LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG

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LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
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Live Cinema: The Mysterious Lady
               Essential Bergman
     Steve McQueen, King of Cool
               Volker Schlöndorff

                       Avril 2018
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
4Informations pratiques                                                                                                                                                                                                                                   3

                                                                                                                                                                                                                  Sommaire
                                                                                                                                                                                                                  Tableau synoptique                                   4
               Cinéma 17, place du Théâtre                                                 Abonnement gratuit
               L-2613 Luxembourg                                                           au programme mensuel                                                                                                   Live Cinema                                         6
                                                                                           Tél. : 4796 2644                                                                                                       Le Monde en doc                                     8
               Tickets online                                                              cinematheque@vdl.lu
                                                                                                                                                                                                                  Université Populaire du Cinéma                      10
               sur www.cinematheque.lu
               www.luxembourg-ticket.lu                                                                                                                                                                           Soirée spéciale hip-hop                             12
                                                                                                                                                                                                                  Kino mat Häerz                                      14
                                                                                                                                                                                                                  Essential Cinema                                    16
                                                                                                                        n
                                         l                                                                         erge
                                      oya                                                                   illy Go                                                                                               Essential Bergman                                   22
                           B      d. R                                                                 R. W
                                                                                                                                                                                                                  Hommage à Volker Schlöndorff                        28
                                                                          sB ains
                                                                     R. de                                                                                                                                        Steve McQueen, King of Cool                         34

                                                                                                                                Côte
                                                                                      R. Beaumont
                                                                                                                                                                                                                  Weekends@Cinémathèque                               40

                                                                                                                                  d’Eich
                                             Av. de la Porte-Neuve

                                                                                                                                                                                                                  Cinema Paradiso                                     48
                   R. Aldringen

                                                                                          R. des Capucins

                                                                                                                                                                                                                  L’affiche du mois                                   55
                                                                                                                            Baeckerei
                                                                                                                                           R. du Fossé

                                                                         Grand-Rue
Bd. Royal

                   Salle de la Cinémathèque                                                  Accès par bus :                                                                                                      Glossaire
               P   Parking Place du Théâtre                                                  Lignes 9, 10, 11, 12, 14, 19, 20                                                                                     vo version originale non sous-titrée
                                                                                                                                                                                                                  vostf version originale sous-titrée en français
                                                                                             Arrêt : Badanstalt (rue
                                                                                                                  uré
                                                                                                                      des Bains)                                                                                  vostang version originale sous-titrée en anglais
                                                                       Place d’Arme                                   R. du C                                                                                     vostf+all version originale sous-titrée
               Caisse Vente des billets ½ heure                                            Administration /                                                                                                       en français et en allemand
                                                                                                                                                                                                                  vf version française
               avant les séances                                                           Archives / Bibliothèque                                                                                                vl version luxembourgeoise
                                                                                                                                                         La Cinémathèque de la Ville de Luxembourg est un
                                                                                           10, rue Eugène Ruppert
                                                                                          R. des Capucins

                                                                                                                                                                                                                  vofr version originale française
               Plein Tarif Billet : 3,70 €                                                                                                               musée du cinéma ayant pour mission la préservation
                                                                                           L-2453 Luxembourg                                             et valorisation du patrimoine cinématographique inter-
                                                                                                                                                                                                                  vall version allemande
               Carnet 10 billets : 25,00 €R. Louvigny                                      Tél. : (+352) 4796 2644                                       national. Membre de la Fédération Internationale
                                                                                                                                                                                                                  vostall version originale sous-titrée en allemand
                                                                                                                                                                                                                  voang version originale anglaise
               Tarifs réduits * Billet : 2,40 €                                            Fax : (+352) 40 75 19                                         des Archives du Film depuis 1983.                        voangstf version originale anglaise
                                         R. Notre-Dame
               Carnet 10 billets : 17,00 €                                                 cinematheque@vdl.lu                                                                                                    sous-titrée en français
                                                                                                                                                         Conception graphique Vidale-Gloesener                    voangstall version originale anglaise
               * jusqu’à 18 ans, étudiants et                                              Consultation des archives                                     Impression Imprimerie Centrale, Luxembourg               sous-titrée en allemand
               titulaires carte jeunes, à partir de 65 ans                                 sur rendez-vous                                               Tirage 7.200                                               accompagnement live au piano
                                                                                                                                                         Photo couverture Un été avec Monika ( p. 24)             c couleurs
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
4            Programme du 02 au 30 avril 2018                                                                                            Programme du 02 au 30 avril 2018                                                                              5

              18h30                                                  20h30                                                                18h30                                                    20h30
Lu 02 | 04    Death of a Salesman                                    21h00 ! Un été avec Monika Suède 1953 |                Je 19 | 04    14h30 L’Aile ou la cuisse           18h30 Le Septième                     20h30 Séance spéciale
              USA 1985 | Volker Schlöndorff | vostf | 136’ | p. 32   Ingmar Bergman | vostang | 96’ | p. 24                               France 1976 | Claude Zidi |         sceau Suède 1957 | Ingmar             « Hip Hop » : Boyz N
Ma 03 | 04    Les Fraises sauvages Suède 1957 | Ingmar               L’Honneur perdu de Katharina Blum                                    vo | 104’ | p. 14                   Bergman | vostang | 96’ | p. 25       the Hood USA 1991 | John
              Bergman | vostang | 91’ | p. 26                        RFA 1975 | Volker Schlöndorff | vostf | 106’ | p. 30                                                                                           Singleton | vostf | 112’ | p. 12

Me 04 | 04                                                                                                                  Ve 20 | 04    One, Two, Three                                          To Be or Not to Be USA 1942 | Ernst
              Love with the Proper Stranger                          Le Septième sceau Suède 1957 | Ingmar
              USA 1963 | Robert Mulligan | vostf | 100’ | p. 37      Bergman | vostang | 96’ | p. 25                                      USA 1961 | Billy Wilder | vostf | 107’ | p. 42           Lubitsch | vostf | 99’ | p. 20
Je 05 | 04    19h00 !
                                                                                                                            Sa 21 | 04    19h00 Ils vont tous bien Italie 1989 |                   21h30 Rear Window USA 1954 | Alfred
              The Great Escape USA 1963 | John Sturges | vostf | 172’ | p. 36                                                             Giuseppe Tornatore | vostf | 120’ | p. 44                Hitchcock | vostf | 111’ | p. 45
Ve 06 | 04    Young Frankenstein                                     Sunset Boulevard                                       Di 22 | 04    15h00 AninA Uruguay-                17h00 Le Guépard                      20h30 Une femme douce
              USA 1974 | Mel Brooks | vostf | 106’ | p. 42           USA 1950 | Billy Wilder | vostf | 110’ | p. 18                       Colombie 2015 | Alfredo             Italie 1962 | Luchino Visconti |      France 1969 | Robert Bresson |
Sa 07 | 04                                                                                                                                Soderguit | vf | 80’ | p. 52        vostf+all | 187’ | p. 47              vo | 88’ | p. 47
              19h00 La Traviata Italie 1982 | Franco                 21h30 A Clockwork Orange GB-USA 1971 |
              Zeffirelli | vostf | 109’ | p. 44                      Stanley Kubrick | vostf | 136’ | p. 45                 Lu 23 | 04    L’Honneur perdu de Katharina Blum                        A travers le miroir Suède 1961 | Ingmar
Di 08 | 04    15h00 Ponyo sur la                 17h00 Into the Wild                   20h30 Procès de Jeanne                             RFA 1975 | Volker Schlöndorff | vostf | 106’ | p. 30     Bergman | vostang | 89’ | p. 27
              falaise Japon 2008 | Hayao         USA 2007 | Sean Penn | vostf |        d’Arc France 1962 | Robert           Ma 24 | 04    The Cincinnati Kid USA 1965 | Norman                     Homo Faber Allemagne-France 1991 | Volker
              Miyazaki | vf | 101’ | p. 50       148’ | p. 46                          Bresson | vo | 65’ | p. 47                         Jewison | vostf | 102’ | p. 38                           Schlöndorff | voallstang | 117’ | p. 33
Lu 09 | 04    Homo Faber Allemagne-France 1991 | Volker              Le Monde en doc : Circle of Poison                     Me 25 | 04    La Source Suède 1960 | Ingmar Bergman |                  Bullitt
              Schlöndorff | voallstang | 117’ | p. 33                USA 2016 | Shannon Post, Evan Mascagni |                             vostf | 89’ | p. 27                                      USA 1968 | Peter Yates | vostf | 110’ | p. 39
                                                                     vostf | 71’ | p. 8
                                                                                                                            Je 26 | 04    The Thomas Crown Affair USA 1968 |                       Le Roi des aulnes Allemagne-France 1996 |
Ma 10 | 04    Un été avec Monika Suède 1953 | Ingmar                 Le Coup de grâce RFA 1976 | Volker                                   Norman Jewison | vostf | 102’ | p. 39                    Volker Schlöndorff | voangstf | 118’ | p. 33
              Bergman | vostang | 96’ | p. 24                        Schlöndorff | vostf | 97’ | p. 31
                                                                                                                            Ve 27 | 04    In Bruges                                                Tous les autres s’appellent Ali
Me 11 | 04    The Cincinnati Kid USA 1965 | Norman                   Les Fraises sauvages Suède 1957 | Ingmar
                                                                                                                                          USA 2008 | Martin McDonagh | vostf | 107’ | p. 42        RFA 1974 | R.W. Fassbinder | vostf | 93’ | p. 21
              Jewison | vostf | 102’ | p. 38                         Bergman | vostang | 91’ | p. 26
                                                                                                                            Sa 28 | 04    19h00 Frankie and Johnny                                 21h30 Batman Returns
Je 12 | 04    Bullitt                                                Le Tambour
                                                                                                                                          USA 1991 | Garry Marshall | vostf | 104’ | p. 44         USA 1992 | Tim Burton | vostf+all | 126’ | p. 45
              USA 1968 | Peter Yates | vostf | 110’ | p. 39          RFA 1979 | Volker Schlöndorff | vostf | 140’ | p. 32
Ve 13 | 04                                                                                                                  Di 29 | 04    15h00 La Belle et la                17h00 Boogie Nights                   20h30 L’Argent
              Being John Malkovich                                   Taxi Driver
              USA 1999 | Spike Jonze | vostf | 109’ | p. 42          USA 1976 | Martin Scorsese | vostf | 113’ | p. 19                    Bête France 1946 | Jean             USA 1997 | Paul Thomas                France 1983 | Robert Bresson |
                                                                                                                                          Cocteau | vo | 96’ | p. 53          Anderson | vostf | 155’ | p. 46       vo | 85’ | p. 47
Sa 14 | 04    19h00 Gilda                                            21h30 Willow                                           Lu 30 | 04    19h00 ! Université Populaire du Cinéma
              USA 1946 | Charles Vidor | vostf | 107’ | p. 44        USA 1988 | Ron Howard | vostf | 126’ | p. 45
                                                                                                                                          Leçon 7 : « Temps : Antonioni » ou comment le cinéma s’invente comme lieu du temps | p. 10
Di 15 | 04    15h00 Capelito et ses              17h00 Excalibur                       20h30 Mouchette
              amis Espagne 2006-2009 |           USA 1981 | John Boorman |             France 1967 | Robert Bresson |
              Rodolfo Pastor | sans              vostf | 140’ | p. 46                  vo | 79’ | p. 47
              paroles | 40’ | p. 51
Lu 16 | 04    Le Roi des aulnes Allemagne-France 1996 |              La Source Suède 1960 | Ingmar Bergman |
              Volker Schlöndorff | voangstf | 118’ | p. 33           vostf | 89’ | p. 27
Ma 17 | 04    A travers le miroir Suède 1961 | Ingmar                The Thomas Crown Affair USA 1968 |
              Bergman | vostang | 89’ | p. 27                        Norman Jewison | vostf | 102’ | p. 39
Me 18 | 04    Love with the Proper Stranger                          Death of a Salesman
              USA 1963 | Robert Mulligan | vostf | 100’ | p. 37      USA 1985 | Volker Schlöndorff | vostf | 136’ | p. 32
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
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    La Cinémathèque présente                 The Mysterious Lady                                                                          Ve 04 | 05 à 20h00
                                                                                                                                          Sa 05 | 05 à 20h00

    Live Cinema
                                             USA 1928 | intertitres anglais | 88’ | De : Fred Niblo | Avec : Greta Garbo, Conrad Nagel,
                                             Gustav von Seyffertitz | D’après : le roman ‘Der Krieg im Dunkel’ de Ludwig Wolff |          à la Philharmonie
                                             version restaurée | Musique : Carl Davis
                                                                                                                                          Production de la
    Orchestre Philharmonique du Luxembourg   Une espionne russe met tout en œuvre pour sauver son amant – un
                                                                                                                                          Cinémathèque
                                                                                                                                          en coopération
    sous la direction de Carl Davis          officier autrichien accusé de trahison – de l’échafaud ...                                   avec l’OPL et la
                                                                                                                                          Philharmonie
                                             Greta Garbo, alors âgée de 23 ans, dans le rôle d’une espionne à
                                             la Mata Hari. Sublimement photographiée, la Divine évolue dans                               Avec le concours de :
                                             les splendides décors qui témoignent de la perfection artistique et                          Photoplay Productions
                                             esthétique de la MGM. Jouant habilement sur les cadrages, le réa-                            Ltd, Threefold Music,
                                                                                                                                          Musichall Ltd, Faber
                                             lisateur Fred Niblo parvient à créer un authentique suspense à la                            Music Ltd
                                             manière d’Hitchcock.
                                             Greta Garbo is the ‘femme fatale’ in this spy romance, set in Vienna                         Tickets
                                             just before the First World War. Garbo plays a Russian agent and a                           10/20/30 €
                                                                                                                                          (< 27 ans : 6/12/18 €)
                                             mistress of an Austrian spy-master. She tries to save her lover from                         www.philharmonie.lu,
                                             execution after he is accused of treachery. Carl Davis’s superb music                        (+352) 26 32 26 32
                                             evokes the style and spirit of pre-war Vienna, animating Garbo’s                             luxembourgticket.lu,
                                             seductive screen presence.                                                                   (+352) 47 08 95 -1

                                             Family Edition avec Charlie Chaplin
                                             The Kid                                                                                      Sa 05 | 05 à 15h00
                                             USA 1921 | intertitres anglais | 60’ | De : Charles Chaplin | Avec : Charlie Chaplin,        à la Philharmonie
                                             Jackie Coogan, Edna Purviance Musique : Charles Chaplin
                                                                                                                                          Avec le concours de :
                                             Charlot recueille et élève avec tendresse un bébé abandonné. Cinq                            Roy Export SAS,
                                             ans plus tard, le gosse casse les carreaux à coup de cailloux pour que                       Bourne Co. Music
                                                                                                                                          Publishers, Threefold
                                             Charlot, vitrier d’occasion, puisse proposer ses services. Jusqu’au
                                                                                                                                          Music, Musichall Ltd
                                             jour où la mère repentie veut reprendre son enfant ...
                                             Le premier long métrage réalisé par Charles Chaplin est un immense
                                             chef-d’œuvre qui tient à la fois d’‘Oliver Twist’ et de ‘L’opéra de
                                             quat’sous’. Mais The Kid est avant tout un miroir autobiographique                           Tickets
                                             de la propre enfance de Chaplin dans les faubourgs pauvres de                                18 € (enfants : 12 €)
                                                                                                                                          www.philharmonie.lu,
                                             Londres. Un film déchirant, burlesque jusqu’au délire et sans une
                                                                                                                                          (+352) 26 32 26 32
                                             ombre de pleurnicherie ... qui enchantera les enfants aussi bien que                         luxembourgticket.lu,
                                             leurs parents !                                                                              (+352) 47 08 95 -1
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
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Le Monde en doc                             Circle of Poison
                                            USA 2016 | vostf | 71’ | c | Documentaire de : Shannon Post et Evan Mascagni
                                                                                                                           Lu 09 | 04 à 20h30

                                                                                                                           En collaboration
Les rendez-vous du documentaire stimulant   Alors que plusieurs pesticides ont été interdits aux Etats-Unis pour
                                                                                                                           avec etika – Ini-
                                                                                                                           tiativ fir Alternativ
                                            leurs effets dangereux sur la santé et l’environnement, les entre-             Finanzéierung asbl,
                                            prises sont toujours autorisées à les fabriquer pour l’exportation.            ATTAC Luxembourg,
                                            Cette politique envoie un message au monde : les vies américaines              Meng Land-
                                                                                                                           wirtschaft, SOS
                                            sont plus précieuses que les autres. Mais c’est sans compter sur
                                                                                                                           FAIM Luxembourg,
                                            l’ironique retour de flammes : puisque ces produits volatils toxiques          SOS FAIM Belgique
                                            circulent dans le monde entier, à un moment donné, ils retournent              et le Festival
                                            indéniablement aux Etats-Unis, dans les aliments importés, via le              Alimenterre
                                            fameux « cercle du poison ».
                                            « Shannon Post and Evan Mascagni sound the alarm in Circle of Poison,
                                            an eye-opening and ire-raising doc that follows pesticides around the
                                            world to see the damage they do. ( ... ) A straightforward indictment
                                            of longstanding ecological injustice. » (The Hollywood Reporter)

                                            La projection sera suivie d’une discussion avec Marine
                                            Lefebvre de SOS FAIM Luxembourg qui traitera des négo-
                                            ciations en cours devant le Conseil des droits de l’homme
                                            pour l’adoption d’une Déclaration des Nations Unies sur :
                                            les droits des paysans incluant le droit aux semences et
                                            avec Jacques Mersch, expert et membre de la campagne
                                            « Ouni Pestiziden » qui nous détaillera les dernières avancées
                                            de la campagne contre les pesticides au Luxembourg.                            Marine Lefebvre
                                                                                                                           SOS FAIM Luxembourg
                                                                                                                           Jacques Mersch
                                                                                                                           expert et membre de
                                                                                                                           la campagne « Ouni
                                                                                                                           Pestiziden »
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
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Université Populaire   Leçon 7 : « Temps : Antonioni »
                       Ou comment le cinéma s’invente comme lieu du temps
                                                                                                        Lu 30 | 04 à 19h00 !

du Cinéma
                       Par Emmanuel Siety (maître de conférences en esthétique du
                       cinéma, Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle) Ciné-conférence
                       ponctuée d’extraits de films | en langue française | 60’

                       « S’exprimant à propos de L’Avventura (1960), le cinéaste-critique-pro-
                       ducteur André S. Labarthe estimait : ‘C’est Antonioni qui a réussi à iso-
                       ler la particule élémentaire du cinéma, le temps. Il aura donc fallu plus
                       de soixante ans pour que le cinéma prenne conscience que son per-               Emmanuel Siety
                       sonnage principal c’est le temps, que les autres, ceux que nous appe-
                       lons par leurs noms de scène, ne sont que des comparses.’ Comme on
                       le verra, cette prise de conscience passe par une dissolution des struc-        Infos supplémen-
                       tures aristotéliciennes du récit. Ce ne sont plus les actions humaines          taires et formules
                       qui manifestent le temps comme écoulement, ce sont désormais les                « libre pass »
                       lieux, toujours sidérants dans l’œuvre d’Antonioni, qui en deviennent           unipopcine@vdl.lu
                                                                                                       www.unipopcine.lu
                       les dépositaires et comme la caisse de résonance. » (Emmanuel Siety)
                       Interlude « finger food & meet the prof »
                                                                                                       Autres films-clés
                       Profession : reporter                                                           illustrant « Temps :
                       Professione : reporter Italie-USA 1975 | vostf | 126’ | c | De : Michelangelo   Antonioni » :
                       Antonioni | Avec : Maria Schneider, Jack Nicholson
                                                                                                       06 | 05 Chronique
                       Un reporter échange son identité avec celle d’un homme mort,                    d’un amour | Italie
                       découvert dans une chambre d’hôtel. Sous son nouveau nom, il                    1950 | Michelangelo
                       rencontre une jeune fille avec laquelle il poursuit son voyage. Mais            Antonioni
                       l’usurpation d’identité se révèle dangereuse ...
                                                                                                       13 | 05 L’Eclipse |
                                                                                                       Italie-France 1962 |
                                                                                                       Michelangelo
                                                                                                       Antonioni

                                                                                                       20 | 05 Zabriskie
                                                                                                       Point | Italie-USA
                                                                                                       1970 | Michelangelo
                                                                                                       Antonioni

                                                                                                       27 | 05 Identification
                                                                                                       d’une femme | Italie
                                                                                                       1982 | Michelangelo
                                                                                                       Antonioni
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Soirée spéciale   La Cinémathèque et l’Underground Project asbl organisent une                            En collaboration
                  soirée spéciale autour d’un des films les plus emblématiques du                         avec Underground
                                                                                                          Project asbl
                  monde du hip-hop des années 90, c’est-à-dire Boyz N the Hood.

hip-hop           Un flashback back to basics permettant à l’ancienne génération de
                  transmettre à la nouvelle leur héritage cinématographique. Boyz N
                  the Hood est un film qui a influencé tous les aspects du hip-hop,
                  vestimentaires ou musicaux. Il s’agit de l’un des premiers grands
                  rôles du rappeur Ice Cube et du célèbre acteur Cuba Gooding Junior.

                  Boyz N the Hood                                                                         Je 19 | 04 à 20h30
                  USA 1991 | vostf | 112’ | c | De : John Singleton | Avec : Larry Fishburne, Ice Cube,
                  Cuba Gooding Jr

                  Le passage de l’adolescence à l’âge d’homme pour trois amis du                          Des animations
                  ghetto South Central à Los Angeles ...                                                  seront prévues avant
                                                                                                          le film, afin de mettre
                  « Voici 25 ans déjà qu’est sorti en salles Boyz N the Hood. C’était la                  le public dans l’état
                  grande époque de la ‘hoodploitation’, ou ‘cinéma de ghettos’, un                        d’esprit.
                  courant cinématographique où s’entrechoquaient l’iconographie
                  gangsta, la culture reality rap et les aspérités de la chronique sociale.
                  Boyz N the Hood se situe au cœur de cette vague nineties, aux côtés
                  des premières œuvres de Spike Lee. Son succès – 57 millions de
                  dollars de recettes – en fera une œuvre emblématique, nommée par
                  deux fois aux Oscars. » (Les Inrockuptibles)
                  « It seems as box-fresh, powerful and funny today as it was in 1991. »
                  (The Times)
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Kino mat Häerz
                    « Kino mat Häerz » : c’est le rendez-vous à ne pas manquer pour passer                   En collaboration
                    un après-midi remplie de rires et de rêves. C’est aussi un lieu de sou-                  avec le Service
                                                                                                             Seniors de la Ville
                    venirs redonnant vie à des moments uniques de l’histoire du cinéma                       de Luxembourg,
... a mat Kaffi !   qui font chaud au . L’équipe de « Kino mat Häerz » vous accueille                        Help/Croix-Rouge
                    une fois par mois dans le cadre charmant de la Cinémathèque. Après                       et la Maison des
                    chaque séance, vous avez la possibilité de participer à une rencontre                    Associations
                    conviviale « café et gâteau » pour vous permettre d’échanger autour
                    du film projeté et de fixer un rendez-vous pour la prochaine séance !
                    Afin que les personnes à mobilité réduite puissent également pro-
                    fiter du « Kino mat Häerz » , les films seront projetés une deuxième
                    fois à la Cinémathèque située à la Cloche d’Or.

                    L’Aile ou la cuisse                                                                      Je 19 | 04 à 14h30
                    Comédie | France 1976 | version originale française | 104’ | De : Claude Zidi | Avec :
                                                                                                             à la Cinémathèque /
                    Louis de Funès, Coluche
                                                                                                             Place du Théâtre
                    Directeur d’un guide gastronomique mondialement connu, Charles
                                                                                                             Je 26 | 04 à 14h30
                    Duchemin vient d’être élu à l’Académie française. Approchant de la
                    retraite, il décide de former son fils à ce métier. Or, celui-ci a d’autres              à la Cinémathèque /
                    objectifs quant à son avenir. En plus, un adversaire de taille, Jacques                  Cloche d’Or :
                    Tricatel, PDG d’une chaîne de restaurants, vient gêner les affaires de                   séance accessible
                                                                                                             aux personnes à
                    Duchemin...
                                                                                                             mobilité réduite
                                                                                                             (nombre limité de
                                                                                                             places – réservation
                                                                                                             obligatoire)

                                                                                                              Infos & inscriptions
                                                                                                              pour la formule
                                                                                                             « Kaffi & Kuch »
                                                                                                             ­ainsi que les séances
                                                                                                              à la Cinémathèque –
                                                                                                              Cloche d’Or
                                                                                                             (jusqu’à 2 jours avant
                                                                                                              la séance de cinéma)
                                                                                                             T. +352/47 96 -24 28
                                                                                                             servsenior@vdl.lu
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
16                                                                                                  17

     Essential Cinema : Les vendredis à 20h30 à la Cinémathèque
                                                                             Liste complète
     L’irruption d’un tout-à-l’image peuplé de multiples écrans risque de    des 100 films :
     noyer le cinéphile dans un océan des possibles. La Cinémathèque         dépliant « Essential
     a, plus que jamais, pour mission de tenir les fils d’un patrimoine      Cinema » ou
     éclaté et d’orienter le public, de ne pas reculer devant la nécessité   cinematheque.lu
                                                                             (sous réserve de
     de construire un canon du 7 e Art. « Essential Cinema » embrasse        modifications)
     pleinement ce rôle, en proposant au public un programme de 100
     films représentatifs de l’art cinématographique. 100 chefs-d’œuvres
     à voir pour donner une vue d’ensemble de l’essence créative du
     cinéma. 100 films à voir absolument. Non pas avant de mourir,
     mais dès maintenant.
LIVE CINEMA: THE MYSTERIOUS LADY ESSENTIAL BERGMAN STEVE MCQUEEN, KING OF COOL VOLKER SCHLÖNDORFF - AVRIL 2018 - VILLE DE LUXEMBOURG
18                    Essential Cinema                                                                                                       Cinémathèque’s 100 Must-See Films                                           19

 Ve 06 | 04 à 20h30   Sunset Boulevard                                                                       Taxi Driver                                                                                 Ve 13 | 04 à 20h30
                      USA 1950 | vostf | 110’ | De : Billy Wilder | Avec : Gloria Swanson, William Holden,   USA 1976 | vostf | 113’ | c | De : Martin Scorsese | Avec : Robert De Niro, Jodie Foster,
                      Erich von Stroheim                                                                     Harvey Keitel, Cybill Shepherd Palme d’Or, Festival de Cannes, 1976

                                                                                                             Naguère soldat au Vietnam, Travis est devenu amer, bizarre, cinglé.
                                                                                                             Comme chauffeur de taxi, il erre la nuit dans les rues de New York
                                                                                                             avec comme seuls compagnons de route, ses obsessions, ses
                                                                                                             dégoûts, ses craintes ...
                                                                                                             « Martin Scorsese nous offre un poème sulfureux, convulsif et fas-
                                                                                                             cinant, ‘inspiré’. Une fois de plus il trouve son inspiration dans le
                                                                                                             spectacle des bas-fonds, de la faune douteuse des quartiers chauds,
                                                                                                             à la fois attiré et épouvanté par les jeux du péché et de la damnation.
                                                                                                             Seul le visage de Jodie Foster illumine ce monde crépusculaire. »
                                                                                                             (Télérama, Le Guide Cinéma)
                                                                                                             « Scorsese, Schrader et De Niro semblent se poser aussi la question
                                                                                                             à notre sujet. Pendant tout le film, nous sommes contraints de voir la
                                                                                                             ville selon la perspective solitaire de Bickle, avec seulement quelques
                                                                                                             brefs éclairs d’espoir qui nous font sortir de sa tête malade. C’est
                                                                                                             l’homme souterrain de Dostoïevski qui refait surface avec une arme
                      L’ancienne star du muet Norma Desmond vit, oubliée, dans un
                                                                                                             et un désir de mort, un antihéros prêt à se salir les mains pour net-
                      somptueux palais démodé d’Hollywood, sur le Sunset Boulevard,
                                                                                                             toyer la ville. » (1001 Films à voir avant de mourir)
                      avec son majordome. Quand un jeune scénariste, poursuivi par des
                      créanciers, survient, elle le séquestre et lui demande d’écrire un scé-
                      nario qui lui permettra de redevenir la star d’antan ...
                      Un film hallucinant à l’atmosphère crépusculaire, un vertigineux jeu
                      de miroirs. Sunset Boulevard est le film le plus sincère qui ait été
                      réalisé sur Hollywood. Figure monstrueuse et pathétique, Norma
                      Desmond trouve en Gloria Swanson une interprète d’exception, qui
                      assume avec courage tous les excès de son personnage et nous offre
                      une brillante recréation de la gestuelle du muet.
                      « D’un pouvoir de fascination inégalé, le chef d’œuvre de Wilder dis-
                      tille lentement une atmosphère trouble et déliquescente confondant
                      en permanence illusion et réalité, folie et normalité, haine et amour,
                      pathétique et ridicule, romantisme et sordide, hommage ému et
                      critique acerbe. Une pure tragédie qui brille de l’éclat sombre d’un
                      diamant noir. » (Guide des films, Ed. Larousse)
20                   Essential Cinema                                                                                                   Cinémathèque’s 100 Must-See Films                                     21

Ve 20 | 04 à 20h30   To Be or Not to Be                                                                  Tous les autres s’appellent Ali                                                      Ve 27 | 04 à 20h30
                     USA 1942 | vostf | 99’ | De : Ernst Lubitsch | Avec : Carole Lombard, Jack Benny,   Angst essen Seele auf RFA 1974 | vostf | 93’ | c | De : Rainer Werner Fassbinder |
                     Robert Stack                                                                        Avec : Brigitte Mira, El Hedi Ben Salem, Barbara Valentin

                     Durant la Deuxième Guerre mondiale, entre Varsovie et Londres,
                     une troupe de comédiens parvient à déjouer un plan de la Gestapo ...
                     « Etre ou ne pas être, c’est tout le sujet du film. Sous le couvert
                     d’une folle mascarade et dans un mélange incroyable de suspense
                     et de rire, c’est le combat de la vie contre la mort que Lubitsch nous
                     donne à voir. Tout en risquant sa vie sous les déguisements les plus
                     divers, Joseph Tura trouve encore le temps de cabotiner. To Be or
                     Not to Be, c’est la victoire de la liberté sur la tyrannie. » (Télérama,
                     Le Guide Cinéma)
                     « Le chef d’œuvre de Lubitsch. Un film engagé contre le nazisme
                     mais aussi une désopilante comédie et une réflexion sur le théâtre
                     où Lubitsch s’amuse constamment à nous tromper. Un mouvement
                     endiablé, une interprétation parfaite et un perpétuel éclat de rire
                     mêlé à un terrible suspense. » (Le Guide des films, Ed. Laffont)                    Dans un café fréquenté par des travailleurs immigrés, Emmi, veuve
                                                                                                         d’une soixantaine d’années, fait la connaissance d’Ali, un Marocain
                     « One of the most profound, emotionally complex comedies ever
                                                                                                         plus jeune qu’elle. Ali s’installe chez elle dès le lendemain, puis ils se
                     made, covering a range of tones from satire to slapstick to shocking
                                                                                                         marient. Le couple est mis à l’écart, mais va vite se révéler indispen-
                     black humor. » (Chicago Reader)
                                                                                                         sable à la communauté ...
                                                                                                         « Bouleversant, brutal et tendre, ce film ne dénonce pas, mais
                                                                                                         énonce. » (Télérama)
                                                                                                         « Tous les autres s’appellent Ali, présenté au festival de Cannes en
                                                                                                         1974, attira l’attention générale sur la personnalité de R. W. Fassbin-
                                                                                                         der qui avait déjà réalisé dans son pays une bonne douzaine de films.
                                                                                                         Le scénario – rappelant un peu celui de All That Heaven Allows de
                                                                                                         Douglas Sirk – est émouvant. Nous devons les meilleurs moments
                                                                                                         du film aux deux excellents protagonistes : Brigitte Mira et El Hedi
                                                                                                         Ben Salem. » (Guide des films, Ed. Laffont)
                                                                                                         « Fassbinder uses dramatic and visual excess to push everyday
                                                                                                         events to extremes, achieving a degree of political and psychological
                                                                                                         truth not accessible through mere social realism. » (Time Out)
22                                                                                                                                                    23

     Les Fraises sauvages                             « Humaniste, artiste, cinéaste-philosophe, Bergman a marqué                  A l’occasion du
                                                      de son style le cinéma moderne. Dieu/l’Art, le Bien/le Mal, la               centenaire de sa
                                                                                                                                   naissance
                                                      conscience/l’inconscient, l’angoisse de la mort ; autant de questions
                                                      autour desquelles Ingmar Bergman a construit, entre cinéma,                  En collaboration
                                                      théâtre et télévision, une œuvre tout en verticalité et en dualité.          avec l'Ambassade
                                                      Une œuvre qui ressemble à une quête ; perpétuel questionnement               de Suède au
                                                                                                                                   Luxembourg
                                                      sur la nature humaine en forme de désespoir. Cette dualité s’inscrit
                                                      dans une double thématique philosophique qui parcourt tous ses               « No form of art goes
                                                      films. D’un côté, la réflexion méditative sur la place de l’homme            beyond ordinary
                                                                                                                                   consciousness as film
                                                      dans l’univers, son rapport à Dieu, à la Nature, à la société, de
                                                                                                                                   does, straight to our
                                                      l’autre, un regard critique, lucide et satirique sur les rapports            emotions, deep into
                                                      humains et sur l’incommunicabilité dans le couple. » (ecrannoir)             the twilight room
                                                                                                                                   of the soul. »
                                                      « Monumentale, son œuvre tire sa légitimité de son dialogue ininter-         (Ingmar Bergman)
                                                      rompu avec la culture européenne et de la haute idée que se faisait le
                                                      cinéaste de son art. Son nom, par excellence, aura fini par incarner le      « To shoot a film is
                                                                                                                                   to organize an
                                                      passage du cinéma comme divertissement de masse à l’un des arts
                                                                                                                                   entire universe. »
                                                      les plus raffinés du XXe siècle. » (Jacques Mandelbaum, Le Monde)            (Ingmar Bergman)
                                                      « Bergman a tout mis dans ses films. Il y est tout entier. Il y est nu. A    « Directing is more
                                                      la fois illusionniste et premier dénonciateur de cette illusion. A la fois   fun with women.
                                                      vulnérable et accessible, humain et insaisissable. » (Olivier Assayas)       ­Everything is. »
                                                                                                                                    (Ingmar Bergman)
                                                      « If Bergman’s work is hard to watch, it’s because he forces us to
                                                      confront aspects of ourselves that we would rather shy away from. »
                                                      (Alex Barrett, BFI)

                       Essential
                       Bergman (1)
                       Rétrospective Ingmar Bergman
24                      Ingmar Bergman                                                                                                                       Rétrospective                     25

 Lu 02 | 04 à 21h00 !   Un été avec Monika                                                       Le Septième sceau                                                             Me 04 | 04 à 20h30
 Ma 10 | 04 à 18h30     Sommaren med Monika Suède 1953 | vostang | 96’ | De : Ingmar Bergman |   Det sjunde inseglet Suède 1957 | vostang | 96’ | De : Ingmar Bergman |        Je 19 | 04 à 18h30
                        Avec : Harriet Andersson, Lars Ekborg, Dagmar Ebbesen                    Avec : Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot, Bibi Andersson Prix
                                                                                                 Spécial du Jury, Festival de Cannes, 1957
                        Monika, petite vendeuse de Stockholm, s’enfuit sur le bateau d’un
                        jeune homme, passe l’été avec lui dans une île. Au retour, elle est
                        enceinte ...
                        Une des premières réussites internationales de Bergman. Le propos
                        démystificateur du cinéaste, en prise avec la réalité quotidienne,
                        est considérablement servi par la présence d’Harriet A­ ndersson
                        qui vit sa libération sur le mode instinctif. Sa vie végétative, sa
                        nudité joyeuse, sa crasse, son appétit sexuel, ses larcins, sont
                        autant de rejets spontanés des lois et des devoirs liés à une société
                        bien-pensante.
                        « A tender yet unsentimental account of a love affair that turns
                        sour. Bergman’s sympathetic eye and Gunnar Fischer’s atmos-
                        pheric photography invest the locations with a poetic significance,
                        the light and open spaces of the holiday islands contrasted tell-        Au XIV e siècle, un chevalier et son écuyer revenant d’une croisade,
                        ingly with the dark claustrophobia of the city, where the flame of       traversent un pays ravagé par la peste ...
                        the couple’s love is slowly extinguished by the lack of air. » (Nigel    « Un film si important, qu’il faut, l’ayant vu, le revoir au moins une
                        Floyd, Time Out Film Guide)                                              fois pour en découvrir toutes les beautés, toutes les promesses,
                                                                                                 toutes les racines. » (Libération)
                                                                                                 « Bergman atteint ici à cette plénitude de l’expression à partir de
                                                                                                 laquelle rien n’est impossible, celle de Murnau au moment de son
                                                                                                 Faust, celle d’Eisenstein au stade de son Nevsky. » (Positif)
                                                                                                 « Ici, le dépouillement plastique provoque une impression un peu
                                                                                                  semblable à celle de la Jeanne d’Arc de Dreyer avec, en plus, des
                                                                                                 ­dialogues d’une grande beauté, et une partition musicale envoû-
                                                                                                  tante. » (Cahiers du cinéma)
                                                                                                 « Bergman fills the screen with striking images : the knight and Death
                                                                                                 playing chess for the former’s life, a band of flagellants swinging
                                                                                                 smoking censers, a young witch manacled to a stake ... Probably the
                                                                                                 most parodied film of all time, this nevertheless contains some of
                                                                                                 the most extraordinary images ever committed to celluloid. » (Nigel
                                                                                                 Floyd, Time Out Film Guide)
26                    Ingmar Bergman                                                                                                                                      Rétrospective                       27

 Ma 03 | 04 à 18h30   Les Fraises sauvages                                                                   La Source                                                                        Lu 16 | 04 à 20h30
 Me 11 | 04 à 20h30   Smultronstället Suède 1957 | vostang | 91’ | De : Ingmar Bergman | Avec :              Jungfrukällan Suède 1960 | vostf | 89’ | c | De : Ingmar Bergman | Avec :        Me 25 | 04 à 18h30
                      Victor Sjöström, Bibi Andersson, Ingrid Thulin, Gunnar Björnstrand, Max von Sydow      Max von Sydow, Birgitta Valberg, Gunnel Lindblom, Birgitta Pettersson Oscar du
                        Ours d’or, Festival de Berlin, 1958 ; Golden Globe du Meilleur film étranger, 1960   Meilleur film étranger, 1961 ; Mention spéciale, Festival de Cannes, 1960

                                                                                                             Au Moyen-Âge, deux bergers violent et assassinent une jeune fille.
                                                                                                             Les deux meurtriers s’enfuient et trouvent refuge chez un riche pro-
                                                                                                             priétaire terrien. Ils ignorent qu’il est le propre père de la victime ...
                                                                                                             « Bergman adapte avec génie une légende du XIVe siècle, où le chris-
                                                                                                             tianisme se mêle à d’obscures forces païennes. Le temps d’un film,
                                                                                                             grâce à la photo sublime de Sven Nykvist, la lumière l’a emporté. »
                                                                                                             (Bernard Génin, Télérama)
                                                                                                             « L’admirable mise en scène stricte et épurée, l’absence (ou presque)
                                                                                                             de dialogues rappellent la grande tradition du cinéma muet suédois,
                                                                                                             c’est-à-dire la période de Stiller et Sjöström dont les films ont laissé
                                                                                                             une profonde impression chez le jeune Bergman. » (Michel Apers)
                                                                                                             « ... an extraordinary metaphysical charge. » (Time Out Film Guide)

                      Un vieux docteur part en auto avec sa bru. Son voyage est coupé de                     A travers le miroir                                                              Ma 17 | 04 à 18h30
                      rencontres, de rêves, de cauchemars, de retours en arrière ...                         Såsom i en spegel Suède 1961 | vostang | 89’ | De : Ingmar Bergman | Avec :      Lu 23 | 04 à 20h30
                                                                                                             Harriet Andersson, Gunnar Björnstrand, Max von Sydow Oscar du Meilleur Film
                      « C’est l’un des films les plus caractéristiques du Bergman des                        étranger, 1962 ; Prix OCIC, Festival de Berlin, 1962
                      années 50. Les grandes angoisses métaphysiques (la vie, la mort,
                      Dieu) se mêlent aux questions morales ou psychologiques (l’amour,                      Dans un îlot désolé, un romancier raté, son gendre médecin et son
                      l’égoïsme, la solitude, la femme), dans un style et des symboles                       jeune fils, aux prises avec leurs problèmes, et sa fille folle qui, dans
                      qui doivent beaucoup à l’expressionnisme comme à la tradition du                       une crise furieuse, croit voir apparaître Dieu sous forme d'araignée...
                      cinéma muet nordique. » (Joël Magny)
                                                                                                             « Influencé par Strindberg, A travers le miroir, avec sa poignée de
                      « Ce qui est le plus admirable dans la construction du film, c’est                     personnages, son décor isolé, sa brève période de temps et ses
                      le constant transfert du rêve à la réalité et de la réalité au rêve. »                 plans dépouillés (en dehors des acteurs, on ne voit que la maison, le
                      (Cahiers du cinéma)                                                                    ciel, la mer, la grève et un bateau échoué), ne laisse jamais se diluer
                      « Servi par l’interprétation lumineuse de Sjöström (plus grand                         la force de son élan émotionnel et philosophique. » (Geoff Andrew,
                      cinéaste suédois avant Bergman), Les Fraises sauvages, film remar-                     1001 films, Ed. Omnibus)
                      quable, souvent copié, jamais égalé, a une honnêteté émotionnelle                      « ... une description de personnages hyper-sensibles qui vivent le
                      en accord avec le cheminement de son principal protagoniste. »                         ­spirituel de la façon la plus physique qui soit. » (Joël Magny, Cahiers
                      (1001 films, Ed. Omnibus)                                                              du cinéma)
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Le Tambour                        Chez Schlöndorff, on est d’abord frappé par l’inhabituelle ambition          A l’occasion de la
                                  d’une filmographie comprenant des adaptations de Robert Musil,               venue du cinéaste
                                                                                                               le 3 mars à la
                                  Bert Brecht, Heinrich von Kleist, Heinrich Böll, Marguerite Yourcenar,       Cinémathèque,
                                  Günter Grass, Marcel Proust, Arthur Miller, Max Frisch, Michel               dans le cadre du
                                  Tournier ... Schlöndorff n’a guère opté pour la facilité et le nombre        Luxembourg City
                                  de ses réussites force le respect. C’est pourtant moins la « littérature »   Film Festival
                                  en soi qui préoccupe le cinéaste que son rapport profond avec notre          « Ich bin Handwerker,
                                  époque, avec une Allemagne défigurée par les remous de l’Histoire.           weil mir das Wort
                                                                                                               Künstler verdächtig
                                  Volker Schlöndorff réfléchit à la place de l’artiste dans la société.        ist. » (Volker
                                  Sans renier l’importance esthétique et la force émotionnelle d’une           ­Schlöndorff)
                                  œuvre d’art, il est convaincu qu’elle doit aussi délivrer un message.
                                  Selon lui, « tout ce qu’on fait a un sens politique, c’est pourquoi il       « Jeder einzelne im
                                                                                                               Publikum mag ein
                                  vaut mieux en avoir conscience ». L’engagement est à ses yeux vital          Depp sein, zusam-
                                  car « chaque film est l’expression d’un témoignage politique ».              men sind diese Leute
                                                                                                               aber ein Genie. »
                                  Ses films sont unis par la lucidité et la rigueur, formelles et théma-       (Volker Schlöndorff)
                                  tiques, par la sensibilité aux personnages et la sensibilité à l’Histoire.
                                  On saisit l’intérêt du cinéaste pour les destinées individuelles ballot-     « Ses films sont tou-
                                  tées par les bouleversements historiques et politiques.                      jours ancrés dans une
                                                                                                               réalité historique où
                                  Schlöndorff est toujours resté attaché à une conception commer-              les destins individuels
                                  ciale du cinéma, contre-balancée par l’intelligence et la finesse du         sont confrontés à
                                                                                                               l’état de la société. »
                                  regard. Ses films possèdent une facture classique, parfois austère,          (Michel Ciment)
                                  immédiatement lisible, avec la volonté assumée de ne pas donner
                                  dans le « modernisme » facile en diluant ou triturant son récit.

             Volker Schlöndorff
             Hommage
30                    Volker Schlöndorff                                                                                                                                       Hommage                           31

 Ma 03 | 04 à 20h30   L’Honneur perdu de Katharina Blum                                                    Le Coup de grâce                                                                      Ma 10 | 04 à 20h30
 Lu 23 | 04 à 18h30   Die verlorene Ehre der Katharina Blum RFA 1975 | vostf | 106’ | c |                  Der Fangschuß RFA 1976 | vostf | 97’ | De : Volker Schlöndorff | Avec : Matthias
                      De : Volker Schlöndorff | Avec : Angela Winkler, Mario Adorf, Dieter Laser, Jürgen   Habich, Margarethe von Trotta, Rüdiger Kirchstein, Mathieu Carrière, Valeska Gert |
                      Prochnow, Heinz Bennent | D’après : la nouvelle éponyme de Heinrich Böll             D’après : le roman éponyme de Marguerite Yourcenar Meilleur réalisateur, Prix
                        Prix OCIC, Festival de San Sebastian, 1975                                         du cinéma allemand, 1977

                                                                                                           Le destin de trois personnages pris dans la tourmente des combats
                                                                                                           qui opposèrent Russes blancs et bolcheviques à la fin de la Première
                                                                                                           Guerre mondiale dans les pays baltes ...
                                                                                                           « Une adaptation subtile du texte de Yourcenar (1938), mise en
                                                                                                           valeur par une admirable photographie en noir et blanc. Huis-clos
                                                                                                           vénéneux, suintant le ‘désarroi des soldats perdus’, le film fait l’admi-
                                                                                                           ration d’Ingmar Bergman et passe souvent pour le chef-d’œuvre de
                                                                                                           Schlöndorff. Ce film de neige, de terre grasse, de boue, de sang, est
                                                                                                           un des plus beaux films romantiques de l’histoire du cinéma, même
                                                                                                           s’il sait s’en cacher. » (Albert Cervoni)
                                                                                                           « Film à la fois austère et grandiose. Schlöndorff se veut un peu le
                                                                                                           chantre d’une germanité retrouvée, purifiée de l’héritage prussien
                                                                                                           puis nazi, renouant avec la tradition de Goethe et Heine. M ­ argarethe
                      Pour avoir hébergé une nuit, dans un élan du cœur, un déserteur
                                                                                                           von Trotta, sa femme, qui a co-écrit le scénario, interprète également
                      soupçonné d’être un anarchiste, Katharina Blum, une jeune fille dis-
                                                                                                           le rôle de Sophie, et, bien sûr, le film bascule un peu : une femme
                      crète et réservée, sera broyée par les rouages glacés des appareils
                                                                                                           n’est pas seulement le jouet de l’Histoire, comme le voudraient les
                      d’état allemands : police, justice, médias ...
                                                                                                           hommes. Elle peut aussi la créer. » (Louis Marcorelles, Le Monde)
                      Adapté de la fameuse nouvelle de Heinrich Böll (attaqué lui-même
                      pour avoir écrit des articles sur la bande à Baader), le Prix Nobel
                      collabore étroitement à l’écriture du film qui restitue parfaitement
                      l’atmosphère de l’Allemagne des années 70.
                      « Les méfaits de la presse racoleuse, la psychose des mouvements
                      gauchistes, l’appareil inhumain du pouvoir ordinaire : tout cela peut
                      briser des vies autant que la pure violence. Schlöndorff ne dénonce
                      pas le terrorisme, mais l’atteinte à la liberté individuelle. Cruel et
                      implacable. » (Dictionnaire des films, Ed. Larousse)
                      « Volker Schlöndorff nous invite à traverser les apparences. A
                      nous faufiler derrière le portrait. Par ici les coulisses, attention à la
                      marche. » (Jean-Louis Bory, Le Nouvel Observateur)
32                    Volker Schlöndorff                                                                                                                                         Hommage                          33

Je 12 | 04 à 20h30    Le Tambour                                                                            Homo Faber                                                                            Lu 09 | 04 à 18h30
                      Die Blechtrommel RFA 1979 | vostf | 140’ | c | De : Volker Schlöndorff | Avec :       Allemagne-France-GB 1991 | voallstang | 117’ | c | De : Volker Schlöndorff | Avec :   Ma 24 | 04 à 20h30
                      David Bennent, Mario Adorf, Angela Winkler, Katharina Thalbach, Daniel Olbrychski,    Sam Shepard, Julie Delpy, Barbara Sukowa, | D’après : le roman éponyme de Max
                      Andréa Ferréol, Heinz Bennent | D’après : le roman éponyme de Günter Grass            Frisch Meilleur film de fiction, Prix du cinéma allemand, 1991
                       Oscar du Meilleur film étranger, 1980 ; Palme d’Or, Festival de Cannes, 1979
                                                                                                            Walter Faber, la cinquantaine, rationaliste convaincu, a survécu au
                      Dégoûté par le monde des adultes, un enfant traverse sans grandir                     crash de son avion quand il rencontre Sabeth, avec laquelle il débute
                      la période du nazisme en Allemagne ...                                                une histoire d’amour passionnelle qui échappe à son contrôle ...
                      « Sous fond de fresque historique, une dénonciation sans conces-                      Le film de Schlöndorff, superbement mis en images, oscille entre
                      sion des lâchetés adultes, sous forme d’allégorie politique. Scènes                   la réflexion métaphysico-philosophique et le road-movie et traduit
                      d’un réalisme quasi documentaire et des moments d’un lyrisme                          bien cette confrontation d’un incorrigible cartésien avec l’irrationnel
                      grinçant. La couleur vive et criarde, évoque l’atmosphère du cirque                   et le poids insoluble du passé.
                      et les jouets de Nuremberg. Une adaptation réussie d’un roman
                                                                                                            « The fifty-year-old man revitalised by a love affair with a twenty-year-
                      culte. » (Dictionnaire des films, Ed. Larousse)
                                                                                                            old girl is one of life’s clichés, but Schlöndorff’s film, adapted from
                      « Un prodigieux spectacle mené par un nain paradoxal dans le car-                     Max Frisch’s novel ‘Homo Faber’ also examines the price. » (Time
                      naval de l’Histoire » (Libération)                                                    Out Film Guide)

 Lu 02 | 04 à 18h30   Death of a Salesman                                                                   Le Roi des aulnes                                                                     Lu 16 | 04 à 18h30
 Me 18 | 04 à 20h30                                                                                                                                                                               Je 26 | 04 à 20h30
                      USA 1985 | vostf | 136’ | c | De : Volker Schlöndorff | Avec : Dustin Hoffman, John   Der Unhold Allemagne-France-GB 1996 | voangstf | 118’ | c | De : Volker
                      Malkovich, Kate Reid, Charles Durning | D’après : la pièce éponyme d’Arthur Miller    Schlöndorff | Avec : John Malkovich, Armin Mueller-Stahl, Gottfried John, Marianne
                       Golden Globe pour Dustin Hoffman, 1986                                               Sägebrecht, Heino Ferch, Agnès Soral | D’après : le roman éponyme de Michel
                                                                                                            Tournier Prix UNICEF, Festival de Venise, 1996
                      Les années 1950 dans une petite ville américaine. Un voyageur
                      de commerce vieillissant, au chômage et père de famille, prend                        Abel Tiffauges, jeune Francais prisonnier de guerre, va recruter, ‘en
                      conscience du vide de son existence ...                                               toute innocence’, des enfants pour le compte de l’Allemagne nazie ...
                      Le réalisateur a conservé un principe de théâtralité dans les décors                  « Images, montage, décors, musique : inutile de commenter plus
                      de studio et la direction d’acteurs, pour éviter le réalisme rétro. Ces               avant tant la maîtrise de Schlöndorff fait sauter les pièges et démine
                      décors, stylisés, sont à la fois étouffants et ouverts sur un no man’s                les obstacles. D’une fascination douce et trouble se dégage peu à
                      land traduisant le vide et l’échec d’une vie.                                         peu le malaise nécessaire de la lucidité, puis une stupeur recon-
                      « De la part de Dustin Hoffman, c’est plus qu’une performance.                        naissante devant la puissance et la subtilité du conte qui nous a
                      L’acteur, physiquement méconnaissable, ne tire pas sa composition                     enchantés. John Malkovich impose sa fraîcheur intense, sa ­sérénité
                      du maquillage, mais d’un bouillonnement intérieur, d’une nécessité                    incongrue, magicien improbable et immature des désastres de la
                      physiologique. » (Jacques Siclier, Le Monde)                                          guerre. Le film se faufile entre l’opéra bouffe et le conte de fées
                                                                                                            jusqu’au fracas de la tragédie, quand les mirages de la fiction
                                                                                                            rejoignent l’horreur du réel. » (Pierre Billard, Le Point)
34                                                                                                                             35

Great Escape                      « Il était de la génération des James Dean et de Marlon Brando,          « Un gros plan de
                                  mais il n’y avait rien en lui du révolté ou du tourmenté : seulement     Steve McQueen est
                                                                                                           plus puissant que le
                                  la nonchalance et un rien d’insolence d’une jeunesse turbulente en       plus spectaculaire des
                                  train de rentrer dans le rang. ( ... ) Steve McQueen a su projeter une   paysages. » (William
                                  personnalité attachante et un personnage à la fois déconcertant et       Friedkin)
                                  séduisant, non dépourvu de racines profondes dans la s­ ociologie
                                                                                                           « I’m not sure
                                  de l’Amérique. » (Christian Viviani)                                     whether I’m an actor
                                  « ‘La mythitude est une chose mystérieuse’, écrivit un jour Michael      who races or a racer
                                                                                                           who acts ! » (Steve
                                  Cimino. Pour lui comme pour beaucoup de cinéastes américains,            McQueen)
                                  Steve McQueen fut en effet bien plus qu’une star ou l’acteur d’une
                                  poignée de classiques. Sa présence dans le cadre, même immobile          « My influences come
                                                                                                           from real life. I’m not
                                  et muette (ou presque) donnait de la densité au plan, une puissance
                                                                                                           interested in cinema
                                  faite de mystère, de raffinement et de charisme. Il attirait le regard   for cinema’s sake. I’m
                                  comme un aimant et condensait les deux qualités que le cinéma            interested in life –
                                  américain a toujours valorisées : le professionnalisme (qu’il soit       what one does and
                                  policier, joueur, cambrioleur ou homme d’affaires, McQueen était         how one interacts »
                                                                                                           (Steve McQueen)
                                  toujours le meilleur) et une méfiance systématique à l’égard du
                                  verbe. » (Jean-Baptiste Thoret)
                                  « He was interesting, unusual, appealing, and sensitive all the same
                                  time. He was rugged, decidedly different, and yet unconventionally
                                  handsome. He was street-smart, animal-like, non intellectual, and hip.
                                  In fact, he brought new meaning to the word hip : he was super-hip.
                                  Steve McQueen was an American original. » (William Claxton)

               Steve McQueen,
               King of Cool (1)
               Rétrospective
36                     Steve McQueen                                                                                                                                    Rétrospective                    37

Je 05 | 04 à 19h00 !   The Great Escape                                                                 Love with the Proper Stranger                                                    Me 04 | 04 à 18h30
                       USA 1963 | vostf | 172’ | c | De : John Sturges | Avec : Steve McQueen, James    USA 1963 | vostf | 100’ | De : Robert Mulligan | Avec : Steve McQueen, Natalie   Me 18 | 04 à 18h30
                       Garner, Richard Attenborough, Charles Bronson, Donald Pleasance, James Coburn,   Wood, Edie Adams
                       Hannes Messemer Meilleur acteur (Steve McQueen), Festival de Moscou, 1963

                       En 1943, des officiers alliés, prisonniers dans un camp allemand,
                       creusent des galeries pour organiser une évasion massive ...
                       « ... ruses, chapardages et diversions. Mais c’est évidemment Steve
                       McQueen que l’on remarque. Forte tête, casse-cou, grande gueule, il
                       est splendide dans ce film (inspiré d’un fait divers) qui fit sa gloire. »
                       (Télérama)
                       « Le récit est superbement mené, sans longueur malgré sa durée,
                       les péripéties s’enchaînent, avec ces morceaux de bravoure que
                       sont l’évasion à moto de Steve McQueen et le suspense de la fuite
                       par les tunnels. » (Gérard Lenne)
                       « The Great Escape reste aussi divertissant, émouvant et palpitant
                       aujourd’hui qu’à sa sortie, la plupart des scènes étant devenues des
                       morceaux d’anthologie. » (1001 films, Ed. Omnibus)
                       « ... les rebondissements et le suspense s’y succèdent et s’y déploient
                       avec la naïveté désarmante du feuilleton au niveau de la psychologie
                       des bandes dessinées ou du western traditionnel. » (Freddy Buache)
                                                                                                        Un musicien de jazz tente d’aider son amie à avorter. Mais écœuré
                                                                                                        par l’aspect sordide de l’affaire, il la cache pour la protéger de sa
                                                                                                        famille, puis lui propose de l’épouser ...
                                                                                                        « Loin d’écraser de leur présence de stars cette ballade ‘mélanco-
                                                                                                        mique’, Natalie Wood et Steve McQueen montrent de l’Amérique
                                                                                                        urbaine un visage inquiet, frémissant, déboussolé. Ces deux comé-
                                                                                                        diens, irremplaçables, n’ont jamais eu la peau plus douce que
                                                                                                        devant la caméra du Truffaut américain, ce méconnu Mulligan, qui,
                                                                                                        fin psychologue, les cadre en gros plans affectueux, révélateurs. Et
                                                                                                        leur donne partenaire à leur hauteur : New York. » (Michel Grisolia,
                                                                                                        Le Guide cinéma, Ed. Télérama)
                                                                                                        « Charmingly bitter-sweet tale, atmospherically low-key direction,
                                                                                                        excellent performances from Wood and McQueen, and vivid loca-
                                                                                                        tion shooting in New York’s Little Italy. » (Time Out Film Guide)
38                   Steve McQueen                                                                                                                                  Rétrospective                          39

Me 11 | 04 à 18h30   The Cincinnati Kid                                                               The Thomas Crown Affair                                                              Ma 17 | 04 à 20h30
Ma 24 | 04 à 18h30   USA 1965 | vostf | 102’ | c | De : Norman Jewison | Avec : Steve McQueen, Ann-   USA 1968 | vostf | 102’ | c | De : Norman Jewison | Avec : Steve McQueen, Faye       Je 26 | 04 à 18h30
                     Margret, Edward G. Robinson, Karl Malden, Joan Blondell | D’après : le roman     Dunaway, Paul Burke, Yaphet Kotto Oscar de la Meilleure chanson originale, 1969
                     éponyme de Richard Jessup
                                                                                                      Bien que milliardaire, Thomas Crown est au fond de lui un ennemi
                                                                                                      du système. Il s’amuse à monter de fructueux hold-up. Jusqu’au jour
                                                                                                      où sa route croise celle d’une détective privée tenace ...
                                                                                                      « Norman Jewison, à l’instar d’Alfred Hitchcock, met sur le même
                                                                                                      plan suspense policier et suspense érotique. Un film superficiel,
                                                                                                      certes, mais extrêmement divertissant. » (Philippe Piazzo, Télérama)
                                                                                                      « Le rôle de Steve McQueen vit justement de ce que l’acteur opère ici
                                                                                                      à contre-emploi. » (Films des années 60, Ed. Taschen)
                                                                                                      « Le film exploite cyniquement le matérialisme américain, tel que
                                                                                                      nous le ressentions à l’époque. » (Norman Jewison)

                                                                                                      Bullitt                                                                              Je 12 | 04 à 18h30
                                                                                                      USA 1968 | vostf | 110’ | c | De : Peter Yates | Avec : Steve McQueen, Jacqueline    Me 25 | 04 à 20h30
                     A La Nouvelle-Orléans, dans les années 1930, un jeune joueur de                  Bisset, Robert Vaughn, Robert Duvall | D’après : le roman ‘Mute Witness’ de Robert
                     poker animé d’une grande ambition affronte le champion incontesté                L. Pike Oscar du Meilleur montage, 1969
                     de la discipline, de passage dans la ville ...                                   A San Francisco, le lieutenant Bullitt est chargé de protéger un
                     « McQueen est splendide. Contrairement aux jeunes premiers de                    ancien gangster qui a accepté de témoigner contre la mafia. Quand
                     l’Actors Studio (Clift, Brando, Newman, toujours à la limite de la               le témoin est assassiné, Bullitt mène son enquête ...
                     sobriété surjouée), il se contente d’occuper l’espace et d’attendre              « Visionnaire, Peter Yates montrait, vingt-cinq ans avant Tarantino,
                     que le plan se termine. Acteur physique, à la John Wayne, à la Gary              qu’une décharge de fusil de chasse fait des dégâts dans un abdo-
                     Cooper, il ressemble, ici, à un lion ... » (Pierre Murat, Télérama)              men ... Il signait, surtout, un polar solide et spectaculaire dont la
                     « Le talent de Jewison est de nous faire vivre ces parties de poker              patine, la musique de Lalo Schifrin et le charme du duo McQueen-
                     avec leurs à-côtés, comme un véritable suspense. » (Guide des films,             Bisset ont fait un classique. » (Aurélien Ferenczi, Télérama)
                     Ed. R. Laffont)                                                                  « Le personnage de Steve McQueen est ici désormais bien au point :
                     « ... un combat cornélien qui oppose la jeunesse fougueuse de                    désinvolture et ténacité au service d’une cause, avec, pour faire bon
                     McQueen à la vieillesse expérimentée d’Edward G. Robinson. »                     poids, une prise de ‘philosophie’ dans un des rares moments calmes
                     (Freddy Buache, Le cinéma américain, Ed. L’Age d’Homme)                          du film. » (J.-M. Carzou, Dictionnaire des films, Ed. Larousse)
                     « ... a vivid character study in the tradition of the not dissimilar The         « Bullitt est un jalon dans l’histoire du cinéma : sans lui, il n’y aurait
                     Hustler. Marvellous performances throughout ensure interest. »                   pas eu d’inspecteur Harry Callahan-Clint Eastwood (Dirty Harry) ni
                     (Time Out Film Guide)                                                            de Popeye Doyle-Gene Hackman (French Connection). » (BCI Films)
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