La recherche en Points saillants de - Société Parkinson Canada
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La maladie de Parkinson est...
Une maladie neurologique chronique dégénérative causée par une diminution de dopamine
dans le cerveau. Elle touche plus de 100 000 Canadiens. Il n’existe aucun remède. Parmi les
symptômes, mentionnons le tremblement de repos, la lenteur des mouvements, la raideur ou
rigidité musculaire, la difficulté à garder son équilibre et à marcher, des changements dans le
volume de la voix et l’élocution, et une difficulté avec les mouvements. Parmi les symptômes
non moteurs, mentionnons la dépression, la perte d’odorat, les troubles du sommeil et une
détérioration des capacités cognitives.
La connaissance un contrôle sur la maladie
de Parkinson, c’est le pouvoir
Une connaissance des symptômes, du traitement et des lieux où trouver du soutien peut
aider les personnes atteintes à prendre en charge leur maladie. Nous sommes là pour vous.
Téléphonez au 1 800 565-3000 ou consultez le site Web www.parkinson.ca.
La Société Parkinson Canada parle au nom nom des tous tous les Canadiens
atteints de la maladie de Parkinson et collabore avec ses dix partenaires régionaux et plus
de 240 groupes de soutien d’un bout à l’autre du pays. La maladie de Parkinson affecte 1%
de la population plus de 65 ans et 2% de ceux âgés de 70 ans et plus. Comme la population
vieillit et que l’âge constitue un facteur de risque pour la maladie de Parkinson, le nombre de
nouveaux cas augmentera sans doute considérablement. Bien qu’il n’existe pas de remède,
divers traitements pharmaceutiques et chirurgicaux peuvent aider à traiter les symptômes et
à améliorer la qualité de vie.
La maladie de Parkinson étant une maladie dégénérative, ses répercussions sociales et
économiques augmentent avec le temps pour la personne atteinte, la famille et le système
de soins de santé. Il est urgent d’augmenter le soutien à la recherche et à la mise au point
de nouveaux médicaments dans ce secteur. Pour que les Canadiens atteints de la maladie
de Parkinson et leurs proches aient une meilleure qualité de vie, il est essentiel qu’ils aient
accès à de nouveaux médicaments actuellement disponibles dans d’autres pays et qu’ils aient
davantage de possibilités de participer à des essais cliniques.
La Société Parkinson Canada est la principale source de financement non gouvernemental
pour la recherche sur la maladie de Parkinson au Canada. Notre Programme national de
recherche s’inspire des quatre piliers de la recherche des Instituts de recherche en santé du
Canada et accueille un vaste éventail de demande dans les domaines biomédical, clinique,
des services de santé, des systèmes de santé et de la santé des populations.
Le Programme national de recherche est la pierre angulaire de ce que nous faisons, à la
Société Parkinson Canada. Nos recherches ont pour but de découvrir des traitements plus
efficaces et, un jour, un remède à la maladie de Parkinson. Aidez-nous à trouver un remède.
Consultez www.parkinson.ca.
Membre du programme du Code
Numéro d’enregistrement d’éthique d’Imagine Canada
d’organisme de bienfaisance :
108091786RR0001
2Points saillants de
la recherche en 2011-2013
4 30 ans d’excellence : une fière tradition de financement
4 Philosophie de financement
5 Comité des politiques de recherche
5 Comité scientifique consultatif
6 Bourse de conférence Donald Calne
7 Description des programmes de recherche
8-16 Causes de la maladie de Parkinson
M. Guillaume Fortin – Université de Montréal, Montréal (Qc), 11
Pr Kalle Gehring – Université McGill, Montréal (Qc), 14
Pr Tim Kennedy et Dr Abbas Sadikot – Université McGill, Montréal (Qc), 15
Pr Frank Lee – Université Simon Fraser, Burnaby (C.-B.), 16
Dre Connie Marras – Institut de recherche de l’Hôpital Toronto Western, Toronto (Ont.), 14
Mme Shababa Masoud – Université de Toronto, Toronto (Ont.), 8
M. Gian-Luca McLelland – Université McGill, Montréal (Qc), 9
Pr David Park – Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa – Université d’Ottawa, Ottawa (Ont.), 13
M. Mohammad Parsanejad – Université d’Ottawa, Ottawa (Ont.), 10
Mme Andrea Shreij – Université McGill, Montréal (Qc), 9
M. Guang Shi – Université de Toronto, Toronto (Ont.), 10
Pr Denis Soulet – Université Laval, Québec (Qc), 16
Pr Anurag Tandon – Université de Toronto, Toronto (Ont.), 12
M. Jean-François Trempe – Université McGill, Montréal (Qc), 11
M. Jeremy Van Raamsdonk – Université McGill, Montréal (Qc), 12
17-21 Complications de la maladie de Parkinson
Mme Isabelle Boileau – Centre de toxicomanie et de santé mentale, Toronto (Ont.), 21
Pr Réjean Dubuc – Université de Montréal, Montréal (Qc), 20
Dre Susan Fox – Hôpital Toronto Western, Toronto (Ont.), 19
Dre Lili Hazrati – Université de Toronto, Toronto (Ont.), 19
M. Clinton McCracken – Université de Calgary, Calgary (Alb.), 17
Dr Nicola Ray – Centre de toxicomanie et de santé mentale, Toronto (Ont.), 18
Mme Sherri Thiele – Université de Toronto, Toronto (Ont.), 18
Mme Catharine Winstanley – Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (C.-B.), 21
22 Troubles cognitifs et maladie de Parkinson
Dr Mario Masellis – Centre des sciences de la santé Sunnybrook, Toronto (Ont.), ON
23-24 Biomarqueurs
Dre Silke Cresswell, Dr Martin McKeown et Dre Z. Jane Wang
Pacific Parkinson’s Research Centre, Vancouver (C.-B.), 24
Mme Yuko Koshimori – Centre de toxicomanie et de santé mentale, Toronto (Ont.), 23
25-27 Neuroprotection
M. Paul Adams – Université Johns Hopkins, Baltimore (Maryland, É.-U.), 25
Mme Giulia Cisbani – Université Laval, Québec (Qc), 27
Pre Francesca Cicchetti – Université Laval, Québec (Qc), 27
Pre Pershia Samadi – Université Laval, Québec (Qc), 26
28-29 Bourses de recherche clinique
Dre Barbara Connolly – Hôpital Toronto Western, Toronto (Ont.), 28
Dre Silvia Rios Romenets – Université McGill, Montréal (Qc), 29
30-34 Recherche sur la qualité de vie
Dr Mandar Jog et Pr Michael Katchabaw – Institut de recherche en santé Lawson, London (Ont.), 31
M. Vincent Martel Sauvageau – Université Laval, Québec (Qc), 32
Dre Laura Monetta – Université Laval, Québec (Qc), 31
Pr Marc Pell – Université McGill, Montréal (Qc), 33
Dr Ronald Postuma – Université McGill, Montréal (Qc), 30
M. Mike Ravenek – Université de Western Ontario, London (Ont.), 34
Mme Angela Roberts-South – Université de Western Ontario, London (Ont.), 32
Mme Kaitlyn Roland – Université de la Colombie-Britannique – Okanagan, Kelowna (C.-B.), 33
35 Partenariats30 ans d’excellence : une fière tradition de financement
C
’est seulement depuis les toutes dernières La Société Parkinson Canada a commencé à
décades que la science a acquis les techniques financer la recherche d’exploration en 1982.
et les instruments qui permettent de Grâce à plus de 385 prix, bourses de recherche
commencer à comprendre l’organe le plus complexe du et subventions, des chercheurs travaillant au
corps humain : le cerveau. Depuis, notre connaissance Canada ont pu explorer des pistes prometteuses
de la maladie de Parkinson a fait d’énormes progrès concernant les causes, la progression et le
d’importantes découvertes dans le domaine du traitement de la maladie de Parkinson. Ces
traitement. chercheurs travaillent actuellement dans des
Les progrès et les découvertes ont tous leur hôpitaux, des universités et partout dans le milieu
fondement dans des recherches scientifiques médical où ils participent à de nouveaux travaux
antérieures et dans les connaissances obtenues de recherche, forment de nouvelles générations
grâce à des chercheurs ayant examiné une vaste de chercheurs et traitent des patients.
gamme de pistes possibles qui n’avaient jamais été L’avenir de la recherche sur la maladie de Parkinson
approfondies auparavant. Cette première étape – ou au Canada repose sur une base solide de recherche
recherche d’exploration – est essentielle aux efforts d’exploration. Grâce à nos investissements, nous avons
déployés partout dans le monde pour améliorer la vie vu plusieurs chercheurs canadiens en début de carrière
des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et passer à l’éstablir de leurs propres installations de
trouver, un jour, un remède. recherche et pratiques cliniques.
Philosophie de financement
L
a Société Parkinson Canada et ses dix et c’est là que nous avons concentré nos efforts de
partenaires régionaux investissent auprès recherche. En appuyant des étudiants, des boursiers et
des chercheurs spécialisés dans la maladie de de nouveaux chercheurs, nous renforçons les capacités
Parkinson au Canada. Nous soutenons la recherche tout en formant la nouvelle génération de chercheurs
à son point de départ – à l’étape de découverte – en dont les travaux portent sur la maladie de Parkinson.
offrant des bourses qui permettent d’étendre Nous reconnaissons que la recherche et la
stratégiquement les ressources au Canada. Par formation sont également nécessaires pour soutenir
conséquent, un plus grand nombre de chercheurs les personnes actuellement atteintes de la maladie
explorent de nouvelles idées et établissent une base de Parkinson et améliorer leur qualité de vie. C’est
essentielle à l’avancement des connaissances, à pourquoi nous soutenons la recherche dans d’autres
l’amélioration des traitements, à la mise au point de sciences de la santé, comme les sciences infirmières,
thérapies et, ultimement, à la découverte d’un remède. l’ergothérapie, l’orthophonie et le travail social. En
Reconnaissant la nécessité de mieux utiliser les outre, la Société Parkinson Canada a toujours soutenu
fonds de recherche disponibles, la Société Parkinson la formation complémentaire des neurologues pour
Canada a restructuré son programme de recherche leur permettre d’approfondir leur expertise dans le
en 2003 de façon à offrir de plus petites bourses diagnostic et le traitement de la maladie de Parkinson
et de plus petits prix à un nombre beaucoup plus et d’autres troubles du mouvement. Ce soutien a
grand de scientifiques au Canada au lieu d’accorder entraîné une augmentation du nombre de spécialistes
d’importantes sommes à un nombre plus limité de de la maladie de Parkinson et des troubles du
chercheurs. Les subventions de démarrage permettent mouvement au Canada.
à des chercheurs établis de vérifier des théories qui, Cet investissement auprès des chercheurs et du
autrement, n’auraient pas pu être examinées parce milieu de la recherche sur la maladie de Parkinson
qu’elles sont considérées trop exploratoires par les s’est avéré un succès, et la contribution de la la
autres bailleurs de fonds. Les bourses de projet pilote Société Parkinson Canada , seul organisme dédié
sont importantes parce qu’elles permettent parfois au financement de la recherche sur la maladie de
à une idée de mener à une découverte importante, Parkinson au Canada, est d’une grande valeur.
4Comité des politiques de recherche
Le Comité des politiques de recherche, scientifique et d’autres intervenants.
un comité du conseil d’administration, Le Comité des politiques de recherche
élabore des politiques en collaboration formule des recommandations pour le
avec d’autres programmes de financement des demandes à l’intention
recherche et des organismes de du conseil d’administration de la
financement associés, et formule des Société Parkinson Canada. Le Comité
recommandations stratégiques à des politiques de recherche et le Comité
l’intention du conseil d’administration scientifique consultatif sont deux groupes
sur les meilleurs moyens de stimuler distincts, mais le président du second
la recherche sur la ou les causes de la comité siège également au premier afin
maladie de Parkinson, son traitement d’assurer une continuité. Les décisions
Dr Pierre Blanchet et un remède. Ce comité composé de s’appuient sur la note accordée aux
Président représentants du milieu scientifique, de demandes par les membres du Comité
défenseurs des droits des patients, de scientifique consultatif, qui ont évalué
cliniciens et de professionnels de la santé l’excellence scientifique et la pertinence
sans formation médicale se consacrant au pour la maladie de Parkinson. Les
soin de personnes atteintes de la maladie membres du conseil d’administration de
de Parkinson défend la pertinence, la la Société Parkinson Canada approuvent
crédibilité et la viabilité du programme l’allocation de fonds après avoir reçu les
de recherche auprès des membres du recommandations basées sur la somme
conseil d’administration de la d’argent disponible pour une année
Société Parkinson Canada, du milieu donnée.
Comité scientifique consultatif
Les organismes de financement du secteur de financement. Le Comité scientifique
de la santé qui financent la recherche consultatif détermine l’excellence
ont recours à un processus d’évaluation scientifique et la pertinence pour la
par les pairs, un système qui assure la maladie de Parkinson avec la plus grande
qualité et l’excellence de la recherche objectivité. Tous les membres du comité,
scientifique. L’évaluation par les pairs nous à l’exception du président et de membres
donne la certitude de financer des travaux qui sont en conflit d’intérêts par rapport
nouveaux, importants et rigoureusement à une proposition particulière, accordent
scientifiques. Le Comité scientifique une note aux demandes en utilisant les
consultatif de la Société Parkinson normes des Instituts de recherche en santé
Canada est le groupe qui prend cette du Canada à la suite d’une discussion
Dr Ted Fon responsabilité au nom de l’organisme. approfondie. Les membres du Le Comité
Président La Société Parkinson Canada invite les scientifique consultatif ne font qu’examiner
personnes importantes et respectées par et noter les demandes. L’établissement
le milieu scientifique spécialisé dans la d’un rang s’appuie sur les notes obtenues
maladie de Parkinson au Canada à devenir durant le processus d’évaluation par les
membres de son comité d’évaluation par pairs et, pour des raisons d’objectivité, les
les pairs. La sélection s’effectue d’abord décisions de financement sont prises par
sur l’expertise, puis tient ensuite compte un groupe distinct.
de la représentation géographique. Les Le succès du Programme national de
membres de ce comité d’experts bénévoles recherche de la Société Parkinson Canada
et autonomes se réunissent deux fois repose sur les efforts importants de notre
par année pour évaluer les demandes groupe d’experts bénévoles.
5Bourse de conférence Donald Calne
La bourse de conférence Donald Calne reconnaît un éminent neurologue de réputation internationale dont
les travaux portent principalement sur la maladie de Parkinson. Chaque année, le lauréat présente un exposé
sur « l’état de la maladie ». Cette bourse a été créée en 2002 pour souligner les services exceptionnels du
Dr Donald Calne, professeur de neurosciences à l’Université de la Colombie-Britannique, ex-président et
membre de longue date du Comité scientifique consultatif de la Société Parkinson Canada.
Lauréats de la Bourse Donald Calne
2011 Dr Matthew Farrer, directeur, Centre de recherche de neurogénétique appliqué,
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (C.-B.) (Vancouver, octobre 2012)
2010 Dr Stanley Fahn, directeur, Division des troubles du mouvement, Institut neurologique,
Centre médical de l’Université Columbia, New York (N.Y., É.-U.) (Toronto, juin 2011)
2009 Dr Andrés Lozano, Hôpital Toronto Western, Toronto (Ont.) (Ottawa, mai 2010)
2008 Dr J. William Langston, directeur scientifique, The Parkinson’s Institute, Sunnyvale
(Californie, É.-U.) (Calgary, janvier 2009) Dr Matthew Farrer
2007 D Anthony Lang, directeur, Centre des troubles du mouvement Morton et
r
Gloria Shulman, Hôpital Toronto Western, Toronto (Ont.) (Ottawa, janvier 2008)
2006 Dr Jon Stoessl, directeur, Centre de recherche sur la maladie de Parkinson du Pacifique,
Université de la Colombie-Britannique, Vancouver (C.-B.) (Ottawa, novembre 2007)
2005 Dr ZbigniewWszolek, Clinique Mayo, Jacksonville (Floride, É.-U.) (Winnipeg, novembre 2005)
2004 Dr OlehHornykiewicz, Institut de recherche sur le cerveau, Université de Vienne, Vienne
(Autriche) (Toronto, novembre 2004)
2003 Dr Yoshikuni Mizuno, Département de neurologie, École de médecine de l’Université Juntendo,
Tokyo (Japon) (Montréal, novembre 2003)
6Description des programmes de recherche
PROGRAMME DE BOURSES DE PROJET PILOTE PROGRAMME DE BOURSES DE RECHERCHE
Durée Un an FONDAMENTALE
Montant Maximum de 45 000 $ Durée Deux ans
Les bourses de projet pilote soutiennent des chercheurs Montant Maximum de 40 000 $ à 50 000 $ par année
établis qui effectuent des recherches dans de nouveaux En offrant une aide salariale, la Société Parkinson Canada
secteurs, des secteurs ciblés et des secteurs prioritaires. a suscité l’intérêt de jeunes scientifiques prometteurs pour
Grâce aux « subventions de démarrage », les chercheurs la recherche biomédicale sur la maladie de Parkinson.
peuvent s’engager dans de nouveaux secteurs de recherche L’investissement dans la formation à la recherche assure une
qui leur permettront ensuite de demander et d’obtenir base solide de chercheurs qui travailleront dans le domaine
d’autres bourses importantes de plus gros bailleurs de fonds. de la maladie de Parkinson.
PROGRAMME DE BOURSES POUR PROGRAMME DE BOURSES D’ÉTUDES SUPÉRIEURES
NOUVEAUX CHERCHEURS Durée Deux ans
Durée Deux ans Montant 15 000 $ par année*
Montant 45 000 $ par année La Société Parkinson Canada souhaite favoriser une
Durant la première partie de leur carrière indépendante, les croissance et une revitalisation continues de la recherche sur
nouveaux chercheurs sont en bonne position pour concevoir la maladie de Parkinson Canada. En offrant une aide salariale
des projets de recherche novateurs et fertiles. Ce programme à des étudiants talentueux aux niveaux de la maîtrise et du
donne une chance aux nouveaux chercheurs de renforcer et doctorat, ceux-ci ont la possibilité de choisir la recherche sur
de démontrer leur capacité à entamer et à mener des travaux la maladie de Parkinson comme domaine d’intérêt particulier
de recherche indépendants dans le secteur de la santé. durant les premières étapes de leur formation.
* Le superviseur de l’étudiant donne un montant additionnel de
PROGRAMME DE BOURSES DE RECHERCHE CLINIQUE 5 000 $ par année pour un montant total de 20 000 $ par année.
Durée Deux ans
Montant 50 000 $ par année VOLET DE RECHERCHE PSYCHOSOCIALE
Afin de remédier au manque des spécialistes médicaux, de La Société Parkinson Canada a créé le volet de financement
neurologues et de neurochirurgiens ayant une expérience de la recherche psychosociale pour favoriser la recherche
dans l’indispensable prise en charge de la maladie de Parkin- dans d’autres sciences de la santé, comme les sciences
son et de la recherche clinique, ce programme de formation infirmières, l’ergothérapie, l’orthophonie et le travail social, ce
de boursiers incite les scientifiques à entreprendre des qui mène à une meilleure compréhension des problèmes de
travaux de recherche clinique sur la maladie de Parkinson. « qualité de vie » auxquels font face les personnes atteintes
de la maladie de Parkinson et leurs partenaires de soins. Les
PROGRAMME DE BOURSES DE RECHERCHE secteurs d’intérêt sont les suivants : prestation de soins ou
CLINIQUE SUR LES TROUBLES DU MOUVEMENT interventions de soutien, changements comportementaux
ou cognitifs, traitements des symptômes moteurs et non
Durée Un an
moteurs, répercussions économiques sur les familles.
Montant 50 000 $
Toutes les personnes atteintes de la maladie de Parkinson au BOURSE DE RECHERCHE
Canada devraient recevoir l’expertise médicale, le traitement
Durée Deux ans
pharmaceutique, les services de soutien, les soins continus,
Montant Maximum de 50 000 $ par année
les ressources éducatives, le respect, la dignité, l’aide et
l’espoir appropriés. Grâce à cette bourse, les cliniciens qui Grâce à un partenariat avec l’Institut des neurosciences,
entreprennent une formation clinique dans la sous-spécialité de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de
des troubles du mouvement sont formés de sorte à dévelop- recherche en santé du Canada, cette bourse offre un soutien
per une expertise dans le diagnostic et le traitement de la au fonctionnement à un chercheur.
maladie de Parkinson et d’autres troubles du mouvement.
BOURSE DOCTORALE
Durée Jusqu’à trois ans
Montant 30 000 $ + indemnité de déplacement
de 5 000 $ par année
Grâce à un partenariat avec l’Institut des neurosciences,
de la santé mentale et des toxicomanies des Instituts de
recherche en santé du Canada, cette bourse doctorale offre
une aide salariale à un étudiant au doctorat.
7Causes de la maladie de Parkinson
L
e mouvement est normalement géré en partie par la dopamine, une substance
chimique qui transporte les signaux entre les cellules nerveuses de certaines
régions du cerveau. La mort graduelle d’une partie importante des cellules
dopaminergiques entraîne l’apparition des symptômes moteurs de la maladie de
Parkinson. La maladie de Parkinson est une maladie complexe dont les causes
profondes possibles sont nombreuses. Les chercheurs croient qu’elle pourrait être
causée par une combinaison de facteurs incluant la prédisposition génétique et
l’environnement. Des travaux de recherche dans ces domaines sont actuellement
financés afin de déterminer la cause de la maladie.
On connaît déjà plusieurs des gènes responsables de la forme génétique la moins
courante de la maladie de Parkinson. Cette connaissance peut servir à comprendre
les formes les plus courantes de la maladie. Des chercheurs se consacrent à
l’étude du déclencheur chimique ou génétique du processus de mort des cellules,
particulièrement dans les neurones dopaminergiques. Les scientifiques croient que
la compréhension de la séquence des événements menant à la perte de cellules
dopaminergiques leur permettra de mettre au point des traitements visant à stopper
la maladie ou à en inverser le cours.
Les effets de substances toxiques exogènes induisant la maladie de
Parkinson sur les dommages aux neurones de souris génétiquement
modifiées ayant des niveaux accrus de dopamine intracellulaire
Bourse d’études supérieures | 30 000 $ sur deux ans
L
es chercheurs savent déjà que les la maladie » affirme Mme Masoud.
cellules du cerveau qui transmettent Mme Masoud, qui se spécialise en
la dopamine dégénèrent et meurent pharmacologie et en toxicologie, a choisi
chez les personnes atteintes de la maladie d’étudier la maladie de Parkinson parce que
Mme Shababa Masoud de Parkinson. Ils ignorent pourquoi ces les connaissances déjà acquises par les au-
Candidate au doctorat neurones sont si vulnérables. À l’Université tres chercheurs lui permettent de recentrer
Département de de Toronto, l’étudiante de troisième cycle ses travaux tout en laissant de nombreuses
pharmacologie et de Shababa Masoud se demande si la façon avenues à explorer. « J’aime travailler à la
toxicologie dont la dopamine est traitée à l’intérieur limite des connaissances », affirme-t-elle.
Université de Toronto des neurones rend ces derniers plus Cette bourse lui permettra d’effectuer des
susceptibles d’être endommagés et de expériences, de publier ses données et
mourir. de s’assurer que les renseignements sont
« Si nous pouvons comprendre la communiqués à un vaste public afin que
vulnérabilité de base de ces neurones, nous sa recherche contribue aux fondements du
pourrons aider à atténuer les symptômes de traitement de la maladie de Parkinson.
8 Causes de la maladie de ParkinsonRôles des gènes parkin et PINK1 dans la biogenèse
des vésicules dérivées des mitochondries et le contrôle
de la qualité mitochondriale
Bourse d’études supérieures | Bourse pour stagiaire du programme de partenariat
entre la Société Parkinson Canada et le Fonds de recherche Québec-Santé
Deuxième année : 20 000 $
À
l’Institut et hôpital neurologiques de « vésicules dérivées des mitochondries ».
Montréal, l’étudiant de deuxième Ils croient que ces vésicules servent
M. Gian-Luca McLelland cycle Gian Luca McLelland examine à transporter des protéines. S’ils
Étudiant à la maîtrise la façon dont les mitochondries – les parties réussissent à comprendre comment les
Département de neurologie d’une cellule responsables de produire vésicules interagissent avec la protéine
et de neurochirurgie de l’énergie – interagissent avec les parkin, qui est associée à la maladie
Institut neurologique de gènes associés à la maladie de Parkinson. de Parkinson, leurs travaux pourraient
Montréal Gian-Luca McLelland et Heidi McBride, aider d’autres chercheurs à trouver une
Université McGill de l’Institut de cardiologie de l’Université cible médicamenteuse pour atténuer les
d’Ottawa, étudient de petites parties des symptômes ou stopper la progression de la
mitochondries connues sous le nom de maladie de Parkinson.
Examen du rôle fonctionnel d’une nouvelle interaction entre le gène
LRRK2 (leucine-rich repeat kinase 2) et la chaîne légère de la clathrine
Bourse d’études supérieures | Montant de 30 000 $ sur deux ans
A
ndrea Schreij se souvient très bien génétique la plus répandue de la maladie
du désespoir qu’elle a lu sur le de Parkinson. Mme Schreij a décelé une
visage de sa grand mère lorsqu’elle nouvelle interaction entre le gène LRRK2 et
lui a remis le billet de 100 $ égaré sa grand une protéine appelée « chaîne légère de la
mère. clathrine ». D’après elle, le fait de compren-
Mme Andrea Schreij C’est à ce moment qu’Alyda Schreij, qui dre la fonction particulière du gène LRRK2
Candidate au doctorat a plus tard reçu un diagnostic de démence, ainsi que cette interaction moléculaire
Département de neurologie a constaté qu’il lui arrivait d’oublier où elle pourrait éventuellement aider les chercheurs
et de neurochirurgie rangeait les choses importantes. C’est égale- à concevoir des médicaments permettant de
Université McGill/Institut ment cet incident qui a incité sa petite fille à prévenir la mort de cellules cérébrales, une
neurologique de Montréal entreprendre une carrière en neurosciences. caractéristique de la maladie de Parkinson.
« À partir de ce moment, je me suis Le souvenir de la détresse que sa grand
rendu compte qu’une personne ne peut pas mère a ressentie à mesure que sa maladie
fonctionner si son cerveau ne fonctionne progressait motive Mme Schreij à compren-
pas. C’est aussi simple que cela », dit dre les mécanismes moléculaires qui sous
Andrea Schreij. tendent la maladie de Parkinson et d’autres
Mme Schreij, qui est actuellement troubles neurologiques.
candidate au doctorat à l’Université McGill, « Je peux travailler beaucoup plus fort si
étudie le rôle moléculaire du gène LRRK2, je sais qu’en fin de compte cela aidera des
qui, lorsqu’il subit une mutation, est la cause gens », ajoute-t-elle.
Causes de la maladie de Parkinson 9Le rôle de la paraoxonase-2 dans la fonction protectrice
de la DJ-1 dans les modèles de la maladie de Parkinson
Bourse d’études supérieures | Deuxième année : 15,000 $
M
ohammad Parsanejad, étudiant au rôle de protection de la protéine PON-2.
doctorat à l’Université d’Ottawa, Lorsque c’est le cas, les cellules du cerveau
explore la relation entre deux meurent.
protéines qui travaillent de pair pour Si les travaux de Parsanejad confirment
envoyer des messages biochimiques dans la relation entre les protéines, ils
M. Mohammad les cellules. M. Parsanejad croit que la permettraient de trouver une façon
Parsanejad protéine appelée PON-2 est conçue pour d’augmenter les niveaux de protéines
Candidat au doctorat agir avec une autre protéine, DJ-1, dans PON-2 dans les cellules dopaminergiques
Département de médecine le but de protéger les cellules du cerveau du cerveau. Cela pourrait conduire à une
cellulaire et moléculaire contre les toxines qui ont la capacité de nouvelle cible médicamenteuse et à un
Université d’Ottawa les tuer. Cependant, lorsqu’elle subit une nouveau traitement contre la maladie de
mutation, la protéine DJ-1 perturbe le Parkinson.
Recherche sur l’incidence de la protéase mitochondriale rhomboïde
PARL sur le recrutement mitochondrial du gène Parkin dépendant
du gène PINK1 et le phénomène de mitophagie qui s’ensuit
Garden Center Group Co-Op Corp. Bourse d’études supérieures
Montant de 30 000 $ sur deux ans
D
es chercheurs, comme Guang M. Shi, un biochimiste, croit que la
Shi de l’Université de Toronto, mitophagie peut protéger les cellules
s’intéressent de plus en plus au productrices de dopamine. Toutefois, si
M. Guang Shi rôle des mitochondries dans la maladie de elle est perturbée, la mitophagie peut
Candidat au doctorat Parkinson. contribuer au problème responsable de la
Département de biochimie Les mitochondries sont de petits organes maladie de Parkinson. Il étudie l’interaction
Université de Toronto situés dans les cellules qui utilisent le de la mitophagie avec trois protéines dans
glucose et l’oxygène pour produire de l’espoir que l’une d’elles puisse éventuel-
l’énergie. Les mitochondries endommagées lement devenir une cible médicamenteuse
peuvent perturber les processus essentiels pour le traitement de la maladie de
à la santé des cellules. Heureusement, les Parkinson.
cellules comportent leur propre mécanisme M. Shi s’intéressait déjà aux mitochon-
d’élimination des mitochondries endom- dries lorsque Binjing Tang, qu’il considérait
magées – appelé mitophagie. comme sa grand mère, est décédée de la
« La mitophagie agit comme un système maladie de Parkinson, en Chine. M. Shi,
d’assurance qualité des mitochondries qui est venu étudier au Canada il y a six
», dit M. Shi. Au lieu de laisser les ans, s’est donc réorienté vers le processus
mitochondries s’altérer et s’endommager, mitochondrial dans la maladie de Parkinson.
ce qui peut entraîner la mort de cellules, « Cette maladie touche la famille tout
la mitophagie élimine les mitochondries entière et même les amis, dit M. Shi.
endommagées avant que les cellules J’ai voulu faire quelque chose pour aider
meurent. » d’autres personnes à éviter ce processus. »
10 Causes de la maladie de ParkinsonRôle de la co-libération de glutamate dans la survie
des neurones dopaminergiques
Bourse d’études supérieures | 30 000 $ sur deux ans
L
a perte ou l’endommagement de VGLUT2 est responsable des symptômes
gènes particuliers sont reconnus moteurs de la maladie de Parkinson,
depuis longtemps comme étant les travaux de M. Fortin pourraient
responsables de certaines formes de la ouvrir de nouvelles perspectives à la
maladie de Parkinson. Les chercheurs thérapie génique dans laquelle un virus
M. Guillaume Fortin savent qu’ils n’ont cependant pas encore amènerait le corps à produire un plus
Étudiant au doctorat identifié toutes les protéines et tous les grand nombre de cette protéine essentielle.
Département de gènes impliqués. Ultimement, Guillaume Fortin espère que
pharmacologie À l’Université de Montréal, Guillaume ses travaux contribueront à trouver une
Université de Montréal Fortin, étudiant au doctorat, étudie le nouvelle façon de traiter la maladie de
gène VGLUT2. Ce gène présent dans Parkinson.
les cellules productrices de la dopamine Neuropharmacologue, Guillaume Fortin
permet également la libération d’un autre est bien placé pour combiner la recherche
messager chimique appelé glutamate. fondamentale et la conception de
M. Fortin examine si la libération de ces médicaments. Il veille toutefois à ne jamais
deux neurotransmetteurs, la dopamine et être absorbé par les travaux en laboratoire
le glutamate, est liée à la mort des cellules au point de se couper de l’enjeu central.
productrices de dopamine responsables de « De voir concrètement les effets de la
la maladie de Parkinson. maladie sur les humains m’aide à continuer
S’ils indiquent que le manque de gènes à poursuivre mes objectifs ».
Interaction in vivo du gène parkin et de l’endophiline-A, et leur rôle
dans la régulation de l’endocytose des vésicules synaptiques et la
dégradation des protéines
Bourse de recherche fondamentale | Deuxième année : 50 000 $
J
ean-François Trempe tente de savent cependant pas exactement en
démêler la relation entre la protéine quoi la perte de protéines parkin interfère
parkin et la protéine endophiline. avec les cellules dopaminergiques
Il veut comprendre comment elles du cerveau, qui sont au cœur de la
M. Jean-François Trempe, interagissent pour éliminer les autres maladie de Parkinson. Les travaux de
Ph.D. protéines qui sont associées à la maladie Jean-François Trempe visent à découvrir
Boursier postdoctoral de Parkinson. Les chercheurs savent s’il y a un moyen pour les chercheurs
Département de neurologie déjà que l’absence ou la mutation de la de perturber l’interaction des deux
et de neurochirurgie protéine parkin peut entraîner une forme protéines et de protéger les neurones
Institut neurologique de familiale de maladie de Parkinson. Ils ne dopaminergiques.
Montréal
« Les compétences en recherche et les connaissances que j’ai acquises auront
une portée à long terme. Je suis vraiment reconnaissant envers la SPC qui m’a
donné cette occasion d’accroître mes compétences. »
Dr Ratan Bhardwaj, BOURSE DE RECHERCHE FONDAMENTALE 2003-2005
Causes de la maladie de Parkinson 11Rôle des gènes responsables de la prolongation de la durée de vie
dans la pathogenèse et le traitement de la maladie de Parkinson
Bourse de recherche fondamentale | Deuxième année : 50 000 $
B
ien que les mutations des gènes de vieillissement rendent les cellules
responsables de la maladie de plus vulnérables aux effets néfastes des
Parkinson soient peut-être présentes mutations génétiques.
dès la naissance, la plupart des personnes Si le processus de vieillissement
ne manifestent pas de symptômes avant contribue à l’apparition de la maladie de
M. Jeremy Van l’âge de 60 ans ou plus, à moins qu’elles Parkinson, les chercheurs pourraient un
Raamsdonk, Ph.D. soient atteintes d’une forme familiale jour parvenir à activer ou à désactiver
Boursier postdoctoral de la maladie. Jeremy Van Raamsdonk, les communément appelés gènes de
Département de biologie de l’Université McGill, cherche à savoir la longévité pour traiter ou prévenir la
Université McGill si des changements dans le processus maladie.
Évaluation de l’expression du coactivateur PGC1α pour diminuer
les déficits mitochondriaux induits par le gène PINK1
Bourse de projet pilote | 45,000 $
T
out porte de plus en plus à traitement. «Nous pourrions enrayer la
croire que la perte ou le mauvais maladie si nous pouvions augmenter la
positionnement de mitochondries, la régulation positive (la production) de
composante responsable de la production mitochondries », déclare-t-il.
d’énergie dans les cellules, joue un rôle Le financement de la Société Parkinson
Pr Anurag Tandon déterminant dans le développement de la Canada aidera le Pr Tandon à produire
Professeur adjoint maladie de Parkinson. Voilà pourquoi le suffisamment de données préliminaires
Centre Tanz de recherche neurobiologiste Anurag Tandon étudie la pour mettre en oeuvre une plus vaste
sur les maladies fonction du gène PGC-1alpha. Il croit que étude. Il espère qu’en plus d’être
neurodégénératives ce gène, qui augmente la production de pertinents, ses travaux contribueront
Université de Toronto mitochondries, pourrait un jour être utilisé un jour à trouver un remède. « Je serais
pour corriger les anomalies produites par extrêmement heureux si mes travaux
d’autres gènes mutants qui mènent à la contribuaient à améliorer la qualité de vie
maladie de Parkinson. de milliers ou de millions de personnes
Les travaux du Pr Tandon pourraient dans les 20 ou 30 prochaines années »,
ouvrir de nouvelles perspectives de confie-t-il.
« L’aide de la SPC a fortement contribué à ma nomination à titre de
professeur adjoint au Albany Medical College (poste menant à la
permanence). »
P r Damian Shin – BOURSE DE RECHERCHE FONDAMENTALE 2007-2009
12 Causes de la maladie de ParkinsonThe role of AFG3L2 in PINK1 function
Subvention de projet pilote | Montant de 45 000 $ | Financement accordé par
la Société Parkinson Ottawa
B
ien que l’on ait établi un lien entre la mettra à l’épreuve sa théorie relative à
perte ou l’endommagement du gène l’interaction entre les deux protéines. Ce
PINK1 et des formes familiales de la qu’il découvrira au sujet de leurs rôles
maladie de Parkinson, les chercheurs ne pourrait éventuellement présenter une cible
comprennent toujours pas le rôle complet pour l’administration de médicaments ou
que joue ce gène dans le processus d’autres thérapies pour traiter la maladie de
Pr David Park
moléculaire qui provoque cette maladie. Parkinson.
Professeur David Park, un neuroscientifique de Selon David Park, la maladie de Parkinson
Département de médecine l’Université d’Ottawa, étudie l’interaction est unique en ce qui a trait au nombre de
cellulaire et moléculaire
entre le gène PINK1 et une protéine processus biologiques critiques intervenant
Université d’Ottawa
appelée AFG3L2. Le Pr Park croit que le dans son apparition et sa progression,
rôle de cette protéine est de stabiliser et de ce qui en fait une énigme fascinante et
sectionner le gène PINK1 afin de garantir complexe.
que la bonne quantité est acheminée au « Cela représente certainement
bon endroit aux fins de la régulation des davantage que l’œuvre d’une seule vie,
mitochondries, la composante cellulaire mais si je peux contribuer dans une petite
productrice d’énergie. En l’absence de mesure à la compréhension de cette
mitochondries saines, les cellules vitales du maladie, je crois qu’il s’agit d’une mission
cerveau peuvent mourir. et d’un objectif incroyablement louables »,
À l’aide de cette subvention, le Pr Park dit-il.
« Je suis extrêmement reconnaissant pour la chance qui m’a été offerte par la
Société Parkinson Canada, ses membres ainsi que les familles et les personnes
dont les dons rendent ce genre de mécénat possible. Mon travail à titre de
boursier d’une recherche clinique sur les troubles du mouvement constitue
l’expérience pédagogique et professionnelle la plus utile que j’ai eue à ce
jour. J’espère que je pourrai appliquer efficacement ce que j’ai appris à la
prestation de soins aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson et
faire progresser notre connaissance de la maladie, pour laquelle il demeure
un grand nombre de questions importantes en suspens. »
Dr Richard Walsh, BOURSE DE RECHERCHE CLINIQUE SUR LES TROUBLES DU MOUVEMENT 2010-2012
Causes de la maladie de Parkinson 13Études structurelles des gènes Parkin et PINK1
Bourse de projet pilote | 45,000 $
L
es chercheurs ont déjà déterminé « Diverses parties de la protéine parkin ont
que les personnes ne possédant pas été étudiées séparément, mais personne
suffisamment de protéines parkin n’a été capable d’étudier la protéine entière
développent la forme familiale de la maladie et d’obtenir une vue d’ensemble », explique
de Parkinson. Ils ne comprennent toutefois le Pr Gehring.
pas encore la façon dont la protéine parkin Une meilleure connaissance de la
Pr Kalle Gehring interagit avec les autres protéines et les fonction et de la structure de la protéine
Professeur mitochondries – les centrales d’énergie à parkin ouvre de nouvelles perspectives
Département de biochimie l’intérieur des cellules. pour les chercheurs qui conçoivent des
Université McGill À l’Université McGill, le Pr Gehring médicaments visant à traiter la maladie
étudie la structure de la protéine parkin de Parkinson. Ce projet pilote permettra
pour voir s’il peut déterminer la façon dont au Pr Gehring d’obtenir des résultats
elle se charge des activités pour lesquelles qui mèneront à d’autres sources de
elle a été conçue. Au moyen d’une financement et à un projet de recherche
technologie appelée la cristallographie plus important.
aux rayons X, il étudiera la fonction et la Le Pr Gehring espère qu’un jour on pourra
régulation de la protéine parkin pendant dire que les résultats de ses travaux auront
ses interactions avec d’autres gènes clés. mené à un remède.
Déterminants environnementaux de l’âge des porteurs de la mutation
G2019S du gène LRRK2 à l’apparition de la maladie de Parkinson
Bourse de projet pilote | 45,000 $
L
es personnes porteuses d’un gène Il est aussi important de découvrir ce
mutant connu sous le nom de LRRK2 qui protège les porteurs de ce gène de la
sont à haut risque de développer la maladie que de découvrir pourquoi ils la
maladie de Parkinson. Elles ne contractent développent, avance la Dre Marras. « Une
cependant pas toutes la maladie. C’est la meilleure compréhension des facteurs de
Dre Connie Marras raison pour laquelle la Dre Connie Marras protection ou des facteurs de risque de la
Professeure adjointe, étudie les facteurs environnementaux maladie nous mènerait immédiatement vers
Université de Toronto susceptibles de jouer en faveur des des travaux visant à découvrir comment
Neurologue personnes à risque. utiliser cette information », ajoute-t-elle.
Troubles du mouvement et La Dre Connie Marras, neurologue au Bien que des membres de sa famille
épidémiologie Centre des troubles du mouvement de soient atteints de la maladie de Parkinson,
Centre des troubles du l’Hôpital Toronto Western, participe à c’est grâce à ses contacts avec des
mouvement de l’Hôpital une étude internationale qui administre parkinsoniens au cours de sa formation à
Toronto Western un questionnaire visant à déterminer les Toronto qu’elle s’est intéressée à en savoir
risques environnementaux et les facteurs plus sur la maladie. Elle espère que ses
de protection communs aux personnes travaux lui permettront un jour de mieux
porteuses de ce gène mutant qui ont répondre aux personnes qui lui demandent
développé la maladie de Parkinson. ce qui cause la maladie.
14 Causes de la maladie de ParkinsonUn nouveau mécanisme régulant la survie des neurones
dopaminergiques dans la maladie de Parkinson
Bourse de projet pilote | 45,000 $
L
es chercheurs ont découvert une la maladie de Parkinson.
famille de protéines essentielles au Les chercheurs espèrent que leurs travaux
développement normal du cerveau pourront un jour ouvrir la voie à des médica-
d’un embryon. Les cerveaux d’adultes ments existants ou nouveaux capables de
continuent cependant à produire ces cibler ces protéines pour garder les neurones
Pr Tim Kennedy protéines, notamment les protéines Netrin 1, dopaminergiques en vie.
Professeur agrégé DCC et UNC5. Grâce à leur collaboration, les deux cher-
Département de neurologie À l’Université McGill, le Pr Tim Kennedy et cheurs ouvriront « de nouvelles perspectives
et de neurochirurgie le Dr Abbas Sadikot étudient ces protéines à la recherche sur la maladie de Parkinson »
Université McGill pour voir si elles favorisent la survie des en examinant le rôle de ces protéines, selon
cellules dopaminergiques du cerveau – un le Dr Sadikot.
facteur crucial de la maladie du Parkinson. Le Dr Sadikot s’est engagé dans ces
« Nous croyons qu’elles (les protéines) travaux après avoir traité des personnes
gardent ces cellules en vie et entretiennent atteintes de la maladie de Parkinson durant
les connexions entre les cellules », dit le 20 ans. Bien qu’il existe des traitements
Pr Kennedy. médicaux et chirurgicaux efficaces, « la
Les neuroscientifiques croient avoir seule façon de réellement améliorer ces
découvert un mécanisme auquel participent traitements est d’en savoir plus sur les
ces protéines et qui est nécessaire à la mécanismes de base de la dégénérescence
survie des neurones dopaminergiques. Si des cellules nerveuses dopaminergiques
les gènes de ces protéines sont mutés, ils et de la dégénérescence dans le reste du
pourraient contribuer au développement de système nerveux », dit-il.
Dr Abbas Sadikot
Professeur
Département de neurologie
et de neurochirurgie
Neurochirurgien
Institut neurologique
de Montréal « La bourse de recherche fondamentale de la Société Parkinson Canada m’a
permis, à titre de résident en neurochirurgie qui s’intéresse au traitement
chirurgical dans les cas de maladie de Parkinson, de prendre un congé
temporaire de ma formation clinique pour poursuivre des projets de
recherche fondamentale visant à trouver de nouveaux moyens de traiter la
maladie de Parkinson. Elle m’a permis de consacrer 100 % de mon temps à ces
projets de recherche. »
M. Karim Mukhida – BOURSE DE RECHERCHE FONDAMENTALE 2006-2008
Causes de la maladie de Parkinson 15Rôle de l’inflammation dans la dégénérescence des cellules
dopaminergiques induite par la MPTP dans le plexus myentérique
Bourse pour nouveau chercheur | 83 890 $ sur deux ans
D
e nombreuses personnes atteintes déterminer si ce qui se produit dans
de la maladie de Parkinson l’intestin correspond à ce qui se produit
éprouvent des problèmes de dans le système nerveux central.
système digestif entraînant des symptômes « Je tente de comprendre ce qui se
qui peuvent parfois se manifester avant produit au tout début de la maladie
Pr Denis Soulet les problèmes de contrôle de la motricité. », explique le Pr Soulet. Il se peut que
Professeur adjoint Le Pr Denis Soulet, professeur adjoint l’inflammation déclenchée par les toxines
Département de psychiatrie à l’Université Laval, examine le rôle de tue les cellules dopaminergiques du
et de neurosciences l’inflammation dans le système nerveux cerveau ou perturbe le rôle protecteur des
Université Laval central, qui influe sur les cellules du cellules immunitaires.
cerveau, et dans le système myentérique, « Si ces travaux éclairent le rôle
qui contrôle le tube digestif. de l’inflammation sur les neurones
Des travaux antérieurs suggèrent que dopaminergiques de l’intestin, ils
la maladie de Parkinson peut atteindre pourraient mener à de nouvelles thérapies
l’intestin avant de toucher le tronc visant à modifier le comportement des
cérébral. Le Pr Soulet étudie l’incidence cellules immunitaires », avance le Pr Soulet.
de l’exposition aux toxines sur les « Je prévois que nos travaux auront une
cellules du plexus myentérique ainsi incidence majeure dans ce domaine »,
que l’inflammation qui en découle pour ajoute-t-il.
Modulation de l’interaction DAT/DJ 1 par le stress oxydatif
Bourse pour nouveau chercheur | Financée par la Société Parkinson de
la Colombie-Britannique | Deuxième année : 45 000 $
B
ien qu’ils sachent que la mort des Il examine également l’interaction entre
cellules dopaminergiques dans le ces protéines et le stress oxydatif, un
cerveau est le principal responsable sous-produit de la génération d’énergie par
de la maladie de Parkinson, les chercheurs les cellules à partir d’oxygène. Le stress
ne savent pas exactement pourquoi ces oxydatif peut également causer la mort
Pr Frank Lee cellules meurent. Le Pr Lee croit qu’une des cellules. S’il confirme la relation entre
surproduction de dopamine peut détruire ces deux protéines et le stress oxydatif, le
Professeur adjoint
Faculté des sciences
les neurones. Pr Lee croit que les chercheurs pourront
de la santé À l’Université Simon Fraser, le Pr Lee concevoir une petite protéine de synthèse
Université Simon Fraser étudie deux protéines, DAT et DJ-1, capable de rompre cette interaction et
responsables de la régulation de la quantité éviter la suraccumulation de dopamine
de dopamine produite par les neurones. responsable de la mort cellulaire.
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