaines entreprises ont prouvé qu’elles peuvent réagir avec
Situation actuelle plus de flexibilité et d’agilité aux nouveaux défis quand elles en
Les méga-tendances mondiales comme «Future of Work» et couragent la collaboration entre organisations et utilisent pour ce
«Future of Connected Life» reposent essentiellement sur des faire des technologies de collaboration ultramodernes. L’avan
technologies de l’information et de la communication inno tage est visible, dans la mesure où la productivité augmente, où
vantes, qui font naître de nouvelles formes de travail et de les processus de travail en place sont organisés de manière plus
collaboration plus flexibles. Ces technologies de collaboration efficace et où les entreprises, par la transformation de leur activi
se développent à une vitesse fulgurante et se répandent dans le té, modifient leur approche du marché et des clients dans les do
monde entier. Les ordinateurs portables, internet, les téléphones maines de la culture d’entreprise, des processus et de la
portables et de nouveaux outils de collaboration, comme les technologie.
conférences web et vidéo, ont radicalement modifié la vie pro
fessionnelle quotidienne de millions de gens dans le monde. Pour la génération internet qui arrive sur le marché du travail,
Grâce aux progrès de ces technologies ainsi qu’à une miniaturi l’utilisation des technologies de collaboration dans le monde
sation de plus en plus poussée, les nouveaux instruments de du travail va de soi. En outre, ce n’est pas le chômage mais
travail basés sur les technologies de c ollaboration présentent une abondance d’emplois qui se profile à l’horizon en raison
une mobilité quasiment illimitée et peuvent être utilisés où que des changements démographiques. Les jeunes qualifiés pour
l’on soit. ront bientôt choisir leur employeur. L’équilibre entre vie profes
sionnelle et vie privée pourra alors jouer un rôle décisif. Les
Le passage au niveau mondial à une société de services et du concepts de travail flexibles ainsi que le travail à domicile ou
savoir a révolutionné la manière dont nous travaillons. Notre quo sur le lieu de domicile seront très demandés.
tidien est aujourd’hui marqué par une mobilité nettement plus
grande et des formes de collaboration intensive souples. Les Les bonnes pratiques
gens sont reliés entre eux sans contraintes géographiques et 1. L a Poste suisse: en 2009, le projet-pilote à la Poste suisse et
échangent des informations en ligne. Le plus souvent, les tâches chez Post Logistics avait pour but d’identifier les différentes
ne sont plus menées à bien par une seule personne. Pour aug technologies de collaboration entrant en ligne de compte
menter la productivité, des entreprises mondiales misent de pour la vente (services intérieur et extérieur) et de détermi
plus en plus sur de nouvelles formes de collaboration et sur des ner celles qui pouvaient permettre d’accroître la productivité
princip es d’organisation ad hoc, qui permettent à des colla et les ventes. Grâce à la nouveauté d’utiliser systématique
borateurs situés en différents endroits de travailler en équipe ment la messagerie vidéo et les conférences web, la produc
au-delà des frontières, sans devoir se déplacer. La crise finan tivité de la centaine de collaborateurs a pu être augmentée
cière et économique de ces dernières années a encore ren de 15%.3
forcé l’intérêt pour les technologies de collaboration.
L’efficience maximale des processus et la maîtrise des coûts
sont un devoir économique majeur – tout particulièrement en
période de difficultés économiques. Grâce à de nouvelles
formes de collaboration virtuelle, les gens ne doivent plus se
déplacer physiquement jusqu’aux informations: les informations
sont amenées là où elles sont demandées. Cela évite des dé
placements, ce qui fait gagner du temps et de l’argent et réduit
aussi les émissions de CO2. Ces effets sont obtenus grâce à
3 Cisco Success Story: Cisco IBSG helps Swiss Post boost Sales Force
l’utilisation de réseaux plus intelligents, plus rapides et plus sûrs Effectiveness, 2009 www.cisco.com/web/about/ac79/docs/success/
ainsi que de technologies de collaboration comme les confé Swiss_Post_Customer_Success_Story.pdf
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 11Gains d’efficacité: les réseaux sociaux permettent de dialoguer directement en ligne.
2. Swisscom: depuis l’introduction de TelePresence en 2008 Propositions d’actions
chez Swisscom, les commerciaux et les ingénieurs utilisent 1. D e nouvelles solutions de collaboration basées sur les
tous les jours cette technologie entre Zurich et Berne pour réseaux offrent aux employeurs ainsi qu’aux collabora
échanger des informations et pour mieux coordonner les teurs, aux particuliers comme aux institutions publiques
projets chez les clients. La poursuite de la diffusion de de bonnes chances d’accroître sensiblement la produc
TelePresence avec le raccordement des sites de St-Gall, tivité individuelle ainsi que l’efficacité des organisations
Bâle, Lucerne, Lausanne et Genève débouche sur des cir dans leur ensemble. Le travail collaboratif exige, outre
cuits de décision nouveaux et plus rapides. En plus des frais de nouvelles technologies, que l’on soit prêt à effectuer
de déplacement économisés, les équipes dont les membres le changement culturel requis concernant la manière de
sont répartis sur plusieurs sites bénéficient d’un meilleur travailler ensemble. Cela signifie que les utilisateurs et
équilibre entre vie professionnelle et vie privée.4 les entreprises informatiques doivent collaborer entre
eux, l’objectif étant de permettre à chacun d’accéder à
3. Smart Work Center Amsterdam: un projet basé sur un nou cette forme de collaboration.
veau concept de travail distribué a été lancé il y a deux ans
dans l’agglomération d’Amsterdam pour endiguer le flot des 2. Nous proposons de créer une infrastructure avec des
pendulaires. Un «Smart Work Center» a été créé dans la com salles de conférences virtuelles, publiques et privées,
mune d’Almere, qui se trouve à une bonne vingtaine de kilo qui seraient réparties dans toute la Suisse et dispo
mètres d’Amsterdam. Ce centre dispose de liaisons à bande nibles pour toutes sortes de réunions, ce qui éviterait
ultralarge et offre une plateforme de collaboration avec cer aux participants de se rendre à un même endroit. Des
taines entreprises et les services publics de la ville. Grâce à entreprises de télécommunications suisses et étran
des postes de travail et à des salles de réunion virtuels, asso gères entrent en ligne de compte pour créer cette
ciés à des modèles de financement innovants et à des offres infrastructure.
toute aussi innovantes pour la garde des enfants, les emplo
yés peuvent travailler près de leur domicile. Avec le Smart 3. Le modèle de «Smart Work Center» développé par
Work Center, ils ne sont plus obligés de se rendre en ville, mais Cisco en collaboration avec des villes avant-gardistes
restent néanmoins intégrés dans les structures de la société est également tout à fait adapté à l’évolution des exi
qui les emploie. Les responsables communaux d’Almere et gences et à l’évolution du monde du travail en Suisse.
d’Amsterdam ont investi dans ce modèle de travail favorable En s’appuyant sur les expériences faites à Almere et à
aux familles et respectueux de l’environnement afin de favori Amsterdam, ce modèle de travail innovant pourrait être
ser un meilleur style de vie et des structures de travail effi testé et introduit en Suisse avec sa structure fédérale.
caces sur le plan énergétique. Les temps de déplacement Dans les cantons, les Directions de l’économie, avec
et l’empreinte CO2 ont ainsi pu être sensiblement réduits. leurs services de promotion de l’économie et de
Aujourd’hui, le modèle d’Amsterdam fait école dans le monde l’emploi, seraient des plateformes idéales pour réaliser
entier. De la Corée du Sud (Séoul) à l’Allemagne (Brême), un tel projet en collaboration avec certaines villes et
en passant par la Finlande, l’Australie (New South Wales), communes. Des incitations à investir et des modèles de
l’Argentine (Buenos Aires), les Etats-Unis (San Francisco, financement attractifs pourraient aider à étendre encore
PBC Bay Area, V enga/Idaho), l’Espagne (Madrid), le Portugal davantage ce concept.
(Lisbonne) et la France (Île-de-France), des projets d’implanta
tion de Smart Work Centers sont en cours ou en préparation.
4 www.cisco.ch/kundenbeispiele
121re idée-force
Flexibilisation et réduction des coûts sera de s’attaquer aux craintes concernant la sécurité du cloud
grâce à de nouveaux services TIC computing et des services cloud et d’offrir aux utilisateurs des
solutions convaincantes.
Situation actuelle Les bonnes pratiques
En utilisant des technologies de virtualisation, des infrastruc 1. Kybernetika, une société informatique suisse, a réussi depuis
tures informatiques comme des serveurs, des mémoires et des plusieurs années à se faire une place sur le marché dans le
centres de calcul complets peuvent être regroupés via internet domaine du conseil et de la formation. Elle a réalisé très tôt la
dans des clouds. Aujourd’hui déjà, les fournisseurs de services valeur ajoutée que pouvaient lui apporter ces nouvelles tech
internet proposent une vaste p alette de services cloud. Dans le nologies et a systématiquement misé sur cloud. Ainsi, tous les
domaine des services applicatifs, il existe des offres de messa documents de cours peuvent être mis à disposition via inter
gerie électronique (Gmail de Google), de téléphonie sur inter net, et il est possible de mettre directement en ligne des envi
net (Skype) et de places de marché électroniques (Amazon, ronnements clients préconfigurés. Des environnements ser
eBay et Ricardo). veur virtuels de taille et d’équipement différents peuvent
également être mis à disposition en quelques minutes, par
L’offre se développe également dans le segment des applica pilotage à distance, pour servir de plateformes de test ou à
tions métier, par ex. des applications CRM comme celle de sales des fins de formation. La gestion informatique est ainsi facili
force.com. BlueLock, Amazon et Google proposent, elles aussi, tée et l’exploitation de l’équipement est bien meilleure. Depuis
des applications métier sous la forme de services cloud. L’offre que la stratégie cloud a été mise en œuvre, le chiffre d’affaires
de services d’infrastructure depuis le cloud augmente égale de l’entreprise a doublé et des économies massives ont pu
ment. Le service Amazon Elastic Compute Cloud, connu sous être réalisées au niveau de l’infrastructure, l’encombrement
l’appellation «EC2», permet aux utilisateurs de faire tourner leurs des serveurs ayant été réduit de 70 % (www.cisco.ch/
propres applications sur une infrastructure cloud. Les services kundenbeispiele).
cloud peuvent être utilisés depuis n’importe quel terminal ayant
un accès à internet, même depuis un smart phone comme 2. A l’instar de nombreuses communes helvétiques, la Ville de
l’iPhone. Pforzheim, en Allemagne, avait un dilemme à résoudre: répon
dre rapidement à des exigences de plus en plus complexes
Les services cloud peuvent être utilisés aussi bien par des parti avec un budget constant. Le centre de calcul de Pforzheim
culiers que par des entreprises via un contrat de location conclu exécute toutes les applications municipales comme la mes
en ligne. Le paiement se fait par carte de crédit. Les entreprises sagerie électronique, internet, l’administration, la consomma
peuvent, aujourd’hui déjà, se procurer pratiquement toutes les tion d’énergie ainsi que les applications SAP et Oracle. Pour
applications métier requises sous la forme de services cloud, ce réduire la complexité, la ville a choisi une stratégie cloud in
qui leur évite d’avoir à investir dans une infrastructure informa terne lors de la restructuration et de la modernisation du centre
tique maison. Il est aussi possible de créer des postes de travail de calcul, la sécurité des données étant la première priorité.
totalement équipés de services cloud, ce qui est avantageux en Pforzheim a conçu son nouveau centre de calcul de manière
termes de coûts et offre une plus grande flexibilité que les infra que la ville puisse apparaître comme un fournisseur des ser
structures fixes, car l’emplacement et les terminaux utilisés n’ont vices cloud. Grâce à une virtualisation intégrale, chaque ser
plus d’importance. vice et chaque application peuvent être confiés, si néces
saire, à des prestataires de services externes et réintégrés
Selon une étude d’IT-Berater Avanade5 effectuée auprès de facilement si les ressources en personnel sont suffisantes. Le
500 managers et décideurs informatiques en Suisse et dans résultat de ce changement a répondu à toutes les attentes:
seize autres pays, 71 % des décideurs informatiques dans le Pforzheim possède aujourd’hui un centre de calcul qui non
monde entier apprécient la valeur ajoutée du cloud computing, seulement affiche des performances plus élevées, mais qui
qui leur permet de se concentrer davantage sur leur métier de est aussi nettement plus facile à gérer avec le personnel à
base. En Suisse, les services cloud sont jugés avec plus de ré disposition.
serve: 70 % des décideurs informatiques considèrent qu’il s’agit
de battage publicitaire et n’ont pas de projets concrets pour 3. Cisco mise elle-même de plus en plus sur les services cloud
utiliser les services cloud. Cela est dû à la peur de perdre le pour ses propres besoins et se procure notamment son sys
contrôle sur les données de l’entreprise et à certaines craintes tème mondial de gestion de la relation client auprès de Sales
concernant la sécurité. Actuellement, 90 % font plus confiance force.com, sous la forme d’un service d’application, c’est-à-
aux solutions informatiques internes de leur entreprise qu’aux dire depuis le cloud. D’une part, cette manière d’agir permet
services cloud.
Une communauté cloud computing suisse a été créée en 2009:
«Cloud Suisse»6. Cette association vise à promouvoir en Suisse
les technologies, les concepts et les méthodes du cloud com 5 www.avanade.com Studie: Accelerating Business Value with Collaboration
puting. Une autre mission importante de cette communauté 6 cloudsuisse.groupsite.com/main/summary
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 13de décharger notre propre organisation informatique des 3. Le regroupement de normes et de directives de sécurité,
tâches de développement et d’exploitation. D’autre part, le nécessaires pour le cloud computing et les services
service cloud est idéal pour notre organisation commerciale cloud, dans un certificat de qualité permet de répondre
mondiale, car il est ainsi possible d’accéder via internet aux aux craintes des utilisateurs suisses concernant la
informations clients de partout et à partir de n’importe quel sécurité. Les fournisseurs de services qui satisferaient
terminal (par ex. un smart phone). Un collaborateur du service à ces directives pourraient commercialiser leur offre
commercial de C isco n’a besoin que d’un navigateur web et en Suisse avec un certificat de qualité. Les u tilisateurs
d’un accès internet sur son terminal pour pouvoir utiliser par suisses auraient ainsi l’assurance que les services
tout et à tout moment son principal instrument de travail. La cloud répondent aux normes de qualité fixées pour la
variante ‘Buy Cloud Services’ a permis à C isco de réduire ses sauvegarde et la récupération des données et que
coûts d’environ un tiers par rapport à la variante «Make Own les données clients sont bien gérées. Les fournisseurs
Application». désireux d’offrir des services cloud recevraient en
contrepartie des directives claires à respecter. Le marché
des services cloud serait plus transparent pour les
Propositions d’actions clients finaux, et les fournisseurs seraient protégés
1. Nous considérons que les services cloud sont, notam contre des fournisseurs de produits bon marché sans
ment pour beaucoup de PME, un bon moyen de profiter certificat.
des avantages des technologies internet les plus mo
dernes. Pour pouvoir utiliser les services cloud, l’utilisa
teur doit disposer d’un accès internet puissant: c’est la
condition de base. Or les connaissances requises pour
bien utiliser les innovations dans le domaine des tech
nologies de l’information font fréquemment défaut dans
les PME. Souvent, les investissements et le personnel
spécialisé requis pour la mise en place et l’exploitation
d’une infrastructure TIC maison constituent aussi des
obstacles infranchissables. Les services cloud repré
sentent pour les PME, qui doivent lutter pour leur exis
tence dans une économie mondialisée, une possibilité
économique et attractive d’utiliser la nouvelle généra
tion des technologies internet et de l’information pour
conforter leur position face à la concurrence.
2. N
ous voyons des possibilités de synergies substan
tielles dans les importantes capacités de traitement
des infrastructures TIC, notamment les centres de
calcul, les supports de stockage et les serveurs d’appli
cations. Prévues à l’origine pour répondre aux besoins
propres des entreprises qui ont construit ces infrastruc
tures, ces capacités ne peuvent guère être pleinement
utilisées. Des surcapacités pourraient être mises à la
disposition de tiers sous la forme de services cloud.
Voici donc notre proposition: les entreprises disposant
d’infrastructures TIC de grande capacité devraient agir
comme fournisseur de services cloud et proposer, sous
cette forme, les surcapacités à des tiers. Cela ne
concerne non seulement les fournisseurs de services
existants, mais aussi de grandes entreprises côté utili
sateurs. Pour les fournisseurs de services cloud, les
avantages seraient une meilleure scalabilité des infras
tructures TIC en place ainsi que l’ouverture de nou
velles sources de revenu. Pour les utilisateurs de ser
vices cloud, les avantages résideraient principalement
dans des coûts plus faibles par rapport aux investisse
ments que requiert une infrastructure TIC maison.
141re idée-force
La course de la Suisse pour rattraper tout les citoyennes et les citoyens. Les Etats-Unis, la Grande-
son r etard en matière d’E-Government Bretagne, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande comp
tent parmi les précurseurs. En Europe, les pays nordiques ont
une longueur d’avance. L’Allemagne et l’Autriche déploient
Situation actuelle é galement de grands efforts.
Ces dix dernières années, l’E-Government, c’est-à-dire l’utilisa
tion de technologies de l’information et de la communication au Les bonnes pratiques
sein des gouvernements et des administrations, a marqué de 1. SuisseID est le premier produit standard de sécurisation des
son empreinte la modernisation et la plus grande efficacité du transactions électroniques en Suisse. Il réunit trois fonctions:
secteur public en Suisse. Dans de nombreux domaines, l’accès 1. une preuve d’identité électronique, 2. une signature électro
aux administrations et aux entreprises publiques a été simplifié nique également valable, 3. une preuve de fonction sûre. Le
(déclaration fiscale via le web, E-Voting) et la qualité des services fait de savoir avec certitude qui est à l’autre bout de la ligne
ainsi que la transparence ont été améliorées, à la même cadence devient de plus en plus important avec les plateformes inter
que s’est déroulée l’optimisation du rapport prix-performances. net. SuisseID renforce la confiance dans des services internet
Le haut niveau des investissements effectués par tête dans les sûrs: la cyberadministration, l’E-Commerce et la cybersanté
TIC témoigne d’une économie tournée vers l’avenir, le niveau de vont en profiter. Pour diffuser SwissID, les responsables du
densité des PC, smartphones et connexions à large bande étant SECO misent sur une approche communautaire. La plate
à l’avenant. Malgré cela, la Suisse ne s’en tire pas très bien en forme internet www.amazee.com/suisseid-community a été
matière de cyberadministration par rapport à de nombreux pays créée en collaboration avec Amazee dans le but d’intercon
européens. Christian Weber, responsable de la cyberadminis necter les différents acteurs et de permettre un échange
tration PME au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), s’est expri d’expériences entre les pionniers et les entreprises qui
mé comme suit à ce sujet au Swiss E-Government Forum en veulent intégrer SuisseID dans leurs applications web. Grâce
mars 2010, une manifestation organisée dans le cadre des Info à la mise à disposition d’une plateforme de collaboration web,
Society Days 2010, au cours desquels sont présentées les le développement de SuisseID a pu être réalisé par une
toutes dernières tendances en matière de cyberadministration: équipe travaillant virtuellement. Cela a permis de réunir les
«Malgré une bonne infrastructure et une forte densité d’appareils spécialistes requis en temps utile et de gérer le projet très ef
interconnectés, la Suisse est, en comparaison internationale, à la ficacement. Le temps d’exécution entre le démarrage et le
traîne concernant le développement de la cybersociété.» déploiement a tout juste atteint seize mois.
Cette situation est notamment due à notre fédéralisme. Selon le 2. II existe en Suisse de bonnes solutions comme, par exemple,
Conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, président du comité de le réseau cantonal d’information et de communication TGNet
pilotage E-Government Suisse, c’est pourquoi la cyberadminis dans le canton d’Argovie. L’infrastructure évolutive peut être
tration consiste principalement en Suisse à coordonner la colla utilisée par toutes les autorités et administrations cantonales
boration entre la Confédération, les cantons et les communes: ainsi que par les entreprises publiques comme les hôpitaux.
«L’utilisation d’outils de collaboration modernes nous permet de L’Office cantonal de l’informatique agit comme fournisseur de
collaborer plus rapidement et plus simplement au-delà des dif services et propose à la base des services de téléphonie.
férents secteurs. C’est seulement ensemble que nous pourrons Des services de systèmes d’affichage numérique, par exem
réaliser plus de choses plus rapidement.»7 ple pour se repérer dans les vastes bâtiments des hôpitaux et
des tribunaux, sont aussi proposés. Les autorités, les admi
L’étude «Le train de la cyberadministration roule à deux vitesses» nistrations et les entreprises publiques ont également la pos
de l’Institut de recherche Gfs effectuée en 20098 montre qu’il y a sibilité de publier des annonces et des informations à desti
urgence en matière de coordination: «En Suisse, la cyberadmi nation du public. Un service de vidéosurveillance de lieux
nistration avance à deux vitesses. Les petites administrations publics est également envisagé. L’offre sera enrichie en fonc
risquent de décrocher. Il leur sera difficile de rattraper par elles- tion des besoins. TGNet est, globalement, une solution puis
mêmes leur retard, et il est plus important que jamais de leur ap sante et évolutive, que les différentes institutions n’auraient
porter un soutien.» Une action coordonnée, des standards uni pas pu mettre en place individuellement avec un rapport prix-
formes et une mise en réseau des administrations aideront performances comparable.
considérablement à ce que la qualité des services publics de
meure un des avantages de la place économique suisse, malgré
la diminution de la population active.
Les administrations peuvent obtenir des résultats significatifs
en termes de réduction des coûts, d’augmentation de la pro
ductivité et d’amélioration de la qualité si le développement de 7 Président de la Confédération Hans-Rudolf Merz, discours «eParticipation
la cyberadministration fait partie intégrante d’un processus de et innovation grâce à la cyberadministration; la mise en œuvre de la stratégie
E-Government tourne à plein régime en Suisse», Symposium national
changement global, intégrant non seulement les autorités et les E-Government, 9.11.2009 à Berne, www.egovernment-symposium.ch.
administrations, mais aussi l’économie privée, les ONG et sur 8 www.gfsbern.ch/pub/49503_WIK.pdf
Des réseaux intelligents comme socle de la croissance, de l’innovation et d’une productivité plus élevée 15Vous pouvez aussi lire